1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1sur son compte, simplement parce qu’il a aimé une femme, pour écrire Hyperion, et pour les gens d’ici, aimer, c’est seulement
2, et le guide désigne familièrement l’image d’une femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour… Trois petites fenêt
3y engager chaque jour le fou au profil de vieille femme qui promène doucement dans cette calme Tubingue le secret d’une épouv
4s humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Celui qui entre en commerce trop étroit avec le c
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
5. Les plus beaux types créés par Unamuno sont ces femmes dures et passionnées, Raquel et Catherine, ou cet Alexandro Gomez cyn
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
6s un réduit, Markovitch, l’idéaliste, surprend sa femme, la vertueuse Véra avec un des Anglais) : Ils s’embrassaient comme d
4 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
7u modèle, le soir, à la lampe, en compagnie de sa femme (elle peint aussi, d’un œil regardant le sujet, de l’autre ce qu’en f
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
8salle à manger ; des jaquettes de couleur pour ma femme… Mais l’homme avait posé son journal. Soudain, portant la main à son
9, et la musique noyait mes pensées. Je vis qu’une femme était assise à notre table, en robe rouge, et très fardée. Elle jouai
10es dés roulèrent, pour un dernier enjeu. Alors la femme lança sur la table cette rose qui s’effeuilla sur les dés, et partit
11s soirs. Il faut pourtant rentrer chez moi, et ma femme m’embrasse et me regarde avec inquiétude, parce que je ne suis plus t
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
12ôme Parseval, journaliste parisien, rencontre une femme qui incarne aussitôt à ses yeux tout ce qu’il attend de l’amour. Une
13er, et il ne la reverra jamais. Il aime encore sa femme, « mais comme on aime une petite maison de province quand on a failli
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
14ord, une patte en l’air, becquètent le cœur d’une femme qui va les étrangler doucement. Ces vers sont de jolies flèches empoi
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
15 Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)am Quand vous avez fermé ce petit livre, vous partez
16épargnés si nous ne regardions que les jambes des femmes » dit-il, pour vous apprendre ! — sans se douter que rien ne saurait
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
17ne aventure ancienne. Entre hier et demain : Une femme « encore jeune » se souvient d’un danseur de ses vingt ans, d’une ave
18édite à côté du corps de son ami suicidé pour une femme qu’ils ont aimé tous deux (L’Amie du Mort.) Ou bien c’est le récit d’
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
19raffinées telles qu’on en découvre chez certaines femmes et l’on y voit une préciosité sentimentale qui touche à la névrose ou
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
20king et un œillet, pauvre gentillesse d’une autre femme dont le seul défaut fut de m’aimer… (Froid aux genoux, odeur de vieil
21be dure ! En ma tête rôde ton souvenir, comme une femme nue dans une chambre étroite…   J’ai dormi quelques heures, d’un som
22finissais par vous voir partout. Chaque visage de femme révélait soudain un trait de votre visage. Il aurait fallu courir apr
23vait que des dames. Personne ne parlait. La jeune femme qui s’était penchée vous ressemblait tant. Mais je n’osais presque pa
24ds angoissés, avides, implorants. Oh ! toutes les femmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
25ent l’air. » Il prétend « traquer l’inconnu ». Sa femme l’accuse de « vouloir faire admettre que la poésie consiste à écrire
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
26erdrait corps et biens dans sa grandeur comme une femme merveilleuse nous perdrait corps et âme dans l’ivresse amoureuse ; no
27 nos forces et séductions, comme on cherche cette femme à travers toutes les femmes. C’était un vice, la révolution-vice. Mai
28comme on cherche cette femme à travers toutes les femmes. C’était un vice, la révolution-vice. Mais on ne vit, on ne meurt que
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
29r comme une joue, École errait, École suivait une femme dans les rues tant soit peu métaphysiques d’une capitale de mes songe
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
30risais trop sincèrement. » Vers cette époque, une femme me regarda longuement. » Mes parents me savaient vierge et c’était la
31t, je ne détournai pas mes yeux des yeux de cette femme, de peur qu’elle ne souffrît à cause de moi. Un soir qu’elle pleurait
32e, on marchait dans le bleu. Je sortis avec cette femme, qui m’aimait, et nous étions très jolis de bonheur et d’insouciance
33e ensoleillée d’un café ; une brise passa, et une femme en robe bleue légère qui me regarda un instant, si doucement… Je me l
34que tour du tambour des bouffées de musique. » La femme en bleu dansait en regardant au plafond. Après deux tangos, nous mont
16 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
35 de me trouver à côté d’une place vide : la jolie femme qu’on attend dans ces circonstances, une fois de plus manquait le ren
36 de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de ne pas trop s’amuser. — Ceci du moins n’a guè
37 se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme — au plus deux, en y réfléchissant bien, mais peut-être était-ce la m
38a même sous deux attributs différents. Toutes les femmes qui m’ont retenu un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet am
39mprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su en retro
40ant qu’elle devait les donner à la première jolie femme qui passerait seule. Nous nous arrêtâmes non loin, à une devanture de
41ui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, chapeau rouge et manteau de fourrure brune, inévitablement. Et ce qu
42passa fut, hélas, non moins inévitable : la jeune femme refusa d’abord les fleurs pour se donner le temps de regarder autour
43y avait plus qu’à lui prendre chacun un bras, une femme pour deux hommes — et ce fut bien dans cette anecdote dont Gérard att
44âillait : « Voilà ce que c’est que de prendre des femmes au hasard, disait-il. Je sens très bien que nous allons nous ennuyer
45hillings, dans un décor banal et imposé, avec des femmes qui élargissent des sourires à la mesure de votre générosité. Vos boî
46tante de faux luxe. La misère est de voir ici des femmes aussi ravissantes que celle-là qui danse en robe mauve, avec tant de
47r du palais, descendaient les invités du bal. Des femmes sans chapeau couraient vers les voitures, les hommes s’inclinaient po
48xés intensément, à la sortie des invités, sur une femme qui s’en allait toute seule vers une auto à l’écart des autres. Une f
49ute seule vers une auto à l’écart des autres. Une femme aux cheveux noirs en bandeaux, au teint pâle, l’air d’autrefois. Il a
50se fila devant moi ; je reconnus la voiture de la femme aux bandeaux noirs. Mais les rideaux étaient baissés. Déjà on criait
17 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
51res yeux, c’est pourquoi il fait peur à certaines femmes. Un soir, après quelques alcools et un échange de pensées au même ti
52rappante, il croit saisir dans un regard de cette femme l’écho de ce qui serait lui. Déjà il se perd dans ces yeux, mais comm
53 « Ton visage me cache tous les miroirs » — à une femme qu’il aimait.
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
54s. Mais dans ce roman, il n’y a plus seulement la femme, avec le miracle perpétuel de sa sensibilité. Il y a encore la prince
55 ironie assez amère qui étonnent de la part d’une femme aussi femme que l’auteur du Perroquet Vert. Mais là-dessus, le roman
56z amère qui étonnent de la part d’une femme aussi femme que l’auteur du Perroquet Vert. Mais là-dessus, le roman repart dans
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
57hais tout à coup par derrière d’un homme ou d’une femme quelconque, et disais “houu !” il ou elle se secouerait enfin, que mo
20 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
58 » Officiers élégants, tout de noir vêtus, belles femmes aux voix agréablement rauques… Sortez pour en suivre une, arrêtez-vou
59cre, épaisse, on envie les bottes que portent les femmes), encombrée de piétons qui traversent en tous sens, évitant vivement
21 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
60ples à la mode. Mais en écrivant il pensait à une femme blonde assise près de lui. Ayant demandé un timbre pour attirer l’att
61 demandé un timbre pour attirer l’attention de la femme blonde — sans résultat —, il écrivit une adresse réelle, et mit la le
62adressâtes une déclaration d’amour destinée à une femme blonde. Je suis noire. Mais je sais qui c’est. J’ai fait suivre. Alex
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
63 dis que j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’
64Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’ils sont
65ons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet objet dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un v
23 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
66, mais bien Dollonne, ce qui revient au même. Une femme fatale et un grand incompris sont là. Enfin, Jean Cassou, représentan
67uitta Naples où il habitait alors, abandonnant sa femme, et se mit à errer dans les campagnes, en quête de l’inspiration qui
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
68ure est brillamment représentée par un « Torse de femme » de Marcel Gimond, des animaux pleins d’innocence et de drôlerie de
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
69 pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue, « roman-fle
70puis avec un jeune lord ; toute l’existence d’une femme qui ne cesse, jusqu’à sa dernière heure, d’aimer et de souffrir par s
71 m’y ennuie. » Et l’on découvre soudain que cette femme, qui a subi sans les mettre jamais en question les exigences les plus
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
72 terre, les pierres, le sable, la nourriture, les femmes, les filles, les bateaux à vapeur, même le vide qu’il avait cherché,
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
73tuberculose de leurs filles, les colères de leurs femmes, leur service militaire et ses humiliations, leur travail, leur chôma
28 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
74nnette. — Lord Artur, je ne suis pas une mauvaise femme, et si vous n’étiez pas si retors, vous verriez bien que je ne suis p
75 autre. Mais les hommes comme vous aiment que les femmes soient coquettes à les faire doucement frémir de rage ; ils aiment s’
76rbes mouillées. Lord Artur. — On dit souvent des femmes qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont to
77les païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont seulement sournoises. Sonnette. — Lord Artur, vous
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
78 de me trouver à côté d’une place vide : la jolie femme qu’on attend dans ces circonstances, une fois de plus manquait le ren
79 de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de ne pas trop s’amuser. Ceci du moins n’a guère
80 se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme — au plus deux, en y réfléchissant bien, mais peut-être était-ce la m
81a même sous deux attributs différents. Toutes les femmes qui m’ont retenu un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet am
82mprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su retrouve
83 qu’elle devait les donner au hasard, à une jolie femme qui passerait seule. Nous nous arrêtâmes non loin, auprès d’une devan
84ui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, chapeau rouge et manteau de fourrure brune, inévitablement. Et ce qu
85passa fut, hélas, non moins inévitable : la jeune femme refusa d’abord les fleurs pour se donner le temps de regarder autour
86y avait plus qu’à lui prendre chacun un bras, une femme pour deux hommes — et ce fut bien dans cette anecdote dont Gérard att
87âillait : « Voilà ce que c’est que de prendre des femmes au hasard, disait-il. Je sens très bien que nous allons nous ennuyer
88chilling, dans un décor banal et imposé, avec des femmes qui élargissent des sourires à la mesure exacte de leur générosité. V
89te de faux luxe. La misère, c’est de voir ici des femmes aussi ravissantes que celle-là qui danse en robe mauve, avec tant de
90r du palais, descendaient les invités du bal. Des femmes sans chapeau couraient vers les voitures, les hommes s’inclinaient po
91xés intensément, à la sortie des invités, sur une femme qui s’en allait toute seule vers une voiture à l’écart des autres. Un
92 seule vers une voiture à l’écart des autres. Une femme aux cheveux noirs en bandeaux, au teint pâle, l’air d’autrefois. Il a
93se fila devant moi ; je reconnus la voiture de la femme aux bandeaux noirs. Mais les rideaux étaient baissés. Déjà on cr
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
94r écouter Mozart et attendre, qui sait ? — qu’une femme s’appuie… Il faudrait aller au bar installé dans une petite salle où
95ter longtemps, les yeux agrandis, aux pieds d’une femme qui ne le regarderait pas, qui aurait l’air seulement d’écouter autre
96es cantatrices et des acteurs, des princes et des femmes à mourir. Et c’est là que paraît son étrange impuissance : tous ces a
97r que j’aie pu bouger, a baisé sur les lèvres une femme qui devient pâle et s’adosse à une colonne, — me regarde avec un repr
98ourir dans une légèreté éperdue… Mais une main de femme au bord du sommeil saisie me ramène aux regards. Que sont tous ces ge
99! je les hais de me voir ! Je tiens la main d’une femme qui tremble… Comtesse Adélaïde en soie d’aurore, voici l’heure que no
100e saisit va-t-il ainsi nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le velours, dan
31 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
101 dis que j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’
102Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’ils sont
103ons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet Objet dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un v
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
104sur son compte, simplement parce qu’il a aimé une femme, pour écrire Hyperion, et pour les gens d’ici, aimer, c’est seulement
105, et le guide désigne familièrement l’image d’une femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour. Trois petites fenêt
106y engager chaque jour le fou au profil de vieille femme qui promène doucement dans cette calme Tubingue le secret d’une épouv
107s humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Celui qui entre en commerce trop étroit avec le c
33 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
108 choses est la rencontre sous un arbre noir d’une femme abandonnée dans sa tristesse. Par moments il y a la lune et le visage
109r moments il y a la lune et le visage blanc de la femme debout contre le tronc. (Pour moi je demeure dans l’ombre.) Quand la
110 où l’on connaît profondément. Par les yeux d’une femme étrangère, mes yeux possédaient sans mesure tout ce que l’anxiété de
111s, lorsque au point du jour je vis pâlir la jeune femme. Elle comprit que j’allais parler, et mit un doigt contre mes lèvres.
112ssi la curiosité sournoise des ouvriers, des deux femmes qui examinent ses vêtements. Elle a quitté le château endormi pour al
113 où l’on n’a plus peur d’un arbre immense, ni des femmes, mais de soi-même, sourdement, dans l’insomnie du petit jour populeux
34 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
114du château. Une douzaine de domestiques, homme et femmes, pénètrent par le fond, s’alignent debout. Les enfants sur un long ca
35 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
115T. A. Hoffmann est là, sous un nom d’emprunt. Une femme fatale et un grand incompris sont là. Enfin Jean Cassou, représentant
116uitta Naples où il habitait alors, abandonnant sa femme, et se mit à errer dans les campagnes, en quête de l’inspiration qui
36 1933, Présence, articles (1932–1946). Paysage de tête : poème (1933)
117ien-aimées clairières entre deux pluies, ni d’une femme ni d’une fièvre pour agrandir et soudain noyer de suie le regard ni d
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
1185 août, une nouvelle de Jean Giono intitulée « La femme morte », qui n’est pas une nouvelle bien faite, mais qui est un peu m
119’homme. L’auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée, (on ne voudrait pas dire une vieille fille) — une femme d
120(on ne voudrait pas dire une vieille fille) — une femme de la campagne vaudoise, qui a eu des malheurs, qui les conte assez m
121Nietzsche à peu près le contraire de ce que cette femme veut expliquer à Giono. Mais voilà un trait juste, de la part du roma
122nité émouvante, — émouvante par l’erreur même. La femme poursuit : Mais ne vante-t-on pas partout votre courage ? N’aurez-vo
123ec des automobiles, des divans, des hommes et des femmes qui couchaient tellement ensemble qu’ils en étaient perpétuellement i
124on, comme à des dieux. « Aidez-moi ! » dit cette femme. Mais la plupart des autres, la plupart de nos contemporains, est-ce
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
125Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurai
39 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
126s saisit le cœur, à chaque page. Toute une vie de femme se déroule sur un rythme large à travers une humanité vivement contra
127sages baignés d’une longue lumière boréale. Cette femme n’est pas un ange, ni une sainte. Elle pèche, elle désespère, elle to
128 ces campagnes désertiques : il y a des fous, des femmes possédées ; des ivrognes qui citent les Écritures ; peut-être aussi d
129 pas « l’histoire ». Cette chronique d’une vie de femme n’est pas de celles qui se résument. Il y a là vingt figures qui méri
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
130 Rose de Thuringe et Connaissez mieux le cœur des femmes, de Girard, et de Cingria, ce que vous aurez la chance d’en trouver,
131-frais. Ils ne tardent pas à rencontrer une jeune femme qui leur fait perdre toute mesure. Le monde est plein de malins, de g
132s scandales héroïques qui vous valent l’amour des femmes et quelque honneur parmi les hommes. Autant de gags chaplinesques, in
133merveilleuse ingénuité devant le printemps et les femmes, cette aisance de l’écriture, sans égale parmi nous, cette musique d’
41 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
134s saisit le cœur, à chaque page. Toute une vie de femme se déroule sur un rythme large à travers un peuple de personnages viv
135sages baignés d’une longue lumière boréale. Cette femme n’est pas un ange ni une sainte. Elle a péché gravement, elle a touch
136 ces campagnes désertiques ; il y a des fous, des femmes possédées ; des ivrognes qui citent les Écritures ; peut-être aussi d
42 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
137 députés (?) élus au suffrage universel intégral (femmes comprises) pour une durée de 6 ans. Le vote sera obligatoire sous pei
43 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
138nément imaginé les conditions dans lesquelles les femmes, venues au sépulcre, n’avaient pas trouvé le corps de Jésus. Cette cr
139e l’ange qui apparaît au tombeau vide rassure les femmes, au verset 6, alors qu’elles s’enfuient épouvantées, au verset 8, M.
140mogène ». Certes. Mais qu’on imagine un groupe de femmes qui pénètrent dans un tombeau, qui le trouvent vide, qui voient un an
141ci que cet ange leur parle ! Les réactions de ces femmes n’auront probablement rien d’homogène et seront même plus contradicto
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
142’amour d’un homme de cinquante ans et d’une jeune femme forme l’unique sujet de cette méditation. Deux êtres très divers se s
143e griffes sur Gide et Balthazar Gracian. La jeune femme qu’il aime et qu’il entreprend de conduire à la maîtrise de soi-même,
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
144udiante ; et pour de bon, deux ans plus tard, une femme mariée. Enfin il retrouve l’étudiante et l’épouse en vitesse au derni
46 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
145 l’âge de 70 ans. Il n’a pas ri — comme Sarah, sa femme — de ce miracle. Et maintenant Dieu lui commande d’offrir Isaac en sa
47 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
146 réel aux prises avec son métier, ses voisins, sa femme, son argent ou son manque d’argent ; avec des ustensiles, une scie, u
48 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
147e cette transformation. (Exemples : le chapitre « Femmes » dans les Œuvres posthumes : tantôt il attaque ceux qui idéalisent l
148thumes : tantôt il attaque ceux qui idéalisent la femme, tantôt ceux qui l’animalisent. Il formule contre le mariage des reve
149ui s’entre-tuent, la relation de l’homme et de la femme perd tout caractère rationnel, — ce qui n’est certes pas a priori un
150le facilité — que la relation de l’homme et de la femme n’est guère mieux pensable dans les catégories chrétiennes absolues,
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
151attant les murs de la halle, cent mille hommes et femmes attendaient sous les haut-parleurs. Et sur toutes les places de la vi
152ciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes mal vêtues : ils ne disaient presque rien. On se passait un journal,
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
153s”, des domestiques, des manœuvres, des hommes et femmes “de journée”, et j’allais dire : des pauvres. Il n’y a plus de classe
51 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
154 et d’échappées romantiques (sur le silence de la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Parole) une appréhension si to
52 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
155vibrants panégyriques de « l’Ursse », ce sont des femmes du monde émancipées qui vous les prêchent aujourd’hui. Si vous risque
53 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
156la côte Atlantique. J’allai m’y installer avec ma femme, au mois de novembre, et j’y restai jusqu’à l’été. L’année suivante,
157teurs, des chauffeurs d’autocars, un pasteur, une femme de ménage, des communistes, des propriétaires… Ce sont des êtres myst
54 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
158Ce cochon-là » refuse, prétextant une hernie ; sa femme aussi, prétextant sa jambe « coupée ». (Bonne occasion pourtant de la
159rie et ce relent de fauves de certains parfums de femmes, rien que pour regarder des êtres, et vivre un moment auprès d’eux, l
160cent — et sûrement ce serait bien autre chose… La femme descend sans se retourner ; l’homme déplie un journal que je n’aime p
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
161n objet, par masochisme. Un jeune mari trouble sa femme, et la perd enfin, à force de souffrir d’une infidélité qu’elle pourr
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
162s les épiceries de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïca
163ue chose à comprendre… 23 février Au moment où ma femme allait secouer les miettes de la nappe par la fenêtre, au-dessus du p
164on public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait sans le savoir. Découverte des diversités merv
165vre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs raisons très concrètes et singulières de
166iers devraient être classés dans la catégorie des femmes à barbe et des veaux à deux têtes qu’on montre aux foires. On dit que
167it. Vendredi, c’était grand soleil. Et les bonnes femmes disaient, au seuil du temple : « Voyez-vous ça, comme tout est dérang
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
168inconsciences, de misères médiocres, que quelques femmes, dans une église, présentent au pardon de Dieu. Il y a le refuge du r
58 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
169l’on s’imagine un auteur à succès choyé par les « femmes du monde », hommes de toutes les fortunes et bonnes fortunes, et trav
59 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
170quittant, il lui a crié qu’il n’épouserait qu’une femme que Dieu lui aurait désignée. La première qu’il croisera en allant au
171ais cela ne compte pas, car il est entendu que la femme désignée par Dieu doit venir à sa rencontre. Un peu plus loin, il ent
172issante, priant et reprenant courage. Soudain une femme sort du jardin juste en face de lui ; une jeune Dalécarlienne, dans s
173 tu as rencontré un ours ! » C’est Anna Svärd, la femme que Dieu lui envoie, qu’il épousera envers et contre tous. Elle ne sa
60 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
174e, j’entends grincer la porte du jardin. C’est la femme de Pédenaud qui brandit un papier. J’accours : elle me tend une formu
175re : 280 francs par mois « en comptant tout ». Sa femme fait des lessives. En été ils pêchent des palourdes et les vendent au
176tête. Je vais chercher une bougie, je réveille ma femme. Nous essayons de soulever par les ailes la poule qui fait un caquet
61 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
177 sociale plus toutes les autres. Et l’amour d’une femme pour son peuple, au lieu de ces vantardises en service commandé d’oud
178lus ou moins décorés. Selma Lagerlöf est la seule femme de la littérature européenne dont le génie ait eu la force de recréer
179st son propre maître. Tous les Suédois, hommes et femmes, jouissent des mêmes droits politiques. » 47. On n’en connaissait j
62 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
180 » ! Je n’ai pas plutôt soufflé à l’oreille de ma femme : « C’est un sermon ! » que l’orateur, au comble de son éloquence, s’
181« dames », l’une très vieille. Ce sont les seules femmes. Mauvais éclairage. L’orateur se hisse sur la scène : un homme jeune
182s minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des femmes travaillent, le buste parallèle au sol. Ces deux observations physiqu
183l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de l
184dimentaires. Mais quand je vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre, qu’ils grattent lentement pour en tir
185 et l’on bénéficie de ces petites faveurs que les femmes ont toujours accordées à ceux qui commandent et disposent, ne fût-ce
186déen. — Nous étions assis dans sa cuisine avec sa femme et ses deux enfants. C’est un homme de quarante ans, aux traits régul
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
187èce de trappe. Nous restons seuls sur le pont, ma femme et moi, à entasser nos valises tant bien que mal à l’abri. Un autre é
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
188e, j’entends grincer la porte du jardin. C’est la femme de Pédenaud qui brandit un papier. J’accours : elle me tend une formu
189re : 280 francs par mois « en comptant tout ». Sa femme fait des lessives. En été ils pêchent des palourdes et les vendent au
190 ! Je n’ai pas plus tôt soufflé à l’oreille de ma femme « C’est un sermon ! » que l’orateur, au comble de son éloquence, s’éc
191, je vais travailler à la cuisine, pendant que ma femme prépare les repas. On est très bien, dans les cuisines, pour travaill
192le-ci est plus moral que matériel, d’ailleurs. Ma femme ne dispose que d’un vieux fourneau difficile à allumer et à entreteni
193« dames », l’une très vieille. Ce sont les seules femmes. Mauvais éclairage. L’orateur se hisse sur la scène : c’est un homme
194 de miel, introuvables dans l’île. Pendant que ma femme lit des hebdomadaires, je vais renouer le fil de ce journal. Tout d’a
195s minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des femmes travaillent, le buste parallèle au sol. Ces deux observations physiqu
196l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de l
197dimentaires. Mais quand je vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre qu’ils grattent lentement pour en tire
198déen. — Nous étions assis dans sa cuisine avec sa femme et ses deux enfants. C’est un homme de quarante ans, aux traits régul
199tête. Je vais chercher une bougie, je réveille ma femme. Nous essayons de soulever par les ailes la poule, qui fait un caquet
200t. Reste : 90 francs. Une remarque ironique de ma femme sur mes petits comptes, avait amené la première explosion de mauvaise
201 Au bout du compte, Don Juan ne comprend rien aux femmes, Napoléon meurt en se trompant sur le sens de son épopée. Voilà peut-
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
202ue le jardinier s’appelle Simard, « Fernane », sa femme Marguerite, son chien basset, Pernod. Et qu’il va falloir modifier ce
203 signalé la famille d’un mineur retraité, dont la femme fait des journées. Considérant que richesse oblige — car je gagne à p
204 passages étroits. Sur les seuils, des groupes de femmes en noir jacassent pendant des heures. Des enfants en sarraus noirs jo
205eulement, sur deux cents, ont l’eau courante. Les femmes vont avec des cruches à la fontaine qui coule son filet sur la grande
206n furieux surgit de la maison, suivi d’une grande femme en noir. C’est la propriétaire, Mme Turc. Elle nous fait entrer. Pour
207ve et d’attentions. On parle du domaine. Les deux femmes le dirigent seules depuis la mort de M. Turc. Elles ont un peu de pei
208lons que des ouvriers honnêtes. Pensez donc, deux femmes seules ! — C’est que je suis chômeur moi-même, madame… — Elle sourit
209suis un « monsieur ». La fille rentre : une forte femme, environ trente-cinq ans, un peu masculine. Elle nous conduit à la ch
210asses ». — À quelle classe appartiennent ces deux femmes ? Je résume mes renseignements : famille paysanne, de tout temps. Vie
211 Minuit. J’ai terminé la tâche de la journée. Ma femme dort, dans la chambre dont je vois la porte entrebâillée. Une dernièr
212 rien au monde dépend de nous. Ceci vaut pour les femmes, qui sont la part la plus civilisée de la population. Ce sont elles q
213 « travaillent le mazet », ce qui n’est rien. Les femmes vont à la filature — une sur dix-huit marche encore — et gagnent leur
214dition laïque.) L’autre jour, dans l’autocar, une femme dont j’ai cru comprendre qu’elle tient un petit hôtel à Saint-Jean-du
215, elle trouve cela « joli » ; et « — Tiens, cette femme ressemble… à qui ressemble-t-elle donc ? ne [dirait-on pas] un peu Co
216vec eux ? — Guère. Là encore, ce sont surtout les femmes qu’on voit. Eux sont au travail, ou au café. — Pourquoi n’iriez-vous
217s les épiceries de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïca
218ise humeur singulière dont nous souffrons ici, ma femme et moi, et qui déjà nous a fait quitter l’île. Problème des gens : le
219comprendre… 23 février 1935 Au moment où ma femme allait secouer les miettes de la nappe par la fenêtre, au-dessus du p
220on public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait sans le savoir. Découverte des diversités merv
221vre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs raisons très concrètes et singulières de
222iers devraient être classés dans la catégorie des femmes à barbe et des veaux à deux têtes qu’on montre aux foires. On dit que
223née une conférence au profit des vieux, hommes et femmes, âgés de soixante ans au mois de juillet 1930 17 . Tous ceux qui ne b
224it. Vendredi, c’était grand soleil. Et les bonnes femmes disaient, au seuil du temple : « Voyez-vous ça, comme tout est dérang
225seulement de la révolte. Ensuite, il faut que les femmes ne s’arrachent pas les cheveux dans les cuisines communes, et soient
66 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
226de autour de moi ces hommes en casquette et leurs femmes. On peut penser : ce sont des ouvriers et des petits bourgeois. Costu
227ées, lorsqu’un groupe de jeunes gens et de jeunes femmes sortit à vingt pas de moi d’une porte cochère, avec une espèce d’écla
228is, des petites actrices piquantes, de toutes les femmes qui les imitent. Je ne compris pas leurs paroles trop rapides. Une je
229compris pas leurs paroles trop rapides. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes autour d’une auto, le claquement
230puis presque plus bouger, comprimé par une grosse femme à bagues qui s’est assise à côté de moi. J’abaisse mon journal : je v
67 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
231ons connaissance page 92. L’auteur habite avec sa femme une maison prêtée ; avec la maison, il y a un jardin ; au fond du jar
68 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
232le de la Dame, pur symbole de l’Amour, avec telle femme réelle et désirable ; la rhétorique de l’Amour cathare servit aux amo
233nné, c’est l’homme qui veut trouver son « type de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de Nerval, l’apparition d
234début — un homme qui se prend de passion pour une femme qu’il est seul à voir belle, est présumé neurasthénique. (Dans x anné
235soigner.) Certes, la standardisation des types de femmes admis pour « beaux » se produit normalement dans chaque génération, d
236ôt politiques, en sorte que le choix d’un type de femme échappe de plus en plus au mystère personnel, et se trouve déterminé
237emble pas à la star la plus obsédante. (Encore la femme pourra-t-elle s’efforcer de se faire une tête à la Garbo, mais alors
238taires. L’homme qui croit désirer « son » type de femme se trouve intimement déterminé par des facteurs de mode ou de commerc
239e le film le persuade d’aimer. Il rencontre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus sec
240ntre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus secrète nostalgie88, l’Iseut du rêve ; ell
241’est toujours l’étrangère, l’étrangeté même de la femme, et tout ce qu’il y a d’éternellement fuyant, évanouissant et presque
242on au cœur de l’homme en proie au mythe. C’est la femme dont on est séparé, et qu’on perd en la possédant. Alors commence une
243l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve,
244 de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’
245rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette dans sa
246itude », le train-train des liens légitimes où la femme perd son « attrait » parce qu’il n’est plus d’obstacles entre elle et
247son, qui est le monde de la jalousie. « Hommes et femmes dès qu’ils passent leur seuil souffrent de jalousie » dit un poème ti
248ari souffre des beautés qu’il aperçoit à d’autres femmes, et dont la sienne se trouve privée (même si tous la jugent la plus b
249ion symbolisée par le Führer. D’abord on prive la femme de son auréole romantique : on la réduit à sa fonction matrimoniale :
250n ouvre une « école de fiancés » pour les futures femmes des SS (Schütz Staffeln : escouades de protection du régime, troupe s
251roupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes doivent être blondes, de sang aryen, et mesurer au moins 1 m. 73. Ain
252, et mesurer au moins 1 m. 73. Ainsi le « type de femme » se trouve prescrit non par les souvenirs inconscients, ni par des m
253 on institue des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes, et l’on ne manquera pas de les rendre obligatoires à bref
69 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
254qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que
255fois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son
256mpudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’
257it sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
258 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord p
259te des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. » (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, pa
260 Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon espoir à une perfection relative, à l’é
261 Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme pour toute la vie, l’on en vient à cette conclusion : choisir une fem
262e, l’on en vient à cette conclusion : choisir une femme, c’est parier. Or la sagesse populaire et bourgeoise recommande au je
263tretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il serait possible de peser.
264el ne signifie nullement sentimental. Choisir une femme pour en faire son épouse, ce n’est pas dire à Mademoiselle Untel : « 
265bler : à peine comblé je changerais ! Choisir une femme pour en faire son épouse, c’est dire à Mademoiselle Untel : « Je veux
266z les excuses invoquées par le mari qui trompe sa femme ; il dit tantôt : « Cela n’a pas d’importance, cela ne change rien à
267ait-ce pas simplement celui qui a reconnu dans sa femme une Iseut ? Lorsque l’amant de la légende manichéenne a traversé les
268 qu’une action. Se contenter de ne pas tromper sa femme serait une preuve d’indigence et non d’amour. La fidélité veut bien p
269xes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
270 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc ê
271opre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc être le but idéal de l’ho
272 saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme une personne humaine totale, — non comme une fée
273n des égaux. L’exercice de la fidélité envers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait no
274nvers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait nouvelle, inconnue au monde de l’Éros : com
275me de la fidélité ne cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste invol
276re de concevoir la réalité de la personne chez la femme. C’est autant dire qu’il ne sait pas encore aimer. Le viol et la poly
277 encore aimer. Le viol et la polygamie privent la femme de sa qualité d’égale — en la réduisant à son sexe. L’amour sauvage d
70 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
278t : — « Oui, toi tu seras un vrai guerrier ! » Sa femme : — « Voyons, tu es stupide de dire des choses pareilles devant des F
279lonté, dans la bouche d’un SA convaincu, ou de sa femme ! Serais-je contaminé par l’optimisme de commande en ce pays ? Je me
280in, il s’agissait de l’innocente biographie d’une femme de bien… — Est-ce un ouvrage politique ? me demande l’employé. — Comm
281ciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes pauvrement vêtues : ils ne disent presque rien. On se passe une lorgn
282lle hommes battent les murs de la halle. Quelques femmes s’évanouissent, on les emporte, et cela fait un peu de place pour res
283ion d’officier ne suffit plus à l’entretien de sa femme et de son enfant. Pendant les vacances universitaires, il travaille d
284d’avance pour mes voisins, Emmanuel Mounier et sa femme.) C’est le discours classique du chef local, anthologie de « paroles 
71 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
285u bon sens. Ils me rappellent cette bonne vieille femme qui apportait pieusement son petit fagot au bûcher du supplice de Jea
72 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
286ndonnés au souffle de l’Esprit. Il fait part à sa femme de cette terrible décision, et elle l’accepte au terme d’une lutte hé
287 avec certains Amis de Dieu. Lorsqu’il quitta sa femme et ses enfants, son idée n’était-elle pas de se rendre en Alsace, pou
73 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
288t de suite familière, où il passe l’hiver avec sa femme et Colinet, son petit garçon. Denis de Rougemont est grand, souple, i
289age. L’amour courtois est chaste, il accorde à la femme une prééminence dont l’Église a bien senti le danger, puisqu’elle a d
290était marié, à s’abstenir de tout contact avec sa femme. Les cathares admettaient le suicide. Glorification de l’esprit d’amo
291 la première fois ce fameux triangle, le mari, la femme et l’amant, qui est le sujet essentiel de toute la littérature occide
292, la passion se réfugie dans l’adultère. Maris et femmes, chacun de leur côté, rêvent de l’aventure qui leur apparaît comme la
293nception chrétienne du ma­riage, suppose chez les femmes, qui doivent être sans cesse capables de se renouveler, un ensemble d
294’a déjà valu de nombreuses lettres d’hommes et de femmes qui se trouvaient mal mariés. Ils me disent que mon livre les aide à
74 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
295lus loin de la nature. Voyez comme il se sert des femmes : incapable de les posséder, il les viole d’abord moralement pour s’i
296attrait superficiel que presque toutes les jolies femmes peuvent exercer sur presque tous les hommes, n’évoque pas une idée de
297rquoi ne peut-il désirer que la nouveauté dans la femme ? Et pourquoi désire-t-on du nouveau, du nouveau à tout prix, quel qu
298goissé et cruel… S’il le trouvait, ce « type » de femme rêvé ! J’imagine cette métamorphose. On le voit interrompre sa course
299oute à ma liste des mille e tre”. » C’étaient les femmes qu’il n’avait pas eues, par fidélité à la sienne. Où est la tricherie
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
300gine proprement religieuse. Or les hommes, et les femmes, tolèrent fort bien que l’on parle d’amour, et même ils ne s’en lasse
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
301mais comme type des relations de l’homme et de la femme dans un groupe historique donné : l’élite sociale, la société courtoi
302années plus tard, le roi Marc décide d’épouser la femme dont un oiseau lui apporta un cheveu d’or. C’est Tristan qu’il envoie
303mise duquel Tristan offre au roi de lui rendre sa femme. Marc promet son pardon. Les amants se séparent à l’approche du cortè
304t surtout s’il s’agit du droit d’un homme sur une femme : c’est l’enjeu habituel des tournois. Pourquoi Tristan n’use-t-il pa
305une étonnante rapidité ? En ceci qu’il donne à la femme le rôle qui revenait précédemment au suzerain. Le chevalier breton, t
306Quand l’« affaire » tournait mal, on répudiait sa femme. Le prétexte de l’inceste, curieusement exploité, trouvait l’Église s
307siques et psychologiques de cet homme et de cette femme sont parfaitement conventionnels et rhétoriques. Lui, c’est « le plus
308 puisse jamais épouser Iseut. Elle est le type de femme qu’on n’épouse point, car alors on cesserait de l’aimer, puisqu’elle
309 sœur. Cette erreur provoquée par le nom des deux femmes — est la seule « raison » du mariage de Tristan. L’on voit qu’il lui
310n d’un progrès décisif. Ce mariage blanc avec une femme qu’il trouve belle, c’est l’obstacle qu’il ne peut surmonter que par
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
311ctement l’objet de ce livre : la conception de la femme chez les Celtes n’est pas sans rappeler la dialectique platonicienne
312peler la dialectique platonicienne de l’Amour. La femme figure aux yeux des druides un être divin et prophétique. C’est la Ve
313 ? » dit-elle. Éros a revêtu les apparences de la Femme, symbole de l’au-delà et de cette nostalgie qui nous fait mépriser le
314n nous entraîne », dira Goethe. Et Novalis : « La femme est le but de l’homme. » Ainsi l’aspiration vers la lumière prend pou
315ment ont « reçu » la lumière. Et tout homme né de femme qui croit cela, renaît de l’esprit dès maintenant : mort à soi-même e
316icités. Souvenons-nous du culte druidique pour la Femme, être prophétique, « éternel féminin », « but de l’homme ». Les Celte
317 plus, nous le savons depuis Freud : le « type de femme » que chaque homme porte dans son cœur et qu’il assimile d’instinct à
318etenue… Et surtout, l’homme sera le servant de la femme. D’où vient cette conception nouvelle de l’amour « perpétuellement in
319 vingtaine d’années, naissance d’une vision de la femme entièrement contraire aux mœurs traditionnelles — la femme se voit él
320ièrement contraire aux mœurs traditionnelles — la femme se voit élevée au-dessus de l’homme, dont elle devient l’idéal nostal
321reflète aucunement la réalité, la condition de la femme n’ayant pas été, dans les institutions féodales du Midi, moins humble
322eux séduire les Âmes, Lucifer leur a montré « une femme d’une beauté éclatante, qui les a enflammées de désir ». Puis il a qu
323sensible. Les Âmes-Anges, ayant suivi Satan et la femme d’une beauté éclatante, ont été prises dans des corps matériels, qui
324mal, enfin à s’abstenir de tout contact avec leur femme, s’ils étaient mariés. Il semble qu’un jeûne de quarante jours34 préc
325ire à trois « révérences ». On a vu le rôle de la Femme, appât du Diable pour entraîner les âmes dans les corps. En retour (e
326lui de la Pistis-Sophia chez les gnostiques. À la Femme instrument de la perdition des âmes, répond Marie, symbole de pure Lu
327 dans toutes les familles, divisant le mari et la femme, le fils et le père, la bru et la belle-mère. Les prêtres eux-mêmes c
328 autre chose qu’un galant amuseur, un flatteur de femmes riches — celles qui forment son public ? Mais la suite du poème est t
329igeois et du Carcassès « où les chevaliers et les femmes du pays sont courtois », et c’est aussi « Dame Louve, qui m’a si bien
330e, sauf qu’elle représentait pour eux non pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent
331e bien souvent le doute s’insinue — qui est-elle, femme ou symbole ? Pourquoi sont-ils tous à jurer que jamais ils ne trahiro
332s sa chanson Du moindre tiers d’Amour — celui des femmes — Guiraut de Calanson dit des deux autres tiers, l’amour des parents
333ure de ces poèmes amoureux ? Il s’agit bien d’une femme réelle44 — le prétexte physique est là — mais comme dans le Cantique
334 « tout simplement », qu’une manie d’idéaliser la femme et l’amour naturel. Mais d’où provient donc cette manie ? D’une « hum
335 Jaufré Rudel, au terme d’un amour conçu pour une femme qu’il n’a jamais vue, rejoignant enfin cette image après la traversée
336té envers la Vierge, il rend hommage à toutes les femmes et marche dans la boue pour laisser passer une pauvresse. Sublime enc
337eigneur jaloux qui tue le troubadour favori de sa femme, et fait servir le cœur de la victime sur un plat. La dame le mange s
338boliste. Raimbaut d’Orange écrit un poème sur les femmes. Si vous voulez faire leur conquête, dit-il, soyez brutaux, « donnez-
339cie pas d’aimer. Je ne veux pas me gêner pour les femmes, pas plus que si toutes étaient mes sœurs ; c’est pourquoi je suis en
340 commît jamais parmi eux, surtout entre hommes et femmes (?), des excès sensuels. Or, si les religieux ne se sont pas tus par
341te.59 « Nou’m » est le nom conventionnel de la femme aimée, et signifie ici Dieu. Or les troubadours nommaient aussi la Da
342t écrits pour les nonnes des premiers couvents de femmes, de l’abbaye de Fontevrault si proche du premier troubadour — c’est l
343t, dont l’ère est imminente, s’incarnera dans une Femme. Tout cela se passe dans la réalité, ou dans les imaginations qui la
344et comme universelle de l’Amour et du culte de la Femme idéalisée, l’Église et le clergé ne pouvaient manquer d’opposer une c
345féminin) inhibe l’amour : tout ce qui touche à la femme reste « impur ». Ce complexe de sentiments œdipiens est d’autant plus
346ur le Dieu-Esprit. En même temps, l’amour pour la femme se trouve partiellement libéré : il peut enfin s’avouer sous la forme
347 forme d’un culte rendu à l’archétype divin de la femme, à condition que cette Déesse-Mère ne cesse pas d’être virginale, qu’
348qu’elle échappe donc à l’interdit maintenu sur la femme de chair. L’union mystique avec cette divinité féminine devient alors
349’avons vu, une possibilité nouvelle d’admettre la femme, mais sous le couvert d’une idéalisation, voire d’une divinisation du
350 « religion » littéraire de l’Amour chaste, de la femme idéalisée, avec sa « piété » particulière, la joy d’amors, ses « rite
351de la Dame, qu’il exalte, et un contempteur de la femme, qu’il rabaisse : qu’on se rappelle seulement les vers d’un Marcabru
352ar la Çakti… Dans certaines sectes tantriques, la femme devient elle-même une chose sacrée, une incarnation de la Mère. L’apo
353arnation de la Mère. L’apothéose religieuse de la femme est commune d’ailleurs à tous les courants mystiques du moyen âge ind
354armique, comme n’importe quel débauché. » Mais la femme, dans tout cela ? Elle reste objet d’un culte. Considérée comme « sou
355 toujours décrit comme étant celui de l’homme. La femme reste passive, impersonnelle, pur principe, sans visage et sans nom.
356entissage ascétique… Le néophyte doit servir la « femme dévote » pendant les quatre premiers mois, comme un domestique, dormi
357la vérité au mensonge, corrompent les amants, les femmes et les époux. Ils vous disent qu’Amour va de travers, et c’est pourqu
358, le Principe Féminin de la çakti, le culte de la Femme, de la Mère, de la Vierge. Il participe de cette épiphanie de l’Anima
359 doctrine dualiste de l’Univers, et faisait de la femme un symbole du divin. Et c’est dans le fonds celtibérique que l’hérési
360uisée des Cathares. (Parzival, fils d’Herzeloïde, femme du Castis, chez Wolfram d’Eschenbach, serait le comte Ramon Roger Tre
361re l’amour courtois, la possession physique d’une femme réelle, la « profanation » de l’amour. Et c’est à cause de cette faut
362nt d’un druide, et se trouvaient mis à l’abri des femmes. « Cette institution qu’on appelle généralement du nom anglo-normand
363ique (en dépit de la sublimation religieuse de la femme par les druides) est avant tout l’amour sensuel89. Le fait que dans c
364nches mains, il ne peut se résoudre à posséder sa femme : « Tristan désire Iseut aux blanches mains pour son nom et pour sa b
365l fait qu’Iseut aux blanches mains est devenue sa femme légitime, il ne doit plus et ne peut plus la désirer : Jamais il n’eû
366ècle et venait de l’appliquer, précisément, à des femmes de Cologne et de Strasbourg, à juste titre soupçonnées de catharisme.
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
367sité tout intérieure de la passion. Iseut est une femme aimée, mais elle est aussi autre chose, le symbole de l’Amour lumineu
368, dans le Roman : la fameuse « divinisation de la femme » selon la formule des manuels. Dans le cas où Iseut ne serait qu’une
369uels. Dans le cas où Iseut ne serait qu’une belle femme — comme le croiront les siècles à venir — les similitudes mystiques q
370eviendra le symbole de l’impossible union avec la femme ; gardant de ses origines mystiques on ne sait quoi de divin, de faus
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
371ie du roman, dite courtoise — c’est l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givr
372urtoise — c’est l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givré d’allégories. Dang
373l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givré d’allégories. Danger, Male- Bouche
374llégorisme : ils parlaient de la dame comme d’une femme réelle, ce n’était plus que galanterie mais froide et stéréotypée. Da
375urtois : guindé et froid quand il ne vante que la femme, mais tout ardent de sincérité quand il célèbre la Sagesse d’amour :
376s bienheureux ! S’agit-il donc de Béatrice comme femme ? Est-ce sa présence que tous les saints implorent et qui serait « l’
377çu ! Ici la Dame au cœur impitoyable est bien la femme qui détourne l’Amour à son profit. Dans un Bestiaire moralisé de cett
378our.) Mais présente ou absente — ici encore — la femme ne sera jamais que l’occasion d’une torture qu’il préfère à tout : J
379 satire du xiiie siècle intitulée l’Évangile des femmes : c’est une suite de quatrains dont les trois premiers vers exaltent
380uatrains dont les trois premiers vers exaltent la femme selon le mode courtois, tandis que le quatrième réfute d’un trait bru
381 est le monstre fabuleux qui ne se nourrit que de femmes fidèles, aussi est-il d’une maigreur effroyable, tandis que son confr
382de Tristan (dans sa Rhétorique) le portrait de la femme idéale. De là, jusqu’au fond de la Norvège, de la Russie, de la Hongr
383rai-je Nommer cette mort éclair ? Ô mon amour, ma femme, La mort a sucé le miel de ton haleine Et n’a pas eu de prise encor s
384se l’avouer. Mais la crise de sa passion pour une femme qui fut peut-être la Champmeslé, et les premières atteintes d’une vra
385ensible au charme mortel… Confondant Phèdre et la femme qu’il aime, il se venge de l’objet de sa passion, et il se démontre à
386 » Vers la fin du xviiie siècle, c’est une autre femme qui dira : « Je vous aime comme on doit aimer : dans le désespoir » (
387é sensuelle, s’il a cru se guérir du mythe. « Les femmes de ce temps n’aiment pas avec le cœur, elles aiment avec la tête », d
388ure formule du don-juanisme féminin. Car c’est la femme qui rêve Don Juan, et s’il se trouve pour incarner ce rêve des Richel
389ès bien aperçu dans leur ouvrage classique sur la femme au xviiie siècle : « Au lieu de lui donner les satisfactions de l’am
390mble que la fascination qu’exerce sur le cœur des femmes et sur l’esprit de certains hommes le personnage mythique de Don Juan
391, mais c’est aussi la perpétuelle recherche d’une femme unique, jamais rejointe par l’erreur inlassable du désir. C’est l’ins
392s épuisé la richesse. L’un posséda mille et trois femmes, l’autre une seule femme. Mais c’est la multiplicité qui est pauvre,
393 posséda mille et trois femmes, l’autre une seule femme. Mais c’est la multiplicité qui est pauvre, tandis que dans un être u
394ntact vital, et tout pouvoir de « sympathie ». La femme n’est plus pour l’homme du xviiie qu’un « objet ». Mesurons l’un à l
395ite avec un cœur plein, un monde vide. » Alors la femme elle-même cesse d’être le symbole indispensable de la nostalgie passi
396oureux, dans cette théorie, c’est attribuer à une femme des perfections qu’elle ne possède nullement. Et pourquoi cela ? Parc
397stallisation, c’est le moment où l’on idéalise la femme aimée. Je crois que c’est Ortega qui a souligné le premier161 que ce
398ules. Il n’y a là, « visiblement », qu’une grosse femme et un puissant guerrier en proie au tourment du désir… Fermez les yeu
399 le symbolisme, qui engendra des mandragores, des femmes sans corps, des jeunes Parques, des apparences à peine féminines de f
400ersonne ne sait plus croire. Vous avez fait de la femme une espèce de divinité coquette, cruelle et vampirique. Vos femmes fa
401 de divinité coquette, cruelle et vampirique. Vos femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu,
402cruelle et vampirique. Vos femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie d
403s femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous venger
404vivre. Nous nous vengerons de vos « divines ». La femme est d’abord une femelle. Nous la ferons se traîner sur le ventre vers
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
405e l’amour, enveloppant celle que nous avons de la femme, se trouve donc liée à une notion de la souffrance féconde qui flatte
406ette liaison singulière d’une certaine idée de la femme et d’une idée correspondante de la guerre, en Occident, entraîne de p
407t un archer qui décoche des flèches mortelles. La femme se rend à l’homme qui la conquiert parce qu’il est le meilleur guerri
408jeu de la guerre de Troie est la possession d’une femme. Et l’un des plus anciens romans que nous possédions, le Théagène et
409olu qu’il avait pris dans les pays nordiques. Les femmes de la haute société recevaient une éducation aussi complète que celle
410ite bande d’hommes qui font de la séduction de la femme le but de leurs pensées et la grande affaire de leur vie… Que de comb
411omancier et de stratégiste ! Pas un n’attaque une femme sans avoir fait ce qu’on appelle un plan, sans avoir passé la nuit à
412s, ou comme une survivance flatteuse aux yeux des femmes et des badauds curieux. (C’est ainsi que les démocraties s’excitent s
413isant sa force armée. (Forcer la résistance de la femme par la séduction, c’est la paix ; par le viol, c’est la guerre.) Mais
414ur, dans un pays donné, de la même manière que la femme, dans ce pays, réagit aux sollicitations de l’homme. J’écrivais en 19
415 Allemandes. Chez les Latins, faire la cour à une femme c’est l’étourdir de paroles flatteuses : ainsi nos hommes politiques
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
416nné, c’est l’homme qui veut trouver son « type de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de Nerval, l’apparition d
417début — un homme qui se prend de passion pour une femme qu’il est seul à voir belle, est un névrosé qui s’ignore. (Dans x ann
418soigner.) Certes, la standardisation des types de femmes admis pour « beaux » se produit normalement dans chaque génération, d
419is politiques, en sorte que le choix d’un type de femme échappe de plus en plus au mystère personnel, et se trouve déterminé
420taires. L’homme qui croit désirer « son » type de femme se trouve intimement déterminé par des facteurs de mode ou de commerc
421ue le film le persuade d’aimer Il rencontre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus sec
422ntre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus secrète nostalgie, l’Iseut du rêve191 ; el
423’est toujours l’étrangère, l’étrangeté même de la femme, et tout ce qu’il y a d’éternellement fuyant, évanouissant et presque
424l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve,
425 de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’
426rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette, dans s
427itude », le train-train des liens légitimes où la femme perd son « attrait », parce qu’il n’est plus d’obstacles entre elle e
428son, qui est le monde de la jalousie. « Hommes et femmes dès qu’ils passent leur seuil souffrent de jalousie », dit un poème t
429ari souffre des beautés qu’il aperçoit à d’autres femmes, et dont la sienne se trouve privée (même si tous la jugent la plus b
430ion symbolisée par le Führer. D’abord on priva la femme de son auréole romantique : on la réduisit à sa fonction matrimoniale
431ouvrit une « école de fiancées » pour les futures femmes des SS (Schütz Staffeln : escouades de protection du régime, troupe s
432roupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes devaient être blondes, de sang aryen, et mesurer au moins 1 m 73. Ain
433n, et mesurer au moins 1 m 73. Ainsi le « type de femme » se trouva prescrit non par les souvenirs inconscients, ni par des m
434 on institua des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes. Et l’on décréta que les mariages seraient contractés doré
435t sociale, tantôt psychique. L’émancipation de la femme (son entrée dans la vie professionnelle et sa revendication d’égalité
436es psychologiques en est un autre : l’homme et la femme du xxe siècle, même très sommairement informés de l’existence des co
437es contradictions qu’endurent tant d’hommes et de femmes dans leur mariage. Des synthèses se préparent, peut-être, obscurément
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
438qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que
439fois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son
440mpudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’
441it sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
442 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord p
443te des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, par c
444 Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon espoir à une perfection relative, à l’é
445 Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme pour toute la vie, l’on en vient à cette conclusion : choisir une fem
446e, l’on en vient à cette conclusion : choisir une femme, c’est parier. Or la sagesse populaire et bourgeoise recommande au je
447tretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il serait possible de peser.
448el ne signifie nullement sentimental. Choisir une femme pour en faire son épouse, ce n’est pas dire à Mlle Untel : « Vous ête
449bler : à peine comblé je changerais ! Choisir une femme pour en faire son épouse, c’est dire à Melle Untel : « Je veux vivre
450z les excuses invoquées par le mari qui trompe sa femme ; il dit tantôt : « Cela n’a pas d’importance, cela ne change rien à
451ait-ce pas simplement celui qui a reconnu dans sa femme une Iseut ? Lorsque l’amant de la légende manichéenne a traversé les
452 qu’une action. Se contenter de ne pas tromper sa femme serait une preuve d’indigence et non d’amour. La fidélité veut bien p
453exes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
454 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor., 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc
455pre corps, mais c’est la femme. (I. Cor., 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc être « le but de l’homme 
456 saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme une personne humaine totale — non comme une fée
457n des égaux. L’exercice de la fidélité envers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait no
458nvers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait nouvelle, inconnue du monde de l’Éros : com
459me de la fidélité ne cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste invol
460re de concevoir la réalité de la personne chez la femme. C’est autant dire qu’il ne sait pas encore aimer. Le viol et la poly
461 encore aimer. Le viol et la polygamie privent la femme de sa qualité d’égale — en la réduisant à son sexe. L’amour sauvage d
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
462, épousera Charles, la cadette, Elissent, sera la femme de Girard. Lorsque Charles voit les deux princesses, il s’éprend d’El
463rd prend à part deux témoins, ainsi que Berthe sa femme, et la reine. Femme de roi, dit-il, que pensez-vous de l’échange que
464témoins, ainsi que Berthe sa femme, et la reine. Femme de roi, dit-il, que pensez-vous de l’échange que j’ai fait de vous ?
465 l’hommage dû au suzerain et l’hommage donné à la femme ; — d’un mariage de consolation du vassal (ici avec la sœur de son am
466 l’amour ne peut étendre ses droits entre mari et femme. Les amants s’accordent toute chose réciproquement et gratuitement, s
467 entre la mère et les fils. Le mari n’aime pas la femme : « il a de l’affection pour elle », plus ou moins. Quant aux rapport
468lle », plus ou moins. Quant aux rapports entre la femme et l’amant on dit : « It is romance » ; mais Daj n’a pas trouvé le ve
469l’amour ou non ? Est-ce que j’aime vraiment cette femme, ou est-ce que j’ai de l’affection pour elle ? Est-ce que j’aime Dieu
470une analyse acharnée, que non il n’aime pas cette femme ; il a seulement envie de l’aimer — cette attitude pourrait être cons
471t. Toute manifestation de tendresse entre mari et femme est jugée inconvenante. (Ces lignes datent de 1933. Elles sont entiè
472 hommes en tant que corps et forme matérielle, et femmes en tant qu’intelligence et pensée libre des liens de la matière. « La
473testent à la fois le nombre et l’enthousiasme des femmes pieuses, souvent affectées de phénomènes extatiques, vivant hors des
474s « est non pas celle de l’affranchissement de la femme, mais celle où commence le règne de la Dame, qui devait en vérité for
84 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
475lles fautes avaient donc commises ces millions de femmes et d’enfants en fuite sur les routes de France ? Nous n’avons plus qu
85 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
476r de cette diatribe était Mme Jeanne Vandervelde, femme du précédent. Son journal refusa d’insérer ma réplique. Six mois plus
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
477ail et « arranger » des papiers. Il arrive que ma femme de ménage fasse de l’ordre à son idée dans mon bureau : c’est une pet
87 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
478gauche… Avez-vous pensé à l’anniversaire de votre femme ?… Donnez-lui un aspirateur Smith… Des bonbons Johnson… Ici, trois tu
88 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
479nuit, traversant le square presque déserté, cette femme du peuple qui chantait à pleine voix le Star spangled banner, avec la
89 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
480rovoquer au combat. C’est comme la lutte avec une femme, qui finit au lit. » Mais on n’écrit jamais impunément, quel que soit
90 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
481dait. Et ceux qui en restent aux contes de bonnes femmes, ce sont ceux qui refusent de croire au Diable à cause de l’image qu’
482 s’en font, et qui est tirée des contes de bonnes femmes. 4. Réalité du mythe Mais si nous écartons ce voile grossier, q
483hamps que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : — Dieu a-t-il réellement dit : vous ne mangerez pas de tous les arb
484ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Ma
485 que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en manger
486. Et voici le deuxième temps de la tentation : La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il éta
487t-là que Baudelaire peut écrire : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve la volupté… La volupté
91 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
488non pas seulement en Allemagne, des hommes et des femmes subissent la contagion de ce mal, changent subitement de visage, se r
92 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
489 peut être rétablie entre voisins, entre maris et femmes, ou entre fonctionnaires et victimes normales de l’État. Prenez en ef
93 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
490Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saura
491rcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres
492t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
493bre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a sédui
494eu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.23 Voyez : ils
495isance, la théorie du droit de la passion : « Une femme appartient de droit à l’homme qui l’aime et quelle aime plus que la v
496aire le lit d’une éthique de barbares. Prendre la femme du voisin ou ses terres parce qu’on a découvert soudain que c’est « v
497de choisir entre le trône et Bérénice, renvoie la femme. Dans le même cas Windsor abdique, avec l’approbation des foules. La
498us le même. Et dès l’instant que j’aime une autre femme, rester fidèle à la fiction légale serait une pure hypocrisie.25 » Pa
499pris. Certes, ce n’est pas d’hier qu’on trompe sa femme, et qu’on trahit ses serments par amour. « The strongest oaths are st
500s presque tout homme s’est vu tenté de prendre la femme du voisin, soit en recourant aux raisons pathétiques — « c’est vital 
501 de nous faire abuser de notre liberté. Reste la femme, dont l’homme ne se lassera jamais de faire un ange ou un démon. « In
502 nous entraîne vers les hauteurs »… En vérité, la femme n’est porte de l’Enfer que pour ceux qui se laissent aller à voir en
503s. » S’il y a quelque chose de démoniaque dans la femme, c’est sans doute moins dans sa nature que dans sa faculté d’oublier
504e moment que le mal est vraiment « consommé ». La femme n’est pas plus diabolique que l’homme, mais plus facilement égarée, p
505endre un culte aux valeurs féminines, il prive la femme de ses appuis et transforme la tentation dans laquelle elle glissait
506rné. Saint Paul dit que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’homme ne peut être sauvée. C’est une constata
507it que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’homme ne peut être sauvée. C’est une constatation bien plus qu
508e tous les temps.) Mais le culte romantique de la femme a inverti cet ordre naturel. Trop d’abus de pouvoir masculins, et tro
509 toute l’évolution sociale du siècle contraint la femme à une autonomie que ne prévoyait pas sa nature. Insensiblement, l’hom
510t, l’homme renonce à exercer son rôle de chef. La femme l’a persuadé qu’elle était opprimée. Il la croit, par fatigue, par ga
511ondamental. Une espèce de révolte sourde anime la femme contre sa condition. Dans cette liberté que l’homme lui laisse, elle
512ce qui va se passer à l’échelle de la société. La femme qui n’est plus dominée par l’homme — que la faute en soit à l’homme o
513héorie. Tout amant romantique parle ici comme une femme, s’il n’est plus maîtrisé par l’homme en lui. Contre les romans et le
514ique. N’imitez pas le mensonge féminin, sinon les femmes elles-mêmes finiront par s’y tromper, et le gâchis sera sans remède.
515. Il se tait. « Cet homme ne m’aime pas, pense la femme. Allons en battre un autre. » Moralité : S’il l’avait battue le pre
94 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
516douceur de l’art et des âges, et le sourire d’une femme à l’amour fidèle et gai. Le bleu du ciel de Manhattan, fusant comme u
95 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
517dait. Et ceux qui en restent aux contes de bonnes femmes, ce sont ceux qui refusent de croire au Diable à cause de l’image qu’
518 s’en font, et qui est tirée des contes de bonnes femmes. Cependant la Bible dénonce l’existence du Diable à chaque page, de l
96 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
519 presque tout homme s’est vu tenter de prendre la femme du voisin, soit en recourant aux raisons pathétiques — « c’est vital 
97 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
520hamps que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : vous ne mangerez pas de tous les arbre
521ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Ma
522 que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en manger
523t voici le deuxième temps de la tentation : « La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il éta
524t-là que Baudelaire peut écrire : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve la volupté… La volupté
98 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
525Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saura
526rcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres
527t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
528bre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a sédui
529eu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. » (Gen. 3:8-13)
99 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
530ndis qu’il voit du haut de son bûcher une vieille femme courbée sous le faix, apporter, elle aussi son fagot — pieusement. Ma
531Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurai
100 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
532ans le concret d’une vie chrétienne. Ce cri d’une femme devant Jésus : « Je crois, Seigneur, subviens toi-même à mon incrédul