1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1rté… Et voici dans sa vie cette double venue de l’amour et du chant prophétique, confondant leurs flammes. Dix années dans le
2ourmente cet être faible, humilié par le monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter la maison de Madam
3 femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour… Trois petites fenêtres ornées de cactus miséreux, une pipe qui traîn
4ais rien ? Ou bien, peut-être, seulement, quand l’amour leur donne une petite fièvre, — cette semaine de leur jeunesse où ils
5oses généreuses autour d’eux… Cela s’oublie. Et l’amour, tout justement, nous fait comprendre, dans le temps même qu’il nous
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
6Russie, vers le passé, vers l’Orient, tentant des amours nouvelles et les fuites les plus folles hors de la réalité, ils forme
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7scille entre la violence et le désespoir (c’est l’amour), et, déchiré de contradictions, tire du désordre de ses certitudes f
8est fille de la fatigue. La Muse a trop veillé. L’amour moderne, nerveux, saugrenu jusqu’au sadisme, trop lucide, est un amou
9x, saugrenu jusqu’au sadisme, trop lucide, est un amour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aig
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
10fut aussi le prosateur charmant du Pédagogue et l’Amour — sourit avec une grâce un peu frileuse et se permet de bâiller en pu
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
11ouvenirs ; jusqu’au soir où la douleur nette d’un amour réveillé l’envahit. Et Closain rencontre, dans l’inévitable bar, le c
6 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
12s. Nous choisissons les idées comme on choisit un amour dont on est anxieux de prévoir l’influence, avant de s’y jeter, et do
13r, et dont on craint de ressortir trop différent. Amour de soi, qui nous tourmente obscurément et nous obsède de craintes et
14eur de subir l’empreinte imprévisible des choses. Amour de soi… Mais moi, qui suis-je ? Par ces trois mots commence le drame
7 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
15sieurs reprises. C’est « par la divination de cet amour qu’Alban (le jeune héros du récit) sent ce que sent la bête en même t
16mmenses amants » 6 . Mais envers les taureaux cet amour tourne en adoration ou en une véritable horreur sacrée. Voici Alban d
17 orgueilleuse : « Qu’avons-nous besoin d’un autre amour que celui que nous donnons ? » ⁂ Il est impossible de ne voir dans le
8 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
18que des sentiments et le mouvement perpétuel de l’amour. Plaisir de se sentir engagé dans un système d’ondes de forces qui ti
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
19ire. Cependant que ma joie — un état de grâce, un amour — ne pouvait se satisfaire de telle possession particulière, ne pouva
20es et jongleries verbales. Regards au-dessus de l’amour ! Voir l’heure à la pendule pendant l’étreinte d’un adieu et calculer
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
21 prétentieuse qu’incertaine. Son affaire, c’est l’amour, et certain désespoir vaste et profond comme l’époque. « Voulez-vous
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
22ation qui orne de beautés illusoires l’objet de l’amour. Mais les jeunes gens de ce temps ne cultivent point cette fièvre. Et
23nche d’allure. On ne sait ce qui la retient : son amour ? son manque d’amour ? Pour Jacques, il souffre d’une incurable adole
24sait ce qui la retient : son amour ? son manque d’amour ? Pour Jacques, il souffre d’une incurable adolescence, d’un défaitis
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
25». Mais plus voluptueux que philosophe, c’est à l’amour qu’il ira demander la souffrance indispensable au perfectionnement de
26ordonnée. Pourtant, entre Montclar et Ameline, un amour se noue, qui commence où souvent l’on finit. Et peut-être l’amour n’e
27ui commence où souvent l’on finit. Et peut-être l’amour n’est-il possible qu’entre deux cœurs que l’épreuve du plaisir n’a pa
28autre ces êtres égoïstes, et fonde lentement leur amour, à force de petites blessures. Ce n’est pas le moins troublant d’une
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
29rne aussitôt à ses yeux tout ce qu’il attend de l’amour. Une confidence, un baiser, et il ne la reverra jamais. Il aime encor
30urde tristesse des choses qui vous échappent, des amours impossibles, des histoires dont on ne sait pas la fin ni le sens véri
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
31 [p. 244] Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927) an Ces trois nouvelles n’ont guère de commun entre elle
32iétudes du désir viennent troubler de ravissantes amours d’adolescents. Et c’est Un vieil été. Cette nouvelle, très supérieure
15 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
33st pas seulement pour le plaisir, mais plutôt par amour du courant d’air. Cela dérange toujours quelques frileux, mais les au
34en vois peu parmi les jeunes qui vouent tout leur amour à la peinture pure. Je crois même que, Paul Donzé touché à son tour p
16 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
35 assurance contre faillites morales et douleurs d’amour — ô vertige sans prix du lâchez-tout ! Ils ont inventé les caisses d’
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
36vier 1927) c Pour Harriet V. A.-W. Poste aux amours perdues Sur le mont gris pâlissants Des bouquets de vagues brumes. I
37ses, ô col roide, En souffrance mes baisers. L’amour est un alibi Nos lèvres sitôt que jointes, Ô dernier mensonge tu, Je
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
38’humain, l’imperfection secrète qui fait naître l’amour. Parce que la création est venue après la théorie. Parce qu’une fois
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
39fini. Rien à craindre de ce côté. Retournez à vos amours. ....................................................................
40...... Solitude, antichambre du ciel. À travers l’amour ou la poésie — et d’autres, à travers les déserts de la sainteté que
41rnées. Nous aimions la révolution comme on aime l’amour. Nous n’aimions pas telle révolution — la russe, par exemple, — parce
42age de tendresse va crever sur le monde. Aigles d’amours, oiseaux doux et cruels, nous parlerons vos langues aériennes. On n’a
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
43ai si fort… En un quart d’heure, je connaissais l’amour dans ce qu’il a de plus étrangement prosaïque à la fois et bêtement h
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
44abitude de boire et de fumer excessivement, leurs amours, l’égoïsme, le mépris de la réalité, l’exaltation maladive de l’imagi
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
45 et ce n’est pas que je m’en vante, — j’ai tué un amour naissant, à force de le crier sur les toits. Ainsi, parler littératur
46, qui sont à la vraie vie ce que le flirt est à l’amour. [p. 234] II Sur l’insuffisance de la littérature On reconnaît un é
47 des mépris qui sont de sournoises déclarations d’amour. Tel qui raille l’Église et les curés, c’est qu’il se fait une très h
23 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
48sus, le roman repart dans une troisième action (l’amour de Catherine pour un aviateur français) assez peu intéressante à vrai
24 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
49sent par leurs écrits. Aragon, qui a le sens de l’amour, a dit conséquemment beaucoup de choses vraies (belles). Il est même
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
50 aimer. Le sujet de Liszt et de Chopin, c’était l’amour, donc la douleur ; ici, c’est l’absence d’amour, par refus de souffri
51l’amour, donc la douleur ; ici, c’est l’absence d’amour, par refus de souffrir. Mais chez un être raffiné, la peur d’étreindr
52 un être raffiné, la peur d’étreindre aboutit à l’amour de soi dans « l’illusion ». Sachons gré à M. de Pourtalès de ce qu’il
26 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
53indre. Me voici tout abandonné à l’évocation d’un amour tragiquement mêlé à des forces inconnues et menaçantes. Mais la musiq
54ue l’approche d’une grandeur où se perdraient nos amours terrestres dans d’imprévisibles transfigurations, — l’heure anxieuse
55 de lumière m’apparaît avec le visage même de mon amour. Je me sens voluptueusement perdre pied. Vertige de te revoir, vertig
56i du moins n’a guère changé, dis-je, songeant aux Amours de Vienne. — Certes, répondit Gérard, malgré les apparences, cette vi
57gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus.
58un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet amour, c’était parce que je découvrais en elles de secrètes ressemblances,
59 dans la même minute toutes les incarnations d’un amour dont l’être éternel apparaît peu à peu, à travers la simultanéité de
60in la substance véritable et unique de toutes ses amours, il communie avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde n
27 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
61me on meurt dans une naissance. Stéphane naît à l’amour et à lui-même conjointement. Plusieurs ivresses l’ont envahi bruyamme
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
62t il y a les raisons. Hors le domaine de [p. 9] l’amour, où tout se confond miraculeusement, gémir n’est pas un argument. Je
29 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
63her de voir une intention providentielle dans cet amour de la destruction et de l’anarchie que les génies destructeurs de ce
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
64st simplement un homme libre qui a une foi (ou un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !… Je vois à votre mine stupidement
65t les accords imitent la blancheur éclatante de l’amour… Que dirons-nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme s
31 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
66console des nécessités modernes, dégradantes. Cet amour de l’invention romanesque considérée comme une revanche de la poésie
32 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
67ne viendra pas disputer à M. Benda, c’est son dur amour de la vérité tout court. Celle-là même qui paraît anarchique dans un
33 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
6869] Ailleurs Colombes lumineuses des mains de mon amour écloses voyageuses ah ! que d’aucun retour vous ne laissiez le gage a
69clatant du jour scintillera l’invisible gage d’un amour perdu. p. 168 s. « Prison. Ailleurs. Étoile de jour », Revue
34 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
70loppe qu’hier vous m’adressâtes une déclaration d’amour destinée à une femme blonde. Je suis noire. Mais je sais qui c’est. J
35 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
71 peu ou pas mal de littérature. Et c’est à un tel amour qu’on va demander sa revanche contre la mesquinerie morale du milieu…
72ssions sexuelles. Qui viendra rendre le sens de l’amour idéal — celui qui transfigure ? Le roman de M. Jullien de Breuil effl
36 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
73ui des rêveries de certaines pubertés ; quant à l’amour, Maldoror ne paraît pas de taille à le concevoir au-delà de sa tendre
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
74mais si je me défends du pittoresque, ce n’est qu’amour jaloux du merveilleux, avec quoi l’on est trop souvent tenté de confo
75 l’être profond de la race. On ne discute pas cet amour, on ne réfute pas cette haine. Ici, la sympathie est un devoir de pol
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
76nt fascinant à la fois, qu’il me préserve de tout amour pour quelque bien particulier où je serais tenté de me complaire. Oh 
77 choses disparaîtraient… Le vertige (la peur et l’amour du vertige). Qu’est-ce qu’il y aurait de l’autre côté ? Se laisser ch
78 se serait mis à tourbillonner sur place. 14. L’amour en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils ai
79re à la fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’emportera dans une inénarrable confusion de sentimentalism
80vec une vertigineuse docilité dans les voies d’un amour ineffable et se perd avec lui vers le désert et ses mirages. On ne sa
81aintenant, maintenant, où tu n’es pas — et tant d’amour perdu… Un train dormait devant la gare campagnarde. Je me suis étendu
82n seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a besoin et en qui l’on chérit surtout
83réclame et dont personne ne vit… Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ?
84nt personne ne vit… Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fall
39 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
85vient de dire ton nom même avec l’accent de notre amour et mon visage est immobile tourné vers l’ombre où tu m’entends. [p.
40 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
86ration, à se créer une part angélique.      III L’amour, loin de causer une « désorganisation du moral », multiplie à nos yeu
41 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
87commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nous avons gagné une rue pauvrement éclairé
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
88eux. C’est ainsi encore que l’idéal chrétien de l’amour du prochain a tourné pratiquement à la méfiance systématique du voisi
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
89n ami Hilaire Belloc dont voici la traduction : L’amour de Dieu qui mène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu d
90yaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’applique à mon his
91sa dernière heure, d’aimer et de souffrir par son amour. C’était là choisir un sujet inévitablement tragique. Car si l’histoi
92e se souvenir, c’est-à-dire souffrir, vieillir. L’amour étant d’essence éternelle, ses manifestations dans notre vie — dans l
93 force de souffrance, le courage de sacrifier son amour. Mais elle ne peut survivre à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
94s raconte dans ces deux volumes, témoignent que l’amour chrétien peut encore aujourd’hui pénétrer un monde revendiqué par le
95 L’organisme social demande des sacrifices pour l’amour des vivants. » Le conflit intérieur s’intensifie bientôt jusqu’à pro
96e, s’accrochent à ses manches et l’escortent avec amour. ⁂ [p. 630] Avant de tirer les conclusions qu’impose cette œuvre avec
97C’est dans un tel état de désespoir que soudain l’amour de la vie revient s’emparer de lui et décide de sa conversion : Il s
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
98ge de M. Édouard Martinet, intitulé André Gide, l’amour et la divinité, M. Albert Thibaudet exprime son regret de ce qu’un te
46 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
99uvrant son impuissance à susciter dans le monde l’amour dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la vie est
100reils faits lorsque l’esprit s’y attache et que l’amour ou la pitié essaient sur eux [p. 805] leurs forces. Le monde est habi
47 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
1011  ? Tout devenait incompréhensible et certain, l’amour n’existait pas ailleurs que dans mes bras, et nul chemin, nulle dista
102efuse de s’accomplir pleinement. L’Italien fait l’amour et n’épilogue pas. L’Allemand ne fait pas l’amour [p. 26] et en tire
103amour et n’épilogue pas. L’Allemand ne fait pas l’amour [p. 26] et en tire une métaphysique 4 . Le plaisir est pour lui raret
48 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
104indre. Me voici tout abandonné à l’évocation d’un amour tragiquement mêlé à des [p. 36] forces inconnues et menaçantes. Mais
105ue l’approche d’une grandeur où se perdraient nos amours terrestres dans d’imprévisibles transfigurations — l’heure anxieuse e
106 de lumière m’apparaît avec le visage même de mon amour. Je me sens voluptueusement perdre pied. Vertige de te revoir, vertig
107i du moins n’a guère changé, dis-je, songeant aux Amours de Vienne. Certes, répondit Gérard, malgré les apparences, cette vie
108gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus.
109un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet amour, c’était parce que je découvrais en elles de secrètes ressemblances,
110 dans la même minute toutes les incarnations d’un amour dont l’être éternel peu à peu transparaît au travers de ses manifesta
111sion, il connaît enfin la substance unique de ses amours, il communie avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde n
49 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
112ueurs transfigurantes, — il faudrait un miracle d’amour qui fasse pousser un grand cri à un homme qu’on verrait alors s’ageno
113onne, ah ! que n’êtes-vous celles des désirs de l’amour ! La traîne d’une robe tournoie, éclair de roses sur un seuil. C’étai
114prême délice de libération, une prière pour que l’amour soit bien-aimé… Oh ! qu’il y ait eu cette joie par un regard de jeune
115e personne ne l’ait vu ! Ils ne savent plus que l’amour seul eût mérité ces fastes ; l’usage de leurs politesses imite dériso
116 complice d’une angoisse plus bouleversante que l’amour, à la minute où l’on voit de très près, entre la nuit qui s’évapore e
50 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
117mais si je me défends du pittoresque, ce n’est qu’amour jaloux du merveilleux, avec quoi l’on est trop souvent tenté de [p. 7
118 l’être profond de la race. On ne discute pas cet amour, on ne réfute pas cette haine. Ici, la sympathie est un devoir de pol
119nt fascinant à la fois, qu’il me préserve de tout amour pour quelque bien particulier où je serais tenté de me complaire. Oh 
120 choses disparaîtraient… Le vertige (la peur et l’amour du vertige). Qu’est-ce qu’il y aurait de l’autre côté ? Se laisser ch
121e serait mis à tourbillonner sur place. xiv L’amour en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils [p
122re à la fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’emportera dans une inénarrable confusion de sentimentalism
123vec une vertigineuse docilité dans les voies d’un amour ineffable et se perd avec lui vers le désert et ses mirages. On ne sa
124aintenant, maintenant, où tu n’es pas — et tant d’amour perdu… Un train dormait devant la gare campagnarde. Je me suis étendu
125n seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a besoin et de qui l’on chérit surtout
126réclame et dont personne ne vit. Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ?
127nt personne ne vit. Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fall
51 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
128rté… Et voici dans sa vie cette double venue de l’amour et du chant prophétique, confondant leurs flammes. Dix années dans le
129cet être faible, humilié par le [p. 123] monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter la maison de Mme G
130 femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour. Trois petites fenêtres ornées de cactus miséreux, une pipe qui traîn
131ais rien ? Ou bien, peut-être, seulement, quand l’amour leur donne une petite fièvre, — cette semaine de leur jeunesse où ils
132oses généreuses autour d’eux… Cela s’oublie. Et l’amour, tout justement, nous fait comprendre, dans le temps même qu’il nous
52 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
133 Et j’ai copié dans Swedenborg des passages sur l’amour des anges et des humains, — l’amour, qui est le lieu des [p. 146] cor
134assages sur l’amour des anges et des humains, — l’amour, qui est le lieu des [p. 146] correspondances, qui est le degré suprê
135possessions en rêve, — ce signal d’alarme, — et l’amour qu’ils essayent encore le samedi soir n’est plus cet infini repos dan
136nteur est chose souveraine, — elle seule domine l’amour. Les plus grands spectacles naturels sont des spectacles de lenteur o
137 sale, retenir des larmes ? Un soudain excès de l’amour s’est libéré dans tout mon être et s’élance vers ces vies proches. Oh
138ur du cœur humain, c’est de donner sans mesure un amour dont notre vie, peut-être, n’a que faire. ⁂ Le reste de la vie, c’est
53 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
139commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nous avons gagné une rue pauvrement éclairé
54 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
140ercice de ces activités, composerait des poèmes d’amour, des romans, des drames philosophiques, les meilleurs de son époque.
141quand bien même il fait intervenir, à la fin, « l’amour d’En-Haut » venant à sa rencontre — Goethe nous apparaît comme non ch
55 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
142 drame de l’éthique individuelle, — une affaire d’amour, une affaire de la solitude. Une pensée et une vie sont aux prises :
56 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
143rifié le corps, et l’âme est prête à recevoir « l’amour d’en haut ». Car telle est la yoga occidentale, dont le Second Faust
57 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alexandre, par Klaus Mann (septembre 1932)
144aus Mann (septembre 1932) h Ce n’est pas pour l’amour du laurier, mais pour l’amour de son ami Clitus, poète abstrait à la
145Ce n’est pas pour l’amour du laurier, mais pour l’amour de son ami Clitus, poète abstrait à la mode de 1920, qu’Alexandre a c
58 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
146Vos actions et vos pensées, votre conception de l’amour se réfèrent en vérité à une carte postale en couleurs. Et non pas à l
59 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
147ntre christianisme, n’est-ce donc qu’un conflit d’amour, assez touchant ? Est-ce à celui qui soignera le mieux cet homme que
60 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
148ynisme d’un Talleyrand n’en jugea nécessaires ? L’amour du [p. 15] peuple et des victimes d’une société affolée s’étale sur l
61 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
149’éléments imprévisibles. Un autre trouble est cet amour théorique de l’Humanité, qui traduit une fuite devant l’humanité part
62 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
150s d’accord réel, jamais plus de haine déclarée. L’amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement d
151e d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le mo
152a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard
153e en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte,
63 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
154humainement bienfaisante que l’Évangile appelle l’amour du prochain. Ni ange ni bête, ni droite ni gauche. Pessimisme quant a
64 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
155ntre christianisme, n’est-ce donc qu’un conflit d’amour, assez touchant ? Est-ce à celui qui soignera le mieux cet homme que
65 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
156le, ces trois notions : le travail, le service, l’amour du prochain. Le travail est pour le chrétien un pur exercice. Il n’a
157étendre plus sur le troisième exemple, celui de l’amour du prochain. Il est évident pour un chrétien que cet amour est inconc
158prochain. Il est évident pour un chrétien que cet amour est inconcevable et impossible, est une pure hypocrisie en dehors de
66 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
159homme qui voudrait témoigner par des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infailliblement po
160re, négliger les précautions d’usage, épouser par amour, faire scandale sans épiloguer, là où il faut, mépriser, admirer. D’u
67 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
161nt de militer bruyamment dans le parti, moins par amour passionné pour son idéal que par haine des autres partis, et souvent
68 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
162s d’accord réel, jamais plus de haine déclarée. L’amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement d
163e d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le mo
164a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard
165e en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte,
69 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
166entiment. Pour Nietzsche, on s’en souvient 46 , l’amour chrétien n’est que « la fine fleur du ressentiment » que les natures
167s savons ce qu’ils font »). On parle aussi de l’« amour de ses ennemis » et l’on « sue à grosses gouttes ». Il est facile de
168 centrale : nous en sommes venus à substituer « l’amour de l’humanité » à l’amour du prochain commandé par le Christ : et c’e
169 venus à substituer « l’amour de l’humanité » à l’amour du prochain commandé par le Christ : et c’est au nom de cet amour de
170n commandé par le Christ : et c’est au nom de cet amour de l’humanité que nous revendiquons les fausses valeurs décrites par
171ites par Nietzsche. Nous ne voulons plus l’acte d’amour personnel, — qui est une valeur héroïque — mais nous prônons tout sim
172exige de nous un moindre sacrifice. (On éloigne l’amour : ainsi l’amour de la patrie passe avant celui du prochain, l’amour d
173 moindre sacrifice. (On éloigne l’amour : ainsi l’amour de la patrie passe avant celui du prochain, l’amour du genre humain a
174our de la patrie passe avant celui du prochain, l’amour du genre humain avant celui de la patrie.) Cet humanitarisme entraîne
175ent contre l’héroïsme chrétien ; à l’origine de l’amour de l’humanité, il y a, comme Fichte l’avait vu, une haine des hommes 
70 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
176ière si touchante, et c’est ce qu’ils appellent l’amour. 57  » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmati
71 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
177, un de ces scandales héroïques qui vous valent l’amour des femmes et quelque honneur parmi les hommes. Autant de gags chapli
72 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
178alvin ne fonde pas notre vie religieuse sur notre amour pour Jésus-Christ — amour dont il nous sait tout incapables par nous-
179ie religieuse sur notre amour pour Jésus-Christ — amour dont il nous sait tout incapables par nous-mêmes — mais sur l’amour d
180 sait tout incapables par nous-mêmes — mais sur l’amour de Dieu pour nous. C’est Dieu qui vient à nous, impies, non point nou
73 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
181ue Dieu l’a voulue, une négation du paradoxe de l’Amour. L’universalité du désespoir, qui est la thèse maîtresse de cette œuv
74 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
182 en prose sont d’un franciscain. Il y a en lui un amour des objets, un sens de la nature, une compréhension des symboles qui
75 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
183parce qu’elles décrivent ses désirs réalisés. Cet amour à peu près unanime figure la bonne conscience conservatrice du régime
184remières, ceux qui méprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire
185e, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, la Civilisation, — les lieux communs de l’ère finissante ne sont plu
76 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
186se pour une réponse. La plénitude est un combat d’amour. Mais aimer ? C’est d’abord répondre, — c’est en même temps et c’est
187it je, n’a pas d’autre mouvement que la peur ou l’amour. Non qu’il ait à choisir : déjà il fuit, déjà il s’offre. C’est le je
188alors le secret du grand Pan s’ouvrirait-il à son amour ? Mais serait-ce amour ou défi ? Empédocle n’a rien sauvé. Je garde m
189d Pan s’ouvrirait-il à son amour ? Mais serait-ce amour ou défi ? Empédocle n’a rien sauvé. Je garde ma raison. Et, pour le r
190xprime chez les lakistes ce même sentiment mêlé d’amour et de terreur, que ces mots soient intraduisibles en notre langue 13
191re divisent l’homme en esprit et en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet d’apporter à la Nature un
192ui embrasse l’être anxieux de la créature. En cet amour, enfin, l’homme et les choses accèdent au concret de leur existence,
77 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
193-ce que cela veut dire : J’aime les hommes pour l’amour de Dieu ? Est-ce autre chose que de dire : J’aime les gendarmes pour
194e chose que de dire : J’aime les gendarmes pour l’amour de la justice ? Ou de s’écrier, comme cette jeune fille : J’aime Scho
78 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
195thèse à la thèse par haine de ce qui est, non par amour de ce qui doit être « cru », renvoie finalement au néant, annule lui-
196st l’éclair dans notre vie d’une transcendance, l’amour en actes, l’action directe, réciproque et gratuite, au sens où la grâ
197 la loi n’établit jamais ni le contact vital ni l’amour du prochain. Le voisin, que la loi bien comprise nous ordonne d’aider
198c son temps, il a beau, par dépit de l’impuissant amour « moral », renverser les données terrestres, tenter le contact par la
199itique souveraine et parfaitement pénétrante de l’amour. Il ne parvient à rendre responsables du prochain ni son amour, ni sa
200parvient à rendre responsables du prochain ni son amour, ni sa haine, ni sa peur, ni sa joie, ni ses derniers défis. C’est ai
79 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
2016] André Rouveyre, Singulier (janvier 1935) j L’amour d’un homme de cinquante ans et d’une jeune femme forme l’unique sujet
202ux êtres dont la vocation paraît inséparable de l’amour qui les domine. Une analyse racinienne des sentiments s’unit ici à la
203té tendre de son « inquisition » rend un sens à l’amour humain, disqualifié dans la littérature d’aujourd’hui par trop d’indi
80 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
204ui l’exigent ! — mais j’ai fait l’expérience de l’amour, et c’est elle que je veux attester. Galopins ! voilà ce que vous ête
81 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
205spèce de charité patiente et ingénieuse. D’où son amour des travaux manuels. Comme tout cela est rafraîchissant, satisfaisant
82 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
206e, elle veut dire simplement : j’aime mon pays. L’amour exclut toute comparaison. Dire que tel pays « est le plus beau du mon
207us absurde que de comparer un pays à un autre, un amour à un autre, car où est l’étalon, où est la mesure commune, et qui con
83 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
208t la puissance, et la vertu, et l’invention, et l’amour même. Et ce chiffre n’est pas un « nombre d’or », un secret de la vie
209nvention de banquiers. Il est contre nature que l’amour, la puissance, dépendent d’une chose morte, quand leur essence est vi
84 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
210es de bonne volonté sans volonté, se lançant, par amour d’une idée, dans des complots dont ils ignorent le vrai but, dans une
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
211, mais c’est là qu’il cesse d’être un mensonge. L’amour est le comble de l’esprit, et l’amour du prochain est un acte, c’est-
212mensonge. L’amour est le comble de l’esprit, et l’amour du prochain est un acte, c’est-à-dire une main tendue, non pas un sen
213e leur emploi le plus précis ? (« Révolution », « amour », « esprit » pour ne citer que les plus courants.) À quoi sert encor
214artir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou même cesse
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
215el à la « juste confiance des Français » et à « l’amour qu’ils ont toujours montré pour leur roi » 14 , la Chambre lui oppose
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
216les facultés humaines de création, d’espérance, d’amour ? Pour nous borner à un exemple : les disciplines imposées par le Pla
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
217critiques leur vraie portée : ce n’est pas pour l’amour des hommes de là-bas que je m’attache à distinguer dans leur régime c
89 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
218a morale qui correspond à tout cela ? — On fait l’amour, on ne fait plus des enfants. Cette formule symbolise tout le reste.
219du mauvais temps, de la guerre ou des pestes. Cet amour, ce culte rendu à des déterminismes de plus en plus pesants, cette pi
90 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
220 le drame de l’éthique personnelle, une affaire d’amour, une affaire de solitude menacée. Une pensée et une vie sont aux pris
221mais dans un acte créateur, règne le mystère de l’amour, le mystère de la communion. Mais ce mystère ne souffre point définit
91 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
222« l’athéisme n’explique pas la Beauté, la Joie, l’Amour, la Sainteté. Il se brise contre le problème du Bien. D’autre part, l
223t, la terre tremble : est-ce là l’œuvre du Dieu d’amour dont parle l’Évangile ? « La fourmi périssant de mort violente sous l
92 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
224dant six minutes. Et quand ce [p. 19] hurlement d’amour s’apaisa, on entendait encore une rumeur d’océan au-dehors. Le journa
225ant 1933. Il ne s’agit pas de haine : il s’agit d’amour. Il ne s’agit pas de politique, mais de religion, mais de cérémonies
93 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
226 le Règne de l’esprit malin), entrée du cinéma (l’Amour du Monde), approche de la fin du monde (Présence de la Mort, Les Sign
227e avec l’objet ; elle est dans la volonté, dans l’amour, dans la création du contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela d
94 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
228les facultés humaines de création, d’espérance, d’amour ? Pour nous borner à un exemple : les disciplines imposées par le Pla
95 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
229e à opposer l’esprit gaulois aux conventions de l’amour courtois, et à y voir la conception naturaliste de l’amour, en opposi
230rtois, et à y voir la conception naturaliste de l’amour, en opposition avec la conception romantique. Or la gauloiserie, auss
231tes les complications naturelles et sociales de l’amour, l’indulgence pour les mensonges et les égoïsmes de la vie sexuelle,
96 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
232nt de militer bruyamment dans le parti, moins par amour passionné pour son idéal que par haine des autres partis, et souvent
97 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
233pas ; la foi au Dieu de majesté, de sainteté et d’amour, qui s’est révélé à nous en Jésus-Christ, exige que nous prenions les
98 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
234 de sa longue expérience, de ses rancunes, de son amour caché, et de sa science hétéroclite de praticien et de collectionneur
235ons. Et il est très tentant d’appeler cette haine amour du peuple… Troisième constatation : la plupart des discours que l’on
236rente à la commune et naturelle. Mon page faict l’amour, et l’entend : lisez-lui Léon Hebreu et Ficin ; on parle de luy, de s
99 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
237istent. (Je crois que Ramuz en a parlé, et de son amour pour les feux qui prennent mal, les maisons trop grandes…) 12 janvi
238argent que de parler, comme tant d’autres, de mes amours, en donnant toutes les précisions qu’un collégien puisse désirer.) R.
239sser plus loin, d’aborder des réalités. Donc, par amour du peuple, n’écoutons plus ses assemblées, ce n’est pas lui. Écoutons
100 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
240s. Et il est très tentant d’appeler cette haine : amour du peuple. Troisième constatation : la plupart des discours que l’on