1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1hilosophe. Peut-être ne lui a-t-il manqué pour le devenir que le temps de méditer : il a quitté le collège jésuite pour la tran
2une lutte sauvage et déloyale, la morale d’équipe devient toute la morale, et les qualités indispensables au bon équipier devie
3e, et les qualités indispensables au bon équipier deviennent les qualités du parfait citoyen : juste vision de la réalité, abnégat
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
4évèle. Le style brillant et elliptique qui tend à devenir notre poncif moderne, — si propre à égarer dans d’ingénieuses métapho
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5urs, nos écrivains ont perdu le sens social. Cela devient frappant dans les générations nouvelles. Toute la jeune littérature d
6machines n’ont pas besoin de sommeil.) La fatigue devient un des éléments les plus importants de notre psychologie. Images des
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
7pha, sa maîtresse, le fuit, parce que son silence devient insupportable : « Orpha ne comprenait pas comment on pouvait tant sou
5 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
8 Christ ; et dans l’Église persécutée, le martyre devient le signe par excellence de la sainteté. Le peuple, encore païen, voit
6 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
9n’est de nos jours un art d’agrément. Nous sommes devenus si savants sur nous-mêmes, et si craintifs en même temps, si jaloux d
10utre. Il ne me resta qu’une fatigue profonde ; je devins si faible et démuni, livré aux regards d’une foule absurde, bienveill
11t en moi. Je ne suis digne que par ce que je puis devenir. Se perfectionner : cela consiste à retrouver l’instinct le plus prof
7 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
12rande race, qui peut nous mener à des hauteurs où devient naturel ce cri de sagesse orgueilleuse : « Qu’avons-nous besoin d’un
8 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
13ère où elle accueille le ciel — et derrière, elle devient plus secrète. Vers l’est, des collines fluides et roses. De l’autre [
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
14ernes : vous changez l’éclairage, et la chaumière devient palais. C’est l’objection classique et irréfutable à toute introspect
15l’envers le film de mon passé : ce qui était élan devient recul, et l’évocation de mes désirs anciens ne me restitue qu’un dégo
16incère aussi, qui révèle mon besoin de mentir. Il devient dès lors impossible de faire rien qui ne soit sincère. Peut-on vérita
17aucoup continuaient d’appeler sincérité et qui me devenait inintelligible en même temps qu’odieux. Au hasard de quelques lecture
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
18e. C’est par l’argent qu’on domine notre âge : il devient grand industriel, assure sa fortune au prix du peu cynique reniement
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
19sa décadence. Il y a du chirurgien chez ce soldat devenu « scribe » et qui s’en exaspère. Souvent maladroit, incertain, brutal
12 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
20ore du flou, des courbes complaisantes. Meili est devenu [p. 124] plus net, plus cruel aussi. À Marin, près Neuchâtel, dans ce
21on consente en effet à telle déformation, et tout devient satisfaisant. Ce lyrique, ce mystique exige pour être compris une com
22temps où l’on put craindre que Charles Humbert ne devînt le chef d’une école du gris-noir neurasthénique. Il peignait des natu
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
23fin, mon voisin, un agent, murmure : « On va tous devenir fous ! » — « Hé ! lui dis-je, si seulement. » Mais tout de même, là p
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
24 transposé dans notre siècle et chez qui tout est devenu de quelques degrés plus violent, plus acerbe, plus profond. En somme,
25s les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétiennes. » « Le salut pour nous n’est nulle part. » Nulle part, p
26le est déesse. Mais entre leurs mains qu’est-elle devenue ? C’est bien leur faute si elle nous apparaît aujourd’hui comme une v
27olution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perdition dans des choses plus grandes que nou
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
28uelle. Elle serait tellement incommunicable qu’il deviendrait inutile de la publier. Et même, en passant à la limite, on peut imagi
29ur tuer une [p. 236] réalité dont la connaissance devient douloureuse et troublante. Ainsi la conscience tue la connaissance. (
16 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
30t-ce notre pensée qui, à force de subtiliser, est devenue trop faible pour nous conduire ? Ou bien est-ce notre action qui est
31us conduire ? Ou bien est-ce notre action qui est devenue trop effrénée, trop folle, pour être justiciable encore de nos vérité
32ue bien huilée, au mouvement si régulier qu’il en devient insensible et que la fatigue semble disparaître, l’homme s’abandonne
33 de la Nature, choses, bêtes et anges, — le voici devenu sourd à cette harmonie universelle, incapable d’en comprendre les cor
34s encore doués de quelque sensibilité spirituelle deviennent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé, des anarc
35e moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie de quelques centaines d’ind
36es terribles 4 , celles d’un mysticisme exaspéré, devenu presque fou dans sa prison. Les intellectuels d’aujourd’hui ont une t
17 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
37purement fantaisiste où les équations tyranniques deviennent de merveilleux calembours, où les savants sont réellement dans la lun
18 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
38arolle s’empare de tout mon être — ainsi d’autres deviennent patriotes au son d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêv
39 la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins brutale. Elle rôde ici comme une tristesse amoureuse. Elle n’es
40ieux de la beauté. Mais je crois que l’Orient est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, aux dernière
41 avaient peu à peu envahi notre sang. Nos pensées devenaient légères comme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fat
42ua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il avait dû le mettre au cav
19 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
43 a expliqué qu’il fallait la mériter et tâcher de devenir quelqu’un. En d’autres termes, on lui conseille de rentrer en lui-mêm
44nstant. Cet exercice — essayez ! — ne tarde pas à devenir obsédant. Stéphane passe des heures entières à se regarder dans les y
45 visage. Car oublier son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit ? » C’est un premier filet d’eau vive qui per
20 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
46ustrer par d’innombrables exemples cet axiome qui devint la formule de mes premières douleurs morales. Après six ans de ce rég
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
47hangé ! On s’entendait d’autant mieux qu’on était devenu plus différents. Car ces différences sont les premières marques de la
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
48e plus possible de « connaissances » qui dès lors deviennent obligatoires. La somme et l’arrangement des parties doivent être iden
49primaires et secondaires. Ils n’en sont pas moins devenus le but même de l’instruction ; la fin qui justifie les moyens et à qu
50, admiration des forts en gueule, — tout cela qui deviendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
51le radicale ne peut pas être idéaliste : car elle deviendrait un danger pour le désordre établi. L’idéalisme est forcément révoluti
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
52ans la bourgeoisie et dans le peuple ; elle y est devenue une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les sentiments. Maintenan
53t lui qui stérilise nos utopies et les empêche de devenir autre chose que des utopies. Il s’agit donc en premier lieu de le dém
25 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
54s créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoquer un personnage précis pour lui faire
26 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
55s maisons des grands bourgeois, où tout, soudain, devient plus terne. Mais bien vite un intermède bouffon, impossible et d’une
27 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
56t dansent à tout propos de folles « czardas » qui deviennent tourbillonnantes et finissent en chutes ivres sur des divans couverts
28 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
57 partir de ce jour, on lui fit sentir qu’il était devenu beaucoup moins intéressant. ⁂ Celui qui a des ailes sera persécuté à
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
58 notre sabot, qui, loin de s’user, ne tarde pas à devenir notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! m
59 quotidien. Car, en somme, le Prophète Chauve est devenu le jardinier du Rozsadomb… Mais qu’eussé-je pu contempler de plus « o
60ngrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atteint à peine le de
61les, dans ce renversement des rôles, l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa v
62er d’obtenir : que la grande majorité des gens ne deviennent pas enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir san
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
63communier avec la divine Nature. Mythe grec, mais devenu, par excellence, germanique ; mythe païen, mais il est bien troublant
31 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
64de Transylvanie au sortir de la gare de Budapest, devient avec la plaine une Symphonie-Dichtung borodinesque, mais l’erreur n’e
65aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historiq
66 plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre chose que la H
32 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
67 Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie,
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
68e oncle Charles… qui avait stupéfié la famille en devenant catholique…, puis Edmund Lely, cousin germain de votre père, qui est
69dmund Lely, cousin germain de votre père, qui est devenu moine, et qui marche pieds nus, à l’étranger lui aussi ; puis il y a
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
70tion essentielle pour Kierkegaard était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul un protestant pouvait trouver pareille formule. Le
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
71même un des malheurs de notre temps, que l’action devenue trop rapide suppose une cécité partielle chez ceux qui s’y livrent, u
72, priant continuellement pour obtenir la grâce de devenir capable de suivre Jésus. Une autre fois, à midi, il monta sur le somm
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
73ours l’indice d’une complaisance, et vite elle en devient la rançon. (Divers, p. 75.) Ces quelques notes voudraient marquer un
74smes, ou bien engendre des chimères. Tout, ainsi, devient inextricable. Les Lettres au cours desquelles Gide répond à ses criti
37 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
75ait été irrésistible, avait ce qu’il fallait pour devenir une manière de Genève maritime, de Hollande atlantique : le maire Gui
76puis la destruction de l’Invincible Armada la mer devient aux trois quarts protestante — et l’est restée (la Révocation fit qui
38 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
77e une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le converti ; c’est donc la conversion qui figure l’
39 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
78e réalité qu’en un cœur, lorsqu’il aime 1  ? Tout devenait incompréhensible et certain, l’amour n’existait pas ailleurs que dans
79tion volontaire, titanique, du réel. Son mensonge devient vérité dès qu’elle le veut assez puissamment. Mais en revanche, l’hab
80ocle, qu’un Zarathoustra, génies titaniques, sont devenus des mythes germains par excellence, — et que c’est un Français qui, l
81illance de l’être. Mais ici, deux interprétations deviennent possibles. Selon l’une, cette déficience est inhérente à toute réalit
82quels elle régnait. Le sentimentalisme, dès qu’il devient délectation des sentiments, donne naissance à une lâcheté singulière
83nt trop théorique. Que l’on considère en effet le devenir dialectique de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient,
84 point seulement sa revanche, mais sa mort et son devenir.   Ne pourrait-on pas voir une autre preuve de [p. 25] cette identité
85on suivante : au sortir de l’adolescence, l’homme devient à la fois moins abstrait et moins sentimental ; cela se marque par un
86imental ; cela se marque par un trait unique : il devient plus concret dans ses pensées. Il demeure lié au réel, dans ce qu’il
874 . Le plaisir est pour lui rareté, friandise, et devient tout de suite une chose éthérée, déchirante et délicieuse comme les s
40 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
88’empare bientôt de tout mon être — ainsi d’autres deviennent patriotes au son d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêv
89 la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins brutale. Elle rôde ici comme une tristesse amoureuse. Elle n’es
90 beauté. Mais je crois que [p. 44] l’Occident est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, aux dernière
91 avaient peu à peu envahi notre sang. Nos pensées devenaient légères comme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fat
92ua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il avait dû le mettre au cav
41 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
93e pu bouger, a baisé sur les lèvres une femme qui devient pâle et s’adosse à une colonne, — me regarde avec un reproche… Moi au
42 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
94 notre sabot, qui, loin de s’user, ne tarde pas à devenir [p. 69] notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empê
95 quotidien. Car, en somme, le Prophète Chauve est devenu le jardinier du Rozsadomb… Mais qu’eussè-je pu contempler de plus « o
96ngrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atteint à peine le de
97les, dans ce renversement des rôles, l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa v
98er d’obtenir : que la grande majorité des gens ne deviennent pas enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir san
99de Transylvanie au sortir de la gare de Budapest, devient avec la plaine une Symphonie-Dichtung borodinesque, mais l’erreur n’e
100aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historiq
101 plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre chose que la H
43 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
102, de secouer sa pipe quand les dernières bouffées deviennent écœurantes, de s’étirer alors et de considérer les flaques de soleil
103n tel lieu, — le lieu humain par excellence, — il devient aussitôt patent que toute réalité spirituelle a sa correspondance dan
104e ! cesse de chercher un homme. Tâche plutôt d’en devenir un. — Parmi ces gens d’ici, qui prennent leur temps. Parmi ces arbres
105mains, je dois faire le ménage ces jours, la peau devient toute sèche et je n’ai même pas pu me faire les ongles… » Elle voudra
44 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
106 Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est la Poési
45 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
107: dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’il y avait dans l’accent de ce
46 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
108 quel concours de circonstances cette « sagesse » devint-elle chez Goethe quelque chose qui, en fin de compte, ressemble si ét
109 de la raison devant l’insondable mystère de Dieu devient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si D
47 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
110ls ne voient pas à quel prix cet affranchissement devient possible ; ils ne voient pas encore qu’il faut choisir. Or, notre tem
48 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
111 garantie d’une certaine douceur de vivre. Penser devint l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable [p. 38] invention, qu
112 cette opposition au-delà de ces caractéristiques devenues banales, on tente de la ramener à celle des deux interprétations étym
113il faut qu’un idéal ait « pris corps » pour qu’il devienne « applicable ». On ne crée rien de vivant avec ce qu’on a, mais seule
114troduire dans l’Histoire. Mais c’est au contraire devenir cette idée. Et le théâtre de sa passion. Voilà qui mène plus loin que
115es souffrances de la souffrance, pour qu’une idée devienne ce mythe qui vive en nous et dans [p. 41] lequel nous vivions, jusqu’
116l vouloir qu’il concevait, mais redoutait, et qui devient alors notre sang et nos songes. Le sang, les songes, tour à tour, nou
49 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
117nte s’étend à toute la terre. Mais dès lors qu’il devient cette défense de l’homme, il recouvre exactement le concept et les mé
50 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
118suis même pas pacifiste. Eussé-je été tenté de le devenir qu’il m’eût été difficile de persister après le réquisitoire du Commi
51 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
119les où la forme d’un mythe affleure, s’incarne et devient visible. Ce sont les périodes de crise. Or toute crise est un jugemen
52 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
120 une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! », et s’il l’assume en connaissance de cause, — c’est un [p. 483] é
121que l’hallucination le gagne et le submerge. « Je devins un opéra fabuleux. » Il a brûlé les étapes de l’initiation. Mais on n
122re. Car il n’est pas donné à beaucoup d’hommes de devenir un mythe à force de pureté dans la réalisation de leur destin. Rimbau
123ement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne me lasse pas de méditer ce visage dont
53 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
124qui selon eux déterminent entièrement le [p. 842] devenir révolutionnaire. Mais c’est de la mythomanie ; les « Forces Économiqu
54 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
125re, les baigne d’une atmosphère menaçante dont il devient impossible de ne pas prendre conscience. Alors, toutes les nouvelles
55 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
126s de pain, des menaces de violences sociales. Que devenaient, dans tout cela, les belles synthèses de la théologie libérale ? L’ar
127i va-t-il encore pouvoir parler ? Ici le paradoxe devient plus aigu. Le théologien doit parler de Dieu, son nom l’indique. De q
128e… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homme. Nous pouvons répéter ces quatre mots, mais en les répétant, no
129s dit la parole de Dieu, dans laquelle cette idée devient une réalité, une vérité. » À la formule philosophique homo finitus no
130optimisme naturiste, plongeant l’humanité dans un devenir sans issue, aboutit au désespoir. » p. 4 a. « Parole de Dieu et
56 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
131dans certains pays, les églises protestantes sont devenues les officines d’un conformisme social et politique plus scandaleux en
57 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
132contradiction : labeur forcé ou inaction. Et tout devient prétexte à récriminations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Ph
58 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
133ieu, seul Sujet. Et alors l’homme, enfin, [p. 42] devient responsable 3 devant Dieu et devant son prochain, en tant que ce pro
59 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
134s dans le temps et l’Histoire. Sa dialectique est devenue une espèce de bascule automatique. Le tragique s’évanouit, le choix s
135assage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici
136 homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici devient la vérité vivante, le contenu [p. 99] décisif d’un vrai discours sur
60 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
137 très simple, un de ces cas où le mot « concret » devient presque synonyme de matériel. Un bras cassé (le gauche) ; l’humiliati
61 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
138 à se distinguer par diverses actions d’éclat. Il devient brigadier de choc. Grave et rieur, chaste, ignorant, avide de « cultu
62 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
139rselle. ⁂ [p. 11] Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel.
140ité, n’est plus une mystique de classe : elle est devenue quasi universelle. Que le « travailleur » soit considéré comme une ma
63 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
141alable se déplace. Il passe dans l’opposition. Il devient révolutionnaire. En tant que tel, il appartient, de fait et de droit,
64 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
142attitudes prend une forme encore plus précise, il devient l’antagonisme de deux volontés qui ne s’opposent pas front à front su
143e sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-
65 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
144nguer de précis, c’est là que l’action des hommes devient folle et meurtrière. 4. Il me semble que la tâche de la théologie pro
66 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
145fait plus que tourner sur elle-même ; si l’action devient impensable et la pensée inefficace, cela provient, je crois, d’une se
67 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
146eté — sa malfaisance —, surtout si cette légèreté devient la condition de son succès pratique. J’estime que seuls ont droit à f
68 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
147nique, comme une divinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son
148couvait sous des apparences paisibles est soudain devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands
149nt contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la connaissance dé
150amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement de la haine. On me dira que la solidarité entre les p
69 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
151rsonnes. Privé de toute dignité mystique, il doit devenir un simple organe d’économie et de distribution des tâches serviles et
152i détaillées et si particulières qu’elles soient, deviennent forcément inopérantes. Réponse. — La force de cette objection réside
70 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
153ppression de l’État, au moment où la société sera devenue homogène, c’est-à-dire sans classes.) Tout cela n’est qu’un rêve d’in
71 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
154on révolutionnaire, ou dynamique, la politique du devenir et de l’évolution fatale. C’est une doctrine optimiste, dont la mesur
155si l’homme est une bête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christianisme intervient dans cette fausse symétrie avec
72 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
156sion de l’Église ? Car l’Église, elle aussi, peut devenir une idole, dès qu’elle cherche des assurances tout humaines, dès qu’e
157cherche des assurances tout humaines, dès qu’elle devient une solution « possible », dès qu’elle offre aux hommes des synthèses
73 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
158attitudes prend une forme encore plus précise, il devient l’antagonisme de deux volontés qui ne s’opposent pas front à front su
159e sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-
74 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
160u monde. Maintenant, les jeux sont faits. L’abîme devient flagrant. Il serait temps que nos bourgeois vaguement chrétiens s’en
75 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
161 l’aurait inventé. L’antifascisme est en passe de devenir la nouvelle mystique de la gauche. Cette mystique est d’autant plus v
162légalité ». Ainsi l’épithète de fasciste est-elle devenue rapidement une espèce d’injure politique, un synonyme de méchant homm
163 guère plus complexes que celles-là. La politique devient terriblement primaire dès qu’elle se fait par la radio. Et comment co
164l national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissantes à incarner aux yeux du peuple 43 . Cet unitarisme fascis
165l’État. Tout ce qui échappe à l’emprise de l’État devient dès lors suspect, hérétique, coupable — à moins qu’on ne parvienne à
76 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
166riques qui, selon eux, déterminent entièrement le devenir révolutionnaire. Mais c’est de la mythomanie : les « Forces Économiqu
77 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
167qu’avait prise, à leur époque, l’argent. L’argent devenait le principal facteur de différenciation entre les hommes. Du moins le
168it de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des égaux.
169définir, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon
78 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
170Chacun sait qu’il ne suffit pas d’être ruiné pour devenir marxiste, et qu’on peut posséder une auto et ne pas voter pour la dro
171 des polémiques s’accroît, les revues littéraires deviennent des tribunes libres où s’expriment les tendances les plus radicalemen
172al, c’est assez normalement humain. Où les choses deviennent plus [p. 177] graves, c’est lorsqu’on se met à légiférer pratiquement
173ière. Ou plutôt elle cesse d’être une chance pour devenir la seule chance humaine de l’humain. La personne deviendra la revendi
174 la seule chance humaine de l’humain. La personne deviendra la revendication unique [p. 178] d’un monde par ailleurs comblé de bi
175nnalisme : il existe déjà chaque fois qu’un homme devient personnel. Si j’en crois au contraire les communistes orthodoxes, le
176, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en point parler. Mais les puissances ma
177eure. Vers la huitième heure, la fatigue s’étale, devient beaucoup moins sensible. De la huitième à la dixième heure, par exemp
79 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
178ot d’ordre « Défense de la personne humaine » est devenu le slogan par excellence des hommes d’État démocratiques. Tout cela n
179 la fin de la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’é
180 leurs hiérarchies, leurs assemblées. Ceux qui en deviennent membres y reçoivent une assistance matérielle, mais ils y trouvent au
181s social nouveau. Prenons le cas de l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et
182 il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellement et socia
183orcée à certains historiens méticuleux. Mais elle devient presque évidente dès que l’on réfléchit aux deux questions suivantes 
184de la Transylvanie convertie au calvinisme et qui devient l’âme de la résistance au centralisme des [p. 209] Habsbourg, qu’il s
185onc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir deviennent possibles. Certes, l’on crée des ersatz de personnes, ou plutôt de pe
80 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
186ès universelle. ⁂ Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel.
187ité, n’est plus une mystique de classe : elle est devenue quasi universelle. Que le « travailleur » soit considéré [p. 230] com
81 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
188contradiction : labeur forcé ou inaction. Et tout devient prétexte à récriminations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Ph
82 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
189ont de misérables sophismes. Mais si la politique devient ce que nous voulons qu’elle soit, la question d’en faire ou de n’en p
190s l’intervalle des crises économiques, les partis deviennent des académies ou des écoles de rhétorique vulgaire, et les questions
191merce, les autres s’y abandonnent avec délices et deviennent ces êtres absurdes et maléfiques qu’on nomme des politiciens, ou ces
83 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
192ui d’une tactique politique. Ce n’est pas du tout devenir esclave d’une doctrine, mais au contraire, c’est se libérer et assume
193Je l’ai dit ailleurs : un gant qui se retourne ne devient pas pour si peu une main vivante et agissante. Un libéral qui se soum
194ibéral qui se soumet aux directives d’un parti ne devient pas pour si peu un penseur engagé. Et il ne faudrait pas que ces trah
195uvement originel, est libérale, irresponsable, ne devient pas libératrice et responsable du seul fait qu’elle se met « au servi
84 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
196nique, comme une divinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son
197ouvait sous des apparences paisibles, est soudain devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands
198nt contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la connaissance dé
199amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement de la haine. On me dira que la solidarité entre les p
85 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
200 : … l’impuissance qui n’use pas de représailles devient par un mensonge, la « bonté » ; la craintive bassesse, « humilité » ;
201 vertu » sans plus ; « ne pas pouvoir se venger » devient « ne pas vouloir se venger », et parfois même le pardon des offenses
202ur l’être ? » 49 (p. 264). [p. 422] Le problème devient alors tout autre chose qu’un problème : un mystère. Et toute démarche
86 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
203tion essentielle pour Kierkegaard était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L
87 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
204’un autre siècle avait tué. C’est aussi qu’il est devenu possible de saisir, dans le déploiement des faits, et des plus marqua
205! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains ! Il semble que chacun porte le poids du monde et le s
88 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
206es misères du monde au fond de leur exil, ceux-là deviendront sûrement un matériel incomparable. Car, voyez-vous, Bell… rien ne ren
89 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
207x. La question était ainsi nettement posée : pour devenir chrétien, il fallait « rencontrer personnellement le Christ ». Mais c
208rel, M. Dominicé n’a pas de peine à montrer qu’il devenait « foncièrement irréel et sans intérêt ». À mesure qu’elle humanisait
90 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
209et en particulier à ce problème : comment peut-on devenir chrétien ? » Car, enfin, l’on ne naît pas chrétien. Des quelques œuvr
91 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
210uotidiennement les membres des Groupes pourraient devenir pour eux un danger assez grave. Il y a là un risque indéniable : celu
211us montrer comment les hommes de ce temps peuvent devenir des hommes réels. ⁂ Il se peut que Kagawa soit l’homme le plus réel d
212d. Il crée l’Union des paysans. Il évangélise. Il devient le « fou du Christ ». À peine a-t-il réussi à faire reconnaître légal
213s jours manifeste une tendance au crime. Elle est devenue folle par sa faute, Dieu seul peut la guérir. » Les marxistes n’aimen
92 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
214e la puissance sans visage. Dire que le monde est devenu impensable, c’est avouer qu’il n’y a plus de mesure commune à la pens
215ercice fidèle de ma vocation personnelle. Liberté devient synonyme d’obéissance inconditionnée à mon unique raison d’être 14 .
93 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
216 ce dont il manque, et n’a pas d’existence. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut vo
217ve son objet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est le moment de la présence de l’homme au monde
218aussitôt les objets s’ordonnent à sa décision, et deviennent saisissables pour l’entendement. 5. L’acte est la personne Puisqu’i
219tel figurant jeté dans une intrigue insaisissable devient tout à coup un acteur, et se met à se comporter tout comme s’il conna
220ouche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai sujet que parce qu’
221be seul, créant de rien, que « l’impossible, ici, devient événement », que l’idée du concret cesse d’être une idée, que la pers
94 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
222erling, c’est l’homme pour lequel le prochain est devenu tout simplement « le voisin inévitable », celui que définit, d’ailleu
223rises de leurs mains. Pour chacun d’eux, le tu es devenu le nous, c’est-à-dire a cessé d’être le vis-à-vis qui pose une questi
224 en toi, où tu m’atteins en moi, [p. 22] que nous devenons deux personnes, et l’un pour l’autre le prochain. Ainsi le phénomène
95 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
225réatures. Alors il faut refaire un monde. L’arbre devient colonne et ne pose plus de question. Enfermé maintenant dans ses arch
226les prémices de l’Esprit. En ce lieu où la Poésie devient prière et prophétie, où l’homme, environné par le désordre ardent des
96 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
227au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu devient pour nous le Père ; mais alors, l’acquittement est possible. « Je sui
97 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
228qu’avait prise, à leur époque, l’argent. L’argent devenait le principal facteur de différenciation entre les hommes. Du moins le
229it de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des égaux.
230inir 9 , n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon
98 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
231nce sera divisée en une vingtaine de régions, qui deviendront les circonscriptions administratives et politiques essentielles du pa
99 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
232e un Dieu ou une finalité, l’idée de la nécessité devient insupportable. Traduisons : dès que vous croyez qu’il y a, à côté de
233ée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en particulier, u
100 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
234rdonne d’aider dans sa peine, reste un voisin, ne devient pas prochain. [p. 4] Car le centre du monde reste « moi ». De moi à l