1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1x », c’est une affirmation [p. 381] qui d’un coup condamne beaucoup d’antérieures protestations belliqueuses. Il nous montre « d
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2able. Mais il en tirait une raison nouvelle de le condamner, et nous ne pouvons le suivre jusque-là : il est vain de dire qu’une
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
3souvent enlisées dans leurs recherches, il ne les condamne pas d’un « Jugement » sans issue sinon vers le passé catholique ; mai
4t l’interaction de la vie et de l’art, ou s’il la condamne plutôt, à cause des confusions qu’il y décèle. Le meilleur morceau du
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
5 scrupules, on connaît mon orgueil : osez donc me condamner d’être plus fort que cette bourgeoisie fatiguée, et de suivre le dest
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6un ricanement splendide comme un éclat de rire de condamné à mort et à l’éternité. Le Diable avait pris des avocats dont les pla
7aine raison », sans se demander jamais si cela ne condamne pas et la santé et la raison. Il s’est trouvé des Maurras et autres «
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8re exclu lui-même de l’ordre de la nature, il est condamné à ne plus saisir que des rapports abstraits entre les choses. Il ne c
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
9s scènes terrifiantes de la révolution : il a été condamné à mort, il s’est évadé, on le traque à Paris même… Il subjugue le jeu
8 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
10soumettre aux lois de l’ordre matériel ; c’est se condamner donc à ne l’apercevoir que dans ses servitudes 5 . Aussi la critique
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
11d. Soucieux de comprendre notre temps avant de le condamner ou de l’absoudre, défenseur convaincu d’une spiritualité dont il anno
10 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
12norer, méconnaître ces faits spirituels, c’est se condamner à ignorer, à méconnaître une vision du monde qui demain peut se tradu
11 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
13es passées, martyrs, camisards et prophètes, nous condamnent dans la mesure où elles furent authentiques. Mais d’autre part certai
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
14son goût désespéré de l’action pour elle-même. Il condamne le populisme de M. Thérive, il condamne le pacifisme de M. Thomas Man
15-même. Il condamne le populisme de M. Thérive, il condamne le pacifisme de M. Thomas Mann, il condamne l’Amérique de Ford et la
16e, il condamne le pacifisme de M. Thomas Mann, il condamne l’Amérique de Ford et la Russie de Staline ; il adopte enfin une posi
13 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
17ie de se faire assassiner. ⁂ Pendant que ce monde condamné tient encore debout, il serait bon d’examiner rapidement les principe
18nsée, ce n’est pas « la mettre à exécution » — la condamner à mort, autant dire, et l’extirper de son être, fût-ce pour l’introdu
14 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
19iste des êtres que l’attitude du pessimisme actif condamne sans discussion et sans appel. Et c’est peut-être vis-à-vis d’eux seu
20pe de notre politique ; il est bien clair qu’elle condamne, dans la mesure où ces idolâtries sont suspendues à la réussite matér
21la foi. Je songe ici à l’armature catholique, qui condamne cette Église au réformisme modéré, c’est-à-dire à un effort pour dure
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
22l a vécu tragiquement la tentation orientale, l’a condamnée, l’a dépassée, acceptant comme Goethe les conditions réelles et donné
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
23erons notre sang. Il y a une vérité qui domine et condamne tout cela. Entre le communisme et la révolution personnaliste, l’oppo
17 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
24rticipation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il y a un impos
18 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
25lui des églises catholiques, puisque il se trouve condamné par la dogmatique réformée, et plus encore par la révolte de la foi r
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
26é d’assurer le minimum de vie se trouve [p. 606] condamné par là même à ne jamais suffire à cette nécessité. Car la seule défen
20 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
27s plus grandes de loisir. C’est pourquoi elle est condamnée à une espèce de dégradation, dans la mesure même où son effort pratiq
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
28ouvelle de communion humaine. On s’en voudrait de condamner en trois formules une démarche qui entraîne à l’origine notre adhésio
22 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
29et quoi qu’on veuille, jouer le jeu commun. C’est condamner ou absoudre après coup des passions collectives sur lesquelles nulle
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
30récisément qu’à l’origine il jugeait inhumain. Il condamna d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait
31xprimer simplement un état de fait, ou si elle le condamne, ou si elle le revendique. C’est un des tours nombreux que peut jouer
24 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
32iste des êtres que l’attitude du pessimisme actif condamne sans discussion et sans appel. Et c’est peut-être vis-à-vis d’eux seu
33l dispense. Une politique chrétienne doit d’abord condamner toutes les « solutions » que nous avons divinisées, toutes les idolât
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
34rticipation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il y a un impos
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
35parmi vous quelques-uns se réjouissent de me voir condamner le marxisme, ceux-là ne puissent pas un instant croire que c’est au p
27 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
36erons notre sang. Il y a une vérité qui domine et condamne tout cela. [p. 148] Entre le communisme et la révolution personnalis
28 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
37he. Il accepte, en vertu même de sa foi, qu’on le condamne ; alors que tous les autres veulent se justifier. En vérité, riches e
38se contre certaines complaisances intimes. Je les condamne d’autant plus fort que je les. comprends mieux, que je les comprends
29 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
39s plus grandes de loisir. C’est pourquoi elle est condamnée à une espèce de dégradation, dans la mesure même où son effort pratiq
30 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
40a nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve condamné par là même à ne jamais suffire à cette nécessité. Car la seule défen
31 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
41ar rapport à une droite et à une gauche également condamnées. Par ce seul refus, ils opèrent déjà ce que le vocabulaire de L’Ordre
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
42s motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné aussitôt à des complicités honteuses et moralement dégradantes. Bien
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
43ostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un « poète à tendance religieuse » et
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
44nt et précipite sa propre ruine. Le solitaire qui condamne « la masse » n’est un aristocrate que s’il ne veut pas l’être. C’est
45mesure où sa vocation le dépasse ? Si Kierkegaard condamne la foule, ce n’est point qu’il la craigne, ou qu’il craigne d’y perdr
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
46rvue de critère indépendant de la littérature est condamnée à ne plus critiquer que les moyens de cette littérature. Elle les jug
47ique « de classe » reste encore négative. Elle se condamne aussi à rendre compte des seules œuvres mineures, toute création réel
48bourgeoise, vice qui le lie au monde ancien et le condamne à passer avec lui : il décrit l’anarchie intime de l’homme moderne av
49il est un genre que nos critiques sont unanimes à condamner sans nul recours, c’est celui du roman à thèse. Méfiance significativ
36 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
50en finir, de fixer la saine doctrine par un ukase condamnant à la fois les mécanistes et les dialecticiens. On parle encore du « d
37 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
51s les situations de ce livre ? Cette Loi qui nous condamne quoi que nous fassions, ce Juge impitoyable, cette instance suprême q
38 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
52iques ensuite. Les auteurs du plan commencent par condamner le Parlement, « dont le fonctionnement exclut par définition une réno
53oudrais de chercher les poux dans ce Plan qui est condamné à sombrer dans l’inefficacité. Si j’ai souligné les points où il semb
54ment et spirituellement au désordre ancien qu’ils condamnent. Ils sont bien trop pressés de réussir, et si jamais ils réussissent,
55naire, qui fait défaut au Plan du 9 juillet et le condamne à n’aboutir, pratiquement, et si justes que soient les velléités qu’i
39 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
56st son Dieu. On sait aussi qu’il n’a pas hésité à condamner la théorie d’Einstein parce qu’elle contredisait l’hypothèse marxiste
40 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
57nante, elle nous excite à des affirmations qui la condamnent. La forme aphoristique que Nietzsche cultiva de plus en plus exclusiv
41 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
58bsurde que ce livre — écrit par un juif ! — a été condamné en Allemagne. p. 292 n. « Kasimir Edschmid, Destin allemand, Plo
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
59physique relativiste. Mais Staline, on le sait, a condamné Einstein. Il semble bien que ces « barrages » et ce conformisme bruta
43 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
60en. Certes, il y a des abus partout, mais de là à condamner la notion même d’expérience ! N’est-ce pas au récit de ses miracles q
61i nous faisons autre chose ? Oui, même quand nous condamnons Nicodème au nom d’une meilleure théologie, faisons-nous autre chose q
62icodèmes ! et jamais plus qu’en ce moment où nous condamnons Nicodème… Voilà pourquoi Nicodème n’est pas mort : il demeure parmi n
63sse, — justement, en son nom ! Et non pas pour la condamner ou la nier dès le principe ! Car je reconnais avec vous qu’il faut d’
64e Baptême et cette Cène. Certes, ces paroles nous condamnent dans la mesure où nous les prononçons sans foi, hors de toute « crain
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
65tive de l’Éternel dans ce temps. Cette définition condamne tout mysticisme qui ne [p. 600] serait, comme le veut M. Chuzeville,
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
66anti-capitaliste (en théorie), M. de la Rocque ne condamne du capitalisme que ses « parasites ». Enfin, le fascisme est un mouve
46 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
67chrétien pourrait ou devrait exercer une vocation condamnée par avance à demeurer inefficace ? Le chrétien est-il possesseur d’un
68ommes plus que des menteurs, et notre prière nous condamne. Le chrétien est cet homme qui, ayant mesuré, mieux que personne peut
69omme l’idéal socialiste ? Beaucoup de braves gens condamnent cet idéal en bloc, à cause des erreurs qu’il comporte, disent-ils, ma
70ain marxiste, mais gardons l’enfant ! Car si nous condamnons en bloc le socialisme, nous condamnons aussi une part de vérité d’ori
71ar si nous condamnons en bloc le socialisme, nous condamnons aussi une part de vérité d’origine proprement chrétienne. Le socialis
72as mieux que lui à la justice, gardons-nous de le condamner ! C’est lui qui fait, dans l’incroyance, ce que nous aurions dû faire
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
73e, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant
74’auras pas d’autres dieux devant ma face » — cela condamne la mythologie et la fabulation, où les Aryens puisent leur art de tro
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
75antôt l’on reproche au marxisme des erreurs qu’il condamne lui-même, et dont l’apparition dans le développement de l’URSS est le
76ains soviétiques l’ont compris. Aussi les voit-on condamner la théorie marxiste originelle, qui veut que la culture socialiste na
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
77aduit national-socialisme par nationalisme. Il se condamne ainsi à ne pas comprendre ce qu’il y a de religieusement puissant dan
7812] d’une autre classe ou d’une autre race. (Pour condamner un saboteur, on arguera en URSS de son ascendance bourgeoise, en Alle
79tion ascétique ou moyen-âgeuse de la vie : « Nous condamnons tous les systèmes d’éducation qui se fondaient d’une façon ou d’une a
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
80ut pas oublier. Ainsi notre cœur se partage et se condamne dans ce qu’il veut. Car il veut bien cette fin, mais il pressent parf
81ème, qui est métaphysique et religieux, nous nous condamnons en même temps à ne jamais le résoudre totalement. Or, c’est ici toute
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
82s nos buts prochains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contrai
52 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
83ion ou du sérieux d’un qui vient par exemple nous condamner Pascal au nom de je ne sais quelle arithmétique, d’un autre, Nietzsch
84er de révolutionnaire un pâle frénétique qui vous condamne Goethe pour n’avoir pas, cette fois, renoncé assez tôt. Cent autres f
53 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
85bri des atteintes bouleversantes de la réalité se condamne à ne rien découvrir, car le réel ne livre ses secrets qu’aux violents
86ne forcément cet État à des actions qu’il prétend condamner. Hypocrisie profonde des formes, héritage d’un libéralisme dégradé, d
87erai qu’il n’est pas question dans ces pages de « condamner » des « erreurs » étrangères et de faire la leçon au monde entier en
88écution — ce qui pourrait signifier aussi bien la condamner à mort et l’extirper de son être, fût-ce pour l’introduire dans l’His
54 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
89re. Faudra-t-il donc revenir à Marcion, hérétique condamné par toute la tradition chrétienne pour avoir affirmé que le monde est
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
90évolution de 89, et qui est déjà une nation. Mais condamner le « fascisme » allemand, et fonder sur cette condamnation une politi
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
91ains soviétiques l’ont compris. Aussi les voit-on condamner la théorie marxiste originelle qui veut que la culture socialiste nai
92s nos buts prochains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contrai
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
93ines vivantes. Il ne s’agit pas de morale ! Ni de condamner pour le mauvais plaisir d’avoir raison. Mais il s’agit de refaire une
58 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
94l se fait que le Pape n’ait jamais, que je sache, condamné Bossuet pour avoir écrit ce qui suit. (C’est au sujet de la Messe, po
95u’il avait fait, et les apôtres suivi, et même de condamner sévèrement cette pratique. » — Si nous comprenons bien, l’Église prou
59 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
96e pain du corps (c’est le principe !). La liberté condamne la dictature, mais dès qu’elle la supprime pratiquement, elle perd to
60 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
97Mais c’est aussi, dans le monde d’aujourd’hui, se condamner à n’être pas compris. Paradoxe d’un génie catholique, isolé de la fou
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
98s motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné aussitôt à des complicités honteuses et moralement dégradantes. Bien
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
99tifiques comme « dangereuses », puisque Staline a condamné Einstein, tout de même qu’un pape condamnait Galilée, etc., etc. (Ce
100line a condamné Einstein, tout de même qu’un pape condamnait Galilée, etc., etc. (Ce ramassis d’erreurs de fait rappelle à s’y mép
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
101’est pas possible sans l’autre. Tout étatisme est condamné à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’échec assuré. (No
64 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
102en mal venu à critiquer ce qui se fait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
103e ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain ordre de choses qui nous vexe et dont nous souffrons. Et i
104apable, qu’il n’aime plus cela, [p. 113] qu’il le condamne dans l’absolu. Je dis seulement que sa bonne conscience — et je ne sa
66 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
105iculise et ruine ce genre d’espoirs. Qui voudrait condamner l’usage pratique de la raison ? Simplement je constate qu’en fait, et
106prévenir utilement un fascisme, ce n’était pas de condamner les Italiens et leurs admirateurs français, position négative, paress
67 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
107e ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain ordre de choses qui nous vexe et dont nous souffrons. Et i
68 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
108er le fond de la forme ; admirer l’une quand nous condamnons l’autre, et vice-versa.) Mais une fois reconnue cette maîtrise, qu’on
69 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
109ciple du Christ sans avoir l’amour des hommes est condamné à aller à sa perte et à y conduire les autres ». À ce moment aussi, l
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
110ent, pour une fois, sans tricher. Mais non : pour condamner une société, il faudrait plus de charité réelle, c’est-à-dire plus de
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
111itler !) Mais on oublie peut-être que Nietzsche a condamné l’antisémitisme, raillé le nationalisme, dénoncé le socialisme, et dé
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
112ans la vie, de rêves dans l’affreuse vie, où l’on condamne avec indifférence, et où tout le monde en fait est coupable de tout :
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
113atique, donc non-matériel. Cette vue pouvait être condamnée en toute tranquillité avant les découvertes de la mécanique ondulatoi
74 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
114n certain degré de pauvreté ou de misère physique condamnerait même un « intellectuel » au chômage absolu, c’est-à-dire à l’arrêt de
75 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
115imée par une volonté de retour à l’économique fut condamnée à l’échec dès le départ, du simple fait qu’elle se poursuivit dans le
116cite une formidable concurrence extra-européenne, condamnant l’économie du continent à se replier sur une exploitation artificiell
76 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
117 d’on ne sait quelle lame de fond, ce serait nous condamner à la stérilité d’une action bâclée, donc au triomphe rapide d’une réa
77 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
118 de prier pour les ennemis (sabotage moral) et de condamner la violence (libéralisme morbide). Le jeune paysan brutal qui lui tie
78 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
119 Tout « étatisme » (au sens atténué du xixe ) est condamné de nos jours à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’éche
120r un terrain d’entente avec les dictatures qu’ils condamnent en principe. C’est ainsi qu’ils apportent leur petite contribution, t
121 de se montrer assez forts pour l’empêcher, et de condamner ainsi le régime adverse à une autodestruction de ses énergies belliqu
79 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
122en mal venu à critiquer ce qui se fait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre
80 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
123réductible, — et pourtant charitable. Car nous ne condamnons pas des peuples, encore une fois. Ce que nous condamnons, ce sont des
124ons pas des peuples, encore une fois. Ce que nous condamnons, ce sont des solutions et des doctrines au nom desquelles on veut rég
81 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
125 par aucun texte univoque de l’Évangile 83 . Elle condamnait la procréation comme relevant de la loi du Prince des Ténèbres, c’est
82 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
126thique » (c’est la « plénitude du temps ») ; puis condamne enfin ce mariage, suprême obstacle du « stade religieux », puisqu’il
127r), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les pasteurs qui refusaient le célibat ; puis Luther et Calvi
128 naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était donc condamné à croire Éros, c’est-à-dire à se confier dans son désir le plus puiss
129e ses termes. Je l’ai dit et j’y insiste encore : condamner la passion en principe, ce serait vouloir supprimer l’un des pôles de
130a n’est pas possible. Le philistin [p. 254] qui « condamne » de la sorte et a priori toute passion, c’est qu’il n’en a connu auc
83 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
131a Nation ! Or ce cri qui lui donne la victoire le condamne. Je simplifie encore la thèse : Napoléon gagne Waterloo parce qu’il r
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
132rt de synthèse que toute leur formation technique condamne ? À défaut d’une science universelle qu’il faudrait plusieurs vies po
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
133l’amour mortel, c’est-à-dire de l’amour menacé et condamné par la vie même. Ce qui exalte le lyrisme occidental, ce n’est pas [p
134ls éveillent, la passion même qu’on apporte à les condamner quelquefois, tout cela dit assez à quoi rêvent les couples, sous un r
135t que nos morales officielles et notre raison les condamnent. L’obscurité du mythe nous met donc en mesure d’accueillir son conten
136ut sera livrée à une troupe de lépreux et Tristan condamné à mort. Il s’évade (scène de la chapelle). Il délivre Iseut, et avec
137, va-t-on penser, qui se conforme aux lois qui le condamnent, afin de mieux se conserver ! D’où peut venir cette préférence pour c
138icieux ». Toute condamnation serait vaine : on ne condamne pas le vertige. Mais la passion du philosophe n’est-elle point de méd
139ssion de l’objet désiré et l’expression de ce qui condamne ce désir. Ainsi l’interdiction reste affirmée, et l’objet reste inavo
140er le rôle de cette « emprise » magique, se verra condamné à rendre la passion moins inhumaine plus acceptable aux yeux du moral
141 a voulu son destin : Ce terrible philtre qui me condamne au supplice, c’est moi, moi-même qui l’ai composé… Et je l’ai bu à lo
142ette passion qui le blesse et que toute sa raison condamne ? Pourquoi veut-il cet amour dont l’éclat ne peut être que son suicid
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
143nues tendent à sublimer l’homme, et aboutissent à condamner sa vie « finie ». Le dieu Éros exalte et sublime nos désirs, les rass
144 Occident que dans les siècles où elles se virent condamnées par le christianisme officiel. Et c’est ainsi que l’amour-passion, fo
145riage. Mais cette ferveur renouvelée pour un dieu condamné par l’Église ne pouvait s’avouer au grand jour. Elle [p. 76] revêtit
146t le droit de se marier et de vivre dans le monde condamné par les purs, sans s’astreindre à tous les préceptes de la morale éso
147 rappellerons l’exemple de sectes gnostiques, qui condamnaient aussi la création, et en particulier l’attrait des sexes, mais déduis
148le, celle des « bonshommes » ou Cathares, ascètes condamnant le mariage mais fondant une « Église d’Amour », opposée à l’Église de
149ène et aux frères Ortliebiens de Strasbourg, tous condamnent le mariage [p. 121] — que par ailleurs, le pape-moine Grégoire VII vi
150n qu’elles fussent mariées — que le mariage était condamné par leur Église. Beaucoup de troubadours —  [p. 126] cela n’est pas d
151ne, célèbre par sa cour d’amour où le mariage fut condamné. Chrétien avait écrit un Roman de Tristan dont les manuscrits sont pe
152 » et lui font sanctionner après coup tout ce que condamnent, aux [p. 150] yeux de Gottfried et des hérétiques de son temps, l’Éva
153e évasion hors de ce monde mauvais, la sensualité condamnée en même temps que divinisée, l’effort de l’âme pour échapper à l’inor
154ions hérétiques et de telles institutions qui les condamnaient farouchement, les obligeant par cette condamnation à s’exprimer en sy
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
155essus (voir II, 4). Sankara refuse le monde et le condamne sans appel : le nirvana ne peut accueillir le samsara (qui est la vie
156e fut pas en odeur de sainteté. Le pape Jean XXII condamna même ses thèses les plus hardies dans une bulle de 1329. L’une des th
157 hardies dans une bulle de 1329. L’une des thèses condamnées, la dixième, est ainsi reproduite dans la bulle : « Nous nous métamor
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
158r Jean de Meung, la tradition antique — celle qui condamne la passion comme une « maladie de l’âme » — se transmettra aux partie
159t à la matière (ou l’inverse), et un dualisme qui condamne la matière au nom de l’esprit, l’histoire des sectes gnostiques et ma
160Mais faute d’atteindre cette limite, un Racine se condamne et nous condamne à goûter une mélancolie de nature essentiellement tr
161indre cette limite, un Racine se condamne et nous condamne à goûter une mélancolie de nature essentiellement trouble. L’Éros cou
162pleinement lucide. Car sa lucidité l’obligerait à condamner ce qu’il n’ose chérir que dans son cœur le plus secret, et sans se l’
163 naturel, cherche à tourner cette loi sévère qui, condamnant l’inceste, rend impossible la passion. Et voici comment il s’y prend 
164é à le faire mourir : mais d’une mort que l’Amour condamne, d’une mort selon les lois du jour et de la vengeance, brutale, accid
165atériellement cette religion, l’Église romaine la condamnait à se propager sous la forme la plus ambiguë et peut-être la plus dang
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
166tesse et de civilité. Il n’était plus question de condamner la vie. Et « l’instinct de mort » semblait neutralisé. ⁂ C’est sur ce
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
167par aucun texte univoque de l’Évangile 187 . Elle condamnait la procréation comme relevant de la loi du Prince des Ténèbres, c’est
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
168thique » (c’est la « plénitude du temps ») ; puis condamne enfin ce mariage, suprême obstacle du « stade religieux », puisqu’il
169r), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les pasteurs qui refusaient le célibat ; puis Luther et Calvi
170homme naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était condamné à croire Éros, à se confier dans son désir le plus puissant, à lui de
171e ses termes. Je l’ai dit et j’y insiste encore : condamner la passion en principe, ce serait vouloir supprimer l’un des pôles de
172 fait cela n’est pas possible. Le philistin qui « condamne » de la sorte et a priori toute passion, c’est qu’il n’en a connu auc
92 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
173t substitué un pontife unique et romain. On avait condamné Jean Huss, le premier qui eût osé proclamer la nécessité d’une réform
174, les fameux conseils de Nicolas, qui se trouvent condamner toute la politique des cantons catholiques. On sait d’autre part que
93 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
175 d’admettre quoi que ce soit de ce genre. Elle se condamne à l’enregistrement sans intervention de l’esprit. (C’est d’ailleurs t
94 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
176 même plus ressenti comme un scandale, je la vois condamnée à glisser, comme la nôtre, dans un désordre dont la guerre sera toujo
95 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
177i voudrait bien tout régler à sa guise, et qui se condamne, ridiculement, à avoir des idées sur tout. Les seuls partis qu’une Fé
178tive, si [p. 211] légitime qu’elle soit, c’est se condamner à être sans cesse dépassé et ridiculisé par les faits. 14. Neutralité
179 de nos autorités suprêmes, j’ai donc le droit de condamner ouvertement des régimes étrangers qui attaquent ouvertement le nôtre.
96 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
180 même plus ressenti comme un scandale, je la vois condamnée à glisser, comme la nôtre, dans un désordre dont la guerre sera toujo
97 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
181nation, prolonge encore une existence brutalement condamnée par cette guerre. Nous avons trop longtemps vécu dans l’atmosphère ra
98 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
182n déroulement biblique : la Loi d’abord, qui nous condamne, puis la conscience, le péché, la repentance, la [p. 337] grâce accor
99 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
183s plus courantes. Négliger d’y répondre serait se condamner à baser tout un livre sur un quiproquo. 3. Pour ceux qui n’en voien
184ge de Lumière en Ange et Prince des Ténèbres, l’a condamné à un impérialisme sans limites, donc par définition désespéré. La per
185imagination, puis le désir, d’un bien que le réel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ
186s histoires individuelles… Aussi, partout où l’on condamne sans pitié son prochain ou soi-même, soyons sûrs que c’est le Diable
100 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
187les rend à l’état d’innocence première. Enfin, en condamnant tout ce qui est universel ou du moins supranational, le christianisme
188’Inconscient collectif et l’activité quotidienne. Condamnez-les et vous créerez une sécheresse générale, nécessairement suivie d’