1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’e
2âne… Écoutons plutôt Bettina — la vérité est plus humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Cel
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
3cle, qu’elle paraît parfois, lorsque la tourmente humaine ne la moleste ni ne l’avive plus, cruelle et désolée comme cette « fl
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
4d vaudois. Vraiment, tout ce qui semble viable et humain dans la critique moderne du romantisme, Vinet l’avait trouvé. Mais sa
4 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
5s sanglants. Pour ma part, je le trouve assez peu humain et comme obsédé par une idée de violence tonique certes, mais décidém
5 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
6 brume, une vie étrangère, une paix qui n’est pas humaine, et qui nous laisse gourds et faibles, caressant en nous la lâche vol
7 nous, érigeait l’image de la lutte et des forces humaines, et rendait sous des coups un son qui nous évoqua les rumeurs de vill
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
8t, nous fîmes le procès de toutes les jouissances humaines. L’espèce de sincérité terroriste dans laquelle nous nous obstinions
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
9et conduit lentement l’usure des milliers d’êtres humains ». Elle n’est plus adaptée aux conditions nouvelles de travail ou de
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
10qu’elle révèle, puis de les situer dans l’univers humain ». M. Fernandez a tout le talent qu’il faut pour lui faire acquérir d
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
11aura fonder sa gloire future sur des valeurs plus humaines.
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
12’est bien plutôt une unité supérieure de l’esprit humain que nous découvrons, et qui nous permettra de juger à notre tour cert
11 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
13orel, est-elle moins révélatrice du fond de l’âme humaine ? Que si l’on s’étonne de me voir donner ici la préférence à l’acte v
12 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
14ure, à ces natures remises à neuf, l’imperfection humaine qui touche. Mais l’atmosphère pure de ces espaces définis par quelque
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
15sse point oublier que ce livre d’une résonance si humaine, est mieux que charmant, — douloureux et désinvolte, glacé, passionné
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
16’inquiétude actuelle. Sous couleur de démasquer l’humain, et par l’acharnement angoissé qu’on y apporte, l’on en vient à une c
17ravade qui donne à ce livre sa valeur de document humain, nuit à sa valeur littéraire. Je n’aime guère ce style abstrait, semé
18e René Crevel un sens de la douleur et un sérieux humain qui forcent la sympathie.
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
19 — comme dit Gide — qui serait aussi la part de l’humain, l’imperfection secrète qui fait naître l’amour. Parce que la créatio
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
20t de faciles tricheries8 — qu’ait connue l’esprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit. Jusqu’
21être pas eu d’expression plus haute de l’angoisse humaine, et vous aurez beau rire, pharisiens, et dire qu’elle est née dans un
22n son nom l’on mesurait odieusement une sympathie humaine pour nous sans prix ? Mais nous avions besoin de révolution pour vivr
17 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
23tanées du plaisir qui seules faisaient sa dignité humaine, parce qu’elles le rattachaient aux buts les plus hauts de notre vie.
18 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
24s autos. Il préfère s’intéresser aux divers types humains. Mais on lui sait peu de gré de sa curiosité. Sans doute est-il trop
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
25e) : « Il me semble que je lutte contre l’absurde humain, en faisant ce que je fais ici… » L’évasion dans l’action — révolutio
20 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
26 où le fracas des machines couvre déjà la plainte humaine. Il y a ceux qui pleurent le passé et ceux qui prophétisent, ceux qui
27 peut subsister qu’en progressant. Mais la nature humaine a des limites. Et le temps approche où elles seront atteintes. On peu
28ournant de l’essentiel une grande part des forces humaines, il travaille contre l’Esprit. Rien n’est gratuit. Nous payons notre
29l, de nos jours, on tranche les grandes questions humaines est une des manifestations les plus frappantes de notre régression. C
30le d’en comprendre les correspondances divines et humaines, insensible même à sa déchéance, abandonné à la lutte tragique et abs
31conscience de ses besoins et de ses buts propres, humains et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour admirer la
32 a perdu le sens religieux, cosmique, de l’effort humain. Il ne peut plus situer son effort individuel dans le monde, lui attr
21 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
33n, dont la spécialité était l’assassinat du corps humain, mais qui raconte dans son autobiographie que son désir constant étai
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
34 d’être complices dans cet attentat à l’intégrité humaine qu’est en fait l’esprit démocratique. Là-dessus, ces messieurs se lam
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
35rbitraire et le sens de la relativité des décrets humains. Le prix de mes souffrances était donc ce conformisme indispensable a
36 des titres pour mépriser toute valeur simplement humaine, et une honte secrète qui exaspérait ce mépris et le rendait agressif
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
37 besoins ; enfin des rythmes naturels de l’esprit humain, qu’il se trouve que le Créateur n’a point accordés à l’actuelle divi
38nc sur une tranquille méconnaissance de la nature humaine. L’histoire enregistre bien une ou deux autres bêtises de cette épais
39lève soit celui qui sait utiliser pour son profit humain la petite somme de connaissances indispensables qu’on lui donne à l’é
40eux le traitement scolaire ; celui dont la valeur humaine subsiste intacte au milieu des conditions anormales créées par l’écol
41nversion méthodique de toutes les lois divines et humaines. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du peuple. D’autre part
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
42ies naturelles (je ne fais le procès de la bêtise humaine qu’en tant qu’elle est cultivée par l’État), l’École, après avoir ent
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
43e soi-disant progrès social correspond à un recul humain. Par exemple, est-ce un progrès que d’avoir remplacé les hiérarchies
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
44iste, tout ce qui est violemment et intégralement humain. L’anarchie est un degré d’intensité dans la vie, non pas un parti. T
28 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
45’une des époques les plus violentes de l’histoire humaine ; ils assistent à des bouleversements sociaux, moraux et surtout spir
46 « tracé peut-être pour toujours les limites de l’humaine liberté ». Simond réclame « un parti pris…, un ordre de valeurs, si a
47int oublier que l’existence du Christ donne à « l’humaine liberté » des limites d’une nature que Léonard ne soupçonna même pas 
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
48st celui qui passe toutes les mesures de l’esprit humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « hybris 
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
49n apparence, je me découvre localisé dans un type humain. Immobile, j’étais presque infiniment variable, indéterminé. Et c’est
31 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
50 Deux menaces mortelles assiègent notre condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une an
51énérations cette notion d’un équilibre proprement humain. Ainsi passèrent quelques siècles ; ainsi passa le xixe . On le laiss
52tant et toujours plus de mal à prouver la liberté humaine ? C’est que l’on s’est trop bien assimilé les tours de la pensée scie
32 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
53esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nou
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
54t. C’est qu’il y apporte un peu plus d’expérience humaine qu’on n’a coutume d’en attendre aujourd’hui d’un jeune écrivain. Son
55 La Voie royale, mérite mieux que notre curiosité humaine, ou que notre admiration littéraire11. Le courage presque agressif q
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
56élé de bonnes raisons brutales, de bonnes raisons humaines, de nous intéresser à l’Asie : les grèves à Bombay, les révolutions e
57ion radicale des conditions matérielles de la vie humaine. Je crois que l’homme ne peut être transformé que spirituellement. Et
58on. » Triste carence d’un jugement qui se prétend humain ! Pensez-y M. Nizan : quelle que soit la Tchéka régnante, il y aura t
59nstituer en dehors de Dieu sur des bases purement humaines ». Aux yeux du « séculariste », bien entendu, la question religieuse
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
60graphique, expose un portrait frappant de réalité humaine. Mais l’œuvre maîtresse de l’exposition est sans doute la « Crucifixi
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
61 car c’est à cette condition seulement que la vie humaine gardera sa signification. En somme, on pourrait résumer la pensée de
62peur du monde-termitière qui sauvera la condition humaine menacée par le matérialisme : c’est un idéal positif, immédiat parce
37 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
63 aussi, il ne lui est pas inférieur par l’intérêt humain, et sa qualité d’émotion n’est pas moins pure. C’est l’histoire de la
64nstitue un milieu privilégié pour l’étude du cœur humain. Si le rôle de l’art est d’affiner nos âmes au contact de réalités pl
65ut-être, verront-là une condamnation des passions humaines, et comme la morale du roman. Mais nous ne croyons pas qu’une œuvre d
66lle est l’expression concrète d’une loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressemblance avec les Af
67e de nous en libérer. Car au-dessus des fatalités humaines, ce qui compte chez les personnages de Baring, c’est la manière d’acc
68e en général (du fait précisément que les mobiles humains sont ici entièrement suffisants et rendent superflue l’action de la g
69 acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peut-être,
70r d’immoralisme tout acte qui entraîne des ruines humaines. Mais la vérité, elle, est indifférente à ce que nous appelons bonheu
71 misère est plus que je ne peux supporter. La vie humaine me paraît intolérable. — Elle l’est presque, mais pas tout à fait. Il
38 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
72. Ils ont tous étudié presque exclusivement l’âme humaine. La montagne qui repousse l’homme, la montagne farouche, effrayante,
39 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
73 force et délicatesse, éprouve tous les penchants humains, s’y soustrait quand il le faut pour mieux vivre et n’en fait jamais
74rce à méditer chrétiennement le fait de la misère humaine, — cela ne saurait être sans fruits. 24. Ceux qui veulent assimiler
40 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
75t les aurait ainsi fouillées ? Je ne sais ; l’âme humaine, je pense, depuis qu’elle existe, n’a pas changé de nature, et, si el
76 ne trouve aucune paix dans une intimité purement humaine : Et l’homme seul répond à l’homme épouvanté 27. Il nous manque une
41 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
77 Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)a Si l’existence — le degré d’êt
78exprime un tourment, c’est en tant que la réalité humaine, non sa pensée privée, est tourmentée.) Penser n’est pas non plus s’i
79liage précieux de hauteur, de rigueur et de pitié humaine, une retenue presque solennelle mais qui sans cesse frôle l’humour, e
42 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
80normale », ou si l’on préfère, l’amertume du cœur humain découvrant son impuissance à susciter dans le monde l’amour dont il a
43 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
81’ont posée sur un plan où nul arrêt de la justice humaine désormais ne saurait l’esquiver. Personne n’a réfuté ces témoignages,
44 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
82 la grâce et son optimisme vis-à-vis de la nature humaine, qui, selon cette vue, serait bonne, ou du moins meilleure, si on la
45 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
83’en outrepassant les limites normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pensée nat
84 Goethe, prônant dans Faust le salut par l’effort humain au sein d’une nature harmonieuse — et quand bien même il fait interve
46 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
85ui selon lui tend à la suppression de la personne humaine. Sa critique nous paraît pertinente, mais elle serait plus efficace s
86le de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le choix des sujets abordés dans son livre montre un esprit averti d
87nsée purement conceptuelle et dépourvue d’intérêt humain concret. On lui dira que ce n’est pas si grave, que le monde n’est pl
88s profond que le sien à l’endroit des résultats « humains » de toute philosophie.) Mais ensuite, et à notre tour, nous demander
89 M. Nizan si son appel à une philosophie vraiment humaine, dont les pensées concernent chaque homme dans chaque situation de sa
47 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
90n et la psychologie, pour réfuter par des raisons humaines ces démons que seule la prière peut délivrer d’eux-mêmes ; en face d’
91le divin au « surhumain » (c’est-à-dire au « trop humain »), le transcendant au temporel, il y a lieu et ordre d’attester que
92uvoir nous sauver de l’angoisse en fondant l’être humain sur soi-même, sur l’intelligence et la volonté supposées non déchues,
48 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
93seul désespoir réel : celui qui dévaste la nature humaine jusqu’à ces profondeurs dernières où l’attend l’espoir éclatant de la
94ondition, et que, enfermant les conflits purement humains dans le jeu de synthèses successives, il achemine l’espèce vers un éq
95ion du calvinisme dialectique en face de l’action humaine. Position, marquons-le tout de suite, intenable in abstracto, intenab
96de la foi. Qu’est-ce donc, en effet, que l’effort humain ? Sinon l’exercice nécessaire de l’âme, son actualisation, la raison
97 c’est-à-dire de contempteurs absolus des mérites humains, pourraient-ils, s’ils prennent au sérieux leur foi, participer à un
98t la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues
99s dividendes ; ils réclament aussi des sacrifices humains. Le dieu-nation respire la bonne odeur d’onze millions de morts sacri
100’est-à-dire à un effort pour durer par des moyens humains, comme à l’abri des touches fulgurantes du Saint-Esprit. La politique
101a recherche d’une harmonie statique des relations humaines, d’un visible « principe d’union » (terme de l’encyclique Quadragesim
49 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
102cette confrontation et me persuade de son intérêt humain. Et si tout cela reste absurde aux yeux de ceux pour qui seule compte
103on des voies totalement divergentes, une attitude humaine qui me paraît commune. Que Goethe ait pratiqué « le devis des choses
104extra-terrestre, peut s’intégrer dans l’équilibre humain. Incident décisif qui figure en raccourci tout le drame dialectique d
105 fois que Goethe invoque la catégorie sacrée de l’humain, comprenons qu’il y va de tout. Mais les Anges enfin élèvent Faust au
106ne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexorable et dégoûtant, mais comment échapper ? L’hallucination est
107émesurée de Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que signifierait un choix do
108st d’autres recours, d’autres points de vision qu’humains. La révélation chrétienne déborde notre condition, si elle la comble
109alectique autoriserait à des jugements de valeurs humaines. Mais il faudrait mettre en balance une longue fidélité peut-être org
50 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
110e qui revient à faire le vain procès de la bêtise humaine. Ou bien sa réaction de dégoût est véritablement profonde, mais alors
51 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
111rêts réels d’un être aux prises avec la condition humaine ? Ni pour le mensonge d’hier, ni pour celui de demain nous ne versero
112est véritablement l’élément décisif de la réalité humaine, toute révolution est vaine qui se fonde sur des faits mortels pour l
113elles d’Esprit ou de Combat, il réduit l’aventure humaine à un déroulement indéfini de changements, justiciables tout au plus d
114riompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines anti-bourgeoises. Mais ils ne donnent pas de pain. C
52 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
115 pas seule responsable d’un divorce que la nature humaine désirait de toute sa lâcheté. Mais l’exemple de Descartes est l’un de
116u verbe penser. On a noté d’abord qu’une espèce humaine est en voie de disparaître, en partie par vice interne, en partie du
117er sur la Croix, qui est le Signe de la condition humaine déchirée entre le Temps et l’Éternité. 1. Kierkegaard : « Conclusio
53 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
118ues constitue précisément à nos yeux leur intérêt humain ? Dans leur simplicité, elles suffiront longtemps encore à provoquer
119s’il ne considère avant tout la commune condition humaine et sa défense contre un système dont l’action dissolvante s’étend à t
54 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
120sitôt cette fièvre caractéristique des organismes humains isolés de la vie végétale. C’est ainsi que Berlin réglemente la circu
121e, cette déficience est inhérente à toute réalité humaine ; elle est la marque même de sa validité, la preuve d’humanité pourra
122otion germanique et la notion latine. Le paradoxe humain revêt aux yeux du philosophe moderne une valeur métaphysique alors qu
123hirant ») et fondé sur cette vision de la réalité humaine : la vie est manque et compensation de ce manque ; contradictions et
124nte le sens du péché — c’est-à-dire de la réalité humaine — celui-là résiste rarement à la tentation de cultiver le péché. Car
55 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
125tanées du plaisir qui seules faisaient sa dignité humaine, parce qu’elles le rattachaient aux buts les plus hauts de notre vie.
56 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
126n apparence, je me découvre localisé dans un type humain. Immobile, j’étais presque infiniment variable, indéterminé. Et c’est
57 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
127grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’e
128âne… Écoutons plutôt Bettina — la vérité est plus humaine, est plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Cel
58 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
129couvre l’univers dans chaque organe de la machine humaine. L’autre enseigne que chacun des anges est un miroir du ciel entier.
130cause de ce mépris qu’elle a perdu le secret de l’humain ? Car voici bien le monde qu’on nous a fait. Tout encombré d’idées sa
131. Or, pour l’être situé en un tel lieu, — le lieu humain par excellence, — il devient aussitôt patent que toute réalité spirit
132denborg des passages sur l’amour des anges et des humains, — l’amour, qui est le lieu des correspondances, qui est le degré sup
133oduction à la vie lente — celle que mène l’esprit humain parmi les formes désirables du monde, lorsqu’il veut les connaître et
134btilité. Double mouvement dont l’axe se nomme : l’humain. 10 août 1929 Le retour en troisième classe. Cinquième arrêt 
135us aimés. Et j’ai compris que la grandeur du cœur humain, c’est de donner sans mesure un amour dont notre vie, peut-être, n’a
59 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
136ffrayer le gibier sensible au moindre son de voix humaine. (Tout cela c’était pour préparer quelque battue prochaine.) Visiblem
137 exemple. J’y vois, au contraire, des avantages « humains » peu contestables : des rapports personnels de maître à serviteur, d
138ret, dépourvue de sens. Mais au nom de la dignité humaine, je demande que les journalistes cessent de déverser sur une classe q
60 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
139esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nou
61 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
140ns son établissement, nous trouvons ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre.
141on n’est pas le lieu des décisions et des calculs humains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en
142rte garantie par des institutions de plus en plus humaines, de plus en plus semblables, — oh ! tout extérieurement ! —à celles q
143programme prétendu chrétien, dans toute politique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait son plan
144 je lui répondrai : Ta révolte est la mienne, mon humaine révolte. Mais j’en ai une autre plus profonde : celle de voir qualifi
62 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
145tion et la consommation. Cette division n’est pas humaine. Elle nous asservit. Je veux dire que nous en pâtissons dans une mesu
146 ne peut être prise ailleurs que dans la capacité humaine d’utiliser les effets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « t
147 l’on veut sauvegarder l’acte créateur, fondement humain de la personne, il faut légiférer à partir de cet acte. Il ne peut so
63 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
148autour du problème de l’humanisme (Conversion à l’humain, de J. Guéhenno, enquête de Foi et Vie sur l’humanisme nouveau, ouvra
64 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
149 possible, entre autres ! Comme si les situations humaines comportaient, en général, une solution chrétienne et des solutions hu
150général, une solution chrétienne et des solutions humaines, également prévisibles et classées d’avance ! Comme si la foi était u
151tiques, vous n’avez pas compris la gravité du cas humain. Nous n’avons à guérir personne, mais à montrer que la maladie est sé
152eriez de la réponse, vous y offrant sans défenses humaines. Nous avons aussi, à ce moment, à montrer que les rôles se renversent
65 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
153ctée de la dégradation immanente à toute solution humaine. Cette sagesse dit oui à toutes les contradictions du monde. Elle les
154e, mais qui tombe perpendiculairement sur le plan humain et rien qu’humain où opère la méthode. Accusation qui consiste simple
155perpendiculairement sur le plan humain et rien qu’humain où opère la méthode. Accusation qui consiste simplement à rapporter t
156te, est paradoxe par définition. Tel est l’aspect humain de la dialectique dont il est question chez Barth ; et que cela suffi
157un Calvin, ce sont alors ces appréciations toutes humaines qui trahissent une vanité, et la vraie joie n’est pas avec ceux qui n
158insister davantage sur ce fait : nos dialectiques humaines et la dialectique chrétienne sont séparées par la mort éternelle. Qu’
66 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
159 Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)a La théologie chrétienne a-t-el
160 d’intégrer largement les découvertes de l’esprit humain, quitte à laisser tomber certains dogmes décidément incompatibles ave
161. Lavanchy sous le titre Parole de Dieu et Parole humaine donneraient une idée sinon de la pensée barthienne dans son plein dév
162 ». Distinction radicale entre toutes les paroles humaines sur Dieu, et la Parole qui vient de Dieu à l’homme. Universalité du r
163à d’elle-même. Nous n’avons rien dit des qualités humaines de ce livre, de son éloquence martelante (que les traducteurs ont for
164ce de sérieux, de prise au sérieux des situations humaines telles qu’elles sont, qui seule permet un humour souvent rude ; de ce
165même temps un regard qui dépasse les contingences humaines, et qui interroge virilement. Personne n’est plus loin de « l’inquiét
166vient au Christ, peut seule répondre à l’angoisse humaine, tandis que l’optimisme naturiste, plongeant l’humanité dans un deven
67 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
167pittoresque, c’est à dire, dans ce cas, de traits humains révélateurs, ce qui est tout de même aller un peu loin, puisque ainsi
68 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
168en déca ou au-delà du désespoir, dans les mesures humaines ou dans la folie divine ? Il semble bien que Saint-Évremond ait jusqu
69 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
169ois, passer outre. Dans ce déchaînement d’orgueil humain, de scientisme primaire, dans cette frénésie de bonne humeur, il y a
170que seule cette question-là rétablit la communion humaine.
70 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
171elle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans cesse l’hypocrisie plus ou moins consciente de
172patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes sociales. Du travailleur on a fait un salarié, — et de s
173réalité perpétuellement réparatrice et proprement humaine : la personne. 1. But d’ailleurs de plus en plus irréel, car la my
71 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
174onsidéré comme une promesse nouvelle de communion humaine. On s’en voudrait de condamner en trois formules une démarche qui ent
175re à leur rêve toutes les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut
72 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
176 dictatures ? Nous trouvons une certaine attitude humaine. Cette attitude, qu’on appelle capitaliste, est, en réalité, pour qui
177acte personnel, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus humain dans l’homme, le sommet de ses hiérarchies, le fondement réel de sa l
178divisibles. Tel est le fondement de toute dignité humaine. Ceci posé, nous constatons immédiatement que, lorsqu’on édifie un sy
179es convaincus que si le principe de toute liberté humaine ne se trouve pas à l’origine d’un système, il ne se trouvera pas non
180alisme. Le spirituel de L’Ordre nouveau veut être humain et rien qu’humain. Certes, il transcende l’égoïsme individuel, mais i
181el de L’Ordre nouveau veut être humain et rien qu’humain. Certes, il transcende l’égoïsme individuel, mais il ne s’agit pas ic
182 mais il ne s’agit pas ici de transcender le plan humain, la condition humaine. C’est donc faire le plus grand tort au christi
183s ici de transcender le plan humain, la condition humaine. C’est donc faire le plus grand tort au christianisme de certains mem
73 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
184 » permanente de la révolution, c’est la personne humaine telle que nous l’avons définie. 5° Dans l’« Ordre nouveau », les inst
74 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
185bsolument sobre et désillusionnée de la condition humaine) qui est l’état dans lequel la vérité ne peut opérer dans notre exist
186siste précisément à rejeter toutes les assurances humaines contre Dieu, tous les « rites » et toutes les « formules », en même t
187antes de déformation de l’Évangile au contact des humains. Et puis, que ferions-nous en attendant que les théologiens aient men
75 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
188royance au salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, s’il est avan
189s dispense de mettre en œuvre toutes leurs forces humaines. Ils les accusent de faire appel à une Volonté dont l’opération, à le
190ation, à leurs yeux, anéantit celle de la volonté humaine, ou la rend absolument vaine. En somme, ils les accusent de diminuer
191quotidienne. L’humaniste va chercher une solution humaine qui lui permettra d’assurer ce bien absolu qu’est sa vie. Le chrétien
192 » doit être payé ici-bas du mépris des garanties humaines les plus élémentaires, — et toute l’histoire des martyrs en témoigne.
193x qui prie pour demander à Dieu des « avantages » humains (Comment donc les connaîtrait-il ? Comment pourrait-il les nommer, s’
194ue semble devoir commander une foi véritable en l’humain. Le communisme est le véritable humanisme de notre temps. La seule te
195finitivement asservie. Cet homme sera-t-il encore humain ? Que fera-t-il, une fois son triomphe assuré par sa victoire sur les
76 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
196ous le connaissons, dans la mesure où nous sommes humains. Mais cette mesure est peut-être assez faible. Et c’est pourquoi nous
197sont pas littéraires ; ils sont, ils veulent être humains. Fin d’une littérature Je me propose de simplifier. Dans la litt
198m de quoi elle dirait non ? Elle n’a pas de visée humaine, elle n’est plus que littérature, et les fameuses « valeurs » littéra
199e si elle ordonne ses œuvres à une commune mesure humaine. Mais notre siècle est justement le siècle de la décadence des lieux
200e la liberté personnelle entraîne des engagements humains ; rapidement il se concrétise en relations de responsabilité. Et voil
201s profondément enraciné dans la commune condition humaine. Rendez à l’écrivain la responsabilité de ses écrits, vous le rendrez
202i le jette à sa vocation. Situation initiale de l’humain ! Initiation au réalisme enfin total, qui est celui du combat personn
203lle incarne, parce qu’elle tiendra la mesure de l’humain et qu’elle créera dans la perspective commune. Restaurer le prestige
204on authentique d’un homme, prendront cette valeur humaine qu’ont les mémoires et « livres de raison » rédigés sans littérature.
77 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
205u’elle s’assigne, qui est l’étude du comportement humain. Il n’est de science que du régulier, c’est-à-dire de l’inhumain, (à
206u monde et à nous-mêmes. Dans l’homme entièrement humain, il n’y aurait pas place pour la psychologie, car elle est liée à l’a
207 au recul devant l’acte. Dans l’homme entièrement humain, tout serait histoire, présence, illustration et non explication, inc
208il faut qualifier d’inversion pure et simple de l’humain. Le droit usage de l’entendement n’est pas l’étude de l’homme, mais s
209-même conjointement ; aux vrais objets, aux vrais humains, et à ma vraie responsabilité. C’est à bon droit, nous l’avons vu, qu
210ais aussi nous permettent d’en prendre une mesure humaine. Toute présence est un éclair d’éternité qui rompt le temps pour init
211e description objective. Par rapport à l’ensemble humain, la personne est par excellence le terme premier, dont dépend toute r
212re indéfendable s’il n’est pas imposé par le fait humain primordial. Le droit divin n’est pas un droit humain élevé dans l’abs
213ain primordial. Le droit divin n’est pas un droit humain élevé dans l’absolu, mais la fin de tout droit humain, et peut-être s
214in élevé dans l’absolu, mais la fin de tout droit humain, et peut-être son contraire. La formule du rapport social ne doit pas
215ite, pour la simple raison qu’il n’y a de rapport humain réel que par l’apparition première de la personne, fondement nécessai
216on voit paraître la vérité de plusieurs doctrines humaines qui s’entrebattent dans la confusion et nourrissent des haines bavard
217e de nommer « esprit » l’aspect original du corps humain ; c’est une étrange erreur que de rêver l’âme immortelle19 ; et c’est
78 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
218gences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et do
219té fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissionnaire par excellence du déterminisme,
220uvant dans leur élan vers une nouvelle communauté humaine. Mais ils se sont cruellement trompés de porte en s’adressant aux myt
221uvé le rapport primitif, le rapport véritablement humain, celui qui unit l’homme à son prochain. Or, ce prochain, l’Évangile s
222l nous est donné de le faire, rétablit le rapport humain, fonde notre destin personnel, et fonde aussi la seule société possib
79 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
223n voie de triompher, et ce serait aux dépens de l’humain. Au sein de cette crise que l’on dit sans précédent, que fait l’indiv
80 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
224 force d’utiliser leurs énergies, leurs vocations humaines. L’un d’eux est architecte, et il rêvait d’entreprises coloniales : m
225i est national et de ce qui est plus généralement humain. Destin allemand pourrait aussi s’appeler « La condition humaine ». E
226 allemand pourrait aussi s’appeler « La condition humaine ». Et plusieurs des paroles de Pillau, — les plus belles peut-être —
227urrait s’intituler tout aussi bien « La condition humaine ». C’est qu’elle éveille, en dépit de ses intentions nationalistes —
228en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine que le roman d’André Malraux, qui porte précisément ce titre, était l
229t romanesque, autant que sur le plan généralement humain, je suis contraint de reconnaître qu’Edschmid est le plus authentique
230i nous ramènent puissamment au sens de la réalité humaine, au sens de la dégradation humaine, au sens du péché concret de l’hom
231 de la réalité humaine, au sens de la dégradation humaine, au sens du péché concret de l’homme. Et qui rendent à notre jugement
81 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
232yme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît comblé… Mais ce nous est-il autre chose qu’une moyenne entre l
233t ce groupe ne sont plus des hommes véritablement humains, puisque l’un des pôles de leur être n’est plus visible ni concret, é
234férence. Et c’est l’histoire de toute association humaine : on s’unit par la force d’un principe transcendant, — et tant qu’il
235et c’est en elle seule, qu’ils provoquent un écho humain. C’est en elle enfin que s’opère l’acte d’une communion réelle. La pe
236s compte de l’être personnel, ni d’aucune réalité humaine. ⁂ Ces considérations peuvent paraître assez arides, et curieusement
237gique d’une analyse qui peut paraître strictement humaine. On peut parler en termes de philosophie du rapport d’un je à un tu.
238 réfère au rapport primitif qui fonde la personne humaine : le rapport de l’homme à son Créateur. Le Droit romain a peut-être r
82 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
239 fait entendre un langage qui n’est pas celui des humains, c’est à la raison seule qu’il se révèle, et ce n’est plus la peur du
240ivers antique, ne pouvait se résoudre sur le plan humain et rien qu’humain. Elle devait conduire l’humanité à des impasses mor
241pouvait se résoudre sur le plan humain et rien qu’humain. Elle devait conduire l’humanité à des impasses mortelles, celles-là
242e — mais sans comprendre sa question — un ordre « humain », — mais sans connaître l’Homme — peut être caractérisé dans ses eff
243f à l’infortuné qu’on a « retranché de la société humaine, et qui ne peut plus rien faire ici-bas d’utile et de bon pour autrui
83 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
244manche pourtant, prêchent l’exaltation de « l’âme humaine » par la religion, et qui définissent volontiers l’Église comme une f
84 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
245lle désespère, elle touche le fond de la détresse humaine. C’est un vieux pasteur un peu ivrogne, un vieil ours intraitable, to
85 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
246t, aimable, macaronique, pétrarquisant, musicien, humain, enfin maître d’un style incomparable de précision et de verve, Cingr
86 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
247d’étranges et magnifiques lettres sur la détresse humaine devant Dieu, que le héros adresse à « son muet confident », l’auteur.
248 justice de la Providence inventés par la sagesse humaine et colportés par de vieilles bavardes et des eunuques ! Nous voici p
87 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
249ent), de J. Russell, on découvre des possibilités humaines que le conformisme et la psychologie modernes semblaient avoir abolie
250ige leur manifeste. « Les ouvriers sont des êtres humains et non pas des articles dont on trafique suivant une échelle de salai
251ais auquel le génie chrétien ajoute une dimension humaine particulièrement émouvante. 7. Vies transformées, par Harold Begbi
88 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
252é gravement, elle a touché le fond de la détresse humaine. C’est un vieux pasteur un peu ivrogne, un vieil ours intraitable, to
253 d’autre que le sexe et l’argent dans l’existence humaine. Cette espèce de naturalisme est le fruit d’un ressentiment que les e
89 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
254é civile ! Ce recours à un droit universellement humain, n’est-il pas significatif de la nature du danger qu’on courait ? La
90 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
255’homme, ayant cru remarquer que tous les conflits humains naissaient des différences entre les hommes, conçurent cette utopie d
256 ce fait ait contribué à dégrader les différences humaines et à faire croire qu’elles étaient accidentelles et méprisables. Les
257, on eut recours à des mots d’ordre véritablement humains, mais que cette action même rendait inefficaces : l’Égalité parut glo
258e part, il exprime un espoir fondé sur la réalité humaine telle qu’elle est, alors que l’utopie individualiste fondait son espo
259es composent en une force nouvelle. L’homme n’est humain que lorsqu’il manifeste sa raison d’être particulière. Mais dès qu’il
260oit de Berlin ou de Moscou. C’est l’homme le plus humain. C’est aussi l’homme le plus utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce
261lons pas un chef, ni des meneurs, mais des hommes humains. On ne refait un monde qu’avec des responsables. 7. Sans aucun pouv
91 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
262ut que tous les autres « le primat de la personne humaine sur toutes autres valeurs ou sur toutes nécessités ». Et ce radicalis
92 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
263tés : les vrais sont des ordonnateurs, solidement humains. Sa force était réelle, et peu démonstrative. Car la tension d’un esp
264ourt les domaines les plus variés de la recherche humaine. Jamais Dandieu n’y dispersa ses puissances d’évaluation novatrice. O
93 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
265démolit que les preuves matérielles dont l’esprit humain voudrait toujours les faire dépendre. Il nous rappelle ainsi que la f
266cité », c’est énoncer une vérité qu’aucune preuve humaine ne peut réellement appuyer ; car l’œuvre de la chair, c’est de refuse
94 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
267ière toute désintéressée de traiter les questions humaines, qu’on se trouve aujourd’hui justifié d’accueillir leurs « au loup ! 
95 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
268présente : l’homme moderne a perdu la mesure de l’humain. Le seul devoir des intellectuels, dans la situation qui nous est fa
269sure de l’homme et d’une définition concrète de l’humain qu’il faut voir l’intention générale des essais réunis dans ce livre.
270s une raison pour renoncer à ce qu’on sait être l’humain, pour renoncer à être un homme. La plupart des folies qu’on nous dit
271 qu’on invoque pour couvrir des impuissances trop humaines. La plupart des « lois scientifiques » qu’on invoque à gauche et à dr
272mesure. Elle a perdu le sens du niveau proprement humain. Cela éclate dans sa politique : elle affirme la Paix, le Droit, l’Hu
96 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
273posons la question politique dans une perspective humaine, et non plus dans « l’optique parlementaire ». Une politique à hauteu
274érence s’appelle la responsabilité de la personne humaine. En d’autres termes, c’est une politique dont chaque temps et chaque
275cas, une minorité. Il y a peu d’hommes réellement humains : mais c’est à eux que le pouvoir doit revenir, c’est par eux qu’il p
97 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
276ision d’un homme non point parfait mais librement humain, ne peut exister autrement que sous l’espèce d’un appel à restaurer c
277ir que je viens d’exposer appartiennent à l’ordre humain, et relèvent, pourrait-on dire, des intérêts de la pensée protectrice
278te la réalité, la puissance, la vérité. Nul idéal humain de l’homme n’a jamais résisté à l’échec, n’a jamais su tirer de ses d
279euse — pour qu’on puisse négliger les arguments « humains ». Comment veut-on que le chrétien échappe à cette espèce d’équivoque
280ier : c’est qu’il ne prend pas au sérieux le fait humain et la destination de l’homme. Il ne connaît, dans ses calculs « prati
281’image de la fin poursuivie. On n’aboutit pas à l’humain en agissant au mépris des humains. On n’agit pas humainement si l’on
282’aboutit pas à l’humain en agissant au mépris des humains. On n’agit pas humainement si l’on ignore notre vraie condition. Mais
98 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
283gences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et do
284té fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissionnaire par excellence du déterminisme,
285uvant dans leur élan vers une nouvelle communauté humaine. Mais ils se sont cruellement trompés de porte en s’adressant aux myt
286uvé le rapport primitif, le rapport véritablement humain, celui qui unit l’homme à son prochain. Or, ce prochain, l’Évangile s
287l nous est donné de le faire, rétablit le rapport humain, fonde notre destin personnel et fonde aussi la seule société possibl
99 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
288e l’individu qui défie l’expérience et la réalité humaine. Elle a pourtant duré un siècle, et dure encore… Et le capitalisme !
289ore… Et le capitalisme ! Son unique justification humaine reposerait dans la maxime : l’argent fait le bonheur, — si par malheu
290 savent que c’est là ce qu’ils ont en eux de plus humain. Il arrive qu’ils se sacrifient à la tâche qui leur est assignée par
291a très peu de personnes. Mais la personne c’est l’humain par excellence. Fonder les lois sur la personne, c’est assurer la lib
292t assurer la liberté d’action des hommes les plus humains, les plus capables, par là même, de travailler au bien de tous. C’est
100 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
293 eux-mêmes — sur la véritable nature des rapports humains et du statut social dont ils étaient les bénéficiaires. L’affirmation
294oire comme un rappel à la réalité de la condition humaine. Elle fut d’abord pour Marx et pour Engels une affirmation polémique
295re qu’il réduisit systématiquement toute activité humaine à son aspect économique, à des facteurs quantitatifs. Enfin, par un é
296tuel qui ne tient plus aucun compte de la réalité humaine. Cette extraordinaire opération de rétablissement du spirituel et de
297ennes, qui n’ont d’existence que pour la personne humaine, et qui supposent une Personne divine comme auteur. Si l’on refuse ce
298rit » et la « liberté » sont au terme de l’effort humain. Or, je crois, au contraire, que si le spirituel n’est pas à l’origin
299e de l’engendrer. Et si, par exemple, la personne humaine est comptée pour rien dans les suppositions fondamentales du collecti
300t la conception marxiste-hégélienne de la réalité humaine et de l’histoire. On peut dire, dans ce sens, que la croyance à la pé