1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1ent, et insinue dans le monde romain les virus du christianisme, de la Réforme, de la Révolution et du Romantisme, les concepts de li
2as faite aussi franchement, du catholicisme et du christianisme, le christianisme étant dans le même camp que la Réforme. M. de Month
3nchement, du catholicisme et du christianisme, le christianisme étant dans le même camp que la Réforme. M. de Montherlant n’est décid
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
4l le devra, tandis que d’un mouvement inverse, le christianisme débarrassé de son déguisement gréco-latin retournera vers ses sources
5pose pas, puisque nous sommes chrétiens. (Mais le christianisme, religion missionnaire, ne peut nous donner qu’une supériorité provis
6mener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé pourtant, à l’usage des La
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
7t d’ajouter à sa grande étude sur les rapports du christianisme et du romantisme. M. Seillière cherchait dans l’époque romantique un
4 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
8rodigieux stupéfiant », tandis que « l’attrait du christianisme est dans l’inquiétude qu’il nous inflige ». « Ils mettent leur âme en
9e livre se termine par un voyage à Jérusalem : le christianisme n’est-il pas le plus beau don de l’Orient à l’Europe ? Il y a là des
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
10n mysticisme creux et affamé est le contrecoup du christianisme dans les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétie
6 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
11res d’être. Une sorte de commun dénominateur… (Le christianisme en connaît un, depuis toujours : il le nomme péché.) Tous les modèles
12sme « chrétien » ? L’humanisme est de l’homme, le christianisme est du nouvel homme. Tout humanisme véritable conduit « au seuil » :
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
13t se rendre dignes (les brahmanes par exemple, le christianisme primitif) — la pauvreté est considérée de nos jours comme un mal abso
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
14 Kierkegaard, Le Moment et les Attaques contre le christianisme officiel ne peuvent être comparés qu’aux Provinciales. Kierkegaard es
15in du second. Le Moment et les Attaques contre le christianisme officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Com
16n ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui.
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
17 monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir pratiquement abandonné à une doctrine de haine
10 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
18’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occidental fut-il chrétien ? Nous ne saurions, su
19doit éviter. Goethe est une de ces « questions au christianisme » comme dit Barth, une de ces questions qui nous sont posées comme au
20is d’une façon si particulière que les ennemis du christianisme, depuis un siècle, le revendiquent comme leur plus grand païen. Les f
21uve-t-il pas suffisamment l’inauthenticité de son christianisme ? Qu’est-ce qu’un chrétien que l’athéisme annexe avec une pareille ai
22 Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme » de Goethe paraît avoir négligées ou niées : le scandale divin, le p
11 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
23Or, notre temps ne comporte qu’un choix profond : christianisme ou marxisme. Ce qui revient à dire que seuls les chrétiens, en tant q
24tion intérieure, celle précisément que postule le christianisme. Mais c’est en vain que le lecteur cherchera la réalité constructive
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
25lle encore de ces évasions ? Elle les reproche au christianisme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme qu
26isme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Aeternitas non est tempus
27mantique (Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme). Plus goethéenne aussi. Mais gardons-nous de tirer de ceci je ne sai
13 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
28rer — où le choix n’est plus qu’entre marxisme et christianisme3, entre vérité collective et vérité personnifiée. Ou encore, entre la
14 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
29ompre ? (mars 1933)c Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christian
30 Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christianisme parle sans cess
31stianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christianisme parle sans cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — 
32al). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est pourquoi l’apparition d’une volonté contraire définit exactem
33e ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est d’être éveillé. Tel est pour lui l’ordre, le
34.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand
35nage qui chaque fois qu’il est porté, rétablit le christianisme et sa nouveauté menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri,
36s’est faite. Or elle n’a pas pu se faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exc
37pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas le christianisme qui a confondu sa cause avec celle de la bourgeoisie capitaliste. Mai
38plus puissant de la chrétienté, — il n’est pas le christianisme, et ce n’est pas à lui de rompre avec l’injustice dont il s’est fait
39 qu’attester par là même qu’elles ne sont plus le christianisme, qu’elles sont incapables de rupture, qu’elles ont passé au camp de l
40l’Évangile2. Elle ne peut se produire qu’entre le christianisme véritable et cette « chrétienté » qui s’en réclame encore au moment o
41hé ses 30 deniers, voudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puis
42oudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puissance que les hommes
43ser toutefois de l’extraordinaire) de défendre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment
44 partie sous-main avec le scandale, en faisant du christianisme quelque chose de si lamentable, qu’il faille à la fin plaider pour le
45 faute n’en est pas à lui, mais à la défection du christianisme ; à cette défection élevée au rang d’Institution ecclésiastique, qui
46 Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même or
47 Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». C
48 qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliéna
49et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel
15 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
50 Protestants (mars 1933)d Si le christianisme primitif est une révolution, — et la plus profonde de toute l’histoir
51ial a rencontré jusqu’ici peu d’écho. La revue le Christianisme social qui représente l’aile gauche intellectuelle du protestantisme,
16 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
52rtions quelque chose de « positif » ! Comme si le christianisme n’était qu’une politique possible, entre autres ! Comme si les situat
17 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
53ultats au cours d’une impossible entreprise. » Le christianisme : une impossible entreprise. Telle est bien la constatation cruciale
54 la suite de Kierkegaard il nous fait voir que le christianisme, c’est l’immédiat, l’instant éternel de la foi, et non l’histoire de
18 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
55n humaine. C’est donc faire le plus grand tort au christianisme de certains membres de L’Ordre nouveau que de leur attribuer une conf
19 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
56 Humanisme et christianisme (mars 1933)a Je ne suis pas venu pour vous apporter un exposé syst
57humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, s’il est avant tout la croyance au salut de l’homme par la seule for
58se économie d’énergie et de courage. Pour eux, le christianisme est contre l’homme. 2. À cela, les chrétiens répondent : Comment l’ho
59e soulevant par la chevelure. 3. Humanisme contre christianisme, n’est-ce donc qu’un conflit d’amour, assez touchant ? Est-ce à celui
60ie. L’humaniste pourra répondre qu’à ses yeux, le christianisme n’est qu’une assurance-paradis. Mais le reproche est aussi misérable
61 se veuille le second dans ses attaques contre un christianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas q
62arxisme-léninisme » peut être opposé utilement au christianisme, comme une « question » réelle et féconde. Mais en face de ce triomph
20 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
63valeurs « nobles » qu’il ne cesse de reprocher au christianisme. Voici comment il le décrit : … l’impuissance qui n’use pas de repré
64 l’humanitarisme, et nullement à l’Évangile. Le « christianisme » qu’attaquait Nietzsche, c’est, en réalité, la morale bourgeoise. Sc
21 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
65 attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué ses premières œuvres, il se
66accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme officiel, au nom du Christ de l’Évangile. Il avait terminé les études
67 philosophiques, de la Répétition à l’Exercice du christianisme, en passant par la Maladie mortelle 50 et le Concept d’angoisse, paru
68témoin de la vérité » ; c’est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme
69n ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui.
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
70 nos jours l’obstacle décisif à la prédication du christianisme véritable ? Épuisé par ce long effort démesuré contre son temps, acca
71pression : le rire de la charité chrétienne. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence 
72 pour sa doctrine… » Et c’est la tragi-comédie du christianisme de la chrétienté. Pauvre chrétien moyen, qu’as-tu souffert pour ta do
23 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
73 conséquence de finir carrément mal ? Non, car le christianisme se passe dans cette vie ou bien n’est pas du christianisme. Et l’on s
74isme se passe dans cette vie ou bien n’est pas du christianisme. Et l’on serait en droit de prétendre qu’un roman pessimiste à la Tho
24 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
75eux ; toute ma carrière littéraire se rapporte au christianisme, et en particulier à ce problème : comment peut-on devenir chrétien ?
25 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
76 difficultés intimes, d’entrer dans le concret du christianisme. Une dizaine d’entre nous parlèrent, sans artifices ni gêne, ni excès
77tifiques, etc. Il voit la réalité fondamentale du christianisme primitif dans le contact d’homme à homme, dans la confession mutuelle
78mpereur et d’une danseuse, Kagawa se convertit au christianisme pendant ses études et déclare renoncer à toute fortune. Sa famille le
26 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
79ent de finir aussi mal que possible ? Non, car le christianisme se passe dans cette vie ou bien n’est pas le christianisme. Et l’on s
80isme se passe dans cette vie ou bien n’est pas le christianisme. Et l’on serait en droit de prétendre qu’un roman pessimiste à la Tho
27 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
81théologique. Les marxistes croient (comme certain christianisme libéral et comme tous les moralismes) que l’« esprit » et la « libert
82on du monde essentiellement évolutive, en face du christianisme essentiellement révolutionnaire. 14. Du moins avec les citadins. Le
28 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
83ête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christianisme intervient dans cette fausse symétrie avec une sorte d’humour transce
29 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
84utionnaire. Quelle autre voie s’ouvrirait donc au christianisme, hors celle de la révolution ? Quand bien même nous aurions des raiso
30 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
85eu. I. Pierre, 4, 17. Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christia
867. Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christianisme parle sans ces
87tianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christianisme parle sans cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — 
88al). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est pourquoi l’apparition d’une volonté contraire définit exactem
89e ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est d’être éveillé. Tel est pour lui l’ordre, le
90.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand
91nage qui chaque fois qu’il est porté, rétablit le christianisme et sa nouveauté menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri,
92s’est faite. Or elle n’a pas pu se faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exc
93pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas le christianisme qui a confondu sa cause avec celle de la bourgeoisie capitaliste. Mai
94plus puissant de la chrétienté, — il n’est pas le christianisme, et ce n’est pas à lui de rompre avec l’injustice dont il s’est fait
95 qu’attester par là même qu’elles ne sont plus le christianisme, qu’elles sont incapables de rupture, qu’elles ont passé au camp de l
96’Évangile25. Elle ne peut se produire qu’entre le christianisme véritable et cette « chrétienté » qui s’en réclame encore au moment o
97hé ses 30 deniers, voudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puis
98oudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puissance que les hommes
99ser toutefois de l’extraordinaire) de défendre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment
100 partie sous-main avec le scandale, en faisant du christianisme quelque chose de si lamentable, qu’il faille à la fin plaider pour le
101 faute n’en est pas à lui, mais à la défection du christianisme ; à cette défection élevée au rang d’Institution Ecclésiastique, qui
102 Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même or
103 Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». C
104 qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliéna
105et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel
31 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
106 VIIIHumanisme et christianisme32 Je ne suis pas venu pour vous apporter un exposé systématique ou
107humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, si celui-ci est avant tout la croyance au salut de l’homme par la se
108se économie d’énergie et de courage. Pour eux, le christianisme est contre l’homme. 2. À cela, les chrétiens répondent : Comment l’ho
109e soulevant par la chevelure. 3. Humanisme contre christianisme, n’est-ce donc qu’un conflit d’amour, assez touchant ? Est-ce à celui
110ie. L’humaniste pourra répondre qu’à ses yeux, le christianisme n’est qu’une assurance-paradis. Mais le reproche est misérable, si l’
111 se veuille le second dans ses attaques contre un christianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas q
112arxisme-léninisme » peut être opposé utilement au christianisme, comme une « question » réelle et féconde. Mais en face de ce triomph
32 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
113alisme est un système radicalement imperméable au christianisme. J’ajoute aussitôt que c’est dans la mesure même où je le repousse, q
114dit une fois pour toutes.) On a coutume d’opposer christianisme et communisme sur le plan des réalisations humaines. Je ne vois pas l
115n du monde propre au marxisme : vous calculez. Le christianisme ne sera jamais justiciable de sa réussite ou de son échec terrestre.
116 plan éthique que sur le plan métaphysique. 1° Le christianisme est d’abord risque et folie. Le Christ dit à deux pêcheurs, qu’il sur
117ême », comme si cet élan manifestait une sorte de christianisme inconscient. C’est là une illusion de moraliste. Nos actes ne valent
118tions pas, cet état que Unamuno nomme l’agonie du christianisme, voilà en définitive ce que nie le marxisme. Toutes les promesses du
119ce qui oppose irréductiblement, fondamentalement, christianisme et marxisme, c’est que le chrétien croit à l’éternité instantanée, ta
120le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable en soi et propre à maintenir l’ordre,
121est une règle de vie dans le monde, au sens où le christianisme est une règle de mort au monde. Et il est temps de voir que sans la f
122 Si nous sommes conscients de toute l’exigence du christianisme, le marxisme ne peut plus nous apparaître comme un problème difficile
123que le défi que l’humanisme total adresse à notre christianisme. Il nous met en demeure de radicaliser ce christianisme. Je crois qu
124ianisme. Il nous met en demeure de radicaliser ce christianisme. Je crois que toute autre solution, et en particulier, tout compromi
33 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
125 se servir de Dieu en le servant. L’opposition du christianisme et du fascisme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitai
34 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
126ucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme. Mais je demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté p
127ommuns à ces régimes : leur opposition brutale au christianisme dès qu’ils sont assez forts pour lever le masque, et leur mépris de l
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
128hes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener qu’à une forme avachie de fascisme, car le fascism
36 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
129ages de la première partie intitulées Religion et christianisme. Je ne puis tout citer : je me bornerai donc aux passages qui me para
130but final plane devant les regards de l’homme. Le christianisme, qui maudit l’humanité et en sort quelques spécimens rares et réussis
131us. Nietzsche croit faire un reproche terrible au christianisme en le traitant d’agent « non historique ». Il faut croire que cet adv
132ctacle de la chrétienté et dans sa nostalgie d’un christianisme vrai. Mais Nietzsche ? Est-ce mépris tout simplement ? Ou bien plutôt
133tré Schopenhauer. La nature est mauvaise, dit le christianisme : ne serait-il pas quelque chose contre nature ? Sinon, il serait, se
134es « chrétiens » que terrorise l’idée même que le christianisme veut leur mort, pour leur donner la vie. Il s’agit de savoir si la na
135 mauvaise. Dans ce sens, il est vrai de dire : le christianisme est contre nature. Et je m’explique mal pourquoi tant de bonnes âmes
136e formule unique qui renvoie au fondement même du christianisme : l’opposition du péché et de la foi. « Je ne fais pas le bien que j’
137 plus aucune pensée qui contredise celle-là ! Le christianisme a promis le royaume des cieux à la pauvreté spirituelle. Mais le prem
138 premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianisme sa rhétorique et sa dialectique ; de la sorte, il a empêché le christ
139 et sa dialectique ; de la sorte, il a empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir
37 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
140i tend à nous faire croire qu’après 19 siècles de christianisme, le « scandale » du Christ s’est atténué. Cette longue tradition nous
38 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
141oude significatifs.) Enfin, mes chers amis, si le christianisme n’est pas une expérience, et je dis bien une expérience à la fois hum
39 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
142elles ». Fort bien, répondrait un marxiste, si le christianisme est cela, nous lui laisserons ses rêveries et nous nous chargerons de
40 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
143c l’histoire des trahisons les plus flagrantes du christianisme. Voilà bien la fatalité qui pèse sur notre histoire : une politique c
144i le distingue en fin de compte du socialiste. Le christianisme annonce une réalité, non pas un rêve. Il annonce le salut pour ceux q
145 le prétendu matérialisme socialiste, comme si le christianisme était moins réaliste et comme si les chrétiens ne vivaient pas aussi
41 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
146 dont il fut l’un des principaux initiateurs : le christianisme social, et l’union des églises non romaines, grande espérance œcuméni
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
147, et que certains antichrétiens, plus pénétrés de christianisme qu’ils ne le croient, préfèrent appeler révolution. Ces questions me
43 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
148ur, et la religion bourgeoise qui veut prendre le christianisme « à bon marché » ; parce qu’il en appelle d’un christianisme théoriqu
149me « à bon marché » ; parce qu’il en appelle d’un christianisme théorique à un christianisme existentiel — ce qui est le mouvement mê
150u’il en appelle d’un christianisme théorique à un christianisme existentiel — ce qui est le mouvement même de la Réforme — on a voulu
44 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
151hes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener qu’à une forme avachie de fascisme, car le fascism
45 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
152 de l’Orient, mais le contraire (p. 153) ; que le christianisme n’est pas précisément opposé à « une conception dramatique de l’homme
46 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
153u le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer,
47 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
154 dans la totalité de l’être, revient à celle d’un christianisme qui se met au service de l’humain (j’entends bien de l’humain purifié
155religion s’ajoutant à ceux de la raison), et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain », parce qu’il attribue t
156ogmatisme. Tout se passe ici « à l’intérieur » du christianisme, de l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement nié, comme
157lors, on peut se demander si ceux qui refusent le christianisme échappent vraiment à la difficulté ; ou si, au contraire, ils ne la r
158e du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans les temps modernes, Nietzsche, aboutit à un dilemme qui me paraî
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
159ne de parler quand même ? On ne persécute plus le christianisme en France : c’est sans doute un signe de surdité spirituelle totale.
49 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
160e de l’Église, parce que nous avons transformé le christianisme en quelque chose de rassurant, de distingué, de commode et même de bo
161 à celui qui nous apportait cette possibilité. Le christianisme, probablement par la faute de ses ministres, ne satisfaisait plus dep
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
162nce moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. C
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
163 faire concevoir par l’examen d’un fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plu
164 forces passionnelles. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes 
165 dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianisme, passion, dynamisme, correspondent aux trois traits dominants de la p
166Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naître la passion, mais c’est une hérésie d’origine orient
167as l’amour chrétien, ni même le « sous-produit du christianisme » ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a rév
168» ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu »102. Il est plutôt le sous-produit
169naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli par les Indes ou la Chine, y eût produit les mêmes effets.
170’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianisme — comme le répètent tant de publicistes — qui est responsable de la c
171ce qu’ignorent communément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Eur
52 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
172us voyez bien, les dictateurs sont les ennemis du christianisme ! — je ne dis pas non, je les ai vus de près. Mais je me demande si l
173de grâce, qu’on ne mêle pas tout sous prétexte de christianisme ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entrepris
53 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
174ue l’existence de la presse quotidienne « rend le christianisme impossible ».) De plus, ces journaux « mis au pas » se trouvent conte
175patriotique », disait l’abbé Grégoire. C’est le « christianisme positif » du 24e point d’Hitler, la « piété » des Deutsche Christen,
176résistance des chrétiens : ils se figurent que le christianisme est un parti.) La vérité est autrement tragique. La vérité est que le
54 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
177ui nous apportait cette possibilité de croire. Le christianisme, probablement par la faute de ses ministres, ne satisfaisait plus dep
178oire. » Ruine des croyances communes, carence du christianisme, appel irrationnel à de nouvelles raisons de vivre, volonté angoissée
55 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
179rmanique, et non pas à toutes les races, comme le christianisme… Le 24e point du Programme du Parti n’entend parler que de « religios
180e que la religiosité courante en ce pays était le christianisme, et pour plus de clarté, qu’on a utilisé le terme de « christianisme
181our plus de clarté, qu’on a utilisé le terme de « christianisme positif ». La formation politico-culturelle consiste dans une prise d
182ejetons pas seulement les cent formes diverses de christianisme, mais le christianisme en soi… Tous les membres des diverses confessi
183es cent formes diverses de christianisme, mais le christianisme en soi… Tous les membres des diverses confessions sont plus ou moins
184raciale étrangère. Ce qu’il faut attaquer dans le christianisme : les obscènes contes juifs, le dogme du péché originel (né de la vol
185e l’opposition entre le national-socialisme et le christianisme… Il fait évidemment allusion aux Deutsche Christen. » Finalement les
56 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
186mble les masses : l’origine commune, le passé. Le christianisme fondait une société ouverte, liée par l’attente unanime d’un au-delà
57 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
187re orientale que tout dernièrement, à la suite du christianisme. — J’avoue que votre démonstration me paraît convaincante. Mais comme
58 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
188ne peut pas tenir compte des données concrètes du christianisme : le péché, le salut, le drame de la révolte et de l’amour. Mais elle
189 hors de propos » d’envisager. Le sérieux même du christianisme.51 Alain dit quelque part n’avoir jamais connu de « vrai croyant » q
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
190du malheur de vivre. Tel est le centre de tout le christianisme, et le foyer de l’amour chrétien que l’Écriture nomme agapè. Événemen
191en se « perdant » au sein de la divinité. Mais le christianisme, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette
192 dieu, et en même temps le vouaient à la mort, le christianisme le replace dans son ordre, et là, le sanctifie par le mariage. Un tel
193de la vie, au malheur absolu, qui est la mort. Le christianisme n’est un malheur mortel que pour l’homme séparé de Dieu, mais un malh
194 Point d’illusions ni d’optimisme humain, dans le christianisme orthodoxe. Mais alors, c’est le désespoir ? Ce serait le désespoir, s
195erait l’explication du mythe ? 5.Contrecoup du christianisme dans les mœurs occidentales Pour introduire plus de clarté dans ce
196alheureux. Hédonisme, passion rare et méprisée. Christianisme Communion (pas d’union essentielle). Amour du prochain. (Mariage heur
197s, et en partie pour ceux des Celtes. Sur quoi le christianisme triompha. La primitive Église fut une communauté de faibles et de mép
198 les siècles où elles se virent condamnées par le christianisme officiel. Et c’est ainsi que l’amour-passion, forme terrestre du cult
199éceptes d’une religion qui pourtant s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnation, précisément ! Je ne donnerai pour l’i
200 apparu en Occident comme l’un des contrecoups du christianisme (et spécialement de sa doctrine du mariage) dans les âmes où vivait e
201nostiques qui traversent le premier millénaire du christianisme. Et l’on sait assez que la Gnose, de même que les doctrines de Mani o
202l’homme spirituel l’expérimente dans ce monde. Le christianisme apporte au problème du Mal une réponse dialectique et paradoxale qui
203e application, ne sont-elles pas aux antipodes du christianisme ? Ne devaient-ils pas s’en apercevoir ? Et pourquoi n’y a-t-il dans l
204 toutes les religions nouvelles, sans excepter le christianisme primitif. Et il est juste de citer ici le jugement d’un dominicain qu
205osaphat, prince indien, à découvrir et adopter le christianisme, dont les mystères lui sont communiqués par le « bonhomme » Barlaam.
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
206ouvement de retour au monde si caractéristique du christianisme. Jean de la Croix, lui aussi, connaît un détachement parfait : « Lors
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
207’est-à-dire au triomphe du monde sanctifié par le christianisme, alors que la légende glorifiait dans la mort l’entière dissolution d
208forces dionysiaques persécutées par un soi-disant christianisme. Toute la littérature moderne entonna l’hymne de la « libération ». M
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
209nce moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. C
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
210— tout ce qu’un Nietzsche injustement reproche au christianisme. C’est Éros, et non pas Agapè, qui a glorifié notre instinct de mort,
211 faire concevoir par l’examen d’un fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plu
212 forces passionnelles. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes 
213 dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianisme, passion, dynamisme, correspondent aux trois traits dominants de la p
214Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naître la passion, mais c’est une hérésie d’origine orient
215as l’amour chrétien, ni même le « sous-produit du christianisme » ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a rév
216» ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu »206. Il est plutôt le sous-produit
217naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli par les Indes ou la Chine, y eût produit les mêmes effets.
218’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianisme — comme le répètent tant de publicistes — qui est responsable de la c
219ce qu’ignorent communément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Eur
64 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
220ieur. Or, notre civilisation, sous l’influence du christianisme, s’est efforcée de nous faire comprendre que la vraie cause de nos ma
221la presse quotidienne. On ne peut plus prêcher le christianisme dans un monde où règne la presse. » Et Nietzsche, de son côté, dénonç
222’a bien vu : le bolchévisme fut le châtiment d’un christianisme devenu passif devant le monde. Or il me semble que, là encore, un rév
65 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
223is de divers pays. Si nous prétendons défendre le christianisme, agissons d’abord en chrétiens, et commençons par dénoncer non les er
66 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
224re certaines altérations, les plus fréquentes, du christianisme : le mépris de la nature, et d’autre part, le recours à l’orthodoxie
225 souci central de Gide ait été de débarrasser son christianisme de toutes les adjonctions « humaines — trop humaines » du moralisme n
67 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
226parfois que ce soit moins parce qu’ils croient le christianisme vrai, que parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, vo
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
227ucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme. Mais je demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté p
228ommuns à ces régimes : leur opposition brutale au christianisme dès qu’ils sont assez forts pour lever le masque, et leur mépris de l
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
229ieur. Or, notre civilisation, sous l’influence du christianisme, s’est efforcée de nous faire comprendre que la vraie cause de nos ma
230la presse quotidienne. On ne peut plus prêcher le christianisme dans un monde où règne la presse. » Et Nietzsche, de son côté, dénonç
231’a bien vu : le bolchévisme fut le châtiment d’un christianisme devenu passif devant le monde. Or il me semble que là encore, un réve
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
232e parfois que c’est moins parce qu’ils croient le christianisme vrai, que parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, vo
71 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
233é bien définie, et de plus en plus formidable. Le christianisme lui donne un rôle dans les récits de la vie de Jésus. Et dans l’Apoca
72 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
234il notait qu’on ne peut plus prêcher utilement le Christianisme dans un monde dominé par la presse quotidienne. Toutefois, l’incognit
235e qui est universel ou du moins supranational, le christianisme, le judaïsme, le droit, la culture, la raison, il enferme son peuple
236ut le national-socialisme. Je ne parle pas ici du Christianisme, mais de la religion en général comme phénomène humain, cause et prod
237organisé. Que deviendra, dans l’ère gnostique, le christianisme ? J’imagine que Satan va nous offrir un choix considérable d’Antéchri
238taines âmes, il nous dira : « Faisons au moins du christianisme une religion comme toutes les autres, un écran entre l’homme et Dieu,
73 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
239tue et anéantie hors d’eux-mêmes. À l’inverse, le Christianisme s’est efforcé depuis des siècles de nous faire comprendre que le Roya
74 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
240 de scandale et de tragédie ! Car tout le sens du christianisme tient en trois actes essentiellement tragiques : prendre sur soi le m
241yché occidentale, est né d’un retour de flamme du christianisme dans les marges de l’hérésie. Inconnu de l’Antiquité et de l’Orient,
75 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
242ntenant ? Je dirai la réponse « chrétienne » — le christianisme est à réinventer — comme la seule que je sente admirable au-delà des
76 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
243ges est indépendante d’eux-mêmes. À l’inverse, le Christianisme s’est efforcé depuis des siècles de nous faire comprendre que le Roya
77 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
244t-elle encore ces évasions ? Elle les reproche au christianisme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme qu
245isme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Æternitas non est tempori
246antique — Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme. Plus goethéenne aussi. Mais gardons-nous de tirer de là je ne sais q
78 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
247 attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué ses premières œuvres, il se
248accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme officiel, au nom du Christ de l’Évangile. Il avait terminé ses études
249 philosophiques, de la Répétition à l’Exercice du Christianisme, en passant par la Maladie mortelle et le Concept d’angoisse, paruren
250témoin de la vérité » ; c’est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme
251tant. On ne peut le comparer qu’aux fondateurs du christianisme… Tous les autres paraissent petits à côté de lui. La question essenti
252ment la seule définition du sérieux absolu. « Le christianisme officiel ne ressemble pas davantage au christianisme du Nouveau Testa
253istianisme officiel ne ressemble pas davantage au christianisme du Nouveau Testament que le carré au cercle. L’enseignement est deven
254 la plus cruelle. » Et encore : « On a relégué le christianisme dans une commensurabilité finie. Dans ces conditions, l’on s’imagine
255 l’invraisemblable. Ses plus amers reproches au « christianisme de la chrétienté » à cette « inconcevable illusion des sens » ne s’ad
256 nos jours l’obstacle décisif à la prédication du christianisme véritable ? Épuisé par ce long effort démesuré contre son temps, acca
257er cette expression : le rire de la charité. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence 
258 pour sa doctrine… » Et c’est la tragi-comédie du christianisme de la chrétienté. Pauvre chrétien moyen, qu’as-tu souffert pour ta do
79 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
259 dans la totalité de l’être, revient à celle d’un christianisme mitigé de respect humain, et d’un christianisme absolu, qu’on déclare
260n christianisme mitigé de respect humain, et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain » parce qu’il attribue to
261ogmatisme. Tous se passe ici à « l’intérieur » du christianisme, de l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement nié comme
262alors on peut se demander si ceux qui refusent le christianisme échappent vraiment à la difficulté ; si au contraire, ils ne la retro
263e du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans les temps modernes, Nietzsche, aboutit à un dilemme qui me paraî
80 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
264re certaines altérations, les plus fréquentes, du christianisme : le mépris de la nature, et d’autre part, le recours à l’orthodoxie
265 souci central de Gide ait été de débarrasser son christianisme de toutes les adjonctions « humaines — trop humaines » du moralisme n
81 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
266vrage consacré à définir l’opposition cosmique du christianisme et du marxisme. Le sens profond de la communauté qui anime l’œuvre de
82 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
267t la culture. Cette dernière s’établira contre le christianisme et probablement avec les orientations suivantes : science, (scientism
268émane pas d’une théologie, ni même directement du christianisme. Elle peut se rallier à une attitude politique, inspirée par un pur h
269 d’obéir à sa vocation sont incompatibles avec le christianisme. Par exemple, toutes les idéologies totalitaires nient par définition
83 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
270 « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)at Je ne vois pas le divorce
271u contraire rassurant. Car le pire danger pour le christianisme serait de cesser d’être chrétien, sans s’en apercevoir, et c’est le r
272 proposant un questionnaire sur le fossé entre le christianisme et le monde romain ; ni les staliniens s’inquiétant du « divorce actu
273onalistes et libérales, avec quelques emprunts au christianisme. L’état d’Esprit qui fait enquête n’est pas celui d’une conquête. Att
84 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
274 les comités. Mais ils en ont gardé le pli : leur christianisme est avant tout une force sociale, un moyen d’assurer une vie décente
275 décente et de l’améliorer sur tous les plans. Le christianisme européen, même aux temps héroïques d’avant le Moyen Âge, quand il ass
276t rien, répondrai-je, et voilà bien le mystère du christianisme américain. Tout acte civique, moral, jugé conforme au bien du plus gr
277eligion même à leurs yeux. Ce qui implique que le christianisme est la meilleure manière de vivre, un idéal qu’il faut mettre en prat
85 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
278 Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)h Depuis des siècles, depuis la Renaissance, le
279 Depuis des siècles, depuis la Renaissance, le christianisme a vécu sur la défensive. Les hiérarchies ecclésiastiques défendaient
280des idéaux et un monde plus efficaces qμe ceux du christianisme. C’est un fait que « les derniers progrès de la Science » autorisent
281e à mes yeux les plus grandes chances d’action du christianisme au xxe siècle, resterait une pure utopie si les chrétiens s’en remet
86 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
282ent aujourd’hui, tout fut d’abord une utopie : le christianisme et l’aviation, le marxisme et l’utilisation de l’électricité, la déco
283i furent-ils jamais prêts ? L’étaient-ils pour le christianisme ? Pour la terreur ? Pour le capitalisme ? Pour la bombe atomique ? S’
87 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
284t les comics. Mais ils en ont gardé le pli : leur christianisme est avant tout une force sociale, un moyen d’assurer une vie décente
285décente et de l’améliorer sur tous les plans. (Le christianisme européen, même aux temps héroïques d’avant le Moyen Âge, quand il ass
286t rien, répondrai-je, et voilà bien le mystère du christianisme américain. Tout acte civique, social, moral, jugé conforme au bien du
287ligion même, à leurs yeux. Ce qui implique que le christianisme est la meilleure manière de vivre, un idéal qu’il faut mettre en prat
88 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
288 à chaque génération : antiquité gréco-romaine et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, attachements régiona
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
289deler l’idée européenne de l’homme : antiquité et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, attachements régiona
90 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
290é. Tout cela peut éclairer son attitude envers le christianisme et son mystère. Peu d’instinct religieux chez cet homme, alors que le
291d’instinct religieux chez cet homme, alors que le christianisme, l’Église et l’Évangile, furent ses constants sujets d’irritation, de
292nse affectivité le liait, le reliait, au monde du christianisme, même s’il en refusait les dimensions profondes. J’ai dit qu’il se mé
293duel, et cette croyance est née de la synthèse du christianisme. Elle n’existe pas hors de lui, et n’est pas explicable sans lui. (Je
91 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
294érivent de la notion de l’homme introduite par le christianisme. Je ne parle pas ici de l’homme proprement chrétien, au sens courant,
295rale du type d’homme (croyant ou non) que seul le christianisme a permis de concevoir, et que je nomme la personne. C’est un homme à
296in de Damas — est un phénomène caractéristique du christianisme. De même, nous constatons que la notion de révolution a la même exten
297emontent incontestablement — encore une fois — au christianisme primitif. Toutes les religions antiques et celles de l’Asie, étaient
298este à la plupart des Orientaux. Survint alors le christianisme, religion du Dieu incarné une fois pour toutes dans le temps, à un ce
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
299ffrayé. Et, lorsqu’en 1854 il attaqua de front le christianisme officiel et les évêques, qui avaient loué ses premières œuvres, il se
300accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme moderne au nom du Christ de l’Évangile. Tous ses ouvrages esthétiques
301ui ouvrit les yeux de Kierkegaard sur l’absolu du christianisme véritable et lui permit de découvrir cette vérité terrible : le soi-d
302e découvrir cette vérité terrible : le soi-disant christianisme des temps modernes est une tromperie, une immense illusion. Il ne res
303a réalité la plus cruelle. Nous avons dénaturé le christianisme, nous l’avons pris à bon marché, au lieu de nous en reconnaître indig
304se-majesté qualifié ». Il y a donc usurpation. Le christianisme officiel, de nos jours, joue de la sorte, aux yeux de Kierkegaard, le
305dulcorée que la foule, aujourd’hui, prend pour du christianisme. Hamlet connaît maintenant sa mission et son acte : tuer l’usurpateur
306vérité, il y a quelque chose de plus contraire au christianisme que n’importe quelle hérésie ou n’importe quel schisme — et c’est de
307 ou n’importe quel schisme — et c’est de jouer au christianisme, d’en écarter les dangers et de jouer ensuite au jeu que l’évêque Myn
93 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
308hapitre V.La vie religieuse Sur les origines du christianisme en Suisse, l’historien ne dispose que de récits légendaires. Il sembl
309es romaines. Mais grâce à ces moines pèlerins, le christianisme renaîtra de ses vestiges. Par-dessous les coutumes alémaniques-païenn
310ont leur effort d’évangélisation, en sorte que le christianisme, en Suisse, sera le dernier rejeton de la « civilisation de Iona » co
94 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
311e les rattache à nos plus grandes traditions : le christianisme et l’esprit scientifique. Notre inquiétude provient de notre foi, et
95 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
312nt d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique désignant trois tentatives de s’y arracher, tout chargés de p
313t en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianisme. Dès ce moment, d’ailleurs, un Japonais fondait le mouvement syndical
314ique de l’Occident ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même du changement brusque et radical, mais surven
315oute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui animeront plus tard l’idéal révoluti
316sives. En revanche, la scission nette qu’opéra le christianisme dès son établissement officiel dans l’Empire a créé pour l’Europe un
317as, techniques dans l’autre. Enfin, là même où le christianisme a prouvé sa puissance de subversion, l’on s’avise d’une contradiction
318e transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’État se voit donc contraint de renforcer la police, de centraliser
319 justement au shintoïsme, n’attaquera même pas le christianisme, elle se contentera de l’annexer dans les occasions décisives. Certes
320de mettre en lumière leur relation congénitale au christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct re
321 qui ne peut jamais être saisi que par la foi. Le christianisme se distingue de la plupart des autres religions par ce fait qu’il sem
322s qu’il n’a pas contraints à la vertu. Le Dieu du christianisme a laissé l’homme libre de pécher ou de croire au pardon. L’homme se r
323 qu’il n’est pas une personne. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, da
96 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
324de nous faire une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes ré
325 le spectacle offert par les premières assises du christianisme, au lendemain de son triomphe temporel. (Nicée se place douze ans seu
326 défenseurs » attitrés les vraies implications du christianisme. C’est ainsi que Nietzsche, le premier, a su décrire la différence fo
327pable de faire avancer cette science, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des for
328, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des formes objectives que celui-ci a pu rev
329t le convainc. Ainsi, c’est dans la mesure où le christianisme a signifié la fin des religions et des magies, nées de la peur, qu’il
330rialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que son dogme central
331à l’attitude et à la dialectique fondamentales du christianisme. C’est pourtant le matérialisme, comme position métaphysique, qui dev
332 défection des savants. Il est remarquable que le christianisme ait été menacé d’abord par une hérésie toute contraire : je veux parl
97 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
333loin de représenter je ne sais quel « âge d’or du christianisme » — comme on l’a ressassé depuis les Romantiques — fut bien plutôt da
334s de la vision historique, loin de séculariser le christianisme, comme beaucoup le craignent, s’y conforme de plus en plus, à mesure
335la règle — d’où les martyrs des premiers temps du christianisme. Si, au contraire, le « sens » appartient à l’Histoire, et l’Histoire
336doute inséparable de l’historicité initiée par le christianisme : il suffit que la foi faiblisse, ou que le défi du temps paraisse in
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
337’est par l’énumération des principaux mots clé du christianisme, la dialectique première de l’homme occidental. Parole et non Silenc
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
338de nous faire une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes ré
339 le spectacle offert par les premières assises du christianisme, au lendemain de son triomphe temporel. (Nicée se place douze ans seu
340ont pas celles de l’âme, que naît et se répand le christianisme. Apport chrétien. — La conversion — révolution individuelle — libère
341 retour des Barbares… C’est ici qu’intervient le christianisme. L’Incarnation, je l’ai dit, ne « résulte » de rien. Esaïe l’avait vu
342agisse du début de notre être ou de ce siècle. Le christianisme apparut en effet au sein d’une société dont le principe de cohésion s
343e appréciable des Soviets sur Attila. Ensuite, le christianisme ne trouvait devant lui qu’une religion civique, frustrant la faim de
344 le monde des hommes, le communisme dit Parti, le christianisme dit Église. Le Parti est une dictature. Il dicte à chacun son emploi,
345t-elle sanctionnée par le Pape. C’est pourquoi le christianisme, partout où il agit dans l’esprit de son Chef éternel, détruit les ca
346 prix de ce changement de l’homme lui-même que le christianisme appelle la conversion. De même l’antinomie constitutive de la personn
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
347nt d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique désignant trois tentatives de s’y arracher, tout chargés de p
348t en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianisme. Dès ce moment, d’ailleurs, un Japonais fondait le mouvement syndical
349que de l’Occident, ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même du changement brusque et radical, mais surven
350oute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui animeront plus tard l’idéal révoluti
351sives. En revanche, la scission nette qu’opéra le christianisme dès son établissement officiel dans l’Empire a créé pour l’Europe un
352as, techniques dans l’autre. Enfin, là-même où le christianisme a prouvé sa puissance de subversion, l’on s’avise d’une contradiction
353e transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’État se voit donc contraint de renforcer la police, de centraliser
354 justement au shintoïsme, n’attaquera même pas le christianisme, elle se contentera de l’annexer dans les occasions décisives. Certes
355de mettre en lumière leur relation congénitale au christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct re
356 qui ne peut jamais être saisi que par la foi. Le christianisme se distingue de la plupart des autres religions par ce fait qu’il sem
357s qu’il n’a pas contraints à la vertu. Le Dieu du christianisme a laissé l’homme libre de pécher ou de croire au pardon. L’homme se r
358 qu’il n’est pas une personne. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, da