1 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
1. C’est alors qu’un Franklin, qu’un Guizot, qu’un Staline, vous camouflent cette démission en dignité nouvelle. La dignité de l
2 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
2rale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieusement la suite de Benjamin Franklin. Pour cette fois,
3 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
3 celui des « faits » et de la « matière » ; enfin Staline le réduit à un rôle publicitaire, bientôt négligeable, au service de
4 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
4 Le spirituel à la Von Papen, ou le matériel à la Staline, nous paraissent également attenter aux véritables valeurs spirituell
5 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
5meuse « matière » sur laquelle tout se fonde, que Staline s’est vu contraint, pour en finir, de fixer la saine doctrine par un
6 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
6’est l’épitaphe idéale pour le brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qu
7 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
7 firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient
8 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
8rale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieusement la suite de Benjamin Franklin. Pour cette fois,
9 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
9. C’est alors qu’un Franklin, qu’un Guizot, qu’un Staline, vous camouflent cette démission en dignité nouvelle. La dignité de l
10 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
10aquelle les surréalistes adoptent les méthodes de Staline, si rigidement rationalistes. Elles vont exactement à l’encontre du b
11nser instituées par la physique relativiste. Mais Staline, on le sait, a condamné Einstein. Il semble bien que ces « barrages »
11 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
12térêts convergents, du côté d’Hitler par exemple. Staline veut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. «
13aise puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affirme l’affiche communiste ; mais alors La Rocque n’a pa
14les gauches ; et c’est à cause de la mystique. Et Staline, disent les droites, a tort : car nous voulons une armée forte, mais
12 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
15 manifestes, placardés sur les voies publiques, « Staline a raison » mais l’Humanité n’a pas tort. À mi-chemin entre l’idéologi
13 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
16spect schématique que revêtent les entreprises de Staline favorise peut-être à l’excès les généralisations de la critique, les
17on ou régression sur les « décrets culturels » de Staline. Et je ne dis pas, ou pas encore contre le Plan, mais en vertu de tou
14 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
18acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauver qu’au prix de la vie du Dieu qui est en lui, c’est
15 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
19ce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la française ». Parce
16 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
20éel dégoût pour l’idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alternative actuelle n’est pas machini
21rtes scientifiques comme « dangereuses », puisque Staline a condamné Einstein, tout de même qu’un pape condamnait Galilée, etc.
22une confiance sereine dans le marxisme révisé par M. Staline, seule « technique du progrès humain ». Nous saurons désormais ce que
17 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
23evistes, — avec un peu de retard — on va chercher Staline… La France n’a que Doriot à mettre sur ce rang. N’oublions pas tout d
18 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
24des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour justifier son « américanisme ». Ils diront : c’est un stade néce
25s’y prêtait moins que le nôtre ? (Ou bien, contre Staline : était-ce la peine de dénoncer la peste du capitalisme, pour déclare
19 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
26stes ou libéraux, par la presse d’opposition, par Staline qui fait taire cette presse au nom de la Révolution, par Hitler dénon
20 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
27. Quelle que soit la haine violente qui oppose un Staline et un Hitler, ils se ressemblent au moins en ceci, qui est décisif :
21 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
28chématique que revêtent toutes les entreprises de Staline, favorise peut-être à l’excès les généralisations de la critique, les
29on ou régression sur les « décrets culturels » de Staline ; et je ne dis pas, ou pas encore, contre le Plan, mais en vertu de t
22 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
30lleries de l’intelligentsia devant les actes d’un Staline et d’un Hitler sont plus honteuses encore qu’impuissantes. Ces deux h
23 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
31à ceux de Saint-Denis ! Noske, Mussolini, Doriot, Staline ont plus d’un trait commun, quoi qu’ils en pensent.
24 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
32e redoutent les bourgeois, qui n’est pas celui de Staline… Mais si vigoureuse que soit cette analyse — et si utile sa lecture p
25 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
33anarchistes de la FAI sont fédéralistes. Or c’est Staline, l’impérialiste centralisateur, l’oppresseur des minorités dans l’Uni
26 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
34imerait qu’ils le sachent, et le disent, comme un Staline et un Hitler l’ont dit ou l’ont fait dire souvent. Ce serait là, semb
27 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
35e ce qu’ils pensent de la brutalité tyrannique de Staline, des camps de concentration sibériens, des fusillades massives, de l’
36tarien (« Valeurs spirituelles »). Qu’importe que Staline se conduise comme le premier Führer venu : il dit que c’est au nom de
28 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
37 pas à la méchanceté supposée d’un Hitler ou d’un Staline que nous devons attribuer tout le mal, mais aussi bien à la carence d
29 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
38exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Ca
39 sexuelle comparable à celui de la Russie jusqu’à Staline. Mais le processus de ruine des obstacles sociaux, développé sans vio
30 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
40boutir des réformes. Mais personne ne la prépare. M. Staline a d’autres plans, et Ce soir a d’autres vertus. S’il se fait une révo
31 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
41Où peut aller cette « croisade » qui réjouit tant M. Staline… Alors on me dit : Vous parlez politique, quand il s’agit de sauver l
32 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
42in d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline, un dressage du russe), dressage dont les buts n’ont rien de traditio
43et le sens du service social.   Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseu
44ipes à ses intérêts, pourquoi s’allie-t-elle avec Staline ? Il a fait pire que nous contre la liberté. »   Chaque fois que l’on
45aïssez réalise votre rêve, et plus habilement que Staline : loin de vous fusiller, il vous donnerait un grade dans son Front du
33 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
46ce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la française ». Parce
34 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
47des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour justifier son « américanisme ». Ils diront ; c’est un stade néce
48’y prêtait moins que la France ? (Ou bien, contre Staline : était-ce la peine de dénoncer la peste du capitalisme, pour déclare
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
49exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Ca
50 sexuelle comparable à celui de la Russie jusqu’à Staline ? Le processus de ruine des obstacles sociaux, pour s’y être développ
36 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
51ui ménageait Hitler à titre de « rempart » contre Staline… Tout cela est plus gênant à alléguer que Luther et les vieux Germain
37 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
52 firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient
38 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
53isant pour nous en délivrer. Ces signes — Hitler, Staline, ou les Capitalistes, selon les cas, les méchants en général — ces si
39 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
54meuse « matière » sur laquelle tout se fonde, que Staline s’est vu contraint, pour en finir, de fixer la saine doctrine par un
40 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
55gouvernants ? J’essaie de me mettre à leur place. Staline voudrait la paix, car sa Russie blessée doit d’abord être reconstruit
56ci chargé du monde en plus ! Ainsi d’Attlee et de Staline, bien que ce dernier me paraisse plus habile dans le grand art de pre
41 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
57l dit qu’il n’en a pas le temps… Quant au rôle de Staline, il paraît être de profiter de la guerre des autres pour consolider l
58ours la structure du pouvoir qu’elle renverse, un Staline, un Hitler et, dans une mesure moindre, un Mussolini, se virent contr
42 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
59se en Algérie), quand l’Europe en est à Hitler, à Staline, à de Gaulle, à ceux qui se préparent à les dépasser. Elle imite les
43 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
60les modèles récemment présentés par MM. Hitler et Staline. Je m’en tiens là dans mes jugements, j’arrive à peine. Mais si j’ess
44 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
61s nous qui avons connu par la persécution Hitler, Staline, et l’exil et la guerre, et le cinéma pour notre information si les c
45 1946, Lettres sur la bombe atomique. Paralysie des hommes d’État
62gouvernants ? J’essaye de me mettre à leur place. Staline voudrait la paix, car sa Russie blessée doit d’abord être reconstruit
63ci chargé du monde en plus ! Ainsi d’Attlee et de Staline, bien que ce dernier me paraisse plus habile dans le grand art de pre
46 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les Quatre Libertés
64tait plus libre qu’un fonctionnaire du parti sous Staline. Et George Washington était plus libre qu’un citoyen américain qui to
47 1946, Lettres sur la bombe atomique. La vérité n’est plus du côté des canons
65tifs. Celui qui accomplirait l’Évolution, c’était Staline, nous disaient-ils, comme disposant du plus grand nombre de mitraille
48 1947, Carrefour, articles (1945–1947). La France est assez grande pour n’être pas ingrate (26 novembre 1947)
66ar elle est à la veille d’une crise épouvantable, Staline l’a dit ; elle ne sait plus où vendre ses produits, la pauvre, et ten
49 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
67que je lui confie mon opinion sur la stratégie de Staline. « J’ignore, lui dis-je, toutes les données de la question, le nombre
68nnées de la question, le nombre de divisions dont Staline dispose, le rythme de sa production de guerre, ses pertes, ses réserv
50 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
69s aucun scrupule. De même, on vit Hitler, on voit Staline, écraser les partis à l’intérieur, puis se comporter vis-à-vis de l’O
70 nom de la dialectique marxiste : c’est ainsi que Staline a justifié la liquidation des koulaks et le pacte germano-soviétique.
51 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
71n à froid, de discipline d’acier (c’est le nom de Staline) et de diplomatie à coups de marteau (c’est le nom choisi par Molotov
52 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
72eux qui appellent un chat l’absence d’un chat, et Staline un vrai démocrate. Mais on va me dire encore : comment se fait-il que
53 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
73 de la Révolution. Mais le grand style se perd et Staline est aux portes. Il s’agit en réalité de la vie ou de la mort d’une ci
54 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, n’oubliez pas l’exemple de la Suisse (3 octobre 1950)
74eaucoup à l’affaire. Celui que vous n’auriez pas, Staline le prend : c’est le temps de méditer avant d’agir. Mais celui que vou
55 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
75e d’un timbre-poste, nous serons un peu déçus, et Staline très content. Voici l’acte que je vous propose, au nom de l’opinion q
76isse du temps, je vous proposerai de l’obtenir de Staline. Car en Europe il y en a peu. Si vous me dites enfin que c’est plus d
56 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Lettre aux députés européens (15 août 1950)
77eaucoup à l’affaire. Celui que vous n’auriez pas, Staline le prend. C’est le temps de méditer avant d’agir. Mais celui que vous
57 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
78t tout. Mais s’il faut éviter que l’étranger soit Staline, ils acceptent fort bien que leurs armées soient commandées par un Am
58 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
79e d’un timbre-poste, nous serons un peu déçus, et Staline très content. Voici l’acte que je vous propose, au nom de l’opinion q
80isse du temps, je vous proposerai de l’obtenir de Staline. Car en Europe, il y en a peu. Si vous me dites enfin que c’est plus
59 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
81beaucup à l’affaire. Celui que vous n’auriez pas, Staline le prend : c’est le temps de méditer avant d’agir. Mais celui que vou
60 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
82t tout. Mais s’il faut éviter que l’étranger soit Staline, ils acceptent fort bien que leurs armées soient commandées par un Am
61 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
83e d’un timbre-poste, nous serons un peu déçus, et Staline très content. Voici l’acte que je vous propose, au nom de l’opinion
84isse du temps, je vous proposerai de l’obtenir de Staline. Car en Europe, il y en a peu. Si vous me dites enfin que c’est plus
62 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
85munistes indiens, fait emprisonner leurs leaders. Staline s’en moque, pourvu que l’Inde appuie la Chine. Et cinq des grands amb
86se la question de savoir s’ils devraient être des Staline ou des Einstein, des Nehrus politiques ou des Nehrus pandits15…) Au c
87 beaucoup de caprice chez Nehru. À l’inverse d’un Staline, d’un Hitler, mais peut-être aussi d’un Gandhi, il reste comme distin
63 1953, Le Figaro, articles (1939–1953). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (25 juin 1953)
88ectiquement à l’aide de Marx, ou de Lénine, ou de Staline, mais dite, et sans retour, et de cette manière-là, par la révolte et
64 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
89ectiquement à l’aide de Marx, ou de Lénine, ou de Staline, mais dite, et sans retour, et de cette manière-là, par la révolte et
65 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
90a génétique selon Lyssenko, la linguistique selon Staline, ou l’histoire selon les prochains aveux de Beria ! Les arts peuvent,
66 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
91 a souvent noté que les dictateurs, de Napoléon à Staline, en passant par Hitler, viennent des confins de la patrie qu’ils domi
67 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
92essé d’être redoutable, puisque, après la mort de Staline, elle a cessé d’être une vraie dictature. Ce fait est établi par les
93olkhozes ; de l’accusation contre les médecins de Staline à leur réhabilitation. On sent qu’il s’agit là d’une nécessité organi
94t de se demander : « Khrouchtchev est-il un autre Staline ? » Et de répondre : « Très évidemment non. C’est un personnage agres
95et tout à fait extraverti. » Tout le contraire de Staline, comme on voit. En 1927, M. Bevan écrivait dans son journal intime :
9627, M. Bevan écrivait dans son journal intime : « Staline est-il un autre Lénine ? Très évidemment non. » Et il avait raison. H
68 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
97 de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre ou par la mort. Et la
69 1956, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Oserons-nous encore… » (6 novembre 1956)
98ialogue culturel avec les Soviétiques délivrés de Staline. Des rencontres privées ont suivi mon appel. Les Russes s’y sont mont
70 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
99 la « déstalinisation » a commencé dès la mort de Staline44 ou par elle. Ce qui est indiscutable, c’est l’importance psychologi
100 toute une série de points remarquables : mort de Staline, liquidation de Beria, affirmation du pouvoir collégial, dégel, excus
101nti et les pro-communistes privés de la figure de Staline ? Enfin, quelles sont les « contradictions » majeures qui menacent d’
102e passe pas.   1. Les circonstances de la mort de Staline ne sont pas encore éclaircies. K. n’ignore pas les bruits qui circule
103ans son rapport. 2. K. limite ses attaques contre Staline à ce qui s’est passé depuis 1934, et seulement aux dépens des « bons
104is ou américain, prodiguées par les procureurs de Staline. Mais il omet de rappeler que l’acte d’accusation publié au lendemain
105a Place Rouge. 9. K. justifie sa servilité envers Staline en invoquant les risques qu’il courait. C’est justifier Vichy et, du
106angeant seulement les photos. Lénine, substitué à Staline, ne serait-il pas une « personnalité » ? Et son mausolée de la Place
107ntenir à tout prix. Sacrifier post mortem le seul Staline, ce n’est rien sacrifier du tout, mais c’est détourner l’attention du
108raie condition des crimes que l’on impute au seul Staline. Or la direction collégiale n’est que la continuation par d’autres mo
109d’autres moyens (ou les mêmes) de la dictature de Staline. Elle pourrait se justifier au nom du même prétexte : la dictature du
110 dogme intangible du marxisme. Mais les crimes de Staline illustraient trop clairement les vices de tout système dictatorial. Q
111u’a fait le rapport de K. Au sujet de la folie de Staline, K. recourt au même procédé de mystification ou de camouflage. Rien n
112il au temps d’Hitler, qui était aussi le temps de Staline. Et que la dictature se dise collégiale ou s’avoue personnelle n’y ch
113avoue personnelle n’y change rien46. K. dénonçant Staline au nom de ses créatures — et des seules que Staline ait épargnées — n
114aline au nom de ses créatures — et des seules que Staline ait épargnées — ne donne aucune indication quelconque et moins encore
115e simple figure de langage : elle n’a jamais gêné Staline lui-même47. « Dictature du Prolétariat » est une autre figure de lang
116n place. Enfin, le dernier carré des complices de Staline, moyennant un crachat sur sa tombe, reste en place. C’est ainsi qu’on
117en d’autres problèmes. Au lendemain de la mort de Staline, que pouvaient-ils donc faire, sinon ce qu’ils ont fait ? — Bien des
118 tout ce qui permet de le condamner. Qui a tué Staline ? Tout cela tendrait-il à prouver qu’il n’y a pas eu « déstalinisa
119 lumière ce qu’il tend à cacher. Il est clair que Staline est renié. Mais il est non moins clair que les méthodes et les procéd
120 vrai point de départ. K. s’est tu sur la mort de Staline. Or, selon qu’il s’agit d’un meurtre concerté, ou d’une disparition p
121ore se porter aussi bien que ceux qui ont liquidé Staline ; ou qu’au contraire, le dépassement du « stalinisme » s’est bien rée
122entraînant au moment voulu la mort naturelle d’un Staline qui se trouvait avoir fait son temps. La seconde hypothèse est celle
123ils ont eu des postes et des charges du vivant de Staline ; mais faut-il en conclure que ce sont d’enragés staliniens qui se lé
124s eurent « des postes et des charges du vivant de Staline ». (Il serait difficile de le nier.) Ils étaient donc les hommes du s
125Sartre n’approuvait pas ? L’action personnelle de Staline, en tant que distincte du stalinisme nécessaire ? Ne serait-il pas pl
126ire ? Non, car tout se compliquerait aussitôt. Si Staline et le stalinisme n’étaient pas une seule et même chose, l’un pouvait
127il, « par une progression savante… dès la mort de Staline »). Il est hors de question que Staline se soit « supprimé lui-même »
128a mort de Staline »). Il est hors de question que Staline se soit « supprimé lui-même ». A-t-il donc été tué par le mouvement d
129érieux : la seule vérité bien certaine, c’est que Staline est mort et que, trois ans plus tard, ses successeurs ont jugé nécess
130té comme système défini, en dehors de l’action de Staline ; rien ne prouve que l’action de Staline ait été une phase « nécessai
131ction de Staline ; rien ne prouve que l’action de Staline ait été une phase « nécessaire » (voulue par le mouvement de l’Histoi
132evisme ; rien ne prouve donc que l’élimination de Staline par ses favoris inaugure une période nécessairement nouvelle du commu
133vé les dits acteurs quand ils faisaient le jeu de Staline, et les approuvent encore quand ils disent ne plus le faire. Je pense
134ent ne plus le faire. Je pense, au contraire, que Staline a été brutalement liquidé par l’action beaucoup moins calculée que pa
135e certains des « excès » clairement démentiels de Staline, aucune de ses méthodes fondamentales, lesquelles étaient et restent
136tature ; que le « stalinisme », si on en défalque Staline, n’était rien d’autre que le bolchevisme, lequel dure, comme on le vo
137 on le voit, sous l’administration des hommes que Staline a formés ; et qu’enfin le seul grand changement produit par la mort d
138les camps ; je prends K. et son groupe, je laisse Staline ; je prends les idéaux, je laisse les faits.) Ce que prétendent laiss
139non consulté) suppose la dictature, et K. suppose Staline, qui l’a fait. Dans un système totalitaire, par définition tout se ti
140isque, en effet, ils justifiaient toute action de Staline en tant que seul juge de la Ligne et porteur du mouvement de l’Histoi
141examen critique des faits connus de tous : 1. que Staline était un fou cruel et rusé (le « Caligula du Kremlin », écrivaient Pr
142 de la déclencher) n’avait pas été gagnée grâce à Staline, au contraire, ni même grâce au marxisme-léninisme ; 3. que Staline g
143ire, ni même grâce au marxisme-léninisme ; 3. que Staline glorifié, en gros et en détail, par tous les communistes du monde ent
144 4. que la destruction de millions de koulaks par Staline au nom du progrès, était aussi monstrueuse que celle de millions de j
145és depuis trente ans soit (s’il fallait en croire Staline) par une majorité de traîtres et d’espions au service du capitalisme,
146et K. le confirme) par une minorité de scélérats, Staline en tête, dont la plupart des créatures sont encore au pouvoir en URSS
147t de la doctrine marxiste-léniniste, incarnée par Staline pendant trente ans ; la contre-épreuve d’un tel jugement étant fourni
148choses ne sont plus niées (les camps, la folie de Staline, son incapacité militaire, sa politique « erronée », ses falsificatio
149s russes et le vôtre aient changé. Répéter contre Staline et Beria ce qu’ils disaient contre Trotski, Kamenev ou Toukhatchevski
150. Justification erronée : les moyens employés par Staline, qui fut pendant tout le temps de notre débat l’incarnation incontest
151e du communisme, n’étaient pas ceux de la fin que Staline alléguait, ni dans le fait (comme nous le disions alors) ni même dans
152plement le jeu des camps. C’était faire le jeu de Staline, fauteur et pourvoyeur des camps. (Mais il n’y avait pas de camps !,
153nationalisme ; de voir dans Jaspers un nazi, dans Staline un penseur, et dans Stil quelque chose ; enfin de situer « à gauche »
154jour au lendemain tout le mal qui s’est fait sous Staline à un « culte de l’homme » qu’on se bornait à nier, mais qu’il faut à
155n’avoir vraiment pas pu crier au fou du vivant de Staline… Ainsi K. bat sa coulpe sur les joues de Thorez, de Duclos et de Togl
156it qu’on se déclare autonome en reniant le nom de Staline, mais qu’on se montre obéissant, d’une manière spontanée, aux plans r
157 Jusqu’à la veille du rapport, en effet, dire que Staline était le génial Père des Peuples était « vrai » au nom de l’Histoire,
158ls m’ont l’air encore plus menteurs en critiquant Staline par ordre, qu’en le traitant de génial bienfaiteur des prolétaires du
159 et nécessairement raison, qu’il soit incarné par Staline comme hier, ou par K. et son groupe comme aujourd’hui, sauf qu’on rec
160onnaît « spontanément » qu’à partir d’aujourd’hui Staline se trompait hier, en même temps qu’on suggère que K. peut se tromper.
161. Car ou bien tout se défait ; ou les « crimes de Staline » apparaissent comme le fait du système tout entier. Une analyse mar
162 tout entier. Une analyse marxiste des crimes de Staline est-elle possible ? — Répudier, comme le font nos PC, les « actes d’a
163font nos PC, les « actes d’arbitraire reprochés à Staline », ce n’est pas encore expliquer ni pourquoi ni comment il a pu les c
164si elle reste orthodoxe, devrait montrer soit que Staline n’a jamais rien fait par lui-même — ce qui aurait pour effet de le ré
71 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
165z trouve donc l’URSS hésitante. Depuis la mort de Staline, elle tendait à s’ouvrir au commerce, à la liberté des échanges, au p
72 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
166suicidé dans la débâcle, Mussolini a été fusillé, Staline et Beria liquidés, Perón chassé — et les autres chancellent. Toutes l
73 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
167tait à porter cette erreur au pire. Or, Hitler et Staline n’ont fait en réalité que pousser l’utopie démocratique à ses conséqu
74 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
168ration fatale. Après avoir craché sur la tombe de Staline, les Joyeux Butors du Kremlin ont inauguré le nouveau cours : à la li
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
169 de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre ou par la mort. Et la
76 1958, Journal de Genève, articles (1926–1982). Hommage à Pasternak (31 octobre 1958)
17058)v Qu’un écrivain de l’Ouest reçoive un prix Staline, nous pensons simplement que cet heureux lauréat doit être un communi
77 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la fabrication des nouvelles et des faits (février 1958)
171nt décidé, ce jour-là, de donner les manchettes à Staline, questionné sur la paix — il est pour — par quelque journaliste améri
78 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
172étant chrétien, ne saurait être un dictateur à la Staline, seul porteur du Sens de l’Histoire, maître des âmes et des réflexes.
173ue le chef veut servir. Les crimes d’Hitler et de Staline étaient légitimés, bien au contraire, par la doctrine que proclamaien
79 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
174out en le poussant à étudier la biographie de feu Staline — celui que vous remerciez d’avoir sauvé la France et réconforté le p
80 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
175 et risibles… Si l’on songe au Führer, au Duce, à Staline, il devient évident que Khrouchtchev est une créature intermédiaire e
81 1960, Preuves, articles (1951–1968). Sur la détente et les intellectuels (mars 1960)
176dégel » et les « révélations » du XXe Congrès sur Staline (réglant le compte de Jdanov en passant). Il y eut l’Octobre de Polog
82 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
177gence Retinger et lui communiquait, de la part de Staline, une offre d’accord. Les négociations furent menées par Sikorski et R
178Stafford Cripps intervenait directement auprès de Staline, quand on se trouvait dans une impasse. Certains milieux polonais de
83 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Parenthèse sur le sens des mots
179notre culture vaudrait-elle mieux que celle qu’un Staline, qu’un Mao, ont tenté d’imposer par décrets ? Elle serait strictement
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un problème séculaire : la Russie et l’Europe
180 la Russie » dont les conseils européens, non pas Staline, seraient responsables. Dostoïevski ne ferait-il pas partie du trésor
85 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
181t dit en passant : s’il était vrai que la peur de Staline et de l’impérialisme communiste ait été, comme on le répète, le vrai
86 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
182phénomènes moins humanistes, la Russie Tolstoï et Staline, l’Espagne Cervantès, Colomb et l’Amérique, cette dernière Orson Well
87 1965, Fédéralisme culturel (1965). I. « Toute culture est création de diversité »
183ui étaient plutôt si je ne me trompe, celles d’un Staline, ou d’un Hitler, avec lesquels rien n’autorise à confondre des hommes
88 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
184phénomènes moins humanistes, la Russie Tolstoï et Staline, l’Espagne Cervantès, Colomb et l’Amérique, cette dernière Orson Well
89 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
185ement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de maîtriser une technique
90 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
186nclus : « OK ! Lors du prochain Congrès européen, Staline, qui est plus fort que vous, enverra cinquante délégués ! Et l’Europe
91 1970, Le Cheminement des esprits. Historique — Le mouvement européen
187 de la Révolution. Mais le grand style se perd et Staline est aux portes. Il s’agit en réalité de la vie ou de la mort d’une ci
92 1970, Le Cheminement des esprits. Diagnostics de la culture — L’Europe contestée par elle-même
188ce qu’un Hitler fit pour l’Allemagne, de ce qu’un Staline fait pour ses Russes : qu’ils définissent un nouveau way of life, cap
93 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Éducation, civisme et culture
189ement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de maîtriser une technique
94 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Sur la fabrication des nouvelles et des faits
190nt décidé, ce jour-là, de donner les manchettes à Staline, questionné sur la paix — il est pour — par quelque journaliste améri
95 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Culture et technique en Europe et dans le monde
191ous faisait redouter la guerre froide au temps de Staline ? Il semble hors de question que l’Occident puisse nourrir les millia
96 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
192tentissant échec. (S’il était vrai que la peur de Staline ait été le vrai moteur de notre union, la première institution europé
97 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
193, on parlait de mathématiques allemandes, et sous Staline d’une biologie marxiste. Ces excès doivent nous rendre attentifs à l’
98 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
194 — formule Napoléon, Bismarck, Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Brejnev, Mao — égale Police plus Idéologie. N’importe quelle
195ce de la Cité comme le voulaient Platon, Maurras, Staline, Hitler et le Duce. D’où l’on voit que le « politique d’abord » de Ma
99 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
196émocratie dans ces Méfaits. Notez que le maréchal Staline n’en a jamais dit que du bien. C’est donc assurément de la même chose
100 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
197 noir, c’était pour n’avoir pas à reconnaître que Staline était en bon train de le substituer à l’élan révolutionnaire des Inte