1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1i passe devant la statue d’Eberhard le Barbu. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit ». Évidemmen
2t faire l’ange… » a autorisé des générations de « bourgeois cultivés » à faire la bête dès qu’il s’agit de l’âme. Dans la bouche
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
3e choc fatal pour tant d’autres du guerrier et du bourgeois. Dernièrement, il abandonna le stade et rentra dans le monde où nous
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
4 le détail dégoûtant et mesquin de certain milieu bourgeois, et l’on voit bien que l’auteur n’est pas encore détaché de la matièr
4 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
5squent de s’établir autour d’eux des mœurs un peu bourgeoises dont je ne vais pas faire le procès, mais qui expliquent, me semble-t
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
6 brève vue verticale donne la clé… Un enterrement bourgeois, mais le corbillard est traîné par un dromadaire, d’ailleurs dételé.
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
7ante des paresses accumulées de tous les cerveaux bourgeois incapables de concevoir un monde sans vieilles filles, sans capitalis
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
8ieurs incidents éveillent les soupçons du « petit bourgeois » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
9cipes mêmes de l’École, et attire-t-il les petits bourgeois comme le portrait de Numa Droz attirait les mouches ? (Le verre en ét
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
10ceux qui subordonnent la vérité à la tranquillité bourgeoise. Je tiens le « gain de paix » pour illusoire : il consiste à repousse
11nement à son [p. 27] commun dénominateur  4 . Nos bourgeois assistent sans honte à ce crime quotidien, et se félicitent du régime
12cela qui deviendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’espri
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
13a [p. 45] nervosité, de petites douleurs de jeune bourgeois. Essayez de venir me dire ça chez moi, n’est-ce pas, mes agneaux. C’e
14mesure où je participais de l’écoeurant optimisme bourgeois que je m’accommodais d’un régime nocif pour tout ce qu’il y a d’authe
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
15qu’il s’égare parfois dans les maisons des grands bourgeois, où tout, soudain, devient plus terne. Mais bien vite un intermède bo
12 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
16d’esprit le plus naturel. Mais de quoi vivent ces bourgeois aimables et insipides, qui passent des après-midi entières devant les
13 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
17ns une ballade fameuse « Que voulez-vous, je suis bourgeois ! », l’on peut se permettre quelques malices, quelques jeux d’esprit
18n tenter au-delà ». C’est le comble de l’économie bourgeoise que cette administration exacte d’un petit capital. Le contraire de l
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
19ation qui, après tant de sarcasmes contre l’enfer bourgeois, n’a trouvé d’autre salut que l’abandon à quelques obsessions sexuell
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20ntant les armes. À ce salut, les quelques députés bourgeois en redingote ne répondent que du bout des doigts, crainte, sans doute
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
21 d’un Goethe, bien superficiellement qualifiée de bourgeoise, est en réalité la garantie spirituelle qui lui permet de « s’élever
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
22sie ne s’y est pas encore répandue. Il y a peu de bourgeois en Hongrie. Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans
23de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le bourgeois supporterait difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette
24baigneuses ; quais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du s
18 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
25ion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis la, comédie n’est pas mon fort, même la triste. Je n’aime p
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
26s ne marchent plus. La faute en est à l’idéologie bourgeoise du xixe siècle [p. 186] qui consiste dans une large mesure à éviter
27 nettement que son Esprit est un produit purement bourgeois, enfant du loisir économique, il lui faudra se réfugier dans la sphèr
20 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
28de vergers — c’est la Souabe, la Thuringe, la vie bourgeoise sans avarice ; — puis le contraste d’un massif central de sapins et d
29in que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien [p. 16] quelque chose dont il convient de se gausser sans e
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30ntant les armes. À ce salut, les quelques députés bourgeois en redingote ne répondent que du bout des doigts, crainte, sans doute
31sie ne s’y est pas encore répandue. Il y a peu de bourgeois en Hongrie. Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans
32de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le bourgeois supporterait difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette
33baigneuses ; quais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du s
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
34le pont devant la statue d’Eberhard-en-Barbe. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit. » Évidemmen
35eut faire l’ange… » a autorisé des générations de bourgeois cultivés à faire la bête dès qu’il s’agit de l’âme. Dans la bouche de
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
36 par une apparente contradiction, la mentalité du bourgeois de ce pays est puissamment réaliste. J’en trouve des marques bien cur
37ropos du temps ou des affaires locales ; mais les bourgeois de Meister parlent exactement comme mes hôtes, avec les mêmes tours f
38. De là peut-être cette dignité conférée à la vie bourgeoise, qui fait un peu sourire, et qui est si réconfortante. juin 1929 Pa
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
39réellement que ne le fait l’éducation libérale et bourgeoise. Ici le risque et la violence [p. 178] physiques jouent dans la vie d
40juger la noblesse terrienne. Dire que ce sont ces bourgeois-là, bassement incapables de brutalité ou d’orgueil physiques, en reva
41de la considération. Et tout le reste de l’Europe bourgeoise fait nouveau riche, en regard de cette seule classe qui ne doit rien
42 coupées de tous liens politiques avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est perdu, mais
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
43ion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis, la comédie [p. 197] n’est pas mon fort, même la triste. Je
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
44i, dans notre éthique, s’inspire d’un conformisme bourgeois plutôt que de l’héroïsme chrétien ? En particulier, sommes-nous toujo
45it curieusement certaine notion de « correction » bourgeoise. Nullement chrétienne d’ailleurs, puisqu’elle récusait à la fois la c
46ce, c’est-à-dire la police des mœurs, l’éducation bourgeoise et ces blasphématoires « hygiènes de l’esprit » dont les ravages ne p
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
47tiens, en tant que chrétiens, non pas en tant que bourgeois, s’ils le sont, ont des raisons réelles et valables de récuser une pe
4838 , s’oppose d’emblée aux thèses des économistes bourgeois ou marxistes, pour lesquels la crise est dans les institutions. Il pa
49Sorbonne, cette pensée fabriquée [p. 481] par des bourgeois, pour des bourgeois, destinée à défendre et illustrer la notion bourg
50ée fabriquée [p. 481] par des bourgeois, pour des bourgeois, destinée à défendre et illustrer la notion bourgeoise de la vie, et
51geois, destinée à défendre et illustrer la notion bourgeoise de la vie, et payée — en la personne de ses grands maîtres — par l’Ét
52en la personne de ses grands maîtres — par l’État bourgeois. Les Chiens de garde 39 , tel est le titre de son pamphlet — ce sont
53zan demande inlassablement ce que les philosophes bourgeois font et comptent faire pour les hommes. Très bien. Nous le demandons
54a réelle humanité. C’est, pour M. Brunschvicg, le bourgeois. C’est le prolétaire pour Marx. Il s’en faut de beaucoup que la notio
28 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
55 règne au cœur du monde moderne, et la « pensée » bourgeoise a réussi ce tour pendable de la faire passer pour le bon sens même. L
56irconstances qui la molestent durement : l’espèce bourgeois cultivé que sa culture dispense de penser. En vérité, ces gens-là n’o
57 au social, si l’on accepte l’héroïsme. Un siècle bourgeois comme fut le dernier, n’osait imaginer de « réalisation » que sociale
58héros est toujours seul. Par définition. Quant au bourgeois seul, cela ne se peut concevoir, n’a jamais existé 5 . Le bourgeois n
59la ne se peut concevoir, n’a jamais existé 5 . Le bourgeois n’étant donc jamais un héros, n’entreprendra jamais la « réalisation 
29 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
60saurait être conçu à la manière des intellectuels bourgeois, dans l’abstrait, c’est-à-dire comme un système intéressant, abstract
61vous faites. » Alors que la formule d’une éthique bourgeoise est au contraire : « Faites comme tout-le-monde, et pensez ce que vou
30 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
62l semble que M. Paul s’adresse exclusivement à ce bourgeois au faciès atroce que M. Abel Faivre nous montre, chaque semaine, non
31 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
63 enrobés de crasse hypocrisie par la bureaucratie bourgeoise et militaire qu’ils engendrèrent légitimement. Il fallait voir commen
64 en vérité de conscience de classe, de conscience bourgeoise. Mais qu’elle se mêle un jour de s’affirmer par une personnalité, et
65rée de la paix ». Anti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politiques déduits par accident des principes fondament
66 actuelle et les fins que lui assigne l’« ordre » bourgeois. Une manifestation comme celle de la rue du Cherche-Midi présente cet
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
67écrivain plus naturellement libéré de l’idéologie bourgeoise, que Ramuz. Sa conception tragique du sort de l’homme suffirait à l’a
33 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
68exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus que leur propre rationalisme, sans tension n
69iographes. On a souvent rappelé l’amitié du jeune bourgeois de Francfort et de la sage et très fervente Mlle de Klettenberg. Mais
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
70s de ce nom ? Serait-ce que la mauvaise humeur du bourgeois dérangé agissant comme dérivatif, assure son conformisme foncier ? Fa
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
71âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté, dont nous mourrons, — et d’autre part une espérance, un
72 une duperie manifeste. Je les entends menacer le bourgeois : mais je ne vois pas en quoi la tyrannie du matériel qu’ils prônent
73du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines anti-bourgeoises. Mais ils
74c.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes policières grâce auxquelles
36 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
75s des fictions romanesques. Le roman est un genre bourgeois — et c’est peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois
76t peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois qui rentre chez lui après 8 heures de bureau demande aux livres une é
77rigé, plutôt qu’ébloui. ⁂ Le roman était un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventu
78 un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait une évasion
79tour du problème, plus aigu encore, de la culture bourgeoise et des valeurs révolutionnaires. (Mort de la pensée et Mort de la mor
80onnaires. (Mort de la pensée et Mort de la morale bourgeoise d’E. Berl, manifestes de groupements de jeunes tels que Esprit, Plans
37 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
81 prétendent certains écrivains marxisants, que le bourgeois protestant soit actuellement le type même du capitaliste conservateur
82onner un remarquable fascicule intitulé la Fin du bourgeois, au sommaire duquel figurent entre autres les noms de Eugen Rosenstoc
38 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
83té du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous p
84rossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort moyen et de
39 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
85ne morale de plus ; l’athéisme conserve l’orgueil bourgeois, les religions conservent l’orgueil bigot ; « tout n’est que vanité e
86e de la personne nous oppose d’une part à l’idéal bourgeois, synthèse eudémonique à l’usage des individus égoïstes, d’autre part
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
87, avide de « culture ». Volodia, lui, est fils de bourgeois : taré donc, intellectuel, ratiocineur, il n’arrive pas, malgré ses p
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
88 revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans cesse l’hypo
89ourra plus être longtemps masqué par le moralisme bourgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace,
90est qu’il a tout infecté, ou presque. La mystique bourgeoise du travail-vertu, associée à une conception purement quantitative de
42 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
91 les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut aimer sont toujours ceu
92subtilités « dialectiques », à peine dignes d’une bourgeoise Sorbonne, devra-t-on faire appel pour nous persuader que la religion
93 libérer de leurs inéluctables conséquences. » Du bourgeois positiviste au marxiste orthodoxe, on passe sans heurt ni saut, par u
94équences pratiques de cette idéologie typiquement bourgeoise. C’est là ce qu’on appelle sa révolution ! 3° Raisons mystiques Car
43 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
95veulent pas pour autant renoncer à la « culture » bourgeoise ni au pavillon de banlieue. « Avec ce que je dois au proprio, je pour
96rer une révolution en louchant vers « l’aisance » bourgeoise, — on chercherait en vain quelle est la plus inactuelle : la décision
44 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
97 ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel chrétien et
98 libérale, ou l’intelligentsia, ou la religiosité bourgeoise, qui toutes trois reculent devant le risque personnel et la violence
45 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
99lement le Parlement actuel (depuis que les grands bourgeois qui défendaient ce qu’ils croyaient être des intérêts ont cédé la pla
46 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
100sme a montré à nu ces prétentions, mais les états bourgeois n’ont plus guère à lui envier qu’un degré supérieur de logique dans l
47 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
101rine et de l’action proclamée par toute la pensée bourgeoise aboutit à la conception brutale d’une politique stalinienne ou fascis
102u’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera plus tranqu
48 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
103comme telles par les masses aussi bien que par le bourgeois. Deux cents pages de plus ou de moins n’y changeront rien, dit le bon
49 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
104 une foi constructive que bien des [p. 43] jeunes bourgeois railleurs devraient leur envier. C’est juste. Aussi bien la question
50 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
105 leur « esprit » ne soit qu’une forme de l’esprit bourgeois, une dernière survivance du spiritualisme, de la « belle âme », et, p
51 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
106la vraie nature de la société moderne. Aux grands bourgeois libéraux, philanthropes et déjà démocrates, qui croyaient sincèrement
107it inhumain. Il condamna d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire. Puis il affi
108n accumulant siècles sur siècles. Le matérialisme bourgeois, repris en charge par le marxisme, empêche la Révolution de s’arrache
109u Parti 14 , c’est lui qui fait trembler les bons bourgeois, précisément parce que, contre lui, ils se sentent privés de défense
110e capitalisme est bien à l’origine de l’idéologie bourgeoise, on a pu montrer aussi 15 qu’un fait spirituel, la Réforme, avait ét
111primauté de l’économique est au fond une croyance bourgeoise, une de ces croyances jamais avouées mais réellement agissantes qui d
112is réellement agissantes qui définissent l’esprit bourgeois, et que le marxisme n’a fait que formuler brutalement et systématiser
113, valable tout au plus contre certaines critiques bourgeoises, ne suffit plus maintenant, et ceci à cause de deux faits nouveaux, q
114me a repris à son compte la critique du spirituel bourgeois. Il a su utiliser le rappel à la réalité économique proclamé par Marx
115tre qu’une réédition standardisée de « l’esprit » bourgeois — dont justement nous étions reconnaissants à Karl Marx d’avoir montr
116ges du « clerc parfait », et de l’approbation des bourgeois les plus vilipendés par le marxisme dans sa période critique virulent
117dence évoque encore autre chose que la séparation bourgeoise et rationaliste entre la pensée et l’action, l’esprit et la matière.
52 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
118u’il s’agisse de la masse, des prolétaires ou des bourgeois, la seule méthode qui réussisse est la violence. L’idéalisme et la ré
53 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
119L’abîme devient flagrant. Il serait temps que nos bourgeois vaguement chrétiens s’en rendent compte clairement. Nous avons longte
54 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
120synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympathique, mais dont je crains qu’elle
121tique, d’un anti- « grand capitalisme » de petits bourgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu [p
122du fascisme n’apparaît pas à la majorité des bons bourgeois. Les fusillades, les passages à tabac et l’huile de ricin les indigne
55 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
123âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté, dont beaucoup meurent — et d’autre part une espérance,
124 une duperie manifeste. Je les entends menacer le bourgeois : mais je ne vois pas en quoi la tyrannie du matériel qu’ils prônent
125du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines antibourgeoises. Mais ils n
126ues, condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes policières grâce auxquelles
56 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
127dante. Mais elle ne l’est guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, l
57 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
128nt. Beaucoup proclament la faillite de la culture bourgeoise, aucun ne renonce à l’ambition d’y faire figure. Aucun ne rompt, aucu
129lculent, jusque dans leur désir de scandaliser le bourgeois. Il n’y a qu’une façon réelle de mettre les pieds dans le plat : c’es
130s par le marxisme, le fascisme, et le libertinage bourgeois. Dans la révolte de la personne contre l’État, il n’y a pas seulement
131e dureté et plus de chaleur d’âme que la jeunesse bourgeoise d’après-guerre. Elle ne va plus à la recherche du bonheur, elle ne s’
132e qui le déshumanise, et dénudé de son hypocrisie bourgeoise. Une révolution qui part à l’aventure aboutit toujours au fascisme. P
58 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
133 d’une pauvreté qui ne se mesure pas à l’aune des bourgeois, qui se révèle par les témoignages de la liberté qu’elle assure. Ordr
59 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
134ue 71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans cesse l’hypo
135ourra plus être longtemps masqué par le moralisme bourgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace,
136est qu’il a tout infecté, ou presque. La mystique bourgeoise du travail-vertu, associée à une conception purement quantitative de
60 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
137tuel » n’a pas d’autre sens pour nous. [p. 235] Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous p
138rossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort moyen et de
61 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
139de la Réforme. Il n’en reste pas moins que, toute bourgeoise qu’elle soit et qu’elle apparaisse aux yeux du monde entier, la Franc
140tit nombre par leur combativité. Si la démocratie bourgeoise, militaire, cléricalement anticléricale, parlementaire et « progressi
141xisme, en tant que réalisation extrême des idéaux bourgeois, et du fascisme, en tant que fixation brutale du capitalisme en crise
142timent patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distinction commode qu’elle suppose et implique entre la pen
143 point de vue, pour le plaisir stérile des clercs bourgeois. C’est ici la question de la tactique qui se pose, en même temps que
144lle que la déterminent le capitalisme et l’esprit bourgeois, — le lieu enfin d’un ambitieux effort de reconstruction culturelle.
62 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
145 ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener
63 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
146imés par une foi constructive que bien des jeunes bourgeois railleurs devraient leur envier. C’est juste. Aussi bien la question
64 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
147e pratiquement. Il répète avec le latin cet adage bourgeois avant la lettre : primum vivere, deinde philosophari. Cynisme ou naïv
148attaquait Nietzsche, c’est, en réalité, la morale bourgeoise. Scheler le démontre avec maîtrise dans un chapitre consacré aux vale
149que de Scheler. À l’origine de toutes les valeurs bourgeoises il n’y a pas la Loi, ni l’Évangile, il y a tout au contraire une sour
150 ressentiment, ce n’est pas le chrétien, c’est le bourgeois dont la morale usurpe l’apparence évangélique, en haine de l’Évangile
151rquer, pour finir, que cette critique de l’esprit bourgeois englobe également le socialisme humanitaire et le marxisme, qui sont,
152es aveux des tendances plus ou moins déguisées du bourgeois ? ⁂ Comme Max Scheler — au moment du moins où il écrivait L’Homme du
65 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
153ée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des intellectuels, le petit peuple
66 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
154s marxistes le nient avec plus de passion que les bourgeois n’apportent à l’affirmer. D’un côté, nous voyons une foi, de l’autre,
155 défaut de sens pratique. Et que disent alors les bourgeois ? Les mêmes phrases, à peu près, mais sans y croire, ou du moins sans
156logie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du mon
67 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
157égonfler les sentencieux ? Une impeccable dignité bourgeoise ne cesse d’inspirer les attitudes de ses héros, en dépit des carambol
68 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
158 intellectuels, hommes d’affaires, prolétaires et bourgeois. J’ai assisté cet hiver, à Paris, à l’une des rencontres du Mouvement
69 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
159 les colonnes des magazines de gauche, pâture des bourgeois snobs. Nous avons vu ce spectacle indécent : le cadavre a mangé ses m
160 Je me propose de simplifier. Dans la littérature bourgeoise, celle qui est née avec le romantisme, il me semble qu’on peut distin
161 romanciers de la vie des classes possédantes. Le bourgeois aime leurs œuvres, parce qu’il s’y retrouve ; et le peuple les aime,
162ent des deux premières, ceux qui méprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance
163éprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion
164es valeurs anarchiques qu’ils défendent, le jeune bourgeois émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier
165 tous les autres auront passé. Mais la conscience bourgeoise les ignore avec une rigueur obstinée. Nous pourrions simplifier encor
166encore et dire : il y a d’une part les moralistes bourgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part l
167urgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part les immoralistes, mais ils ne vont pas jusqu’au bout d
168ux. Et les critères « nouveaux » de l’immoralisme bourgeois trahissent la décadence du régime plus qu’ils n’annoncent la venue d’
169 justification ; or cette doctrine est proprement bourgeoise ; conservatrice, en fait, des valeurs établies ; liée, en fait et par
170ses conséquences pratiques, à l’établissement des bourgeois. Mais cette critique « de classe » reste encore négative. Elle se con
171t la publicité traduit les exigences d’une classe bourgeoise très capricieuse dans ses goûts, parce qu’elle est incertaine de sa m
172t faite complice. Nous avons vu déjà que le roman bourgeois servait à toutes fins capitalistes. Nous risquons de voir, avant peu,
173’être 14 . Nous sommes ici très loin de la notion bourgeoise de liberté, qui est absence d’obligations, de repères, de coordonnées
174aient égaler, et cependant ils suivent la coutume bourgeoise, qui est la négation de tous leurs idéaux. Certains verront peut-être
175arfait exemple d’un vice fondamental de la pensée bourgeoise, vice qui le lie au monde ancien et le condamne à passer avec lui : i
176aure une conscience commune. Nous voyons aussi le bourgeois s’émerveiller de ce rajeunissement. Craignons que le fascisme ne tire
70 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
177on : 1° parce qu’ils satisfont à peu de frais les bourgeois paresseux, vaguement inquiets de se tenir au courant de ce qu’ils cro
71 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
178é pendant plusieurs années, auprès de la critique bourgeoise, d’une attention d’autant plus sympathique qu’il criait fort et bien,
179a au compte des profits et pertes d’une « élite » bourgeoise en faillite ? Comptabilité bonne peut-être pour l’historien [p. 475]
72 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
180 est au marxisme et au mépris de la Nature ? Mode bourgeoise, tyrannie décadente, tout occupée à calculer sa propre mort. Mais Ram
181 calculer sa propre mort. Mais Ramuz n’est pas un bourgeois. Il peut attendre : son attente est présence, et porte en soi sa just
182testent la matière comme seuls les spiritualistes bourgeois savaient la détester. (Dix ans de discussions, chez les philosophes d
183ès, l’ukase en moins, ce qui s’est passé chez les bourgeois, au sujet du mot « esprit ».) Le vrai matérialiste, c’est Ramuz. Parc
73 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
184dante. Mais elle ne l’est guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, l
74 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
1854] Le banquier croit aux fatalités du Capital. Le bourgeois croit aux fatalités de l’Opinion Publique. Le communiste croit aux fa
186de pauvres êtres démoralisés par l’individualisme bourgeois et les scandales du temps, et qui ne se rallieront jamais qu’à une ré
75 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
187t pas un « changement de plan ». C’est un plan de bourgeois et même de capitalistes bourgeois. Et tel qu’il est, il ne peut about
188’est un plan de bourgeois et même de capitalistes bourgeois. Et tel qu’il est, il ne peut aboutir qu’au « fascisme ». Mais à un f
76 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
189édacteurs des Évangiles étaient-ils vraiment si « bourgeois », si prudents, si soucieux de logique, si incapables d’y atteindre,
77 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
190excité. Il apparaît alors comme le héros du monde bourgeois. Il incarne à la puissance infinie le goût du néant, — le refus de la
191efus de la vocation, — qui caractérisera le monde bourgeois aux yeux de l’historien personnaliste, encore que très peu de bourgeo
192l’historien personnaliste, encore que très peu de bourgeois aient eu conscience d’avoir ce goût. Mais son opposition si frénétiqu
193ence maladive, la situation typique de l’éthos du bourgeois : l’isolation. Ses tentatives d’évaluation s’entre-détruisent et n’ab
194ous avertit que cette œuvre appartient au monde « bourgeois », au monde de la pensée sans mains, et des mains privées de pensée ?
78 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
195r qui publia ce résumé de la vie nulle d’un jeune bourgeois ? p. 846 k. « Maurice Meunier, Idoles, Gallimard », Esprit, Pari
79 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
196, ou certains accidents heureux, entre des jeunes bourgeois, des jeunes paysans et ouvriers plus ou moins « déclassés » comme le
80 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
197ture et de l’esprit qui marque à son insu l’élite bourgeoise, et confirme sa décadence. Ils me diraient : « Honorer l’esprit pur ?
198illusion du praticisme, d’autre part, à l’éthique bourgeoise. « Descartes descendu dans la rue » 30 vient consacrer l’utilitarism
199 par l’idéalisme romantique, exploité par l’élite bourgeoise, visant à faire du clerc un inutile ; vu la situation économique inau
81 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
200i toujours l’impression qu’une certaine politesse bourgeoise stérilise toute réalité chrétienne. Cependant, les esprits s’échauffa
82 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
201inte de prendre parti. (Non-conformistes de style bourgeois, salonnards, romanciers, art-pour-l’artistes, antiquaires, exotistes,
202e pseudo-mesures que le libéralisme et l’anarchie bourgeoise ont tolérées en marge du culte de l’argent : la passion, le bonheur,
83 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
203certaines combinaisons parlementaires, les grands bourgeois, une partie des paysans, les industriels et leurs Comités, la majorit
204nnelles. Valeurs de « pères de familles », morale bourgeoise révigorée, en vérité nous sommes encore bien loin de toute espèce de
84 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
205ialistes, et avec eux des masses grandissantes de bourgeois lentement dépossédés des privilèges acquis par leur travail. La forme
206angage ne sont plus ceux de l’ouvrier ni du petit bourgeois provincial et encore moins ceux du capitalisme. Chacun tire à hue et
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
207 manière générale, tous nos romanciers à la mode, bourgeois confus de l’être encore, habiles dans l’analyse du désordre, fascinés
208t former — ou alors qui s’en chargera ? À l’élite bourgeoise avancée qui se complaît dans le tableau d’une décadence dont elle vit
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
209 université vieillie, dans les revues d’une élite bourgeoise raréfiée, dans des rencontres d’initiés qui se considèrent les uns le
210u conflit qui oppose au xxe siècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou mythique,
211e prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise est liée aujourd’hui aux conditions économiques qui définissent la cl
212 conditions économiques qui définissent la classe bourgeoise, on est en droit de supposer que cette culture procède dès l’origine
213e opposée à la noblesse féodale. Pour les auteurs bourgeois de cette époque « la dignité de l’homme ne dépend ni de la naissance
214l n’implique pas seulement qu’une nouvelle classe bourgeoise exige désormais le respect et le pouvoir, parce qu’elle vit du travai
215 lui « un destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan
216 Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale qui lui permet
217sservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale qui lui permettra de construire. À ce
218a page en vaut la peine : Tant que cette classe (bourgeoise) fut au pouvoir, elle fit de la séparation entre la propriété et le t
219e de vie de la noblesse. Les « grandes familles » bourgeoises, surtout pendant les deux dernières générations qui précédèrent leur
220nébranlable ; dès qu’ils passèrent de l’ascétisme bourgeois au luxe féodal, ils subirent le jugement de la révolution. Ils pouvai
221tre point de vue culturel. L’éthique générale des bourgeois, qui les a portés au pouvoir, considérait le travail comme une valeur
222uction pour devenir une consommation réservée aux bourgeois « oisifs » qui la « cultivent » pour elle-même. Que nous enseigne cet
223 des plus graves : c’est qu’il y a dans l’éthique bourgeoise une espèce de fatalité qui la fait se retourner contre elle-même dès
224emble bien qu’il n’ait pas vu que si la puissance bourgeoise était promise à la dissociation dès l’instant même de sa victoire, c’
225stion décisive. L’établissement légal des classes bourgeoises ne date que du xixe siècle. Mais il a revêtu aussitôt une ampleur et
226eur et une assurance qui ont permis aux écrivains bourgeois d’exprimer sans aucun scrupule les fondements secrets de leur puissan
227, affecta dès le principe l’éthique et la culture bourgeoises. Quelques remarques préliminaires nous aideront à interpréter les ill
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
228 [p. 41] III Fatalités du rationalisme bourgeois Si l’on se demande quel est le principe central de notre société bour
229nde quel est le principe central de notre société bourgeoise, son lieu commun fondamental, son arme défensive et offensive, enfin
230de même le fondement du régime et de la mentalité bourgeoise, c’est la raison, vérité « générale » hostile à toute foi incontrôlab
231n de verve et de saine vulgarité dont s’armait le bourgeois conquérant, disons Diderot pour fixer les idées, put triompher sans p
232ous serez traité de cornichon : le communisme des bourgeois, c’est une mystique, un lyrisme, ou une croyance au chambardement lib
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
233 voient en Copernic l’initiateur de la révolution bourgeoise : il y a là davantage qu’un symbole. La raison de Descartes, la logiq
234re, il n’est pas dans le bon sens calculateur des bourgeois, mais bien dans l’audace méthodique des « producteurs » de la culture
235é. En effet, cette nouvelle société est celle des bourgeois établis dans une richesse acquise par leurs ancêtres. Et l’honneur d’
236de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’autre part, le capitalisme, qui p
89 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
237fique, qui fut le principe efficace de la culture bourgeoise militante, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise
238e, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise qui était f
239se triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise qui était fondée sur la raison s’est résolue dès le lendemain de son
240pensée de leur époque. Nous avons vu que l’époque bourgeoise honore un principe rationnel. Or la raison dont il s’agit ici est d’a
90 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
241me, fatalement. C’est le cas présent de la mesure bourgeoise, nous le verrons, et ce fut le cas de la mesure qui domina l’Europe d
91 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
242me date que nous donnions à la première « crise » bourgeoise. Un fait notable illustre par ailleurs la relation de ces deux phénom
243laume de Nogaret, homme nouveau et fils de grands bourgeois, membre de la Curie royale et qualifié comme tel de clericus, « parle
92 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
244esprit signifie évasion, spiritualisme et duperie bourgeoise ; pour l’autre, présence effective de la pensée et de la foi à nos mi
245es bons nazis, les vertueux komsomols, les petits bourgeois disciplinés. C’est ce conformisme enthousiaste qui tient lieu de cons
246c’est une espèce de progrès sur l’âge des clichés bourgeois. Mais si les mots d’ordre sont faux ? Si l’ordre qu’ils imposent est
93 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
247é, l’esprit et la culture en présence du triomphe bourgeois furent rejetés dans une opposition irréductible, ne parurent plus que
94 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
248e les reproches de tout un groupe d’intellectuels bourgeois qui sympathisent avec la jeune révolution. Angoissés par la crise occ
249at, au moins curieux, de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles, la bonne
250leurs origines culturelles, la bonne conscience « bourgeoise » au sens originel, qu’ils étaient justement en train de perdre. Et p
251énéral. Étonnante réaction contre les conceptions bourgeoises, qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un
252ha des modèles et des trucs dans les littératures bourgeoises, au hasard des tendances politiques affichées par leurs grands auteur
253illusion philosophique ? Il est vrai que le monde bourgeois n’a même plus l’énergie de concevoir une illusion, une démesure ou un
254 toutes mes critiques, aux yeux des intellectuels bourgeois justement tourmentés dans leur conscience, et qui se rassurent en glo
95 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
255un saboteur, on arguera en URSS de son ascendance bourgeoise, en Allemagne de son ascendance juive.) La culture officielle aura po
96 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
256lus aiguë que tolèrent les dictatures…   Le monde bourgeois mettait l’esprit au-dessus de tout, si bien que l’esprit perdait d’ab
97 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
257ent. L’ersatz de commune mesure, dans les régimes bourgeois capitalistes, c’était l’argent. Mais le crédit s’écroule, et la mesur
258angoisse encore qui explique pourquoi la jeunesse bourgeoise hésite à s’engager dans une révolution spirituelle dont elle redoute
259du principe vivant des sociétés, et de la société bourgeoise notamment. Or il est clair qu’aucune économie ne peut survivre bien l
98 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
260olonté de confondre ce que des siècles de culture bourgeoise nous ont appris à distinguer et opposer : le cerveau et les mains dan
261 que nous avons formulées tout à l’heure, l’élite bourgeoise a choisi. Elle est pour la pondération, et elle n’appelle « sérieuse 
262 parlait Montaigne, ainsi pourrait parler l’élite bourgeoise du xixe au xxe siècle, en tant qu’elle révère et pratique la pensée
263i la première supposition impliquée par la maxime bourgeoise de Montaigne : c’est l’impartialité nécessaire du clerc, réduit au rô
264ité, je le répète, est la vertu de l’intellectuel bourgeois. On se tromperait du tout en y voyant une malice concertée dès l’orig
265 Rien ne paraît plus « naturel » à l’intellectuel bourgeois que son souci d’impartialité méthodique, vertu de laboratoire, dont o
266isse très humaine, je le sais, et d’ailleurs plus bourgeoise qu’hamlétique, mais qui entrave et déconcerte la pensée dans son exer
267déaliste, de plus faussement positiviste, de plus bourgeois. Leur langage est devenu celui des instituteurs et des comitards. Fau
268savant, courtois et libéral ; facilement étonné ; bourgeois jusque dans le respect craintif qu’il témoigne à l’homme du peuple do
269e au cœur [p. 179] du monde moderne, et la pensée bourgeoise a réussi ce tour pendable de la faire passer pour le bon sens même. L
270 l’homme moyen, cette irréalité si rassurante, si bourgeoise, on le sait de reste 79 . Par quel détour une éthique fondée sur l’in
271it celle de la démission spirituelle de la pensée bourgeoise ? Nous touchons ici au dernier chaînon de notre cycle. Bon gré mal gr
272nnêteté irresponsables de leur destinée. Pensée bourgeoise et doctrines étatistes Au terme de cette brève analyse de la logique
273e entre les distingués et les primaires). L’élite bourgeoise ou prolétarisée est à la fois déterministe et libérale. Déterministe
274ntionner deux traits qui sont communs à la pensée bourgeoise et aux divers collectivismes. Le premier, c’est le postulat de l’inac
275 conflit et l’acte personnels. La pensée libre du bourgeois et la science des faits du marxiste restent des abstractions inactuel
276, s’il se peut, de l’étatisme [p. 187] au cœur du bourgeois. Le matérialisme n’a pas besoin de se dire dialectique pour qu’appara
277par ailleurs hautement révélatrice 80 . Seuls les bourgeois de toutes classes se sentiront à l’aise dans le monde moyen que fabri
278s dictateurs. Ironie, disions-nous : communistes, bourgeois, libéraux et fascistes ont tout mis à feu et à sang pour installer su
279oirait en effet que plusieurs de nos clercs, fort bourgeois par ailleurs, mais peut-être conscients de la complicité que j’ai mar
99 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
280e les gens du peuple sont très peu différents des bourgeois, et que les régimes « populaires » allemand ou russe, tendent à l’emb
281 de revenir par exemple à la fausse tempérance du bourgeois égoïste, mais au contraire d’aller jusqu’à la fin de leur passion, là
282rantie de ce qu’on nomme, par antiphrase, l’ordre bourgeois. Garantie bien précaire. Car il y a ceux qui souffrent, d’autre part 
283partient plutôt, sous sa forme actuelle, au monde bourgeois, comme toute réaction à ce qui la provoque…) Ce qui est véritablement
284, si l’on accepte l’héroïsme personnel. Un siècle bourgeois comme fut le xixe , n’osait imaginer de réalisations que sociales : c
285, est toujours seul. (C’est peut-être pourquoi le bourgeois — l’homme du bourg — n’est pas un héros, ou cesse d’être un bourgeois
286du bourg — n’est pas un héros, ou cesse d’être un bourgeois quand il devient un héros.) Précisons : réaliser une pensée, ce n’est
100 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
287tégories de pensée rationnelles, individualistes, bourgeoises ou marxistes. Mais je désespère presque de donner la moindre « idée »