1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1 en Allemagne. Et durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier
2erdu son âme. Et puis il n’est revenu qu’un vieux corps radotant. — Qu’en pensez-vous, bonnes gens ?… Il a eu tort, sans dout
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
3cette « violence ordonnée et calme » des « grands corps athlétiques ». Sur le stade au soleil se déploient les équipes, et l’
4e », et aussi parfois, de la pensée que « sur ces corps de l’entre-deux-guerres, … cinq sur dix sont désignés… ». Voici passe
5be, c’est une allégresse héroïque qu’infuse à son corps la douce matière. L’air et le sol, dieux rivaux, se le disputent, et
6sique que je n’entends pas ? » — Mais plus que le corps en mouvement, c’est la domination de la raison sur ce corps qui est e
7ouvement, c’est la domination de la raison sur ce corps qui est exaltante, et c’est cette domination qui est le but véritable
8e entrave à la violence animale déchaînée dans le corps du joueur à la vue de la prairie rase où rebondit un ballon. Si l’on
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
9our où cette consomption frénétique terrassant un corps minable, il ne restera plus que les flammes, les soleils et aussi les
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
10n’a pas eu trop de peine à l’annexer à son propre corps de doctrines critiques. Dirai-je pourtant que je crains qu’il n’ait é
5 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
11tte force — ici, je tape du pied — ces désirs, ce corps… J’ai un passé à moi, un milieu, des amis, ce tic. Mais encore, tant
12ur mon état qui peut m’être dangereuse. (On donne corps à une faiblesse en la nommant ; or je ne veux plus de faiblesses4.) E
13omment m’adapter à l’existence que m’imposent mon corps et les lois du monde, et comment augmenter ma puissance de jouir, en
14la marée de mes désirs. Qu’ils viennent battre ce corps triste, qu’ils l’emportent d’un flot fou ! Revenez, mes joies du larg
15gèreté puissante, quelle confiance vont guider ce corps et cet esprit… Créer, ou glisser au plaisir ? Êtes-vous belle, mon am
6 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
16 Puis ses pattes se tendirent peu à peu, comme un corps qu’on gonflerait à la pompe, tandis que dans cet agrandissement les a
7 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
17des voluptés plus faciles — pour infuser dans nos corps charmés d’un repos sans rêves une langueur dont on ne voudrait plus g
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
18 se remettre à manger, tout de même nous avons un corps, et c’est très beau, Breton, de crier « Révolution toujours » — tant
19s et des proportions ; rééduquer les instincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction c
20onstruire ; sobres de langage et maîtres de leurs corps exercés, ils savent qu’il n’y a de pensée valable qu’assujettie à son
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
21 René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)u Les témoignages ne manquent pas sur la détresse
22l’hypocrisie. Isolé dans un hôtel perdu, avec son corps qui se souvient — « mémoire, l’ennemie » — avec une intelligence dont
23nez-nous la force et le courage de contempler nos corps et nos cœurs sans dégoût implorait Baudelaire. Encore avait-il le co
10 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
24 (décembre 1926)b Nous voyons un mythe prendre corps parmi les ruines de ce temps. Il fallait bien tirer quelque vertu d’u
25r des profondeurs; mais déjà c’est le chaos. Mon corps et moi, le livre si poignant de René Crevel, est la démonstration la
26non !… Debout dans l’ère successive ! Brisez, mon corps, brisez cette forme pensive ! .......................................
27unité la plus réelle de l’individu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idées et jongleries verbales. Regards
11 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
28 C’était le poids de la pierre, plus que celui du corps de l’athlète ; l’œuvre n’atteignait pas encore pleinement sa vie prop
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
29 c’est encore l’« élan mortel » que décrivait Mon Corps et Moi. Quand l’analyse féroce de Crevel fouille les pensées de Pierr
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
30ure qui aurait pu être… Un homme médite à côté du corps de son ami suicidé pour une femme qu’ils ont aimé tous deux (L’Amie d
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
31ait. Nous aimions la Révolution qui nous perdrait corps et biens dans sa grandeur comme une femme merveilleuse nous perdrait
32andeur comme une femme merveilleuse nous perdrait corps et âme dans l’ivresse amoureuse ; nous cherchions cette Révolution de
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
33dix ans au plus. Après, c’est un long adieu et le corps se fige à mesure que l’esprit s’établit sur ses positions. Or donc, j
34sourire et pleura. Alors une rage s’empara de mon corps tout entier, je criai un juron, claquai la porte et courus dans ma ch
16 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
35ure de robes de soie, nous amusant à imaginer les corps précieux qui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, ch
36mme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fatigués jusqu’à l’insensibilité et l’Illusion étendait sur toutes ch
17 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
37fin, le Français reçoit une lettre trouvée sur le corps de son ami suicidé, pathétique confession qui doit expliquer sa mort
18 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
38. Mais l’homme qui était un membre vivant dans le corps de la Nature, lié par les liens les plus subtils et les plus profonds
39es et des exigences les plus rudimentaires de son corps. Il a perdu le contact avec les choses naturelles, et par là même, av
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
40amerlan, dont la spécialité était l’assassinat du corps humain, mais qui raconte dans son autobiographie que son désir consta
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
41r se détache de toi comme une lourde pierre. » Le corps, que l’âme quitte, redevient minéral, statue dans le silence « aux ye
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
42livrent à ces excès de langage. Je les renvoie en corps au chapitre 5 où je traiterai de cet aspect du problème que l’on peut
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
43u’il ne manque à cette plaisanterie, pour prendre corps, que l’appui intéressé d’un groupement politico-financier. Et il y au
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
44respond au garde-à-vous ! par quoi l’on impose au corps une immobilité absolue. L’un et l’autre de ces exercices montrent que
24 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
45es sanglots perdus qui rôdent à la recherche d’un corps faible. Je ne sais pas où tu m’attends mais je sais comment tu pleu
25 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
46colie même est passionnée. Elles chantent avec le corps entier — non pas avec les bras, comme on chante du Verdi, — elles ont
47mbré d’un ministère… mais déjà l’œil s’éteint, le corps se plie, fait demi-tour et puis s’en va. Rien, rien à déclarer, quell
26 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
48 gréco-latin, un canon de l’âme aussi bien que du corps. Il est possible que ce mythe ait animé l’humanisme de nos humanités.
27 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
49lusieurs semaines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux por
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
50ois longues croix dans une lumière dramatique, le corps du Christ déjà presque transfiguré en symbole mystique sur le ciel ve
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
51, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C’est dans un tel état de désespoi
30 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
52s souvent indignées de nos docteurs, un fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint
31 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
53moins d’agir en vertu du principe d’inertie (tout corps en mouvement tend à conserver son mouvement). C’est ainsi que ces act
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
54nfiévré le jeune Goethe, que déjà la faiblesse du corps le ramène à l’aspect concret de notre condition. Et c’est seulement e
55t lorsque, épuisé mais pacifié, il va quitter son corps aveugle pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour a
56celui « qui toujours s’est efforcé » a purifié le corps, et l’âme est prête à recevoir « l’amour d’en haut ». Car telle est l
33 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
57urraient-ils ? Car il faut qu’un idéal ait « pris corps » pour qu’il devienne « applicable ». On ne crée rien de vivant avec
34 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
58ure de robes de soie, nous amusant à imaginer les corps précieux qui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, ch
59mme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fatigués jusqu’à l’insensibilité et l’illusion étendait sur toutes ch
35 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
60aisir… C’est bouleversant et presque ridicule. Le corps diplomatique, debout en cercle, écoute dans un recueillement stupide,
61ui déjà me saisit va-t-il ainsi nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le vel
62 — guérir de l’écœurement de revivre — toucher un corps livré à la violence immobile de son âme… Mais les jeunes filles sont
36 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
63colie même est passionnée. Elles chantent avec le corps entier — non pas avec les bras, comme on chante du Verdi, — elles ont
64mbré d’un ministère… mais déjà l’œil s’éteint, le corps se plie, fait demi-tour et puis s’en va. Rien, rien à déclarer, quell
37 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
65 en Allemagne. Et durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier
66erdu son âme. Et puis il n’est revenu qu’un vieux corps radotant. — Qu’en pensez-vous, bonnes gens ?… Il a eu tort, sans dout
38 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
67au net. Paracelse s’occupait d’extraire l’ens des corps, tandis que Swedenborg se complaît à décrire le vêtement des anges. L
68nde qu’on nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupides, — de nihilistes et de boxeurs, si vous voulez — t
69nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupides, — de nihilistes et de boxeurs, si vous voulez — tout encomb
70st un point de vue central et médiateur entre les corps et les esprits. C’est en cela seulement que réside son originalité da
71prême de la signification. (L’état de l’âme et du corps où tout nous apparaît en relations concrètes.) 31 mai 1929 Pers
72une espèce de joie qui attrape la fièvre dans mon corps. Toute cette journée baignée de l’air des collines, il semble que mon
73s l’ombre.) Quand la lune s’en va, il y a ce haut corps obscur qui vit tout près de moi dans son véritable silence, les yeux
74tion fondamentale, et non point seulement pour le corps. J’ai pensé aux gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu cl
75s du sommeil. Ou bien descends les bras collés au corps dans l’onde apaisée du souvenir. Sois riche d’avoir ce que tu es, com
76diait à quelque amie de haut parage spirituel. Le corps même y trouve sa part, car l’invention favorise la circulation du san
77lir avec un cœur viril et bon le spectacle de ces corps amaigris, énervés ? Un cœur viril et bon comme celui d’Andersen, un t
39 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
78 voyage nocturne, les yeux cessent de cligner, le corps se détend. Là devant, un chauffeur immobile guette les ornières profo
79as, et l’Occident ne peut rien en attendre, qu’un corps de janissaires tout au plus. Mais ces hommes durs, silencieux, et sai
40 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
80lusieurs semaines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux por
41 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
81donc pas de nous un appel aux églises en tant que corps constitués et officiels1. Non, en présence du scandale de la chrétien
42 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
82a plus que du désordre et des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche resta
43 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
83oge, dans Une Main, c’est plutôt un examen de son corps. Examen forcé d’ailleurs, interrogation accidentelle. Par le choix mê
44 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
84ême que le choc est le mode de contact propre aux corps solides. À quelles subtilités « dialectiques », à peine dignes d’une
45 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
85qui n’engage en puissance notre être tout entier, corps et âme sans distinction. Apprenons à penser comme des hommes responsa
46 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
86écable qui marque la limite de décomposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’est conçu qu’à partir de l’en
87individu n’est conçu qu’à partir de l’ensemble du corps social, comme un élément numérique, indifférencié, objectif. On l’obt
88pie sociologique qui prophétise la dissolution du corps social en individus libres au terme d’une évolution scientifique et o
89mpris que l’homme n’est pas un ange, qu’il est un corps jeté au milieu d’autres corps, et que c’est un orgueil assez court qu
90 ange, qu’il est un corps jeté au milieu d’autres corps, et que c’est un orgueil assez court que de prétendre l’ignorer ; il
91sonne, ou plutôt son lieu naturel, en séparant le corps et l’âme : c’est qu’il les a mal distingués. Du point de vue de la pe
92al distingués. Du point de vue de la personne, le corps et l’âme sont deux aspects de l’homme concret, dont la nature réelle
93s ce débat qu’apparaît la conscience.) Mais ni le corps de l’homme ne peut être conçu comme réel sans l’insistance particuliè
94rs de la consistance qui la révèle et l’effectue. Corps et âme sont un seul et même être ; ils naissent ensemble et meurent e
95eur que de nommer « esprit » l’aspect original du corps humain ; c’est une étrange erreur que de rêver l’âme immortelle19 ; e
96cette erreur qu’on croit pouvoir séparer l’âme du corps — quitte à ne plus savoir comment les réunir — ce que ne font ni la v
97nsait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plus rien, et co
98mbre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n’était nécessité d’aller. J’appel
99être entendu quelque parole, on n’a rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme
100vement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme que l’esprit, parmi nous, n’est rien — hors la démonstration
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
101 si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des corps, les conditions physiques de l’existence. Que la justice est dans l’é
102 chat s’élève dans les airs et peu à peu rend son corps invisible, seule subsiste sa face hilare au-dessus des bourreaux pant
48 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
103te, — et l’on institue la police pour soutenir un corps social qui s’abandonne ; enfin la police décrète qu’elle est elle-mêm
49 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
104re moi et le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette tension. Ell
105t le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette tension. Elle est ma
106it aboutir à une distinction entre l’esprit et le corps qui, d’accidentelle qu’elle était à l’origine, allait être décrétée e
107ce, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne, et c’est encore la dialectique ant
108es coups, soit que triomphe un spiritualisme sans corps ou que s’installe un matérialisme sans âme. ⁂ À ce degré d’évolution
109t : on l’accusa de panthéisme. Constant, drôle de corps ironique, esprit exact dont les erreurs ne sont jamais que défaillanc
110 l’un et l’autre divisent l’homme en esprit et en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet d’apporter
50 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
111ts de masse, ni par des organisations, ni par des corps constitués mais par des hommes concrets, agissant dans le cercle conc
51 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
112endre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social. Elles cherchent à humaniser les hommes. Elles veulent l’un
52 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
113mmes, venues au sépulcre, n’avaient pas trouvé le corps de Jésus. Cette création s’est faite sans qu’il soit nécessaire ou lé
53 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
114vorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irresponsables l’un de l’autre. La bourgeoisie libérale ne sait plus
54 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
115fie aussi bien la raison et l’intelligence que le corps et les passions. L’Esprit auquel je crois est justement celui que l’h
55 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
116moins d’agir en vertu du principe d’inertie (tout corps en mouvement tend à conserver son mouvement). C’est ainsi que ces act
56 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
117donc pas de nous un appel aux Églises en tant que corps constitués et officiels24. Non, en présence du scandale de la chrétie
57 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
118endre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social. Elles cherchent à humaniser les hommes. Elles veulent l’uni
58 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
119ent donc libérés, et du même coup engagés dans un corps social nouveau. Prenons le cas de l’esclave qui devient chrétien. Alo
120ses, ou d’expériences telles que la dissection du corps humain, c’est toujours une profanation que l’on opère. Du moins ces g
121Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la
122igion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant. D’autre part, l’instauration de ces régi
123gagement social. L’homme étant totalement engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant p
59 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
124a plus que du désordre et des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche resta
60 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
125 maritimes des Charentes et de ces âmes et de ces corps tout frémissants de nostalgies naïves et de jeunes ruses. On sent que
61 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
126 « réaliser » un vieux rêve positiviste et donner corps à l’utopie d’un sanctuaire de la Pensée laïque ? Il faudra le constru
127it « clair et distinct » fût séparé absolument du corps. Ce que Descartes a proposé, ce que l’Église, pour son malheur, a pri
128rée sans effet. Séparer soigneusement l’esprit du corps, et glorifier cet esprit distingué, c’est aussi laisser ce corps à lu
129fier cet esprit distingué, c’est aussi laisser ce corps à lui-même, le mépriser, l’abandonner à sa lourdeur. Décréter que l’e
130 encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, jamais un tel esprit n’est né dégagé de tous liens, irresponsable. E
131ger, et de juger effectivement, dans le monde des corps et des sanctions de fait, non pas seulement de « dire le vrai » dans
132éée par le décret de séparation de l’esprit et du corps, de la raison pure et de la morale pratique, décret prononcé par Desc
62 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
133ans du crottin de cheval, et de faire subir à son corps toute la gamme des combinaisons alchimiques afin de ressusciter ensui
134t mourir avant d’avoir ressuscité ». Rajeunir son corps et son âme par l’ordure, c’est un des thèmes favoris de notre temps.
135xixᵉ, et qui nous ont conduits à considérer notre corps comme une espèce de moteur démontable. Ainsi le grand docteur « macro
136ans l’histoire de la connaissance du monde par le corps, ou si l’on veut, du corps par le monde. « L’homme ne saura jamais as
137ssance du monde par le corps, ou si l’on veut, du corps par le monde. « L’homme ne saura jamais assez combien il est anthropo
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
138i voulait « posséder la vérité dans une âme et un corps ». Aujourd’hui, c’est un Rilke, un Claudel, un Ramuz qui détiennent l
139ous dit qu’il est l’état de virulence extrême des corps. Les journalistes ont décontenancé le langage des hommes de ce temps,
140mais aussi garantir son unité concrète, esprit et corps. Les niveaux respectifs auxquels se placent un Goethe et un Ramuz dét
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
141partis et leurs luttes épuisantes et stériles. Le corps social était malade, il fallait l’opérer d’urgence, à chaud et nous y
142la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vou
143ctature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur possible que toute commune mesure est morte parm
144n le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un cor
145struction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées, saines et fortes. C’e
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
146its : les réactions d’un esprit et d’une âme — le corps, ici, a peu de part, nous sommes en France — au fait social de notre
66 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
147 souverainement adorable, de l’Église qui est son corps ; tandis que Rome affirme que la tradition et le Pape détiennent « le
148er en les incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement donne un exemple bien
149ue Jésus-Christ a mis ensemble, et qu’on donne le corps à manger sans donner en même temps le sang à boire. Étonnez-vous donc
67 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
150tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps (c’est le principe !). La liberté condamne la dictature, mais dès qu’
68 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
151a chose qu’il re-présente tout d’abord, rendre un corps et refaire des racines matérielles aux dérivés les plus exsangues, c’
152 des instruments dont il a la propriété ». Et son corps lui est comme « un document où il suit les œuvres de l’esprit qui le
69 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
153ontre le séparatisme. — Il y a le précédent des « corps francs » qui ont paré aux premières menaces de soviétisation fédérali
154 ne s’est pas proposé d’abord une modification du corps social et de la structure des classes, mais bien le balayage d’un per
70 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
155 une autre angoisse les travaillait. « Je veux un corps ! » gémissait Kierkegaard. Et nous voici au seuil de ces années où le
71 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
156ure proprement dite : aussi la grande majorité du corps professoral accueille-t-elle les injonctions du Parti avec une passiv
157partis et leurs luttes épuisantes et stériles. Le corps social était malade, il fallait l’opérer d’urgence, à chaud, et nous
158la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vou
72 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
159ctature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur possible, et à elle seule, que toute commune mes
160n le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un cor
161struction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées saines et fortes. C’es
73 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
162guer et opposer : le cerveau et les mains dans le corps, la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, c
163les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pensée profonde et ce qui la révèle au jour, cet esprit qu’on
164les uns des autres des systèmes en réalité nés du corps et du sang de leurs créateurs, cette Histoire qui repousse un Rimbaud
74 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
165comment peut-on appliquer ce qui n’a jamais eu de corps ? Il faut bien croire que personne n’y songeait. « C’est votre affair
166donnée tout aussitôt par la raison, qui lui donne corps en lui assignant des limites. (La raison seule ne produit rien. La vi
167 ont-ils cessé de l’être ? On dit : le mot est le corps de l’idée. Acceptons provisoirement cette expression douteuse, si ell
168nit l’homme, être pensant, à son langage. Le mot, corps d’une idée qui serait l’âme de cette combinaison ? De fait, vit-on ja
169tte combinaison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la
170aison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’u
171u corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’un relâchement de l’être, d’une faute originelle.
172ents qu’il désunit, mots et idée, pensée et acte, corps et âme, etc. Dès lors, leur réunion même ne suffit plus à effacer sa
173ême. Par exemple, tout ce qui voudrait réduire le corps au profit de l’âme, ou l’inverse, alors que la racine du mal n’est ni
174ecrée, dans la vision de l’homme, la forme de son corps tel que Dieu le forma. Ainsi l’acte nous réincarne. La primauté du sp
75 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
175egard s’attache un peu longuement à un visage, au corps et aux vêtements, aux mains, à l’attitude distraite et vraie d’un êtr
76 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
176, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés » (Romains 8. 22-24).
77 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
177s en s’opposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « r
178pposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « roman »,
78 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
179ent selon les lois des passions, des cœurs et des corps, mais aussi selon la liberté, souvent plus folle encore, des âmes. Pl
79 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
180mmence à s’inquiéter pour le sort prochain de son corps expéditionnaire. (Diverses raisons morales et matérielles légitiment
80 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
181ité qui exprime la communion entre les membres du corps social, agissant et créant en tant que personnes dans une perspective
182i contraint les esprits et non plus seulement les corps. Nous répondons que cette objection prouve une totale méconnaissance
81 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
183ts, presque tous laids de visage et très épais de corps. Nous étions assis derrière eux. Au fond, sur deux armoires basses si
184ntaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de leur position quand
185and avec la lame, cela suffirait à redresser leur corps et augmenterait le rendement de leurs champs. Intrigué dès les premie
82 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
186ts, presque tous laids de visage et très épais de corps. Nous étions assis derrière eux. Au fond, sur deux armoires basses, s
187ntaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de leur position quand
188and avec la lame, cela suffirait à redresser leur corps et augmenterait le rendement de leurs champs. Intrigué dès les premie
189re l’esprit individuel, et l’espèce, maîtresse du corps. L’alternative que je viens d’indiquer — engagement dans la masse, ou
190ciété8. Nous ne pouvons nous réaliser que dans le corps à corps avec le monde et c’est toujours le conflit goethéen ; mais au
191Nous ne pouvons nous réaliser que dans le corps à corps avec le monde et c’est toujours le conflit goethéen ; mais aujourd’hu
192onsommant la ruine de mon œuvre. Innocents petits corps mal emplumés, vous arrachiez les dernières radicelles qui m’attachaie
83 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
193public s’étend au hasard. Il ne constitue plus un corps limité, éduqué, instruit au sein des conventions communes. Un chacun
194 pour acquérir une situation bien définie dans le corps social.) Nous sommes méprisés dans la mesure où nous sommes intellect
195s,en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8, 22-24.)
84 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
196rispé, le cerveau délirant en plein midi du grand corps de la France étirée au soleil. Tous les problèmes vont se poser autre
85 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
197les âmes dans les Ténèbres. La sexualité, loi des corps, est une entrave à l’envol spirituel vers le monde incréé de la Lumiè
198uppose donc la chasteté, ou la non-possession des corps. D’Amor mou castitaz : d’Amour vient la chasteté, chante Guilhem Mont
199t unissait tout à la fois deux âmes fidèles, deux corps aptes à procréer, et deux personnes juridiques. Il se trouvait donc s
200 union, le génie de la passion dépose entre leurs corps une épée nue. Descendons quelques siècles et toute l’échelle qui va d
201èrent à l’hitlérisme, le déchaînement sadique des corps francs dans les pays baltes, les crimes dits « politiques » exécutés
86 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
202on mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur s
203illement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est
204cise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement le mari n’a pas autorité sur so
205eillement le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme
206e cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste involontaire ou cette ex
207tigue générale, et sexuellement localisée, que le corps se voit porté à ces brusques écarts, comparables aux calembours qui o
208ents » idiots. Par contre, dans un état normal du corps et de l’esprit, le risque de coup de foudre est à peu près éliminé. I
87 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
209publique a déclaré dissous et illégaux tous les « corps » d’étudiants sans exception. La portée de cette révolution dans les
210béré l’ouvrier de la folle illusion de la classe, corps étranger dans la nation. Et les partis bourgeois, sans qu’il nous en
211térieurement on enrage, et à la table de café du “corps” on ne connaît plus de retenue. Certaines déclarations ordurières pro
212ien plus de puissance même physique, que tous ces corps horriblement tendus. Je suis seul et ils sont tous ensemble. 12 ma
213. Il s’engage et combat contre les rouges dans un corps franc. Survient l’inflation. Sa pension d’officier ne suffit plus à l
88 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
214 mondiale des juifs) ; le dualisme de l’âme et du corps, d’origine juive ; la négation de la vie ; l’immoralité de l’amour du
89 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
215ontre le séparatisme. — Il y a le précédent des « corps francs » qui ont paré aux premières menaces de soviétisation fédérali
216 ne s’est pas proposé d’abord une modification du corps social et de la structure des classes, mais bien le balayage d’un per
90 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
217d’immense et de sérieux. On y pénètre de tout son corps, de tout son sentiment charnel, on l’accepte avec toute la nature, sa
218saille, monotonie, envoûtement de l’esprit par le corps – pourvu que ça dure encore quelques secondes, ça ressemble tellement
91 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
219ains. On y rôde en frôlant les murs, heurtant des corps, guettant des phares sans reflet sur le macadam. Tout au bas, tout au
92 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
220les oraisons et autres exercices, en macérant mon corps plus que tous ceux qui aujourd’hui me persécutent, parce que je leur
221nlève la gloire de se justifier… J’imposais à mon corps plus d’efforts qu’il n’en pouvait fournir sans danger pour la santé…
93 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
222» — si vous voulez… (Mais pourquoi ne pas dire du corps ?) Un amour dont l’exaltation cependant, était considérée par les anc
94 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
223é et parfois même dissout les liens « sacrés » du corps social. Le vingtième siècle a vu la décadence des formes, conventions
95 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
224oi aux pouvoirs irrationnels et de s’être dévoué, corps et âme, à la grande nostalgie de l’être en exil. » II. L’Être en e
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
225ais il se trouve que Tristan a déposé entre leurs corps son épée nue. Ému par ce qu’il prend pour un signe de chasteté, le ro
226rque à cet instant, monte au château, embrasse le corps de son amant, et meurt. 5.Énigmes Résumé de la sorte, et tout «
227 obscures. Pourquoi l’épée de chasteté entre les corps dans la forêt ? Les amants ont déjà péché ; ils refusent de se repent
228lors : l’épée nue déposée par Tristan entre leurs corps demeurés vêtus, c’est encore occasion de prouesse, mais cette fois-ci
229ié répond à la déposition de l’épée nue entre les corps. Mais une chasteté volontaire, c’est un suicide symbolique — (on voit
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
230’ils soient toujours plus forts et dispos de leur corps, et qu’en ne jouissant pas du plaisir d’aimer à cœur saoul, leur amou
231onnelle. Il faut bien que la passion se serve des corps, et qu’elle utilise leurs lois. Mais la constatation des lois du corp
232lise leurs lois. Mais la constatation des lois du corps n’explique nullement l’amour d’un Tristan, par exemple. Elle rend d’a
233 dans Phèdre et le Banquet d’une fureur qui va du corps à l’âme, pour la troubler d’humeurs malignes. Ce n’est pas l’amour te
234 l’origine unique de tout ce qui existe, loin des corps et de la matière, loin de ce qui divise et distingue, au-delà du malh
235l’angoisse fondamentale des anges déchus dans des corps trop humains… 2° Il est très important et significatif pour nous de r
236ption dualiste, manichéenne, voit dans la vie des corps le malheur même ; et dans la mort le bien dernier, le rachat de la fa
237e cette dialectique, c’est la non-vie, la mort du corps. La Nuit et le Jour étant incompatibles, l’homme créé qui appartient
238riage, car le mariage ne signifie que l’union des corps, tandis que l’« Amor », qui est l’Éros suprême, est l’élancement de l
239e d’une beauté éclatante, ont été prises dans des corps matériels, qui leur étaient et leur demeurent étrangers. (Cette idée
240la liberté, elle devient en fait prisonnière d’un corps aux appétits terrestres, soumis aux lois de la procréation et de la m
241 appât du Diable pour entraîner les âmes dans les corps. En retour (en revanche, dirait-on), un principe féminin, préexistant
242: la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, d
243 corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade des Albig
244taché du désir, c’est qu’il craint de quitter son corps par désespoir, « mortel péché », enfin, c’est qu’il ignore encore à
245e. (Ces deux « copains », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souvenons-nous a
246 », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souvenons-nous aussi de la coutume des
247de l’homme, celle que son âme emprisonnée dans le corps appelle d’un amour nostalgique que la mort seule pourra combler ? Dan
248 part, Rudel « décrit » ainsi sa Dame : elle a le corps « gras, delgat et gen ». Or la première phrase, où Jeanroy veut voir
249e, détient un sens mystique évident : « Ce que le corps me refuse, l’âme me l’octroie » (par exemple, car il y a d’autres sen
250 d’une fidélité qui justement n’est pas celle des corps. Soulignons enfin ce fait capital : que les vertus de la cortezia : h
251homme étant divin, rien de ce qu’il fait avec son corps — cette part du Diable — ne saurait engager le salut de son âme : « P
252homme et qui, une fois éveillées, transforment le corps humain en un corps mystique. »66 Il s’agit, par le cérémonial du yoga
253ois éveillées, transforment le corps humain en un corps mystique. »66 Il s’agit, par le cérémonial du yoga tantrique (contrôl
254ans le Hathayoga hindou, technique du contrôle du corps et de l’énergie vitale. C’est ainsi que certaines postures (mûdras) d
255 celui qui garde (ou reprend) sa semence dans son corps, qu’aurait-il à craindre de la mort ? » comme le dit un Upanishad. Da
256te à « expérimenter la transsubstantialisation du corps humain à l’aide de l’acte même qui, pour n’importe quel ascétisme, sy
257érir la liberté spirituelle par la déification du corps. La « chasteté » tantrique consiste donc à faire l’amour sans le fair
258ame) pour me rafraîchir le cœur et renouveler mon corps, si bien que je ne puisse vieillir… Celui-là vivra cent ans qui réuss
259cialisé et matérialisé : le mariage unissant deux corps même sans amour, et que les Cathares n’ont pas cessé de dénoncer comm
260re de l’exil des âmes captives dans la prison des corps. C’est ici le jugement de la morale courtoise, dans toute la virulenc
261ure, même sans contact physique (l’épée entre les corps et les séparations), voilà la suprême vertu, et la vraie voie divinis
262e son empire est donc voué à la nécessité, et les corps sont voués au désir, dont le philtre d’amour symbolise l’inéluctable
263stin de malheur jusqu’à la mort, qui le libère du corps, il peut atteindre au-delà du temps et de l’espace la réalité de l’Am
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
264 et la fusion totale, mais au-delà de la mort des corps. Pour les Cathares, il n’y avait pas de rachat possible de ce monde.
265anière que le pain dans le sacrement se change en corps du Christ : je suis ainsi changé en lui parce que lui-même me fait êt
266 français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’humble serviteur de son âme ; plus d’obstacles à ses élans vers le
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
267xe — que devait résulter l’opposition tragique du corps et de l’âme. C’est la tendance ascétique, orientale — le monachisme v
268cynisme contre idéalisme. Le Débat de l’âme et du corps qui date précisément de cette époque est le premier témoignage d’un c
269ésoudre. On y voit l’âme récemment séparée de son corps adresser à son compagnon les reproches les plus amers : c’est lui qui
270 c’est lui qui aurait causé sa damnation. Mais le corps lui retourne l’accusation (il n’a pas tort.) Ainsi vont-ils, récrimin
271 du supplice éternel. Issus de ce ressentiment du corps, les fabliaux eurent un immense succès (auprès du même public, souven
272a Nuit se ramène à des jeux de pénombre. Entre le corps des deux amants plus d’épée nue, mais la houlette dorée de Céladon or
273 obstacle : la société, le péché, la vertu, notre corps, notre moi distinct. Et de là vient l’ardeur de la passion. Et de là
274ssouvissement, et c’est le besoin de souffrir. Un corps social qui le cultive, s’alanguit, comme l’a montré le déclin du moye
275comme l’a montré le déclin du moyen âge ; mais un corps social qui l’ignore et croit pouvoir le ridiculiser, se dessèche et s
276it ignorer simplement l’existence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un homme du xviiie , connaî
277es « aubes ») : Que ton feu spirituel dévore mon corps, qu’en une étreinte aérienne je m’unisse étroitement à toi, et que du
278sion d’amour suprême » à laquelle se refusait son corps. Mais les poètes ne sont plus les seuls à tenter l’au-delà nocturne :
279reuse de l’âme sauvée par la blessure mortelle du corps. Mais le sens maléfique de ce message, il fallait le nier pour pouvoi
280 bouleversant de la Nuit et de la destruction des corps, l’on a fait la « sublimation » d’un pauvre secret du plein jour : l’
281r : l’attrait des sexes, la loi toute animale des corps — ce qu’il faut à la société pour procréer et se consolider, ce qu’il
282me, qui engendra des mandragores, des femmes sans corps, des jeunes Parques, des apparences à peine féminines de fuites — com
283un monde déclaré diabolique. Ce n’est pas tuer ce corps gênant. Mais ce n’est pas non plus tirer son revolver contre l’esprit
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
284ent à faire des prisonniers et à désorganiser les corps ennemis. Parfois — c’était leur suprême réussite — ils parvenaient à