1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1ater que la foule ne réagit pas autrement que les individus. L’auteur, qui est l’un de ces Anglais, tombe malade avec à propos et
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
2de mannequins, les tendances contradictoires d’un individu. C’est pour traiter ce sujet pirandellien qu’on s’embarque dans une c
3 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
3ar il n’est guère de comparaison valable qu’entre individus, et comme type d’individu européen Robert de Traz ne pouvait trouver
4aison valable qu’entre individus, et comme type d’individu européen Robert de Traz ne pouvait trouver mieux que lui-même. S’il d
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5age d’un enrichissement, d’une consolidation de l’individu mais avant tout un moyen de se connaître. Cependant, n’est-ce pas lui
6ain, en quoi consiste l’unité la plus réelle de l’individu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idées et jongleri
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
7 considérer toute joie comme illusoire et livre l’individu pieds et poings liés à l’obsession qu’il voulait avouer pour s’en dél
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
8 Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)d Comme le démiurge venait de p
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
9al entre l’époque et les quelques centaines (?) d’individus pour qui l’esprit est la seule réalité. C’est pourquoi nous ne pourro
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
10ité d’une époque obsédée d’action.) Autour de ces individus — chinois nationalistes ou terroristes, Européens expérimentateurs, j
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
11sorte de franc-maçonnerie de quelques centaines d’individus. Et cette franc-maçonnerie sera bientôt traquée avec la dernière rigu
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
12ïveté. Définition du naïf dans le monde moderne : individu qui soutient des idées qui ne rapportent rien. En effet, je ne représ
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
13ples. Celui-là seul favorise le développement des individus, qui ne cherche pas un rendement mais qui dépose une semence spiritue
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
14Une minute de concentration intense dégage dans l’individu plus d’énergie que des heures d’exercices gémissants. De même, le bie
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
15 : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
16ent sa vie et son œuvre. Il n’y a peut-être pas d’individu plus significatif dans l’histoire de l’Occident moderne, c’est-à-dire
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
17ques (nationalisme, SDN, etc.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes
16 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
18ourquoi il n’y a de création possible que par les individus. Et de là vient que toute création absolue est héroïque. Socialisme
17 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
19t-être pas encore oublié que la race s’oppose à l’individu. Ici, plus qu’ailleurs, l’originalité est signe de sang mêlé. Ici com
18 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
20 : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne
19 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
21 hamlétisme. Notre préparation à l’autonomie de l’individu demeure théorique, et son application est indéfiniment retardée, cont
20 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
22éal bourgeois, synthèse eudémonique à l’usage des individus égoïstes, d’autre part à l’idéal marxiste, synthèse eudémonique à l’u
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
23nt substitué pour les besoins de leurs systèmes l’individu abstrait, l’atome désigné par un chiffre et dépourvu de résistance ac
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
24ion, suppose et pose la personne, définie comme l’individu engagé dans le conflit créateur6. À cet engagement personnel, nos rév
23 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
25responsable sur le responsable, à la masse et à l’individu abstrait sur la personne concrète. Machiniste et productiviste, elle
26Répétons donc que pour nous : la personne c’est l’individu engagé dans le conflit créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — 
24 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
27: départements, communes, corporations, familles, individus. Dans le premier cas il doit accomplir un travail constructif, dans l
25 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
28 mot personne, nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne, la différence est celle du figurant anonyme à l’acteur
29 visible : l’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un
30e de ma vocation, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7. Incarnation À la série d’« implications inexplicables » que
31dence absolue et manifeste d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore l’apparition d’un
32ation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un ind
33l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un individu. La psychologie de la personne parfaite se réduirait purement et simp
34ts que nous imaginons sans les saisir, et notre « individu » n’est certes pas le moindre. Dans l’espoir incertain de nous munir
35tage les idées, de l’opposer ici à la notion de l’individu. L’individu est le terme dernier de la division objective d’une socié
36es, de l’opposer ici à la notion de l’individu. L’individu est le terme dernier de la division objective d’une société au sens d
37mposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’est conçu qu’à partir de l’ensemble du corps social, comme un éléme
38 qui prophétise la dissolution du corps social en individus libres au terme d’une évolution scientifique et organisée (thèse de M
39cette conscience insinuée comme un retard entre l’individu et sa pressante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
40xée par les grands fournisseurs. On prétend que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là
41rois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait
42oits de l’Homme, ne mérite pas qu’on le pleure. L’individu des libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme
43 voir le salut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’
44ut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce qu
45ertaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’
46utement organisé, une monstrueuse agglomération d’individus assemblés par la peur et la faim, et la haine, parqués dans des caser
47goïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de
48âches immédiates. La personne, au contraire, de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une au
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
49de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonymes et le Standard seraient en voie de triompher
50tte crise que l’on dit sans précédent, que fait l’individu pour se défendre ? Et quels titres à l’existence vient-il produire ?
51is mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de les mesurer à la réalité dernière de l’homme. Qu’est
28 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
52 Grammaire de la personne (janvier 1934)f L’individu, tel que les libéraux — en politique — et les idéalistes — en philoso
53 de la personne, telle qu’on peut l’opposer à cet individu, et du prochain, tel que le définit l’Évangile ; d’autre part, certai
54aussi laïque ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu, nous dit-on… Il faut craindre la mort des mythes : elle n’est
55mythes : elle n’est jamais qu’une métamorphose. L’individu n’est mort que pour renaître dans le collectif. La mystique de la mas
56n l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît comblé… Mais ce nous est-il autre chos
57Ainsi le phénomène personnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence ex
58onnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence extérieure. Face à face a
59 risque. La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement
60ne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dan
29 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
61e passivité, proclamé par la Renaissance, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne,
62 avons tenté de suivre la logique fatale, isole l’individu dans un monde désert ; alors que l’un et l’autre divisent l’homme en
30 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
63a conception abstraite de l’homme considéré comme individu atomique. Or ces deux conceptions sont également à la base de tout le
64tion d’apparence toute philosophique : celle de l’individu et de la personne. Thèse I. — Considérer l’homme en tant qu’indivi
65onne. Thèse I. — Considérer l’homme en tant qu’individu abstrait (Principes de 89 — Marxisme) et fonder sur cet individu tout
66it (Principes de 89 — Marxisme) et fonder sur cet individu toutes les institutions, et la morale, c’est méconnaître la nature co
67sont alors sanglants. L’évolution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la repre
68même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état de définition. Parti[r] des conflits qu
69t pour laquelle il est responsable. Alors que « l’individu » se balade au gré des théories dans le monde abstrait et juridique d
31 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
70s créations de l’homme. Et de quel homme ? De cet individu des libéraux rationalistes, de cet être isolé dans sa prétendue « vie
71un cerveau délicat. Nous disons ensuite que cet « individu » est un esclave et une dupe, car il n’y a pas d’exemple, dans l’hist
72e l’irresponsable. La personne, au contraire de l’individu charrié par tous les destins collectifs et par les prétendues lois de
32 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
73r, mais d’opérer une synthèse. » — « Émanciper un individu, c’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un
33 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
74il arrive chez les inadaptés, une tension entre l’individu et le milieu qui lui résiste. Elle est à l’intérieur de la personne.
34 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
75xée par les grands fournisseurs. On prétend que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là
76rois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait
77oits de l’Homme, ne mérite pas qu’on le pleure. L’individu des libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme
78 voir le salut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’
79ut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce qu
80ertaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’
81utement organisé, une monstrueuse agglomération d’individus assemblés par la peur et la faim, et la haine, parqués dans des caser
82goïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de
83tâches immédiates. La personne, au contraire de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une au
35 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
84 IIPersonne ou individu ? (d’après une discussion) Première question. — Vous parlez beau
85coup de la personne… De mon temps, nous disions : individu. Les termes changent, selon le cours des modes, mais les réalités mor
86 vous, elle s’en va et s’en ira toujours disant : individu ! Individu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je
87 s’en va et s’en ira toujours disant : individu ! Individu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je serais plus
88 la personne dont je parle n’a rien à voir avec l’individu dont nous parlait le xixe  ! Le langage courant confond volontiers in
89 le xixe  ! Le langage courant confond volontiers individu et personne. Je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’en féliciter, ni s
90rement verbale. Reprenons l’origine des termes. L’individu est défini par rapport à l’ensemble, à l’espèce11. Il est une partie
91écoule normalement de la définition courante de l’individu. Dans ces conditions, l’individualisme libéral n’est pas justifié, et
92l’État, mais aussi contre la définition même de l’individu, et, en fin de compte, contre la raison, — dont ils aiment pourtant à
93éclamer par ailleurs. La conséquence logique de l’individu, c’est l’étatisme, le fascisme ou la dictature stalinienne. Tel est l
94le paradoxe malheureux de la démocratie laïque. L’individu au nom duquel légiféra la Convention n’était en somme défini que par
95osition de ce système à ceux qu’on a fondés sur l’individu libéral, c’est le fédéralisme. L’individu étant conçu par les juriste
96s sur l’individu libéral, c’est le fédéralisme. L’individu étant conçu par les juristes à partir de l’ensemble, ses droits dépen
97ie libérale ; elle est fondée sur une notion de l’individu qui défie l’expérience et la réalité humaine. Elle a pourtant duré un
98vidualisme qui serait en peine de montrer un seul individu réel, l’individu des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un concept jur
99rait en peine de montrer un seul individu réel, l’individu des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un concept juridique. Il y a pe
36 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
100qu’il veut atteindre, qui sont la libération de l’individu et la suppression de l’État, sont sans commune mesure avec les moyens
37 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
101 créateur, pour rebâtir un monde à la mesure de l’individu considéré comme autonome, et « calculable » humainement. Le Plan est
38 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
102d’autonomie. Et le but final : la libération de l’individu, reste toujours hétérogène à ces moyens, qui sont, en l’espèce, l’org
39 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
103ons « un fascisme larvé ». Quand nous traitons un individu de « fasciste », cela ne signifie pas que cet individu partage les op
104idu de « fasciste », cela ne signifie pas que cet individu partage les opinions d’Hitler ou de Mussolini, mais simplement qu’il
40 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
105 et leurs créations politiques, condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes
41 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
106a conception abstraite de l’homme considéré comme individu indifférencié. Or ces deux conceptions sont également à la base de to
107tion d’apparence toute philosophique : celle de l’individu et de la personne. L’Égalité contre la Fraternité Considérer l’
108re la Fraternité Considérer l’homme en tant qu’individu abstrait (Principes de 89) et fonder sur cet individu toutes les inst
109vidu abstrait (Principes de 89) et fonder sur cet individu toutes les institutions, et la morale, c’est méconnaître la nature co
110nt alors sanglants. L’évolution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la repre
111même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état de définition. Partir des conflits quot
112t pour laquelle il est responsable. Alors que « l’individu » se balade au gré des théories dans le monde abstrait et juridique d
42 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
113le s’est instituée sur les notions de personne, d’individu et de personnalité. Il existe un mouvement personnaliste qui a pris p
114istinctions théoriques que l’on a proposées entre individu, personne et personnalité. Je préfère illustrer ces notions par des e
115mment sont apparues dans l’Histoire les notions d’individu et de personne, et les systèmes qui s’y opposent, nous verrons mieux
116urs sans doute plus que jamais. Prenons d’abord l’individu. Contrairement à ce que peut nous faire croire une certaine polémique
117re croire une certaine polémique réactionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration d
118ance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individu, c’est l’homme de la tribu qui tout d’un coup se met à réfléchir pour
119ré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel.
120iers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent p
121idu est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases), c
122me et conscient. La définition la plus noble de l’individu nous est fournie à ce moment par Socrate, lorsqu’il nous dit : Connai
123 qu’aux antipodes de Socrate, une définition de l’individu… Toutefois, ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’ori
124el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissan
125nt qu’il n’aura plus affaire qu’à une poussière d’individus déracinés, n’offrant plus de résistance appréciable. Vous voyez qu’en
126ffet, ou plus exactement, de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
127solution sociale commencé par l’individualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes natur
128, de « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux
129e d’homme que suppose l’État romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’homme qui n’existe que pa
130spontanée, l’Église lui rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son rôle actif de persona. Spirituellement, il se p
131euf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. E
132ts de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinction entre ces deux vocab
133nne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, dans un composé original dom
134ébuts de la Grèce, en ce sens qu’une révolte de l’individu ne tarde pas à se manifester. Cette révolte, c’est la Renaissance. El
135ront ma description de la Grèce individualiste. L’individu de la Renaissance est d’abord un révolté qui oppose ses besoins propr
136al, sont souvent cités comme les premiers types d’individus au sens moderne. Nous retrouvons ici cette liaison mystérieuse entre
137cette liaison mystérieuse entre la naissance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une
138issance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une activité toute nouvelle : l’expérime
139l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclamer les droits et les devoirs de la
140l problème. Mais ils ne parlent pas non plus de l’individu ou de la collectivité, et cependant toutes les réalités que désignent
141. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que D
142ion avec son prochain. Ainsi la dignité de chaque individu est garantie non pas du seul fait qu’il existe physiquement, mais du
143ues, certaines notions fondamentales telles que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en
144ite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de
145 masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volonta
146 que le résidu, l’empreinte d’une personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par un
147ocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères accusés. Ainsi l’on glisse du calvinisme à l’individua
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
148nt substitué pour les besoins de leurs systèmes l’individu abstrait, l’atome désigné par un chiffre et dépourvu de résistance ac
44 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
149egel cette mécanique de l’histoire qui supprime l’individu, le conflit tragique et la responsabilité spirituelle. C’est dans cet
150s définitions à l’acte constituant la personne (l’individu engagé dans un conflit concret). Sur cette notion de l’homme actif et
45 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
151que est, d’une part, la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des ra
46 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
152xcités, mais simplement des hommes de foi solide. Individus parfaitement négligeables en regard de ce qu’ils ont à dire, qui les
47 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
153ccepte qu’on l’appellera le père des croyants ? L’individu serait-il au-dessus du général ? Serait-il affranchi de l’éthique ? M
48 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
154 un village ou une contrée, plus rarement chez un individu, qui constitue le vrai sujet de ses romans. Passage du Poète, — ou du
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
155mission. Il fallait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un cor
156d’une conception du monde fondée sur la raison, l’individu et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’es
157 raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la liberté du désespoir et qu’il meurt de son isolemen
158réations toujours nouvelles le vieux conflit de l’individu et de la masse.   6. La violence nécessaire. Car notre force est pers
50 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
159ne ; fédéralisme et étatisme ; enfin, personne et individu. Cette dernière « tension », à laquelle se ramènent toutes les autres
51 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
160s sanctions financières par exemple, auxquelles l’individu ne peut pas se soustraire. L’autorité n’est le fait ni d’une institut
52 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
161tique est d’une part la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des ra
53 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
162devenue la loi inexorable et mécanique qui plie l’individu à des calculs de masses, à des disciplines extérieures, à des ambitio
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
163nt de la sorte une base commune à l’existence des individus. On peut estimer qu’il y a là une fausse communauté, une fausse répon
164 qualifiés pêle-mêle de saboteurs.   Valeur de l’individu : L’homme ne vaut que par son activité au service du peuple ou du pro
165, on s’efforcera de démontrer que d’autant plus l’individu se sacrifie au Parti, d’autant plus il acquiert de valeur personnelle
55 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
166mission. Il fallait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un cor
56 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
167d’une conception du monde fondée sur la raison, l’individu, et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’e
168 raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la liberté du désespoir, et qu’il meurt de son isoleme
169 création toujours nouvelle le vieux conflit de l’individu et de la masse. 6° La violence nécessaire. — Car notre force est pers
57 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
170 et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’individu pensant et toute espèce de responsabilité. Lorsqu’un clerc invoquera
171ne seront pas, de longtemps, réunies dans un seul individu, le savant s’en voudrait de poser, au terme de ses descriptions, autr
58 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
172 n’est point par la culture de l’« esprit » que l’individu se développe, mais par l’incarnation de plus en plus complexe du spir
173ersonne se distingue de la masse, mais aussi de l’individu, le style d’une pensée active se distinguera par une double oppositio
174sique et de l’angoisse sociale qui nous obsèdent. Individu et masses, telles sont les déviations d’une tradition qui se fondait
175a distinction fondamentale de la personne et de l’individu, ni la définition philosophique de la personne : il me suffit d’avoir
176aussi laïque ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu. Ce mythe n’est plus à craindre que sous sa forme négative : l
177n une réponse, ne se pose par ailleurs que dans l’individu aux prises avec son entourage humain101. Ses données me sont extérieu
178mmunauté, en ceci qu’elle est l’acte par lequel l’individu répond à la question que lui pose son prochain. Et à l’inverse, le bu
179n l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît comblé… Et l’on croirait qu’il l’est à
180Ainsi le phénomène personnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence ex
181onnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence extérieure qui le questio
182 risque. La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral et social par excellence ; mais dans son acte seulement, c’est-
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
183de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la veine » dans ces loteries, notre image scientifique (physico
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
184 entre le vieil homme et le nouvel homme, entre l’individu et la vocation qu’il se reconnaît, je dirais volontiers : entre la pe
61 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
185 toi et le monde, par exemple ; ou encore entre l’individu et le Sort, cette idole païenne ? C. M. — J’ai besoin de le croire p
62 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
186 de l’affaire, dénoncer clairement les coupables, individus ou institutions. Ce qui oblige en fin de compte l’écrivain à déclarer
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
187ail » du vivre goethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfait de son espèce, dont le sépare enfin cette perfection…
188renvoient pas même l’écho. Nous sommes là, petits individus, devant ce qu’on nomme les « masses », exprimant par cette métaphore
189 ; mais sans agir, elle n’est pas vraie pensée. L’individu ne saurait s’accomplir qu’en relation avec l’espèce, mais l’espèce ne
190espèce ne peut avancerque sur la trace des grands individus. La définition même de l’homme, ce qu’il a proprement d’humain, c’est
191’importance respective des deux pôles, société et individu, a varié depuis Goethe d’une manière appréciable. Les suites et les r
192omme un vertige fascinant à l’intérieur de chaque individu qui voulait se saisir en soi : ainsi Werther se jette dans le suicide
193 les plantes : loi de la forme organisatrice de l’individu autonome. ⁂ Inverser les données du problème goethéen, tout en se mai
194 La tension se produit de nouveau entre les pôles individu et société. Mais sa résultante change de signe : elle pointe sa flèch
195de devenir Goethe. Il doit montrer l’exemple d’un individu qui a su tirer du monde où il est né les nourritures les plus richeme
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
196forme des raisons de tel parti, de l’idéal de tel individu, et que je trouve partout la confusion, la dispersion, l’indifférence
197de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la veine » dans ces loteries, notre image scientifique (physico
198 lui. Écoutons les observations que formulent des individus pris à part, dans leur vie concrète. Je constate qu’elles vont toutes
65 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
199é. Nous ne sommes plus qu’une poussière de petits individus, impuissants, isolés, anxieux. Allons-nous retomber dans une folie in
200ur le fondement de la personne, c’est-à-dire de l’individu à la fois libre et engagé, autonome et pourtant solidaire. Celui que
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
201outissement de « l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme
67 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
202nier proprement dit, mais, peu ou prou, de chaque individu soumis aux lois d’une collectivité délirante. Sur la foi d’affiches o
68 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
203 est au terme du progrès, de l’évolution de notre individu. Les nazis corrigent : de la race. C’est encore un progrès « scientif
204our désigner l’absence d’âme personnelle chez les individus charriés par les mouvements mécaniques d’une foule ? L. hoche la tête
205 nature, on sent très bien qu’elle n’est pas de l’individu, et même qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne
206 qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne compte plus, n’existe plus, n’est que le support d’une puissance q
207l’« éducation » des esprits ; même défiance des « individus » et de tout « intérêt privé ». Ce parallélisme, ou plutôt cette iden
69 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
208t abstraitement des masses inorganiques, dont les individus n’ont en commun que l’argent ou le défaut d’argent ; où les partis se
209ar les masses et que s’installe au cœur de chaque individu une angoisse, — d’où naît un appel. C’est à ce formidable appel des p
210ar ce qui compte, c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la gu
211amental, c’est celui que nous pose l’angoisse des individus isolés, et l’appel religieux qui naît de cette angoisse — même s’il e
70 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
212igieuses fondant une unité si intérieure à chaque individu qu’elle permet la plus grande diversité dans les formes qui la manife
71 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
213n tacite entre les hommes. Nous sommes là, petits individus, impuissants, isolés, méfiants, posés les uns auprès des autres, à no
72 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
214s à l’inconscient, pour expliquer la conduite des individus ou des collectivités, c’est l’un des traits typiques de notre siècle.
215 en dépit des contradictions dont peut souffrir l’individu (c’est-à-dire l’être naturel). L’individu est entièrement déterminé p
216ffrir l’individu (c’est-à-dire l’être naturel). L’individu est entièrement déterminé par l’espèce, le milieu, l’histoire, les ri
217e transforme et oriente à nouveau les forces de l’individu, plutôt qu’elle ne veut les détruire. Elle engage dans le monde actif
218a blessure la déception non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel
219ures… On lui a dit qu’il ne compte pas en tant qu’individu conscient ; on lui a dit que sa vraie vie était entre les mains du pa
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
220ressive — les yogas par exemple — une montée de l’individu vers l’Unité, où il se perd. Et j’appellerai « occidentale » une conc
221 l’union, c’est-à-dire la fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s
222 fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s’élever jusqu’à se perdre
223us diverses comme dans la réflexion de millions d’individus fut et demeure le problème du Mal, tel que l’homme spirituel l’expéri
224nt la société, les pouvoirs, les familles, et les individus eux-mêmes : celle qui oppose l’hérésie partout présente et l’orthodox
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
225t de même assassiner chaque siècle des millions d’individus, et nous, faibles et malheureux particuliers, nous ne pourrons pas sa
226 société qui veut sauver sa forme, tandis que les individus qui la composent se prêtent obscurément, sous le couvert d’un refus,
227de l’anonymat des grands courants qui roulent les individus détachés, avec une puissance que l’esprit répugne encore à mesurer. L
228 grande puissance solaire qui broie et magnifie l’individu fécond, la belle brute déchaînée, etc. » L’un de ces prophètes est al
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
229des armes à feu comme contraire à la dignité de l’individu. (Le condottiere Paolo Vitelli fit même crever les yeux d’un de ses a
230f. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (
231ble désormais d’une action rationalisante sur les individus. En outre, cette action n’est plus exercée par un meneur quelconque,
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
232s convenances sociales, donc du point de vue de l’individu, sur le hasard, avait au moins autant de chances que le mariage fondé
233 stabilité et de l’évolution, de l’espèce et de l’individu, enfin de l’accomplissement de la personne et de l’Absolu qui seul la
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
234outissement de « l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme
78 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
235par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnable. Dans l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’Ét
236pposait que l’humanité n’était qu’un assemblage d’individus, d’hommes qui avaient surtout des droits légaux, et très peu de devoi
237droits légaux, et très peu de devoirs naturels. L’individu rationaliste, c’était un homme in abstracto, privé d’attaches avec le
238fuse, d’où naît le besoin d’un coude à coude où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent. Appel à une communau
239ernel problème que nous posent les relations de l’individu et de la collectivité. Il s’agit de voir que l’homme concret n’est pa
240rdant la mesure de notre histoire, la mesure de l’individu engagé dans la communauté. Cette œuvre n’est pas utopique. Car je me
79 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
241ombreux, qu’il y a parmi leurs membres beaucoup d’individus vraiment croyants, capables de faire pour leur part des actes quotidi
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
242le s’est instituée sur les notions de personne, d’individu et de personnalité. Il existe un mouvement personnaliste qui a pris p
243istinctions théoriques que l’on a proposées entre individu, personne et personnalité. Je préfère illustrer ces notions par des e
244mment sont apparues dans l’Histoire les notions d’individu et de personne, et les systèmes qui s’y opposent, nous verrons mieux
245urs sans doute plus que jamais. Prenons d’abord l’individu. Contrairement à ce que peut nous faire croire une certaine polémique
246re croire une certaine polémique réactionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration d
247ance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individu, c’est l’homme de la tribu qui tout d’un coup se met à réfléchir pour
248ré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel.
249iers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent
250du est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases) co
251me et conscient. La définition la plus noble de l’individu nous est fournie à ce moment par Socrate, lorsqu’il nous dit : Connai
252. C’est là encore une assez bonne définition de l’individu… Toutefois ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’orig
253el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissan
254nt qu’il n’aura plus affaire qu’à une poussière d’individus déracinés, n’offrant plus de résistance appréciable. Vous voyez qu’en
255ffet, ou plus exactement, de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
256solution sociale commencé par l’individualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes natur
257, de « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux
258e d’homme que suppose l’état romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’homme qui n’existe que pa
259spontanée, l’Église lui rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son rôle actif de persona. Spirituellement, il se p
260euf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. E
261ts de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinction entre ces deux vocab
262nne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, dans un composé original dom
263ébuts de la Grèce, en ce sens qu’une révolte de l’individu ne tarde pas à se manifester. Cette révolte, c’est la Renaissance. El
264ront ma description de la Grèce individualiste. L’individu de la Renaissance est d’abord un révolté qui oppose ses besoins propr
265al, sont souvent cités comme les premiers types d’individus au sens moderne. Nous retrouvons ici cette liaison mystérieuse entre
266cette liaison mystérieuse entre la naissance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une
267issance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une activité toute nouvelle : l’expérime
268l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclamer les droits et les devoirs de la
269l problème. Mais ils ne parlent pas non plus de l’individu ou de la collectivité, et cependant toutes les réalités que désignent
270. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que D
271ion avec son prochain. Ainsi la dignité de chaque individu est garantie non pas du seul fait qu’il existe physiquement, mais du
272ues, certaines notions fondamentales telles que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en
273ite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de
274 masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volonta
275 que le résidu, l’empreinte d’une personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par un
276ocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères accusés. Ainsi l’on glisse du calvinisme à l’individua
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
277par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnable. Dans l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’Ét
278pposait que l’humanité n’était qu’un assemblage d’individus, d’hommes qui avaient surtout des droits légaux, et très peu de devoi
279droits légaux, et très peu de devoirs naturels. L’individu rationaliste, c’était un homme in abstracto, privé d’attaches avec le
280ernel problème que nous posent les relations de l’individu et de la collectivité. Il s’agit de voir que l’homme concret n’est pa
281rdant la mesure de notre histoire, la mesure de l’individu engagé dans la communauté. Cette œuvre n’est pas utopique : car je me
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
282ts. Que cela soit donc bien clairement établi : l’individu ou le pays qui se reconnaît une vocation chrétienne doit sans nul dou
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
283me sain. Il est essentiel que les groupes, ou les individus qui les composent, gardent le droit, le souci et le goût de se rattac
84 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
284 peut revêtir autant d’aspects divers qu’il y a d’individus de par le monde. Mais cela peut signifier aussi que le Diable est la
285rôle dans l’impunité. Le monde actuel est plein d’individus qui portent à l’intérieur un costume de louage. Ils se cachent à leur
85 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
286 qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne compte plus, n’est que le support d’une puissance qui échappe à no
287 était la suivante : « Comment se peut-il que des individus deviennent volontairement nazis ? Que des populations entières se lai
288e. Son œuvre de tentateur a consisté à priver les individus du sentiment de leur responsabilité morale, donc du sens de leur culp
289ps et le sentiment d’impuissance qu’éprouvent les individus dans notre monde démesuré, font qu’ils demandent et se donnent aujour
290nérale d’endormir les peuples, les classes ou les individus qui seraient tentés de causer quelque turbulence. C’est calculer sans
86 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
291araît se soucier de moins en moins de persuader l’individu, dans une époque où celui-ci n’existe guère. Son ambition se tourne v
292nt sans fin les cas de possession, c’est-à-dire d’individus particuliers se livrant au mal, je voudrais écrire un livre sur la po
293iculier et à nos aptitudes normales. Au cinéma, l’individu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui ar
294it de prendre ses maux en patience. D’une part, l’individu moderne est incité à juger sa vie mesquine, et à la fuir ; d’autre pa
295me virtuelle des passions de masse. Partout où un individu prend sa vie personnelle en dégoût, le totalitarisme trouve un candid
296 le sens des fins dernières de l’œuvre humaine. L’individu s’égare dans ces vastes rouages, il s’y sent partout en exil. À moins
297puissant, et jamais il ne s’est senti, en tant qu’individu, plus impuissant. Jamais il ne fut plus savant, et jamais il n’eut l’
298la vie sentimentale ou spirituelle du dernier des individus qui participe à cet ensemble. Or tout ce que l’on vient de dire de la
299s esthétiques ou moraux, à tout ce qui qualifie l’individu et lui permet de se posséder en tant que personne responsable. L’indi
300lle figure le conflit permanent dans le cœur d’un individu, entre le besoin d’anarchie et le besoin de conservation. Parabole de
87 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
301l’amour, la prière et le vœu divin. Si moi, petit individu, erreur insignifiante, parole articulée dans le discours de toutes le
302humaine. Là, le voisin peut parler au voisin et l’individu se faire entendre. Les conséquences des actions sont visibles, l’amou
88 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
303s esthétiques ou moraux, à tout ce qui qualifie l’individu et lui permet de se posséder en tant que personne responsable. L’indi
89 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
304araît se soucier de moins en moins de persuader l’individu, dans une époque où celui-ci n’existe guère. Son ambition se tourne v
305nt sans fin les cas de possession, c’est-à-dire d’individus particuliers se livrant au mal, je voudrais écrire un livre sur la po
306iculier et à nos aptitudes normales. Au cinéma, l’individu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui ar
307’efface la croyance dans un au-delà. D’une part l’individu moderne est incité à juger sa vie mesquine, et à la fuir ; d’autre pa
90 1944, Les Personnes du drame. Introduction
308e dans la pure coïncidence d’une vocation et d’un individu ; et si notre personne toujours impure consiste dans l’approche d’une
309 dans l’approche d’une vocation qui s’empare d’un individu pour orienter ses données naturelles vers des fins révélées par l’Esp
310e, l’un seulement tombe sous notre sens : c’est l’individu naturel. Encore n’est-il guère isolable de cette œuvre où l’« autre »
311rés d’une parfaite identité entre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocatio
312re à cette Personne. Ils voyaient et touchaient l’individu Jésus, le charpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocatio
313elle apparut ; c’est approfondir les données de l’individu qui la subit ou qui l’accepte, mimer en soi certains de ses efforts,
314une pensée dans une vie ou d’une vocation dans un individu « figure » la synthèse en un seul être, en un seul acte, en une seule
315solitaire et de la foule, à l’intérieur même de l’individu ; l’attestation des exigences d’une foi qui paraît incommensurable av
316riomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puissamment naturel, c’est l’acte autorisant la doctrine de Luther. L
91 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
317est la « personne » de Goethe triomphant de son « individu ». ⁂ Telle est la sagesse de Faust : nous n’avons pas besoin d’autres
92 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
318 on pense que Kierkegaard est l’anarchiste pur, l’individu fou, l’isolé. Mais l’homme justement n’est plus seul à l’instant qu’i
319 zéro ! L’homme qui meurt devant Dieu, en tant qu’individu, renaît au même instant en tant que vocation. Cela ne résout rien, ou
320ir. « Oser à fond être soi-même, oser réaliser un individu, non tel ou tel, mais celui-ci, isolé devant Dieu, seul dans l’immens
321de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonymes et le Standard seraient en voie de triompher
322cette crise, qu’on dit sans précédent, que fait l’individu pour se défendre ? Et quels titres vient-il produire à l’existence ?
323is mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de les confronter à la réalité chrétienne de l’homme. L
93 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
324ponsabilité. Car la personne est dans la vie de l’individu à la fois l’élément libérateur — par rapport aux données naturelles, 
325liberté de la personne n’est pas un attribut de l’individu en soi, mais elle lui est attribuée par un appel gratuit du libre Esp
326 toi et le monde, par exemple ; ou encore entre l’individu et le sort, cette idole païenne ? C.M. — J’ai besoin de le croire pou
94 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
327 et constater les plus secrètes fluctuations de l’individu naturel. Elle se refuse aux simplifications convenues, aux partis-pri
328titude d’accueillante impartialité vis-à-vis de l’individu. « Les autres forment l’homme, je le récite », semble-t-elle dire apr
95 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
329 un village ou une contrée, plus rarement chez un individu, qui constitue le vrai sujet de ses roman. Passage du Poète, ou passa
96 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
330 Mais le moi personnel est l’Ombre créatrice de l’individu naturel. Revenons une dernière fois sur nos définitions. La personne
331 en dépit des contradictions dont peut souffrir l’individu, c’est-à-dire l’être naturel. L’individu est entièrement déterminé pa
332uffrir l’individu, c’est-à-dire l’être naturel. L’individu est entièrement déterminé par l’espèce, le milieu, l’histoire, les qu
333e transforme et oriente à nouveau les forces de l’individu, plutôt qu’elle ne veut les détruire. Elle engage dans le monde actif
334 blessure, la déception non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel
335ures… On lui a dit qu’il ne compte pas en tant qu’individu conscient ; on lui a dit que sa vraie vie était entre les mains du Pa
97 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
336ciaux). Il placera les droits et les devoirs de l’individu (c’est-à-dire de l’individu chargé d’une vocation) avant les droits e
337s et les devoirs de l’individu (c’est-à-dire de l’individu chargé d’une vocation) avant les droits et les devoirs de l’État (l’o
338isme dont le devoir est d’assurer la liberté de l’individu au point de vue matériel). Les conséquences sociales de la vocatio
339chrétienne, centrée sur l’idée de la vocation des individus, mettra toujours l’accent sur le devoir plutôt que sur les droits. Pr
340une constitution abstraite fixant les droits de l’individu indépendamment des devoirs de sa charge. 2) Une doctrine chrétienne q
341ndes machines bureaucratiques dans lesquelles les individus sont abstraitement dirigés selon les besoins de la machine et non sel
98 1946, Combat, articles (1946–1950). Tous démocrates (22 mai 1946)
342art. La faillite morale est universelle, chez les individus comme sur le plan international. Moi. — Pas d’accord ! Je distingue
99 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
343 terme le conflit qui oppose la collectivité et l’individu dans le plan de la société. Et de même que l’œcuménisme retrouve la p
344ersonnalisme. Cherchons à illustrer les notions d’individu, de collectivité, et de personne par des exemples historiques suscept
345emples historiques susceptibles de faire image. L’individu est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même
346el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et où l’État reprend
347. Il s’agit plutôt d’une succession inévitable. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
348, sa « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fait son ciment. Mais cet État centralisé, cette unité rig
349’Éternel. Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. I
350nt : la personne n’est pas un moyen-terme entre l’individu trop flottant et le soldat politique trop esclave. Elle est l’homme i
351re possible entre l’anarchie et l’unité forcée, l’individu et l’État. Mais dès qu’intervient la transcendance, il y a mieux qu’u
352. Car les tâches civiques y sont à l’échelle de l’individu et l’engagement concret dans la communauté y devient donc possible. D
353ger de groupe. L’on n’est donc pas isolé, comme l’individu se trouve isolé dans une grande ville moderne ou dans un vaste État c
354nique ; au couple de frères ennemis que forment l’individu déraciné et la masse totalitaire, le couple de frères amis que formen
355 une masse informe et grossièrement encadrée, les individus privés de leur conscience normale. Du point de vue sociologique, la r
356ne attitude personnaliste, au-delà de l’antinomie individu isolé-masse militarisée. 5. La théologie de l’œcuménisme, la philosop
100 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
357 requin, ou le robot, ou la personne ; si c’est l’individu dégagé de tous liens, ou le fonctionnaire entièrement engagé dans une