1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1ôt Bettina — la vérité est plus humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Celui qui entre en c
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
2. Mais son manque de talent ne le rebute pas. Une divine violence le travaille. Elle jaillira enfin, dans l’éblouissement d’Ar
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3e espérance m’emporte de nouveau, premier gage du divin… Reprendre l’offensive — au soir, je m’amuserai à mettre des étiquett
4 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
4, et comme lui, elle y resta immobile. Et son âme divine s’échappa, pleurant ses jeux, et les génisses, et la chère plaine. D
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
5dée par l’auteur — lui révèlera peu à peu le sens divin de la destinée. Ce livre à thèse est plutôt une argumentation à coups
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
6et vert lie par la grâce d’une volonté sans doute divine
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7le, incapable d’en comprendre les correspondances divines et humaines, insensible même à sa déchéance, abandonné à la lutte tra
8de ses besoins et de ses buts propres, humains et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour admirer la nature en
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
9ure sérieuse et incertaine, un peu sale et un peu divine, baignée d’une très vague angoisse que l’on fuyait avec des bonheurs
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
10tuent une inversion méthodique de toutes les lois divines et humaines. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du peuple.
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
11se jette dans l’Etna pour mieux communier avec la divine Nature. Mythe grec, mais devenu, par excellence, germanique ; mythe p
11 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
12n. Être véritablement homme, c’est avoir accès au divin. Que sert de parler d’humanisme « chrétien » ? L’humanisme est de l’h
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
13 civilisation moderne à l’égard de toute autorité divine qui est le trait dominant de notre époque » — pour reprendre la défin
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
14 plutôt, elle est l’expression concrète d’une loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressemblance
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
15 à la fois la charité, le risque, l’abandon et la divine légèreté, c’est-à-dire, qu’elle récusait la grâce autant que le péché
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
16a nature. Ainsi la conception de la transcendance divine aboutit pratiquement, chez Goethe, à des affirmations nettement imman
17ait devant le Christ comme devant la « révélation divine du plus haut principe de la morale », tout en vénérant également le s
18on de la grâce. Et c’est en quoi la transcendance divine, sans cesse, se mêle à notre vie pratique et vient bouleverser nos sa
19the paraît avoir négligées ou niées : le scandale divin, le péché radical. Mais un homme de l’envergure de Goethe, s’il ne pe
16 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
20ion de scandale, et tente lâchement de réduire le divin au « surhumain » (c’est-à-dire au « trop humain »), le transcendant a
17 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
21nimaux au museau pointu sur leurs épaules naguère divines. Je pars à l’aventure. Bientôt je parviens à un immense salon où beau
22tête, il reçoit sur son bon visage où cette rosée divine fait perler une larme, la bénédiction de sa musique. Les petites baro
18 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
23ôt Bettina — la vérité est plus humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Celui qui entre en c
19 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
24 originalité dans l’univers, son irremplaçable et divine originalité16. Or, pour l’être situé en un tel lieu, — le lieu humain
25garisent en fait une ascèse inhumaine et sans but divin. C’est pourquoi l’usage d’une sensualité consciente redevient une con
20 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
26cratie qu’inévitable. On pourrait dire : de droit divin, c’est encore à dire : du droit des choses telles que Dieu les a créé
21 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
27 Vue d’en haut, c’est une série de libres actions divines : vue d’en bas, une série d’essais sans résultats au cours d’une impo
22 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
28spoir, dans les mesures humaines ou dans la folie divine ? Il semble bien que Saint-Évremond ait jusqu’au bout refusé de chois
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
29as imposé par le fait humain primordial. Le droit divin n’est pas un droit humain élevé dans l’absolu, mais la fin de tout dr
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
30, et qu’il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne
25 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
31a personne humaine, et qui supposent une Personne divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxis
26 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
32nd que le tout, et qui réclame sa part d’honneurs divins. Pour le personnalisme, tel que j’ai essayé de le décrire plus haut,
27 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
33, et l’on oublie qu’un souverain, fût-il de droit divin — et peut-être surtout dans ce cas —, ne saurait fonder son pouvoir q
28 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
34n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir devienne
35 effets humains, nous risquons de trahir sa cause divine. N’oublions pas que la personnalité n’est bien souvent que le résidu,
29 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
36ent progressivement de faire en présence du Verbe divin incarné dans un homme juif, l’acte de foi impossible à l’homme, celui
30 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
37t je dis bien une expérience à la fois humaine et divine ! — que reste-t-il de la vie chrétienne ? Je vous le demande ! Mme N
38t à fait mort, — souffler sur la petite étincelle divine qui, selon les uns, subsiste en nous et pourrait rallumer d’un nouvea
31 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
39Il n’a pas à devenir, dès ici-bas, un être un peu divin, un peu divinisé, échappant en quelque manière aux lois de ce monde p
40s pécheur, de plus en plus livré à la seule grâce divine. La vie chrétienne, c’est simplement la vie humaine éclairée par la f
32 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
41e celui-ci se considérait comme ministre du Verbe divin. Prêcher l’Évangile, c’est à son sens engager le dialogue avec toutes
33 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
42dictions destructrices de l’humain, créatrices du divin, c’est-à-dire de « l’homme nouveau », ou c’est encore à dire de l’hom
34 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
43ent une justice humaine à venir, mais une justice divine, déjà réalisée. Notre devoir de charité ne serait-il pas alors de déc
35 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
44iles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de très piètre envergure que dictaient
45s choses, mais distinguer en elles les intentions divines, pour les offrir en holocauste spirituel au Créateur. Enfin, remarque
36 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
46tre neutres, ce n’est pas en vertu d’un privilège divin, mais d’une mission bien définie dont nous sommes responsables devant
37 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
47 en vertu du mythe, à je ne sais quels transports divins — il faut n’avoir connu que peu de solitude et peu d’angoisse, très p
48oux : car elle est bien plus que royale, elle est divine. Et dans l’analogie de la foi, l’on peut alors concevoir que la passi
49 de son amour avec une sorte d’indifférence quasi divine. Elle est au-delà du doute et de la distinction ressentie comme un dé
38 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
50ous n’avons plus guère de mesures pour les choses divines et humaines, si nous savons peser d’invisibles rayons d’énergie. Nos
39 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
51 » De là à penser que le rêve est « un vestige du divin », il n’y a que l’épaisseur d’un scrupule d’orthodoxie, d’une dernièr
52ésuppose l’existence d’un centre ou d’un tréfonds divin de l’âme (c’est l’Un-grund de Jakob Boehme), dont on ne peut rien dir
53me, m’entraîna au-devant d’une réalité invisible, divine, d’une ineffable splendeur ? Un indicible ravissement me souleva tout
54autre chose que de saluer là l’écho d’un discours divin. » Alors le doute n’est plus permis : l’analogie purement formelle qu
55ces méconnaissables et qu’il sera tenté de croire divines. Et il est juste que les premières touches de l’esprit rendent le moi
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
56uisable de situations comiques ou cyniques. Droit divin de la passion, psychologie mondaine, succès du trio au théâtre — soit
41 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
57vers Dieu. Tel est l’amour platonicien : « délire divin », transport de l’âme, folie et suprême raison. Et l’amant est auprès
58our. La femme figure aux yeux des druides un être divin et prophétique. C’est la Velléda des Martyrs, le fantôme lumineux qui
59e toutes les sectes manichéennes, c’est la nature divine ou angélique de l’âme, prisonnière des formes créées et de la nuit de
60oureuse — doit s’élever jusqu’à se perdre dans la divine perfection. Que l’homme ne s’attache pas aux créatures, puisqu’elles
61 ni d’exaltée dissolution du moi en Dieu. L’Amour divin est l’origine d’une vie nouvelle, dont l’acte créateur s’appelle la c
62tion historique Paganisme Union mystique (amour divin heureux). Amour humain malheureux. Hédonisme, passion rare et méprisé
63eltes, déjà, tendaient donc à matérialiser l’élan divin, à lui donner un support corporel. Mais il y a plus, nous le savons d
64elle professe l’idée d’une création unique, toute divine et toute bonne aux origines. Notons enfin ce dernier trait : comme ce
65deux autres tiers, l’amour des parents et l’amour divin : Au second tiers conviennent Noblesse et Merci ; et le premier est
66euse d’un vêtement profane, à appliquer à l’amour divin les formules consacrées par l’usage à l’expression de l’amour humain.
67e, objet aimé mais en même temps symbole du Désir divin. Sohrawardi (mort en 1191) voyait dans Platon — qu’il connaissait par
68t l’usage était interdit, devint le symbole de la divine ivresse d’amour.) Mais compte tenu de cette difficulté particulière —
69 pouvait admettre qu’il y eût en l’homme une part divine dont l’exaltation aboutît à la fusion de l’âme et de la Divinité. Or
70t sur la nécessité de garder le secret de l’Amour divin. Ils dénoncent sans relâche les indiscrets qui voudraient s’enquérir
71n revanche, beaucoup professent que l’homme étant divin, rien de ce qu’il fait avec son corps — cette part du Diable — ne sau
72 puis oppose à la cortezia la mystique de l’Amour divin. De nombreux commentaires du Cantique des Cantiques sont écrits pour
73nue par le père se voit divisée ; où la puissance divine se divise elle-même, soit en une pluralité de dieux, comme en Grèce,
74ouer sous la forme d’un culte rendu à l’archétype divin de la femme, à condition que cette Déesse-Mère ne cesse pas d’être vi
75e l’Univers, et faisait de la femme un symbole du divin. Et c’est dans le fonds celtibérique que l’hérésie chrétienne des « p
76 au-delà de toute morale, qui ne saurait être que divin. Ainsi le philtre à la fois rive à la sexualité, qui est une loi de l
77ndément et plus indiscutablement manichéen que la Divine Comédie n’est thomiste. Il reste que Gottfried explicite la légende
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
78 de leurs souffrances. Plus la lumière et l’amour divin sont vifs, plus l’âme se voit souillée et misérable en sorte qu’ « el
79 revient la même plainte de l’âme sur « l’abandon divin, tourment suprême ». Sur « ce vide profond… cruelle disette des trois
80ation, non par la voie inverse, allant de l’Amour divin aux métaphores, qui convient pour les grands mystiques.) Ceci dit, no
81 imparfaite ; tandis que pour le chrétien l’amour divin est un malheur recréateur. Loin de nier l’amour profane, il aboutit à
82e un élan hors du monde créé. Cette fuite dans le divin — ou « enthousiasme » — cette transgression des limites de l’humain,
83’une manière fatale, par une exaltation en termes divins de l’amour sexuel. À l’inverse, on peut observer chez les mystiques l
84procréation, s’élève en se purifiant à la ferveur divine, mais n’en conserve pas moins les éléments de l’homme fervent. » Pour
85 pour Eckhart l’expression authentique de l’union divine, mais bien l’agapè, dont ne parlent et que ne connaissent ni Plotin n
86 Dieu puisse être abolie : l’âme ne peut se faire divine, mais seulement semblable à Dieu. Elle contemple Dieu dans le miroir
87e de sa propre personnalité, est unie à la vérité divine qui respecte la distinction. » Et ailleurs : « L’abîme qui nous sépar
88 se soient opposés sur le point précis de l’union divine, rendait possible une confrontation. Mais la lecture des mystiques fr
89uvante, comme ils tendent à mettre l’humain et le divin sur le même plan, soit en contemplant le divin avec des yeux profanes
90le divin sur le même plan, soit en contemplant le divin avec des yeux profanes, soit en considérant l’humain sous une interpr
91t en considérant l’humain sous une interprétation divine. [C’est moi qui souligne.] c) Surtout l’amour courtois et l’amour di
92ouligne.] c) Surtout l’amour courtois et l’amour divin s’exaltent l’un et l’autre dans la même conception héroïque de l’obli
93raman) qu’il faut chercher la synthèse de l’amour divin et de l’amour courtois, mais chez les troubadours provençaux du xiie
94de Dieu et de l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout amour humain ; tandis que l’orthodoxie pose que
95’union est impossible, ce qui entraîne le malheur divin et rend l’amour humain possible en ses limites. D’où il résulte que l
96lon l’hérésie correspond au langage de la passion divine selon l’orthodoxie. On se trouve donc en présence d’une continuelle i
97dant de ses origines mystiques on ne sait quoi de divin, de faussement transcendant — une illusion de gloire libératrice dont
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
98i est propre et qui n’a rien à voir avec l’ardeur divine. Jacob Boehme. 1.D’une influence précise de la littérature sur les
99 sublime départ : Un ange crie en l’Intelligence divine et dit : — Seigneur, dans le monde se voit une merveille en l’acte qu
100ultisme, enseignait que la lumière est la matière divine… Il reste cependant que la doctrine de Milton est bien plus « rationn
101ous sommes des esprits émanés de Dieu, des germes divins. Un jour nous deviendrons ce que notre Père est lui-même.156 Et dan
102nissant l’amour comme « une maladie du désir, une divine langueur… »157. L’exaltation de la mort volontaire, amoureuse et divi
103élan qui portait l’âme vers la lumière et l’unité divine, considéré du point de vue de ce monde n’est plus qu’un élan vers la
104 par exemple l’alcoolisme par rapport à l’ivresse divine que chantaient les mystiques arabes. L’exemple du théâtre « parisien 
105té la joie de vivre. Nous nous vengerons de vos « divines ». La femme est d’abord une femelle. Nous la ferons se traîner sur le
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
106ssus décrit plus haut, dans le domaine de l’amour divin. Francisco de Ossuna (l’un des maîtres de sainte Thérèse les plus imb
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
107le seul But de l’amour infini ne peut être que le divin : Dieu, notre idée de Dieu, ou le Moi déifié. Mais pour celui que le
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
108 en vertu du mythe, à je ne sais quels transports divins — il faut n’avoir connu que peu de solitude et peu d’angoisse, très p
109oux : car elle est bien plus que royale, elle est divine. Et dans l’analogie de la foi, l’on peut alors concevoir que la passi
110 de son amour avec une sorte d’indifférence quasi divine. Elle est au-delà du doute et de la distinction ressentie comme un dé
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
111haiteront d’être libérés des tourments de l’amour divin : c’est là bien entendu, comme chez les troubadours, une manière d’ex
112badours chantent l’amour malheureux. Mais l’amour divin des cisterciens obtient au contraire sa récompense. « On lui est uni
113r vie, correspond à la première touche de l’amour divin, à la conversion du chrétien. Gottfried de Strasbourg peignant l’amou
114 la littérature courtoise ». Leurs poèmes d’amour divin sont connus, publiés et traduits aujourd’hui en plusieurs langues. L’
48 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
115n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir devienne
116 effets humains, nous risquons de trahir sa cause divine. N’oublions pas que la personnalité n’est bien souvent que le résidu,
49 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
117i représenterait, en somme, un privilège de droit divin. Nous savons que la neutralité est une conception menacée ; qu’elle e
50 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
118de l’éternité et du temps. Ce sont des intentions divines, des messagers, — comme le dit leur nom grec, agellos ; des serviteur
119de servir, il a refusé de transmettre son message divin, il a voulu se faire original, auteur de son destin, porteur de ses l
120c’est de jeter un doute sur la réalité de la voix divine, et donc sur la réalité elle-même et ses structures. « Dieu a-t-il r
121tions que posent les lois de la Création, l’ordre divin et la nature de l’homme5. Et voici le deuxième temps de la tentation 
122 maudit. Pour avoir voulu dépasser l’état d’image divine et se faire vraiment dieux, ils se trouvent déchus de leur humanité p
123ir, d’un bien que le réel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois u
124cher c’est tricher avec l’ordre, opposer à la loi divine nos dérogations égoïstes, fautes de calcul et courtes vues intéressée
125e à se fermer l’invisible et l’infini du possible divin. Saisissant la proie, l’on perd l’ombre, mais l’ombre était la créati
126 qu’il instille en notre cœur au sujet de l’ordre divin, Satan nous porte à désirer un meilleur bien, qu’il nous désigne. C’e
127 faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous accuser de contrav
51 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
128nos dieux Certes, il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c’est-à-dire Dieu caché autant que révélé da
129et irremplaçable, et comme prédestiné par un acte divin. Croyance essentiellement chrétienne à l’origine, et dont cette phras
130é telle goutte de sang pour toi. » Mais l’idée du divin dans un être, source et objet de tout amour profond, va faire naître
131e parce qu’il peut choisir de créer selon l’ordre divin, ou au contraire selon ses propres utopies. C’est donc en tant qu’ell
132ent l’humanité de l’homme. Le sexe n’est pas plus divin qu’il n’est honteux, mais il est lié intimement aux fonctions les plu
52 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
133’amour et l’objet de l’amour, la prière et le vœu divin. Si moi, petit individu, erreur insignifiante, parole articulée dans
134 de converger avec l’ordre cosmique et le vouloir divin, tout indigne encore que je reste, et vulnérable dans ma chair, j’ai
135’est être seuls en masse. La solitude est un état divin qui chez l’homme tourne vite au diabolique. « En la solitude un homme
53 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
136cher c’est tricher avec l’ordre, opposer à la loi divine nos dérogations égoïstes, fautes de calcul et courtes vues intéressée
54 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
137e parce qu’il peut choisir de créer selon l’ordre divin, ou au contraire selon ses propres utopies. C’est donc en tant qu’ell
138ent l’humanité de l’homme. Le sexe n’est pas plus divin qu’il n’est honteux, mais il est lié intimement aux fonctions les plu
55 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
139 faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous accuser de contrav
56 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
140 c’est de jeter un doute sur la réalité de la loi divine, et donc sur la réalité elle-même et ses structures. « Dieu a-t-il ré
141tions que posent les lois de la Création, l’ordre divin et la nature de l’homme. Et voici le deuxième temps de la tentation :
142sir d’un bien que le réel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois u
57 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
143nito du Diable. Mais il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c’est-à-dire Dieu caché autant que révélé da
58 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
144ion, et il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne
59 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
145de foi, et par là même, preuves paradoxales de la divine inspiration des Écritures. Enfin, l’antagonisme entre l’auberge où de
146simultanément. ⁂ Dire que le sens du transcendant divin est, chez Kafka, presque physique, c’est risquer une contradiction da
60 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
147 » De là à penser que le rêve est un « vestige du divin », il n’y a que l’épaisseur d’un scrupule d’orthodoxie, d’une dernièr
148ésuppose l’existence d’un centre ou d’un tréfonds divin de l’âme (c’est l’Ungrund de Jakob Boehme), dont on ne peut rien dire
149me, m’entraîna au-devant d’une réalité invisible, divine, d’une ineffable splendeur. Un indicible ravissement me souleva tout
150autre chose que de saluer là l’écho d’un discours divin. »87 Alors le doute n’est plus permis : l’analogie purement formelle
151ces méconnaissables et qu’il sera tenté de croire divines. Et il est juste que les premières touches de l’Esprit rendent le moi
61 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
152collective) la liberté de réaliser cette vocation divine, unique et inaliénable. Un ordre social chrétien sera ainsi œcuméniqu
153ienne qui prend au sérieux le fait de la vocation divine d’un homme ou d’un organisme collectif condamnera tout système qui, m
62 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
154uménisme considère que la diversité des vocations divines n’est pas une imperfection de l’union, mais sa vie même. Un deuxième
63 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
155, Juifs réformés, hindouistes, huguenots, Science divine, congrégationnalistes, réformés hollandais, scientistes, baptistes, m
64 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
156e battus, se comportent en propriétaires de droit divin de la victoire en général. La seule solution « possible » serait donc
65 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
157, par les nations, de leurs prérogatives de droit divin. Qu’on ne dise pas que c’est une pure rêverie. Tout récemment, nous a
66 1947, Doctrine fabuleuse. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
158te des choses d’ici-bas, un prophète sans mission divine, quelle défense osera-t-il produire qui ne soit pas aussi son jugemen
67 1947, Doctrine fabuleuse. Angérone
159. Car ce n’est pas le savoir que tu veux, mais la divine connaissance du présent. Or cette connaissance est interdite. Et c’es
68 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
160ils Pélops, pour faire servir sa chair à la table divine. Les liqueurs d’immortalité sont ici comme des signes de la Grâce, do
69 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
161, Juifs réformés, Hindouistes, Huguenots, Science divine, Congrégationalistes, Réformés hollandais, Scientistes, Baptistes, Mo
70 1947, Vivre en Amérique. Vie privée
162jet irremplaçable et comme prédestiné par un acte divin. » Ces lignes, écrites en Amérique, trahissent une critique inconscie
163 plus que désinvolte, d’une propriétaire de droit divin. Qu’un incident de voyage ou de service la mécontente pour quelque ra
164t le Mal, ni ses désirs des signes de malédiction divine. Peu ou point de pudeur, la nudité triomphe avec le plus grand nature
71 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
165ure, ni d’un commandement de Moïse, ni d’un droit divin des Helvètes, bref, qui n’est pas tombé du ciel et qui ne va pas du t
72 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
166a cortezia des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïs
167’y a plus de Dieu au-dessus des nations. Le droit divin se traduit donc par le droit de l’État le plus fort. Celui-ci ne conn
73 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
168définition de la personne, à partir des Personnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la
169ire (Guelfes et Gibelins) reflète encore celle du divin et de l’humain (au prix des équivoques et des abus que l’on sait) il
170 effort passionné pour atteindre la vraie réalité divine, en pleine connaissance de la réalité du monde. Ce Dieu qui exige la
171e cosmos revêt certains des attributs de Dieu. Le divin prend alors les noms les plus bizarres : il est tantôt la forme arché
172e. (D’où la tentation naturelle de l’assimiler au divin.) Au stade présent de l’Aventure occidentale, dont la science est la
74 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
173s humaines sera bon, s’il fait partie de l’effort divin dans l’homme, très mauvais s’il procède de notre orgueil. Le mal n’es
75 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
174) Mais en bonne foi, parce que notre religion est divine (lisez parce que notre Parti est socialiste), doit-elle régner par la
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
175’Hindou, il s’agit d’arriver à la connaissance du divin non par le « saut de la foi », qui ne procure pas une connaissance su
176nisée. L’Hindou grégaire n’est seul que devant le divin. L’Occidental, jaloux de sa vie privée, s’assemble dans l’église où l
177mme les idoles le bord ou la lisière des Réalités divines. » Toute magie dépasse la personne, ou plutôt la dissout dans la mét
178tule la suppression de la différence entre le Toi divin et le moi de l’homme. En revanche, l’Occident s’atteste et s’actualis
179» et s’être engagé sur la voie de la connaissance divine, « il faut demeurer dans l’action, gardant un esprit égal, que l’acti
180ns péché, sans contradiction ni remords. Elle est divine, et nous sommes criminels. Si le moi n’est qu’une illusion temporaire
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
181 deux réalités radicalement distinctes : le Verbe divin et la chair. « Au commencement était la Parole, et la Parole était a
182e transcendant, reliant l’individu comme vocation divine à la communauté comme amour du prochain. Cet homme, mieux libéré que
183ue de l’âme. Foi, non pas connaissance directe du divin. Histoire au lieu de Mythe. Admission de la chair, et par là de la ma
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
184définition de la personne, à partir des Personnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la
185te forme : comment concilier l’unité de l’essence divine et la diversité des « aspects » du Dieu révélé (Père, Fils, et Saint-
186, comment concilier en un seul être historique et divin, Jésus-Christ, les deux termes, vrai homme et vrai Dieu ? Le résultat
187de ce débat fondamental fut la notion de Personne divine, plus tard transférée par analogie à la personne humaine, c’est-à-dir
188ntinomie fondamentale, originelle, de la Personne divine, ne saurait être résolue ni dépassée. Elle doit être assumée par la f
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
189a cortezia des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïs
190’y a plus de Dieu au-dessus des nations. Le droit divin se traduit donc par le droit de l’État le plus fort. Celui-ci ne conn
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
191llustre voulut s’appeler Colon… mû par la volonté divine qui l’avait choisi pour réaliser ce que son nom et son prénom signifi
192on va, mauvais de rêver des voies qu’on appellera divines : fabulation du cœur de l’homme, irrépressible, mais qui peut lui fai
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
193ire (Guelfes et Gibelins) reflète encore celle du divin et de l’humain (au prix des équivoques et des abus que l’on sait) il
194 effort passionné pour atteindre la vraie réalité divine, en pleine connaissance de la réalité du monde. Ce Dieu qui exige la
195e cosmos revêt certains des attributs de Dieu. Le divin prend alors les noms les plus bizarres : il est tantôt la forme arché
196e. (D’où la tentation naturelle de l’assimiler au divin.) Au stade présent de l’Aventure occidentale, dont la science est la
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
197s humaines sera bon, s’il fait partie de l’effort divin dans l’homme ; très mauvais, s’il procède de notre orgueil. Le mal n’
83 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
198s n’empêchent nullement la Bible et l’Odyssée, la Divine Comédie, Shakespeare et Baudelaire d’agir sur nous. Que le héros affr
84 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
199e de la Trinité, c’est-à-dire des Trois Personnes divines, distinguées par leurs fonctions mais d’essence unique, les conciles
200stamment renouvelés les grands secrets humains et divins de la personne, de ses pouvoirs créateurs et de ses libertés. Rien n’
85 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Guide européen de l’enseignement civique [introduction] (1960-1961)
201troduction] (1960-1961)be Les régimes de droit divin, les théocraties et les dictatures ne demandent que l’obéissance de l
86 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
202les de pensée en tension : Incarnation, personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’où la définition de la personne hu
203aque Spirituel, son individualité absolue, le Nom divin, investi en lui.61 » Ainsi donc, et selon les admirables commentaires
204comme notre “individualité éternelle”, notre “Nom divin”, ce que le vieil Iran désignait comme Fravarti 62. » L’Ange des souf
205t « aveugle », enveloppe obscurcissante d’une âme divine. Ainsi parlent tous les Upanishads, et les premiers écrits canoniques
206.76 » Ibn ’Arabî distingue trois amours : l’amour divin du Créateur pour sa créature, et d’elle pour Lui ; l’amour spirituel
207nnaît soudain dans l’Aimé cette Forme sensible du divin, cette théophanie que l’âme peut aimer dans toutes les dimensions de
208 l’amour naturel, possessif — mais une virtualité divine que l’amant « imagine » (dont il devine l’Image) et qu’il tend à fair
209Ibn ’Arabî, à la Mekke, comme figure de la Sophia divine). L’analyse d’Ibn ’Arabî ne cesse de gagner en profondeur : que l’ama
210te jouissance, tout plaisir est une expérience du divin… Mais l’amour parfait est celui dont l’objet n’est pas limité. C’est
211 cette approbation du plaisir comme expérience du divin, comparons-les aux diatribes d’un saint Paul annonçant la « colère de
87 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
212jective et libre de la vérité. C’est donc l’amour divin lui-même qui exige la communication indirecte, voilée, rejoignant l’h
213é de l’inclination amoureuse arrive à une entente divine avec l’absurdité du sentiment religieux ». Mais on comprend qu’elle n
88 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
214leur désert. Et c’est aussi le prêtre ou le héros divin dans les religions antiques et primitives : celui qui est assez saint
215a trompé la femme en elle, en abusant de son rôle divin d’animateur pour satisfaire seulement le plaisir de ses sens »128. To
216sens »128. Toute magie sexuelle mise à part, le « divin » ramené à l’humain, et l’âme n’étant plus confondue avec l’esprit ou
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — L’amour et la personne dans le monde christianisé
217ement que tout homme converti, recréé par l’Amour divin, va devenir, dans l’imitation de Jésus-Christ, vraie vocation et vrai
218distingue et relie à la fois. Il relie au mystère divin, mais aussi au mystère de ce « prochain » visible dont la personne re
219uge du sexuel. Notre mystique, science de l’amour divin, s’est développée très tardivement, dans des formes et selon des voie
220les Védas et les Upanishads, reliant le sexuel au divin ; encore moins, des célèbres sculptures aux façades des grands temple
221éché, plutôt que le signe positif d’une filiation divine…6 En revanche, les Églises chrétiennes, suivies jusqu’à nos jours pa
222 donc, exalté d’une part comme l’image de l’amour divin, mais vilipendé d’autre part comme l’ennemi de la vie spirituelle, to
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
223jective et libre de la vérité. C’est donc l’amour divin lui-même qui exige la communication indirecte, voilée, rejoignant l’h
224é de l’inclination amoureuse arrive à une entente divine avec l’absurdité du sentiment religieux ». Mais on comprend qu’elle n
225leur désert. Et c’est aussi le prêtre ou le héros divin dans les religions antiques et primitives : celui qui est assez saint
226a trompé la femme en elle, en abusant de son rôle divin d’animateur pour satisfaire seulement le plaisir de ses sens.54 » Tou
227 sens.54 » Toute magie sexuelle mise à part, le « divin » ramené à l’humain, et l’âme n’étant plus confondue avec l’esprit ou
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
228les de pensée en tension : Incarnation, Personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’où la définition de la personne hu
229aque Spirituel, son individualité absolue, le Nom divin, investi en lui.94 » Ainsi donc, et selon les admirables commentaires
230me notre « individualité éternelle », notre « Nom divin », ce que le vieil Iran désignait comme Fravarti 95. » L’Ange des sou
231t « aveugle », enveloppe obscurcissante d’une âme divine. Ainsi parlent tous les Upanishads, et les premiers écrits canoniques
232?109 » Ibn’Arabî distingue trois amours : l’amour divin du Créateur pour sa créature, et d’elle pour Lui ; l’amour spirituel
233nnaît soudain dans l’Aimé cette Forme sensible du divin, cette théophanie que l’âme peut aimer dans toutes les dimensions de
234 l’amour naturel, possessif — mais une virtualité divine que l’amant « imagine » (dont il devine l’Image) et qu’il tend à fair
235Ibn’ Arabî, à la Mekke, comme figure de la Sophia divine). Que l’amant tende à contempler l’être aimé, à s’unir en lui, à en p
236te jouissance, tout plaisir est une expérience du divin… Mais l’amour parfait est celui dont l’objet n’est pas limité. C’est
237 cette approbation du plaisir comme expérience du divin, comparons-les aux diatribes d’un saint Paul annonçant la « colère de
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — L’amour même
238 le néant ne serait pas conçu, ni l’être. L’amour divin, venant de Dieu, retourne à Dieu, posant en son point de réflexion et
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — L’amour selon les évangiles
239ité tiennent en peu de pages. Les voici. Amour divin Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique… (Luc, III
240crois, que les développements de Jean sur l’amour divin (aux chapitres 14, 15 et 17) et les répétitions, dans les deux autres
94 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — Post-scriptum
241ir détaché de l’instinct et tourné vers l’essence divine. La cortezia des troubadours décrit à mots couverts (mais bien assez
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
242e s’approcher, de toucher le joli animal, dont la divine odeur, se répandant au loin, dominait même le souffle embaumé de la p
243t entendre ces mots : « Où m’emportes-tu, taureau divin ? Qui es-tu ? Comment peux-tu parcourir des chemins dangereux aux ani
244es Européens ». Cet auteur croit moins à la fable divine qu’à la possible valeur ethnographique du mythe : Aucuns, méprisants
245 Rayonna, seul ardent, sur la glauque étendue, Le divin Taureau dit : — Ô Vierge ne crains rien. Viens ! Voici l’île sainte a
246. Cette dernière ayant été enlevée par le taureau divin (ou par le roi de Crète Taurus), les cinq fils d’Agénor partent à sa
247asculin eurôpos. « Zeus qui voit loin » a sa cité divine sur l’Olympe : dans le massif de l’Olympe, le Pénée prend sa source,
248; Hellé et Hélène sont un seul et même personnage divin. Callimaque, dans son Épithalame pour Hélène indique que le plane éta
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
249 du repos et de la paix ; et sa tâche est presque divine, selon la parole sainte : tu l’as placé peu au-dessous des anges. D’o
250rt le monde universellement en paix, sauf sous le divin Auguste monarque, alors qu’existait une Monarchie parfaite. Que le ge
251nce ; ni la sensibilité par la douceur de l’appel divin, lorsque les trompettes divines, au nom du Saint-Esprit, annoncent :
252 douceur de l’appel divin, lorsque les trompettes divines, au nom du Saint-Esprit, annoncent : « combien il est bon, combien il
253es grands, des nobles et de nos docteurs en droit divin et humain, à cet acte d’alliance, de paix, de fraternité et de concor
254tabli avant tout à la gloire et à l’honneur de la divine majesté de la sainte Église romaine et de la foi catholique, de défen
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
255ai imaginé comme un animal d’un certain caractère divin.83 » Érasme est le type même de ces grands hommes du xvie siècle qui
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
256pays meilleure que celle des autres. Les sages et divins esprits pénétrent bien plus loing, et considèrent que l’harmonie du m
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — L’Europe des lumières
257ciennes fut perpétuée par la nécessité du service divin. Cette connaissance demeura longtemps sans produire des effets sensib
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — L’Europe des adversaires de l’Empereur
258a paix, pendant que lui profère que la guerre est divine ; elle voit dans le catholicisme et le protestantisme deux besoins co