1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1i entre en commerce trop étroit avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroc
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2se à son corps la douce matière. L’air et le sol, dieux rivaux, se le disputent, et il oscille entre l’un et l’autre. Ainsi m
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
3s tombes de leurs saints une forme d’adoration de dieux protecteurs. Cette croyance se répand, favorisée par la souplesse don
4 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
4a lumière descendante, les prunelles laiteuses du dieu avaient un reflet bleu clair, soudain inquiètes à l’approche de l’inc
5 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
5ut dans ses lumières. Architectures ! langage des dieux, ô joies pour notre joie mesurées, courbes qu’épousent nos ferveurs,
6 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
6es couleurs, à encadrer des glaces. Et plaise aux dieux que les visages qui s’y reflèteront soient aussi beaux que ceux qu’il
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7’appel vertigineux du Silence. On nous montre des Dieux, mais c’est pour détourner nos regards de cela qu’il faut bien nommer
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
8agment) (mai 1927) m … et je jure par Mercure, dieu du commerce, qu’on m’a appris à voler. Aristophane (« Les Chevaliers
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
9tique. Vous réveillerez-vous pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent
10 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
10s généalogies étourdissantes qui commencent à des dieux et finissent aux pierres précieuses en passant par toutes les formes
11 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
11e, par besoin de définir, par défiance envers les dieux. À chaque regard dans notre miroir, nous perdons une Eurydice. Les mi
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
12adence invente un syncrétisme. Rome eut celui des dieux ; nous aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune,
13ntal. Un seul fut parfaitement Homme : c’était un dieu. N’attendons pas d’un nouvel humanisme qu’il nous [p. 245] désigne un
14arder vierge parmi nous — voici déjà tant de faux dieux — le fascinant éclat de ce vide ? p. 242 b. « Pour un humanism
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
15 toutes les mesures de l’esprit humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « hybris » : il se jette d
14 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
16lots perdus sous la coupole errante des prières à dieux perdus. II Je ne sais pas où tu m’entends mais ces hauts murs d’om
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
17rche l’effet pittoresque. « Les curés de tous les dieux blancs se sont mis à convertir ces idolâtres, ces fétichistes, à leur
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
18ène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’appliqu
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
19ssède la mesure au sein d’un tout fini : famille, dieux, nature. Il ne se recherche pas soi-même, il vise à la plénitude élém
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
20s généalogies étourdissantes qui commencent à des dieux et finissent aux pierres précieuses en passant par toutes les formes
19 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
21i entre en commerce trop étroit avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroc
20 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
22e d’une civilisation de plus en plus soumise à ce dieu imbécile qu’elle honore sur les « places » et qui s’appelle Productio
21 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
23s idoles. Elle suppose un Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous certifier dans le fond de n
24 ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacr
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
25qui pensais en créant pouvoir jouir de la vie des dieux et m’y égaler… combien je dois expier tout cela ! » Faust se reprend
26n souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisible à tout autre, l’accompagne sans trêve, e
23 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
27rieuse… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homme. Nous pouvons répéter ces quatre mots, mais en les répé
24 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
28ue de l’époque, Soleil ou Fils. [p. 118] hymne à dieu le père Pardonneras-tu ce péché où j’ai pris naissance, Ce péché mie
25 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
29 hommes qui agissent, et non pas du tout ces faux dieux qu’on invoque pour couvrir des impuissances trop humaines. La plupart
26 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
30rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, et certains d’entre nous sont prêts à leu
31iques ou même d’adversaires. Mais il y a d’autres dieux pour cette espèce-là d’incroyants, et ce sont, par exemple, l’opinion
32mière moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la
33ont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et dont les deux
34e. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les
35 à le définir en termes positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout puissants sur nous. Dénoncer leurs m
36ettez-moi de renverser la question : que sont ces dieux et ces mythes collectifs sous lesquels on prétend nous courber ? J’ai
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
37 toute une civilisation, dont on ne voit pas quel dieu serait l’auteur, et que rien dans le passé de l’humanité ne peut perm
28 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
38es créations de nos désirs divinisés, ce sont les dieux que nous nous fabriquons avec toutes nos folies, et que nous invoquon
39ns contre nos désespoirs trop vrais ; ce sont les dieux que l’homme fait à son image. Or, si l’homme est un loup pour l’homme
40ue seront pour lui ses créatures divinisées ! Les dieux de l’Occident [p. 90] réclament des dividendes ; ils réclament aussi
29 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
41rigine du monde, les hommes ont toujours appelé « dieu » le principe de cohérence de leur vie sociale et privée. Le fascisme
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
42ans un lent cauchemar la Bête de l’Apocalypse, le dieu glacé État qu’ils édifient pour le Grand Soir fasciste ou stalinien.
43 se prépare, c’est l’Inauguration de la Statue du dieu au seuil de la nuit sans histoire où tous les hommes en rangs serrés
31 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
44 la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plu
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
45rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, et certains d’entre nous sont prêts à leu
46iques ou même d’adversaires. Mais il y a d’autres dieux pour cette espèce-là d’incroyants, et ce sont, par exemple, l’opinion
47mière moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la
48ont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et dont les deux
49e. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les
50 à le définir en termes positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout-puissants sur nous. Dénoncer leurs m
51-moi de renverser la question : Qu’est-ce que ces dieux et ces mythes collectifs ? J’ai essayé de vous montrer qu’ils sont de
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
52« réveil de la masse » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelo
53 » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’e
54ieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’esprit ? Mais non, nous appelons
55u orgueil fantastique. Le solitaire et les faux dieux Nous croyons à la foule, aux races, à l’histoire (ou plutôt à l’évolu
56l présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux d
57viduelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est puissant, nous témoignons de notre démission. La foule n’a
58évaloir pour rendre un culte sanguinaire aux faux dieux qu’elle a suscités. « Le philosophe dit à bon droit que la vie doit ê
34 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
59, je dois la nourriture de ma maison, comme à des dieux. « Aidez-moi ! » dit cette femme. Mais la plupart des autres, la plu
35 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
60arde ma raison. Et, pour le reste, sacrifions aux dieux. ⁂ Un panthéisme angoissé, ressort d’une révolte rationnelle contre l
36 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
61olé dans sa prétendue « vie privée », de ce petit dieu ridicule qui n’a d’autre pouvoir que d’adorer son illusoire autonomie
37 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
62 vous croyez qu’il y a, à côté de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine de la justice, s
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
63monde. Non pas en planant hors du temps, comme un dieu, comme un « idéal » ou comme l’esprit « sublime » des clercs, mais au
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
64ruellement utilisés par tous les prêtres des faux dieux et même du Vrai. Cette raison sceptique et purificatrice soutient la
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
65 comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’autre, et dont
66s mêmes : elles honorent l’une et l’autre un seul dieu, qui s’appelle la Force des Choses ; elles croient l’une et l’autre à
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
67ils se rebellent contre lui, pour suivre les faux dieux « faits de main d’homme », les « idoles de leur invention ». Mon peu
68espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » — cela condamne la mythologie et la fabulation, où l
42 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
69croient pas, mais je sais qu’on ne croit aux faux dieux, en tous temps, que pour fuir l’Éternel. Et je ne leur souhaite pas d
70de l’Esprit, révélation. Elle tue en nous le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans le tem
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
71éter, déguisée en nourrice. Elle veut en faire un dieu, et pour cela le couche chaque soir sur un lit de braises. « Il suppo
72a les braises et, pour sauver l’enfant, perdit le dieu. » La légende est belle. C’est une légende… Elle traduit à mes yeux c
73as croire au péché. Mais moi, je ne crois pas aux dieux. Pour nous, la révolution ne créera pas un homme nouveau ou un surhom
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
74gique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de treilles à long manche, les jambes nues, nous courons sur
45 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
75véritable : celui qui sait qu’il ne croit pas aux dieux du monde, et qui le prouve. Comment le prouve-t-il ? Tout simplement
76ctions extraordinaires, surhumaines : se rire des dieux du monde est assez héroïque aux yeux du monde, pour qu’il soit vain d
77 bout de mon rouleau. Impécuniosité cyclique. Les dieux locaux me seraient-ils donc défavorables ? Je me vengerai d’eux en éc
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
78 bout de mon rouleau. Impécuniosité cyclique. Les dieux locaux me seraient-ils donc défavorables ? Je me vengerai d’eux en éc
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
79 à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à dire que notre gran
48 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
80 Si on y agit bien — disait-il — on offensera les dieux ; donc on ne s’en doit point mêler. » Mais Aristote témoigne qu’on lu
81Si on y garde la vraie justice, on contentera les dieux. Donc on s’en doit mêler. » La Logique observe à propos du premier di
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
82rts, reste avec nous, Amen ! » C’est la prière au dieu de la tribu. Quant au Livre qui dit : « Aimez vos ennemis », on nous
83ire d’une foi plus vraie, et le prouver. Les faux dieux font de faux miracles ; mais les sceptiques et les malins sont destin
50 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
84r tout dire, je ne suis pas sans espoir. Les faux dieux ne font pas de miracles. Je ne me lasserai jamais de le répéter — c’e
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
85ndamentale de l’homme, qui veut être lui-même son dieu 93 . La passion brûle dans notre cœur sitôt que le serpent au sang-fr
86 délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 97 . Et il retrouve sa juste place, et viv
87in. Le païen ne pouvait autrement que de faire un dieu de l’Éros : c’était son pouvoir le plus fort, le plus dangereux et le
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
88. (Récits symboliques de la vie et de la mort des dieux, légendes expliquant les sacrifices ou l’origine des tabous, etc.) On
89e » se substituerait à la leur. Ce n’était pas le dieu sans nom du philtre, une force aveugle ou le Néant, qui s’emparaient
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
90passement infini, l’ascension de l’homme vers son dieu. Et ce mouvement est sans retour. ⁂ Les origines iraniennes et orphiq
91ime à la fois le désir de mort. D’autre part, les dieux celtiques forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux somb
92es dieux celtiques forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux sombres. Il nous importe de souligner ce fait du du
93 forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux sombres. Il nous importe de souligner ce fait du dualisme fondamental
94et de leur lutte mortelle dans l’homme. Il est un dieu de Lumière incréée, intemporelle, et un dieu de Ténèbres, auteur du m
95t un dieu de Lumière incréée, intemporelle, et un dieu de Ténèbres, auteur du mal, qui domine toute la Création visible. Des
96opposition dans les mythologies indo-européennes. Dieux lumineux : l’Ahura-Mazda (ou Ormuzd) des Iraniens, l’Apollon grec, l’
97s Iraniens, l’Apollon grec, l’Abellion celtibère. Dieux sombres : le Dyaus Pitar hindou, l’Ahriman iranien, le Jupiter latin,
98, n’est que la Nuit. Mais notre jour, aux yeux du dieu qui réside par-delà les étoiles, c’est le royaume de Dispater, le pèr
99la nuit de la matière. Issu de la lumière et des dieux Me voici en exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux M
100eux Me voici en exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux Mais maintenant réduit à souffrir. Ainsi lamente le
101exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux Mais maintenant réduit à souffrir. Ainsi lamente le Moi spirituel d’
102, et aboutissent à condamner sa vie « finie ». Le dieu Éros exalte et sublime nos désirs, les rassemblant dans un Désir uniq
103ieux se détournait des créatures ignorées par son dieu. Mais le Dieu des chrétiens — et lui seul, parmi tous les dieux que l
104 Dieu des chrétiens — et lui seul, parmi tous les dieux que l’on connaît — ne s’est pas détourné, au contraire ; « Il nous a
105iques païennes le sublimaient jusqu’à en faire un dieu, et en même temps le vouaient à la mort, le christianisme le replace
106orption de tous en Un, à la fusion totale avec le dieu, ou s’il n’y a pas de dieu, comme dans le bouddhisme, avec l’Être-Un
107 fusion totale avec le dieu, ou s’il n’y a pas de dieu, comme dans le bouddhisme, avec l’Être-Un universel. Tout cela suppos
108-dire la fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s’élever jusqu
109du mariage. Mais cette ferveur renouvelée pour un dieu condamné par l’Église ne pouvait s’avouer au grand jour. Elle [p. 76]
110e personnage sacré (Appendice 7). 2. Œdipe et les dieux. — Freud désigne du nom d’Œdipe le complexe composé dans l’inconscien
111 solide, la puissance du père plus assurée, et le dieu dont le père tient ses pouvoirs plus révéré. Imaginons maintenant un
112ine se divise elle-même, soit en une pluralité de dieux, comme en Grèce, soit en un couple dieu-déesse, comme en Égypte, soit
113crète (çakti) qui anime le cosmos et soutient les dieux (en premier lieu Çiva et Bouddha)… est fortement personnifiée : c’est
114 ou images enfermant les symboles du monde et des dieux) de transcender la condition humaine. Le tantrisme bouddhique trouve
115mbries et plus tragiques, c’est naturel. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du ciel lumineux. Et bien que la
116el. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du ciel lumineux. Et bien que la doctrine courtoise rejoignît et fît
117s et de leurs prouesses, remplaçant peu à peu les dieux dans les légendes populaires. ⁂ Gaston Paris remarquait avec profond
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
118st pas ce ciel-là qu’eût adoré Corneille ! Ni ces dieux que l’on dupe, et sur qui l’on rejette la faute : Les dieux m’en son
119’on dupe, et sur qui l’on rejette la faute : Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc Ont allumé le feu fat
120ette la faute : Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc Ont allumé le feu fatal à tout mon sang. (II, 3.)
121e prendre. Et l’on parle de « passionnettes ». Le dieu d’Amour n’est plus un dur destin mais un enfant impertinent. Presque
122peut faire l’homme qui se prend pour son [p. 261] dieu. Voilà le mouvement dernier de la passion, dont l’exaspération s’appe
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
123es pour décrire les effets de l’amour naturel. Le dieu d’amour est un archer qui décoche des flèches mortelles. La femme se
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
124ndamentale de l’homme, qui veut être lui-même son dieu 200 . La passion brûle dans notre cœur sitôt que le serpent au sang-f
125 délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 202 . Et il retrouve sa juste place dans l
126in. Le païen ne pouvait autrement que de faire un dieu de l’Éros : c’était son pouvoir le plus fort, le plus dangereux et le
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
127 la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plu
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
128 à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à dire que notre gran
59 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
129ur. (Il se trompe dans le fait, en créant de faux dieux. Mais alors, c’est dans la mesure où il néglige les aides de la Révél
130vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des Dieux, connaissant le bien et le mal. 4 Voyez : avant la tentation propre
131passer l’état d’image divine et se faire vraiment dieux, ils se trouvent déchus de leur humanité parfaite. « Qui veut faire l
132ont relatifs, ont prouvé qu’ils n’étaient pas des dieux, qu’ils ne prétendaient point se mettre à la place de Dieu, et qu’ils
60 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
133le : « Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des Dieux ! » En combattant le Traité de Versailles, « cette Gorgone terrorisan
61 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
134jovialité et vérité viagère. Vous serez comme des dieux un peu idiots mais perpétuellement hilares. Vous ne mourrez plus. Ou
62 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
135 [p. 119] Quatrième partie Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies [p. 121] 38. Le Diable dans nos dieux Certes, i
136ans nos maladies [p. 121] 38. Le Diable dans nos dieux Certes, il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c
137t exactement inverses : c’est dans l’image de nos dieux qu’il va se dissimuler, au cœur même de nos idéaux et de nos vérités
138idoles. Voici comment les hommes s’enchaînent aux dieux qu’ils créent. Ceux qui ne l’ignoraient pas ont renié la Révélation.
139 à la hache, selon qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce son
140 qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Tou
141espectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Toutefois, le Diabl
142à notre condition, nous voulons devenir comme des dieux, c’est le Diable encore qui nous accueille au sommet de notre ascensi
143 ciel par leurs propres moyens pour y devenir des dieux à leur manière. Le résultat, que l’Ange pervers devait prévoir, sera
144ire. « Montez ! dit le Diable, et soyez comme des dieux, oubliez votre mesure d’hommes ! » Mais, plus on monte et mieux on to
145entateur [p. 169] a parlé. « Vous serez comme des dieux, vous êtes seuls au monde, désormais tout vous est permis… » Mais enc
63 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
146ple certitude que nous ne [p. 192] sommes pas des dieux, et que nous ne sommes pas Dieu. Car alors, tout ne dépend pas de nou
147é et dans les mains du Diable. Si nous étions des dieux, il n’y aurait plus d’espoir : la catastrophe présente étant notre œu
148he présente étant notre œuvre à tous, l’échec des dieux serait avéré, leur faillibilité démontrée sans recours. C’est pourquo
149 le serpent qui sifflait : « Vous serez comme des dieux. » Le nom même de Michel formule et définit l’ordre céleste, le gage
64 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
150vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gen. 3:1 à 5) Voyez : avant la ten
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
151p. 2] Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943) q Nous avons parlé de l’incognito du Diable. Mai
152t exactement inverses : c’est dans l’image de nos dieux qu’il va se dissimuler, au cœur même de nos idéaux et de nos vérités
153idoles. Voici comment les hommes s’enchaînent aux dieux qu’ils créent. Ceux qui ne l’ignoraient pas ont renié la Révélation.
154 à la hache, selon qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce son
155 qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Tou
156espectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Toutefois le Diable
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
157qui pensais en créant pouvoir jouir de la vie des dieux et m’y égaler… combien je dois expier tout cela ! » Faust se reprend
158n souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisible à tout autre, l’accompagne sans trêve, e
67 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
159« réveil de la masse » pour affirmer que tous ses dieux sont des faux-dieux ? Mais sont-ils des faux-dieux pour nous ? Appelo
160l présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux d
161viduelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est puissant, nous témoignons de notre démission. La foule n’a
68 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
162étrange caprice, ou d’une négligence ironique des dieux policiers de l’Europe. Comme il serait facile de pincer, n’importe où
69 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
163a ville où l’on s’attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Paul s’étonnait devant les Athéniens. Toutes sont
70 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
164culer, non pour s’enraciner comme une victime des dieux subitement transformée en lierre ou en légume. On peut aimer un pays
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
165le sens de souverain, dont ils font finalement un dieu, créant d’horribles confusions d’idées qui se terminent en carnages p
72 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
166) c Je n’ai pas encore découvert cet autel « au dieu inconnu », que saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de
73 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
167 adoriez la lumière, le beau temps vous serait un dieu rendu visible et le « bonheur » serait le nom de sa présence. Mais un
74 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
168thodique, — manie de définir, défiance envers les dieux, avarice du cœur. À chaque regard dans un miroir, nous perdons une Eu
75 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
169u moins, qui, plaçant la Raison dans le monde des dieux, voudraient bien être pris pour des gens raisonnables. Voilà pourquoi
76 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
170seule a fait tous ces ravages, et non pas quelque dieu, ni le Destin. Il n’y aurait jamais de coup de foudre sans ce désir q
77 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
171e que je la connais depuis toujours, moi seul. Un dieu n’a pas besoin d’adorateurs pour rayonner et se réjouir de son être.
172de son être. Oui, c’est bien là le privilège d’un dieu. Et la vraie gloire. Qu’est-ce que l’incognito ? Il y a là quelqu’un
78 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
173 celles mêmes de la mort, font place aux lois des dieux, qui sont celles de l’esprit ; et des dieux irrités contre l’homme, c
174s des dieux, qui sont celles de l’esprit ; et des dieux irrités contre l’homme, c’est-à-dire d’un esprit coupable. Regardons
175s deux crimes, dit la Fable. Admis à la table des dieux, il avait dérobé à ses hôtes leur nectar et leur ambroisie, pour les
176ntale, quand il est assez clair qu’il jalouse les dieux, leur divination, leur puissance, et tous les plaisirs qu’ils en tire
177uant à la mise à mort du fils, offert ensuite aux dieux comme nourriture meilleure, il est surprenant d’observer qu’elle inve
178omme tue lui-même son fils, et donne sa chair aux dieux pour qu’ils en meurent — s’ils perdent leur divinité de s’être une fo
179 humain. Parce qu’il a convoité la nourriture des dieux, Tantale se voit refuser celle du commun des hommes. Sa jalousie se r
180et c’est pourquoi les châtiments qu’infligent les dieux revêtent en général un caractère de revanche pure et simple, et comme
181nscendance, ou d’un appel venu d’ailleurs. (Les « dieux » n’étant, en fait, que ses propres limites.) Dans l’histoire du supp
182et le même orgueil, il nourrit la vengeance des « dieux » qui frustrent ces désirs et qui retardent, ironiquement, d’écraser
79 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
183 York Je n’ai pas encore découvert cet autel « au dieu inconnu » que Saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de c
80 1948, Suite neuchâteloise. VII
184a, vaisseau de rêve aux nombreux ponts chargés de dieux, passagers immobiles, un bras levé… J’habite au Lac de Garde un palai
81 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
185a, vaisseau de rêve aux nombreux ponts chargés de dieux, passagers immobiles, un bras levé… J’habite au lac de Garde un palai
82 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
186tations de leurs sages, quelques statues de leurs dieux, ou quelques rythmes de leurs danses. Finalement, que sont les empire
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
187 qui vénèrent les vaches. L’homme qui connaît ses dieux se conçoit dans leur ordre et sans autres problèmes, la faim n’étant
188mprendre la statuaire hindoue : les attitudes des dieux : qui semblent monotones, ou parfois curieusement affectées, sont des
189e une « danse des sticks » symbolisant le duel de dieux jumeaux. La musique commence doucement, batterie soutenant deux ou tr
190ement l’une dans l’autre, tels les animaux et les dieux dans la métamorphose infinie de la Fable. ⁂ Chaque nuit, je sors de m
191 seules dans les temples étroits, intimes avec le dieu, tournant le dos aux passants. Et ces hommes en prière contre un mur.
192 encore ce mystère primitif qui lie l’homme à ses dieux comme une ombre à la nuit ? Ne trouverait-il pas au contraire ce sign
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
193e aux modèles collectifs et sacrés, fixés par les dieux implacables de la fécondité et de la mort. Dans notre Europe moderne,
194se forger une destinée ; contre les astres et les dieux écrasants ; contre la masse informe qui annule les personnes, mais au
195et l’Oriental, qui tend à s’ordonner au monde des dieux, nous ayons à choisir. Je dis que nous avons choisi. Je ne dis pas qu
85 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
196uté, sans oser la vouloir vraiment, faisant leurs dieux de ceux qui en dictaient les formules dans les termes sadiques et hau
197cher le cœur encore tout palpitant et l’offrir au dieu — pour qu’il pleuve. En vérité, le sacré n’a cure des résultats : il
198n nouveau mythe. Il est comme une invocation à un dieu nouveau, une sorte de Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque par ce se
199sions décisives. Certes, l’esprit national est un dieu bien réel, et que l’on croit vraiment, puisqu’il peut exiger le sacri
200idienne », remarque Simone Weil. La nation est un dieu lointain, qui demande beaucoup plus qu’il ne donne, infiniment plus,
86 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
201le, pour traiter avec ses démons. Traiter avec le dieu du feu — qui apparaît sur deux points de la planète au Caucase et en
87 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
202emple : rendre la terre et la femme fécondes, les dieux et les morts favorables), on cherche à donner à l’élève les moyens in
203ion, les gestes rituels symbolisant l’action d’un dieu. Toute variation individuelle, trahissant le tempérament ou la person
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
204é dans la Loi, et si maître de lui qu’il soit, un dieu lui-même ne peut sans le Yoga atteindre la libération. » (Yoga-anka.)
205s la métamorphose. Animal, homme, démon, symbole, dieu ou saint, tout communique en la magie, tout se transmue sans nul obst
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
206oire. L’avatar hindouiste, qui est la descente du dieu dans un corps d’animal ou d’homme, se répète aux temps sombres et cat
207le trop puissant, la querelle entre un roi et des dieux, la rivalité de deux castes, etc. Buddha fut la neuvième incarnation 
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
208in ni formes nettes les vivants et les morts, les dieux et les démons. L’individu prend sa mesure fragile et menacé, mortel e
209nacé, mortel et ignorant, il sait qu’il n’est pas dieu, ne rêve pas de le devenir, mais se sent d’autant plus décidé à tirer
210ne sont pas ». Juge de tout, on le voit, même des dieux. D’où le sens de sa dignité, qui ne tient à rien qu’à lui-même, au se
211qui, lorsque se perdra la révérence à l’égard des dieux et des lois, livrera la Cité « atomisée » à la brutale mise au pas du
212ues, hors-caste, sang-mêlés. Pour faire siens les dieux étrangers, il doit les supposer universels, garant du sort de tous le
213 et non plus selon la magie. Chacun pour soi, les dieux pour tous. Mais quand l’innombrable poussée des énergies ainsi déliée
214 quand les cités lointaines succombent avec leurs dieux et la vénération des dieux en général, il n’y a plus que « chacun pou
215 succombent avec leurs dieux et la vénération des dieux en général, il n’y a plus que « chacun pour soi ». Voici le temps du
216, mais non pas sans prestige théâtral, et dont le dieu commande en personne l’armée, la police et les prêtres. Et les castes
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
217uté, sans oser la vouloir vraiment, faisant leurs dieux de ceux qui en dictaient les formules dans les termes sadiques et hau
218cher le cœur encore tout palpitant et l’offrir au dieu, — pour qu’il pleuve. En [p. 110] vérité, le sacré n’a cure des résul
219n nouveau mythe. Il est comme une invocation à un dieu nouveau, une sorte [p. 111] de Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque
220sions décisives. Certes, l’esprit national est un dieu [p. 115] bien réel, et que l’on croit vraiment, puisqu’il peut exiger
221idienne », remarque Simone Weil. La nation est un dieu lointain, qui demande beaucoup plus qu’il ne donne, infiniment plus,
92 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
222’empereur Aztèque reçoit Cortez comme l’avatar du dieu Quetzalcoatl : c’est que ce dieu, selon la légende sacrée, avait peau
223omme l’avatar du dieu Quetzalcoatl : c’est que ce dieu, selon la légende sacrée, avait peau blanche et barbe blonde, venait
224e soumet à Pizzare, croyant reconnaître en lui le dieu Viracocha, dont la légende voulait aussi qu’il ait été porteur de cro
93 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
225hique, comme le sont toujours les apparitions des dieux dans la théogonie hindoue, les « avatars ». Tous les écrits des Apôtr
226ois pour toutes », dans l’histoire. Alors que les dieux hindous s’incarnent « chaque fois que » cette incarnation est rendue
94 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
227elque événement qui le consacre : apparition d’un dieu ou d’un héros, sacrifice, miracle, massacre, coïncidence extraordinai
95 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
228ède la mesure au sein d’un tout fini : « Famille, dieux, nature, tout lui commande d’être grand. Grand pour la loi, grand pou
96 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
229nne dans le monde christianisé Éros, qui était un dieu pour les Anciens, est un problème pour les Modernes. Le dieu était ai
230es Anciens, est un problème pour les Modernes. Le dieu était ailé, charmant et secondaire ; le problème est sérieux, complex
231rant de la manière la plus précise les unions des dieux et de leurs femmes, à des fins didactiques et religieuses. Point de m
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
232furent attribués (et qui, à l’instar des noms des dieux antiques, évoquent certains groupes de puissances), c’est méditer en
233nnent bien autant sur l’Europe que les statues de dieux animaux ou de Shivas à quatre bras sur la civilisation de l’Égypte ou
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
234 l’autre de « Don Juan » ? A-t-il été victime des dieux, j’entends des mythes ? Ou d’une originelle erreur sur la personne ?
235tenus dans la vie d’un Aztèque par les décrets de dieux déments, et qui sont morts ? Fut-il plutôt l’acteur, sacrifié à son r
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
236sède la mesure au sein d’un tout fini : Famille, dieux, nature, tout lui commande d’être grand. Grand pour la loi, grand pou
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
237e l’Être-de-volupté transcendant » 118 . Kâma, le dieu du plaisir érotique, est vénéré par les yogins, « car c’est lui seul,
238ne serai plus moi, elle ne sera plus elle, et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émac
239125  », pour rejoindre l’Un primordial. Quand ses dieux mêmes auront fait leur office et fait leur temps, il y aura le Soi se
240ont ils savent la date — la vie, le cosmos et les dieux seront résorbés dans l’Un seul, sans laisser aucune trace, comme n’ay