1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1s ouvertes, et pendant des heures récite des odes grecques au murmure de l’eau ; la Princesse de Homburg lui a fait cadeau d’un
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
2le génie d’abstraction qui a produit la géométrie grecque. D’autres attribuent cette supériorité au machinisme, et la déplorent
3écusent lorsqu’il s’agit de conclure. Un écrivain grec, M. Embiricos, a trouvé la formule qui définit ce que les autres ente
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
4uivante : Mardi dernier a été célébré en l’église grecque de la rue Georges Bizet le mariage de M. Paul Morand avec la princess
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
5pour mieux communier avec la divine Nature. Mythe grec, mais devenu, par excellence, germanique ; mythe païen, mais il est b
5 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
6 coïncide avec celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante. Ain
6 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
7s ouvertes, et pendant des heures récite des odes grecques au murmure de l’eau ; la princesse de Homburg lui a fait cadeau d’un
7 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
8ant », ce païen calviniste, bien moins Romain que Grec — hélas d’un hellénisme style Empire — voilà peut-être le seul auteur
8 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
9ration des droits de l’homme. C’est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individ
10nd indistinct des peuplades indo-germaniques, les Grecs sont les premiers à se détacher, à prendre figure, donc à s’individua
11des origines communes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des t
12 par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Et ce
13Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va
14que cet individualisme est un retour du paganisme grec. Mais il est non moins évident qu’il représente une réaction inévitab
15tte conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en temps qu’Église vivante, il reste dans le
16e, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais elle deman
9 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
17 comme il se débat avec son latin de cuisine, son grec allégorique et son allemand mal accordé pour fabriquer ce petit nègre
10 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
18iques » que nous quand ils renvoient aux calendes grecques les tâches « spirituelles » et la construction théorique, oublient le
11 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
19u’il s’agit de celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante.) Ai
20« aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut les intermédiaires
12 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
21et organisatrice. Et non pas cette raison que les Grecs savaient mystérieuse, mais au contraire une raison ennemie de tout ce
13 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
22ra grande dans la mesure où elle sera biblique ou grecque, sublime dans la mesure où la synthèse des deux traditions sera domin
23ellement rythmé l’action, et vérifié l’étymologie grecque de poésie, qui est agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La l
14 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
24 Ce sera penser à partir de la fin. L’étymologie grecque du mot idée, c’est le verbe voir. Toute idée prend sa source et son é
25ie. Les Juifs ont eu la Loi et la prophétie ; les Grecs, l’homme dans la cité ; les Romains, l’ordre imposé par l’Empire ; le
15 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
26tre chaque épisode reparaissent les mêmes éphèbes grecs, porteurs de torches qu’ils se passent avec des gestes lents, halluci
16 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
27tre chaque épisode reparaissent les mêmes éphèbes grecs, porteurs de torches qu’ils se passent avecdes gestes lents, hallucin
17 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
28nt que l’Église romaine est infaillible. L’Église grecque lui en sut très mauvais gré et lui en fit de vifs reproches à ses der
18 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
29ées », dit saint Paul, « il n’y a plus ni Juif ni Grec, et tu es mon frère en la cité nouvelle si tu partages mon espérance.
30on à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs aux yeux de l’esprit. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères
19 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
31e important dans l’action, comme dans la tragédie grecque. C’est un travail tout nouveau pour moi, et très amusant. Avant de qu
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
32es. Plusieurs théologiens de tradition romaine ou grecque m’ont amicalement reproché de contraster l’Éros et l’Agapè d’une mani
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
33de Tristan et d’Iseut. On sait assez que pour les Grecs et les Romains, l’amour est une maladie (Ménandre) dans la mesure où
34étails les plus vieux mythes celtiques à ceux des Grecs — la quête du Graal à celle de la Toison d’or — et les doctrines de P
35mpire romain, — moins les péninsules italienne et grecque. Or les Celtes n’étaient pas une nation. Ils n’avaient pas d’autre « 
36 la survie des âmes, les Celtes s’apparentent aux Grecs. Mais toute doctrine de l’immortalité suppose une préoccupation tragi
37l’Ahura-Mazda (ou Ormuzd) des Iraniens, l’Apollon grec, l’Abellion celtibère. Dieux sombres : le Dyaus Pitar hindou, l’Ahrim
38 homme. C’est ici la grande hérésie docétiste (du grec dokesis, apparence) qui, de Marcion jusqu’à nos jours, traduit notre
39au-dessus des cieux », et dont « Noys » — de Noûs grec — est l’émanation intellectuelle et féminine ? Et d’où viendrait, sin
40ien de Troyes, et quelques éléments de mythologie grecque. On a longtemps polémisé sur l’autonomie relative des deux littératur
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
41n’est nullement l’agapè chrétienne ; c’est l’Éros grec, qui est jouissance, et jouissance d’une naturelle et surnaturelle Be
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
42 pourtant un Hindou, un Chinois s’en étonnent. Un Grec ressuscité ne s’en étonnerait pas moins. D’où nous viennent donc ce g
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
43s modernes sont presque retournés à la simplicité grecque, le tournoi de la fin du moyen âge, avec ses riches ornements et sa m
25 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
44 les activités d’une société donnée. Dans la cité grecque, par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnab
26 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
45ration des droits de l’homme. C’est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individ
46nd indistinct des peuplades indo-germaniques, les Grecs sont les premiers à se détacher, à prendre figure, donc à s’individua
47des origines communes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des t
48 par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Et ce
49Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va
50que cet individualisme est un retour du paganisme grec. Mais il est non moins évident qu’il représente une réaction inévitab
51tte conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en tant qu’Église vivante, il reste dans le p
52e, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais elle deman
27 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
53 les activités d’une société donnée. Dans la cité grecque, par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnab
28 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
54don, à partir desquels « il n’y a plus ni juif ni grec ». Elle ne demande pas « Que crois-tu ? Qu’espères-tu ? », mais elle
55tions protestantes, les anglicans, les orthodoxes grecs et russes, et les vieilles Églises du Proche-Orient, c’est-à-dire tou
29 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
56ans une entité collective : Satan, ou diabolos en grec, l’Accusateur, l’ennemi du genre humain, qu’on assimile aussi au Serp
57s divines, des messagers, — comme le dit leur nom grec, agellos ; des serviteurs à la fulgurante volée, dont la vitesse est
30 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
58, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais elle deman
31 1944, Les Personnes du drame. Introduction
59sable, cette identité scandaleuse. Folie pour les Grecs, dit saint Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus deman
32 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
60u’il s’agit de celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante.) Ai
61« aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut les intermédiaires
33 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
62bles de faire image. L’individu est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. C’est l’h
63 divers groupes qui fondent les premières thiases grecques, communautés comparables à la cité moderne, et basées non plus sur le
64es origines communes : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec. » Elles ne se fondent pas sur la classe ou la race, ni sur quelque a
65 Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Il n’e
66es relations constituant la Trinité, les docteurs grecs avaient adopté le terme latin de persona (rôle social). C’est ce même
34 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
67ubliés à Paris. Ce sont des essais sur les mythes grecs : Doctrine fabuleuse  ; un recueil d’articles intitulé Vues sur l’A
35 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
68acle nouveau ne tarda pas à le consacrer chez les Grecs : quiconque parviendrait à le dénouer régnerait sur toute l’Asie. ⁂
36 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
69e trompette. » Or, savez-vous ce que dit le texte grec, là où le français traduit « en un instant » ? Il dit en atomo — dans
37 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
70s de Finlande et de Suède, les orthodoxes serbes, grecs, ukrainiens et russes, les vieux-catholiques, les réformés hongrois,
38 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
71ches, ornée de colonnes et d’un fronton de temple grec. Je compte beaucoup de barbes longues et bouclées. La rue est sale. S
39 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
72ches, ornée de colonnes et d’un fronton de temple grec. Je compte beaucoup de barbes longues et bouclées. La rue est sale. S
40 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
73s autres, comme les Français, les Hollandais, les Grecs, les Russes. Mais les Allemands aussi, finalement, ont souffert, se s
41 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
74re trompette. » Or savez-vous ce que dit le texte grec, là où le français traduit « en un instant » ? Il dit en atomo — dans
42 1947, Doctrine fabuleuse. Le nœud gordien renoué
75acle nouveau ne tarda pas à le consacrer chez les Grecs : quiconque parviendrait à le dénouer, régnerait sur toute l’Asie. Ca
43 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
76gistre de l’humour profond, reproduit notre fable grecque, mais la conduit à une heureuse fin. L’oncle van der Kabel vient de m
44 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
77s de Finlande et de Suède, les Orthodoxes serbes, grecs, ukrainiens et russes, les Vieux catholiques, les réformés Hongrois,
45 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
78açonnée par le judéo-christianisme, par la notion grecque d’individu, par le droit romain, par le culte de la vérité objective,
46 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
79 germains, slaves et anglo-saxons, scandinaves et grecs, se verraient soumis aux mêmes lois et coutumes, qui ne pourraient sa
47 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
80ement paulinienne, mais combinée avec des notions grecques et romaines de mesure individuelle et d’organisation collective. Ces
81me des Français, des Allemands, des Danois ou des Grecs, c’est-à-dire comme s’ils n’étaient que quarante millions, soixante m
82e rassure un Français, un Allemand, un Danois, un Grec, et pour qu’ils en tirent quelque orgueil, encore faut-il qu’ils aien
48 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
83e centrale et les citoyens de Genève qu’entre les Grecs et les Hollandais, les Tchèques et les Portugais. Mais le Zougois et
49 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
84econd argument est dû à M. Cotsaridas, publiciste grec : Dans les domaines militaire, économique et politique, les organisat
50 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
85olitiques est typique de l’Européen, héritier des Grecs, des Romains, de l’Église catholique, et des clubs jacobins. Cette cr
86econd argument est dû à M. Cotsaridas, publiciste grec : « Dans les domaines militaire, économique et politique, les organis
51 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
87une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes réunion
88et de la Gnose en pleine effervescence, les Pères grecs et latins ne disposaient en fait que de notions et de mots inadéquats
89l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a
90iraient pas encore pour permettre la science. Les Grecs croyaient à l’ordonnance cosmique, mais ils n’en retenaient pour vrai
91 la différence fondamentale qui sépare la science grecque de notre science moderne, laquelle ne pouvait naître, selon lui, que
92 la pensée nietzschéenne Karl Jaspers23 : Si les Grecs, qui fondèrent la science, ont pourtant ignoré la science universelle
93… Devant l’immensité de l’expérience possible, le Grec s’en tient à des images cosmiques fermées, à la beauté du cosmos tel
94aussi, et même Descartes cèdent à cette impulsion grecque qui veut à tout prix établir une forme close, paralysant ainsi la sci
95 et dans l’espace — comme l’ont cru les atomistes grecs, puis Nicolas de Cuse et Giordano Bruno, et comme l’affirment aujourd
52 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
96par une révolte vaine, pure démence à ses yeux de Grec ou d’Oriental, mais par le rêve immense des religions, transformant l
53 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
97las, des considérations sur la tolérance chez les Grecs, les Hébreux, les Romains et les premiers chrétiens, des digressions
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
98que. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figurent pas pour a
99rmée, pour l’équipement de la campagne contre les Grecs, demande au roi cette faveur : exempter de la guerre un de ses cinq f
100ieu défileront les armées qui marchent contre les Grecs, et dans ces armées se trouveront les quatre frères et le père du cou
101du coupé en deux. Ce qui manque ici, c’est l’idée grecque de mesure et, en liaison avec elle, l’idée de liberté. Seule l’idée d
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
102me. La foi chrétienne va donc, elle aussi, parler grec. Mais son discours assemble un peuple et suscite une communauté. Cell
103ne de grâce et de vérité. » Ce scandale pour les Grecs, cette folie pour les Juifs, ce désordre aux yeux des Romains, cet av
104 ignoré de l’Antiquité comme de l’Orient. Car les Grecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient, que l’ascèse in
105curieux, mais non contradictoire, au fond, que le Grec rationaliste ait cru dans le Hasard, tandis que l’Hindou mystique, pa
106sacré ; si la seconde dimension, inventée par les Grecs, est celle qui fonde en soi l’individu et son mode de relations, la C
107 prochain. Cet homme, mieux libéré que l’individu grec, mieux engagé que le citoyen romain, mais libéré par la foi même qui
108 déjà fortement structuré à la fois par la pensée grecque, les traditions religieuses du Proche-Orient, et l’ordre impérial des
109idée de personne qui permet la synthèse de l’idée grecque d’individu et de l’idée romaine de citoyen, et maintient au travers d
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
110une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes réunion
111et de la Gnose en pleine effervescence, les Pères grecs et latins ne disposaient en fait que de notions et de mots inadéquats
112 sociétés non moins que de doctrines. Dialectique grecque et juridisme romain, catalysés par l’exigence chrétienne, ont produit
113te dès l’époque des conciles œcuméniques. Apport grec. — L’homme se détache du corps magique en lequel se mêlaient sans fin
114Si la dissociation menaçait en permanence la Cité grecque, c’est la sclérose collectiviste qui va causer la chute de Rome. C’es
115té morale qui était celle de l’individu selon les Grecs, et l’honneur de servir, qui était celui du citoyen romain. Il devien
116celui de l’abandon au sacré collectif — maladie « grecque » et maladie « romaine » de la personne. La spire Si dans la Pe
117e foi capable d’assumer le meilleur de l’héritage grec, et de le sauver de la dissociation bien mieux que n’avait su le fair
118x Pythagoriciens ? Faut-il imaginer que la pensée grecque, hantée par cette forme antinomique de l’entendement, l’aurait transm
57 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience du temps historique
119par une révolte vaine, pure démence à ses yeux de Grec ou d’Oriental, mais par le rêve immense des religions, transformant l
58 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
120sent plus séduisantes. Curieux et téméraires, les Grecs nous ont légué le mythe des Argonautes et l’Odyssée. Dans la quête de
121 passion colonisatrice a pu soutenir la passion « grecque » ou « judaïque » d’une quête pour l’amour de la Quête. Les raisons h
59 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
122l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a
123iraient pas encore pour permettre la science. Les Grecs croyaient à l’ordonnance cosmique, mais ils n’en retenaient pour vrai
124 la différence fondamentale qui sépare la science grecque de notre science moderne, laquelle ne pouvait naître, selon lui, que
125 la pensée nietzschéenne Karl Jaspers59 : Si les Grecs, qui fondèrent la science, ont pourtant ignoré la science universelle
126… Devant l’immensité de l’expérience possible, le Grec s’en tient à des images cosmiques fermées, à la beauté du cosmos tel
127aussi, et même Descartes cèdent à cette impulsion grecque qui veut à tout prix établir une forme close, paralysant ainsi la sci
128 et dans l’espace — comme l’ont cru les atomistes grecs, puis Nicolas de Cuse et Giordano Bruno, et comme l’affirment aujourd
60 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
129rtées, que la preuve décisive de leur succès. Les Grecs et les Romains ne disposaient pas d’une marge de supériorité incontes
61 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
130eille culture populaire et de souvenirs antiques (grecs et romains), mais qui était en voie de dépeuplement, voir si l’on peu
62 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
131le laisse de côté tous les apports qui ne sont ni grecs, ni juifs, ni romains, c’est-à-dire les apports germaniques, celtes,
132ntre, par exemple, le prophétisme juif et le sens grec de la mesure ; ou entre le sens critique d’un Socrate et la raison d’
63 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). … Et dona ferentes (Remarques sur la diffusion inégale de nos valeurs et de nos produits)
133borées aux origines mêmes de l’Europe ; la notion grecque d’individu et la notion chrétienne de personne. La première remonte a
134 C’est de la conjonction séculaire de ces valeurs grecques et chrétiennes que procède l’idée de liberté dans ses différentes acc
64 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
135 cette étude. La tradition des grands philosophes grecs nous léguait en effet les principes directeurs de toute recherche sci
65 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
136tant d’ennui ou de fatigue. Il nous mène du mythe grec de l’Europe jusqu’au drame de la lutte actuelle pour notre union, à t
66 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
137nstitue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Dieu-Homme et du paradoxe, du sacrifice et
138ent à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Eléates, et par aucun Romain. Il y aurait beaucoup à dire là
67 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
139ux.   EUROPE, qui fut d’abord un mythe sémite et grec, puis une définition géographique — l’Ereb hébreux, le pays du coucha
68 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
140rist en Dieu ». (Colossiens, 3, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèce, à travers Jean Scot Érigène, jusqu’à Richard de Sa
69 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
141i inspire cette pudeur qui caractérise tout amour grec »98. Il s’oppose plus encore à l’amour courtois, essentiellement fidè
142pè dont il est ici question n’est encore pour les Grecs que l’amour désintéressé ; mais dans l’esprit de Nietzsche, elle dési
143premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et l
70 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
144i inspire cette pudeur qui caractérise tout amour grec »27. Il s’oppose plus encore à l’amour courtois, essentiellement fidè
145pè dont il est ici question n’est encore pour les Grecs que l’amour désintéressé ; mais dans l’esprit de Nietzsche, elle dési
146premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et l
71 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
147nstitue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Dieu-Homme et du paradoxe, du sacrifice et
148ent à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Éléates, et par aucun Romain. Il y aurait beaucoup à dire là
72 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
149st en Dieu ». (Colossiens, III, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèce, à travers Jean Scot Erigène, jusqu’à Richard de Sa
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
150t qu’elle n’est jamais venue dans ce pays que les Grecs appellent maintenant l’Europe, mais qu’elle passa seulement de Phénic
151 Elle est si belle quant aux yeux — comme son nom grec l’indique — et d’une si éclatante blancheur, que Zeus lui-même s’en é
152hucydide entre autres, nous possédons une version grecque tardive : la célèbre « Idylle » de Moschos, qui date du iie siècle a
153t plus que se pelotonner sans défense ! Le milan grec qui fond sur l’aigle perse annonce la défaite de Xerxès et sa dernièr
154lon la plupart des commentateurs récents du Mythe grec6, Europe fut d’abord une déité asiatique avant de devenir une héroïne
155excellence. À la vérité, l’arrière-plan du mythe grec est sémitique. Il se situe dans un complexe assyrio-hébraïque auquel
156iens-Tyriens, c’est-à-dire des Cananéens, que les Grecs nommeront Phéniciens et qui sont des Sémites : les Hébreux de la mer.
157, de Tyr et de Sidon, donc de la « Phénicie » des Grecs. Il a son siège en Kaphtor (Crète) et il est aussi le grand dieu d’Ed
158érard, que le symbole fréquent dans les intailles grecques archaïques « du disque solaire et du croissant géminés, proclame l’or
159oncourt à prouver l’ascendance sémitique du mythe grec, ce qui n’a rien pour étonner le lecteur des travaux de Bérard sur le
160s sémitiques de tant de noms de dieux et de lieux grecs. Et tout cela nous renvoie, historiquement, à des événements situés a
161e avant notre ère, selon les anciennes chroniques grecques, méprisées par le xixe siècle mais confirmées par les recherches et
162s, ou de ces preuves, si l’on en revient au mythe grec, on voit qu’Europe reste le nom d’une puissance féminine enlevée à l’
163ondée par le dieu mâle qui règne sur l’Olympe des Grecs continentaux : le grand masque d’or retrouvé sous les ruines de Mycèn
164rèce continentale. Et voici le moment où le génie grec s’en empare pour le faire entrer dans son polythéisme et pour l’human
165ce, le principe, la racine de tout le polythéisme grec. Il maintient l’unité entre toutes ces divinités qui se multiplient e
166dans l’esprit de ces auteurs par la traduction en grec de l’allégorie (biblique) : au latin latus (large, étendu) correspond
167e) : au latin latus (large, étendu) correspond le grec eurus, dont dérive la forme poétique europos, assimilée à « Europe »
168ait ainsi établi entre la Genèse et la mythologie grecque. L’Europe ferait partie de l’économie du salut, serait donc un concep
169ce en passant en Italie : que c’est de là que les Grecs s’appelèrent Ioniens parce qu’Ion envoya des colonies sur les côtes d
170act ou de contamination entre les deux mythes, le grec et le biblique. Voyons d’abord les légendes grecques. Agénor, roi de
171 grec et le biblique. Voyons d’abord les légendes grecques. Agénor, roi de Tyr venu de la région du Delta pour habiter le pays d
172 vers cette terre du soir, — Hespéria, dirent les Grecs. Amentit-Europe-Hespérie, trois noms équivalents pour cette Terre du
173ent plus tard en Ionie, patrie d’Homère, la prose grecque et la philosophie. Qu’on n’oublie pas non plus qu’Hésiode, le premier
174père de Deucalion, qui fut précisément le Noé des Grecs… L’Antiquité tenait Japet pour l’ancêtre du genre humain. Audax Japet
175it mettre à côté du sombre Érèbe de la mythologie grecque. En effet, ne pouvant pas déplacer encore davantage vers l’Occident l
176ible. G. de Reynold, qui tient pour l’étymologie grecque, nous signale toutefois une raison supplémentaire en faveur de l’orig
177nt, du sémitique ereb, soir. d) Reste notre nom grec, celui de la fille d’Agénor. Ici, nous invoquerons de nouveau G. de R
178e. Nous avons là des composés de deux autres mots grecs : l’adjectif eurus, large, ample, spacieux ; le substantif ops, terme
179lles le sujet ? Pas tout à fait, car l’étymologie grecque ménage à son tour des possibilités diverses. Voici l’une d’elles, exp
180calion ? Que celui-ci est le Noé de la mythologie grecque, seul rescapé avec Pyrrha sa femme (grâce à l’Arche en demi-lune que
181n ? Hellén est donc l’arrière-petit-fils du Japet grec, tandis que Japhet était le fils du Noé biblique. La mère de Hellén,
182nts de ressemblance. Pourtant ce ne sont pas les Grecs qui ont « découvert » l’Europe, mais bien les Phéniciens, étendant le
183peurs y voilent la clarté du jour. Cependant les Grecs ont été les premiers à donner à ce continent le nom de la princesse e
184que cet universalisme ? Mais venons-en aux textes grecs. G. de Reynold32 distingue trois étapes dans le passage de la concept
185ment et de leur esclavage perpétuels. La race des Grecs, occupant les contrées intermédiaires, réunit ces deux sortes de cara
186istes » ou « unionistes » européens : On appelle Grecs plutôt les gens qui participent à notre éducation que ceux qui ont un
187des forêts s’agitait sous leurs pieds. Strabon, Grec du Pont, écrivant sous les règnes d’Auguste et de Tibère, nous donne
188trouve en effet dans Taine : C’est ainsi que les Grecs ont réussi à faire des montagnes et des rochers où ils étaient confin
189qu’on peut dire que les conquêtes successives des Grecs, des Macédoniens et des Romains n’ont fait elles-mêmes que la servir
190ne idée générale. Dira-t-on que tous ces auteurs grecs confondent l’Europe avec la seule province de Thrace qui porta en eff
191 d’Europe est beaucoup plus ancien, et les mythes grecs et sémitiques beaucoup moins éloignés de la réalité qu’on ne l’imagin
192que. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figurent pas pour a
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
193roisième groupe, que nous appelons maintenant les Grecs, occupa une partie de l’Europe et une partie de l’Asie. C’est d’un se
194 en leur puissance d’abord le glorieux empire des Grecs, puis … déportant hors des pays chrétiens un nombre d’âmes presque in
195lle soit réparée. … Bien qu’à présent le sort des Grecs soit lamentable et qu’il faille déplorer la ruine de Constantinople e
196 Arméniens, Jacobites, Maronites et le reste. Les Grecs se séparèrent de l’unité de l’Église romaine lorsque tu envahis Const
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — « Têtes de Turcs »
197avel et tant d’autres Renaissants, le vieux thème grec de l’opposition Asie-Europe : Aristote, grand sectateur de la sages
198t traduit les Saintes-Écritures de l’hébreu et du grec en arabe.) Postel croit à la Monarchie universelle, mais non pas à la
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
199hrétiennes (comme il y en a chez les Romains, les Grecs, les Éthiopiens, les réformés, etc.) feront bien de fusionner en un s
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
200ciennes républiques étoliennes et achéennes ; les Grecs avaient adopté pareil régime politique pour se défendre contre la pui
201la langue hébraïque ; la plus délicate, la langue grecque ; la plus importante, la langue latine ; disons enfin qu’à ne s’en te
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — L’Europe des lumières
202és de nous par un long espace de terre, comme les Grecs et les Romains à être séparés par une longue suite de siècles ; tout
203appelé outrage. Les Tartares, détruisant l’empire grec, établirent dans le pays conquis la servitude et le despotisme ; les
204s modernes, les anciens ne l’ont pas ignorée. Les Grecs eurent leurs amphictyons, les Étrusques leurs lucumonies, les Latins
205pour résister aux grands ? Comme jadis les villes grecques résistèrent au grand roi, et comme plus récemment la Hollande et la S
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
206t comme il convient la valeur de la liberté ; les Grecs le surent et c’est grâce à eux — dont les mérites ne pourront jamais
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (I)
207lie et le commerce actif de ce même pays avec les Grecs n’aient pas pu rester sans conséquences pour les habitants de toutes
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Goethe
208l nous faut sans cesse retourner vers les anciens Grecs dont les œuvres représentent toujours l’homme harmonieux. Nous devons
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (II)
209 c’est la période de transition entre la religion grecque et le christianisme. Entrez donc aussi, philanthropes et encyclopédis
210 plus tard, comme elle l’était en partie chez les Grecs d’alors ; puis elle répondait suffisamment aux forces et à la civilis
211ment qu’un seul homme était libre, — que le monde grec et romain a su que quelques-uns étaient libres, — mais que nous savon
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’harmonie entre les nations libérées à l’anarchie des États souverains
212 la domination d’Alexandre, la rivalité des cités grecques… et de même, l’Europe commence à n’être plus qu’une nation depuis qu’
213 la définition classique formulée d’abord par les Grecs, véritables ancêtres, selon lui, de notre « idée européenne » : L’Eu
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
214sme, du magisme, du platonisme, de la philosophie grecque et du droit romain. Si je ne croyais pas à l’Église, s’écrie quelque
215, le rétablissement des confédérations italienne, grecque, batave, Scandinave et danubienne, prélude de la décentralisation des
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
216 Burckhardt a louées ou négligées. Son Europe est grecque, puis Renaissante ; elle met au premier rang les moralistes français
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
217tienté de jadis ? Car l’humanisme, l’héritage des Grecs, ont-ils jamais été plus qu’une atmosphère morale, une atmosphère qui
218ous sommes depuis longtemps dans la situation des Grecs après les premières victoires romaines, peut-être subirons-nous aussi
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
219une créature vulgaire, formaliste, vide comme les Grecs de la décadence et ceux de l’histoire byzantine. Telles seraient les
220intitulé La philosophie à l’époque de la tragédie grecque. Du fond d’un éloignement chronologique et historique de deux milléna
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
221et soumise, quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. Reprenons maintenant ces Trois Sources.
222uropéenne réside dans la synthèse de la tradition grecque et de la tradition biblique. Au xxe siècle, cependant, les Européen
223t coutume de rapporter à des origines romaines ou grecques, relèvent plutôt de la source hébraïque. Ainsi, les Jacobins croyaien
224l’origine de la science moderne serait bien moins grecque que biblique. C’est Karl Jaspers qui l’a mis en lumière d’après Nietz
225ndes, et aussi dans la Grèce antique ; la science grecque est seulement une introduction et un moyen pédagogique. D’où vient la
226tion du monde et dans la conscience de l’être des Grecs — la science en tant que construction logique fait éclater la logique
227s des millions de vies intimes. Quant à la source grecque, qui ne peut irriguer que les couches intellectuelles de nos pays, el
228. La renaissance de notre intérêt pour les choses grecques se traduit au xxe siècle par les signes les plus divers : découverte
229; reprise des thèmes et des titres de la tragédie grecque par la plupart de nos dramaturges, poètes et compositeurs (les Choéph
230ose ainsi le problème de la vitalité de la source grecque dans notre temps : L’homme — celui de l’Occident du moins — travaill
231stion devient pour nous brûlante : que furent les Grecs ? Au surplus, lorsque nous éprouvons les nombreuses insuffisances de
232ent la mesure de toutes choses, signifie pour les Grecs que le monde est un cosmos et qu’un ordre strict détermine tout. Cett
233rdre strict détermine tout. Cette « Nature », les Grecs ne se sont pas contentés d’y croire : ils ont cherché à la comprendre
234 culture de l’Europe, c’est la découverte par les Grecs de la manière dont cet Ordre se manifeste à notre connaissance comme
235scurcies dans notre monde, tel est l’héritage des Grecs. Il n’est pas perdu, et conserve aujourd’hui sa force.281 Cependant
236 aujourd’hui sa force.281 Cependant, l’héritage grec, interrogé par l’homme du xxe siècle, tient en réserve bien d’autres
237ortels du haut des régions célestes, un homme, un Grec, le premier, osa lever ses yeux mortels et se dresser contre elle, en
238modèle d’Alexandre le Grand, fut le Siegfried des Grecs, héros juvénile, fort et courageux, sans trop d’esprit, qui se précip
239able Européen, enfin, par la rencontre en lui, le Grec, des traits de caractères nationaux les plus divers, français, anglai
240t, pour peu de temps, l’âme la plus naturellement grecque et chrétienne de notre temps. Jugeant, et avec quelle intransigeance,
241 vraie tradition européenne tout ce qui n’est pas grec ou évangélique, et notamment la source romaine et la source hébraïque
242t la dernière et merveilleuse expression du génie grec, comme l’Iliade en est la première ; l’esprit de la Grèce s’y laisse
243t accent de simplicité qui est la marque du génie grec, et qui fait tout le prix de la tragédie attique et de l’Iliade. … Ri
244sées d’une manière qui n’appartient qu’à lui. Les Grecs, le plus souvent, eurent la force d’âme qui permet de ne pas se menti
245s de la Renaissance par la découverte des lettres grecques, le génie de la Grèce n’a pas ressuscité au cours de vingt siècles. I
246rait qu’on ne rencontre nulle part à Athènes. Âme grecque et intelligence romaine — voilà ce que c’est. Telle est aussi la diff
247aine en général ne seraient intelligibles. Chaque Grec a un trait de Don Quichotte, chaque Romain un de Sancho Panca, toutes
248ituant l’héritage vivant de l’Europe.293 Source grecque et source chrétienne sont restées de nos jours les deux plus vives. S
249s humains de cette nation. C’est l’antique nation grecque des viie et vie siècles avant J.-C. En son sein se manifeste une at
250 forme de culture cohérente et systématique : les Grecs la nommèrent philosophie… Dans cette irruption de la philosophie, ent
251 tout de suite que la philosophie, la science des Grecs, n’est rien qui les désigne d’une manière spécifique ni qui soit appa
252t ces philosophies sur le même plan que celle des Grecs, et les considèrent simplement comme des configurations historiques v
253s et de principe. Ce n’est en effet que chez les Grecs que nous trouvons cette attitude nouvelle à l’égard de la « théorie »
254 et générale. L’attitude théorique prend chez les Grecs son origine historique. La « crise de l’existence européenne » dont o
255types d’Européens, depuis les Irlandais jusqu’aux Grecs et des Portugais aux Finnois. Il est exact que certains de ces mots s
256an prométhéen. Après tout, Prométhée est un mythe grec, et ce n’est pas des Grecs que nous vient la technique. Platon : Entr
257 Prométhée est un mythe grec, et ce n’est pas des Grecs que nous vient la technique. Platon : Entre l’exercice d’une professi
258r un regard en arrière sur ce qu’accomplirent les Grecs et les Romains dans le monde, il n’y a pas si longtemps. Nous verrons
259s humains… Au iie siècle avant Jésus-Christ, les Grecs conquirent toute l’Inde, jusqu’au Bengale, et au même siècle, les Rom
260t aujourd’hui l’Espagne du sud et le Portugal. Le grec « populaire » dans lequel fut rédigé le Nouveau Testament, au Ier siè
261-romain par les armées romaines, tandis que l’art grec, au service d’une religion hindoue — le bouddhisme — accomplissait un
262iques n’avait pas encore fait son apparition, les Grecs pouvaient se vanter, comme nous pouvons le faire aujourd’hui, d’avoir
263me et les dimensions. Cette emprise de la culture grecque, à partir du ive siècle avant Jésus-Christ, fut pour le monde un cho
264actions psychologiques de défense qu’au temps des Grecs et des Romains… Naturellement, je ne veux pas insinuer par là que nou
265s choses se terminent tout autrement que pour les Grecs et les Romains. La rencontre contemporaine entre le monde et l’Occide
266sait et multipliait les problèmes de la « polis » grecque. Mais, dans la perspective où nous le voyons maintenant, le moment où
267enne sur eux est plus profonde que celle du monde grec sur l’Orient ; elle s’insinue, d’une façon ou d’une autre, et d’avent
268reposait pas exclusivement sur l’esprit. La forme grecque est encore à la racine de l’art de l’Extrême-Orient, et l’Éthos juif
269e initiale peut en être cherchée dans l’antiquité grecque, car celle-ci avait discerné déjà l’essence de nos méthodes scientifi
270nce de générations d’étude de la poésie latine et grecque. Aujourd’hui encore, l’anglais dispose de possibilités permanentes de
271rations modernes dans les vieux textes hébreux et grecs ; la Révolution française emprunta ses symboles et les titres de ses
272ous unir, rappelle plutôt celle d’un char à bœufs grec peinant dans la boue de la Thessalie. Reconnaissons ici, et dans la f
89 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
273t les arrachent à l’insouciance »1. Mais un autre grec, Strabon, écrivant sous Tibère, attribue au contraire cette même supé
274ment d’une princesse de Tyr par le grand dieu des Grecs, transformé en taureau, traduit l’Histoire : notre Europe est effecti
275me. À l’individualisme qui régnait dans les cités grecques, il substitue le culte de l’État et des grandes institutions centrali
276semble qu’un des héros de la plus ancienne poésie grecque symbolise au mieux la passion qui anime cette aventure sans précédent
277tiques de l’Amérique13. La victoire militaire des Grecs sur les Troyens préfigure les expéditions militaires des Européens su
90 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
278 à l’ancêtre du Forum lui-même, c’est l’agora des Grecs, où naquit le civisme occidental. Que la mairie (l’hôtel de ville, le
279é16. Face à l’hôtel de ville, l’église. Le temple grec sur l’agora, l’autel romain sur le forum, enfin l’église chrétienne o
91 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
280angers en Suisse (Italiens, Allemands, Espagnols, Grecs et Turcs). Ce n’est pas le Marché commun qui les amène. C’est l’expan
92 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
281t joué les Européens, et eux seuls, des stoïciens grecs et romains aux Pères de l’Église et aux rationalistes du xviiie sièc
93 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
282 intellectuel et spirituel des Églises romaine et grecque — il connaît et il redécouvre la valeur des rites et des symboles et
94 1965, Fédéralisme culturel (1965). II. « Devenons nous-mêmes ! »
283nir nous-mêmes, selon la grande formule d’origine grecque, et si goethéenne, de Nietzsche : Werde, was du bist ! Deviens ce que
95 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « Ce petit peuple égalitaire… »
284poratif mais non collectiviste, esprit de la cité grecque mais re-tribalisée par l’Allmend, propriété coopérative. Et la struct
96 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Les paradoxes de la vie économique
285 dizaines de milliers d’Espagnols, de Turcs et de Grecs posent des problèmes sans précédents aux entreprises, aux communes, e
97 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
286 traditions communes à tous nos peuples, comme la grecque, la romaine, la judéo-chrétienne, la celte, la germanique, etc., bien
287euchâtelois, peint de belles Siciliennes au front grec, à l’œil noir, sur un fond de mer romantique. C’est assez nervalien,
288 de l’homo alpinus : des cheveux bouclés de pâtre grec, un front de taurillon d’Uri, le teint brun. Virtuosité du trait qui
289ratique, naturellement alpestre et volontairement grec, exilé dans le temps et la hauteur, Spitteler demeure un sommet que l
290 intellectuel et spirituel des Églises romaine et grecque — il connaît et il redécouvre la valeur des rites et des symboles et
98 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
291louse-Lautrec, tantôt remonte au dessin des vases grecs, tantôt s’amuse à refaire Les Ménines de Vélasquez, ou s’inspire de s
99 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
292t : l’Europe seule a conçu, et possède dès l’aube grecque, une littérature, au sens actuel du mot, profane, diversifiée, englob
293inno-ougrien) par leurs racines indo-européennes, grecques, latines, et par leurs emprunts mutuels dans l’ère moderne. Ce n’est
100 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
294 se passe bien plus vite de nos jours qu’à l’aube grecque de notre histoire. Je ne cite pas la Grèce par hasard. Car je tiens l
295tre ère l’apparition de la polis, dans la société grecque archaïque. Et l’on sait que la polis devint en moins d’un siècle l’un