1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1t, et il oscille entre l’un et l’autre. Ainsi mon art, entre terre et ciel. Mais sa foulée, bondissante et posée, est plein
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2colaire ? À donner le change sur la pauvreté d’un art purement formel. Car c’est ici le tragique de cette mystification : l
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
3ouveau volume de la collection des « Maîtres de l’art moderne » est au moins le cinquième ouvrage publié en France sur Van
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
4re temps et un évident besoin d’impartialité. Son art bénéficie de cette vision. Je ne saurais résumer les nombreuses périp
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
5bsédante volonté. Car on imagine difficilement un art plus dépouillé de détail extérieur ou d’enjolivure. La lecture de ces
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6se débattent les mêmes brouilles de famille entre Art et Morale, Pensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture
7ction qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art trouvait mal sa nourriture. Drieu La Rochelle tente la même fuite. Ma
8 sa vie, à ses sensations, à ses automatismes. En art, la fatigue est un des états les plus riches de visions nouvelles, et
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
9elle est bien la nouveauté de son théâtre et de l’art qu’il défend en peinture, en musique. Suppression du clair-obscur et
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
10rtistiqués », — ils n’osent plus le mensonge de l’art, et pas encore la vérité pure — Crevel décrit sans aucune transpositi
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
11mps que l’on dénonce la confusion romantique de l’art avec la vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique modernes. Et
12s’il nie vraiment l’interaction de la vie et de l’art, ou s’il la condamne plutôt, à cause des confusions qu’il y décèle. L
10 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
13e importance moins actuelle, mais d’une qualité d’art peut-être supérieure. Les méditations sur les ruines de la Haute-Égyp
11 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
14Écrire, pas plus que vivre, n’est de nos jours un art d’agrément. Nous sommes devenus si savants sur nous-mêmes, et si crai
12 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
15qu’on désirait qu’ils cachent pour un moment. « L’art est un mensonge, mais un bon artiste n’est pas menteur », dit Max Jac
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
16r… Mais combien cette analyse trahit Barbey : son art est justement de voiler les intentions du récit et de les exprimer se
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
17 plus viennois que naturel s’il parle de choses d’art comme on fait dans Proust, si les passions qu’il nous peint sont ici
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
18ouvé là un sujet qui convient admirablement à son art, où s’unissent aujourd’hui un réalisme discret mais précis et le sens
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
19n du souvenir, d’une séduction certaine. C’est un art de détails ; mais si délicat et d’une si subtile convenance avec son
17 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
20etit chef-d’œuvre de réalisme stylisé. C’est d’un art très volontaire, qui connaît ses ressources et sait en user avec la s
21es négligences ; mais il faut pour comprendre cet art emprunter de singuliers chemins d’accès. Ce qui d’abord vous prend et
22u’on pouvait tirer des principes cubistes dans un art dont la genèse même est cubiste en quelque sorte, supposant une décom
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
23, il y a aussi des sortes de calembours… [p. 86] Art chrétien, a-t-on dit 5 . Certes, cette pièce n’est pas dépourvue de c
24prouvant une fois de plus que l’atmosphère de l’« art pur » n’est pas respirable. Il ne manque rien à Orphée, sinon peut-êt
25s du cristal taillé, selon toutes les règles de l’art, mais que l’essence obtenue, si elle est de rose, est sans parfum.  
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
26érieure par un court accès de danse de Saint-Guy. Art classique : la mort d’Hyppolite se passe en coulisse. Mais Phèdre avo
27. Rendre le plus par le moins, c’est le fait d’un art à sa maturité. Mais ce sont là critiques de style. D’ores et déjà, il
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
28te des villes chinoises, Malraux fait preuve d’un art du détail où se révèle le vrai romancier. On serait parfois tenté de
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
29 on a voulu apporter de la science. Mais c’est un art qu’il faudrait. Sinon l’on retombera dans des absurdités. [p. 36] On
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
30u’on répande universellement et obligatoirement l’art du saxophone ou de la balalaïka. Soyez certains qu’il ne manque à cet
31vent apparaître chez les enfants ? Ce serait de l’art pour l’art. On ne peut pas en demander tant aux gouvernements. La réf
23 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
32de son enfance et de sa jeunesse comme ouvrier. L’art d’Anderson est étonnant d’apparente simplicité. Le récit s’avance à u
24 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
33s est ici descendu plus profond en soi-même ; son art y gagne en densité, en émotion. Des mots simples, mais chacun dans sa
25 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
34nte qui est la civilisation. Appelons humanisme l’art de composer pour la défense de l’homme et son illustration des puissa
26 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
35e le style à la pensée. Il arrive qu’on parle, en art culinaire, du style d’un rôti, et en cuisine littéraire, de pensers m
27 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
36zan se refuse à montrer aucune compensation : « l’art, la philosophie, la politique étant absents, faute d’emploi, il n’y a
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
37mesure la question délicate de l’existence d’un « art protestant ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestant
38constituent pas, en définitive, les éléments d’un art protestant. Il eût fallu peut-être qu’un plus grand nombre d’artistes
39vrent des perspectives pour de futures éditions d’art protestantes. La sculpture est brillamment représentée par un « Torse
40etersen. André Kertész, l’un des rénovateurs de l’art photographique, expose un portrait frappant de réalité humaine. Mais
41t le trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art p
42is s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant de fait, peut-on, par contre, le définir idéalement ? Il n
43 avant de pouvoir trancher de ce que doit être un art qui l’exprime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant
44l’exprime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous penso
45e que la renaissance et l’épanouissement d’un tel art seront conditionnés par un renouveau doctrinal. Car, et c’est un para
46plus la doctrine se relâche et s’estompe, moins l’art montre d’accent et de vivante inspiration. Une remarque encore. Certa
47out ceci. Eussent-ils posé, à propos d’un salon d’art catholique, la même question, en remplaçant calvinisme par thomisme p
48foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement év
49t « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement évangélique pour transcender la confession qui lui a p
50sion qui lui a permis de naître. La grandeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien. p. 274 e. Organi
51andeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien. p. 274 e. Organisée par le Foyer des étudiants protest
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
52it plutôt religieuse.) Il est incontestable que l’art a tout à gagner à se choisir un cadre étroit, voire même conventionne
53égié pour l’étude du cœur humain. Si le rôle de l’art est d’affiner nos âmes au contact de réalités plus pures que celles d
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
54dans une mesure qui est celle, exactement, de son art, — considérable. Art de ruses, de pondérations et de nuances sarcasti
55st celle, exactement, de son art, — considérable. Art de ruses, de pondérations et de nuances sarcastiques (celles du serpe
56astiques (celles du serpent qui charme à froid) — art qui tout ensemble se définit et se limite par l’épithète valéryenne d
57 strictement que de psychologie et des ruses de l’art, sans que ne s’ouvre jamais une perspective poétique ou métaphysique.
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
58e le style à la pensée. Il arrive qu’on parle, en art culinaire, du style d’un rôti, et en cuisine littéraire, de pensers m
32 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
59 Toute forme religieuse donne lieu à des formes d’art qui manifestent ses traits spécifiques. On peut donc poser que le pro
60dre. [p. 63] Que rien ne soit plus favorable à l’art que l’évangélisme dans sa pureté, héroïque ou sereine, il faudrait po
33 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
61 d’une certaine douceur de vivre. Penser devint l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable [p. 38] invention, que l’on
34 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
62olues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande facilité de
63ande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans la mesure de
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
64uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines, des éléments créateurs de sa race. I
65e même besoin de précision utile. Ce n’est pas un art d’après le peuple 4 , mais on dirait presque : d’avant. Il n’est pas
66nce et de la révolte ; et ce trait profond de son art m’en convainc : le sens de la vénération, qui est aussi celui de la l
67qui est aussi celui de la lenteur des choses. Cet art, le sujet des Signes parmi nous, par sa simplicité même, le met en va
68vrage entièrement créé, entièrement « autorisé ». Art, on le sait, avant tout visuel, qui rend les choses à l’état naissant
69relle, dans sa fascinante et grandiose monotonie. Art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
36 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
70trop puissamment dans son âme » qu’il appelle les arts d’une magie maîtrisée, c’est-à-dire incarnée. La question se pose pou
71s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me su
72position d’Iphigénie ou des Ballades, c’est que l’art est pour lui la tentation la plus aiguë de jouer avec les mystères, e
37 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
73 en fait valoir ainsi toutes les nuances, avec un art égal à son modèle. On voudrait pourtant qu’il lui donne parfois libre
74t d’avoir su déceler la corruption secrète de cet art trop parfait, « qui supprime les plus angoissants problèmes, à force
38 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
75e des politiciens. [p. 24] Si la Politique est l’art de gouverner les hommes, il ne saurait être indifférent à ceux qui l’
76s matières. Et je la vois trop ignorante dans cet art pour être en rien touchée par ces artistes. Ils cesseront d’ailleurs
39 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
77, je ne crois pas un instant faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets que diverses occasions tout imprévues —
78C’est que la politique, redisons-le, n’est pas un art : toute forme pure lui échappe. Elle est toujours en porte-à-faux, ap
40 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
79olues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande facilité de
80ande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans la mesure de
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
81ns leurs camps respectifs). Mais sur le plan de l’art romanesque, autant que sur le plan généralement humain, je suis contr
42 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
82ie lointaine et d’une humanité si proche. Moins d’art peut-être, je veux dire moins d’apparent lyrisme que chez l’auteur de
43 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
83e littérature à nous. Nous constatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas l
84onstatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas littéraires ; ils sont, ils v
85due justiciable de la critique des marxistes. « L’art pour l’art » reste sa méthode, et lui tient lieu de justification ; o
86able de la critique des marxistes. « L’art pour l’art » reste sa méthode, et lui tient lieu de justification ; or cette doc
87, ou plus exactement, créer, c’est être libre. Un art nouveau, c’est une liberté nouvelle. Mais c’est aussi une obéissance
88est, pour un écrivain, ordonner les moyens de son art à ces fins. Il y faut bien autant de talent qu’en exige notre littéra
89lus fidèlement. C’est à partir d’elle seule qu’un art original se développera naturellement en un art communautaire, et que
90n art original se développera naturellement en un art communautaire, et que les moindres œuvres, traduisant même sans talen
44 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
91nôtre que celle du passant qu’on coudoie. Moins d’art peut-être, je veux dire moins d’apparent lyrisme que chez l’auteur de
45 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
92 à charmer du moins à toucher son antagoniste ; l’art de Calvin est fait de soumission absolue à l’objet proposé : tout en
46 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
93pour notre avenir immédiat. Je n’ai rien dit de l’art d’Edschmid. Je ne lui vois d’analogue que dans les derniers romans de
47 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
94 les mathématiques, l’archéologie, l’histoire des arts, des [p. 26] techniques, des littératures, depuis Lavoisier, Faraday
95 ». Laissant entendre ainsi que la science et les arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — comprenez inactif —
96’esprit pur — comprenez inactif — ou le salon des arts ménagers. Ils ne voient pas que dès l’instant qu’on sépare l’esprit d
97e. Il écrira donc un ouvrage dans les règles de l’art qu’il a [p. 42] sucé. Si l’ouvrage est « sérieux et précis » selon le
48 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
98homme et de son esprit : la puissance de tromper (art inclus) pour jouir, ou la puissance de fixer le vrai par convention o
99 pages les plus « belles » — du point de vue de l’art — de cette anthologie, sont souvent les plus hérétiques, celles aussi
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
100ymologie grecque de poésie, qui est agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La loi les interdit par le deuxième et le
101 bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » — cela co
102ogie et la fabulation, où les Aryens puisent leur art de tromper et de se satisfaire d’illusions. Point de science purement
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
103 que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique et de publicité i
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
104, les professeurs, pour lesquels la pensée est un art d’agrément, un héritage, une carrière libérale, ou un capital bien pl
105ment à ce modèle scientifique que se conforment l’art, les lettres et la philosophie modernes. Et la morale qui correspond
106 certaine douceur de vivre. Penser devint ainsi l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable invention, que l’on peut ba
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
107r. Encore faut-il en croire ses yeux…) Il n’est d’art que physionomique. Il n’est d’esprit que dans l’action qui saisit une
108 veut saisir la genèse et l’ambition secrète de l’art de Ramuz. Un personnage de Ramuz, c’est d’abord une apparition, — une
109concret chez un homme.) ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas). » To
110uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines créatrices de sa race. Il a cette len
111communion avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un ar
112le », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fonds mythologique de la race. (Si Ramuz par exemple nou
113xemplaire l’accord des éléments dont se nourrit l’art de Ramuz. Voici Caille, le colporteur biblique, qui s’avance dès le m
114ge entièrement créé, entièrement « autorisé ». Un art, qui rend les choses à l’état naissant, rugueux, décapé de toute rhét
115sance naturelle, dans sa fascinante monotonie. Un art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
116e sans prises, d’une pensée sans risques, et d’un art sans pitié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble
117la plus clairvoyante que Ramuz ait écrite sur son art, mais aussi parce qu’elle indique, à peu près seule dans son œuvre, u
118é-apercevoir pour un instant que tendent tous les arts, et à nulle autre chose ; à quoi tendent les notes et à nulle autre c
1197] par l’effort créateur… Autant de formules d’un art dont la genèse se confond avec celle de la personne. Dans un essai où
120 l’origine d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’identité d
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
121 que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique, et de publicité
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
122ires. Le monarque caduc c’est la culture, c’est l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour rien de grand,
123e. Au jour où nous en sommes, on ne refait pas un art avec un point de vue d’art, ou de philosophie, ou de morale, mais en
124s, on ne refait pas un art avec un point de vue d’art, ou de philosophie, ou de morale, mais en refaisant une société où l’
125 ou de morale, mais en refaisant une société où l’art exerce une fonction nécessaire. Toutes les grandes littératures sont
55 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
126 [p. 992] L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936) aa De
127t penser avec les mains (décembre 1936) aa De l’Art poétique de Claudel, qui domine de son poids les écritures du siècle,
128t l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, d
129os loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipath
130issent à la raison de ses beautés, énoncée dans l’Art poétique ? De cet ouvrage très sévère, et sublime en tant de passages
131ve à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le diviseur, ne connaît pas de loca
132it ». Ô singerie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute é
133ie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! p
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
134oncevaient encore leur rôle comme un service de l’art et de la pensée. Nous dirons tout à l’heure comment s’appelle l’agent
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
135. En France 44 , elle est devenue la science ou l’art, également impurs et maléfiques, des rapports de partis à partis, ou
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
136 goutte. Je ne sais plus quel poète a écrit : « L’art est une question de virgules. » Voilà qui donne exactement la mesure
137faire ! Si i’estoy du mestier, ie naturalizeroy l’art, autant comme ils artializent la nature. » Mais le malheur du jour d’
138nuités, par là très infidèle aux préceptes de « l’Art », mais découvrant peut-être au-delà, dans les conditions même de son
139lus s’adonner sans scrupules à certains jeux d’un art hautain, fermé sur soi. Je ne dis pas qu’il en soit incapable, qu’il
140tres buts, l’invite à s’abaisser à un niveau où l’art ancien perd ses prestiges, où l’esprit se découvre d’autres tâches. G
141 élaborées : antiquité, société policée, objets d’art, paysages célèbres, tout ce qui met une certaine distance entre le le
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
142serait parfaitement légitime, mais une morale, un art et une métaphysique ! Problème de la politique actuelle : sera-t-elle
143le : je ne m’occuperais en bonne conscience que d’art et de littérature. Mais quoi ! rien n’est moins sûr que cette permane
60 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
144gerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937) o L’art de conter pour le plaisir se perd. Et peut-être, avec lui, l’art tout
145our le plaisir se perd. Et peut-être, avec lui, l’art tout court. Dans la littérature du xxe siècle, il n’y a plus de gran
146elma Lagerlöf sait encore que l’origine de tout l’art du récit, c’est la légende. Une atmosphère d’enfance retrouvée — qu’o
147dans cette scène étonnante, l’un des secrets de l’art de Selma Lagerlöf. L’invention romanesque n’est ici que la « mise en
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
148romans ne veulent plus de morale — à cause de « l’art » — et l’art consiste à vous faire partager des tourments aussi dépri
149lent plus de morale — à cause de « l’art » — et l’art consiste à vous faire partager des tourments aussi déprimants que gra
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
150ématique obligatoire. Ils appellent le retour à l’art sain dans la liberté. — Il est temps de donner le pas à l’esprit sur
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
151obtienne à cette profondeur, donne la mesure d’un art qui ne se prend pas pour idole. p. 479 ah. « Marius Richard, Le
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
152ation vers d’autres objets, artificiels, créés ! (arts, techniques, mystique). Éluard parle, comme nous, de « construire un
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
153e ou nécessaire, mais par les moyens propres de l’art ; une considération constante des tenants et aboutissants de l’œuvre
66 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
154st apparu dès le romantisme, avec la théorie de l’art pour l’art. Pour mille raisons diverses, il n’a fait qu’empirer depui
155 se montrer original. Et qu’on ne croie pas que l’art en souffrirait : l’exemple des grands, d’un Dante ou d’un Tolstoï, su
67 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
156uit d’un relâchement des prises humaines. 2. De l’art et de la beauté. La beauté étant considérée tout simplement comme le
157érée tout simplement comme le produit réussi de l’art, — c’est-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alo
158-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alors une rhétorique, non pas au sens injurieux des modernes, mai
68 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
159as affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien bas. Et ce n’est pas seulement
160ef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien bas. Et ce n’est pas seulement une politique qui se trouve jugée
69 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
161 raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
162domaines les plus divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
163a première phrase d’un roman. C’est le trait d’un art infaillible qui nous jette dès le seuil du conte dans l’état passionn
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
164es goûts qui avaient été ceux des Celtes. 16  » L’art roman et les langues romanes attestent l’importance de l’héritage cel
165cet ailleurs ? La même question se pose pour leur art, j’entends pour leur technique poétique. « Création extrêmement origi
166tume d’opposer à l’interprétation religieuse de l’art courtois. Or il se trouve que, dès le ixe siècle, une synthèse non m
167e regina coeli, et c’est en Reine désormais que l’art va la représenter. À la « Dame des Pensées » de la cortezia, on subst
168pas attendu le dogme pour triompher dans tous les arts. Enfin, voici un dernier trait dont on verra qu’il est tout impossibl
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
169x des mondains abusés par le charme trompeur de l’art : ils n’en gardent que la poésie ; et voici que cent ans et trois cen
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
170il est bien difficile de vérifier l’influence des arts sur la vie quotidienne d’une époque. « La musique adoucit les mœurs ?
171 que Dante et ses amis sont amenés à définir leur art qu’on surprend mieux qu’ailleurs chez les poètes italiens le vrai mys
172endre un éloge de l’Astrée : du point de vue de l’art littéraire, c’est une réussite capitale. Jamais les ressources d’une
173 précision, et disons même de vérité. Ici c’est l’art et non « la vie » qui mène le jeu. Nous sommes en face d’une création
174s épiques et pittoresques. ⁂ Cependant la forme d’art que Wagner a choisie n’est pas sans recréer des possibilités de « mép
175sme s’efforça d’imposer tout au moins une forme d’art à ces puissances obscures privées de leur forme sacrée. C’est à ces v
176ns l’inconscient ou canalisé dès sa source par un art aristocratique. Et quand les cadres de la société vinrent à craquer —
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
177ndrai à quelques rapprochements formels entre les arts d’aimer et de guerroyer du xiie siècle jusqu’à nos jours. Mon propos
178 qui sont empruntées d’une façon très précise à l’art des batailles, à la tactique militaire de l’époque. Il ne s’agit plus
179u moyen âge d’une règle effectivement commune à l’art d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. [p. 2
180ègle effectivement commune à l’art d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. [p. 268] 3. La chevaleri
181 l’époque de la [p. 274] chevalerie et celle de l’art militaire moderne ; il est un élément dans la mécanisation de la guer
182esté du Siège de la Religion. Les Sciences et les Arts fleurissaient dans son sein, elle possédait de grands hommes d’État,
183dre, c’est de payer une contribution. » 174 Cet art de guerre exprimait dans son plan — alors considéré comme inférieur —
184teurs inhumains. D’où le formalisme étonnant de l’art militaire de ces siècles. 178 [p. 279] Avec Vauban, le siège d’une
185 dirait même de les subordonner à une diplomatie, art de civils. Louis XIV déclare la guerre sous des prétextes juridiques
186isant de part et d’autre que trois morts. C’est l’art savant qui est à l’honneur. Maurice de Saxe écrit : « Je ne suis poin
187naparte, les principes les plus élémentaires de l’art de guerre. » 9. La guerre nationale À partir de la Révolution, l’on
188 du chef : un système de règles précises, donc un art, désignait le vainqueur. Et ce vainqueur triomphait d’un vivant, d’un
189gée de l’exposition universelle des industries et arts appliqués de la mort, avec démonstrations quotidiennes sur le vif. b
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
190 raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
191ils écrivent. Tout cela n’est plus qu’ornements d’art, pittoresque, anecdotes interprétées par la fantaisie individuelle du
192endant, on pourrait toujours dire que la notion d’art se refuse à toute extension lorsque le rapport quantitatif entre le m
78 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
193 double contradiction. Romans, poèmes, musique, l’art et la littérature nous représentent la passion comme un paroxysme dés
79 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
194cet inventaire de la Création embrassant tous les arts et les métiers humains, de la magie cérémonielle à l’anatomie, de la
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
195z, est une science très incertaine, mais c’est un art très significatif. Lorsque j’employais tout à l’heure l’adjectif énor
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
196t consacré au but de l’œuvre. Je vois une revue d’art et de littérature consacrer des milliers de francs à sa « présentatio
82 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
197e. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet intérêt demeure impur : l’indiscrétion moderne va chercher derri
83 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
198ifié, cet œil halluciné par le réel, c’est tout l’art [p. 698] de Ramuz exposé. Ici, tout le mystère se mue en forme et en
84 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
199es apparences, le bluff éhonté ou subtil, bref, l’art de faire mentir les formes. À défaut donc d’une peinture impossible,
85 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
200onne-creux [p. 44] de l’invention bâtarde et de l’art inauthentique. Le Diable est le père du faux-art, de toutes ces œuvre
86 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
201ns presque tous nos usages, coutumes et costumes, arts, travaux et loisirs. Au point qu’on étonne un moderne en lui demandan
202de la société. Elles offraient des modèles dans l’art de courtiser un supérieur, de dominer un inférieur, et d’observer par
87 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
203 cartes On pressent assez facilement pourquoi les arts divinatoires sont liés, dans l’imagination des peuples, avec un pacte
204tous les romans illustrent, avec d’autant moins d’art qu’ils y rencontrent plus de complaisance, la théorie du droit de la
88 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
205 bleu du ciel de l’Île-de-France, la douceur de l’art et des âges, et le sourire d’une femme à l’amour fidèle et gai. Le bl
89 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
206 et le sonne-creux de l’invention bâtarde et de l’art inauthentique. Le Diable est le père du faux art, de toutes ces œuvre
207’art inauthentique. Le Diable est le père du faux art, de toutes ces œuvres qui ne sont « ni bien ni mal », parce que l’act
90 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
208ent trop puissamment son âme », qu’il appelle les arts [p. 27] d’une magie maîtrisée. La question se pose pour lui, dès l’ab
209s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me su
210position d’Iphigénie ou des Ballades, c’est que l’art est pour lui la tentation la plus aiguë de jouer avec les mystères, e
91 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
211pensable, et cependant génialement attesté par un art où [p. 123] tout signifie que la signification suprême reste une énig
92 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
212e. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet intérêt demeure impur : l’indiscrétion moderne va chercher derri
213nfirme guère cette boutade, mais l’exemple de son art tendrait à l’inverser : c’est dans son esthétique que se réfugie son
93 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
214concret chez un homme.) ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas) ». To
215uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines créatrices de sa race. [p. 170] Il a
216lit vital avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un ar
217le », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fond mythologique de la race. (Si Ramuz par exemple nous
218xemplaire l’accord des éléments dont se nourrit l’art de Ramuz. Voici Caille, le colporteur de bibles, qui s’avance dès le
219ge entièrement créé, entièrement « autorisé ». Un art qui rend les choses à l’état naissant, rugueux, décapé de toute rhéto
220e naturelle, dans sa fascinante monotonie 73 . Un art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
221te où la Russie s’engage. Un trait profond de son art m’en convainc : le sens de la vénération, qui est aussi le sens de la
222e sans prises, d’une pensée sans risques, et d’un art sans piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble,
223la plus clairvoyante que Ramuz ait écrite sur son art, mais aussi parce qu’elle indique, à peu près seule dans son œuvre, u
224 Car c’est à la réapercevoir que tendent tous les arts, et à nulle autre chose ; à quoi tendent les notes et à nulle autre c
225on par l’effort créateur… Autant de formules d’un art dont la genèse se confond avec celle de la personne. Dans un essai où
226e [p. 189] d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple et l’authentique raison d’être, l’identité d’
94 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
227 [p. 191] L’Art poétique de Claudel La création toute entière est un discours adress
228alectes. Hamann (Paraphrase du Psaume 19.) De l’Art poétique de Claudel, qui domine toute son œuvre ultérieure, je retien
229t l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, d
230os loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipath
231ssent à la raison de ses beautés, énoncées dans l’Art poétique ? De cet ouvrage très sévère, et sublime en tant de passages
232ve à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le diviseur, ne connaît pas de loca
233it ». Ô singerie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute é
234ie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! p
95 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un climat tempéré (22 août 1945)
235omme a pu y consacrer son ingéniosité à faire des arts, des armes et des lois, de la politique, des robes et une littérature
96 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
236le, étant celui de l’Américain moyen en matière d’art et surtout de peinture. (La fin de Fantasia, sur l’Ave Maria de Schub
97 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
237oclamé M. Goebbels. Voilà qui définit l’idée de l’art que peut concevoir un petit-bourgeois allemand. L’hitlérisme, c’est l
98 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
238nt au jeu mortel, quand les canons détruisaient l’art des armes, on rentrait écœuré mais libre, et l’on exhalait sa colère
239 essentiellement les solennelles démonstrations d’art du premier, le gigantisme méthodique du second. Et quant à l’élégance
240et une facture, ce qu’il faut pour faire du grand art, pour composer des hommes et des paysages dans une architecture théol
241on point des « paysages » ou des « vues » que l’« Art » dissout en impressions, et que la photo durcit et fixe comme nul re
242 là pinceaux et chevalet lorsque ayant dominé son art, il entrevoit une action plus urgente. Poète satirique ou guerrier, a
243 dans la recherche d’une forme et d’un sens. Si l’art n’y suffit pas, c’est que le mal est profond : d’où la nécessité d’ag
99 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
244emme du célèbre aviateur. Mrs. Lindbergh, avec un art discret et une sincérité frappante, recommande à ses compatriotes de
100 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
245omme a pu y consacrer son ingéniosité à faire des arts, des armes et des lois, de la politique, des robes et une littérature