1 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
1gré du temps, d’un sourire, d’un sommeil, tant de bonheurs ou de dégoûts étranges viennent m’habiter ; je ne sais plus… Je suis
2 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
2 en un chant immense. Il passe une possibilité de bonheur par personne et les devantures ne cherchent qu’à vous plaire. Chaque
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3en va très vite vers on ne sait quoi. On a mis le bonheur devant soi, dans un progrès mal défini, et l’on court après sans fin.
4ns fin. Même ceux qui ont perdu la croyance en un bonheur possible ou désirable subissent cette rage désespérée de course pure,
5ntre une difficulté.) Dégoût de la vie, dégoût du bonheur, dégoût de soi, — on l’étend vite à la société entière. Dégoût d’une
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
6fondes et indéfinies (telle sensation physique de bonheur, dans une rue au coucher du soleil, des phares d’automobiles étoilent
7uoi je me portais, mais bien ces figurants de mon bonheur que je me conciliais pour des retours possibles. C’est ainsi que fidè
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
8sais que j’allais me cramponner à cette espèce de bonheur qu’ils croient lié à la possession, et que j’allais vivre aussi sur l
9fication de leur impuissance à concevoir un autre bonheur que celui qu’ils ont reçu de papa-maman et l’Habitude, leur marraine
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
10plaisir », car elle sait « qu’entre les êtres, le bonheur est un lien sans durée. Seule la souffrance ou de secrètes anomalies
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
11e des dernières phrases de Sylvie : « Là était le bonheur, peut-être… »). Mais le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste —
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
12« est arrivé à un endroit de l’éther où il y a du bonheur ». Vous reconnaissez que Pierre Girard est un peu responsable de cett
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
13femme, qui m’aimait, et nous étions très jolis de bonheur et d’insouciance dans le bonheur de la saison. — Au soir, mon père sa
14ns très jolis de bonheur et d’insouciance dans le bonheur de la saison. — Au soir, mon père savait tout. Il effleura mon front
15ir trop limpide et trop vaste, comme un avenir de bonheur fiévreux — celui justement que j’entrevoyais. » Quand elle se fut end
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
16 son ambition, il conçoit ce mythe extravagant du bonheur de l’humanité par la possession d’automobiles Ford. Et, comme il est
17de un séjour meilleur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par l’auto. Philosophie réclame. « Ce que j’ai à cœur, aujo
18ue nous pensions gratuite : nous avons cherché le bonheur dans le développement matériel, avec l’arrière-pensée sournoise que,
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
19sages qui ne sont plus tout à fait les mêmes, des bonheurs qui signifient plus de désespoir qu’ils ne s’en doutent… C’est un dév
12 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
20arme des voix hongroises féminines suffit à votre bonheur et vous voyez bien que Mme Varshany est une grande artiste. Vous vous
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
21’une très vague angoisse que l’on fuyait avec des bonheurs fous dans les bras maternels, ou bien dans ces promenades en tenant l
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
22re à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peu
23que Baring le fameux, l’irrépressible argument du bonheur, fondement pratique de la morale courante. Presque tous les événement
24e son roman le contredisent. Ceci entraîne cela — bonheur ou catastrophe — non parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une
25ous sommes naturellement portés à confondre notre bonheur avec notre bien, et à taxer d’immoralisme tout acte qui entraîne des
26té, elle, est indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre. Dans Da
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
27dans l’âme du jeune homme : comment concilier son bonheur personnel avec l’idéal de rénovation sociale qu’il a conçu ? Et comme
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
28ne importance psychologique considérable : que le bonheur de l’homme n’est pas dans la liberté, mais dans l’acceptation d’un de
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
29rces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne pas se rendre compte de ce qu’ils vivent. Dans quelqu
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
30 Jacques Chardonne étudie dans Claire poursuit un bonheur purement égoïste, et par là si précaire qu’il côtoie bien souvent l’a
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
31le d’une humanité qui croit pouvoir fabriquer son bonheur par ses propres forces, notre devoir est net : nous avons à défendre
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
32une clarté au dessein général. Mais celui-ci, par bonheur, est très simple : Il n’y a point de questions plus grossières que c
21 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
33d’avaler. Il y a même l’oubli. Ainsi de l’idée du bonheur : qu’on la détruise, qu’on la mange et qu’on l’oublie. Ainsi de tant
22 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
34e que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que vous préférez l’un à l’autre ? Sonnette
35us que vous n’avez jamais su si vous préfériez le bonheur ou la tristesse. Car vous ne savez pas où est votre bien. C’est pourq
36elles ». C’est pourquoi vous pensez encore que le bonheur peut exister en dehors de la souffrance, et même qu’il est le contrai
37ps vous serait un Dieu rendu visible ; et votre « bonheur » rien de plus que l’un des noms de sa présence. Mais un jour la lumi
23 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
38omme elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’un près de moi. Ma tête
24 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
39iennent et soient signes l’un de l’autre. Dans le bonheur de cette matinée, la pensée s’abandonne à la séduction des ramures, e
40c les pensées et les êtres nés de la marche et du bonheur de respirer. Combien j’aime ces ciels bas et traînants. Le beau temps
25 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
41e puissance et de service ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur
42de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquences politiq
26 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
43t idéal atteint se retourne aussitôt contre notre bonheur. Depuis l’auteur de l’Ecclésiaste jusqu’au romancier le plus moderne,
27 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
44st, et non point une morale prudente, garantie de bonheur terrestre ou céleste. Car cette rencontre est mortelle à l’homme. Et
28 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
45ervir une grande cause et de se sacrifier pour le bonheur collectif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du tr
29 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
46ci à opérer — quelquefois d’ailleurs avec un rare bonheur — en dehors et le plus souvent contre lui. (Notons qu’avec la dégrada
30 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
47que et païenne à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins païenne à la valeur absolue de l
31 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
48n parle de salut, eux se bornent à revendiquer le bonheur des hommes, la justice. Faut-il voir là autre chose qu’une question d
49st providentiel ! chaque fois que lui échoit un « bonheur » imprévu, pousse en réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un
32 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
50, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus tr
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
51nt trop tardivement que « l’argent ne fait pas le bonheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober,
34 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
52aine reposerait dans la maxime : l’argent fait le bonheur, — si par malheur cette maxime n’était fausse. Ceci dit, la difficult
35 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
53e son œuvre. Si tous les hommes n’arrivent pas au bonheur moyen, tout sera perdu. Si je crève de faim, tout sera perdu. Le chré
36 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
54e puissance et de service ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur
55de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquences politiq
37 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
56n parle de salut, eux se bornent à revendiquer le bonheur des hommes, la justice. Reconnaissons pourtant que dans l’un et l’aut
57st providentiel ! chaque fois que lui échoit un « bonheur » imprévu, pousse en réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un
38 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
58, c’est l’établissement sur la terre d’un état de bonheur « moyen » pour tous les hommes. On perd donc son temps à essayer une
39 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
59lus de visages particuliers. Deux mythes Le Bonheur est un mythe. C’est un état vaguement pressenti de réussite permanent
60tres pleins, etc.), car chacun sait que l’état de bonheur est une chose trop fragile pour être définie et qui s’évanouit aussit
61rotte qu’on fixe devant le nez de l’âne a, sur le bonheur que poursuivent presque tous nos contemporains, l’avantage d’être com
62l’avantage d’être comestible. Le mythe moderne du bonheur n’est qu’un reflet, et un reflet terrestre et trouble, de cette félic
63e-t-on pas d’autre. L’Évangile ne parle jamais du bonheur57. Il indique à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocation,
64aisse aucune place au tourment de la recherche du bonheur. Quant à l’Égalité, chacun le sait, elle est surtout la revendication
65d’après-guerre. Elle ne va plus à la recherche du bonheur, elle ne s’efforce plus au désespoir. Elle veut connaître ce qui est.
40 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
66nce les obscurantistes, on prophétise le règne du Bonheur, de la Raison, de la Richesse et du Progrès. Et l’on se croit pour au
41 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
67la justice, science, mystique de la vie, droit au bonheur, etc., l’idée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient
68ce, de la seule Vie, de la seule Science, du seul Bonheur ; et qu’il a seul le droit de contredire nos notions, trop humaines e
42 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
69rains, a voulu que j’en fusse. Mais Nicodème, par bonheur, « sait vivre » mieux que la plupart des jeunes gens qu’il accueille
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
70es hommes d’aujourd’hui : c’est qu’ils croient au bonheur et à l’argent, les deux choses les plus irritantes du monde. (Un sous
44 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
71es en marge du culte de l’argent : la passion, le bonheur, l’aventure, la sécurité, l’esthétisme… Presque toutes ces pseudo-mes
45 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
72 à glorifier les mythes du Progrès indéfini et du Bonheur : la révolution russe a eu ce résultat au moins curieux de rendre à c
73ujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous les sacrifices. Et comment ne
46 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
74 apparue, M. Benda s’y applique pourtant non sans bonheur, curieusement suivi sur ce point par ses contradicteurs de droite. Ma
47 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
75nce les obscurantistes, on prophétise le règne du Bonheur, de la Raison, de la Richesse et du Progrès. Et l’on se croit pour au
48 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
76Et l’on repart, toutes voiles regonflées, vers le Bonheur, la Richesse, le Progrès. Symbolisés, je le répète, par Stakhanov, l’
49 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
77ui rend compte de tout cela avec plus ou moins de bonheur selon les définitions qu’on en donne, mais avec une espèce d’évidence
50 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
78 à glorifier les mythes du Progrès indéfini et du Bonheur : la révolution russe a eu ce résultat, au moins curieux, de rendre à
51 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
79ujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous les sacrifices. Et comment ne
52 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
80d’avaler. Il y a même l’oubli. Ainsi de l’idée du bonheur : qu’on la détruise, qu’on la mange et qu’on l’oublie. Ainsi de tant
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
81iers. Ah ! les beaux « instincts primitifs » ! Le bonheur idyllique de la nature ! Littérateurs, allez-y voir de près ! « Nous
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
82’intellectualisme, — la pensée solitaire, — et le bonheur. Tandis que les jeunes, les malheureux, respectent la politique, ne v
55 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
83r le succès définitif est incertain. Avec bien du bonheur, on peut espérer de détruire 150 000 ennemis par le feu, le fer, l’ea
56 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
84 été aussi absolument. C’est peut-être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduir
85Nous déjeunons sous les tilleuls. Il y a un grand bonheur dans la lumière qui baigne le jardin fleuri, éclate sur la façade de
86. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jamais très bien compris ce mot, que tant de gens invoquent
57 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
87écouvre que son œuvre a libéré les hommes de leur bonheur, et la vie de l’obsession de vivre. Cette année folle, inaugurée par
58 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
88e — mais ne dites pas que vous le faites pour son bonheur, car il est plus « heureux » que vous. Il faudrait croire fanatiqueme
89érité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À noter et à souli
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
90ut se faire, que cela s’est fait, qu’il y a là un bonheur
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
91 été aussi absolument. C’est peut-être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduir
92e — mais ne dites pas que vous le faites pour son bonheur, car il est plus « heureux » que vous. Il faudrait croire fanatiqueme
93érité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À noter et à souli
94Nous déjeunons sous les tilleuls. Il y a un grand bonheur dans la lumière qui baigne le jardin fleuri, éclate sur la façade de
95. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jamais très bien compris ce mot, que tant de gens invoquent
61 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
96nce à lui, et l’a passée à d’autres. Il reste par bonheur : les assurances sociales, vie, décès, « avec doublage », vieillesse,
97e fonde sur cette superstitionbourgeoise : que le bonheur dépend mathématiquement (statistiquement) des « améliorations » du tr
98iers. Ah ! les beaux « instincts primitifs » ! Le bonheur idyllique de la nature ! Littérateurs, allez-y voir de près ! « Nous
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
99es cités ouvrières. — Après tout, pourquoi pas ce bonheur-là ? Si c’est celui que ces hommes désirent et qui les satisfait ? Po
100me le lavis d’un architecte, oui, pourquoi pas ce bonheur au lavis et au compas ? La courbe d’une auto sur le gravier devant ce
101encore que l’homme est né pour autre chose que ce bonheur18. Qu’il est né pour un Bonheur que la nature ne lui enseigne pas, qu
102utre chose que ce bonheur18. Qu’il est né pour un Bonheur que la nature ne lui enseigne pas, qu’elle attend au contraire de lui
63 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
103uligner le caractère privé de ce qu’on appelle le bonheur des époux.   3. — Contraintes religieuses. Dans la mesure où la consc
104 justement, que les modernes font dépendre leur « bonheur » (nous reviendrons tout à l’heure sur cette notion centrale). Cette
105ranscendées mais déprimées. 2. Idée moderne du bonheur Le mariage, cessant d’être garanti par un système de contraintes s
106qu’il repose en fait sur une idée individuelle du bonheur, idée que l’on suppose commune aux deux conjoints dans le cas le plus
107s’il est assez difficile de définir en général le bonheur, le problème devient insoluble dès que s’y ajoute la volonté moderne
108ajoute la volonté moderne d’être le maître de son bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait,
109améliorer par des retouches bien calculées. Votre bonheur, répètent les prêches des magazines, dépend de ceci, exige cela — et
110ue, est à la fois de nous obséder par l’idée d’un bonheur facile, et du même coup de nous rendre inaptes à le posséder. Car tou
111introduit dans le monde de la comparaison, où nul bonheur ne saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur e
112 s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir. Il ne peut
113te rien qui doive nous faire changer d’avis. Tout bonheur que l’on veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci, — au lieu d’y ê
114 insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacité d’ennui presque morbid
115que la vie normale, plus exaltant que son « petit bonheur »… Ou l’ennui résigné, ou la passion : tel est le dilemme qu’introdui
116emme qu’introduit dans nos vies l’idée moderne du bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institutio
117t d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’e
118On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vo
64 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
119 vérité, et tous nos « devoirs » humains (dont le bonheur), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les
120isième essai le rapprochera sensiblement de son « bonheur ». Alors que tout nous montre que cent mille essais ne seraient pas e
121ement : car tout se passe d’ordinaire comme si le bonheur des époux dépendait en réalité d’un nombre fini de facteurs : caractè
122te les jeunes fiancés à calculer leurs chances de bonheur, on détourne leur attention du problème proprement éthique. En tentan
123 dis pas à une fidélité qui soit une recette de « bonheur », mais bien à une fidélité qui soit possible, n’étant pas compromise
124e des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le su
125nt que toutes vos petites morales et garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de cont
126sible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’est avant tout l’obéissance, et e
127consenti était la plus grande sagesse ; et que le bonheur qu’il a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais
128entiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est alors une manière de se sauver et d’accéder à une vie supérieu
129 » (si l’on veut), indifférente, sinon hostile au bonheur et à l’instinct vital, elle exige un retour au monde réel, tandis que
130e moi rejoint sa personne — au-delà de son propre bonheur. Ainsi la personne des époux est une mutuelle création, elle est le d
131stan). ⁂ L’amour fidèle de Tristan détruisait son bonheur et sa vie pour témoigner en faveur de la Nuit, c’est-à-dire du moi gl
132e la volonté de Dieu, même quand elle ruine notre bonheur, est salutaire. L’amour de Tristan et d’Iseut c’était l’angoisse d’êt
133’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont trop simples et totales pour qu’un discours vien
134lgie comblée par la présence cessent d’appeler un bonheur sensible, cessent de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mari
135t qu’au-delà de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la
136 de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la forme du mo
65 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
137ovisoire, d’où naîtra peut-être un homme neuf, un bonheur neuf, un orgueil mieux fondé ? C’est Goethe le premier qui nous appri
66 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
138core quelques secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri dans le vent va tout détruire. Oui, c’est bien ça, c’est tou
139truire. Oui, c’est bien ça, c’est toujours ça, le bonheur : un instant de répit sous la menace. Alors on vit à plein. On sent l
67 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
140le désir, c’est l’amour sensuel, sa fièvre et son bonheur, un « aspect éternel du cœur humain » — si vous voulez… (Mais pourquo
68 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
141de consultations pour leurs lectrices avides de « bonheur » à la recette. Quoi qu’il en soit, deux choses me frappent dans cett
69 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
142in de compte, ce n’est pas le sort matériel et le bonheur plus ou moins grand de la cité, mais les raisons de vivre des hommes
70 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
143mpare avec avidité des plus furtives promesses de bonheur, surtout si elles sont assez obscures et ambiguës pour échapper au fr
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
144 transfigure, quelque chose qui serait au-delà du bonheur et de la souffrance, une béatitude ardente. Dans « passion » nous ne
145oins autant ce qui détruit que ce qui assure « le bonheur des époux ». D’où peut venir une telle contradiction ? Si le secret d
146 pur ; et qu’il est plus fort et plus vrai que le bonheur, la société et la morale. Il vit de la vie même du romantisme en nous
147iter sa durée ? Trois ans, ce n’est guère pour le bonheur d’un couple. Et quand Tristan épouse l’autre Iseut « pour son nom et
148 qui entrave la passion, pour ce qui empêche le « bonheur » des amants, les sépare et les martyrise ? Répondre : ainsi le veut
149 romancier — mais plus profonde que celle de leur bonheur. Pas un des obstacles qu’ils rencontrent ne se révèle, objectivement,
150lter, pour le transfigurer — au détriment de leur bonheur et de leur vie même… ⁂ Nous commençons à distinguer le sens secret et
151 des malices opportunes du sort qui s’opposent au bonheur des amants. Mais comment l’expliquer lui-même, dans sa profonde ambig
152« vérité », et la vie même. Il est au-delà de nos bonheurs, de nos souffrances. Il s’élance vers l’instant suprême où la totale
153 rapide flambée. Considérez notre littérature. Le bonheur des amants ne nous émeut que par l’attente du malheur qui le guette.
154ssion à la fois partagé et combattu, anxieux d’un bonheur qu’il repousse, magnifié par sa catastrophe, — l’amour réciproque mal
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
155ement de l’Amour nie tout amour terrestre. Et son Bonheur nie tout bonheur terrestre. Considéré du point de vue de la vie, un t
156nie tout amour terrestre. Et son Bonheur nie tout bonheur terrestre. Considéré du point de vue de la vie, un tel Amour ne saura
157ne désire pas que Dieu m’aide ni me donne joie ou bonheur, sinon par vous ! S’il ne s’agit que de figures de rhétorique, quel
158. De toute manière, le but est le « suprême grand bonheur… la joie de l’anéantissement du moi ». Et cette « béatitude érotique 
159té le sien : son cœur ne prend en aversion que le bonheur qu’il est contraint d’avoir. Le lui eût-on refusé, il se serait lancé
160 amertume… Celui qui tend tous ses désirs vers un bonheur inaccessible, celui-là met sa volonté en guerre avec son désir.90 (En
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
161ossible de Dieu et de l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout amour humain ; tandis que l’orthodoxie po
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
162re qu’un retour à ce qui n’est plus le roman : au bonheur. Les grands thèmes tragiques du mythe n’éveillent guère dans l’Astrée
163uffisent à attirer notre méfiance. Quoi, c’est le bonheur qui serait fatal au repos de cet étrange amant ? Et le malheur d’être
164 moins la moitié moins excitée par la peinture du bonheur que par celle de l’infortune. » Et encore : « Une âme faite pour les
165oilà qui est vrai : nous aimons la douleur, et le bonheur nous ennuie un peu… Cela vous paraît tout naturel ? Et pourtant un Hi
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
166r le succès définitif est incertain. Avec bien du bonheur, on peut espérer de détruire 150 000 ennemis par le feu, le fer, l’ea
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
167uligner le caractère privé de ce qu’on appelle le bonheur des époux. 3. — Contraintes religieuses. — Dans la mesure où la consc
168 justement, que les modernes font dépendre leur « bonheur » (nous reviendrons tout à l’heure sur cette notion centrale). Cette
169transcendées mais déprimées. 2.Idée moderne du bonheur Le mariage cessant d’être garanti par un système de contraintes so
170qu’il repose en fait sur une idée individuelle du bonheur, idée que l’on suppose commune aux deux conjoints dans le cas le plus
171s’il est assez difficile de définir en général le bonheur, le problème devient insoluble dès que s’y ajoute la volonté moderne
172ajoute la volonté moderne d’être le maître de son bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait,
173améliorer par des retouches bien calculées. Votre bonheur, répètent les prêches des magazines, dépend de ceci, exige cela — et
174nde est à la fois de nous obséder par l’idée d’un bonheur facile, et du même coup de nous rendre inaptes à le posséder. Car tou
175introduit dans le monde de la comparaison, où nul bonheur ne saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur e
176 s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir. Il ne peut
177te rien qui doive nous faire changer d’avis. Tout bonheur que l’on veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci — au lieu d’y êt
178 insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacité d’ennui presque morbid
179que la vie normale, plus exaltant que son « petit bonheur »… Ou l’ennui résigné ou la passion : tel est le dilemme qu’introduit
180emme qu’introduit dans nos vies l’idée moderne du bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institutio
181t d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’e
182On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vo
183aîne un nouveau mariage, une nouvelle promesse de bonheur ; les trois mots étant synonymes. Ainsi, guérissant son ennui par une
184e le souligner dans cet ouvrage.) La recherche du bonheur individuel primant sur la stabilité sociale, et le respect de l’évolu
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
185 vérité, et tous nos « devoirs » humains (dont le bonheur), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les
186isième essai le rapprochera sensiblement de son « bonheur ». Alors que tout nous montre que cent mille essais ne seraient pas e
187ement : car tout se passe d’ordinaire comme si le bonheur des époux dépendait en réalité d’un nombre fini de facteurs : caractè
188te les jeunes fiancés à calculer leurs chances de bonheur, on détourne leur attention du problème proprement éthique. En tentan
189 dis pas à une fidélité qui soit une recette de « bonheur », mais bien à une fidélité qui soit possible, n’étant pas compromise
190e des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le su
191nt que toutes vos petites morales et garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de cont
192sible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’est avant tout l’obéissance à une
193consenti était la plus grande sagesse ; et que le bonheur qu’il a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais
194entiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est alors une manière de se sauver et d’accéder à une vie supérieu
195 » (si l’on veut), indifférente, sinon hostile au bonheur et à l’instinct vital, elle exige un retour au monde réel, tandis que
196e moi rejoint sa personne — au-delà de son propre bonheur. Ainsi la personne des époux est une mutuelle création, elle est le d
197’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont trop simples et totales pour qu’un discours vien
198lgie comblée par la présence cessent d’appeler un bonheur sensible, cessent de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mari
199t qu’au-delà de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la
200 de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la forme du mo
78 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
201 n’a nullement transformé les conditions de notre bonheur, mais bien celles de notre malheur. Mais l’optimisme du matérialiste
202 dictatures militaires au nom de la liberté et du bonheur des masses. Cette unanimité d’esprits partout ailleurs irréductibleme
203 culpa » des gens de gauche, dont le programme de bonheur obligatoire était le même — avec moins de franchise — que celui de l’
204s grandes démocraties ont la victoire. Non pas le bonheur fait de laisser-aller et d’insouciance du prochain, car nous le payon
79 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « À cette heure où Paris… » (17 juin 1940)
205n soir de juin pouvait s’annexer pour toujours le bonheur d’un couchant sur Saint-Germain-des-Prés, le grisant glissement de la
80 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
206nt les longues périodes d’équilibre, de santé, de bonheur ; mais bien durant ces périodes de dépression où j’avais besoin de lu
81 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
207re comme une marée de joie. Je n’oublierai pas le bonheur brillant dans tous ces yeux levés, la fraternisation générale des cla
82 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
208n soir de juin pouvait s’annexer pour toujours le bonheur d’un couchant sur Saint-Germain-des-Prés, le grisant glissement de la
209garantir l’intégrité de sa personne, et sinon son bonheur, du moins, le sens pur de sa vocation. 10. Écrit en 1942. 11. Les
83 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
210vous promet enfin ce pur néant de l’âme : santé — bonheur — prospérité — jovialité et vérité viagère. Vous serez comme des dieu
84 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
211nsion à réduire le mal et le bien aux malheurs et bonheurs qui nous adviennent, et ceux-ci à leur tour aux échecs et aux succès
212e les moyens du Bien, pour ne rien dire des vrais bonheurs qui peuvent en naître. Le Mal n’est pas nécessairement la guerre par
213ce besoin qu’ils ont soudain de s’assurer de leur bonheur, dans le cas présent, leur unité. Et c’est pourquoi ils perdront ce b
214nt, leur unité. Et c’est pourquoi ils perdront ce bonheur, comme Orphée perdit Eurydice pour avoir voulu s’assurer qu’elle le s
215e au bien commun, des vertus viriles et dures. Le bonheur individuel est devenu notre tabou : signe de décadence d’une civilisa
216t dans un monde où elle ne sert plus que le petit bonheur individuel. En vous mariant devant la loi ou devant Dieu, vous prenez
217 suivre son instinct que de garder parole, que le bonheur vaut mieux que la vérité, et que l’intérêt « vital » ne connaît pas d
218hypocrisie » s’efforçant de subordonner nos petit bonheurs à la justice, nos désirs à l’amour du prochain, et le cœur (pour parl
219éré, d’égoïste sincérité, d’idées sur le droit au bonheur, d’intensité nerveuse et de faiblesse de caractère. Au cinéma, c’est
220lité ; enfin le mépris des biens terrestres et du bonheur. Ce composé ne saurait être aussi commun que les romans et l’opéra no
221de la panique à votre front. Que va devenir votre bonheur ? Pourquoi l’être aimé vous manque-t-il ? Pourquoi s’éloigne-t-il de
222réer ? Pour cette démocratie qui ne croyait qu’au bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi pl
223 bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi plus valable que la vie ? Et si nous ne voulons pas
224que chose dont nous avions une idée naturelle, le bonheur, le progrès, la durée vers le mieux… Mais nous mourons, c’est toujour
85 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
225nd à la réalité. Les vraies vertus ne vont pas au bonheur, mais à l’Ordre et à sa justice. Elles ne vont pas à un happy ending,
226os vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonheur dans le vertige du malheur ; et qu’elles réfutent les sophismes de l’
86 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
227religieux. Mais le défi jeté à Dieu sembla porter bonheur au jeune berger. Il devint commerçant et fit une belle fortune. Et c’
228nt trop tardivement que « l’argent ne fait pas le bonheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober,
87 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
229nt les longues périodes d’équilibre, de santé, de bonheur ; mais bien durant ces périodes de dépression où j’avais besoin de lu
88 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
230mpare avec avidité des plus furtives promesses de bonheur, de libération, d’aventure ! Toute la poésie romantique de même que l
89 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
231 où, dans un autre rêve naissant, dans le rêve du bonheur d’un autre… Tout est possible. Il y en a pour tout le monde. La jalou
90 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
232 To sum up : Liberté, Prospérité et Poursuite du Bonheur, ce sont là mes trois idéaux. Et je ne les vois réalisés qu’en Amériq
91 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
233es de provenance nettement païenne : la morale du bonheur, par exemple. Comment imaginer, parmi ces gens « décents », un mystiq
92 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
234in de compte, ce n’est pas le sort matériel et le bonheur plus ou moins grand de la cité, mais les raisons de vivre des hommes
235nte, à la campagne… Je suis seul et je pense à un bonheur promis, ce revoir qui est pour demain. Et voici que soudain, un « à v
93 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
236core quelques secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri dans le vent va tout détruire. Oui, c’est ainsi, toujours ai
237ut détruire. Oui, c’est ainsi, toujours ainsi, le bonheur : un instant de répit sous la menace. Alors on vit à plein. On sent l
238aginent — ou croient devoir s’imaginer ! — que le bonheur et la force d’un peuple dépendent de sa grandeur physique, de sa mise
94 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
239s, ou pire encore : ils en ont au réveil, affreux bonheur d’une illusion rapide, où suis-je ? Déjà tout recommence, sans relâch
240n soir de juin pouvait s’annexer pour toujours le bonheur d’un couchant sur Saint-Germain-des-Prés, le grisant glissement de la
95 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
241 n’est-il pas le dernier coupon de cette carte de bonheur que tous croient mériter ? Mais le Clipper et les paquebots ne parten
242ns une lumière qui ne savent encore parler que de bonheur et de libre sagesse… Comment croire à la catastrophe lorsqu’on descen
96 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
243icelle verte le pied cassé de mon petit fauteuil. Bonheur d’écrire et de me sentir libre nuit et jour. Fin mars 1942 Écri
244. 18 août 1942 Peut-être qu’il n’est pas de bonheur plus conscient que celui de l’enfance retrouvée dans une vacance où l
97 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
245spérité ne sont pas les garants infaillibles d’un bonheur qui lui serait dû. L’échec pour lui — guerre, privations, retards — n
98 1947, Carrefour, articles (1945–1947). La France est assez grande pour n’être pas ingrate (26 novembre 1947)
246 — pour la solidité de l’argument stalinien ! Par bonheur, elles n’y suffiront pas. Le plan Marshall se fonde sur nos besoins c
99 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
247de la vie, de la prospérité et de la poursuite du bonheur » (termes empruntés, comme on sait, au préambule de la Constitution a
100 1947, Doctrine fabuleuse. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
248e que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que vous préférez l’un à l’autre ? Sonnette
249us que vous n’avez jamais su si vous préfériez le bonheur ou la tristesse. Vous ne savez pas où est votre bien. Et c’est pourqu
250tes sont « belles ». Et vous pensez encore que le bonheur peut exister en dehors de notre souffrance, ou même qu’il est le cont
251u temps vous serait un dieu rendu visible et le « bonheur » serait le nom de sa présence. Mais un jour, la lumière est morte au