1 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
1di au xiie siècle, sous l’influence de l’hérésie cathare ou albigeoise. Or il est établi, de nos jours, que les Cathares étaie
2bigeoise. Or il est établi, de nos jours, que les Cathares étaient manichéens. Selon leur foi, le monde de la matière est l’œuvr
3nt porté sur l’adultère. Certes, la pure doctrine cathare ne prétendait pas légitimer la faute en soi, puisqu’au contraire elle
4ont il s’agissait n’était rien d’autre que la foi cathare, et l’accession d’un roturier à la chevalerie était un symbole mystiq
5me réelle et désirable ; la rhétorique de l’Amour cathare servit aux amoureux profanes. La conséquence en fut l’extravagante id
2 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
6Occident à partir du xiie siècle et du mouvement cathare. Plusieurs de ses principaux représentants vécurent en Suisse alleman
3 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
7ment issu du catharisme. Vous savez que l’hérésie cathare, que la croisade contre les Albigeois réprima sans l’anéantir, eut de
8cédoine, elle gagna la France par le Piémont. Les cathares rejettent le dogme de l’incarnation, se fondent sur une interprétatio
9, à s’abstenir de tout contact avec sa femme. Les cathares admettaient le suicide. Glorification de l’esprit d’amour, chasteté e
10rofusion de symboles… Nous retrouvons la religion cathare, telle que les procès de l’Inquisition permettent de la connaître, to
11stiques. — Ainsi tous les troubadours étaient des cathares ? — J’en suis persuadé, dit Denis de Rougemont, qui s’anime en exposa
12les troubadours n’allaient que chez les seigneurs cathares, fort nombreux, et qui adoptaient cette hé­résie avec d’autant plus d
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
13r les relations troublantes que j’observais entre cathares et troubadours : eux n’en sont pas troublés, faute de « preuves » suf
5 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
14 courtois. 6.L’amour courtois : Troubadours et Cathares Que toute la poésie européenne soit issue de la poésie des troubad
15sante se répandait. L’on a pu dire de la religion cathare qu’elle représenta pour l’Église un péril aussi grave que celui de l’
16miles de Dalmatie et de Bulgarie. Les « purs » ou Cathares29 se rattachaient aux grands courants gnostiques qui traversent le pr
17 dualiste de l’Iran. Quelle était la doctrine des cathares ? On a répété très longtemps qu’« on ne le saurait jamais » et cela p
18e et toujours tragiquement actuelle de l’attitude cathare, ou d’une manière plus générale du dualisme, dans les religions les p
19rel » d’admettre le scandale d’un Dieu-Homme. Les Cathares rejettent donc le dogme de l’Incarnation, et a fortiori sa traduction
20t depuis des siècles les mêmes sacrements que les Cathares : l’imposition des mains, le baiser de paix, et la vénération des Élu
21a dans l’obéissance du Très-Haut. Le dualisme des cathares se résout donc en un véritable monisme eschatologique, tandis que l’o
22hisme, essénisme, gnosticisme chrétien — l’Église cathare se divisait en deux groupes : les « Parfaits » (perfecti)35 qui avaie
23ernard de Clairvaux (cité par Rahn) a pu dire des Cathares, qu’il combattit pourtant de toutes ses forces : « Il n’y a certainem
24aux de son Église. Quant à la pureté de mœurs des Cathares, nous avons vu qu’elle traduisait des croyances fort différentes de c
25ncement du xiiie siècle, détruisit les cités des cathares, brûla leurs livres, massacra et brûla les populations qui les aimaie
26es troubadours comme des « croyants » de l’Église cathare, et comme des chantres de son hérésie ? Cette thèse, que je qualifier
27nt, en gros, les suivantes. D’une part, l’hérésie cathare et l’amour courtois se développent simultanément, dans le temps (xiie
28 espèce de liens peut-on imaginer entre ces noirs Cathares, que leur ascétisme contraignait à fuir tout contact avec l’autre sex
29ns leur conclusion unanime : rien de commun entre Cathares et troubadours ! Mais l’irrépressible intuition des « aventureux » qu
30e bon sens : démontrez-nous, dans ce cas, comment Cathares et troubadours auraient pu se côtoyer chaque jour sans se connaître,
31it un seul instant, que ces vers rendent un son « cathare » ? Mais qu’est-ce que ce château de Fanjeaux ? L’une des maisons-mèr
32château de Fanjeaux ? L’une des maisons-mères des cathares ! Le plus fameux des évêques hérétiques, Guilabert de Castres, la dir
33es de couvents) ; que ces comtés sont notoirement cathares ; et que cette « Louve » est la comtesse Stéphanie, dite la Loba, qui
34ce pure coïncidence, si les troubadours comme les Cathares glorifient — sans toujours l’exercer — la vertu de chasteté ? Est-ce
35ns du mariage, cette jurata fornicatio, selon les Cathares ? Et s’ils invectivent les clercs et leurs alliés les féodaux ? Et s’
36leurs vers, des expressions tirées de la liturgie cathare ? Il ne serait que trop facile de multiplier ces questions. Voyons pl
37oraient les analogies de leur lyrisme et du dogme cathare, on n’aurait pas encore démontré que l’origine de ce lyrisme n’est pa
38 qui nous restent — il suffit de rappeler que les Cathares promettaient, lors de l’initiation, de ne jamais trahir leur foi, et
39nuel de l’Inquisiteur, n’affirme-t-il pas que les Cathares croyaient bien à la Sainte Vierge, sauf qu’elle représentait pour eux
40la Dame n’est pas simplement l’Église d’Amour des Cathares (comme ont pu le croire Aroux et Péladan), ni la Maria-Sophia des hér
41e reçoit l’imposition des mains (ce sera chez les Cathares le consolamentum, généralement donné à l’approche de la mort) ; comme
42. On a dit et on me dira : 1° que la religion des Cathares nous est encore mal connue et qu’il est donc au moins prématuré d’y v
43on connaît aujourd’hui des croyances et des rites cathares suffit à établir sans plus de contestations possibles les origines ma
44se a été faite : comment se peut-il que jamais un Cathare converti n’ait dénoncé les troubadours comme propagateurs de l’hérési
45 excès de ce genre se produisirent aussi chez les Cathares, et plus encore chez leurs disciples peu disciplinés, les troubadours
46ontradictoires. Ainsi l’on affirme tantôt que les Cathares tiennent pour innocentes les voluptés les plus grossières, tantôt qu’
47saint Office, et qui s’exprime ainsi au sujet des Cathares d’Italie, ou Patarins ; « Malgré toutes mes recherches, dans les proc
48s, dont on a vu qu’elle est fondamentale pour les Cathares. Et tout cela se traduisait — tout comme chez les Cathares encore — p
49 Et tout cela se traduisait — tout comme chez les Cathares encore — par une rhétorique amoureuse et chevaleresque, dont les titr
50ne communauté — comparable à l’Église d’Amour des Cathares. b) selon le manichéisme iranien, dont s’inspiraient les mystiques
51(lieux et dates remarquablement identiques) entre Cathares et troubadours. Je me risquais à dire : il y a là quelque chose, et l
52la Bulgarie bogomile, celle des « bonshommes » ou Cathares, ascètes condamnant le mariage mais fondant une « Église d’Amour », o
53 de poésie naît dans le midi de la France, patrie cathare : elle célèbre la Dame des pensées, l’idée platonicienne du principe
54et l’orthodoxie romaine battue en brèche. Du côté cathare, le mariage et la sexualité sont condamnés sans rémission par les Par
55e troubadours —  cela n’est pas douteux — étaient cathares ou, du moins, très au courant des idées qui étaient dans l’air depuis
56tion littéralement congénitale avec l’hérésie des cathares, et son opposition sournoise ou déclarée au concept chrétien du maria
57 de l’Iran ; Otto Rahn une chronique déguisée des Cathares. (Parzival, fils d’Herzeloïde, femme du Castis, chez Wolfram d’Eschen
58ations que je crois utile de citer, car l’origine cathare y transparaît nettement, malgré l’ignorance de l’auteur. Lancelot err
59 le roman finit « bien » — au sens de la mystique cathare — c’est-à-dire aboutit à la double mort volontaire.84 Ainsi s’expliq
60naient de s’affronter Bernard de Clairvaux et les cathares, mais aussi Abélard, l’école de Chartres, et plusieurs hérétiques trè
61e unissant deux corps même sans amour, et que les Cathares n’ont pas cessé de dénoncer comme jurata fornicatio. Il paraît au sur
62du siècle, complices aux yeux de Gottfried et des cathares. Mais ceci jette un jour assez étrange sur la nature de la « consomma
63voilà le péché suprême, originel, dans une vision cathare du monde. Aimer de passion pure, même sans contact physique (l’épée e
6 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
64ertains « moments » relèvent de la pure tradition cathare, d’autres peuvent être rapprochés d’une expérience mystique plus géné
65 macération dont nous connaissons le but chez les Cathares : l’absorption de toutes les facultés dans la contemplation de l’amou
66tale, mais au-delà de la mort des corps. Pour les Cathares, il n’y avait pas de rachat possible de ce monde. Il s’ensuivait — th
67 de l’humanisme et de l’idéalisme. L’hérésie des Cathares consistait à idéaliser tout l’Évangile, et à regarder l’amour sous to
68ls nous avons tenté de distinguer la mystique des Cathares et la doctrine chrétienne de l’amour. ⁂ Mais Eckhart ne fut pas en od
69ionnel, c’est-à-dire dans le langage de l’hérésie cathare « profanisé » par la littérature et adopté par les passions humaines.
70els ») dont les croyances sont liées à celles des cathares et gnostiques. En 1929, les Doukhobors réfugiés au Canada, voulant p
71élisme » rappelle d’une manière précise celui des Cathares. D’autres laudes, pour être plus évidemment catholiques d’inspiration
72st postérieur à la mystique pseudo-chrétienne des Cathares. 3° C’est sans doute à tort qu’à la proposition : « Tout érotomane es
73nt au mot amour dans les deux cas. Les hérétiques cathares opposent la Nuit au Jour comme le fait l’Évangile de Jean. Mais la Pa
7 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
74ut-être en rapports avec les Vaudois, voisins des Cathares — non seulement chez les Vaudois eux-mêmes, chez les disciples de Joa
75ains. J’avoue que l’extension du langage même des Cathares peut induire à des rapprochements souvent troublants : nous l’avons v
76ret qu’il faut voiler d’un « beau mensonge ». Les Cathares savaient bien tout cela. Mais notons qu’ils ne l’ont jamais dit126. C
77de l’Amour) en Allemagne sont nourris de légendes cathares138 et par ailleurs ne font qu’adapter du français les récits de Chrét
78duit à des conclusions bien proches de celles des Cathares. Comme eux, Milton croit que le bon désir procède des principes intel
79t si le premier poème inspiré par le souvenir des Cathares et de leur mystique fut composé par l’un des plus purs romantiques :
80u’ils ont bu, c’est le baiser unique du sacrement cathare, le consolamentum des Purs ! Dès cet instant, les lois du jour, la ha
81Saint Graal, la pierre sacrée des Iraniens et des Cathares, la coupe de Gwyon165, divinité celtique ! ⁂ Que Wagner ait restitué
8 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
82nt porté sur l’adultère. Certes, la pure doctrine cathare ne prétendait pas légitimer la faute en soi, puisque au contraire ell
9 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
83 mais encore cet ordre aurait été lié à l’hérésie cathare — en dépit de certaines apparences — comme le bras séculier à l’autor
84érétiques ?) 11.Saint François d’Assise et les Cathares Paul Sabatier, dans sa fameuse biographie de saint François, se po
85upait pas de doctrine… Mais croit-on que tous les Cathares dogmatisaient ? Il y a de plus sérieuses raisons de nier l’hérésie du
86saint.) Cependant, il décrit fort bien l’ambiance cathare de l’Italie au temps de la jeunesse de François. Les hérétiques, bapt
87être amoureux.) Les béguines, confondues avec les cathares au début, furent souvent persécutées par l’Église. L’une fut même brû
88s aujourd’hui en plusieurs langues. L’inspiration cathare et cistercienne s’y manifeste dans les formes rhétoriques du lyrisme
10 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
89t dans La Porte étroite, ce roman janséniste et « cathare »… ⁂ D’autres causes d’erreur interviennent, faussant les proportio
11 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
90t dans la Porte Étroite, ce roman janséniste et « cathare »… ⁂ D’autres causes d’erreur interviennent, faussant les proportions
12 1948, Suite neuchâteloise. V
91; et plus haut des seigneurs dont certains furent cathares, Miramont, Cabrol et Vestric… Portrait d’un général de la Garde prus
13 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — L’amour et la personne dans le monde christianisé
92s ancêtres des traditions diffuses dans l’hérésie cathare et les mystiques du Nord (ou du moins dans leur vocabulaire) d’où pro
14 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — Post-scriptum
93plier. C’est aussi l’argument que l’on opposa aux Cathares et aux manichéens professant des doctrines ascétiques : ils voulaient
94e mariage, mais condamnées par le manichéisme des cathares. C’est dans la cortezia que je vois l’origine de l’érotisme occidenta
15 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Les mythes sommeillent… ils vont se réveiller [Entretien] (9-10 février 1963)
95s hypothèses que vous aviez lancées alors sur les cathares et sur l’amour courtois, après avoir ligué contre vous les historiens
16 1963, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Mais qui est donc Denis de Rougemont (7 novembre 1963)
96on amoureuse trouvait ses origines dons la poésie cathare. Pour les disciples d’Emmanuel Mounier, il est surtout le philosophe
17 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
97la fois cistercien, courtois et fort probablement cathare (manichéen), mais surtout celte. c) Prenons enfin l’exemple le plus
98 qui serait aliéné ? (Pour le bouddhiste, pour le cathare, pas d’autre aliénation que la naissance.) C’est la personne en moi,
18 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
99’évocation de l’amour courtois. La renaissance cathare au xxe siècle J’observe ici que ceux qui nient mes hypothèses jus
100u Sâr Péladan : a) « tous les troubadours étaient cathares, tous les cathares étaient troubadours » ; et b) la rhétorique courto
101« tous les troubadours étaient cathares, tous les cathares étaient troubadours » ; et b) la rhétorique courtoise fut le langage
102matière d’érudition… Je veux dire que la question cathare m’a intéressé en expliquant la direction donnée à mon expérience poét
103 Languedocien qui s’éprouve à la fois obscurément cathare, en haine des croisés envahisseurs, et lié par la langue aux troubado
104crois bien que les deux tiers de mes lectures sur Cathares et Troubadours, depuis que je travaille le sujet, je les ai faits apr
105toriques. La querelle au sujet des rapports entre cathares et troubadours — ou mieux entre le complexe des hérésies gnostiques e
106 véritable, laquelle demeure : que troubadours et cathares ne peuvent être compris séparément, hors du grand phénomène religieux
107oésie courtoise comme autant d’échos de l’hérésie cathare. Hypothèse certainement ingénieuse, mais qui a l’inconvénient d’être
108sur une radicale méconnaissance tant de l’hérésie cathare elle-même, hérésie de bourgeois et de marchands essentiellement, que
109ngt ans plus tard dans ces contrées. À propos des cathares qui auraient été surtout des « bourgeois » selon Mme Pernoud, mais « 
110pour exclure toute possibilité de rencontre entre cathares et troubadours, me paraissent frappées de la même faiblesse congénita
111ophia gnostique, et cette Maria-Sophia à l’Église cathare217. J’ai beau plaider que je n’ai rien inventé, que ces « horreurs »
112milant la Dame des pensées à la Santa Gleyzia des cathares, trouve ici un sérieux argument : la démonstration par le fait que le
113es Béghards hérétiques » (eux-mêmes héritiers des cathares), et aux pieds de Maître Eckhart, où il rencontrait Tauler : tous les
114n cela, était hérétique — ou au contraire que les cathares en cela étaient orthodoxes ? Je retiens qu’ils ont en commun quelque
115ope médiévale, sans oublier « certaines doctrines cathares » qui entrent en composition dans ce tableau (op. cit., p. 152). Les
116rtante étude de Déodat Roché : Le Graal pyrénéen, cathares et templiers (reprise dans Études manichéennes et cathares), et qui i
117et templiers (reprise dans Études manichéennes et cathares), et qui invoque les mêmes sources hermétiques, mithriaques, manichée
118s de la légende du Graal, en y ajoutant la source cathare. D. Roché ne disposait pas de la documentation considérable des Kahan
119permis de devancer les érudits. Troubadours et Cathares Dans un tout autre climat de compréhension intellectuelle et spiri
120 mêle et se confond, non seulement troubadours et cathares, mais courtoisie occitane et légendes celtiques (le Midi précathare s
121ame trop bien surveillée, « Frère Guillem se fait cathare (s’apatarine) et il sert Dieu en intention de sa dame », ce qui sembl
122rs la femme ».226 S’il en est bien ainsi, ni les cathares ni les troubadours ne sont très loin de l’endura d’amour dont meurt T
123 la bonne société qu’une dame de haut rang se fît cathare par désespoir d’amour »232. Pendant des années, après la publication
124 sur la nature des relations entre troubadours et cathares aux xiie et xiiie siècles. Alors que Davenson ne craint pas d’écrir
125 saisir la moindre collusion entre troubadours et cathares » (Op. cit., p. 144), René Nelli rappelle non seulement le fait que j
126., p. 229). Une quinzaine de troubadours ont été cathares ou à tout le moins « catharisants », parmi lesquels Raimon de Miraval
127Concile de Trente mis en vers.) Chaque troubadour cathare — et peu m’importe leur nombre dès lors qu’il y en a au moins un — es
128e « la moindre collusion »235. « Les prédicateurs cathares aimaient à citer le sirventes de Peire Cardenal Clergue si fan pastor
129 dans son Bréviaire d’Amour, reprend les derniers cathares qui « par erreur d’hérésie ont coutume de blâmer l’ordre matrimonial
130rait absurde, que ce roman trahit une inspiration cathare… Mais le poète y assimile si curieusement l’attitude de Guillem à cel
131roduire presque quotidiennement dans les châteaux cathares « qui accueillaient et protégeaient les troubadours » (E. T., pp. 228
132., pp. 228-229)236. Bien mieux, la rencontre d’un cathare déclaré et d’un troubadour s’est attestée au moins une fois dans un m
133rfort précisément, et de quelques autres présumés cathares, observe « qu’on chercherait en vain dans (leurs) cansos… la moindre
134ettre, dès lors, que tous les troubadours ont été cathares ou qu’aucun d’eux ne l’a été. Or il est évident que tous les troubado
135st évident que tous les troubadours n’ont pas été cathares. » Nelli en conclut que « leurs idées religieuses n’ont eu, pratiquem
136 tous ou aucun ». Car de fait quelques-uns furent cathares. Si leur croyance n’a pas modifié leur lyrique, ne serait-ce pas qu’i
137nir que tous les troubadours nolens volens furent cathares, comme on peut dire que Victor Hugo, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud
138nfesse. Quand Davenson, à propos de l’« hypothèse cathare », reconnaît que je ne l’ai pas formellement adoptée, mais ajoute que
139nostique répandue peut-être, en Occident, par les cathares ? » On sait, d’autre part, que le catharisme s’est infiltré chez les
140la cortezia des troubadours et du gnosticisme des cathares s’avère non seulement possible, mais à peu près inévitable, bien que
141éjà l’essentiel de la prédication antiromaine des cathares, des Vaudois, et plus tard des fraticelli… À ces vices il oppose la v
142poutine à Don Juan, on ne voit, me dites-vous, ni cathares ni jongleurs. Robert est catholique, Guillaume est grand seigneur… Po
143x fois excommunié ; tandis que le gnostique, déjà cathare dans ses sermons et sa conduite, c’est Robert d’Arbrissel, honoré par
144’une vingtaine de couvents. Au surplus, l’hérésie cathare n’est pas absente du Poitou dès les débuts de son expansion européenn
145de ces moines bénédictins ou cisterciens avec les cathares, puisque aussi bien c’est de cette abbaye qu’on ferait sortir le Poèm
146Boèce dont nous avons montré la nette inspiration cathare »243. Je cite ces « faits » pour essayer, une fois de plus, de faire
147ène avec celui des relations entre troubadours et cathares, et ses implications morales et religieuses. — Ils veulent des preuve
148 croient que tout homme qui se dit catholique, ou cathare, ou de gauche, l’est de ce fait et l’est en tous ses actes et ses dir
149sades et du commerce spirituel avec l’Islam ; des cathares et des troubadours ; de l’ascétisme et du brûlant désir ; du mysticis
150n, il n’y a pas seulement les troubadours, et ces cathares qui furent ou non leurs frères. Pourquoi revenir si longuement sur to
19 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La religion de la croissance
151 ne suis pas contre la croissance (je ne suis pas cathare dans ce sens). Je propose, au contraire, que l’on s’inspire des lois
20 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Les variétés de l’expérience communautaire
152chéens de toutes gnoses, bogomiles, patarins puis cathares, et à partir du catharisme, lollards anglais, beghards et béguines de
21 1978, Cadmos, articles (1978–1986). L’Intellectuel contre l’Europe (été 1978)
153ibertaire, de Pélage à Fourier en passant par les cathares et les alchimistes. Sans compter sa passion pour la peinture qui, à l