1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1 compliquée encore et nuancée jusqu’à l’ennui. La guerre a donné le coup de grâce à cet esthétisme énervant qu’on appelle symb
2nchée, puis « le sport l’a saisi aux pattes de la guerre encore contus de huit coups de griffes et chaud de l’étreinte du fauv
3 pour lui, d’une façon obsédante, le rythme de la guerre. Du moins a-t-il ainsi évité le choc fatal pour tant d’autres du guer
4pprentissage de la vie, est l’apprentissage de la guerre, dira-t-on. M. de Montherlant répondra : non, car la faiblesse est le
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
5nte aventure. Les épisodes s’appellent : collège, guerre, sport… la Relève du Matin, le Songe, les Olympiques. Et voici le Cha
6Olympiques. Et voici le Chant funèbre, adieu à la guerre et aux jeux, avant de partir pour de nouvelles conquêtes. Terriblemen
7tte absence de haine ; cette épouvante, devant la guerre… proviennent de plus d’humanité ou de moins de santé ». À maintes rep
8qu’il appelle, c’est autre chose que l’absence de guerre, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « 
9st entré de plain-pied, en même temps que dans la guerre. Que de sacrifices ne lui devra-t-il pas offrir ainsi les romans « in
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
10quement à cet épuisant et forcené gaspillage : la guerre. Certains s’en tiennent à leur dégoût et l’exploitent. Ainsi se légit
11, Marcel Arland, — plus jeune, il n’a pas fait la guerre — c’est le même désenchantement précoce, sans la brusquerie de ses aî
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
12ril 1926)q Un artiste de grand talent à qui la guerre a fait perdre le goût des théories d’écoles et de quelques autres pla
5 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
13bleau de la France de l’Édit, victorieuse dans la guerre de Trente Ans, l’orateur expose comment on en vint à la Révocation. C
14de révocation commencent à se révéler politiques (guerre de la confession d’Augsbourg) et surtout morales : car malgré des fél
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
15 d’un traité de paix. Entre moi et vous, c’est la guerre. » Voilà pour les critiques, « punaises glabres et poux barbus », qui
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
16fait de la révolution russe… cet autre fait de la guerre… et puis, tenez ! ce fait surtout de la sacro-sainte Raison utilitair
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
17era le Central de Genève ? Tout est possible : la guerre et la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réve
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
18peu ironique des cours d’Europe à la veille de la guerre. De cette espèce de collaboration résultent à la fois le défaut de co
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
19toile mouillée d’une tente d’Indiens, des petites guerres mystérieuses, avec des ennemis et des alliés imaginaires, des jeux en
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
20titulé Les Chants de Maldoror. De 1870 jusqu’à la guerre son influence fut « quasi nulle », et peut-être va-t-il rentrer dans
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
21ivité de cet espion anglais qui parvint durant la guerre à diriger le service de contre-espionnage allemand chargé de sa filat
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
22nte de Perken, qui est tombé sur les « pointes de guerre » empoisonnées des Moïs, est un morceau admirable et atroce où éclate
14 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
23angnier devait relever l’anomalie : Briand met la guerre hors-la-loi, aux applaudissements des braves gens, qui par ailleurs m
24t en prison Martin parce qu’il refuse de faire la guerre. (Ça n’est pas tout à fait des mêmes braves gens qu’il s’agit dans le
25ins : Martin fait dans la paix ce que firent à la guerre ses aînés : c’est pour la même cause qu’il se sacrifie, avec le même
26 ? » Un seul se permit de répondre que toutes les guerres sont défensives. Quelqu’un me demandait, à la sortie : « Avez-vous j
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
27 l’on eût difficilement prévue au lendemain de la guerre, c’est sur la notion — et la pratique — du service nécessaire que se
28, leur travail, leur chômage, leurs vacances, les guerres, les grèves, les pourritures de leurs parlements et l’insolence des p
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
29la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse autou
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
30s ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie :
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
31ris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. L
32 « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il y a la misère présente : pourq
33d’entente avec l’URSS. Nous ne pensons pas que la guerre soit, comme l’écrit Lefebvre, la seule « chance » des capitalistes. I
19 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
34roduit ses effets sur tous les plans, celui de la guerre y compris. Mais il est bon de préciser, fût-ce à l’aide d’un seul exe
35rtant je vis des larmes dans ses yeux, c’était la guerre. Brève nuit d’août, le temps d’un peu se souvenir. Et bientôt paraîtr
20 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
36pital. Comme les autres ils ont été ruinés par la guerre, c’est-à-dire qu’ils n’ont plus de monnaie : cela n’a rien changé à l
21 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
37 cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des imprécations montent de toutes les parties de la te
38contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, e
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
39prennent un jour l’acuité qu’elles ont, depuis la guerre, chez nos voisins. Du Front noir national-socialiste (Otto Strasser)
23 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
40nt les questions que se posait, vers la fin de la guerre, dans le presbytère d’un village de la Suisse allemande, un jeune pas
41equel, trop souvent, elles s’étaient appuyées, la guerre et la révolution le bouleversaient brutalement, mettant à nu les vrai
42 mais qui paraît finalement en librairie après la guerre. Aventure étonnante que celle de ce commentaire né de la détresse quo
24 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
43tte équivoque, sans doute pensa-t-elle jusqu’à la guerre pouvoir rester longtemps la dernière à souffrir. Elle risque cependan
25 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
44 erreurs qui, depuis vingt, ans, nous ont valu la guerre, le chômage et les dictatures ? Nous trouvons une certaine attitude h
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
45eurs décisifs de l’inflation, du chômage et de la guerre moderne économique et militaire. 8° C’est au nom d’antagonismes natur
27 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
46Ce que cela veut dire. C’est une des leçons de la guerre. Notre refus est instinctif devant un avenir, un espoir, une action d
28 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
47es premières graves confusions commises depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
48tièrement par le fait qu’il était, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel,
49x, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiq
50 soi-même et de tout. Et nous vîmes, tôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
51? Certes, et c’est cela que nous voyons depuis la guerre. On pourrait aussi supposer que la leçon des catastrophes dictatorial
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
52s, anciens officiers et sous-officiers pendant la guerre, s’embarquent pour l’Amérique du Sud. On les a engagés pour instruire
53 par d’énormes cimes neigeuses. Le ministre de la Guerre, un métis assez suspect, les paye mais ne leur donne rien à faire ; f
54r dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situation où nous sommes, nous ne pouvons plus nous
55ps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et q
56lemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et qui en faisait un pays pauvre, ab
57ir le coup, malgré les trahisons du sort. Mais la guerre, mais la politique surtout, sont en train d’ébranler leur prestige. L
32 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
58deux ans (« Il avait arpenté tous les camps de la guerre de Sécession, mais il n’en parla pas »), et servi par un garçon trist
59Cahiers vaudois, réuni autour de Ramuz pendant la guerre. (C’est par cela surtout qu’il est Suisse, au mépris de tous les raci
33 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
60 Salut.) Le Mouvement des Groupes est né après la guerre, de l’activité purement individuelle d’un jeune pasteur américain, Fr
61la christianisation du Japon, une autre contre la guerre de Chine. « La société contemporaine est une invalide, mentalement dé
34 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
62le bien que la pensée dominante, dans toute cette guerre faite à la foi évangélique, ait été celle des Espagnols et des Romain
35 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
63on, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte.
64s à dénoncer et à combattre les instruments de la guerre menaçante : politiciens, maîtres de forges, journalistes. La corrupti
65agents les plus puissants qui travaillent pour la guerre. Les communistes ont parfaitement raison de soutenir que le régime es
66soutenir que le régime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capita
67gime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capitaliste. Mais ils s’
68réelle, comme il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de la justice. Ces simplifications résument des études qu
69la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre. Primauté du paraître sur l’être. ⁂ Définitions. — La personne, c’es
36 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
70ur les plus déplorables duperies collectives, les guerres « nationales », par exemple2. Le fascisme a montré à nu ces prétentio
71 me défends en attaquant. Je préfère porter cette guerre qu’on me fait sur le territoire ennemi. Je fais de la politique pour
37 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
72tièrement par le fait qu’il était, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel,
73x, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiq
74 soi-même et de tout. Et nous vîmes, tôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec
38 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
75 cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des imprécations montent de toutes les parties de la te
76contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, e
39 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
77sme. Le fascisme, c’est la tyrannie, le crime, la guerre et l’oppression des ouvriers. « Qu’ils y viennent un peu voir ! » dit
40 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
78ris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. L
79 « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il y a la misère présente : pour
80d’entente avec l’URSS. Nous ne pensons pas que la guerre soit, comme l’écrit Henri Lefebvre, la seule « chance » des capitalis
41 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
81on, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte.
82s à dénoncer et à combattre les instruments de la guerre menaçante : politiciens, maîtres de forges, journalistes. La corrupti
83agents les plus puissants qui travaillent pour la guerre. Les communistes ont parfaitement raison de soutenir que le régime es
84soutenir que le régime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capita
85gime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capitaliste. Mais ils s’
86le, tandis qu’il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de la justice. Ces simplifications résument des études qu
87la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre. Primauté du paraître sur l’être. La Personne : fondement de la C
42 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
88n fonde le Collège de Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triom
89 dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant.
90nous avons maintenant à nous défendre, dans cette guerre qui nous est déclarée. Or le meilleur, le seul moyen de se défendre —
91its de caractère, son héroïsme durant la dernière guerre, bref, sa personnalité, car bien d’autres en ont autant qui ne sont p
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
92s du capitalisme créateur d’injustice sociale, de guerres, de chômage, d’immoralité publique et d’un mercantilisme général qui
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
93l’on n’arrêtera pas en augmentant les dépenses de guerre. Edschmid nous conte les aventures de cinq sous-officiers de la derni
94s aventures de cinq sous-officiers de la dernière guerre que le chômage contraint à s’engager comme instructeurs de l’armée bo
95e, le droit de parler haut. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situation où nous sommes, nous ne pouvons plus nous
96chmid est plus fort. Attendrons-nous la prochaine guerre pour lire dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
97che), ses brusques changements de décor suivis de guerre d’usure contre l’inertie fascinante, cette vie faite d’embêtements et
98 Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empiriques : d’une part, les cler
46 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
99t, qui, cinquante ans avant Nietzsche, partait en guerre contre la philosophie de l’Évolution selon Hegel, et dénonçait en ell
47 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
100issance contre les menaces réelles, — qui sont la guerre et l’étatisme totalitaire. C’est très simple. Trop simple, sans doute
48 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
101s dire, avec E. R. Curtius, d’une « propagande de guerre » qu’on aimait à croire périmée. M. Chuzeville a eu le tort de vouloi
49 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
102 les pacifistes pour oser réclamer ouvertement la guerre (contre les régimes fascistes). « Orgueil patriotique » — c’est de no
50 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
103es de solitude à Paris, puis en Suisse pendant la guerre. Elles préparent aussi le retour de Lénine en Russie, au début de 191
51 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
104lliser un désordre. C’est croire que l’absence de guerre suffit à établir une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État
105aiser leur conflit. Si l’on rappelle en outre les guerres du Languedoc entre Rohan et Richelieu — dernières luttes du fédéralis
52 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
106le nom de liberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction
107iberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée
108 et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée française. Car, si nous compren
109d’hommes qui savent ce qu’ils ne veulent pas : la guerre, l’anarchie capitaliste, la dictature, le Comité des Forges, la diplo
53 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
110urons, ces défilés farouches — tout cela signifie guerre en français. Il n’y a rien à faire contre ce jugement. Je vous le dis
111 possible : c’est que ces types se préparent à la guerre. Lui. — Je vous répète que ce n’est là, tout simplement, qu’un goût
112goût que nous avons, cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allema
113us avons, cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aim
114: « La lutte contre la faim et le froid est notre guerre. » Je sais bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en
115par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un monde sans misère : voilà n
116s pour édifier un monde sans misère : voilà notre guerre ! » En somme, si le mot n’était pas interdit, je dirais que c’est de
117s pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos concitoyens qu’en les app
118ousiasmer vos concitoyens qu’en les appelant à la guerre, même si c’est pour la paix ? Voyez la différence : quand Briand voul
119raît bien plus urgent que d’aller faire la petite guerre dans les bois de Meudon. Et c’est plus dangereux aussi. Lui. — Bien
120versaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dange
121ilité34. À quoi cela vous mènera-t-il, sinon à la guerre ? Lui. — Peut-être qu’il faut cela… Moi. — Vous ne le disiez pas to
122e, c’est bien plutôt son idéalisme lamentable. La guerre actuelle n’est pas du tout un appel à la virilité. Nous ne sommes plu
123s de Frédéric le Grand et du Maréchal de Saxe. La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une m
124ts humains. Mais il y a d’autres solutions que la guerre. Faire valoir toutes les différences, tous les contrastes, à l’extrêm
125umaine, l’exaltation des différences aboutit à la guerre, forcément. Moi. — Dans votre optique, oui ! Parce que vous placez t
126bien que nous n’avons aucune raison de vouloir la guerre contre la France. Qu’aurions-nous à y gagner, je vous le demande ? M
127gime. Moi. — J’en reviens à notre problème de la guerre en soi. Quelle solution donnez-vous à cette question de l’utilisation
128cures, brutales, de l’homme ? La préparation à la guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, ave
129s la transposer sur un plan autre que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant don
130que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant donnés ses instruments actuels. Nous
131 donnés ses instruments actuels. Nous voulons une guerre créatrice, et non pas destructrice. Tout l’effort de la civilisation
54 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
132eur chrétien commandant aux chrétiens de faire la guerre, à Charlemagne baptisant les Saxons pour leur prouver la puissance de
133e des formations de masses s’est avérée depuis la guerre, soit en Russie, où Lénine triompha par le moyen d’une minorité infim
134éveloppe très rapidement dans le Japon d’avant la guerre, il comprend qu’il lui est impossible de se dire vraiment chrétien ta
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
135la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse grand
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
136eunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fi
137rce en face d’impérialismes conquérants mène à la guerre ? Oui, si nous l’affirmons sans l’exercer avec puissance, si nous ref
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
138. Avec lui, 6 académiciens ont été élus avant la guerre (suivent les noms). Depuis 1930, l’Académie a élu 13 membres nouveaux
58 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
139moins que ceux de Sorel. Jusqu’au lendemain de la guerre, il était difficile de mettre en doute la sincérité de son attachemen
140ées d’une révolution de masses, donc d’un état de guerre, l’étatisme a pu — et même dû — devenir du premier coup totalitaire.
141sées sont en effet les conditions qu’impose toute guerre moderne, civile ou étrangère. Ainsi les dictatures, décriées par les
142rales du pays. Ils ont tiré la grande leçon de la guerre : pour réussir à concentrer l’économie entre les mains de l’État, il
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
143ue la condition indispensable d’une discipline de guerre. Il n’a pas vu que cette même structure était la cause de la stérilit
144aix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, pré
145re. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut empêcher le pire, qui devient dès lors fatalité. Le jacob
146abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute v
147rre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute volonté humaine, bonne ou mauvaise. Alors, qui osera d
148op tard ? Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution française, c’est désespérer de la
149sément parce qu’il est trop tard pour empêcher la guerre par tout autre moyen, que nous devons faire cette révolution-là. 57
60 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
150 quand se pose soudain la question du uhlan de la guerre de Bohême : il s’arrête au milieu de la campagne et demande : « De qu
151 de vieux combats qui traînent, mais déclarer une guerre nouvelle au nom d’une ambition plus vaste. C’est donner dès maintenan
61 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
152x mesures de l’utilité générale. C’est dans cette guerre d’usure, millénaire, qu’elle s’est formée et clarifiée, qu’elle s’est
62 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
153e. On porte l’arche au-devant des armées, dans la guerre, comme le symbole de l’unité du peuple, mais son usage est interdit p
154u peuple, mais son usage est interdit pendant les guerres civiles : c’est que la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa l
155ole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le royaume d’Israël fut davantage une ecclesia qu’une p
63 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
156ourait le terrain en hurlant au hasard son cri de guerre : « Qu’on lui coupe la tête ! » — Ainsi nos mots se déforment entre n
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
157t, de la situation intenable que révéla la grande guerre. Cela ne pouvait pas durer. Les masses ne pouvaient pas durer dans la
65 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
158prise. Certes la décadence du régime tzariste, la guerre perdue, la misère du peuple, l’absence de tout esprit civique dans le
66 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
159ons, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mesure commune nulle part. Hitler parut et dit :
160nte qu’il s’agit ici de régimes entre lesquels la guerre est déclarée, au nom de doctrines et de buts dont certains nous parai
161ques des deux côtés. Le travail doit remplacer la guerre. (« La lutte contre le froid et la faim est notre guerre ! » peut-on
162 (« La lutte contre le froid et la faim est notre guerre ! » peut-on lire sur les panneaux de propagande du Secours d’hiver al
67 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
163eunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fi
164voir un principe d’action créatrice, ou une bonne guerre d’agression qui lui permette de doubler le cap de la désespérance. Et
165e, en face d’impérialismes conquérants, mène à la guerre ? Oui, si nous l’affirmons sans l’exercer avec puissance, si nous ref
68 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
166igner l’auteur mystérieux du mauvais temps, de la guerre ou des pestes. Cet amour, ce culte rendu à des déterminismes de plus
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
167, Europe (janvier 1937)aa On se souvient de la guerre des Balkans. Elle éclata, nous apprend M. Briffaut, parce qu’une baro
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
168 ». Voilà l’anti-Lanson qu’on attendait depuis la guerre. Mais peut-être arrive-t-il un peu tard. Peut-être posons-nous déjà d
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
169oske, commissaire du peuple devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir, de « l’homme à poigne » tou
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
170iste le plus ardent. Elle ne peut livrer qu’une « guerre juste », puisqu’elle est incapable d’attaquer. Elle ne joue que le rô
73 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
171ion plus ou moins rationnelle entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la foi et du Prince de ce monde ; nécessité du tém
74 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
172l’Allemagne ayant, comme chacun sait, déclaré une guerre sans merci à toutes les formes d’intelligence réfractaires à la capor
75 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
173Tolstoï en 1937 ne trouverait pas un éditeur pour Guerre et Paix : pensez donc, un roman en 10 volumes ! Et l’Adolphe de Const
76 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
174 et refus de tout moyen terme entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la foi et du Prince de ce monde ; nécessité du tém
77 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
175r vingt ans. Nous n’avons pas plus de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre, en outre, nous met en arrière de 1
176 de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre, en outre, nous met en arrière de 1 milliard au moins. Voilà donc 3 m
177proprement « couper l’herbe sous les pieds » à la guerre. Mais le geste du capitaliste, qui eût été la plus belle farce de l’H
78 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
178es drakkars norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque so
179 L’esprit fort et l’esprit de clocher se font une guerre acharnée dans ces pages et ils l’emportent tour à tour, jusqu’à la sy
180, pour me faire pardonner. Pédenaud est mutilé de guerre. Il boite. On lui a donné cette recette auxiliaire à titre de dédomma
79 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
181e, quitte parfois son domaine pour aller faire la guerre. Pendant son absence, ses moissons sont abîmées, l’herbe folle envahi
182ne fois de plus, la logique capitaliste mène à la guerre. La vente des privilèges et offices étant, avec l’emprunt, la grande
183es de production et de consommation.) Et c’est la guerre de 1914. Cet inévitable conflit ne résout rien, bien au contraire. Il
80 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
184a paix, et, de plus, il a l’avantage de sauver la guerre en même temps. La Russie envoie du matériel, des techniciens et un am
185chniciens et un ambassadeur chargé de conduire la guerre ; moyennant quoi, elle entre dans le comité de non-intervention. Elle
186ratique lui aussi la non-abstention qui permet la guerre, mais avec un sens de la mesure tout à fait traditionnel. C’est qu’il
187 par la non-intervention au 1er janvier 1937 : la guerre continue en Espagne, les deux camps restent sur leurs positions. Tro
188aix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres. Maurras affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de
189 maquignons. Leur paix ne vaut pas mieux que leur guerre. Entre l’équilibre d’intérêts ( ?) économiques et de prestiges idéolo
190ix, et l’équilibre des mêmes éléments qu’est leur guerre, il n’y a que la différence de la lâcheté calculatrice à la panique d
81 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
191jusque dans la presse1 ! « Je n’ai pas cherché la guerre, moi ! Eh bien ! je saurai me défendre ! Et malgré les persécutions d
192 qui ont trahi. Capitalisme, bourgeoisie égoïste, guerre. Mais le vrai chrétien est avec les petits. Résumé de ce que la Bible
193hrétiens, il n’y aurait plus d’exploitation ni de guerre !… La péroraison a été éloquente, un peu trop à mon goût. On applaudi
194en qu’un maire avait proposé la réforme, avant la guerre. Mais cela n’a pas marché. La tradition de l’île veut que chaque cham
195’est dissous quand les hommes sont partis pour la guerre, et rien ne s’est refait depuis. Quand on veut danser, on fait venir
196de notre île. À noter et à souligner : seules les guerres de religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se fera
82 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
197es drakkars norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque so
198 L’esprit fort et l’esprit de clocher se font une guerre acharnée dans ces pages, et ils l’emportent tour à tour, jusqu’à la s
199, pour me faire pardonner. Pédenaud est mutilé de guerre. Il boite. On lui adonné cette recette auxiliaire à titre de dédommag
200jusque dans la presse1 ! « Je n’ai pas cherché la guerre, moi ! Eh bien ! je saurai me défendre ! Et malgré les persécutions d
201ui ont trahi. » Capitalisme, bourgeoisie égoïste, guerre. Mais le vrai chrétien est avec les petits. Résumé de ce que la Bible
202hrétiens, il n’y aurait plus d’exploitation ni de guerre !… La péroraison a été éloquente, un peu trop à mon goût. On applaudi
203en qu’un maire avait proposé la réforme, avant la guerre. Mais cela n’a pas marché. La tradition de l’île veut que chaque cham
204’est dissous quand les hommes sont partis pour la guerre, et rien ne s’est refait depuis. Quand on veut danser on fait venir l
205de notre île. À noter et à souligner : Seules les guerres dereligion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se ferai
206narchie, non à la nôtre, que nous déclarons cette guerre que l’on appelle révolution. Ainsi notre révolte même assure nos rela
83 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
207nfants, par suite du [n]ationalisme, par suite la guerre. Cette alternative est inévitable dans le régime présent. Elle met en
208oût du risque, de se transformer mécaniquement en guerre. C’est tout le problème de la révolution européenne. 15 octobre 19
209eraient « Hidler » (comme dit Simard) de faire la guerre. Conclusion : il appartient à un seul Chef, à un Parti,ou encore à un
210ui par les conditions du travail créées depuis la guerre dans les campagnes : nomadisme des employés et ouvriers, impossibilit
84 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
211antage certain pour les nations qui glorifient la guerre ? La vraie raison de la course aux armements, c’est l’incapacité où s
212ntenant d’utiliser les armes. Nul n’ignore que la guerre moderne est devenue la guerre totale. C’est dire qu’il n’y a plus de
213Nul n’ignore que la guerre moderne est devenue la guerre totale. C’est dire qu’il n’y a plus de distinction entre civils et mi
214ière fasciste, et alors elle est battue dans la « guerre totale » ; ou bien la démocratie réussit à faire bloc, mais alors la
215la démocratie réussit à faire bloc, mais alors la guerre est moralement perdue avant d’être livrée, puisque la conception tota
216c’est introduire chez nous le cheval de Troie. La guerre totale en effet suppose l’unification totalitaire d’un pays. Ou sinon
217d’être de notre État. Se placer sur le plan de la guerre totale et de sa préparation civile en temps de paix, cela équivaut pr
218out mettre en œuvre pour échapper au cercle de la guerre totale. Je crois que le seul moyen sérieux de résister à l’emprise to
219en de cette forme mécanique qu’elle revêt dans la guerre moderne. Aussi bien, la page que je viens de citer ne propose-t-elle
85 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
220domaines les plus divers : mystique, littérature, guerre, mariage. C’est l’influence actuelle du mythe manichéen (mais « profa
221ire un ordre social qui permettait et exigeait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif84. Mais le fondement de
222 » du mariage auxquelles nous assistons depuis la guerre. Les églises font un honorable effort de redéfinition de l’institutio
223nstitua au xiie siècle. Mais l’éventualité de la guerre, c’est-à-dire d’une décharge passionnelle au niveau collectif et nati
86 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
224ute initiale de vivre, pour les glorifier dans la guerre au nom de l’innocence du Peuple ! Mais pour moi, ici et maintenant,
225 à la passion103. Comme la passion, le goût de la guerre procède d’une conception de la vie ardente qui est un masque du désir
226ans l’activisme moderne, c’est la collusion de la guerre et de notre génie technique. À partir de la Révolution, la guerre dev
227re génie technique. À partir de la Révolution, la guerre devenant « nationale » exige la collaboration de toutes les forces cr
228t des forces créatrices va dénaturer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion ; et la
229rer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion ; et la technique en devenant mortelle, t
87 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
230 voit arrêté à Paris dès les premiers jours de la guerre. On l’envoie dans un camp à Perpignan. De là au « monastère noir », l
231isant lire. Et vous ferez quelque chose contre la guerre, ne fût-ce que de la connaître mieux. Peut-être même prendrez-vous co
232concerne chacun de nous, et dont l’internement de guerre n’est qu’une conséquence entre mille, d’une virulence particulière, m
233r X… ». Ni raisons ni points de repère : c’est la guerre. C’est un mot sacré. C’est quelque chose qui se passe très loin, part
234e que l’obscure certitude, angoissante, que cette guerre « se fait toute seule », que rien ne dépend plus de personnes respons
88 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
235, la « libération » violente de la proie désirée (guerre limitée). 5. Quelle fut la réaction de l’Europe ? — L’opinion démocra
236ltérieurs (colonisation intra-européenne, état de guerre non déclarée), pour surprenants et monstrueux qu’ils soient apparus e
89 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
237ypse disent aux chrétiens : Voici la Bête ! Et la guerre que vous ferez contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerr
238 contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans, on nous a sommés de choisi
239ets ! Haro sur les rouges d’Espagne ! Déclarez la guerre à Hitler ! Ils persécutent les Églises chrétiennes. Lutter contre eux
240stianisme ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évangile, resteron
241njustes, relativement. Donc il ne peut y avoir de guerres saintes. Et notre dernier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la
242rnier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester
90 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
243ourt : Nie mehr Krieg. Erledigt ! (Plus jamais de guerre ! C’est en ordre !) (L’Anglais noterait dans son carnet : Tous les do
244» : La lutte contre la faim et le froid est notre guerre. Est-ce une déclaration pacifiste ? Ou bien ne peut-on enthousiasmer
245n enthousiasmer l’Allemand qu’en lui parlant de « guerre », fût-ce même contre le froid ? Dimanche dernier, c’était le jour de
246 mes objections (portant surtout sur le danger de guerre que représente l’hitlérisme). Il reconnaît le bien-fondé de plusieurs
247rsonne n’aura le temps de bouger. Aucun danger de guerre. Un éclair, et tout sera terminé. N’ayez pas peur pour la paix, nous
248 la propriétaire est un maigre blafard, blessé de guerre, et qui ne peut plus s’occuper que de la maison et des comptes de loc
249rdent la tête, font un coup de bluff, et voilà la guerre déclarée. C’est en tout petit l’histoire du traité de Versailles.
250urons, ces défilés farouches — tout cela signifie guerre en français. Il n’y a rien à faire contre ce jugement. Je vous le dis
251 possible : c’est que ces types se préparent à la guerre. Lui. — Ce n’est là, tout simplement, qu’un goût que nous avons. Cel
252goût que nous avons. Cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allema
253us avons. Cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aim
254. « La lutte contre la faim et le froid est notre guerre. » Je sais bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en
255par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un monde sans misère : voilà n
256s pour édifier un monde sans misère : voilà notre guerre ! » Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne
257s pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos concitoyens qu’en les app
258ousiasmer vos concitoyens qu’en les appelant à la guerre, même si c’est pour la paix ? Voyez la différence : quand Briand voul
259raît bien plus urgent que d’aller faire la petite guerre dans les bois de Meudon. Et c’est plus dangereux aussi. Lui. — Bien
260versaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dange
261irilité. À quoi cela vous mènera-t-il, sinon à la guerre ? Lui. — Peut-être qu’il faut cela… Moi. — Vous ne le disiez pas to
262e, c’est bien plutôt son idéalisme lamentable. La guerre actuelle n’est pas du tout un appel à la virilité. Nous ne sommes plu
263 ne sommes plus au temps de Frédéric le Grand. La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une m
264ts humains. Mais il y a d’autres solutions que la guerre. Faire valoir toutes les différences, tous les contrastes, à l’extrêm
265umaine, l’exaltation des différences aboutit à la guerre, forcément. Moi. — Dans votre réalité, oui ! Parce que vous placez t
266bien que nous n’avons aucune raison de vouloir la guerre avec la France. Qu’aurions-nous à y gagner, je vous le demande ? Moi
267gime. Moi. — J’en reviens à notre problème de la guerre en soi. Quelle solution donnez-vous à cette question de l’utilisation
268cures, brutales, de l’homme ? La préparation à la guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, ave
269 voulons lui créer un autre champ que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant don
270que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant donnés ses instruments actuels. Nous
271ait attestée par le droit de porter une arme à la guerre et de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est
272passé à l’aube, en direction du Rhin. — Est-ce la guerre ? m’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands d
273’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands dieux ! Parce que vous mettez quelques soldats à vos frontièr
274rs. Par exemple, on me dit : les nazis veulent la guerre. Je réponds : non, ils en ont peur. On me dit qu’ils sont capitaliste
275ands temples. Commandant de sous-marin pendant la guerre, Martin Niemöller fait figure de héros national. Son autobiographie e
91 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
276e des esprits. Ils ont tiré la grande leçon de la guerre ; pour réussir à concentrer l’économie, il faut l’appui d’une mystiqu
277raisons de douter que son régime ne conduise à la guerre. Non pas que les chefs et les troupes veuillent la guerre ! Les homme
278Non pas que les chefs et les troupes veuillent la guerre ! Les hommes ne sont pas si méchants, ni même si bêtes. Mais ce qu’il
279e — quelle que soit sa doctrine — c’est l’état de guerre. Tout ce que l’on fait là-bas se fait au nom de l’union sacrée, moral
280à-bas se fait au nom de l’union sacrée, morale de guerre ; et toutes les mesures d’oppression sont « joyeusement acceptées » p
281atiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y prépare du simple fait que ses conditions d’existence sont cel
282 compte à chaque instant avec l’éventualité d’une guerre, et il y puise sa force de cohésion. Quelle que soit donc la volonté
283e force. Mais non pas de force pour « gagner » la guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre
284as de force pour « gagner » la guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que
285uerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations démocratiques. D’
286 son issue, pour les nations démocratiques. D’une guerre totale, telle que nous l’imposerait l’Allemagne, ne peut sortir qu’un
287état totalitaire. Il s’agit donc d’empêcher cette guerre, de se montrer assez forts pour l’empêcher, et de condamner ainsi le
92 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
288 mûr pour la nouvelle conception du monde, et une guerre de religion lui serait fatale. » Finalement le chef des étudiants du
93 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
289ue la condition indispensable d’une discipline de guerre. Il n’a pas vu que cette même structure était la cause de la stérilit
290aix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, pré
291re. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut être sûr que du pire. Le jacobinisme, l’esprit centralisa
292abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute v
293rre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute volonté humaine, bonne ou mauvaise. On me dira sans do
294rop tard. Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution fédéraliste, c’est désespérer de
295sément parce qu’il est trop tard pour empêcher la guerre par tout autre moyen, que nous devons promouvoir cette révolution-là.
94 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
296ndes masses de l’Europe, les grandes lignes de la guerre, et çà et là, dans nos frontières, des secteurs minuscules, comme au
297erté. Pendant que Mermoud compose son Bulletin de guerre, j’ai bien envie de vous dire un peu de quoi se fait la vie à l’armée
298version. Ces dames sont en retard d’au moins deux guerres ou victimes d’expressions telles que « sous les drapeaux ». En vérité
95 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
299dis-je : je vois l’opposition tragique dont cette guerre est sortie, et qui est celle des deux grandes conceptions de « l’ordr
96 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
300s leur victoire même les exposera : s’ils font la guerre pour s’enrichir, et s’ils apprennent le prix de l’or, c’en sera fait
301ents sur Nicolas que publiait, au lendemain de la guerre, Robert Dürrer, historien du canton d’Unterwald. C’est une véritable
97 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
302lés moraves et les pétroles roumains, réserves de guerre. Ce qui est vital, c’est donc tout simplement ce qui permettra de fai
303donc tout simplement ce qui permettra de faire la guerre, c’est-à-dire — traduit en allemand — d’affirmer une « vitalité sûre
98 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
304’An mille, pendant les pestes noires, pendant les guerres de religion qui obscurcissent l’image du monde chrétien. Quel pouvait
305Quel pouvait être l’avenir pour un Allemand de la guerre de Trente Ans ? Pour les vaincus des guerres de l’Empire ? On me dira
306de la guerre de Trente Ans ? Pour les vaincus des guerres de l’Empire ? On me dira que la mécanique des guerres modernes, cette
307res de l’Empire ? On me dira que la mécanique des guerres modernes, cette technique de la mort à grande distance, les moyens de
308uel des possibilités plus radicales d’anéantir la guerre humaine. On me dira qu’autrefois les catastrophes étaient au moins lo
309ssi. L’homme n’est pas fait pour vivre en état de guerre, au sens moderne de l’expression. Mais il n’est pas fait davantage po
310désordre et des injustices établies. La menace de guerre qui pèse sur nous pourrait et devrait être le remède à cette paix-là.
99 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
311 de rêves a submergé notre littérature, depuis la guerre ; et voici que renaît, d’une manière bien frappante, l’intérêt de bea
312ès le début, que les Allemands n’ont pas perdu la guerre) doit résulter un sentiment de manque d’assurance nationale. La vraie
313e d’expansion indéfinie, mais aussi le goût de la guerre (préfiguration de la mort, toujours rêvée par les grands passionnés),
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
314es plus divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de l’amour est