1 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
1la vertu conservatrice qui ne peut dicter que les gestes les plus favorables. J’ai d’autres instincts et je n’entends pas tous
2 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
2nizetti qui pleure délicieusement jusque dans les gestes des passantes. Sous cette agitation aimable et monotone nous allons v
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3us ou moins complètes au gré des tempéraments. Le geste de Lafcadio généralisé : c’est le surréalisme. De l’acte gratuit comm
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4 pas qu’il allait faire école. Le fait est que ce geste symbolique a déclenché tout un mouvement littéraire, celui-là même qu
5is quant à l’auteur, il n’y a pas de gratuité. Le geste le plus incongru du héros n’est jamais que le résultat d’un mécanisme
6que je le prive de la puissance de se délivrer en gestes, en conséquences matérielles. Ce n’est plus l’élan pur que je décris 
7t de notes, je retrouve un être si différent. Les gestes et les sentiments qui se proposaient à mon souvenir ont été passés au
8rement. En morale : défaitisme quand il s’agit de gestes qui pourraient entraîner des effets imprévisibles, « réalisme » décou
9s et ses désirs, un quant-à-soi qui ne gêne aucun geste, mais incline discrètement les décisions et les rend complices d’un d
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
10 Pourtant, jusqu’au bout, il semble qu’un mot, un geste décisif, ou certaine amitié de la saison suffirait à dissiper le char
11e soient délivrés d’eux-mêmes pour que ce mot, ce geste, soient possibles. C’est d’Armande surtout qu’on les attendrait, plus
12ions du récit et de les exprimer seulement par un geste, une nuance du paysage, une image qu’on garde comme un pressentiment.
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
13el fouille les pensées de Pierre ou de Diane, les gestes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la force de ce tourment ou
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
14 en passant, si j’étais malade. Je désignais d’un geste incertain quelques bouteilles de champagne vides ; car on pardonne l’
15e caresse, entre deux phrases.) Mais voici que ce geste de ma mort aussi me lasse, l’image que je m’en forme… Je ne comprends
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
16avec des moyens proprement cinégraphiques. Ici le geste pictural remplace le geste de l’acteur. Un mouvement ne souligne pas,
17cinégraphiques. Ici le geste pictural remplace le geste de l’acteur. Un mouvement ne souligne pas, il exprime, et se suffit.
18 1905, on a sans cesse envie de crier : « Trop de gestes ! » C’est une question d’épuration des moyens. Rendre le plus par le
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
19as la tête en bas par rapport au soleil. Quelques gestes encore, interceptant les messages égarés de l’infini… Un tel homme,
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
20 dire inconscience ! qui s’attache à vos faits et gestes. L’on croirait ouïr parfois le récit de quelqu’une de ces farces d’ét
21dicale de notre vie, la moindre farce, le moindre geste convenu dans le genre « révolté » prend une saveur de raillerie assez
11 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
22Pour celui qui saisit les correspondances, chaque geste, chaque minute d’une vie résume celte vie entière et fait allusion à
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
23être poussé dans les détails. Il s’agit bien d’un geste identique, exécuté dans deux plans différents. Le drill est un Yoga c
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
24s trouver sur l’heure. (En petit et intéressé, ce geste s’appelle coquetterie ; en grand et gratuit, sacrifice.) … feuilleton
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
25rire tournoyants mais non pas désordonnés, et des gestes tendres des bras en balançant vivement la tête. Quand elles parlent,
26fle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythme constamment imprévu.
27elle consiste — ô Danses ! avènement de l’âme aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du gouffre. Je
28surde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la
15 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
29 le sentiment d’une harmonie nécessaire entre nos gestes et nos pensées, nos créations et notre connaissance ; le sentiment d’
16 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
30ute celui d’être trouvé. J’ai toujours méprisé le geste de l’homme qui, le soir dans sa chambre d’hôtel, ferme sa porte à dou
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
31a passion ne s’y manifeste que par de très petits gestes qui, échappant soudain à des êtres d’ordinaire admirablement corrects
18 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
32écessaire de principes faux en faits absurdes, le geste de Martin, détaché de ses considérants individuels, s’isole comme un
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
33ssemblance et voisinage ». Ce regard rajeuni, ces gestes rudimentaires, cette odeur de bois fraîchement coupé que dégagent cer
20 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
34el nous vivions, jusqu’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la main — trahisse son immanente puissance. O
21 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
35Pour celui qui saisit les correspondances, chaque geste, chaque minute d’une vie résume cette vie entière, et fait allusion à
22 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
36l saisie me ramène aux regards. Que sont tous ces gestes rythmés ? Anday chante. Ils me voient dans la nudité du rêve, oh ! je
23 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
37as trouver sur l’heure. En petit et intéressé, ce geste s’appelle coquetterie ; en grand et gratuit sacrifice.) … feuilletons
38rire tournoyants mais non pas désordonnés, et des gestes tendres des bras en balançant vivement la tête. Quand elles parlent,
39fle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythme constamment imprévu.
40elle consiste — ô Danses ! avènement de l’âme aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du gouffre. Je
41surde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la
24 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
42ute celui d’être trouvé. J’ai toujours méprisé le geste de l’homme qui, le soir dans sa chambre d’hôtel, ferme sa porte à dou
25 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
43 à notre action. C’est pourquoi la plupart de nos gestes, loin d’être ordonnateurs et créateurs, sont simplement déterminés pa
26 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
44monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtr
27 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
45 citées, et qui vivent dans la mémoire avec leurs gestes lents et leurs passions étranges. Aussi, quelques enfants qui semblen
28 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
46ours une profanation que l’on opère. Du moins ces gestes sont-ils ressentis comme tels à cette époque. Or il est évident que c
29 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
47rde et magnifique, enseignante et désordonnée des gestes de l’humanité. Pour la philosophie, non contente d’avoir sophistiqué
48passées » que Descartes déjà méprisait… VI. Le geste de Pilate Lorsque Renan se résigne sans peine à cette « abdication
30 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
49t donna l’accolade à chacun. Puis il fit un grand geste de ses deux bras levés, — comme pour bénir les circonstants, — et sou
31 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
50s ? Comment ne voient-ils pas que chacun de leurs gestes pose la question des fins dernières de l’homme, et cela, qu’ils le ve
32 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
51ond de tempête et de battements sourds — avec des gestes de prêtre, avec une sorte de douceur… Pendant six minutes. Et quand c
52 parfois avec ironie, mais sans amertume ; et ses gestes sont souples, n’ont plus rien de la brutalité des années de combat, a
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
53ette volonté de plier l’attention aux phases d’un geste, d’une action ou d’une pensée. ⁂ Il reste la fameuse psychologie des
54ous replace dans la vision grande et efficace des gestes les plus simples de la vie. 2. Formule d’une personne « Leur po
34 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
55l’on discute, c’est de savoir si telle œuvre, tel geste ou telle théorie est conforme à cette ligne sacrée. Et malheur à qui
35 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
56 la plus active, la plus proche de la chose et du geste. Poésie, de poiein, ce sera : faire. Connaître, de cognoscere, sera :
57identiquement), c’est alors d’embrasser d’un seul geste, de réunir, de relancer vers sa vraie fin tout ce qu’une durée mauvai
58mêmes. » Le nom, qui désigne la chose, appelle un geste de l’homme pour cette chose. Le verbe, désignant ce geste, appelle un
59 l’homme pour cette chose. Le verbe, désignant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se tr
60ontinue qu’il contient en lui dans son être : son geste n’est plus que la traduction, dans l’univers matériel, du sanglot de
36 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
61atériellement, pour l’éditeur, de risquer un beau geste en faveur de quelque écrivain, peut-être génial, mais invendable sur
37 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
62issons de leur « histoire », c’est l’histoire des gestes de Dieu, dont les Hébreux ne furent que les instruments. C’est l’hist
38 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
63st une faim, une soif, une nostalgie que tous nos gestes, à notre insu, trahissent. Mais quelqu’un s’en est aperçu. Quelqu’un
39 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
64en un seul élan, où la vérité est attestée par un geste, et le geste sanctionné par la vérité. Voilà l’indivision cherchée, l
65an, où la vérité est attestée par un geste, et le geste sanctionné par la vérité. Voilà l’indivision cherchée, la garantie ce
40 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
66 solide et libérale ? ⁂ Je pars d’une image, d’un geste, d’une espèce de métaphore, dont j’éprouve tout d’abord le dynamisme.
67 dont j’éprouve tout d’abord le dynamisme. Image, geste ou métaphore qui consiste dans le rapprochement de deux mots, ou de d
41 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
68rencontrent même plus de refus, mais seulement un geste de doute, une allusion à l’infinie complexité de nos problèmes ; tous
42 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
69 à sa suite, à moins qu’il ne s’agisse de simples gestes mécaniques87. Après quoi je demanderais ce que peut bien signifier un
70 mot, qui est l’indivision de la pensée et de son geste. L’autorité de même sera l’indivision de la pensée et de ses risques.
71que. Elle réunit, en une seule phrase, en un seul geste, deux aspects du réel, l’être et l’expression, entre lesquels le temp
72s ces cas que de jouer sur un clavier de mots, de gestes ou de situations que l’on n’a pas eu à inventer ou à recréer. Il ne s
73ble : c’est l’acte d’incarnation de la pensée, le geste profond, spécifique et ordonnateur de la puissance occidentale99. Mai
74monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtr
75el nous vivions, jusqu’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la main — trahisse son immanente puissance. O
43 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
76e connaître — lève-toi et regarde les choses, les gestes incongrus et mécaniques des autres ; écoute bien ce qu’ils disent à t
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
77t, si ce « je » du récit de M. Blanzat faisait un geste franc, il est clair qu’il n’y aurait pas de roman. Mais, nous dit-il 
78pas de roman. Mais, nous dit-il : « le plus petit geste m’a toujours coûté ».
45 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
79per l’herbe sous les pieds » à la guerre. Mais le geste du capitaliste, qui eût été la plus belle farce de l’Histoire, a soul
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
80i l’âge le plus familier avec la mort.) Ainsi nos gestes se prolongent, et leur grandeur est dans l’attente qu’ils trahissent.
81l moderne est dégradant, c’est qu’on a limité ses gestes à l’immédiat, et borné son attente au salaire. Or toute vie est absur
47 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
82f (novembre 1937)ag Le monde entier connaît la geste de cette communauté de sans-foyers, d’âmes sauvages et musiciennes, l
48 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
83s, porteurs de torches qu’ils se passent avec des gestes lents, hallucinants, à grands sauts ralentis — le courant électrique
84, aux traits réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son isolement. « On nous lais
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
85cs, porteurs de torches qu’ils se passent avecdes gestes lents, hallucinants, à grands sauts ralentis — le courant électrique
86est plus spectaculaire, il ne fait plus de grands gestes symboliques et passionnés. Il ne tranche pas sur la platitude général
87, aux traits réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son isolement. « On nous lais
88si l’âge le plus familieravec la mort.) Ainsi nos gestes se prolongent, et leur grandeur est dans l’attente qu’ils trahissent.
89l moderne est dégradant, c’est qu’on a limité ses gestes à l’immédiat, et borné son attente au salaire. Or toute vie est absur
90garder où ils creusent ! Quel gaspillage dans les gestes instinctifs, — car ils oublient souvent de piquer ce qu’ils viennent
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
91ant lyrique de l’époque qui donnait un sens à nos gestes et comme une apparence de but aux nostalgies élémentaires. Tout mystè
92brisée contre la coque des bateaux neufs, etc. Un geste résume toute la situation : c’est celui du coiffeur fameux, premier g
93e à lamairie ? — L’homme au visage maigre fait un geste réticent. Le vieux le tient par la manche et lui martèle de sa canne
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
94est plus calme, la joie, si joie il y a, est sans gestes et sansflots de paroles. Nul pittoresque. Rien à « remarquer » parmi
95des. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes autour d’une auto, le claquement d’une portière, et je me retrouvai s
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
96t ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste involontaire ou cette expression fascinante, mais il pressent, à pein
53 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
97elle veut réduire — il s’attache aux faits et aux gestes qui ne sont ni tout à fait ce que l’on croyait, ni exactement le cont
54 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
98 inscriptions. Et naturellement, les non aryens… (Geste de barrage.) Nous pénétrons dans la grande salle. Ils sont en effet u
99on allocution. En terminant, il lève le bras d’un geste timide : — « Et en l’honneur de nos études romanes, Sieg heil ! » Un
100implement, n’a-t-il pas encore pris l’habitude du geste par lequel tout discours officiel doit réglementairement se terminer.
101u moins de sauver l’honneur. (Il est vrai que mon geste perd beaucoup de sa portée du fait que je suis étranger.) Au-dessus d
102 coup il se lève de son tabouret et avec un grand geste, le doigt pointé en l’air : « Je vais vous dire une chose : si tous l
103, mais par contre, il est au courant des faits et gestes de Mademoiselle Darrieux, la star. On nous affirme aussi qu’il est pr
104up. L’homme s’avance très lentement, saluant d’un geste lent, épiscopal, dans un tonnerre assourdissant de heil rythmés. (Je
55 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
105rsonnes et de lieux, de chiffres, de relations de gestes et de paroles, matériel avec l’aide duquel l’historien compose des fa
56 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
106 refaire avec ses mains le Paradis perdu et les « gestes de Dieu ». Le poète a reçu la vocation de restituer le cosmos à l’éta
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
107te page. (Et certes, le sens inconscient d’un tel geste n’est rien moins que la mise à mort de l’auteur. Pourtant il demeure
108 moins débiles dans leurs passions que dans leurs gestes de réprobation ? À défaut d’ennemis déclarés, où sera le courage que
109e roman breton se distingue-t-il de la chanson de geste, qu’il supplanta dès la seconde moitié du xiie siècle avec une étonn
110ans le dire. Il lui arrive de composer en un seul geste ou une seule métaphore à la fois l’expression de l’objet désiré et l’
111n’a pas eu le temps d’intervenir et de gauchir le geste spontané. Et c’est pourquoi les plus belles scènes du Roman sont cell
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
112 artifices cruels, tantôt des rites sacrés ou des gestes magiques, parfois aussi des disciplines profondes élaborées par des m
113le Çiva68 : « Pour mes dévots, je vais décrire le geste de l’Éclair (vajroli mûdra) qui détruit la Ténèbre du monde et doit ê
114nt ne craint pas de donner des précisions sur les gestes érotiques que l’on peut se permettre avec cette Dame. Et Guiraut de C
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
115 de tournures qui ne désignent plus seulement les gestes élémentaires du guerrier, mais qui sont empruntées d’une façon très p
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
116t ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste involontaire ou cette expression fascinante, mais il pressent, à pein
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
117ne suite d’extravagances. Chaque parole et chaque geste du héros devaient correspondre à des symboles déterminés. La maison d
118ion de l’ordre. (Ibid., p. 80.) 3.Chansons de geste et romans courtois Les chansons de geste sont nées au xie siècle,
119ns de geste et romans courtois Les chansons de geste sont nées au xie siècle, et pas avant comme l’a montré Joseph Bédier
62 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
120ller, chanter spontanément un répons, ce sont des gestes qui engagent, et par lesquels on témoigne. Ce sont des gestes qui man
121ngagent, et par lesquels on témoigne. Ce sont des gestes qui manifestent, visiblement, la communauté de la foi, de l’humiliati
122umiliation, ou de la joie chrétienne. Ce sont des gestes, enfin, qui favorisent l’oubli de soi et qui libèrent des fausses pud
63 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
123sseoir au culte de famille. Sa gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son sentiment… » Kierkegaard, lui aussi, répétait
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
124ours une profanation que l’on opère. Du moins ces gestes sont-ils ressentis comme tels à cette époque. Or il est évident que c
65 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
125tement que je suis faible… Si nous avons saisi le geste intime, le mouvement, la structure du mal, nous pouvons désormais pré
66 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
126rait ce que l’on croit, notez que ce n’est pas le geste de manger une pomme qui était mauvais aux yeux de l’Éternel, ni la po
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
127rait ce que l’on croit, notez que ce n’est pas le geste de manger une pomme qui était mauvais aux yeux de l’Éternel, ni la po
68 1944, Les Personnes du drame. Introduction
128 étions assurés d’une parfaite identité entre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation (encore faudrait-il croire
69 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
129umaine. Il imitera les philistins dans tous leurs gestes, conscient de récupérer par cet effort un droit de cité qui pour d’au
70 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
130sseoir au culte de famille. Sa gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son sentiment… » Kierkegaard, lui aussi, répétait
71 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
131ette volonté de plier l’attention aux phases d’un geste, d’une action ou d’une pensée. ⁂ Il reste la fameuse psychologie des
132us replace dans une vision grande et efficace des gestes les plus simples de la vie. Mais il faut dire aussi « l’actualité » s
133ssemblance et voisinage ». Ce regard rajeuni, ces gestes rudimentaires, cette odeur de bois fraîchement coupé que dégageaient
72 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
134 la plus active, la plus proche de la chose et du geste. Poésie, de poiein, ce sera : faire. Connaître, de cognoscere, sera :
135 identiquement, c’est alors d’embrasser d’un seul geste, de réunir, de relancer vers sa vraie fin tout ce qu’une durée mauvai
136mêmes ». Le nom, qui désigne la chose, appelle un geste de l’homme pour cette chose. Le verbe, désignant ce geste appelle une
137 l’homme pour cette chose. Le verbe, désignant ce geste appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se tro
138ontinue qu’il contient en lui dans son être : son geste n’est plus que la traduction, dans l’univers matériel, du sanglot de
73 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
139de corps par transparence, la synchronisation des gestes et de la musique, vingt autres procédés moins faciles à définir, en d
74 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Pour la suppression des visas (23 avril 1946)
140oix farouche, irrévocable. Se déplacer devient un geste naturel, et partir annonce revenir comme on prend un billet d’aller e
75 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
141a proclamation des résultats. Votez donc, mais ce geste nécessaire ne saurait être au mieux qu’un préalable. L’effort civique
76 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
142ième, une grosse femme en peignoir qui se farde à gestes menus. Le concierge irlandais hurle dans l’escalier. Des enfants pleu
143 dans la cour où les draps au vent font de grands gestes frénétiques. New York possède aussi deux cents gratte-ciels pour les
77 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
144ate, vous retourne d’un coup la paupière, fait un geste précis, tout est fini. Vous dites merci, l’autre est déjà parti, et v
78 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
145tions immédiates. Rendre un sens aux paroles, aux gestes et au costume, par cela même à la Surprise… Introduction à la vie hié
146nt, comme sans regarder, sort une page d’un petit geste nerveux : « Voilà ce que vous cherchiez, mon cher. Une bonne idée pou
79 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
147lutte contre les Nazis, c’est l’absence de grands gestes théâtraux, la sourdine mise à l’éloquence traditionnelle et le refus
80 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
148ième, une grosse femme en peignoir qui se farde à gestes menus. Le concierge irlandais hurle dans l’escalier. Des enfants pleu
149 dans la cour où les draps au vent font de grands gestes frénétiques. New York possède aussi deux cents gratte-ciel pour les b
150d’un coin de pays ou d’une scène de famille, d’un geste intime ou d’un visage bien-aimé. Prenons-en donc notre parti. Sauf si
81 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
151oix farouche, irrévocable. Se déplacer devient un geste naturel, et partir peut très bien signifier revenir après quelque tem
82 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Slums (janvier 1947)
152ième, une grosse femme en peignoir qui se farde à gestes menus. Le concierge irlandais hurle dans l’escalier. Des enfants pleu
153 dans la cour où les draps au vent font de grands gestes frénétiques. New York possède aussi deux cents gratte-ciel pour les b
83 1947, Doctrine fabuleuse. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
154ntion. C’est peut-être celui qui n’a pas fait tel geste ou telle action qui l’eût rendu fameux, riche, ou puissant selon le m
155s tire mon chapeau, Monsieur ! Et je parie que ce geste-là ne servira pas moins votre publicité que la photo pleine page et e
156mon titre : Le Héros de l’Incognito ! X. fait un geste vers la seconde bouteille, mais l’agent est déjà sorti. Il ne lui res
84 1947, Doctrine fabuleuse. Contribution à l’étude du coup de foudre
157foncent et se marquent. Je la rejoins. Alors d’un geste elle désigne la ville à nos pieds : « Mon mari m’a demandé de vous mo
85 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
158branche au-dessus de son front, on dirait que son geste même déclenche un mécanisme qui l’annule. Mais on dirait aussi que so
86 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
159ournées et de ses nuits, de ses pensées et de ses gestes, de son savoir, de ses refus, de ses aveuglements, de sa tendresse. C
87 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
160de corps par transparence, la synchronisation des gestes et de la musique, vingt autres procédés moins faciles à définir, en d
88 1947, Vivre en Amérique. Vie privée
161s avec une calme indifférence. Chaque pas, chaque geste, et chaque moue de la femme manifeste qu’elle sait ce qu’on lui doit.
89 1948, Suite neuchâteloise. VIII
162 sommes regardés un moment, de tout près. Un seul geste rapide eût suffi pour l’attraper par les oreilles. J’imaginai en une
90 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
163rlait récemment André Gide, toute la noblesse des gestes, des allures, toute la solennité des religions (les nôtres étant tenu
164 espace devant l’autel, une femme debout, sans un geste. Parfois le prêtre en pagne sort d’un coin noir, et vient planter aut
165e côté de la pièce. La subtile dissymétrie de ses gestes, soulignée par des avancements obliques du menton, en liaison stricte
166e relève du « goût », mais chaque forme et chaque geste sont dictés par le rite et revêtus de son autorité. Pourtant ce qui a
167se en scène pleine de sous-entendus. J’attends un geste, un cri. Rien ne se passe. Ou plutôt, je ne saurai jamais ce qui, de
168 deux wagons de céréales, on salue la grandeur du geste. Nehru, qui a visité la Russie soviétique il y a vingt ans, la tient
91 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
169ude perpétuelle. Chez eux, tout est dicté, chaque geste, chaque démarche, sont expliqués « scientifiquement » où sont prescri
92 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
170 symboles convenus l’ordre cosmique et les grands gestes rituels. La variation, l’innovation individuelle ne peuvent être à le
93 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
171its illusoires, ou refuser d’y renoncer, ces deux gestes manqueraient également de sérieux. Il n’est qu’une seule indépendance
94 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
172dis qu’ils lèvent la droite vers le ciel. Avec ce geste est née la Suisse. Ce fameux « serment des trois Suisses » doit être
95 1955, Preuves, articles (1951–1968). De gauche à droite (mars 1955)
173inue de gagner », etc. (p. 668). Ou encore : « Ce geste libérateur (refus de la CED) a renforcé immédiatement les socialistes
96 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
174ndon du moi (avec la même sincérité, dans le même geste) ; il est intensité mais déprimante, ascèse mais luxurieuse, défi mai
97 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
175 comme les rites des « primitifs » continuent des gestes sacrés dont le secret semble perdu, ou comme certaines de nos propres
98 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
176nière prescrite, à l’extrême de la précision, les gestes rituels symbolisant l’action d’un dieu. Toute variation individuelle,
99 1956, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Oserons-nous encore… » (6 novembre 1956)
177faire sous nos yeux hébétés, sans un cri, sans un geste — cela ? Ces voix rauques, jusque dans nos chambres, criant au secour
100 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
178ordre, nous disent-ils — ne serait-ce pas un beau geste « dialectique » ? Ne serait-ce pas un moyen, que dis-je, le seul moye
179supplément d’information ; et qu’elle exclut tout geste de fair-play à l’adresse d’adversaires intellectuels. Il s’agit d’une