1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1r provoquer cette confrontation seulement qu’on a imaginé un péril oriental, car il semble bien que dans le domaine de la cultu
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
2 et uniquement par leur obsédante volonté. Car on imagine difficilement un art plus dépouillé de détail extérieur ou d’enjolivu
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
3te ». Il ne pouvait trouver mieux que Vinet. Et j’imagine son étonnement à découvrir dans l’œuvre du penseur vaudois la substan
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4ubtil abbé pour n’y plus rien comprendre. ⁂ Qu’on imagine un personnage de tableau se mettre à décrire ce qu’il voit autour de
5 où je me suis avisé que l’homme éprouve ce qu’il imagine d’éprouver. » Non. Car à supposer que l’analyse nous crée, elle ne no
6 est plus réel que celui qu’une analyse désolée s’imaginait retenir. Dès lors, ce n’est pas lâcher la proie pour l’ombre que de t
7le possession particulière, ne pouvait non plus s’imaginer qu’elle en pût être privée. Alors, acquiesçant vivement à l’invite qu
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
8chevelé en passant par la description réaliste ou imaginée d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n’est pas
6 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
9a les dérange terriblement, sauf un ou deux qui s’imaginent gagner à mes dépens, témoin ce brave homme qui est en train de me sou
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
10t le dernier étage… » Je délirais, bien sûr. Je m’imaginais que les vendeuses me dévisageaient de plus en plus impudemment : je d
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
11publier. Et même, en passant à la limite, on peut imaginer que si elle était réalisée, on ne s’en apercevrait pas. Je pressens e
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
12’est ni aussi pure ni aussi rare qu’on voudrait l’imaginer. Il reste qu’il a voulu la vivre et qu’il l’a pu, étant roi. Il offre
10 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
13 à une devanture de robes de soie, nous amusant à imaginer les corps précieux qui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune
14musent plus grossièrement que des barbares, ils s’imaginent pouvoir faire une place dans leur vie aux “divertissements” entre 10
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
15s de ma section, je saurai aussi vous mater. » On imagine à quoi peut mener l’enseignement donné par des êtres qui brouillent à
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
16nements seraient un peu plus fous qu’on n’ose les imaginer de ne pas [p. 44] entreprendre sur l’heure une véritable révolution s
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
17vateurs : voilà qui ne change pas le rendement, j’imagine, ni la nature des produits excrétés. [p. 51] On forme nos gosses, dè
18 ce [p. 55] soin, à des générations plus libres d’imaginer, bénéficiant de notre colère jacobine et de cette formidable expérien
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
19, ce que je propose-là. Et c’est ainsi qu’on peut imaginer sans trop d’invraisemblance de petites réformes. Mais j’en ai assez d
20ploi utopique de l’organisation existante peut-on imaginer ? L’école devrait donner à l’enfant ce que son entourage ne peut plus
21tions confessionnelles enrayent et faussent tout. Imaginez une culture spirituelle indépendante de toute destination religieuse
15 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
22les d’équilibrer en nous l’esprit de géométrie. J’imagine une méthode, une façon d’appréhender la vie, de hiérarchiser nos entr
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
23ar jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine que le facteur va m’apporter ce Paquet inouï, cadeau annonciateur d’u
24 beau temps, l’horizon est aussi lointain qu’on l’imagine, tout a de belles couleurs, le poète sourit en lui-même, il y a une e
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
25ion. L’Objet Inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je leur en parlais… Il leur suffirait de l’image d’un
26 regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du
27. Présence, présence réelle… Comme j’ai peine à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
28core plus vagues d’ailleurs que ce qu’ils peuvent imaginer de la religion. C’est une forme aiguë de ce que les Anglais appellent
19 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
29ans le monde l’amour dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la vie est une espèce de marâtre et n’a que fai
20 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
30ation de cultiver le péché. Car de la sorte, il s’imagine que [p. 23] réalité spirituelle sera plus vive, son âme plus fortemen
31es pensées. Il demeure lié au réel, dans ce qu’il imagine ; aussi, dans ce qu’il veut. Il se sent moins porté à généraliser, et
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
32 d’une devanture de robes de soie, nous amusant à imaginer les corps précieux qui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune
33musent plus grossièrement que des barbares, ils s’imaginent pouvoir faire une place dans leur vie aux « divertissements » entre 1
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
34ar jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine que le facteur va m’apporter ce Paquet inouï, cadeau annonciateur d’u
35 beau temps, l’horizon est aussi lointain qu’on l’imagine, tout a de belles couleurs, le poète sourit en lui-même, il y a une e
36ion. L’Objet inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je leur en parlais… Il leur suffirait de l’image d’un
37 regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du
38Présence, présence réelle… Comment j’ai peine à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
39d à se réduire à une casuistique. [p. 62] Comment imaginer et comment animer des êtres, lorsqu’à chaque moment de la création in
40 possédait d’autres recours que ceux qu’elle peut imaginer en dehors de la grâce, c’est-à-dire la police des mœurs, l’éducation
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
41[p. 304] Goethe, chrétien, païen (avril 1932) n Imaginez un membre de l’Académie des sciences qui serait aussi directeur de la
42moignages écrits de cette époque qui permettent d’imaginer ce qu’eût pu être le pendant chrétien du Werther : — « J’ai souffert
25 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
43Un siècle bourgeois comme fut le dernier, n’osait imaginer de « réalisation » que sociale : car il faut bien qu’on s’y mette à p
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
44ne peuvent manquer de déconcerter tous ceux qui n’imaginent de choix possible qu’entre un capitalisme plus ou moins fascistisé, e
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
45ctivités, à un degré bien plus profond qu’on ne l’imagine d’ordinaire en France. En ceci, les Allemands se trouvent être en que
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
46ire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens co
29 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
47te, dites-vous. Oui, et plus encore que vous ne l’imaginez peut-être, car si vous demandez des solutions pratiques, vous n’avez
48 et toujours équivoques ; désorienter celui qui s’imagine être debout quand il n’a fait que truquer les repères ; désespérer le
30 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
49ise le xixᵉ siècle, capitalistes et industriels s’imaginaient — comme se l’imaginent aujourd’hui les brigadiers de [p. 12] choc — q
50alistes et industriels s’imaginaient — comme se l’imaginent aujourd’hui les brigadiers de [p. 12] choc — que, le domaine de la pr
31 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
51 impondérable et volatil ? Dirait-on pas qu’ils s’imaginent exercer sur le cours des choses une espèce de magie phénoménale ? Eni
32 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
52à elle ! Les hommes sont malades de la peste et s’imaginent aimer cette peste : ce n’est pas une raison, si l’on en sait la cause
33 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
53 quelle sera la valeur du modèle que l’homme peut imaginer de lui-même ? Elle ne sera jamais que relative, vouée dès sa naissanc
54storique n’a existé dans l’absolu, ni n’a pu être imaginé dans un absolu existant. Le plus sublime modèle et le plus attirant,
55ien plutôt d’en assumer le risque, sobrement. ⁂ J’imagine assez bien la gêne du lecteur qui s’avance à travers cette introducti
34 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
56s le passé de l’humanité ne peut permettre même d’imaginer. Il s’agit là d’une gigantesque caricature de réalités chrétiennes, q
57a dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer possible le saut dans l’ordre de la liberté. En effet, les nouvelles
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
58ire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens co
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
59ne peuvent manquer de déconcerter tous ceux qui n’imaginent de choix possible qu’entre un capitalisme plus ou moins fascistisé, e
37 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
60s préférences individuelles, de leurs virtualités imaginées. Est-ce que peut-être ils ne croient pas plus que ça à ce qu’ils dise
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
61ersonne, en fin de compte, et non du nombre. On s’imagine volontiers que la force, c’est la police, l’armée et la colère des ma
39 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
62L’autre possibilité de communauté, c’est celle qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une société d’un type absolument n
40 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
63se le xixe siècle, capitalistes et industriels s’imaginaient — comme se l’imaginent aujourd’hui les brigadiers de choc — que, le d
64alistes et industriels s’imaginaient — comme se l’imaginent aujourd’hui les brigadiers de choc — que, le domaine de la production
41 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
65s matériels, et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute conduite personnelle, supp
42 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
66ien il est, et c’est l’acte de Dieu, ou bien je l’imagine, et mon discours est vain. À qui pressent, dans sa réalité brutale, d
43 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
67entique, de l’aspect brut des choses et des mots. Imaginez, dans cette vision du monde, ce que donnerait l’usage d’un style sava
44 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
68 — il se laisse juger par le texte. On ne saurait imaginer rien de plus opposé au trop fameux « libre examen » dont les rational
45 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
69lle qui la préserve de la plupart des excès qu’on imagine. Peut-être la plus sûre leçon des Groupes est-elle dans leur vision c
46 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
70squ’il n’y a qu’un million de réformés en France. Imaginez la proportion si l’Édit de Nantes n’avait pas été révoqué ! — Je vous
71nos naturalistes appauvrit tout, faute de vouloir imaginer. Ils croient voir l’existence réelle alors qu’ils décrivent simplemen
47 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
72e que, à tout moment, le lecteur se voit incité à imaginer ce qu’il fut advenu de la France si l’Édit avait été observé, s’il n’
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
73onnance finale qui les informe et qui les juge. J’imagine d’abord ce réalisme comme une énorme satire à la Swift, quand je vois
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
74le ou distante, l’autre actuelle. S’il se borne à imaginer l’objet hors de sa prise, comme absent, il ne fait à vrai dire qu’aug
75ain, divaguent dans la précision. Les lois qu’ils imaginent sont celles de la mort, et d’abord de leur propre mort. Car l’essence
76oyons dominés fréquemment par les objets que nous imaginons sans les saisir, et notre « individu » n’est certes pas le moindre. D
50 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
772] naturel. L’indifférence d’un « esprit », qui s’imagine dégagé d’un tel choix, et qui le considère comme une alternative exté
78s sens et de la pensée. Quoi de plus simple que d’imaginer que cet effort de la nature pour pénétrer en nous n’est pas sans une
51 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
79le chef-d’œuvre de Kafka, mais il est difficile d’imaginer un livre plus profond. On a même l’impression en le lisant, de lire p
52 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
80ombe s’est trouvée vide ». Et l’on a spontanément imaginé les conditions dans lesquelles les femmes, venues au sépulcre, n’avai
81 le récit est bien homogène ». Certes. Mais qu’on imagine un groupe de femmes qui pénètrent dans un tombeau, qui le trouvent vi
53 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
82our ne pas croire assez à ce qu’ils croient, ou s’imaginent croire. Le repentir ! Le remords ! Le chrétien ne pense pas à son pr
54 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
83st téméraire de se donner pour juste devant elle. Imaginez une personne absolument grande, — c’est-à-dire une personne qui combl
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
84l’originalité puissante de notre culture. Peut-on imaginer un spectacle plus propre à éveiller l’imagination, à attirer la curio
85mais, celles que nous pose le désordre établi. On imagine difficilement nos commissaires inaugurant ces assises subversives, ce
56 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
86réels ou figurés. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer. Le sermon le plus sec, le plus littéralement biblique, comportera to
57 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
87 on se croit toujours au-dessous des autres. On s’imagine qu’on est la seule qui n’a pas fait ces expériences. À la fin, c’est
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
88dans les cercles antifascistes n’oserait pas même imaginer. C’est un spectacle vraiment consternant que celui de ces hommes de b
59 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
89ation plus radicale que tout ce que nous pouvions imaginer et souhaiter. Et c’est à cette transformation que nous appartenons de
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
90ue la traduction française du terme nous invite à imaginer. Il exprime en une seule formule l’aspect politique et l’aspect écono
91deux régimes, outre les procédés juridiques qu’on imagine, le mépris le plus efficace pour tous les non-conformistes intellectu
61 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
92particulier : entendez qu’elle n’invente guère, n’imagine rien, et s’en voudrait d’embellir quoi que ce soit de ce qu’elle touc
93 elle-même, l’opération est parfaitement logique. Imaginez la révolte de la balance contre son créateur, qui seul connaît le sen
94onne d’avant-guerre, et qui étaient ce qu’on peut imaginer de plus abstrait, de plus séparé des réalités charnelles, de plus inn
62 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
95ur les fuir que nous nous évadions dans des excès imaginés. Deuxième vertu : la violence La violence n’est considérée par l’él
96u des politiciens parlent de « créations ».) On s’imagine que la révolution doit apporter de l’inédit, du jamais vu. C’est un e
97e soumettre à une fin commune. Tandis que les uns imaginent le donné, l’état du langage banal, sans volonté de transformation ; t
98volonté de transformation ; tandis que les autres imaginent des métamorphoses qui font abstraction des racines, — l’imagination c
99os armes pour un combat dont l’enjeu est à venir. Imaginer, c’est voir le but, c’est voir le tout, qu’il s’agit de rejoindre et
100a chronique, il est frappant de voir qu’ils n’ont imaginé qu’un assez petit nombre de mesures communes réglant leur vie, leur p
101. Un siècle bourgeois comme fut le xixe , n’osait imaginer de réalisations que sociales : car il faut bien qu’on s’y mette à plu
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
102 dire qu’elle s’ordonne par avance à sa fin. On n’imagine pas d’aborder l’œuvre et la personne de Ramuz d’une façon systématiqu
103u de l’incarnation des images — ou de la création imaginée. Il faut rendre à ce mot d’imagination son sens fort : c’est la natur
104. La forme même que revêt chez Ramuz la faculté d’imaginer et de penser dans l’ordre de l’incarnation, devait le conduire à crée
105 littérature. Qui voudrait exiger davantage ? — J’imagine parfois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
106 les plus féconds et authentiques de ce siècle. J’imagine l’historien futur étudiant l’inventaire de Petit, comme nous lisons l
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
107ue française à l’endroit de la gauloiserie : on s’imagine que c’est du réalisme, que c’est enfin la « vraie » nature délivrée d
66 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
108e sévèrement cette pratique… Quand donc on veut s’imaginer qu’en ne recevant qu’une espèce, on ne reçoit qu’une cène et une comm
67 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
109s matériels, et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute conduite personnelle, supp
68 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
110 un léger goût iodé, au moins l’on est tenté de l’imaginer : la vigne croît ici au ras d’un sol sablonneux que l’on fume avec du
111ays dénué de ressources, pratiquement analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début
112on sort ne dépend plus de ce que je puis faire ou imaginer : libération. Il faut qu’il arrive quelque chose. Et s’il n’arrive ri
113plus, il est seul à croire qu’il doit le faire. J’imagine qu’il doit apparaître, aux yeux des habitants de cette petite ville c
114 Providence est un opium ; que l’homme s’endort à imaginer un ordre du monde où sa place serait réservée, alors qu’il s’agirait
115a, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est pas dans notre île, d’a
116 voit, et que c’est tout de même ce que l’on peut imaginer de moins déraisonnable, cela peut nous donner une bonne idée du maxim
117 traîner la misère la plus honteuse qui se puisse imaginer, dans les antres rédactionnels. Je dis les antres. De toutes façons,
118ner ma mort, je le sais bien. Toute notre attente imagine l’avenir, et l’imagine nécessairement sur fond de mort. (La jeunesse
119 bien. Toute notre attente imagine l’avenir, et l’imagine nécessairement sur fond de mort. (La jeunesse qui est l’âge de l’atte
120re inconnue à lui-même. Quoi de plus simple que d’imaginer que cet effort de la nature pour pénétrer en nous n’est pas sans une
121ins de courage que bien des jeunes bourgeois ne l’imaginent : ceux qui voudraient « partir », se « libérer » et qui reculent pour
69 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
122us manquons de corde pour étendre le linge ; elle imagine de le mettre à sécher sur des buissons de ronce. Tous les mouchoirs s
123es » comme on dit dans la bourgeoisie — où l’on s’imagine bien à tort que les gens du peuple sont spécialement adroits de leurs
124qu’il croit au jugement des incroyants, tout en s’imaginant qu’il n’est pas un des leurs… Je voudrais définir le croyant véritabl
125t est infiniment plus perdu que nous ne pouvons l’imaginer dans nos instants de lucidité extrême ; que rien n’a de sens en soi,
126 au delà d’elles-mêmes, tout autrement que nous l’imaginions. L’irritation chronique que je ressens au contact des « gens » qui m’
127onnaître les règles et les interdictions que je n’imagine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et su
128changé depuis un siècle, et c’est pourquoi l’on s’imagine que l’équilibre s’est stabilisé. Au vrai, chacun peut voir que l’homm
129rancunes, de souvenirs… On [p. 200] ne peut guère imaginer d’imbroglio passionnel plus idéalement favorable à l’apparition de dé
130el, est toujours autrement intelligent qu’on ne l’imagine quand on écrit sans l’avoir jamais vu. Il n’est pas arrêté par nos ta
131démoniaque, et surtout vaine, ils en viennent à s’imaginer qu’ils défendent eux aussi les « petits » en défendant ces exploiteur
132à une bonne demi-heure. Il n’y a pas de route. On imagine de vivre là, dans un style colonial-moyenâgeux. On pourrait loger bie
70 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
133einture, amas de détritus, bistrots noircis. Et j’imagine d’un coup toute la population de ce « pays » fait de déchets. Misère,
71 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
134, et finit par se croire « le Peuple », tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est pas dans notre île, d’a
135 traîner la misère la plus honteuse qui se puisse imaginer, dans les antres rédactionnels. Je dis les antres. De toute façon, un
72 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
136gérer, mais dans le sens contraire de celui qu’on imagine. Car, on fait pis que de l’ignorer et même que de le méconnaître : on
137rnité ? Les philosophes et la raison ne peuvent l’imaginer que morte. Mais la Bible nous dit qu’elle est la Vie, et que notre vi
138rs que « Dieu est mort » ou qu’il l’a « tué », il imagine le Retour éternel. Et comme ce Retour éternel paraît exclure toute li
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
139la liberté d’éditer et de vendre tout ce que l’on imagine. Ce n’est pas le « fascisme » qui expliquera cela. Nous savons, nous
74 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
140e ? Trop d’élégances littéraires. Ou une histoire imaginée pour le plaisir de conter ? Trop de détails intimes semblent destinés
75 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
141iffaut est en réalité aussi conventionnel qu’on l’imagine. Monde où les clichés romanesques retrouvent enfin leur vérité origin
76 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
142onnaître les règles et les interdictions que je n’imagine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et su
143changé depuis un siècle, et c’est pourquoi l’on s’imagine que l’équilibre s’est stabilisé. Au vrai, chacun peut voir que l’homm
144el, est toujours autrement intelligent qu’on ne l’imagine quand on écrit sans l’avoir jamais vu. Il n’est pas arrêté par nos ta
145à une bonne demi-heure. Il n’y a pas de route. On imagine de vivre là, dans un style colonial-moyenâgeux. On pourrait loger bie
77 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
146able, à des « rêveries » purement mystiques. On s’imagine couramment que la doctrine théosophique de Swedenborg est le système
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
147ci qui est le plus important : des possibilités d’imaginer, donc d’innover et de voir grand. ⁂ Je résumerai tout ce qui précède
79 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
148 des « intellectuels en chômage ». Ou bien l’on s’imagine un auteur à succès choyé par les « femmes du monde », hommes de toute
80 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
149ilement à se faire accepter par un confrère, on l’imagine.) On escompte ainsi les succès futurs du débutant, dont les premiers
81 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
150ays dénué de ressources, pratiquement analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début
151on sort ne dépend plus de ce que je puis faire ou imaginer : libération. Il faut qu’il arrive quelque [p. 71] chose. Et s’il n’a
152ner ma mort, je le sais bien. Toute notre attente imagine l’avenir — et l’imagine nécessairement sur fond de mort. (La jeunesse
153bien. Toute notre attente imagine l’avenir — et l’imagine nécessairement sur fond de mort. (La jeunesse qui est l’âge de l’atte
154ins de courage que bien des jeunes bourgeois ne l’imaginent : ceux qui voudraient « partir », se « libérer » et qui reculent pour
82 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
155hé et de la grâce, et se confond avec la Charité. Imaginer, à ce degré, c’est déjà presque pardonner au monde. C’est le placer s
83 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
156rès d’eux, le temps de trois stations, le temps d’imaginer une rencontre, un échange spontané, une de ces découvertes frémissant
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
157taliste s’accélère désormais plus qu’on n’osait l’imaginer au xviiiᵉ. C’est elle qui appelle sinon l’invention du moins l’utilis
85 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
158s la réalité, c’est donc le contraire de ce qu’on imagine couramment qui se produit : c’est le pouvoir qui a besoin de l’autori
86 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
159mais dans l’histoire, ce même genre de réalité qu’imaginent les romanciers : le particulier général. Seulement au lieu de décrire
87 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
160e la frontière d’une de ces nations neuves : on s’imagine que tout, êtres et choses, va nous montrer des marques de la révoluti
161avaient le pouvoir, ce seraient les rouges. Ils n’imaginent pas d’autre alternative. De fait, ces « possédants » n’ont jamais cru
162, enfants naturels, etc., vous me comprenez. Vous imaginez qu’avec cela, nous ne la voyons plus guère. Et comment voulez-vous [p
163résentée comme réaliste et « scientifique ». On n’imagine pas en France le sérieux et l’application qu’apportent les partisans
164 de la relativité historique. — On est tenté de s’imaginer que certains choix entre deux causes sont simples, parce que des homm
165demanderont. Ainsi, me jugeant d’après eux, ils n’imaginent pas un instant qu’ayant éprouvé ce que j’ai dit, à ce degré d’intensi
166avec le sérieux, c’est-à-dire qu’on ne peut pas l’imaginer d’avance, ni même le désirer vraiment, mais on s’y trouve jeté par fo
88 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
167une anecdote dont j’aime assez l’impertinence. Il imagine un certain oncle à lui, qu’il appelle l’abbé Bazin. « Cet abbé mourut
89 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
168’ingénie à renouveler l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on
169du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette dans sa Physiologie du ma
170u-delà, une impuissance à aimer le présent sans l’imaginer comme absent, une fuite sans fin devant la possession. Aimer d’amour-
171ache, n’a encore osé dire que l’amour tel qu’on l’imagine de nos jours est la négation pure et simple du mariage, que l’on prét
172ujourd’hui plus probable. Enfin, l’on peut encore imaginer que la pratique forcée de l’eugénisme réussira, là où toutes nos mora
90 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
173lences n’ont plus cours.) Mais savons-nous encore imaginer une grandeur qui n’ait rien de romantique ? Et qui soit le contraire
174ge ne peut pas être cette attitude négative qu’on imagine habituellement ; elle ne peut être qu’une action. Se contenter de ne
175ardon. [p. 245] L’homme naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était donc condamné à croire Éros, c’est-à-dire à se confier dans
91 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
176volontaire, il ait fallu si peu changer et si peu imaginer. Il faut vraiment que dans l’histoire des hommes les faits intervienn
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
177e ; partout où sa fatalité est appelée, invoquée, imaginée comme une belle et désirable catastrophe, et non point comme une cata
178squ’elle [p. 47] cesserait d’être ce qu’elle est. Imaginez cela : Madame Tristan ! C’est la négation de la passion, au moins de
179s pour démontrer qu’il n’est responsable de rien… Imaginons maintenant le problème qui se posait à l’auteur du Roman primitif. De
180en secret l’obstacle. Au besoin, on le crée, on l’imagine. Il me paraît que cela explique une bonne partie de notre psychologie
181comme un appauvrissement, bien au contraire. On s’imagine que l’on vit davantage, plus dangereusement, plus magnifiquement. C’e
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
182sommes encore tributaires, au-delà de ce que l’on imagine… (Comme j’espère le montrer par ce livre.) 7. Hérésie et poésie Doi
183 Mais en revanche, quelle espèce de liens peut-on imaginer entre ces noirs Cathares, que leur ascétisme contraignait à fuir tout
184st-il vraiment possible, se demande le lecteur, d’imaginer que Peire Vidal soit autre chose qu’un galant amuseur, un flatteur de
185 dont l’origine est nettement liturgique. On peut imaginer que les thèmes que nous avons relevés chez les poètes provençaux entr
186eurent sceptiques. Un littérateur « peu sérieux » imagine alors l’hypothèse d’une influence de la psychanalyse sur l’ensemble d
187dieu dont le père tient ses pouvoirs plus révéré. Imaginons maintenant un état de la société où le principe de cohésion se relâch
188e dans l’Histoire) du phénomène que nous venons d’imaginer au paragraphe précédent. Si nous cherchons à nous représenter la situ
189lles ? Les modernes, en effet, depuis Rousseau, s’imaginent qu’il existe une sorte de nature normale, à laquelle la culture et la
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
190ces allégories trop bien voilées. Il est facile d’imaginer le processus. Saint Augustin écrit cette prière : « Je te cherchais h
191 prophètes » — Eckhart et ses disciples — qui « s’imaginent qu’ils sont Dieu par nature ». « Quant à ces gens qui ne veulent pas
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
192badours, et toute contraire à celle qu’un moderne imagine ! Dante la définira, dans son Banquet, comme le secret qu’il faut voi
193ci, qui est la plus astucieuse lorsqu’il s’agit d’imaginer des prétextes de séparation. Elle terrorise avec délices son chevaler
194 savante n’ont été à ce point harmonisées. L’on n’imagine pas de roman mieux écrit ; plus strictement réglé, dans son progrès,
195lique, mais honteux d’avouer cette souffrance, il imagine de se plaindre d’être trop enchaîné par cette fidélité — alors qu’on
196 extérieure des personnages, dans leur rythme. On imagine Don Juan toujours dressé sur ses ergots, prêt à bondir quand par hasa
197r passionnément, ce serait vivre ! [p. 245] Il s’imagine de très bonne foi qu’un tel besoin relève de la nature physique. (Et
198ce de sens valable, il suffit pour s’en assurer d’imaginer l’impuissance absolue où se trouvent les clients de cette littérature
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
199’ingénie à renouveler l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on
200du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette, dans sa Physiologie du m
201u-delà, une impuissance à aimer le présent sans l’imaginer comme absent, une fuite sans fin devant la possession. Aimer d’amour-
202ache, n’a encore osé dire que l’amour tel qu’on l’imagine de nos jours est la négation pure et simple du mariage que l’on préte
203ion totalitaire subsiste. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’un jour nos démocraties y succombent, au nom d’une « science » ou
204ux, d’éducation et de fortune. On pourrait certes imaginer de nouvelles conditions à remplir par les candidats au mariage — cett
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
205lences n’ont plus cours.) Mais savons-nous encore imaginer une grandeur qui n’ait rien de romantique ? Et qui soit le contraire
206ge ne peut pas être cette attitude négative qu’on imagine habituellement ; elle ne peut être qu’une action. Se contenter de ne
207ent du Créateur. L’homme naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était condamné à croire Éros, à se confier dans son désir le plus
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
208rvint dès l’introduction des échecs en Europe, en imaginant une série de mutations phoniques à partir du nom de la pièce originel
99 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
209es jusqu’à un point que les chrétiens, souvent, n’imaginent guère, se trouvent devant le fait religieux plus ignorantes, plus dém
100 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
210. 6. On croit si peu à la mort des partis qu’on n’imagine pas d’autre action possible qu’au moyen des partis existants, et l’on