1 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
1nsiste, souffre. Et cela ne se passe plus dans le canton de Vaud, mais dans le domaine propre de Ramuz qui est l’élémentaire.
2 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
2 incidents de la moindre paroisse « libriste » du canton de Vaud. Son sens aigu de la qualité intellectuelle, sa rigueur criti
3 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
3ne très petite échelle : celle de certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plén
4 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
4he. (Car la droite n’ose pas dire son nom dans ce canton.) Les partis de gauche ont fait liste commune : cela s’appelle le fro
5 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
5té, et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des conséquences précises dans les ordres les plus divers.
6raduisent nos journaux — et spécialement dans les cantons romands — est en contradiction constante avec notre neutralité, et ce
7 pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisant la couverture des fr
6 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
8ns tous réunis pour déjeuner, on dominait tout un canton de marécages mélancoliques ; et parfois l’on voyait scintiller, dans
7 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
9ns tous réunis pour déjeuner, on dominait tout un canton de marécages mélancoliques ; et parfois l’on voyait scintiller dans u
8 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
10s. On ne comprend rien à la réalité sociale de ce canton si l’on fait abstraction de tout cela dont le marxisme, justement, se
11he. (Car la droite n’ose pas dire son nom dans ce canton.) Les partis de gauche ont fait liste commune : cela s’appelle le fro
9 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
12’à une échelle réduite : celle de certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plén
10 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
13orité des Suisses d’aujourd’hui, surtout dans les cantons protestants, Nicolas de Flue est une figure quasi mythique, édifiante
14 la vénération du peuple, surtout dans les petits cantons, a déjà mis au rang des saints (bien que la canonisation se fasse att
15s on lui fait prendre part, il se retire dans son canton natal pour y exercer les fonctions patriarcales de juge de paix, tout
16n l’année 1486, quinze assemblées de la Diète des cantons n’ont pas suffi pour rétablir l’union. C’est alors que se placent les
17une menace de guerre civile entre cités et petits cantons. Mais voici l’heure de Nicolas, l’heure qui donnera son plein sens à
18ndemain de la guerre, Robert Dürrer, historien du canton d’Unterwald. C’est une véritable somme critique de tout ce que la tra
19de Coire. Ajoutons qu’en 1585, une délégation des cantons réformés se rendit en pèlerinage au Ranft et « sur les lieux consacré
20 qui se trouvent condamner toute la politique des cantons catholiques. On sait d’autre part que l’archiduc Ferdinand II d’Autri
21nt l’idée confédérale créatrice de la Suisse. Les cantons personnifiés prenaient la parole tour à tour, comme à la Diète (Uri s
22 les richesses étrangères ; Nicolas pacifiant les cantons en rappelant aux « régionalistes » que notre État est d’abord une uni
11 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
23’en va pas de même chez nos confédérés des petits cantons. Et c’est pourquoi les catholiques n’ont pas eu de peine à s’annexer
24e l’action politique de Nicolas, Pacificateur des cantons et adversaire du régime des pensions, la Contre-Réformation insistait
25tisanes non dissimulées, les politiciens des cinq cantons catholiques cherchent leur salut dans des soutiens extérieurs, et les
26ber adjure Zurich de conserver l’ancienne foi des cantons : mais vous savez très bien que Zurich seule garde le souci de la vie
27s figures symboliques ou historiques : les Treize Cantons, des apôtres, des prophètes et des représentants de la hiérarchie cat
28e à coups de fouet par le prophète Elie. Puis les cantons personnifiés viennent discuter le renouvellement de l’ancienne allian
29que la Mort ait accompli son Jugement, les Treize Cantons reparaissent et loue la sagesse du frère Claus. Les cantons catholiqu
30paraissent et loue la sagesse du frère Claus. Les cantons catholiques reconnaissent qu’il avait eu raison de les mettre en gard
31t les doctrines qu’on ne met pas en pratique. Les cantons protestants, pour leur part, se repentent de leur orgueil. Et Nicolas
12 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
32comme accidentelles, de centres européens dans un canton : Zürich au xviiiᵉ siècle, Coppet, Bâle au temps de Burckhardt et de
13 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). III. Organisation de la Ligue
33es d’action commune ont été posées dans plusieurs cantons. Des équipes locales de la Ligue se sont constituées afin de pousser
34ouve mêlés en des proportions diverses, selon les cantons, syndicalistes et corporatistes, membres du groupe d’Oxford et des gr
35 la fédération. Sinon nous les rassemblerons, par cantons, sous l’égide de notre équipe locale. La fédération des équipes canto
14 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). VI. Que faire tout de suite ?
36, ainsi : organisation de groupes locaux (dans le canton, la commune, l’entreprise) ; renseignements et enquêtes ; lutte contr
15 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). VII. Réformes politiques
37 démocratie fédéraliste dépend de la vitalité des cantons et des communes. Celle-ci se voit menacée par un certain capitalisme
38s subventions doivent y remédier. La vitalité des cantons et des communes dépend de celle des entreprises et des familles. Nous
16 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). IX. Premiers résultats de notre action
39 communautés de travail », esquissées dans divers cantons n’auraient pas vu si tôt le jour. Quel que soit le scepticisme qu’on
17 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
40ité et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des conséquences précises dans les ordres les plus divers.
41 pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisant la couverture des fr
18 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
42on des Suisses s’élargira. Peu à peu, de nouveaux cantons s’allieront aux communes du Gothard. Un réseau compliqué de pactes re
43villes aux campagnes. Et chaque fois que l’un des cantons voudra prendre la tête de la Ligue, il trouvera tous les autres unis
44thieu Schinner — ne pouvait être gouverné par les cantons dépourvus de pouvoir central. Ou bien ce pouvoir aurait dû être impro
45ivant, par le rattachement sur pied d’égalité des cantons italiens et romands. Notre fédéralisme actuel ne date donc que de Qua
46is se recouvrir exactement. Le noyau primitif des cantons forestiers s’allie aux villes de Lucerne et Zurich ; puis conquiert a
47par là devient l’allié au second degré des autres cantons ; Berne ensuite noue des liens particuliers avec Zurich, et d’autre p
48 autorité, souvent décisive d’ailleurs. Plusieurs cantons se trouvent appartenir à deux ou trois réseaux d’alliances, lesquelle
49on apparition en Suisse à partir du moment où les cantons ont conclu une alliance unique et uniforme, au lieu qu’auparavant cha
50s grandes dimensions, au-delà des limites de leur canton natal, et sans nul détriment pour ce dernier, bien au contraire. Tand
51aire en miniature ; ceux qui veulent être de leur canton d’abord ou uniquement et appellent cela « fédéralisme », alors qu’ils
19 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
52ale », les subsides et les allocations ; mais les cantons les plus conservateurs sont souvent ceux qui, me dit-on, se gênent le
53 nombre et les groupements restreints. Les petits cantons, chez nous, ont voix égale avec les grands ; les catholiques avec les
20 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
54acré. C’est pour le garder libre que nos premiers cantons ont reçu la liberté d’Empire. Or il se trouve que providentiellement,
21 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
55 vaste halle décorée d’écussons de nos vingt-deux cantons, et le banquet commence incontinent. Nous sommes une bonne centaine,
22 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
56ats, ni la Suisse par les délégués des vingt-deux cantons. Ce serait impraticable. Ces deux Fédérations sont gouvernées, au-des
23 1948, Le Figaro, articles (1939–1953). Sagesse et folie de la Suisse (13 octobre 1948)
57z-le : « Je me garderai bien de dire que certains cantons sont moins authentiquement suisses que d’autres, mais peut-être pourr
58espoirs, les mêmes objections s’y retrouvent. Les cantons disent : nos industries seront ruinées si nous supprimons les péages.
24 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
59. » À la deuxième objection, je répondrai que les cantons suisses n’ont adopté une constitution commune qu’en 1848, au terme d’
60 réalité les défenseurs jaloux de l’autonomie des cantons contre la centralisation. Pour les uns, fédérer veut dire simplement 
61édéralisme ne consiste ni dans la seule union des cantons, ni dans leur seule autonomie. Il consiste dans l’équilibre continuel
62uisse illustre ce principe. Chaque fois qu’un des cantons, comme Zurich, ou un groupe de cantons citadins, plus riche ou plus p
63 qu’un des cantons, comme Zurich, ou un groupe de cantons citadins, plus riche ou plus peuplé que les autres, a cru pouvoir imp
64ats, ni la Suisse par les délégués des vingt-deux cantons. Ce serait impraticable. Ces deux fédérations sont gouvernées, au-des
65à réaliser, et rapidement, comme le fut celle des cantons suisses en 1848. La nécessité en est évidente, la maturation historiq
25 1948, Suite neuchâteloise. I
66ès qu’on essaye de définir l’originalité de notre canton, tout devient si complexe et souvent si bizarre aux yeux de la plupar
67 reste soi-même étonné. Principauté prussienne et canton suisse français ; traditions aristocratiques à peine éteintes (moins
26 1948, Suite neuchâteloise. V
68une famille parmi d’autres… Je la voyais dans son canton ; mais dans la Suisse ; mais dans l’Europe, que devient ce fil rouge
27 1948, Suite neuchâteloise. VIII
69iale dans le commerce quotidien, c’est le nord du canton qui a gagné et nous a faits républicains, voilà cent ans. Il nous don
70es endroits. (Exercice pour enfants des écoles du canton. Corrigez le verbe suivant : J’ai l’ennui, tu t’encoubles, il aurait
71t pour beaucoup, et qu’on ne peut pas déplacer le canton de Berne. Mais je me souviens aussi de l’état d’esprit qui entretient
28 1949, La Vie protestante, articles (1938–1978). Printemps de l’Europe (29 avril 1949)
72i proches, — comme vous circulez aujourd’hui d’un canton à l’autre de la Suisse. Imaginez cette Europe grande ouverte, où les
73 nations ne disparaîtraient pas davantage que les cantons n’ont disparu en se fédérant, mais où les guerres entre nations devie
74draient aussi impossibles que la guerre entre nos cantons. Imaginez ensuite cette grande Europe aussi décidée que la Suisse à n
29 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, n’oubliez pas l’exemple de la Suisse (3 octobre 1950)
75rté d’établissement ou d’échange commercial entre cantons, point de représentation des peuples. Un seul organe commun, la Diète
76mer les meubles. Il y eut une guerre civile entre cantons, qui fit voir l’impuissance du pacte. Il y eut un long branle-bas de
77n. Pendant le mois d’août le peuple vote dans les cantons. Le 12 septembre, la Diète proclame que la Constitution est acceptée
78drapeau suisse est arboré à côté des drapeaux des cantons. Aucun des troubles graves, aucune des ruines prévues et dûment calcu
79u des souverainetés cantonales absolues ; que les Cantons suisses vivaient ensemble depuis des siècles ; que les problèmes écon
80 autant de siècles, et souvent davantage, que nos Cantons. Leurs sorts ne sont pas moins liés, si vous regardez l’Europe dans l
30 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
81ience de la guerre de Trente Ans a montré que les cantons ne peuvent rester unis que s’ils s’abstiennent de prendre part aux gu
31 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Lettre aux députés européens (15 août 1950)
82rté d’établissement ou d’échange commercial entre Cantons, point d’unité monétaire, point de représentation des peuples. Un seu
83mer les meubles. Il y eut une guerre civile entre Cantons, qui fit voir l’impuissance du Pacte. Il y eut un long branle-bas de
84. Pendant le mois d’août, le peuple vote dans les Cantons. Le 12 septembre, la Diète proclame que la Constitution est acceptée
85drapeau suisse est arboré à côté des drapeaux des Cantons. Aucun des troubles graves, aucune des ruines prévues et dûment calcu
86u des souverainetés cantonales absolues ; que les Cantons suisses vivaient ensemble depuis des siècles ; que les problèmes écon
87 autant de siècles, et souvent davantage, que nos Cantons. Leurs sorts ne sont pas moins liés, si vous regardez l’Europe dans l
32 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
88 leur variété ait empêché les États des US ou les cantons de la Suisse de se fédérer. La souveraineté nationale absolue n’est d
33 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
89rté d’établissement ou d’échange commercial entre Cantons, point d’unité monétaire, point de représentation des peuples. Un seu
90mer les meubles. II y eut une guerre civile entre Cantons, qui fit voir l’impuissance du Pacte. Il y eut un long branle‑bas de
91. Pendant le mois d’août, le peuple vote dans les Cantons. Le 12 septembre, la Diète proclame que la Constitution est acceptée
92drapeau suisse est arboré à côté des drapeaux des Cantons. Aucun des troubles graves, aucune des ruines prévues et dûment calcu
93u des souverainetés cantonales absolues ; que les Cantons suisses vivaient ensemble depuis des siècles ; que les problèmes écon
94 autant de siècles, et souvent davantage, que nos Cantons. Leurs sorts ne sont pas moins liés, si vous regardez l’Europe dans l
34 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
95 leur variété ait empêché les États des US ou les Cantons de la Suisse de se fédérer. La souveraineté nationale absolue n’est d
35 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
96ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
36 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
97 La Suisse, c’est la boule de neige. Trois petits cantons qui se donnent la main. Et puis, une oscillation vers l’Ouest — et qu
98encore, et voilà finalement agglomérés les treize cantons. Qui n’ont pas à élever de monuments au « Rassembleur de la Terre hel
99ez même pas de familles qui en aient « fait » les cantons. Mais l’esprit ? Liberté, démocratie : rien à ajouter aux fines analy
100 l’autre, dépendant uniquement des autorités d’un canton — et émouvantes quand on pense à la somme de sacrifices que chacune d
101es représente, à l’effort que représente, pour un canton comme celui de Fribourg, la création et l’activité d’une université d
102. Mais quand ils réussissent à se dégager de leur canton — alors, pas de milieu, ils atteignent à l’universel. C’est ce que je
103khardt ou, dans un autre domaine, Karl Barth. Son canton — ou l’Europe. Lucien Febvre.
37 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
104 La Suisse ne subsiste que par la fidélité de ses cantons à une alliance indiscutée, donc sans terme prévu. C’est pourquoi le P
105 salles d’école, le souvenir de trois députés des cantons fondateurs de la Confédération, croisant leur main gauche tandis qu’i
106. Ainsi fut constitué un noyau primitif de quatre cantons. Il ne tarda guère à s’allier avec la ville impériale de Zurich, et à
107lle fit des bailliages. À la première ligue des « Cantons forestiers » renforcée par les villes, s’adjoignirent au cours des xi
108ers 1500, la Confédération se composait de treize cantons souverains, flanqués de nombreux alliés, villes libres, abbayes, vall
109 pays sujets. La transformation des bailliages en cantons, au cours des siècles suivants, puis l’entrée officielle des cités ro
110aités enchevêtrés. Notons seulement que plusieurs cantons se trouvaient appartenir à deux ou trois réseaux d’alliances, lesquel
111aire, en temps de guerre. En réalité, ce sont les cantons suisses qui ont créé et pratiqué les premiers, d’une manière qui n’a
112établi l’équité de la cause et l’outrage reçu, le canton intéressé peut requérir les Confédérés de le secourir. Cependant… cha
113 les Confédérés de le secourir. Cependant… chaque canton n’est pas allié à tous les autres. Mais bien que tous n’aient pas les
114us n’aient pas les mêmes droits, toutefois, si un canton requiert un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’a
115 un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’assemblent, les premiers appelés avertissant les autres. Mais avant
116 leur pouvoir. Et comme il pourrait arriver qu’un canton soit assailli tellement à l’improviste que l’ennemi tiendrait tous le
117tiendrait tous les passages, et par conséquent le canton n’aurait aucun moyen de demander secours par lettres ni par ambassade
118u’il sera besoin d’avoir prompt secours, tous les cantons confédérés aideront de toutes leurs forces, comme s’ils étaient nommé
119e plus riche que les campagnes, ou d’un groupe de cantons aux intérêts communs. Toutes les fois qu’un ou plusieurs des membres
120l’alliance sur pied d’égalité réelle : les petits cantons recevant des avantages de droit qui compensaient les avantages de fai
121stait un seigneur sur ses terres et plusieurs des cantons possédaient des bailliages, qu’ils opprimaient parfois durement. L’ég
122istoire de la Suisse se confond avec la lutte des cantons contre les Habsbourg. À mesure que cette maison affermit son pouvoir
123s au sujet du partage. La guerre civile entre les cantons citadins et les cantons campagnards est sur le point d’éclater. Mais
124a guerre civile entre les cantons citadins et les cantons campagnards est sur le point d’éclater. Mais à la dernière minute, un
125e alliance étrangère sera désormais interdite aux cantons, les villes de Soleure et Fribourg sont reçues dans les Ligues, et le
126elle Nicolas n’avait cessé de mettre en garde les cantons. Son rêve était de constituer au centre du continent un grand État qu
127a Réforme, voulut attaquer Zurich avec l’aide des cantons du centre, demeurés catholiques, Zwingli fut chargé du plan de défens
128ngli fut chargé du plan de défense. Vainqueur des cantons catholiques dans une première série de guerres locales, il devint à p
129temps de systole, de repliement, de réaction. Les cantons du Centre continuaient à se gouverner selon le système des Landsgemei
130rner selon le système des Landsgemeinde. Mais les cantons dont le « chef-lieu » était une cité de quelque importance, Zurich, L
131ites républiques cantonales, même dans les petits cantons à Landsgemeinde. Goethe, voyageant en Suisse vers la fin du xviiie s
132elle des « commérages », vint se réfugier dans le canton de Berne, — le plus strictement aristocratique de tous — et qu’à pein
133e tirer sur la foule. On trouvait des troupes des cantons au service des rois de France, de Prusse, d’Angleterre et d’Espagne,
134nta pas de faire de considérables concessions aux cantons : il prononça un éloge de leur fédéralisme, fort surprenant de la par
135prophétique : Sans les démocraties de vos petits cantons, vous ne présenteriez rien que ce que l’on trouve ailleurs ; vous n’a
136 sanctionnant le retour au statut de la Ligue des cantons — augmentée de neuf États nouveaux — ils réaffirmèrent solennellement
137ertaine. Le régime de la souveraineté absolue des cantons s’était révélé incapable de faire face à une menace étrangère. La néc
138ut centralisé dont on venait de les délivrer, les cantons multipliaient les mesures « nationalistes », les barrières douanières
139crise larvée s’aggrava soudain lorsqu’en 1847 les cantons catholiques constituèrent une Ligue séparée (Sonderbund) pour résiste
140créter le bannissement des jésuites. L’armée des cantons protestants, sous les ordres du général Dufour, triompha au cours d’u
141 resserrer définitivement l’alliance fédérale des cantons. La Diète de 1848 se montra fort généreuse vis-à-vis des vaincus : le
142Constitution fédérale de la Suisse : la Ligue des cantons devenait, après cinq cents ans, un État doté d’une armée, d’un budget
143e demeurée considérable de ses communes et de ses cantons, enfin la lenteur relative avec laquelle elle avait assimilé certains
144isse fût-il le problème des droits respectifs des cantons et de la Confédération. Les partis de droite représentaient la tendan
145sive de son fédéralisme. N’allait-on pas voir les cantons romands et italiens prendre parti pour les Alliés, les cantons aléman
146ds et italiens prendre parti pour les Alliés, les cantons alémaniques pour les Empires centraux ? On le vit en effet. Pendant q
147ns religieuses et surtout les jalousies entre les cantons citadins et campagnards n’avaient contraint la Confédération à une po
38 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
148 ? En obtenant l’agrégation à une commune dans un canton. Ce fait très simple contient en germe la plupart des distinctions fo
149il doit choisir la commune — et par conséquent le canton — dont il désire faire partie. « La naturalisation ne sera parfaite q
150 le candidat aura été agréé par une commune et un canton ; c’est alors seulement qu’il sera un citoyen suisse »8. Dans notre d
151e la commune au pouvoir fédéral en passant par le canton, car c’est selon ce processus que s’est constituée, historiquement, l
152ement des relations entre la Confédération et les cantons, mais encore des rapports entre le gouvernement cantonal et les commu
153pas leur territoire… C’est à ces origines que nos cantons doivent de n’être jamais devenus des États bureaucratiques et central
154s. La commune tranche en première instance, et le canton n’intervient qu’en appel. Ce régime s’est révélé particulièrement eff
155i nommé syndic ou président de commune, selon les cantons). La commune a le droit de lever des impôts, et parfois même d’exiger
156onomie va de soi chez les Suisses. Le contrôle du canton sur les communes se limite à examiner la conformité des décisions com
157ptes (parfois le budget) des municipalités. Le canton L’indigénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Et l
158digénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Et les cantons sont les éléments de base sur lesquels repose l’édifi
159ommune donne droit de cité dans un canton. Et les cantons sont les éléments de base sur lesquels repose l’édifice fédéral. Les
160e base sur lesquels repose l’édifice fédéral. Les cantons suisses sont des États souverains « dans la mesure où leur souveraine
161ière aux Suisses. Ils n’oublient jamais que leurs cantons sont antérieurs à la Confédération, qui a résulté de leurs alliances
162ation très poussée dans d’autres domaines. Chaque canton possède son gouvernement composé des trois pouvoirs habituels, l’exéc
163par le peuple à la majorité absolue dans quelques cantons, ou selon le système proportionnel dans la plupart des autres. Trois
164e proportionnel dans la plupart des autres. Trois cantons seulement (Glaris, Unterwald et Appenzell) ont conservé l’antique ins
165t d’une société politique de notre temps, dans un canton fort évolué : sur les 35 000 habitants qu’il contient, un quart seule
166 se manifestent guère que dans les parlements des cantons à prédominance citadine, comme Genève. Partout ailleurs, les considér
167ues ne sont pas celles des religions ; celles des cantons ne sont pas celles des régions économiques ; et celles des cultures n
168ation La structure politique de la plupart des cantons telle qu’on vient de la décrire, date du premier tiers du xixe siècl
169mplifiée et aérée. Cette évolution intérieure des cantons, unifiant leurs régimes dans une large mesure, allait faciliter le pa
170uite des Affaires étrangères et l’arbitrage entre cantons. Ses délibérations se voyaient constamment stérilisées par l’oppositi
171résistance fut si forte, surtout dans les anciens cantons de la Suisse centrale, que Bonaparte se vit contraint de revenir à l’
172’égalité entre les citoyens d’une part, entre les cantons et les « pays sujets » d’autre part. La Restauration conserva ces deu
173it qu’une faible garantie pour l’indépendance des cantons, en un siècle qui allait voir surgir deux nouvelles puissances unifié
174 Suisse ressemblait à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons souverains étaient les maîtres incontestés de leur politique économiq
175bles de s’entendre sur aucune mesure commune, les cantons multipliaient les mesures offensives les uns à l’égard des autres. Pr
176es plus longs, mais moins coûteux. Cependant, les cantons s’obstinaient dans leur refus de s’ouvrir les uns aux autres, et croy
177souveraineté sans restriction, qu’il s’agisse des cantons ou des États-nations modernes. Il vaut la peine de citer les termes d
178r les hommes de la Confédération et les hommes du canton… Il n’est, ce me semble, aucun motif de conserver un pareil état de c
179antes, les vœux, les projets d’un grand nombre de cantons, et cette anxiété elle-même, et ce malaise général qu’il est impossib
180éjà divisé, un nouveau brandon de discorde16. Les cantons, s’ils renonçaient à la souveraineté, perdraient leurs traditions. La
181nion économique. On prédisait tantôt la ruine des cantons riches (ce qui n’élèverait pas le niveau de vie des autres) et tantôt
182. Celle-ci fut adoptée au mois d’août, par quinze cantons et demi contre six et demi. Le 6 novembre, les Chambres se réunirent
183la Fédération limite en droit la souveraineté des cantons, elle sauvegarde en fait leur existence distincte, elle agrandit le c
184 peuple, et le Conseil des États, mandataires des cantons. Ces deux conseils ont des pouvoirs égaux, et leur accord est indispe
185e mode d’élection des Conseillers varie selon les cantons. C’est tantôt le peuple, tantôt le Grand Conseil ou la Landsgemeinde
186à raison d’un député par 22 000 habitants, chaque canton ou demi-canton formant un arrondissement ou collège électoral. (Toute
187édérale ». Elle est en même temps le chef-lieu du canton auquel elle donne son nom. Ces détails de protocole sont significatif
188dre essentiellement collégial, qu’il s’agisse des cantons ou de la Confédération. Les décisions importantes du gouvernement éma
189ui lui sont adressées par les conseils ou par les cantons » (art. 102, § 4 de la Constitution). Mais si les Chambres repoussent
190st en grande partie neutralisé par les droits des cantons et par le contrôle populaire (referendum). Au surplus, quelle que soi
191u pour la déterminer : les partis politiques, les cantons, la langue, la religion. Comme il n’y a que sept conseillers, il est
192 choisir plus d’un membre du Conseil dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plu
193l dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plus peuplés, aient droit à un siège en
194 aient droit à un siège en tout temps. Les autres cantons se voient représentés comme accidentellement, selon le jeu des trois
195; et il ne doit pas être lié trop étroitement aux cantons, en tant qu’il exerce une fonction de vigilance et d’arbitrage pour l
196érends entre la Confédération, d’une part, et les cantons ou les corporations, d’autre part. Les citoyens peuvent en outre lui
197timent leurs droits constitutionnels lésés par un canton, « ce qui a grandement contribué à l’emploi de méthodes correctes dan
198tain nombre de partis n’existent que dans un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acqui
199 seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acquis quelque importance sur le plan fédéral son
200nce centralisatrice. Ils défendent les droits des cantons contre Berne. À ce titre, et par un curieux glissement de sens, ils s
201our défendre les droits des agriculteurs dans les cantons où le parti catholique est faible ou inexistant, comme Berne. Le grou
202ante de la Confédération. Certes, l’autonomie des cantons n’est mise en question par personne. Elle reste totale au point de vu
203 des routines. D’autre part, il va de soi que les cantons sont trop petits pour constituer des marchés distincts. Une politique
204 est faite par 30 000 citoyens actifs ou par huit cantons » (art. 89) et il en va de même pour les traités internationaux de lo
205 législative et constitutionnelle existe dans les cantons. Sur le plan fédéral, il ne s’applique qu’aux révisions (totales ou p
39 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
206mières fabriques de machines s’installent dans le canton de Zurich, malgré la résistance de la population. Les cens et les dîm
207ientale du pays, et plus particulièrement dans le canton de Zurich. Ces usines ont construit les locomotives et les dynamos le
208cteurs favorables. Le gouvernement fédéral et les cantons subventionnent de diverses manières la production agricole. Les paysa
209fédérative du pays, la forte décentralisation des cantons et des foyers urbains, diminue l’isolement moral et physique du paysa
210les plus grands contrastes, mais plutôt entre les cantons. Fait remarquable, l’unification économique du pays n’a pas entraîné
211 redoutaient il y a cent ans ses adversaires. Les cantons primitifs conservent leur primitivisme, si on les compare à Zurich ou
212ndent comme les Markgenossenschaften des premiers cantons, à la nécessité de grouper les efforts pour compenser la pauvreté du
213é des cellules de base — communes et entreprises, cantons et cartels régionaux — tend à ralentir l’évolution vers l’étatisme, d
40 1953, La Confédération helvétique. La famille et l’éducation
214provoquer tant de divorces. La Suisse, divisée en cantons, est un pays où « tout le monde se connaît », où le contrôle social e
215ts négatifs. Il est frappant de constater que les cantons à majorité socialiste ne se montrent pas plus « progressistes » que l
216e 6 ou 7 ans jusqu’à l’âge de 12 ou 13, selon les cantons. Quel que soit leur niveau social, qu’ils deviennent plus tard ouvrie
217es sexes est encore combattue en théorie dans les cantons catholiques, mais elle est pratiquée un peu partout. Quelques cantons
218 mais elle est pratiquée un peu partout. Quelques cantons laissent aux communes le soin de juger de l’opportunité des classes m
219lèves. Ce régime n’est rendu praticable, dans les cantons pauvres, que par l’octroi de subventions fédérales. Il en résulte que
220édérale dans un domaine jalousement gardé par les cantons reste unique à notre connaissance34. La Constitution de 1848 autorisa
221e d’indignation, par l’opinion publique des trois cantons. Cependant, tout en sauvegardant avec vigilance leurs caractères loca
222rtion, se recrutent dans la même ville ou le même canton, parlent avec le même accent, et appartiennent aux mêmes milieux soci
223 à l’autre du territoire ont appris aux hommes de cantons différents à se connaître et à collaborer plus étroitement. D’autre p
41 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
224uissance temporelle avec les grands féodaux : les cantons primitifs devront s’armer contre eux aussi souvent que contre les Hab
225e ne fait pas partie de la Confédération des XIII cantons. Et l’œuvre du réformateur français qu’elle adopte va rayonner dans t
226tiendront la lutte, souvent sanglante, contre les cantons catholiques du Centre, jusqu’aux débuts du xviiie siècle. Dès l’époq
2271529, battus en 1531 puis de nouveau en 1656, les cantons protestants finiront par établir leur prépondérance au terme de la « 
228nt, le droit d’établissement était refusé par les cantons aux Suisses d’une confession différente de celle de la majorité. La C
229sions tel qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plu
230prement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne,
231ajorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne, où l’on ne trouve qu’un catholique pour sept habitants.) En
232des catholiques augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeu
233e protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’explique en bonne pa
234ois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de possibilités à l’immigration. Cette i
235nonciation totale aux alliances particulières des cantons, soit entre eux, soit avec l’étranger. Les conceptions politiques de
236sse non pas le lien fédéral, mais l’autonomie des cantons. Chez certains auteurs, comme Ramuz, il devient presque synonyme de s
237itique, elle défend la traditionnelle liberté des cantons, car elle y voit la garantie la plus certaine de ses droits contre le
42 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
238t à l’ensemble des autres, et majoritaire dans un canton, une région, un domaine essentiel de la vie commune. Il arrive même q
239pays, l’unification serait sa perte. Laissons aux cantons leur particularisme, comme à nos régiments leurs particularités. Nous
240urs dialectes, dont ils possèdent au moins un par canton, l’allemand officiel (Hochdeutsch ou Schriftdeutsch) étant réservé au
241 hitlérisée. Il crée entre les citoyens d’un même canton une communauté très vivante, faite de nuances familières, d’allusions
242immigrants de la Péninsule répandus dans tous les cantons suisses. L’helvétisation du Tessin a progressé très rapidement depuis
243collectés dans la population ou souscrits par les cantons. De 1939 à 1947, l’Agence des prisonniers de guerre, installée à Genè
244 25 sections auxiliaires dispersées dans d’autres cantons, a transmis aux prisonniers et à leurs familles près de 120 millions
245 international du travail. Ainsi, de même que les cantons catholiques avaient mérité du pape Jules II le titre perpétuel de « d
246 acquise que par 415 000 voix contre 323 000, dix cantons et demi (contre onze et demi) la refusant. Une fois entrée dans la Li
247édérer, comme surent le faire il y a cent ans les cantons suisses. Encore faut-il que cette fédération soit bien réelle et sinc
43 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
248tative de Strasbourg. Composée d’ambassadeurs des Cantons souverains, pourvus du droit de veto, cette Diète « n’avait en fait d
249, cette Diète « n’avait en fait d’emprise sur les Cantons que dans la mesure où elle se conformait à leurs volontés »8. La divi
250ts pour l’Europe d’aujourd’hui. Loin d’exiger des Cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution suisse de 1848
251textes : Article 1. — Les peuples des vingt-deux Cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans
252nsemble la Confédération suisse. Article 3. — Les Cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
253déral. Article 5. — La Confédération garantit aux Cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’articl
44 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
254ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
255nt fédéraliste, loin d’abolir la souveraineté des cantons, la garantit expressément ?5 Ces méprises expliquent assez bien l’ext
45 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
256onfédération helvétique a groupé en 1848 tous les cantons suisses. 5. La Suisse dépend de l’Europe Jusqu’ici, la Suisse e
46 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
257 modèle de civisme. On passe en cinq minutes d’un canton à un autre. Leurs habitants ne se connaissent guère entre eux. S’aime
47 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
258res empires se pensaient le plus grand, dans leur canton de la planète. Mais l’Europe la première a rendu l’histoire du monde
48 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
259 suivies de discussions, pour les instituteurs du canton ; — une enquête finale sur les résultats de cette action. De plus, le
49 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
260s petits ensembles constituant des républiques ou cantons, pourvus chacun de son gouvernement particulier et de ses propres éco
261je vous ai lu tout à l’heure, nous parlait de nos cantons suisses. Tantôt on nous dit au contraire : « Les Européens n’ont, au
262ents partis, ou nous autres Suisses de différents cantons, nous n’aurions vraiment pas grand-chose en commun… Vus d’Amérique, q
50 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
263rends seront tranchés par le roi d’Espagne et les cantons suisses. Le devoir d’alliance des huit souverains joue également pour
264, trois ; les Sept-Provinces, quatre ; les treize Cantons et petites souverainetés voisines, deux ; les duchés de Holstein et d
51 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
265me et c’est ce qu’on observe aujourd’hui avec les Cantons Suisses et les Provinces-Unies ou États de Hollande, où plusieurs cit
52 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
266 Révolution de février à Paris, cependant que les cantons suisses décidaient de se fédérer, qu’un Parlement fédéral allemand se
267808-1881) avait été l’auteur du code civil de son canton natal, Zürich, avant de devenir à Heidelberg l’un des plus célèbres p
268ent des avantages d’une vraie fédération pour les Cantons jadis « souverains » de son pays, recule devant cette solution lorsqu
53 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
269 France, de l’Autriche, des cités italiennes, des cantons suisses, des Flandres. Celles de la papauté produisent le même effet
54 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
270 qui survit en Suisse dans les Landsgemeinden des cantons montagnards. De là un droit qui, entre les deux extrêmes du jus roman
55 1962, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Fédéralisme et culture (3-4 mars 1962)
271ocurer une coopération sans réserve avec d’autres cantons ou pays. Votre congrès ayant pour premier objectif de surmonter cette
56 1962, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est d’abord une culture (30 juin 1962)
272s qui en naissent. D’autant plus nous sommes d’un canton, d’un pays, d’un climat religieux ou idéologique, d’autant plus nous
57 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
273des parlements, c’est la Landsgemeinde des petits cantons suisses, formant le Ring sur la place principale.) Il n’est pas de dé
58 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’éloge, l’élan, l’amour, le monde ouvert à ceux qui s’ouvrent, cela existe… (2-3 février 1963)
274obsessionnel » bloque beaucoup d’esprits dans nos cantons romands. Un seul en a tiré une œuvre forte, c’est Ramuz. Mais il ne c
59 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stage d’Oosterbeek (septembre 1964)
275dévalorisent (comme celles des Six, ou celles des cantons suisses), les régions naturelles ou créées par de nouvelles concentra
60 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
276n de type fédéraliste. L’exemple de la Suisse des cantons apparaît décisif à cet égard. b) L’Europe unifiée à l’image de l’État
277ue la Suisse a résolu, avec ses vingt-cinq petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au
278États de l’Europe qu’elles ne l’étaient entre les cantons suisses avant 1848 ; à tout le moins ne sont-elles pas d’une autre es
279et coloniales, seule la Suisse réussit à unir ses cantons selon la maxime impériale de l’union dans la diversité. Proudhon s’es
280ats européens (1879). Auteur du Code civil de son canton natal, Zurich, Bluntschli connaît les mécanismes de notre vie civique
281es décisions qui sont actuellement du ressort des cantons. Le droit d’établissement, la législation du travail, le régime fisca
282ait ses élites intellectuelles et politiques, les cantons, les villes principales, les grandes organisations professionnelles,
283’Europe. De même qu’au xiii e siècle les premiers cantons avaient reçu l’immédiateté impériale pour défendre le col du Gothard
61 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
284iaux et souvent le sens même de leur vie. Dans le canton de Neuchâtel de mon enfance, combien de fois n’ai-je pas lu cette dev
285passe sans nulle difficulté d’une commune ou d’un canton à l’autre, mais reste en général fidèle à son métier. Dire d’un homme
286u’il explique leur succès dans la majorité de nos cantons. « Simplifions », « C’est plus simple ainsi », « Rassurez-vous, ce se
287ilieu, « nos familles », et très rarement hors du canton, et dans ce cas plutôt hors de Suisse21. L’humoriste Georges Mikes af
288e Winterthour plutôt qu’à quelqu’un de Nidwald » (canton voisin). En revanche, raconte-t-il : « J’ai connu une dame de Schaffh
289ces, depuis que la mobilité de sa population d’un canton à l’autre a entraîné un accroissement correspondant des mariages inte
290e « l’immoralité » progresse notablement dans les cantons, comme elle le fait dans les trop vastes sociétés mal structurées ou
291ortants qu’on lui indiquera sont inconnus hors du canton. La Suisse résulte, l’ai-je assez dit, de l’agrégation d’innombrables
292omme d’une vallée, d’une cité, plus rarement d’un canton, presque jamais celui de la nation entière. D’autre part, le réflexe
293ti-hégémonique s’oppose à toute prédominance d’un canton ou d’un homme qui le représente. D’où les conséquences qu’on a vues d
294lez tambours, pour couvrir la frontière… Dans nos cantons, chaque enfant naît soldat ! ») et des cours de philosophie dont l’en
295. Mais quand ils réussissent à se dégager de leur canton — alors pas de milieu, ils atteignent l’universel. Au fond de son tro
296khardt ou, dans un autre domaine, Karl Barth. Son canton — ou l’Europe. » Et il est vrai que nos meilleurs esprits, hors de l’
297tine, — européenne. Paracelse quitta très tôt son canton natal de Schwyz, Euler vécut dans les Allemagnes et à la cour de Russ
298éputation nous est revenue, comme importée. « Son canton — ou l’Europe », c’est la formule parfaite. Ainsi, pour l’homme de cu
62 1965, Fédéralisme culturel (1965). I. « Toute culture est création de diversité »
299a Suisse a préservé l’autonomie de ses vingt-deux cantons, qui étaient et sont encore, selon la Constitution, vingt-deux États
300 trouvent être au nombre de vingt-cinq, comme nos cantons et demi-cantons, cette forme d’union fédérale, forte mais limitée, me
63 1965, Fédéralisme culturel (1965). II. « Devenons nous-mêmes ! »
301éralistes, je pense, tout au moins à l’échelle du canton et de la Suisse — de rester bien conscients de cette tentation perman
302ine d’années de séjour on l’est du même coup d’un canton, c’est-à-dire d’un État souverain, membre de la Confédération. Alors
303mmes d’une cité, d’une région, d’une vallée, d’un canton, un certain sens de la vie. Plus de sens pour un plus grand nombre, q
64 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
304z-le : « Je me garderai bien de dire que certains cantons sont moins authentiquement suisses que d’autres, mais peut-être pourr
65 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — Puissance du mythe
305re et pacifique, toute prête à s’agréger d’autres cantons jusqu’à ce qu’elle remplisse tout l’espace que lui assignait la Provi
66 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
306ept, à huit, à treize, à dix-huit et à vingt-deux cantons, finalement englobée dans l’État fédéral, elle ne lie plus par une al
307établi l’équité de la cause et l’outrage reçu, le canton intéressé peut requérir les confédérés de le secourir. Cependant, il
308i qui lui est allié de façon spéciale. Car chaque canton n’est pas allié avec tous les autres. (Zurich, par exemple, était al
309utres. (Zurich, par exemple, était allié aux six cantons du centre d’une part, à Berne de l’autre ; Berne, aux trois Waldstätt
310erne, aux trois Waldstätten ; ceux-ci, à tous les cantons ; Lucerne, seulement aux cinq cantons du centre, etc.) Or, bien que
311 à tous les cantons ; Lucerne, seulement aux cinq cantons du centre, etc.) Or, bien que tous n’aient pas les mêmes droits, tou
312ous n’aient pas les mêmes droits, toutefois si un canton requiert un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’a
313 un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’assemblent, les premiers appelés avertissant les autres. Mais avant
314 leur pouvoir. Et comme il pourrait arriver qu’un canton soit assailli tellement à l’improviste que l’ennemi tiendrait tous le
315tiendrait tous les passages, et par conséquent le canton n’aurait aucun moyen de demander secours par lettres ni par ambassade
316u’il sera besoin d’avoir prompt secours, tous les cantons confédérés aideront de toutes leurs forces, comme s’ils étaient nommé
317nique des alliances innombrables conclues par les cantons entre eux et avec les cités et ligues de l’Alsace, de la Souabe, de l
318r des seigneurs locaux. La confédération des Huit Cantons, ainsi formée par six pactes différents, entre en conflit avec les du
319» et seront désormais gouvernées par certains des cantons mais non par tous. C’est en 1412 seulement que l’empereur Sigismond d
320sur certains fiefs situés en Suisse. En 1418, les cantons du centre sont rattachés « pour toujours » à l’Empire, cependant que
321tholiques et protestants. L’antagonisme entre les cantons primitifs et les villes protestantes de Zurich et de Berne paralyse l
322ille ayant demandé d’adhérer aux Ligues, les cinq cantons du Centre, auxquels se joint Fribourg, s’allient contre elle avec le
323 très curieux de l’ancienne Suisse : au fond, les cantons primitifs ne se montrèrent jamais favorables à la formation progressi
324n à l’édifice complexe et mal articulé des treize cantons va permettre une remise en ordre des morceaux du puzzle brouillé. Le
325éant une « République helvétique », transforme en cantons libres les bailliages et pays sujets d’Argovie, de Thurgovie, de Vaud
326!) On voit encore à Bellinzone, chef-lieu du seul canton « italien » de la Suisse, trois forteresses crénelées dominant la pet
327 Habsbourg d’avoir fait contre leurs ancêtres. Le canton de Vaud conserve discrètement les nombreuses demeures seigneuriales b
67 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — Ce « petit peuple pacifique… »
328d’un pouvoir central capable d’imposer aux treize cantons l’unité de vues indispensable au succès de leurs ambitions. La puissa
329s. Berne, Fribourg, Soleure, Bienne et le Valais, cantons occidentaux des Ligues, médiocrement intéressés par la politique mila
330rignan, la Coupe d’Europe. Les contingents de nos cantons faisaient la guerre en partie pour servir la politique des Hautes Lig
331idité des Suisses — encore qu’il ait rapporté aux cantons des sommes telles qu’un de nos historiens admet qu’elles sont « incal
332s d’alliance qu’on nommait « capitulations ». Les cantons ou certaines familles suisses étaient autorisés à lever des troupes d
333 la fin du xviie siècle, les familles nobles des cantons et les ambassadeurs des pays étrangers éprouvent de croissantes diffi
334entrer au pays. Et il est vrai que, dès 1816, les cantons s’empressent de signer de nouvelles capitulations militaires avec hui
335s le noyau d’une armée fédérale est créé : chaque canton doit fournir des effectifs égaux à 2 % de sa population. (Le service
336rbund (1847), gagnée en quelques semaines par les cantons protestants. Un an plus tard, l’État fédératif est proclamé. La Const
337acité) mais formée de contingents fournis par les cantons (respect de l’autonomie des États membres). Elle ne sera pas permanen
338t une armée unifiée, garantissant la cohésion des cantons désormais hors d’état de nouer des alliances séparées, la Suisse de 1
68 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Ce petit peuple égalitaire… »
339s qui allaient former la Confédération des treize cantons, s’unirent bel et bien pour défendre leurs libertés traditionnelles,
340 cette caste patricienne qui allait gouverner nos cantons jusqu’aux débuts du siècle dernier. On a vu le rôle historique des dy
341igines de la noblesse qui gouverna la plupart des cantons durant la période patricienne, du xve au xixe siècle ? Je n’ai pas
342» dans la petite histoire de nos villes et de nos cantons permettront tout au moins de se former une idée de la variété des ori
343tenant à des familles aptes à gouverner dans leur canton, car celles-là seules pouvaient lever des régiments. Dans l’Annuaire
344e au Petit Conseil (ou Sénat) d’une ville ou d’un canton que l’on indique d’abord, en tête de chaque notice, marquant ainsi qu
345e rôle de la noblesse fut très variable selon les cantons et les villes. Dans les Grisons, à Schwyz ou en Valais, dès le xive
346i a fait la gloire, tout au moins littéraire, des cantons primitifs de la Suisse, gouvernés par une Landsgemeinde ? Eh bien, du
347ui avait étudié de près la constitution de chaque canton, a cette remarque judicieuse : « Si l’on considérait théoriquement la
348 Gardons-nous donc de confondre la démocratie des cantons à Landsgemeinde avec aucun autre régime, ou aucune idéologie qui se r
349ns les aristocraties urbaines que dans les petits cantons du centre. J’en donnerai deux exemples typiques, empruntés à des obse
350océdure singulière de ce genre sommaire. C’est le canton de Zoug qui en a donné le dernier exemple. Un paysan offusquoit ses c
351t le rendit encore l’un des plus riches hommes du canton, l’autre partie fut distribuée par têtes. Exemples curieusement rév
352utumes : chez les démocrates tout purs des petits cantons à Landsgemeinde, c’est la richesse qu’on paraît craindre et non pas l
353artout des places en bout de table. Dans certains cantons, la réaction démocratique a été jusqu’à supprimer la particule nobili
69 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Un pays traditionnellement neutre »
354 qu’au dernier tiers de l’histoire des « louables cantons ». Les partisans de l’abstention — Stillesitzen — dans les conflits l
355 moderne. Mais en fait, on l’a dit plus haut, les Cantons ne se privèrent pas d’intervenir dans les conflits européens — guerre
356rent sa nécessité interne pour sauver l’union des cantons. Zwingli souhaitait une confédération solidement unifiée et pacifique
357nfédération solidement unifiée et pacifique ; les cantons intérieurs, demeurés catholiques, et formant le noyau dur des Ligues,
358 des souverains qui levaient des troupes dans les cantons. La Révolution française et Napoléon vinrent bouleverser ce jeu d’int
359les aux populations : le temps était passé où les cantons pouvaient opposer à la France, à la Bourgogne ou à l’empereur Maximil
360n, d’autre part comme garantie de la cohésion des Cantons. Ces deux motifs perdaient beaucoup de leur poids, s’agissant de sanc
70 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
361« Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses » L’argument est souvent invoqué par ceux qui estiment que
362raire : 1° Qu’il a fallu plus de cinq siècles aux cantons suisses pour ne pas se fédérer solidement et pour faire l’expérience
363 la force de l’union. La Confédération des Treize Cantons, qui a duré jusqu’à la fin du xviiie siècle, n’a pas eu d’autre inst
364ien décider, paralysée par le veto d’un « grand » canton ou par l’opposition des petits coalisés. Si faible était le lien conf
365les guerres civiles acharnées, comme celle de six cantons contre Zurich au xve siècle et comme les guerres dites de religion,
366ant trois cents ans. Songeant aux troupes que les cantons, séparément, fournissaient au service étranger, et à la quasi-inexist
367 ne prouve pas nécessairement que les régimes des cantons étaient mauvais — il est d’autres raisons de les croire tels — mais à
368 1694, suppose une Diète générale où « les Treize Cantons et petites souverainetés voisines », enverraient deux députés, ce qui
369comme confédérés par l’étranger, mais non par les cantons catholiques44. Si la Suisse du point de vue politique restait une ent
370ration des anciens pays sujets, élevés au rang de cantons, mais rendait aussi aux cantons vieux et neufs une très large mesure
371élevés au rang de cantons, mais rendait aussi aux cantons vieux et neufs une très large mesure d’autonomie. On admet que le Pre
372r de l’Europe pendant l’entre-deux-guerres : Les cantons, incapables de s’entendre pour pratiquer à l’égard de la France une p
373vait partout, sauf aux frontières extérieures. Le canton du Tessin ne prélevait pas moins de treize taxes différentes sur la r
374s le pacte de 1815, à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons étaient souverains, maîtres incontestés de leur politique économique.
375bles de s’entendre sur aucune mesure commune, les cantons multipliaient les mesures offensives les uns à l’égard des autres. Pr
376nales extérieures remplaçant les péages entre les cantons. C’est à cette occasion que l’adjectif fédéral manifeste pour la prem
3775 : la faiblesse du lien qu’il institue entre les cantons, la lenteur des processus de décision qu’il concède à la Diète, la po
378l place les magistrats fédéraux désignés par leur canton, responsables devant lui, et qui se voient ainsi partagés dans leurs
379antes, les vœux, les projets d’un grand nombre de cantons, et cette anxiété elle-même, et ce malaise général qu’il est impossib
380mment la CEE.) Repoussé par le peuple de quelques cantons, accepté par un seul mais à la condition qu’onze autres au moins s’y
381nts, activité des corps francs, ligue séparée des cantons catholiques) aboutit à la guerre civile, en novembre 1847. L’armée fé
382ouge) battit en quelques semaines les troupes des cantons « séparatistes », membres du Sonderbund51. Cette ultime guerre civile
383tiques ou confessionnelles, entre les peuples des cantons affrontés. Mais le danger majeur qu’elle avait fait courir à l’union
384cinq semaines. Au vote final du 27 juin, quatorze cantons et demi-cantons l’acceptent, six s’abstiennent, cinq se déclarent hos
385 le 5 août et le 2 septembre, le peuple de chaque canton est appelé à se prononcer. La participation au scrutin n’atteint pas
386tants se prononcent en faveur du projet. Mais six cantons, dont les trois Waldstätten, ont refusé le nouveau pacte qui, selon e
387Confédération », c’est-à-dire la souveraineté des cantons. — Le 12 septembre, la Diète décrète que la Constitution fédérale est
388les défenseurs de la souveraineté sans limite des cantons. La polémique qui remplit ces quelques trente années préfigure non se
389 va vers la Suisse unie, celle qui s’en tient aux cantons souverains — sont transposables terme à terme dans la conjoncture d’a
390i justifient le protectionnisme pratiqué par leur canton ; les uns en appellent à l’idéal commun, les autres font valoir leurs
391’elles sont, la réalité politique réside dans les cantons seuls52. Il fallut le traumatisme de la guerre du Sonderbund pour rév
392que la « réalité politique » n’était plus dans le canton de papa mais dans la Suisse fédérée. Commentant l’issue de cette lutt
393nces, « seul lien depuis leurs origines entre les cantons helvétiques », W. Rappard a ces phrases lucides : L’esprit public su
394rs que les intérêts politiques et économiques des cantons commandaient leur rapprochement sinon leur fusion, les préférences de
395sées. Article 1er. — Les peuples des vingt-deux cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance [suit l’énumér
396semble la Confédération suisse. Article 3. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
397éral. Article 5. — La Confédération garantit aux cantons leur territoire, leur souveraineté dans les limites fixées par l’arti
398lière et tout traité d’une nature politique entre cantons sont interdits. Article 8. — La Confédération a seule le droit de dé
399-t-elle joué chez nous depuis 1848 et comment les cantons et l’État ont-ils trouvé en elle leur modus vivendi ? Nous avons vu q
400pris, de leur impérialisme utopique. L’utopie des cantons, c’est de rêver une indépendance de droit qui ne sacrifierait rien à
401crets d’État aux dépens de la réalité diverse des cantons. Ce complexe de tensions, toujours renouvelées et toujours à nouveau
402monnaies sont unifiées sans difficultés. Mais les cantons se refusent longtemps à l’unification du réseau ferroviaire en plein
403n vers la démocratie directe se prononce dans les cantons suisses-allemands, Zurich en tête, qui adoptent l’un après l’autre l’
404doptée en 1874 malgré la résistance prolongée des cantons catholiques de la Suisse centrale et des cantons protestants de la Su
405 cantons catholiques de la Suisse centrale et des cantons protestants de la Suisse romande. Les dispositions principales de la
406atière fédérale suivra dès 1891. En revanche, les cantons se voient imposer une certaine tutelle en matière d’instruction prima
407 faveur du secteur privé, et, par contrecoup, des cantons. Personne n’aime la bureaucratie : ni le peuple, ni les cantons, ni l
408nne n’aime la bureaucratie : ni le peuple, ni les cantons, ni les grands groupes de pression qui se constituent dès la fin du x
409ons d’ailleurs variables avec l’État central, les cantons et le peuple. ⁂ Les conflits plus ou moins violents qui déterminent c
410 ou si, « exagérant les maximes fédéralistes, les cantons s’envisagent comme des États isolés, dont chacun soigne son économie
71 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Les institutions et la vie politique
411es États, comme celle de la Suisse de l’union des cantons, mais ceux-ci ne sont pas des créations abstraites délimitées au tire
412on devient citoyen de la commune, et par suite du canton dont elle relève. Alors seulement, on peut recevoir un passeport suis
413 le candidat aura été agréé par une commune et un canton ; c’est alors seulement qu’il sera un citoyen suisse. »56 La véritab
414a fédération s’est constituée historiquement. Les cantons sont venus plus tard, le pouvoir fédéral en dernier lieu. « En Suisse
415i nommé syndic ou président de commune, selon les cantons). La commune a le droit de lever des impôts, et parfois même d’exiger
416stance des pauvres et des malades. Le contrôle du canton sur les communes se limite à examiner la conformité des décisions com
417ement des relations entre la Confédération et les cantons, mais encore des rapports entre le gouvernement cantonal et les commu
418nomie de la commune… C’est à ces origines que nos cantons doivent de n’être jamais devenus des États bureaucratiques et central
419fs. La commune décide en première instance, et le canton n’intervient qu’en appel. Ce régime s’est révélé particulièrement eff
420ne d’origine, 27 % dans une autre commune de leur canton, 7 % dans d’autres cantons. Aujourd’hui, c’est en moyenne 33 % pour l
421e autre commune de leur canton, 7 % dans d’autres cantons. Aujourd’hui, c’est en moyenne 33 % pour les trois catégories. La ten
422fois, avant que cette commune ait pris racine, le canton se verra requis de lui accorder des subventions, et cela pose un prob
423mie. Le même problème se pose d’ailleurs pour les cantons, dans leurs rapports avec les finances fédérales. Plutôt que d’essaye
424était, en somme, l’ancien état de choses ? Les Cantons et leur « souveraineté » L’indigénat d’une commune donne droit de
425digénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Au commencement de la Suisse et de chaque vie civique — phylogenèse
426et ontogenèse — il y a donc les communes, non les cantons. Ceux-ci se sont formés beaucoup plus tard, et de manières très diver
427. Le grand complexe de vallées qui forme l’actuel canton des Grisons constitua longtemps un monde à part, bien distinct de cel
428ble qu’elles se virent toutes réduites au rang de cantons, auquel accédaient en même temps leurs pays sujets, libérés. Cette un
429tat fédéral actuel. Mais que sont aujourd’hui les cantons, en droit public ? Ce sont les États souverains « dans la mesure où l
430ndépendance dans tous les autres domaines. Chaque canton possède son gouvernement composé des trois pouvoirs habituels. L’exéc
431par le peuple à la majorité absolue dans quelques cantons, ou selon le système proportionnel dans la plupart des autres. Trois
432e proportionnel dans la plupart des autres. Trois cantons seulement (Glaris, Unterwald, formé des deux demi-cantons d’Obwald et
433t d’une société politique de notre temps, dans un canton fort évolué : sur les 42 000 habitants qu’il contient, un quart seule
434 se manifestent guère que dans les parlements des cantons à prédominance citadine, comme Genève. Partout ailleurs, les considér
435s ne sont pas celles des confessions ; celles des cantons ne sont pas celles des régions économiques ; et celles des cultures n
436pire. Dans ce jeu très complexe d’allégeances, le canton représente la patrie, au sens le plus classique (et romantique !) du
437) du mot. William Rappard l’a très bien dit : Le canton, c’est pour le Suisse moyen une réalité concrète, parfois la républiq
438 ses voisins et peut-être ses amis. C’est donc le canton même, c’est-à-dire un ensemble de souvenirs historiques et d’expérien
439 (PTT, chemins de fer, assurance-vieillesse). Aux cantons tout le reste : la justice, la fiscalité, l’état civil, le droit de n
440nen » (Les canons à la fédération, la culture aux cantons), écrit un de nos bons publicistes, en un raccourci pertinent63. Mais
441es dont le financement devient trop lourd pour un canton, font l’objet de négociation entre « le cantonal » et « le fédéral »
442 le fédéral » comme on dit dans notre jargon. Les cantons, comme les particuliers, se montrent jaloux de leurs droits et refuse
443ase et de leur service commun, donc en fait : des cantons et de leur fédération. Car la Fédération n’est pas le Tout dont les c
444ion. Car la Fédération n’est pas le Tout dont les cantons ne seraient que les subdivisions, ni le Pouvoir auguste dont ils sera
445ls seraient les sujets. Conçue pour permettre aux cantons de réaliser en commun des tâches qui dépassaient leurs forces isolées
446te un instrument de coopération. À vrai dire, les cantons n’en ont pas d’autre. Il est frappant de constater que ces petits Éta
447onctionne bien sans que les peuples de nos divers cantons aient eu besoin de se connaître d’abord, d’établir des relations pers
448omplète liberté d’établissement des citoyens d’un canton dans un autre, voilà qui me paraît riche en significations somme tout
449accents et les tours de langage, si typiques d’un canton, subsistent. Genève a beau ne plus compter qu’un quart de Genevois d’
450enevois d’origine, deux tiers de Suisses d’autres cantons, et le reste d’étrangers venus du monde entier, c’est l’accent de ce
451Chef de l’État, et qui représente grosso modo les cantons, les partis et les langues. Chacun des Sept est un ministre et le dem
452peuple, et le Conseil des États, représentant les cantons. Ces deux conseils ont des pouvoirs égaux. Leur accord est indispensa
453 mode d’élections des Conseillers varie selon les cantons. C’est tantôt le peuple, ou la Landsgemeinde, tantôt le Grand Conseil
454à raison d’un député par 28 000 habitants, chaque canton ou demi-canton formant un arrondissement ou collège électoral. L’égal
455édérale ». Elle est en même temps le chef-lieu du canton auquel elle donne son nom. Ces détails de protocole sont significatif
456dre essentiellement collégial, qu’il s’agisse des cantons ou de la Confédération. Les décisions du gouvernement émanent du Cons
457ui lui sont adressées par les conseils ou par les cantons » (art. 102, par. 4 de la Constitution). Mais si les Chambres repouss
458st en grande partie neutralisé par les droits des cantons et par le contrôle populaire (référendum). Au surplus, quelle que soi
459ne les mentionne pas : les partis politiques, les cantons, les langues et les confessions. Comme il n’y a que sept conseillers
460 choisir plus d’un membre du Conseil dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plu
461l dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plus peuplés, aient droit à un siège en
462 aient droit à un siège en tout temps. Les autres cantons se voient représentés comme accidentellement, selon le jeu des trois
463; et il ne doit pas être lié trop étroitement aux cantons, en tant qu’il exerce une fonction de vigilance et d’arbitrage pour l
464férends entre la Confédération d’une part, et les cantons ou les corporations de droit public d’autre part. Les citoyens peuven
465mations, s’ils estiment leurs droits lésés par un canton, « ce qui a grandement contribué à l’emploi de méthodes correctes dan
466ain nombre de partis n’existent que dans quelques cantons, ou un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les p
467 n’existent que dans quelques cantons, ou un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acqui
468 seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acquis quelque importance sur le plan fédéral son
469nce centralisatrice. Ils défendent les droits des cantons contre Berne. À ce titre, et par un curieux glissement de sens, ils s
470r défendre les intérêts des agriculteurs dans les cantons où le parti catholique est faible ou inexistant, comme Berne. Quant a
471r Genève et Vaud, et son influence, même dans ces cantons, serait nulle si elle n’aboutissait parfois, à rapprocher les sociali
472 évidents : le parti socialiste est fort dans les cantons où les syndicats ouvriers ont leurs plus gros effectifs, même s’il n’
473 est faite par 30 000 citoyens actifs ou par huit cantons » (art. 89) ; et il en va de même pour les traités internationaux con
474par l’État fédéral, ou par le Conseil d’État d’un canton. Trois autres droits existent. Toute modification constitutionnelle,
475 aussi constitutionnelle est garanti par tous les cantons. Au plan fédéral, le droit d’initiative ne s’applique qu’aux révision
476 à l’autre du territoire ont appris aux hommes de cantons différents à collaborer. D’autre part, l’obligation pour tout citoyen
477issance de ces motifs apparaît très variable d’un canton à l’autre. Seuls jusqu’ici (1964), Genève, Vaud et Neuchâtel ont acco
478t accordé le droit de vote aux femmes. Les autres cantons romands catholiques et à prédominance agricole le refusent encore. To
479rédominance agricole le refusent encore. Tous les cantons alémaniques ont dit non par des majorités parfois très faibles dans l
480 comme la Suisse centrale. Et il est vrai que les cantons à démocratie directe ne sauraient plus où tenir leur Landsgemeinde, s
481 la réalité primordiale du civisme en Suisse : le canton, et non pas la nation. Je pense en avoir assez dit, dans les chapitre
482t à l’ensemble des autres, et majoritaire dans un canton, ou une région. Il arrive même que les majorités conjuguent leurs eff
483pays, l’unification serait sa perte. Laissons aux cantons leur particularisme, comme à nos régiments leurs particularités. Nous
72 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Les paradoxes de la vie économique
484nt nos structures politiques ? L’entreprise ou le canton sont trop petits pour faire face au nouveau défi technologique. Premi
485les plus grands contrastes, mais plutôt entre les cantons. Fait remarquable, l’unification économique du pays n’a pas entraîné
486ent, comme les Marktgenossenschaften des premiers cantons, à la nécessité de grouper les efforts pour compenser la pauvreté du
487é des cellules de base — communes et entreprises, cantons et cartels régionaux — tend à ralentir l’évolution vers l’étatisme, b
73 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Interaction de l’économique et du politique
488Tout a changé, depuis 1848, sauf le nombre de nos cantons. Cette constatation des plus simples me semble résumer le problème su
489st soumis pour consultation aux gouvernements des cantons d’une part, et aux centrales des Organisations professionnelles d’aut
490il des États reflète fidèlement les réactions des cantons, déjà connues. Et plus de la moitié des membres du Conseil national s
491par la double majorité des voix populaires et des cantons. (Mais il est arrivé bien souvent, je l’ai dit, qu’un projet de loi r
492eurs étrangers inassimilables, réduit la part des cantons dans la gestion de leur Fédération, accru les compétences de l’État,
493n passe d’une commune à l’autre, ou au mieux d’un canton à l’autre. » Accordons ce point aux centralistes ; nous allons le reg
494ltations répétées des communes pour le tracé. Les cantons demeurent les maîtres d’œuvre pour le tronçon qui les traverse. Enfin
495inance les travaux à raison de 85 % à 95 %. Aucun canton, que je sache, n’a protesté contre une pareille atteinte à sa souvera
496léaires, mais leur coût serait trop élevé pour un canton et pour les industries privées ; et leur construction exige souvent l
497 dimensions des autoroutes débordaient celles des cantons. Le processus d’association de communes qui a formé les cantons, puis
498ocessus d’association de communes qui a formé les cantons, puis l’association des cantons qui a constitué l’État fédéral, n’est
499s qui a formé les cantons, puis l’association des cantons qui a constitué l’État fédéral, n’est pas né d’autre chose que de l’e
74 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
500iaux et souvent le sens même de leur vie. Dans le canton de Neuchâtel de mon enfance, combien de fois n’ai-je pas lu cette dev
501passe sans nulle difficulté d’une commune ou d’un canton à l’autre, mais reste en général fidèle à son métier. Dire d’un homme
502u’il explique leur succès dans la majorité de nos cantons. « Simplifions », « C’est plus simple ainsi », « Rassurez-vous, ce se
503ilieu, « nos familles », et très rarement hors du canton, et dans ce cas plutôt hors de Suisse84. L’humoriste George Mikes aff
504ces, depuis que la mobilité de sa population d’un canton à l’autre a entraîné un accroissement correspondant des mariages inte
505e « l’immoralité » progresse notablement dans les cantons, comme elle le fait dans les trop vastes sociétés mal structurées ou
506ortants qu’on lui indiquera sont inconnus hors du canton. La Suisse résulte, l’ai-je assez dit, de l’agrégation d’innombrables
507omme d’une vallée, d’une cité, plus rarement d’un canton, presque jamais celui de la nation entière. D’autre part, le réflexe
508ntihégémonique s’oppose à toute prédominance d’un canton ou d’un homme qui le représente. D’où les conséquences qu’on a vues d
509lez tambours, pour couvrir la frontière… Dans nos cantons, chaque enfant naît soldat ! ») et des cours de philosophie dont l’en
510. Mais quand ils réussissent à se dégager de leur canton — alors pas de milieu, ils atteignent l’universel. Au fond de son tro
511khardt ou, dans un autre domaine, Karl Barth. Son canton — ou l’Europe. Et il est vrai que nos meilleurs esprits, hors de l’é
512tine, — européenne. Paracelse quitta très tôt son canton natal de Schwyz, Euler vécut dans les Allemagnes et à la cour de Russ
513éputation nous est revenue, comme importée. « Son canton — ou l’Europe », c’est la formule parfaite. Ainsi, pour l’homme de cu
514e que les villes libres du moyen âge et les trois cantons primitifs furent déclarés « immédiats à l’Empire », et c’était là fra
515 langue, je trouve ceci : 1° La culture, dans nos cantons, n’est pas liée à l’État, et n’a jamais été un moyen de puissance de
516nces civiques, il se rattache à sa commune, à son canton, et à la Confédération ; par son allégeance religieuse, à la Réforme
517ervateurs qui s’en réclament et qui gouvernent ce canton depuis le Moyen Âge. Le type même de l’homo alpinus : des cheveux bou
518le régime patricien et faire de la principauté un canton suisse. Rencontrant Le Corbusier dans le bureau d’une jeune revue, à
519t sculptés et chargés d’inscriptions gothiques du canton de Berne, ces fontaines surmontées de statues peintes, ces arcades, c
520guise d’orchestre) et un grand chœur, le reste du canton les 400 figurants, et partout on fabriquerait les costumes. Le sujet
521 tous les défauts qu’il voit chez les gens de son canton, et « Vaudois, Bernois, Uranais » tout ce qu’il voit de bon chez les
522ngtemps commune aux créateurs issus de nos divers cantons. La Nouvelle Héloïse, premier roman suisse, Léonard et Gertrude de Pe
523 siècle, un ancien professeur de mathématiques du canton de Berne devenu homme d’affaires, mythomane et génial — il avait « in
524s de l’Arizona. La Suisse orientale, notamment le canton d’Appenzell où Paracelse avait séjourné et pratiqué son art, est rest
525isseurs hétérodoxes, mais on trouve dans tous les cantons quantité de praticiens et de chercheurs d’avant-garde qui ont des tit
526ndant des siècles presque tous les savants de nos cantons, se voient déjà réduites à peu de chose, en nombre relatif et vertus
527rsités et hautes écoles, sauf deux, relèvent d’un canton. La Constitution de 1848 autorisait la Confédération à « établir une
528te d’indignation par l’opinion publique des trois cantons. Il est caractéristique que la seule haute école qui dépende de l’Éta
529ion, se recrutaient dans la même ville ou le même canton, parlaient avec le même accent, et appartenaient aux mêmes milieux so
530nstruments adéquats, bien trop chers pour un seul canton. Quitte à multiplier parallèlement des instituts para- et post-univer
531uissance temporelle avec les grands féodaux : les cantons primitifs devront s’armer contre eux aussi souvent que contre les Hab
532ne fait pas partie de la Confédération des Treize Cantons. Et l’œuvre du réformateur français, qu’elle adopte, va rayonner dans
533tiendront la lutte, souvent sanglante, contre les cantons catholiques du centre, jusqu’aux débuts du xviiie siècle. Dès l’époq
534nt, le droit d’établissement était refusé par les cantons aux Suisses d’une confession différente de celle de la majorité. La C
535sions tel qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants ou catholiques, mais seulement de cantons à majorité prot
536ons protestants ou catholiques, mais seulement de cantons à majorité protestante ou catholique125. En général, le nombre des ca
537des catholiques augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants que celui des protestants dans les cantons demeur
538re protestants que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’explique par l’attra
539ois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de possibilités à l’immigration. L’inte
540rice, et qui défend la traditionnelle liberté des cantons contre les empiètements éventuels du pouvoir central, institué en 184
75 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La Suisse, dans l’avenir européen
541inent, quand leurs nations ne seront plus que des cantons, toutes distances et frontières abolies, ou peu s’en faut. Et mainten
542n de type fédéraliste. L’exemple de la Suisse des cantons apparaît décisif à cet égard. b) L’Europe unifiée à l’image de l’État
543que les six États conservent des pouvoirs que nos cantons ont abandonnés depuis longtemps. L’Europe de formule unitaire me para
544 celui que la Suisse a résolu, avec ses 25 petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au
545États de l’Europe qu’elles ne l’étaient entre les cantons suisses avant 1848 ; à tout le moins ne sont-elles pas d’une autre es
546et coloniales, seule la Suisse réussit à unir ses cantons selon la maxime impériale de l’union dans la diversité. Proudhon s’es
547ats européens (1879). Auteur du Code civil de son canton natal, Bluntschli connaît les mécanismes de notre vie civique : il n’
548es décisions qui sont actuellement du ressort des cantons. Le droit d’établissement, la législation du travail, le régime fisca
549ait ses élites intellectuelles et politiques, les cantons, les villes principales, et les grandes organisations professionnelle
550’Europe. De même qu’au xiii e siècle les premiers cantons avaient reçu l’immédiateté impériale pour défendre le col du Gothard
76 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Appendice. Bref historique de la légende de Tell
551e signal d’une révolte populaire qui libérera son canton. Mais ce qui est beaucoup moins connu, c’est l’histoire de cette lége
552chronique que l’on peut consulter aux archives du canton d’Obwald et que l’on a baptisée Livre Blanc de Sarnen à cause de la c
77 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
553iant à la fois d’institutions communes (comme les cantons suisses) et de voix distinctes aux Nations unies (comme l’Ukraine et
554 ni les « Länder » allemands, trop grands, ni les cantons suisses, trop petits, ni les nationalités de la Double-Monarchie d’an
555à l’œil nu que jouent les délimitations entre les cantons suisses : simples commodités pour le cadastre, l’état civil et la gen
556ions (Belgique, Italie, Grande-Bretagne, Espagne, canton de Berne, mais aussi France avec ses Bretons, ses Basques, ses Catala
78 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il faut réinventer l’Université (29 juin 1968)
557 école de médecine peut être trop grande pour tel canton, une école polytechnique pour tel autre : elles exigent la coopératio
558autre : elles exigent la coopération de plusieurs cantons, ou la dimension nationale. De même, les recherches nucléaires sont t
559onomie, etc., sont trop chères pour une ville, un canton : la concentration des moyens au niveau national (voire international
79 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
560 Neuchâtelois de naissance et de tradition : à ce canton va donc mon allégeance patriotique. Neuchâtel fait partie de la fédér
80 1969, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’avenir du fédéralisme (septembre 1969)
561s’inspirer du propre exemple de la fédération des cantons suisses ! Il est certain que dans ces trois cas, c’est moins le fédér
81 1970, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Préface 1970
562ne se souciaient pas de ma nation plus que de mon canton natal, dans les yeux des Américains j’ai vu l’Europe comme unité réel
82 1970, Le Cheminement des esprits. Diagnostics de la culture — À la Table Ronde du Conseil de l’Europe
563ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
83 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — L’Europe des régions
564 plus aisée dans certains cas. La coopération des Cantons avec des régions différentes n’irait pas à l’encontre de la constitut
565sa réalité, celle des liens volontaires entre les cantons, même s’il n’existait plus de frontière entre Genève et Annecy, entre
566s sommes endormis et nous avons fait endosser aux Cantons le même uniforme qu’aux États. Le micronationalisme s’y est installé 
84 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
567 Suédois ! Suissesses et Suisses des vingt-deux cantons ! Tchécoslovaques (bis) ! Yougoslaves, Yougoslaves ! Vous tous, e
568sortissants de vingt-deux États souverains nommés Cantons ; il n’y a pas de Français, mais des Bretons, des Basques, des Occita
85 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
569 de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et des Cantons suisses — pas plus que cette unification, d’ailleurs, n’a supprimé ce
570fférents partis, ou même Confédérés de différents cantons, nous n’aurions pas grand-chose de commun, pas assez, à tout le moins
86 1970, Lettre ouverte aux Européens. II. L’union fédérale
571s’inspirer du propre exemple de la fédération des cantons suisses ! Il est certain que, dans ces trois cas, c’est moins le fédé
87 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
572te parvint à se faire accepter par les vingt-cinq cantons et demi-cantons qui étaient encore, au début de 1848, des États parfa
573ances qui existaient depuis des siècles entre les cantons souverains étaient trop lâches : elles ne permettaient pas une défens
574nde admettait que les péages et douanes entre les cantons étouffaient l’économie. Mais toute proposition de pacte fédéral plus
575pacte fédéral plus étroit se heurtait au veto des cantons, jaloux de leur souveraineté sacrée. La solution qui s’impose finalem
576rbund (1847), fut la suivante : loin d’exiger des cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution fédérale allait
577extes : Article 1. — Les peuples des vingt-deux cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans
578semble la Confédération suisse. Article 3. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
579éral. Article 5. — La Confédération garantit aux cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’articl
580(etc.) Ratifiés par la majorité du peuple et des cantons, ces articles ont résolu le problème à la satisfaction générale depui
88 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
581s, bénéficiant d’institutions communes (comme les cantons suisses), sinon de voix distinctes aux Nations unies (comme l’Ukraine
582 ni les « Länder » allemands, trop grands, ni les cantons suisses, trop petits, ni les nationalités de la double monarchie d’an
583à l’œil nu que jouent les délimitations entre les cantons suisses : simples commodités pour le cadastre, l’état civil, le fisc
584r ma naissance, ma tradition et mon accent : à ce Canton (qui fut durant des siècles une principauté souveraine) va donc mon a
89 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. I. Pour une nouvelle définition du fédéralisme
585s’inspirer du propre exemple de la fédération des cantons suisses ! Il est certain que dans ces trois cas, c’est moins le fédér
90 1971, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Au défi de l’Europe, la Suisse (31 juillet-1er août 1971)
586 Waldstätten primitifs. Et pas un seul des autres cantons n’a jamais adhéré au Pacte dit du Grütli, qui ne porte que trois sign
587Conseil fédéral n’est nullement une émanation des cantons, mais le collège de chefs des Agences fédérales spécialisées par leur
588rd et qui se « généralisa » par la suite aux XIII cantons ligués, puis à l’union de vingt-cinq États souverains différant par l
589ères, rien ne nous empêchera, Suisses de tous les cantons, de rester ensemble et de continuer à former une communauté : celle d
91 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
590res sont ouvertes et insensibles, comme entre les cantons suisses et les Länder allemands : pas plus gênantes que les démarcati
92 1972, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il faut dénationaliser l’enseignement [Entretien] (8 décembre 1972)
591sse, où l’instruction publique est du ressort des cantons ? Mais en 1929 je parlais de mon expérience. Elle était tout à fait s
93 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
592és des régions administratives (correspondant aux cantons) et des régions fonctionnelles, correspondant aux organisations profe
94 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi des régions ? (printemps-été 1975)
593ues également ressentis dans le Pays de Gex et le canton de Genève, et qui appellent d’urgence la gestion d’une autorité régio
594tion interuniversitaire, déjà difficile entre les cantons romands, est plus que ténue entre universités suisses et françaises.
95 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La religion de la croissance
595 Chambres ; au lieu de 20 mairies de quartier, 22 Cantons souverains ayant chacun leur Exécutif, leur Grand Conseil législatif,
96 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — Naissance de la prospective
596rrière elles, dans cette partie de la Terre et ce canton du temps qu’on appelle l’Europe, de grandes lumières et de grandes om
97 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Les variétés de l’expérience communautaire
597t le cadre local d’un village, d’un bourg ou d’un canton. C’est une communauté plus vaste — région, nation, fédération — qui d
598rticipation qu’illustrent les exemples des petits cantons suisses à Landsgemeinde, ou de Genève, et avant eux des cités grecque
599 Nord aux villes hanséatiques, en passant par les cantons suisses, la Rhénanie, le Benelux, la tradition des communes médiévale
98 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Que tout appelle les Régions
600gne, dans vingt départements français, et dans le Canton de Genève, notamment, où les candidats et candidates aux élections lo
601ais pour chacune des capitales, elle est faite de cantons périphériques. Autour de Genève et du Léman d’où sort le Rhône, en Su
602yhl en République fédérale, à Kaiseraugst dans le canton d’Argovie, des occupations de chantier s’organisent dès 1974 : Suisse
99 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — L’autogestion politique
603 que les Belges à jouir de la paix dans vingt-six cantons souverains (dont trois bilingues et un quadrilingue) plutôt que de me
100 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Stratégie
604er au 16 novembre 1848, sur la base de vingt-cinq Cantons, petits États dits « souverains ». Telles sont les apparences histori
605nu de résider pendant huit à douze ans, selon les Cantons, dans une commune de son choix. (Il y en avait trois mille soixante-d
606reçu dans la communauté confédérale, à travers le Canton de sa commune. Chaque nouveau Suisse se voit ainsi tenu de refaire le