1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1onfondant leurs flammes. Dix années dans le Grand Jeu. Dix années où le génie tourmente cet être faible, humilié par le mon
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2ballon. Si l’on considère la vie sociale comme un jeu sérieux dont on respecte les règles, non plus comme une lutte sauvage
3un constructeur, un entraîneur, et qui joue franc jeu. S’il faut lutter contre lui, nous savons qu’il observera les règles.
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
4 voici le Chant funèbre, adieu à la guerre et aux jeux, avant de partir pour de nouvelles conquêtes. Terriblement lucide, ce
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
5urréalistes trouvent à montrer leur talent en des jeux moins lassants. Dada, éclat de rire d’un désespoir exaspéré, commanda
5 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
6la vie, comme ils disent. Je me suis abandonné au jeu du hasard, jusqu’au jour où l’on me fit comprendre qu’il n’est que le
7jour où l’on me fit comprendre qu’il n’est que le jeu de sauter follement d’une habitude dans une autre. Il ne me resta qu’
6 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
8mobile. Et son âme divine s’échappa, pleurant ses jeux, et les génisses, et la chère plaine. De tels passages qui abondent
7 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
9ronnent d’une obscure confiance. Livrons-nous aux jeux des hommes-qui-font-des-gestes. Les autos répètent sans fin les notes
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
10nt de leurs multiples « redents » des terrains de jeux et des parcs, la nature annexée à la ville. « C’est un spectacle orga
11re avec les ressources de la plastique qui est le jeu de formes sous la lumière ». Cristallisation d’un rêve de joie et de
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
12vidu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idées et jongleries verbales. Regards au-dessus de l’amour ! Voir l
10 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
13ues, pour le plaisir de la perfection exercée par jeu. Mais quel support à de nouvelles songeries ! Ces horlogeries impossi
11 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
14 visage je ne sais quel plaisir cruel. C’était un jeu très simple où l’esprit libre de calculs se tend ardemment vers la co
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
15René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)ai Le jeu de tout dire est une des plus tragiques inventions de l’inquiétude ac
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
16harme le psychanalyste. Je pourrais poursuivre le jeu. Et puis, il y a aussi des sortes de calembours… Art chrétien, a-t-o
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
17 très bien photographiée. C’est le film du type « Jeux de soleil dans les jardins, complets variés, ça fait toujours plaisir
18sse. Rigueur voluptueuse d’une colonnade, puis un jeu d’échec serré, mais sur la corniche d’un gratte-ciel, d’où se met à d
19 un miracle de ciné. Et les fées paraissent vieux jeu avec leur baguette, pour moi qui chaque soir crée ma chambre en tourn
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
20r le scandale qui a le mérite de n’être pas qu’un jeu littéraire. Mais enfin, c’est encore un Musset, seulement transposé d
21olitique, et ne voyez-vous pas que c’est faire le jeu de vos ennemis de discuter avec eux dans leur langue et de crier roug
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
22udiants qui ne sont que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompit Saint-
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
23laît. Il est temps de sortir de ce café et de ces jeux, simulacres de vie, qui sont à la vraie vie ce que le flirt est à l’a
18 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
24un film où les épisodes s’appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence au travers de l’autre. Il dit 
19 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
25garder dans les yeux. Il varie sur son visage les jeux de lumière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
26, l’organisation et le sabotage. On y découvre le jeu des tempéraments qui fait opter ces chefs pour l’une ou l’autre de ce
21 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
27ietzsche lui fournissent deux tons fermes dont le jeu donne aux nuances assez troubles du personnage central une résonance
22 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
28 mythomane brouille les cartes mais reste dans le jeu. Jusque dans la ruse que ses mensonges exigent, il se reconnaît tribu
23 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
29peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de la souris ; si Ford relâche les ouvriers et leur donne
30ncurrence, tout notre effort de création, tout le jeu de nos facultés semblent dirigés uniquement vers la production matéri
31, l’homme s’abandonne à des lois géométriques. Un jeu de chiffres d’horlogerie calculé une fois pour toutes et qu’il sent i
24 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
32l’on peut se permettre quelques malices, quelques jeux d’esprit ou de méchanceté, assuré que l’on est désormais d’être absou
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
33, avec des ennemis et des alliés imaginaires, des jeux en cachette, odeurs de peaux, comme dans un rêve, des matins de diman
34rousel, les chemins dans la forêt en automne, des jeux, des feuillages, des rêveries, des recoins, une longue aventure série
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
35fin qu’ils consomment deux fois plus de machines. Jeu du chat avec la souris. On n’impose plus de résultats, on les fait tr
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
36rait être ; ensuite, préparer le terrain pour les jeux nouveaux que l’humanité de demain ne peut manquer de s’inventer. Je n
37 xviiie dans l’aristocratie qui n’y voyait qu’un jeu. Durant tout le xixe elle est descendue dans la bourgeoisie et dans
28 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
38se que Beausire et Simond se livrèrent à ce petit jeu avant d’écrire — que voyons-nous en effet ? Une grande nuée de romanc
39l’on nommait joliment un fin lettré. (Vraiment le jeu est trop facile. Allez donc vous mettre en colère contre l’insignifia
40 ne peuvent résoudre sur-le-champ. Ils mettent en jeu des systèmes de valeurs plus ramifiés, plus organiques. Ils ne sont p
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
41ise de sa technique ! Et qui eût pensé qu’avec un jeu de noirs et de gris l’on pût recréer toute la ferveur d’un coucher de
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
42t dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un violon décrit vite quelque chose, d’une ligne nette, insaisissabl
43licence poétique… (Voici bien la fatigue avec son jeu des définitions)… pas de but. — C’est vous qui le dites ! — Vous, nat
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
44itique littéraire ; il arrive qu’elles mettent en jeu de gros problèmes à propos d’ouvrages bien minces. C’est qu’aujourd’h
32 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
45 deux dates limitent : 1851-1914. Ainsi met-il en jeu les deux éléments dont l’antagonisme fait le fond de presque toutes l
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
46que le mystère des choses les attire moins que le jeu des passions et des intérêts sociaux. Or, en face de la montagne, l’h
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
47timents : doutes, passions, conflits qu’il met en jeu, c’est toujours l’absence absolue d’hypocrisie de sa part qui donne a
48ns s’en tirent en réfutant le marxisme — c’est un jeu intellectuel — ou bien en critiquant les réformes socialistes — mais
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
49 anticipé un esprit qui s’honore — on excusera le jeu de mots — d’être « non-prévenu ». Mais voici ce qu’il y a : l’on épro
50ui, pourtant, seule l’intéresse, n’est plus qu’un jeu d’équilibres relatifs, variables et réversibles. Plus de sanctions tr
36 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
51er avant tout dans l’ordre des faits qu’il met en jeu, dans la problématique qu’il parvient à susciter au cours de ces brèv
37 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
52et que les adversaires de la religion eurent beau jeu d’exploiter, on le sait. Mais, comme l’établit fort justement Curtius
38 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
53, enfermant les conflits purement humains dans le jeu de synthèses successives, il achemine l’espèce vers un équilibre fina
54e rétablissant sur un plan supérieur une sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel
39 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
55eux et obscur comme les ruses de la volupté, à ce jeu serré de refus, de tentations, d’oublis feints et de brusques retours
40 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
56out à gagner à se laisser berner et houspiller au jeu des sentiments. Elle perd son mordant à n’ordonner que des idées, tro
41 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
57un film où les épisodes s’appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence l’un au travers de l’autre. Il
42 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
58nsonge dans le grand monde : plutôt des règles de jeu, et personne n’a l’idée d’y croire. Le pire mensonge est dans la vie
59tement. Ni plaisir ni profits. Voilà bien à quels jeux aboutissent tant d’ambition et le sérieux dans les affaires : une civ
60se souviennent. Tout est lumière dans cet espace, jeu silencieux de lustres, de glaces et d’acajous polis. On entend le ryt
43 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
61t dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un violon décrit vite quelque chose, d’une ligne nette, insaisissabl
62licence poétique… (Voici bien la fatigue avec son jeu des définitions)… pas de but. — C’est vous qui le dites ! — Vous, nat
44 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
63onfondant leurs flammes. Dix années dans le Grand Jeu. Dix années où le génie tourmente cet être faible, humilié par le mon
45 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
64a manie de tomber. Dès que l’esprit entre dans le jeu, il provoque des lenteurs et des retards d’où naissent le désir et la
46 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
65e la matinée se passe à cheval au bord de la mer. Jeux du rivage : sur les montures à poil on s’élance au galop dans les flo
66son se prolongent jusque vers onze heures, en des jeux infinis sur les vastes ondulations des terres. À l’horizon, des ailes
67ous empêtrent, jusqu’au-delà de nos adolescences. Jeux des enfants prussiens : s’asseoir à six ou sept sur un bœuf jusqu’à c
47 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
68ci que la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nou
69renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide
70tendu assume dans ses desseins la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de
48 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
71sorte plus « actuels », plus directement mêlés au jeu des puissances modernes, que les Français ne le furent jusqu’à ces to
72 que le lecteur m’aura compris — ce n’est plus de jeux de l’esprit, d’acrobaties de psychologues, de curiosités académiques
49 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
73an de Menasce).   N. B. — Le poème contient deux jeux de mots intraduisibles : « When thou hast done, thou hast not done »
50 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
74sse. Tel qu’il est, ce petit volume nous offre un jeu serré et subtil, et dont le spectacle n’est pas vain. M. Schmidt ne s
51 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
75es numéros de l’Officiel. D’ailleurs ce serait un jeu d’allonger la liste et de montrer — sans prendre parti et sur le seul
52 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
76 statistique. 7° Ce régime doit entraîner par son jeu normal la disparition des cadres de l’État et du statut des classes,
53 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
77tiques ; elle alimentera quelque temps encore les jeux de société des congrès de mathématiciens et de logisticiens ; et pend
54 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
78 On les trouvait plus amusants que les acteurs du jeu classique… Ils n’étaient que le non d’un non. Dirons-nous non à notre
79 — mais rien de grave ne se passe. C’est comme au jeu de pigeon vole. Il reste quelques écrivains qui échappent à toutes le
55 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
80donc, encore que ce drame puisse être qualifié de jeu, et légèrement pris par toute espèce de sceptiques ou d’heureux ignor
56 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
81, mais on ne pouvait faire que cela. Ce serait un jeu que de les classer dans les catégories du désespoir analysées par Kie
82alors, vont-ils reconnaître le sérieux réel de ce jeu ? Et qu’il y va vraiment de tout, c’est-à-dire d’un peu plus que de l
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
83y eût de l’être, que tout ne se réduisît pas à un jeu d’apparences successives et inconsistantes — ce dernier mot est essen
84critiquer, comme s’ils n’étaient pas eux-mêmes en jeu ! Mais, dit l’auteur, « je ne puis me dispenser de me demander du mêm
58 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
85lle sorte que la pensée n’est plus pour lui qu’un jeu d’oisifs, — l’activité de ceux qui n’en ont point, de ceux qui vivent
86trine, mais bien, et quoi qu’on veuille, jouer le jeu commun. C’est condamner ou absoudre après coup des passions collectiv
59 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
87larités concrètes. Ou encore : assurer leur libre jeu. C’est peut-être, en dernier ressort, remettre le pouvoir à quelques-
88s, laissant à l’activité des personnes un certain jeu, supportent beaucoup plus facilement l’irruption de l’imprévisible, e
60 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
89e Marx à Engels, ou telle conséquence imprévue du jeu de bascule dialectique. On a pu lui opposer une série d’objections qu
90ement livrée à la nécessité. L’esprit est d’abord jeu, liberté, création imprévue. Mais cette évasion hors du déterminisme,
61 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
91, enfermant les conflits purement humains dans le jeu de synthèses successives, il achemine l’espèce vers un équilibre fina
92e rétablissant sur un plan supérieur une sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel
62 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
93pectent que la vie, ils savent trop bien jouer le jeu commun. Le croyant rit un peu de ces adresses. Il s’amuse parfois à p
63 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
94ifice total, et de mort au monde. Maintenant, les jeux sont faits. L’abîme devient flagrant. Il serait temps que nos bourgeo
64 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
95s pour l’une et l’autre partie, mais d’assurer le jeu des tensions normales. Le groupe de L’Ordre nouveau a exposé dans un
65 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
96u’il en est temps, des déviations qui feraient le jeu de l’ennemi. Connaître la doctrine de l’homme fasciste, c’est définir
66 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
97ci que la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nou
98renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide
99tendu assume dans ses desseins la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de
67 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
100rique vulgaire, et les questions de personnes, le jeu des vieilles rancunes, y priment nécessairement toute espèce de souci
101tée. Pour réfuter le colonel de la Rocque — petit jeu pour les débutants — les intellectuels de gauche n’ont rien trouvé de
102re de calcul. Ils réduisent toute la politique au jeu subalterne des fonctions étatiques. En somme, ils donnent à la majori
103ire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu beaucoup plus impur, c’est la bataille des intérêts, des orgueils et
68 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
104rète de la communauté qui peut s’instituer par le jeu des passions, ou les liens du métier, ou certains accidents heureux,
69 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
105i à l’empire des intérêts. Sorel a bien montré ce jeu dans ses Illusions du Progrès : le maximum d’hypocrisie sociale — ou
106qu’elle décrit sortant les uns des autres, par un jeu purement dialectique. Procès rarement troublé — le moins possible — p
107t pour prendre cette initiative ?41 Laissons ce jeu. Les utopies sont nécessaires, mais il y a un temps pour les rêver et
70 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
108genre d’écrit, c’est de nous laisser lire dans le jeu d’un être humain : rien ne flatte mieux notre désir d’ubiquité. À cet
71 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
109’étroitesse positiviste, qui réduira tout cela au jeu des complexes freudiens ? Tout dépend de ce que l’on attend de l’homm
72 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
110conservent une vue d’ensemble, qui contemplent le jeu de la vie et qui y participent, tantôt ici, tantôt [p  . 16] là, mais
73 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
111 introduire une intensité délirante. C’est là son jeu, délibéré, comme l’est aussi le coup final : car l’excès même de cett
112e cette intensité finit par faire éclater tout le jeu. Les réactions accélérées se neutralisent, ou provoquent des explosio
74 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
113s, de masses électorales, de lois économiques. Un jeu secret qui se joue sur nos têtes et dont la Presse nous donne l’image
114cer et de combattre tout ce qui s’oppose au libre jeu des vocations dans la cité : dénoncer le capitalisme avec son princip
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
115n point de la forme toute faite, cadre imposé aux jeux d’une invention prévue, mais de la forme en devenir, expressive du de
76 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
116sse encore en suspens. Les staliniens auront beau jeu : ils traiteront Gide de bourgeois libéral, de monsieur susceptible e
77 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
117qui s’en lave les mains ne risque pas de faire le jeu des clercs qui crient avec les loups, et de trahir de la sorte double
78 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
118e », et même d’économie, brouille absolument « le jeu ». M. Léon Pierre-Quint en prend volontiers son parti. M. Brasillach,
79 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
119te, à la spéculation, aux profits commerciaux, au jeu abstrait des trusts, bref, à une série de nécessités artificielles qu
80 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
120rique vulgaire, et les questions de personnes, le jeu des vieilles rancunes, y priment nécessairement toute espèce de souci
121dans la mesure où la politique se confond avec le jeu et la lutte des partis, il doit se déclarer de toutes ses forces anti
122tée. Pour réfuter le colonel de la Rocque — petit jeu pour les débutants — les intellectuels de gauche n’ont rien trouvé de
123re de calcul. Ils réduisent toute la politique au jeu subalterne des fonctions étatiques. En somme, ils donnent à la majori
124ire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu beaucoup plus impur, c’est la bataille des intérêts, des orgueils et
81 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
125e soutiennent. Nous avons tout loisir de jouer le jeu des grandes questions métaphysiques sans ébranler l’autorité spiritue
82 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
126écadence des lieux communs Je ne trouve pas ce jeu juste du tout, dit Alice. Ils se disputent tous tellement qu’ils vous
127ous assourdissent. Ils ne suivent pas la règle du jeu et je ne sais même pas s’ils savent qu’il y en a une. Alice au pays d
128gion ou de littérature, nous offrent l’image d’un jeu dont les différents partenaires changent la règle à leur fantaisie, c
129 liberté, ordre, patrie. Voilà les instruments du jeu philosophique, ou politique, que nous sommes en train de jouer, écriv
130equel je dois passer se promène à l’autre bout du jeu et j’aurais dû croquer le hérisson de la Reine s’il ne s’était mis à
131d’expression dépourvu de mission réelle. C’est un jeu formel et précis, dont ils sont seuls à connaître les règles. (Encore
83 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
132rrectes, trop de drames inoffensifs se nouent par jeu dans nos romans, trop de scribes inoffensifs nous singent la fureur,
133 démarches, d’une définition concrète des mots en jeu, la partie est perdue d’avance ou plutôt elle va se jouer dans un dom
134oins trouverons-nous un arbitre qui rende à notre jeu quelque sérieux, fût-il tout provisoire ? Peut-être l’étymologie peut
135e pose alors est celle-ci : cet appareil, ce beau jeu de balances, est-il encore une aide, ou devient-il une gêne pour l’ac
136n siècle les clercs sans risque et les meneurs du jeu économique. C’est bien la même erreur sur l’homme et sa mission, le m
137ntifique, dans le progrès des événements, dans le jeu des idées, bref dans tout ce que l’on nomme l’Évolution. Ils ont cru
138problèmes qui ne se posent pas, que l’on pose par jeu, par anxiété de faible ou par métier : tels sont les traits fondament
139rieure qu’elle mène à l’abri du réel abandonné au jeu des lois. Le confort de cette position n’est pas niable, tant qu’il n
84 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
140agir, c’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de lois fatales, et non pas de l’esprit créateur, incarné par des hom
141osophes-professeurs qui connaissent les règles du jeu. Ainsi le plus profond antagonisme de la pensée occidentale vient s’i
142lques-uns me sauraient gré sans doute de jouer le jeu facile, et toujours trompeur, des exemples. Mais je n’écris pas pour
143 son milieu, ses faiblesses, la règle admise d’un jeu stérile, je dis que cet auteur n’a rien créé et qu’il n’a fait que ré
144eux et obscur comme les ruses de la volupté, à ce jeu serré de refus de tentations, d’oublis feints et de brusques retours.
85 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
145ements politiques et sociaux plus profonds que le jeu apparent et confus des partis ou des classes. Si Kierkegaard a été dé
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
146ts escaliers tout simplets, suivant une piste par jeu. Le ciel est d’un bleu sec et pur, tranché au sommet du vallon par un
147 d’un hasard tout extérieur, à cause d’un certain jeu que je poursuis, sans trop le savoir, avec bien plus de vigilance que
148à la défense de mes intérêts « objectifs »… Et ce jeu-là, je suis tellement le seul à en connaître les règles et les interd
149es. (Au profit des irréductibles, dans le sens du jeu le plus libre des superstitions que j’ai dites, et dont l’éducation s
87 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
150ense généralement : la Suisse tire son épingle du jeu. Neutralité égale prudence, égoïsme, ambitions mesquines. Cela n’augm
151ues à des réalités qui se sont constituées par le jeu d’intérêts et de routines médiocres. Vous donnez par exemple une vale
152iendra vivifier nos pays. Il y aura de nouveau du jeu, de la passion, des communications fécondes entre les êtres, une circ
88 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
153 — Mais connais-tu seulement les vraies règles du jeu ? Qui t’a fait croire que ta vie était une partie à jouer entre toi e
89 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
154alicieuse lucidité. Mais elle s’opère par le seul jeu des faits, jamais en marge de l’action, sous forme de méditation ou d
90 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
155raves du respect humain, nous jette dans le grand jeu du péché et de la grâce, et se confond avec la Charité. Imaginer, à c
91 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
156sa part au festin de l’impérialisme. Le pain, les jeux, l’abolition des classes, tels sont désormais ses mots d’ordre, impos
157 manière puisqu’ils vivent de distributions et de jeux (gratuits également). Aussi imposent-ils la remise partielle des dett
158ne rapidement l’impérialisme colonisateur (par le jeu toujours pareil des prêts bancaires : c’est une traite de 10 000 fran
92 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
159her sur le plus exactement symbolique de tous les jeux.) L’un pose au petit groupe cette question insidieuse : qu’est-ce que
160cosmologie. (J’en passe.) 7. D’une philosophie du jeu, et de l’attitude du sérieux… Arrêtons-nous à ce chiffre sacré, à ces
93 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
161er terme du dilemme. Et ainsi de suite : ce petit jeu dure en France depuis un siècle et demi, et tout le monde semble comm
162ndamentaux de la société O.N. peuvent être mis en jeu. Il pourra donc être amené à juger en dernier ressort de tous conflit
94 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
163onciation, quitte à recommencer aussitôt le petit jeu sur un autre parcours5. De là à des potins sur les personnalités de l
164ques du pays, sur les noms des notables et sur le jeu des partis politiques. Et que dire maintenant du voyage lui-même ? C’
95 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
165onciation, quitte à recommencer aussitôt le petit jeu un peu plus loin, sur un autre parcours6. De là à des potins sur les
166ques du pays, sur les noms des notables et sur le jeu des partis politiques. Et que dire maintenant du voyage lui-même ? C’
167 l’écart, essayer de prolonger encore les anciens jeux, de subtiliser un peu plus, de raffiner cet examen que la pensée « li
168s son arbitraire, nous refusons les règles de son jeu, et la plupart de ses établissements ne sont pour nous que signes du
169 ne peut plus s’adonner sans scrupules à certains jeux d’un art hautain, fermé sur soi. Je ne dis pas qu’il en soit incapabl
96 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
170pratiquement et moralement, c’est ce qui règle le jeu des relations humaines et les opinions politiques). Le marxisme trait
171ts escaliers tout simplets, suivant une piste par jeu. Le ciel est d’un bleu sec et pur, tranché au sommet du vallon par un
172 d’un hasard tout extérieur, à cause d’un certain jeu que je poursuis, sans trop le savoir, avec bien plus de vigilance que
173à la défense de mes intérêts « objectifs »… Et ce jeu-là, je suis tellement le seul à en connaître les règles et les interd
174es. (Au profit des irréductibles, dans le sens du jeu le plus libre des superstitions que j’ai dites, et dont l’éducation s
97 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
175esque heureux. Soir villageois, ciel de province, jeux d’enfants et chansons, accordéon… Je me dis qu’on pourrait vivre là.
98 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
176’eau. Autre danger : si l’on accepte de jouer le jeu des armements, l’effrénée concurrence conduit l’État qui veut se main
177Essayons d’inventer autre chose. Ne jouons pas le jeu. Imitons les paysans du Morgarten : ils n’avaient pas d’armures ni de
178s d’armures ni de lances : ils trichèrent donc au jeu où l’adversaire devait gagner, et se défendirent avec leurs moyens pr
179 dire que la force du faible, c’est de refuser le jeu du fort, et de le déconcerter par ce refus. Je lis dans un ouvrage an
180; je vous le dis aussi comme chrétien. Refuser le jeu de l’agresseur violent, c’est le premier devoir du chrétien. Déconcer
99 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
181es « contraintes » — et c’est précisément dans le jeu de ces contraintes que le mythe de Tristan puisait ses moyens d’expre
100 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
182 moins celle du couple formé. Les facteurs mis en jeu sont trop hétéroclites. À supposer que vous puissiez les calculer dan