1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1arrès. Il leur manque une certitude foncière, une foi en la valeur de l’action. C’est pourquoi ils ne peuvent prétendre à l
2secrète des inquiétudes modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, mais il attend en vain sa Révélation : « C’est
3n nous montrent le même personnage : un être sans foi, à qui une sorte de « sincérité » interdit de commettre aucun acte vo
4 les instincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction complète contre celle d’aujourd
5 décrivent le tourment dont sortira peut-être une foi nouvelle ; mais qu’ils sachent, quand viendra le moment, détourner le
2 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
6mme ici, que la loyauté d’un esprit animé par une foi agissante. p. 2 c. « Conférence Guisan », Suisse libérale, Neu
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
7nt, je m’arrête parfois, heureux : « J’ai donc la foi ? » Mais c’est encore une question… Je crois qu’il ne faut pas attend
8âme qui se sent misérable. Je ne recevrai pas une foi, mais peut-être arriverai-je à la vouloir, et c’est le tout. S’il est
4 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
9e trouver des réponses de l’intelligence ou de la foi aux inquiétudes profondes de leurs âmes séparées de Dieu. Montherlant
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10ousse à faire le saut dans le vide qu’exige toute foi ; c’est la volonté de sincérité, c’est-à-dire une sincérité tournée a
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
11 en même temps par cette solution universelle, la foi, il résume en lui cette inquiétude qui fait la grandeur et la misère
12en y substituant ce qui ne vient que de Dieu : la Foi ». Acculée à la rigueur d’un choix presque impossible, notre incertit
13s peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’un dilemme, l’une n’é
14n’étant que le chemin qui mène à l’autre ? Car la foi naît de l’inquiétude autant que de la grâce, et régénère sans cesse l
15les exigences conjointes de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il te reste à le chercher encore… » p. 5
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
16, qui est théologien, et de la Tchaux, n’a pas la foi. Topin, Mahomet désabusé, constate que jamais « la Montagne » ne saur
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
17s n’est nulle part 9  ». Ultime affirmation d’une foi que plus rien ne peut duper. Depuis certaines paroles sur la Croix, i
18croire, pour un autre, que c’est arrivé, ajoutant foi, dans tous les sens qu’admet ce terme, à des exaltations que leur lyr
19révocable désespoir n’est encore qu’un appel à la foi la plus haute.   [p. 137] 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicu
20des incrédules le droit à parler des choses de la foi comme étant d’un ordre qui leur échappe ; de même je récuse ici certa
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
21Pour le reste, je pense que c’est une question de foi. p. 189 a. « Le péril Ford », Foi et Vie, Paris, n° 4, février
10 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
22s eu confiance. Or la personnalité est un acte de foi : Stéphane ne sait plus ce qu’il est. Semblablement, il ne sait plus
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
23ue j’aime est simplement un homme libre qui a une foi (ou un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !… Je vois à votre min
24p. 66] un système religieux. Pour quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que
25our quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que religieux. Mais les questions
12 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
26ci : Les Anciens Bellettriens qui ont perdu toute foi ne connaîtront pas de pardon. Car ils ont vu, et s’ils n’ont pas cru,
13 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
27os utopies mêmes, desséchant les sources de notre foi. Qui parlait donc d’un « humanisme scientifique » ? Nous avons été pr
28 aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune, mais une moyenne de nos manières d’être. Une sorte de commun
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
29roit » qui autorisèrent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure d
15 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
30n déséquilibre, s’en effraient, repartent vers la foi et s’arrêtent chez un éditeur. Cela fait un roman de plus. Il obtiend
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
31 point de jugement d’où les facilités de certaine foi apparaissent aussi « fausses » que l’effort désespéré de ces conquéra
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
32ns doute reviendra souvent dans les chroniques de Foi et Vie, « résume commodément cette volonté d’émancipation de la civil
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
33ommun, ce qu’ils doivent à leur origine ou à leur foi réformée, — et si ces traits ne constituent pas, en définitive, les é
34it d’abord une définition [p. 277] nette de notre foi : il faut qu’on sache sans équivoque ce qu’est le protestantisme avan
35estant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous pensons même que la renaissance et l’épanouissement d’un tel ar
36’idéal d’un artiste protestant, le seul auquel sa foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conf
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
37ir que sa vie à l’étranger n’ait point ébranlé sa foi, la princesse répond : « Je ne crois pas, j’espère que non ; bien qu’
38fois, me semble-t-il, de savoir exactement quelle foi on a. » Plus tard elle avoue franchement : « … dans nos églises j’épr
39ques qu’elle rencontre et qui lui parlent de leur foi se distinguent par une humanité charmante, « une façon naturelle de t
40holicisme (le milieu protestant étant nul), ni la foi chrétienne en général (du fait précisément que les mobiles humains so
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
41 pouvait trouver pareille formule. Le héros de la foi, Kierkegaard, « l’Isolé », n’a plus rien en lui ni de Faust, ni du Ca
42’agit maintenant de nous révéler ce « héros de la foi », ce maître de la pensée chrétienne tragique, paradoxale et virulent
43 pas sûr que les « religions » y gagnent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ». p. 351 h. « Kierkegaa
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
44 intime (je dirais même sentimentale), et avec sa foi chrétienne. Il peut livrer sans crainte le secret d’une telle action 
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
45roit » qui autorisèrent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure d
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
46ntourée de présences obscures, mon enfance, cette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
47ndeur — et toute la misère — des protestants sans foi » 31 . Quoi qu’il en fût d’ailleurs de la portée religieuse des trois
48s adhésions qui vont aux produits déviés de notre foi. Il est vrai que ceux-ci sont souvent les plus éclatants. Car un syst
49durement jugés. Était-ce affaiblissement de notre foi dans l’avenir de la Réforme, besoin minoritaire de trouver des alliés
50le dénoncer, comme radicalement contraire à notre foi originale. Le siècle, hélas, décorait du beau nom de libéralisme l’ab
51 prédicateurs affirmaient le salut gratuit par la foi ; mais d’autre part nous prêtions des mains complices à des œuvres qu
52toujours assez conscients des fondements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile
53ndant à dissoudre les affirmations massives de la foi ; soit des œuvres d’édification morale, au sens littéral du terme : t
54oncer un principe destructeur. C’est au nom d’une foi positive que l’on attaque ici le moralisme survivant, c’est au nom d’
55atique qui, s’il traduit et porte un réveil de la foi, ne peut manquer de libérer des forces créatrices. Or les temps vont
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
56 fut-il chrétien ? Nous ne saurions, surtout dans Foi et Vie, aborder cette question sous l’angle de la curiosité littérair
57incapables pour admettre dans la communauté de la foi chrétienne l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant le Christ c
58ue chose. Or, ce « quelque chose » aux yeux de la foi, constitue sa raison d’être. Il n’y a pas de neutralité du monde vis-
59ns, de la façon la plus expresse ? Sera-ce sur la foi de certains biographes ? Mais comment juger les actions d’un être que
26 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
60sous ses formes violentes et créatrices, ou de la Foi. Peu de malentendus pourtant. Car c’est le plus souvent sous le coup
27 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
61« salut de grâce et bonté pure », du salut par la foi, par l’abandon aux mains du Dieu Vivant. En face de philosophes qui s
28 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
62u plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche paradoxale,
63 pas la seule promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu
64 promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu du même ordre
65ffrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; p
66-même, — s’il n’est pas attesté dans l’acte de la foi. Qu’est-ce donc, en effet, que l’effort humain ? Sinon l’exercice néc
67pardonnés. Ce qui nous assure le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimist
68s, pourraient-ils, s’ils prennent au sérieux leur foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’
69n pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemb
70relle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandi
71re de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien
72e, [p. 27] mais ce n’est pas ici du concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n
73u concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans l
74 nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survie
75mi pessima) que ceux d’entre eux qui perdaient la foi, — c’est-à-dire le principe animateur — n’en continuaient pas moins d
76e pouvons être ni conformistes — les ordres de la foi sont absolus — ni réformistes, n’ayant rien qui nous assure de l’acti
77ui nous assure de l’action continue [p. 29] de la foi. Je songe ici à l’armature catholique, qui condamne cette Église au r
78ns certains cas extrêmes, nous tient quitte de la foi. Il ne s’agit jamais pour nous de rendre cette vie possible, mais tou
79e, mais tout au plus d’abattre les obstacles à la foi, les idoles, les synthèses dans lesquelles l’homme cherche sa sécurit
80 agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». Que faire donc ? Briser d’abord
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
81ment pessimiste, s’accorde mal avec l’impénitente foi dans le genre humain que M. Duhamel ne cesse d’entretenir 17 . Ce mal
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
82nt au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « générosité » malgré tout équivoque. La
83as cette « générosité » malgré tout équivoque. La foi révèle une réalité essentiellement différente et qui enveloppe tout e
84loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhande
85péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose le mal ; à celui-
86 ; sur quoi il reste béant. Mais la réalité de la foi est inverse. [p. 444] Elle fait voir le mal comme donnée immédiate ;
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
87la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui caractéris
88 matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où
89s une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et humble. Loin de moi la pensée que par des arg
90ndre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienn
91n donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienne où je veux être, de ce suprême « choix » qui ne vient pas
32 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
92Conversion à l’humain, de J. Guéhenno, enquête de Foi et Vie sur l’humanisme nouveau, ouvrages de Ramon Fernandez, de Drieu
33 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
93pas capable par lui-même de faire le bien, que la foi seule lui donne la promesse du salut, que cette foi n’est pas le cour
94i seule lui donne la promesse du salut, que cette foi n’est pas le couronnement de sa « vie religieuse », mais le don gratu
95anisme, c’est l’immédiat, l’instant éternel de la foi, et non l’histoire de l’homme pieux ; un événement et non une croyanc
96blique, votait la clause aryenne et trahissait sa foi, Barth s’est dressé dans une protestation retentissante, que personne
34 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
97nt ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien
98 connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit
99ule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comment dès lors l’utiliserait-il à son gré ? C
100 réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de service ; ou sur une
101s ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons [p.
102t encore, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer,
103, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoi
104ement ! —à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Chri
105vre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — est une
106la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un
107tique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discutables déterminations de l’avenir. L’office de l’É
108 dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! En son nom je ne puis engager que moi-mê
109r le champ le plus juste. Car ce qui manifeste la foi, c’est le choix et non pas le système : il n’est de choix que personn
110même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle n
111 la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitue pas un ordre : elle donne des ordr
35 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
112que réformée, et plus encore par la révolte de la foi réformée contre toutes les « synthèses » humanistes. Corruptio optimi
113e domine, des protestants qui loin de renier leur foi se fondent sur elle pour attaquer le régime. L’exemple de l’Allemagne
114 à la rupture, qui se réclament hautement de leur foi. Les éléments extrémistes de la social-démocratie, qui s’expriment da
115allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse personnelle fait encore sourire le petit-bourgeois [p. 103
116linoises les plus « avancées » des professions de foi dont personne ne songe à contester l’opportunité. (Cette tolérance pe
117 révolutionnaire est celle qu’on doit tirer de la foi protestante. Il faudrait nommer encore des groupes comme le Vormarsch
36 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
118est en mesure de la donner à son frère : c’est la foi. Tout au plus pouvons-nous, par des affirmations qui troublent notre
119 les désarme devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bien qu’il n’y a pas à demander
120ette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bien qu’il n’y a pas à demander de « solutions pratiques », car
121pas à demander de « solutions pratiques », car la foi est précisément une force qui se manifeste par des ordres personnels,
122ait, à entendre parler certains chrétiens, que la foi est une espèce d’inspiration flottante, difficile à localiser [p. 39]
123nt prévisibles et classées d’avance ! Comme si la foi était une espèce de puissance continuellement disponible entre nos ma
124aient à nous manquer, que ferions-nous de cette « foi » que nous prétendions posséder ? Aurions-nous l’honnêteté de reconna
125re qu’en réalité nous n’avions rien, — puisque la foi, précisément, c’est cette force qui me dit : « Tu dois, ici et mainte
126 cent mille fois s’écrier : « Non, je n’ai pas la foi ! » et alors [p. 40] vraiment prier de toute sa pauvreté, plutôt que
127é, plutôt que de dire, comme certains : « J’ai la foi, mais dites-moi ce qu’il faut que j’en fasse ? » Car, où la foi exist
128s-moi ce qu’il faut que j’en fasse ? » Car, où la foi existe, existe le savoir. Entendons maintenant cette phrase capitale
129n peut, dans le cas, et pour soi-même, prouver la foi par l’acte qu’elle ordonne. Nous ne sommes pas des guérisseurs, mai
130spérante. Mais il y a la Promesse, mais il y a la foi qui vient nous prendre au point où tout espoir apparaît vain, — en ce
37 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
131s la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en apprécier humainement l’
132 promesse qui nous est faite dans l’instant de la foi, c’est la promesse de la victoire éternelle. ⁂ Loin de moi la prétent
133la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l’élection, c’est-à-dire d’une possibilité qui n’est pas n
38 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
134t de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salut. Certains hu
135 Le chrétien va chercher à obéir aux ordres de sa foi, fût-ce même au mépris de sa vie : tel est le fondement de l’attitude
136assurances. Car l’humanisme n’est, aux yeux de la foi, qu’une vaste entreprise d’assurance-vie. L’humaniste pourra répondre
137gne. Un chrétien est un être qui joue tout sur la foi, c’est-à-dire sur l’invisible, contre toute vraisemblance. Prenons de
138ations effectives que semble devoir commander une foi véritable en l’humain. Le communisme est le véritable humanisme de no
39 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
139oi contradictoire pour le mettre aux ordres de la foi. C’est une colle de scolastiques ; elle alimentera quelque temps enco
140: car il n’est d’action véritable que celle de la foi, lorsque « mettant les pouces », je me rends à son ordre. 2. On compr
141e confusion dont le profit ne sera jamais pour la foi. Car l’opération de la foi ne relève pas d’un « invariant », connu ou
142ne sera jamais pour la foi. Car l’opération de la foi ne relève pas d’un « invariant », connu ou inconnu, passé ou à venir,
40 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
143e ne saurais croire pourtant à l’efficacité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire e
144nde. Le chrétien sait que ce bras s’est tendu. La foi est un ordre reçu, obéi et ordonnateur. Elle contient tout ensemble,
145d’agir sur le plan politique, si d’une part toute foi est action, s’il est vrai d’autre part qu’une [p. 28] action quelconq
146temps. L’occasion seule, sous la contrainte de la foi, légitime à mes yeux cette action : il fallait que cela paraisse dans
41 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
147prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie,
148osé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des [p. 43] jeunes bourgeois railleurs devraien
149uestion revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ?
42 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
150ser ; 3° La primauté de l’économique implique une foi au déterminisme, une croyance en la seule valeur des [p. 68] faits te
151e divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer possib
152Esprit qui agit dans l’instant bouleversant de la foi, comme il agit à l’Origine et à la Fin. Le marxisme apparaît ainsi co
43 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
153perdu, c’est qu’il croit, c’est qu’il est dans la foi ; mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir,
154, c’est qu’il est dans la foi ; mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir, c’est donc attester sa d
155t donc attester sa dignité proprement humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans
156qu’elle est intenable, parce que les ordres de la foi sont toujours imprévisibles, instantanés, et qu’ils ne souffrent poin
157ui s’institue partout entre la politique et notre foi : la politique s’occupe des moyens, et néglige bientôt les fins, ou p
158 les fins, ou prend les moyens pour des fins ; la foi ne veut connaître que les fins, et risque ainsi de sous-estimer les m
159ée à cette fin la plus haute de l’homme qu’est sa foi, — sa situation personnelle devant Dieu. Non seulement le chrétien po
44 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
160u plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche paradoxale,
161 pas la seule promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu
162 promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu du même ordre
163ffrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; p
164et lui fournisse un équilibre durable, même si la foi disparaît ; soit qu’il refuse, comme le marxisme, l’antinomie spécifi
165pardonnés. Ce qui nous assure le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimist
166es humains, pourrait-il, s’il prend au sérieux sa foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’
167n pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemb
168relle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandi
169re de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien
170ême ordre. Mais ce n’est pas ici du concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n
171u concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans l
172 nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survie
173oduit ceci, que ceux d’entre eux qui perdaient la foi, — c’est-à-dire le principe animateur — n’en continuaient pas moins d
174atiquement interdit : car les ordres que donne la foi sont absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mai
175 agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». ⁂ Que faire donc ? Briser d’abor
45 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
176VI Note sur un certain humour Il me semble qu’une foi vraie ne va pas sans quelque ironie à l’égard des conflits du monde,
177qu’il soit n’est rien, en regard du péché dont la foi nous délivre. ⁂ Tout enfin se ramène à ceci : quel est le sens des éc
178ourrait tirer un critère de l’incroyance ou de la foi. Tout compte fait, les cyniques ont raison, à leur manière, qui est d
179re où il croit : c’est une des conséquences de sa foi que de s’occuper sérieusement du sort de la cité où s’écoule sa vie.
180, c’est que l’action ait été faite en vertu de la foi, car « c’est la foi qui sauve ». p. 95 22. Cet acte — faut-il
181 ait été faite en vertu de la foi, car « c’est la foi qui sauve ». p. 95 22. Cet acte — faut-il le répéter encore ?
46 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
182nt ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien
183 connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit
184ule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comment dès lors l’utiliserait-il à son gré ? C
185 réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de service ; ou sur une
186s ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’a
187t encore, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer,
188, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoi
189ment ! — à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Chri
190vre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin [p. 105] que nul ne se glorifie » —
191la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un
192tique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discutables déterminations de l’avenir. L’office de l’É
193 dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! En son nom je ne puis engager que moi-mê
194109] champ le plus juste. Car ce qui manifeste la foi, c’est le choix et non pas le système : il n’est de choix que personn
195même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle n
196 la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitue pas un ordre : elle donne des ordr
47 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
197t de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salut. Certains hu
198vie. Le chrétien cherche à obéir aux ordres de sa foi, fût-ce même au mépris de sa vie : tel est le fondement de l’attitude
199assurances. Car l’humanisme n’est, aux yeux de la foi, qu’une vaste entreprise d’assurance-vie. L’humaniste pourra répondre
200gne. Un chrétien est un être qui joue tout sur la foi, c’est-à-dire sur l’invisible, contre toute vraisemblance. Prenons de
201ations effectives que semble devoir commander une foi véritable en l’humain. Le communisme est le véritable humanisme de no
48 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
202me. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. Il ne me reste donc qu’à énumérer les
203uvait servir à la vie dans le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable
204ort au monde. Et il est temps de voir que sans la foi, tout ce que disent les chrétiens à la suite du Christ « retombe à pl
49 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
205tianisme et du fascisme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitaire, à la prétention d’un organe qui se veut p
50 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
206la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui caractéris
207 matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où
208s une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et humble. Loin de moi la pensée que par des arg
209ndre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienn
210n donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienne où je veux être, de ce suprême « choix » qui ne vient pas
51 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
211urne le reproche. Il accepte, en vertu même de sa foi, qu’on le condamne ; alors que tous les autres veulent se justifier.
212 comprends trop bien ! J’appelle au secours de ma foi cette Révolution qui me fortifiera contre moi-même. J’appelle ce témo
213cette félicité promise à ceux qui auront gardé la foi. On a perdu la force de croire, mais on voudrait que la félicité subs
214u contraire, trouvera des forces infinies dans la foi qu’il aura au but — au but caché derrière sa mort. Il marchera « à mo
52 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
215re précisément où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc co
216n sociale, dans un composé original dominé par la foi. Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée
217dans un composé original dominé par la foi. Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée sur la pers
218r rembarrer ces deux vices, toute la pureté de la foi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle
219t de Nantes, au nom du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous
220aire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse derrière lui une empreinte tout à fait différente 
221e voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du pé
2229] Certes, nous pouvons nous réjouir de ce que la foi réformée, même quand elle cesse d’être vivante, laisse en se retirant
223lvinisme à l’individualisme, dès que l’on perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. E
53 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
224prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie,
225osé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des jeunes bourgeois railleurs devraient leur e
226uestion revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ? Q
54 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
227 » que tout le monde sent nécessaire, mais que la foi seule rend possible. ⁂ Max Scheler se rattachait à l’école allemande
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
228pportent à l’affirmer. D’un côté, nous voyons une foi, de l’autre, une mauvaise humeur, et certains pensent : une mauvaise
229time ce scepticisme ou cette « mesure »… Sinon la foi des uns, fatalement, va triompher de la mauvaise humeur défensive des
230ont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la foi d’un seul est plus forte, dans son humilité et devant Dieu, — car c’e
231 dans son humilité et devant Dieu, — car c’est la foi, — que les discours des réalistes et l’enthousiasme populaire ; que l
232n que Dieu lui montre, seul. Cette primauté de la foi sur les vérités qui font vivre, cette solitude première devant Dieu,
233la contradiction nous oblige à choisir, fait à la foi sa place, nous contraint à l’originalité. « Mais quoi, professeurs et
234 comment cela se peut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut que Dieu [p. 613] l’appelle, qu’il le nomme et par là le sé
235olitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on parle de romantisme, d’anarchie, d’individualism
56 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
236 qui commence à s’exprimer dans des revues comme Foi et Vie , Le Semeur , Hic et Nunc . Si, par ailleurs, ces jeunes thé
237entrale, mais exclusive de toute dogmatique. « La foi n’est pas une adhésion intellectuelle à des doctrines, mais la commun
57 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
238t une réponse, une explication certaine, digne de foi, de première source, une réponse de Dieu, qui, même si elle foudroie,
58 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
239velle forme de pragmatisme américain. Dire que la foi n’est réelle que là où elle se réalise ne signifie pas qu’il faille a
240 rigide ne sont souvent que des acteurs. Seule la foi peut nous rendre actifs lorsqu’elle nous engage dans une relation con
241là un risque indéniable : celui de naturaliser la foi, de s’attacher aux résultats visibles et frappants, de retomber ainsi
59 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
242s ce quart. Quel avantage y voyez-vous pour votre foi ? — Oh ! Pas le moindre ! Je constate un fait. Mais laissons là le pa
243st bien le mot ! C’est-à-dire qu’ils n’ont pas de foi, et qu’est-ce qu’un protestant sans foi ? Dans toutes leurs œuvres, v
244nt pas de foi, et qu’est-ce qu’un protestant sans foi ? Dans toutes leurs œuvres, vous chercheriez en vain un roman véritab
60 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
245s dans sa vérité, c’est-à-dire dans l’objet de sa foi. Mais de cette force et de cette grandeur il est permis de rechercher
246, valeur de témoignage, sans cesse rapportée à la foi, dont Dieu seul juge. John Viénot — qui vient de mourir presque en mê
247iberté de conscience en général, plutôt que de la foi. Ceci dit, l’on ne saurait assez louer la science et les scrupules hi
248sée dominante, dans toute cette guerre faite à la foi évangélique, ait été celle des Espagnols et des Romains. Les catholiq
61 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
249u’au bout de leurs audaces. Ils sont [p. 27] sans foi dans leur révolte même. Ils influencent au hasard, entraînent les jeu
62 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
250stance qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette f
251vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette foi consiste en une actio
252a foi dans la personne par excellence : or, cette foi consiste en une action 16 . (Ce qui confirme nos propositions sur la
253itions sur la nature actuelle de la personne). La foi au Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire, ce qui
254assez sérieusement éprouvées, faute surtout d’une foi qui rendrait vain le plus consolant de nos rêves. C’est une tentative
255 que la mort du temps lui-même au Jugement. Ni la foi ne court sur son erre, ni l’homme n’est rien devant sa vocation, qu’u
63 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
256onsidérer en face — ce courage que donne seule la foi — ils se sont mis à déclamer un désespoir décoratif, un désespoir pos
64 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
257lors que cet homme, trahissant la mission dont la foi le chargeait, se retourne vers la Nature et s’en aille lui demander p
258n dont, par ailleurs, son optimisme, hérité d’une foi morte, lui dissimule l’irréparable gravité. La « communion avec la Na
259out invisible de « l’homme nouveau » — réalité de foi ? ⁂ Seule, l’attitude chrétienne dit « oui » au monde avec une intrép
260en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet d’apporter à la Nature une réponse qui dépasse sa questi
65 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
261sion de nos églises, qui proclame le salut par la foi seule. Bien plus, quand un théologien fidèle vient rappeler avec forc
66 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
262n, et qui d’ailleurs n’ébranleront pas, dans leur foi, les marxistes. Mais ce qu’il décrit avec une véritable puissance, c’
263 aussi que la mesure de cette taille est dans une foi, dans « quelque chose qui dépasse l’homme et le suppose en même temps
264mps », écrit-il. C’est lorsqu’il définit ainsi la foi qu’on hésite à le suivre, — et que peut-être il sert mal sa pensée. C
265ette définition ne vaut, précisément, que pour la foi marxiste-dialectique. Le « dépassement » peut aussi bien se faire dan
266t » peut aussi bien se faire dans l’immanence. La foi chrétienne dépasse-t-elle vraiment l’homme ? N’est-elle pas bien plut
67 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
267— mais alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité qui soit donnée à l’homme de march
268happer à l’« arrêt » ; mais c’est aussi par cette foi, et parce qu’elle nous permet de faire un pas et « d’en sortir » que
68 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
269ause à effet. On pense couramment, dit-il, que la foi chrétienne est née parce que le tombeau de Jésus fut trouvé vide. Mai
270ntraire, on ait cru le tombeau vide à cause de la foi qu’on avait en la vie céleste de Jésus. L’Histoire est-elle cause ou
271e Jésus. L’Histoire est-elle cause ou effet de la foi ? M. Goguel incline vers l’effet. Suivons-le dans sa déduction. Dans
272. Goguel sont loin d’être aussi ruineuses pour la foi que beaucoup de [p. 34] croyants ne le craignent. Pour deux raisons.
273ndique lui-même, c’est que, du point de vue de la foi vivante, les postulats critiques de l’auteur n’ont aucune force de co
274les faire dépendre. Il nous rappelle ainsi que la foi véritable est celle qui croit sans avoir vu. Sa position nous paraît
275re de leur critique la relativité des articles de foi, M. Goguel cherche à débarrasser la foi de la relativité des preuves
276ticles de foi, M. Goguel cherche à débarrasser la foi de la relativité des preuves historiques. En nous montrant qu’elles p
277cité, en particulier). Pour M. Maurice Goguel, la foi a déformé l’Histoire. Que l’on réforme cette histoire, cela ne saurai
278histoire, cela ne saurait être au détriment de la foi. Car l’office de la foi n’est pas de nous fournir une explication pro
279t être au détriment de la foi. Car l’office de la foi n’est pas de nous fournir une explication probante du miracle ; elle
69 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
280aditionnelles, jamais sérieusement éprouvées ? La foi vraie suppose la ruine de toutes les pauvres constructions où nous pe
281meilleur moyen [p. 251] de donner aux lecteurs de Foi et Vie une idée, même assez grossière, de la richesse de cet ensemble
282ée de Providence, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkegaard, cette opération paradoxale qui n
283nce, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkegaard, cette opération paradoxale qui nous rend cont
284 historique de Karl Marx. En vertu de cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’humanit
285 cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’humanité sera meilleure, sera plus près de s
286lle du monde sans l’acuité et la profondeur de la foi fait de l’intelligence la chose la plus répugnante qui soit. » Il fa
287suite que vous pousse la véritable dentition. La foi est toujours une seconde dentition. Et celui qui n’est pas mort une b
288sa peur de la réalité, celui-là n’est pas né à la foi. Il [p. 253] n’a pas la mâchoire solide. (Mais je vois bien que Nietz
289 voire naïve, si Nietzsche entendait parler de la foi. La foi, qui donne à l’homme la vision réaliste du péché, crée la cri
290aïve, si Nietzsche entendait parler de la foi. La foi, qui donne à l’homme la vision réaliste du péché, crée la crise bien
291 Ce qui résulte inévitablement d’une crise que la foi ne résout pas (en lui substituant une autre crise plus radicale et sa
292ure actuelle de l’homme est bonne ou mauvaise. La foi nous montre qu’elle est mauvaise. Dans ce sens, il est vrai de dire :
293du christianisme : l’opposition du péché et de la foi. « Je ne fais pas le bien que j’aime, mais je fais le mal que je hais
70 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
294dans leur ensemble à l’unité suprême, celle de la foi. Elles appartiennent à sa vision du monde, elles en expriment la tens
295ncrète de l’autre. Il est de la nature même de la foi — telle que la conçoit Kierkegaard — que la vie, la pensée, la souffr
296ithèses) de Kierkegaard se fondent dans l’acte de foi originel (synthèse), et qu’alors même qu’il nie toute possibilité de
71 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
297ne « le reste » — à peu près tout — à cet acte de foi décisif. Il est un temps pour nuancer et balancer, et un temps pour t
72 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
298laïques tout à fait libérés des disciplines de la foi, au moment décisif où, d’autre part, la pensée de son grand disciple
299 question que pose cette œuvre, c’est celle de la foi, dans l’absolu. Ce n’est pas encore la question que Kierkegaard adres
300ssera plus tard à la chrétienté de son temps : la foi étant ce que j’ai dit – le paradoxe le plus inouï – avez-vous cette f
301dit – le paradoxe le plus inouï – avez-vous cette foi, êtes-vous vraiment chrétiens ? Servez-vous Dieu, ou bien vous servez
302rkegaard se débat encore avec lui-même. A-t-il la foi ? Qu’est-ce que la foi ? Hegel, dont la philosophie obsède à ce momen
303e avec lui-même. A-t-il la foi ? Qu’est-ce que la foi ? Hegel, dont la philosophie obsède à ce moment l’esprit de Kierkegaa
304vertu de l’absurde », c’est-à-dire en vertu de la foi, contre toute morale et toute règle « générale ». Il va commettre un
305’absurde ». C’est là le sort du « chevalier de la foi », le sort du chrétien véritable. Mais qui peut dire : j’ai cette foi
306rétien véritable. Mais qui peut dire : j’ai cette foi-là ? La réflexion philosophique que Kierkegaard enchaîne à l’exemple
307tante saura mesurer la valeur. ⁂ Qu’est-ce que la foi ? demandait Kierkegaard dans Crainte et Tremblement. Qu’est-ce que la
308i se posent sérieusement la question : en quoi ma foi doit-elle transformer ma vie ? Or, toute l’insistance du grand théolo
309, c’est simplement la vie humaine éclairée par la foi dans sa réalité, puis offerte telle quelle « en sacrifice saint et ag
310nt. Qu’est-ce, en effet, que le « chevalier de la foi », sinon celui qui vit pleinement cette vie, toutefois « en vertu de
311remis. Car c’est à chaque instant de la vie de la foi que se posent les questions dernières.      Mais cette vision de l’ho
73 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
312x qui jugent des vérités les plus profondes de la foi selon le poids de leurs représentants ! Or, cette espèce est plus nom
74 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
313s omet pourtant le fait chrétien fondamental : la foi. La foi est acte humain d’obéissance en même temps qu’elle est don de
314ourtant le fait chrétien fondamental : la foi. La foi est acte humain d’obéissance en même temps qu’elle est don de Dieu ;
315lte contre l’ordre de la Parole. En confondant la foi et la mystique, comme le fait par malheur M. Chuzeville, on contribue
316 préjugé dont le bénéfice ne saurait être pour la foi. La mystique, nous dit-il, en effet, c’est « la recherche des moyens
75 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
317istes romantiques) [p. 35] peut encore figurer la foi commune des clercs, pourtant molestés par l’époque avec une vigueur q
318oquents ou excités, mais simplement des hommes de foi solide. Individus parfaitement négligeables en regard de ce qu’ils on
76 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
319Verbe divin incarné dans un homme juif, l’acte de foi impossible à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « 
320 éclairée. Mais en même temps que le scandale, la foi s’évanouirait aussi. Car la foi consiste justement à croire ce qu’on
321e le scandale, la foi s’évanouirait aussi. Car la foi consiste justement à croire ce qu’on ne peut ni voir, ni toucher, ni
322 ce Jésus sur notre plan, à nous « faciliter » la foi, c’est-à-dire à nous en dispenser. Lorsque nous nous laissons aller à
323p. 156] du Fils de Dieu qu’à l’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la
77 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
324emeurent : Par le Baptême et la Communion dans la foi, tout est fait, — le salut est donné. Mais nous avons alors à dire et
325amnent dans la mesure où nous les prononçons sans foi, hors de toute « crainte et tremblement ». Mais elles n’en sont pas m
326le Baptême et comme la Cène, dans la mesure où la foi les anime, l’événement central de notre vie chrétienne. Elles sont, a
78 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
327e qui était lié chez les mystiques : la vision de foi et les symboles concrets qui essayent de l’envelopper pour la transme
328e que je viens d’indiquer ne se pose plus. Car la foi n’est pas davantage une évasion hors de ce monde qu’une limitation de
329onde qu’une limitation de l’homme au temporel. La foi réelle, c’est la puissance active de l’Éternel dans ce temps. Cette d
79 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
330ois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fasciste, dirions-nous aujourd’hui –, les intrigues « lég
80 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
331des Volontaires Nationaux, leur Œuvre enfin, leur Foi, est-ce que cette inflation typographique dispense vraiment un chef d
81 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
332’homme, l’homme cessait d’obéir à la mesure de la foi. Je n’étonnerai personne si je constate que dans l’humanité contempor
333 à la forme du monde. » — Est-ce à dire que notre foi nous en libère matériellement et moralement ? Est-ce à dire qu’en tan
334e mauvaise du monde. C’est là le fait. Mais notre foi proteste au nom de Dieu contre ce fait ! Elle appelle un monde nouvea
335que les chrétiens possèdent, du seul fait de leur foi, des lumières spéciales sur les problèmes techniques que pose la vie
336’incroyance, ce que nous aurions dû faire dans la foi. — Mais si l’on refuse d’attaquer le socialisme, faudra-t-il accepter
337onner aux mots leur sens réel. Nous trahirions la foi qui doit nous animer si, pour des raisons tactiques, nous passions so
338 y a tout l’abîme qui sépare un idéal moral d’une foi au Christ vivant ? Car le chrétien n’est pas idéaliste, et c’est cel
339fre d’un idéal humanitaire en lieu et place d’une foi. Si nous ne [p. 403] parvenons pas à faire comprendre aux socialistes
340ar ailleurs dénoncé, ouvertement, et au nom de la foi. J’ajouterai cependant une remarque. Si je refuse d’adhérer pratiquem
341d’un parti. Il prêche et il proteste au nom d’une foi sans cesse proclamée. C’est ainsi qu’on transforme [p. 407] le monde.
342e de fondamentales et créatrices objections de la foi à la forme du monde. Mais, direz-vous encore, nous ne sommes pas tous
343le mouvement personnaliste tout ce qu’exige votre foi, eh bien, raison de plus pour l’apporter ! Le chrétien n’est-il pas,
344 bas-fonds ou la prison. Qu’ils le fassent, si la foi leur permet de rendre grâces du sort qui leur est fait ! — Il se peut
345iècle, de protester contre elle, et d’annoncer sa foi dans la transformation promise de toutes choses. « Ne vous conformez
82 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
346e dès l’instant qu’on lui obéit. C’est lorsque la foi disparaît que le problème de Dieu se pose — éternellement insoluble.
83 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
347ujours l’« utopie », qu’on choisit par un acte de foi, qui détermine [p. 35] notre vision rétrospective. C’est elle seule q
84 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
348st la raison, vérité « générale » hostile à toute foi incontrôlable. Je pense que tous les historiens (de gauche, de droite
349n masque passionné que la raison peut duper notre foi. Mais il n’est pas dans sa nature de composer longtemps avec les illu
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
350marxiste 16 . Pourtant les principaux articles de foi des [p. 51] deux religions sont bien souvent les mêmes : elles honore
351tionalisation de la Providence au détriment de la foi créatrice. Et si l’homme résiste à cet « ordre » que l’on déduit des
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
352la vérité du telos n’est saisie que par l’acte de foi, et cet acte n’est pas objectif. Je m’en tiens donc à ce critère form
353son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est pourquoi ils se re
354uit au Messie, mais bien dans la tension entre la Foi, qui est risque, et la Doctrine, qui est institution. Chassé de sa pa
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
355 recrée une mesure en se mettant au service de la foi. Luther à Worms et à Augsbourg, voilà le clerc, le fanatique de la pl
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
356l’autre, présence effective de la pensée et de la foi à nos misères, activité concrète et créatrice, et garantie contre les
89 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
357omplet. Rationalisme, productivisme, capitalisme, foi au progrès, scientisme, sociologie, — tout allait dans le même sens,
358t d’abord le mal des riches qui n’avaient plus de foi. Et la révolution sociale fut le mal du siècle des pauvres. Tout cela
90 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
359tent souvent Diderot, Voltaire, à l’appui de leur foi nouvelle. Ce n’est pas sans raison qu’ils se remettent à glorifier le
360es hommes qui y croient, et qui, à cause de cette foi, voudraient en remplir le prolétariat 39 . » C’était en somme introdu
361les et matérielles. Alors il met son espoir et sa foi dans ce miracle qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve,
91 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
362 [p. 121] XIII Commune mesure et acte de foi Parmi toutes les mesures que les hommes ont su donner à leurs pensées
363 terme universel en quoi l’homme puisse mettre sa foi, certain [p. 123] qu’il y engage tout ? Où trouver ce « fondement fin
364e s’engager pour ou contre, en vertu d’un acte de foi. J’illustrerai ceci d’un seul exemple. Juger le système soviétique,
365dre du choix « subjectif ». Relevant d’un acte de foi, il transcende les critères formels que vous aviez utilisés jusqu’à p
366e, il n’est pas de réponse qui ne soit un acte de foi. Juger le système ou la mesure soviétique, c’est uniquement, et après
367comme avant tout, faire ou ne pas faire l’acte de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir communist
368 de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir communiste, cette espèce d’au-delà temporel… Et cela do
369né à répondre premièrement : c’est par un acte de foi que nous pouvons le trouver. Mais il s’agit de prendre cette expressi
370ssion dans son sens le plus littéral. Par acte de foi, je n’entends pas, comme on l’entend peut-être trop souvent, la croya
371nous sommes, dans le désordre établi. Par acte de foi, j’entends précisément l’acte qui obéit non pas à un peut-être, mais
372instant précis où je lui obéis en fait. L’acte de foi n’est donc pas un désir, une nostalgie confiante, un leurre consolant
373eur d’un idéal rêvé ou désirable. Ainsi l’acte de foi est par définition l’instant et le lieu où pensée et action se confon
374ême temps assez totale pour mériter notre acte de foi ? ⁂ Le lecteur qui n’est pas philosophe ne manquera pas de dire que j
92 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
375sur cette fin, et dont j’ai dit qu’il est acte de foi — déterminera notre jugement sur cette mesure. ⁂ Si nous voulons rest
376res. On ne refait une mesure qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. O
377qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située
378gions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force, et nous voulons la vérité. Elles v
93 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
379pourraient seules nous sauver les violences d’une foi nouvelle. Il s’agit de fonder maintenant une hiérarchie monumentale,
380poser : le cerveau et les mains dans le corps, la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pen
381ntes, et pourtant propres à les rassurer : car la foi sauve, mais le crédit aussi fait des miracles ! Ils ont recouru aux «
382ète lyrique se ramène à celle du primitif… » « La foi n’est pas autre chose que… » etc. [p. 182] Posez au clerc une questi
383par diplômes et titres, la religion [p. 192] sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès maintenant, instituent
94 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
384roprement humain résulte d’un choix, d’un acte de foi à quoi ne peuvent conduire et obliger que les vrais problèmes, les pr
385le vrai tragique, qui est celui du péché et de la foi. L’extrémisme théâtral et non sérieux qui excite aujourd’hui tant d’e
386ements politiques qui lui donneront peut-être une foi nouvelle. Elle épie la Russie ou l’Allemagne, comme Lady Chatterley s
387ne veut pas faire. Mais s’il est au pouvoir de la foi seule de supprimer radicalement l’hiatus entre la pensée et l’action,
388 si désespérément soumis aux intermittences de la foi, que l’ironie chez lui jaillit au point précis où soudain la joie ces
389agir, une seule fois, de toutes les forces que la foi nous offre. Nous ne faisons en réalité que nous approcher de cette mo
390emps. Cette connaissance dernière est celle de la foi seule. Elle est don de l’Esprit, révélation. Elle tue en nous le faux
95 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
391ue le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi
392e Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessan
393 tout cela sera balayé. Il ne vous restera que la foi. La vraie lutte commence là. p. 17 q. « Francfort, 16 mars 1936 
96 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
394Diderot, Helvétius et Voltaire, à l’appui de leur foi nouvelle. Ce n’est pas sans raison qu’ils se remettent à glorifier le
395es hommes qui y croient, et qui, à cause de cette foi, voudraient en remplir le prolétariat. 53 C’était en somme introdu
396quêtes matérielles. Alors il met son espoir et sa foi dans ce miracle qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve,
397es. On ne refait une culture qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. O
398qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située e
399gions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. Elles ve
97 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
400nfin le débat plus profond d’un humaniste avec la foi chrétienne, telle qu’il songe que ses pères l’ont eue. Nos lecteurs s
401Quant à la position d’Henri Petit vis-à-vis de la foi, je m’excuse de la résumer en trois formules, mais autrement, je n’en
402l’émouvant effort d’Henri Petit pour sauver d’une foi perdue tous les trésors de la « spiritualité », qu’une dernière, et s
98 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
403ncore un exotisme à l’usage d’une génération sans foi. p. 355 v. « Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu, Gall
99 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
404en anticlérical. Seulement, la dissociation de la foi et des œuvres de l’Église est relativement aisée pour un esprit qui r
405nnaît la transcendance de Dieu, seul auteur de la foi. Tandis que dissocier la doctrine de Marx de ses applications histori
406 par les faits connus. C’est une espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûl
407d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauver qu’au
100 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
408 évangélique » et la conception papale ; entre la foi à la Révélation parfaite et suffisante, et le recours à la Tradition
409éalité, [p. 9] c’est une doctrine du salut par la foi au sein d’une Église obéissant à la Révélation, et une doctrine du sa
410fidèles de cette seule chose nécessaire, de cette foi au seul moyen de salut qui ait été donné aux hommes. Il en va de même
411, vrai en soi, et que nous croyons de toute notre foi 31 , devient faux et ne traduit qu’un subjectivisme absolu dès qu’on
412ue l’Esprit soit mal entendu, c’est-à-dire que la foi défaille. Mais quelle cohérence logique, quelle continuité, quelles g