1 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
1a, elle portait à croire que tous les hommes sont coupables. Ceci acquit au Procureur toute la sympathie d’Eiichi… Si c’est à des
2 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
2ure de lui-même, il se sent aussitôt incomplet et coupable. Il est donc possible de dire que le péché est la mesure du démesuré,
3 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
3e pasteur Cooreman. C’était le Christ. Martin est coupable de l’avoir accepté. » Sur quoi le commissaire du gouvernement croit p
4 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
4se de l’État devient dès lors suspect, hérétique, coupable — à moins qu’on ne parvienne à l’intégrer, fût-ce au prix d’un menson
5 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
5a Sorbonne, refuse le droit de cité aux créations coupables de contredire l’histoire telle que la veut la Troisième République. G
6 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
6vec indifférence, et où tout le monde en fait est coupable de tout : du sort des filles publiques, des bourgeois endormis, des m
7 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
7le tragique de l’affaire, dénoncer clairement les coupables, individus ou institutions. Ce qui oblige en fin de compte l’écrivain
8 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
8mour, la mort, appelée comme la délivrance du moi coupable et asservi. Tristan n’est pas fidèle à une promesse, ni à cet être sy
9 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
9 après la grêle, qui désignait d’un doigt le ciel coupable : « Je n’accuse personne, mais c’est dégoûtant ! ») Nous voilà faits,
10 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
10’est plus possible ici-bas, dans la prison du moi coupable et douloureux. Il faudra donc chercher au-delà. Et nous avons vu que
11qui leur rende alors la force d’accepter leur moi coupable et le monde réel. La « contemplation sans objet » à laquelle ils parv
12e s’exprimer sans réticences et d’assumer son moi coupable — parce que dorénavant ce n’est pas cela qui compte, mais l’œuvre à f
13uvre à faire et Celui qui l’ordonne. Alors le moi coupable et détesté ne cherche plus de vaine échappatoire dans l’indicible et
14cence exaltante, une occasion de sacrifier le moi coupable et détesté à quelque chose de plus vrai que la vie, et qui est sa mis
11 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
15gnance que je prévois, mais par la mise à mort du coupable. Le sacré qui entre ici en jeu n’est plus qu’une survivance obscure e
16 un rendez-vous dans la forêt ? Pourquoi la reine coupable propose-t-elle un « jugement de Dieu » ? Elle sait bien que cette épr
12 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
17e Jaufré Rudel se sent le plus éloigné de l’amour coupable et de son « angoisse ». Il va plus loin dans la libération : la prése
13 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
18r donner quelque faiblesse qui le rendrait un peu coupable envers son père, sans pourtant lui rien ôter de cette grandeur d’âme
14 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
19 la mort, c’est-à-dire la seule délivrance du moi coupable et asservi. Tristan n’est pas fidèle à une promesse, ni à cet être sy
15 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
20français que critique justement M. Muret, ne sont coupables que d’avoir partagé l’erreur fatale et prolongée des bourgeois de div
16 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
21chement, je m’engage à reconnaître que Luther est coupable de n’avoir pas su, dans l’espace d’une vingtaine d’années, dominer le
17 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). IX. Premiers résultats de notre action
22ur nous-mêmes, sur un passé de controverses et de coupable ignorance mutuelle. Notre amitié nouvelle, scellée par les premiers c
18 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
23est parce que l’idée même que nous pourrions être coupables nous apparaît étrange et fantastique. Mais d’autres vont me dire, au
19 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
24qu’il loge en lui-même. 26. « Nous sommes tous coupables » Voici une remarque des plus simples : personne n’a jamais préten
25ans une curieuse présomption : « Nous sommes tous coupables. » Je veux dire ceci : nous sommes tous coupables dans la mesure où n
26coupables. » Je veux dire ceci : nous sommes tous coupables dans la mesure où nous ne reconnaissons pas et ne condamnons pas en n
27m à l’adresse des pacifistes : « Nous sommes tous coupables, me disent-ils, donc nous n’avons pas le droit moral de nous battre c
28e nous battre contre Hitler. » — Nous sommes tous coupables, certes, mais si nous en sommes persuadés, il ne nous reste plus qu’à
29un met le feu à une maison, il faut des pompiers, coupables ou non, pour éteindre l’incendie ; et des policiers, coupables ou non
30non, pour éteindre l’incendie ; et des policiers, coupables ou non, pour arrêter l’incendiaire. Or l’Histoire nous a mis, bon gré
20 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
31opre personne, n’être plus responsable, donc plus coupable, et devenir du même coup participant de la puissance divinisée de l’A
32de la passion est de nous empêcher de nous sentir coupables dans l’instant même où nous savons le mieux que nous le sommes. Voyez
21 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
33opre personne, n’être plus responsable, donc plus coupable, et devenir du même coup participant de la puissance divinisée de l’A
22 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
34 Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)o Chacun sait que les « primitifs » de la Méla
35istinctions… Je veux dire ceci : nous sommes tous coupables dans la mesure où nous ne reconnaissons pas et ne condamnons pas en n
36m à l’adresse des pacifistes : « Nous sommes tous coupables, me disent-ils, donc nous n’avons pas le droit moral de nous battre c
37 nous battre contre celui que nous tenons pour un coupable. » — Nous sommes tous coupables, certes, mais si nous en sommes persu
38ous tenons pour un coupable. » — Nous sommes tous coupables, certes, mais si nous en sommes persuadés, il ne nous reste plus qu’à
39un met le feu à une maison, il faut des pompiers, coupables ou non, pour éteindre l’incendie ; et des policiers, coupables ou non
40non, pour éteindre l’incendie ; et des policiers, coupables ou non, pour arrêter l’incendiaire. Or l’histoire nous a mis, bon gré
23 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
41a la Loi, le Dieu des Juifs « qui ne tient pas le coupable pour innocent. » Pourquoi demeure-t-il inaccessible ? Parce qu’il rés
24 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
42’est plus possible ici-bas, dans la prison du moi coupable et douloureux. Il faudra donc chercher au-delà. Et nous avons vu que
43qui leur rende alors la force d’accepter leur moi coupable et le monde réel. La « contemplation sans objet » à laquelle ils parv
44 s’exprimer sans réticences, et d’assumer son moi coupable — parce que dorénavant ce n’est pas cela qui compte, mais l’œuvre à f
45uvre à faire et Celui qui l’ordonne. Alors le moi coupable et détesté ne cherche plus de vaine échappatoire dans l’indicible et
46cence exaltante, une occasion de sacrifier le moi coupable et détesté à quelque chose de plus vrai que la vie, et qui était sa m
25 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
47é d’aider un peuple que l’on tient cependant pour coupable d’une catastrophe continentale et responsable du sort effrayant qu’il
48plaigne, on l’accuse formellement de s’être rendu coupable du crime le plus énorme de l’Histoire. Une conception réaliste et
26 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
49 après la grêle, qui désignait d’un doigt le ciel coupable : « Je n’accuse personne, mais c’est dégoûtant ! ») Nous voilà faits,
27 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
50eur taciturne. Nous sommes tous des prévenus, des coupables sans doute. Nous sommes tous des Européens, des gens qui viennent du
28 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (décembre 1947)
51, l’alternative est la suivante : ou bien je suis coupable, mais alors Oltramare l’est aussi, la plaidoirie devient un réquisito
29 1947, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (5 décembre 1947)
52, l’alternative est la suivante : ou bien je suis coupable, mais alors Oltramare l’est aussi, la plaidoirie devient un réquisito
30 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
53 irrités contre l’homme, c’est-à-dire d’un esprit coupable. Regardons bien ce paysage imaginaire, cette composition simplifiée c
54 une eau, une branche et un rocher. C’est l’homme coupable, environné des emblèmes de sa peur et de sa convoitise, emblèmes ou s
55ne, et qu’il préfère soudain à son amour d’un moi coupable et torturé, l’expiation libératrice et son délire. À l’instant même,
31 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
56us personne ne s’entendrait. Je réitère : le seul coupable c’est le format de la nation. À cause de lui seul, tout compte fait,
32 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
57positives de vivre. L’homme qui se sent vaguement coupable, sans trop savoir de quoi et sans se l’avouer, cet homme recule natur
33 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
58seulement dans des ouvrages tels que Coupable-Non coupable, qui sont en réalité le récit à peine déguisé de ses fiançailles et l
59 la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu si je prétendais avoir eu dès le début une v
34 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
60qu’on les en a exclus. 5. — Non, car l’Europe est coupable : elle a détruit les autres civilisations, c’est donc son tour. Elle
35 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
61ure de lui-même, il se sent aussitôt incomplet et coupable. Il est donc possible de dire que le péché est la mesure du démesuré,
36 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
62seulement dans des ouvrages tels que Coupable-Non coupable, qui sont en réalité le récit à peine déguisé de ses fiançailles et l
63 la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu si je prétendais avoir eu dès le début une v
37 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
64ure de lui-même, il se sent aussitôt incomplet et coupable. Il est donc possible de dire que le péché est la mesure du démesuré,
38 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
65nom qui, autrement, rappellerait fâcheusement les coupables amours du roi des dieux païens et d’une fille de Tyr, cette ville cen
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
66 l’on puisse imaginer. Il ne faut pas chercher le coupable dans la personne du Roi de France et moins encore de l’Empereur. Que
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
67e tout harmonieuse, et sinon je serais grandement coupable devant Dieu et devant les hommes. Mais je me vois aussi poussé à cett
41 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
68en écarter dans ses travaux, sans violer de façon coupable l’acte de fraternité et sans en subir les conséquences. III Pour ce q
42 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
69 nos adversaires. En partie parce que nous sommes coupables d’avoir recouru dans le passé à des méthodes brutales, mais en partie
43 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
70r vol ou de toute autre manière, les biens que le coupable pourrait posséder dans les vallées serviront, comme il est juste, à i
44 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
71ie], mais ce devoir est celui d’un accusé et d’un coupable. Helveticus sum, homo sum, peccator sum. Péché et culpabilité sont d
45 1970, Le Cheminement des esprits. Historique — Rapport général présenté à la Conférence européenne de la culture, Lausanne, du 8 au 12 décembre 1949
72e malheureuse, il est vrai, tourmentée, peut-être coupable — comme toute conscience, en dernière analyse. C’est notre lot d’Eu
46 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). III. Venise : colloque sur le fédéralisme, modèle de l’Europe
73 un instant que cela s’explique par un éclectisme coupable ou une doctrine trop permissive. Je crois que les points de vue expri
47 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Devenir soi-même
74is sont les partis et idéologies. Mais vous serez coupable de l’avenir désastreux si vous refusez de vous occuper de ce qui vrai
48 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Que tout appelle les Régions
75ts et réduit de moitié sa subvention à l’institut coupable d’objectivité scientifique et de divulgation d’informations nuisibles
49 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
76e la soirée s’avançait, cette négligence devenait coupable légèreté, faute professionnelle, que dis-je, faute morale, finalement
50 1984, Cadmos, articles (1978–1986). L’État-nation contre l’Europe : Notes pour une histoire des concepts (printemps 1984)
77’y donner suite, à peine d’être poursuivi comme « coupable d’attentat contre la sûreté générale de la République ». Peu après (a