1 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
1 Las Casas, « cet homme illustre voulut s’appeler Colon… mû par la volonté divine qui l’avait choisi pour réaliser ce que son
2aumes lointains jusqu’alors inconnus… Son nom fut Colon, c’est-à-dire repeupleur, nom qui convient à celui grâce à qui tant d
3aire : de même que dans son nom Cristobal précède Colon, la passion de la croisade et de la mission chrétienne ont précédé et
4t d’hypothèses extravagantes, c’était tout ce que Colon offrait aux princes d’Europe ; et les Rois catholiques de Castille-Ar
5idée de fonder un Empire. En effet, l’objectif de Colon n’était pas de conquérir une Amérique dont il n’a jamais cru qu’elle
6umaines sont là. Il y a certes la foi d’Abraham : Colon l’exalte en un passage sublime de sa lettre aux Altesses, datée « des
7 aventure humaine est aussi une erreur ; celle de Colon ne fut pas moins prodigieuse que le succès qui en résulta. Sa science
8e de celle qu’il attendait, tel fut le périple de Colon, cette parabole vivante, ambiguë et grandiose, de toute la recherche
9e médiévale : « Il est fort excellent », nous dit Colon, et « celui qui le possède fait tout ce qu’il veut dans ce monde et p
10ait ensuite un moyen de libérer Jérusalem. Enfin, Colon s’imaginait qu’en promettant de ramener des Indes des monceaux de mét
11’esprit de conquête, il est vrai que le départ de Colon suit de peu l’achèvement de la Reconquista et semble prolonger cet él
12 semble prolonger cet élan victorieux : mais sans Colon, l’énergie castillane se portait normalement vers l’Afrique. C’est l’
13 Le centre du monde est dans l’homme Jamais Colon n’a su ce qu’il avait trouvé, et que c’était un nouveau monde qui ne
14rigines jusqu’à Rousseau ? En ouvrant « l’Inde », Colon nous révélait le passé des sauvages et peut-être un Âge d’or, mais il