1 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
1és, n’est ni un album de vues pittoresques, ni le journal plus ou moins lyrique auquel nous ont habitués les voyageurs en Orien
2 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
2’un semblable système. » Musset. Une rose et un journal oubliés sur le marbre vulgaire d’une table de café. Je venais de m’as
3appelle la musique. Je me gardai donc d’ouvrir le journal. Les Petites nouvelles ont un pouvoir tyrannique sur mon esprit. Non
4re aux joues mates, aux yeux clairs. Il déplia le journal et se mit à lire les pages d’annonces. On m’apporta une liqueur. Et q
5ouleur pour ma femme… Mais l’homme avait posé son journal. Soudain, portant la main à son gilet, il en retira trois dés qu’il j
6n Dieu, je vous remercie, Monsieur… Il saisit son journal. Il en parcourait rapidement les pages, la proie d’une agitation visi
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
7xquels il ne tient guère, et l’on comprend que ce journal bientôt les rejoindra dans l’armoire aux souvenirs. Cette façon de ne
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
8t (février 1927)f « Triste, mais vrai. » (Les journaux.) Mademoiselle, Il faut d’abord que je m’excuse : c’est un peu préte
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
9 la mode et la politique, que j’envoyais à divers journaux. Un jour, parcourant un quotidien de mon pays où je cherchais mon der
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
10 raison à M. Y. Z., qui, dans un petit article du Journal de Genève sur « La maladie du siècle », écrit : « Plante des pommes d
11 leur stabilité, et comme M. Albert Muret dont le Journal de Genève parlait naguère, tu mangeras avec appétit une poule au riz
7 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
12s les rideaux étaient baissés. Déjà on criait les journaux du matin, des triporteurs passèrent à toute vitesse, m’éclaboussant d
8 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
13bler, aucune voix haute, aucune couleur vive. Les journaux qu’ils lisent annoncent chaque jour quelque catastrophe imminente, un
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
14 travail bâclé. Elle apprend à lire pour lire les journaux, mais en même temps que cette drogue, elle devrait fournir son contre
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
15réer qui emportera toutes ces statistiques et ces journaux, il en restera toujours assez pour allumer des feux de joie, etc. Bon
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
16éveloppé jusqu’au ridicule par la démocratie. Les journaux, les cercles, les coulisses de parlements et autres potinières ne viv
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
17 du Comte Keyserling (avril 1931)f L’auteur du Journal de voyage d’un philosophe, d’Analyse spectrale de l’Europe, de Psycha
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
18ment le moins caractéristique de Kierkegaard : Le Journal du séducteur (Stock éd.). Kierkegaard lui-même avait exprimé le souha
19an la série de traductions de ses livres. Mais ce Journal, s’il est l’œuvre la moins forte du Danois, n’en est pas moins, dans
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
20llement et de l’adaptation d’un livre unique, son journal intime — que Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal
21ivre unique, son journal intime — que Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal intime, la littérature intime son
22e Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal intime, la littérature intime sont un produit autochtone de la terre
15 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
23 c’est leur vision tragique du péché. Le Lépreux, journal apocryphe de l’empereur Alexandre Ier de Russie, n’est qu’une suite d
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
24tent nulle allusion à la position politique de ce journal. Le titre : La Crise est dans l’homme 38, s’oppose d’emblée aux thèse
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
25nde d’aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le titre du journal grâce auquel chaque semaine ou presque, il reprend le dialogue avec s
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
26». Objurgation que l’on croirait tirée de quelque journal intime du Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et l
19 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
27bules énervés de fumée et qui se cachent dans les journaux du soir, soit lentement doublé par le rapide de Bretagne. Ce long pas
20 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
28 rideaux étaient baissés. Déjà on criait les journaux du matin, des triporteurs passèrent à toute vitesse, m’éclaboussant d
21 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
29 Petit journal de Souabe À la tombée d’une nuit froide, en avril, le voyageur desc
30 des écritures — qui se réduisent d’ailleurs à ce journal — pour avoir la paix dans ma chambre ; aussi, une ancienne fatigue à
31ude. Un bel assortiment de monstres ! (J’ai lu le journal après dîner.) Et tous les accessoires de leurs démences, depuis les p
32 saucisses croquantes et de la moutarde douce. Le journal local m’avait apporté cette ration de bouleversements, locaux aussi à
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
33, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est
34t. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Paris. Un discours chaleureux du Père de la Brière4 voudrait nous
23 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
35utre chose que ce que peut lui offrir le conte du journal, c’est-à-dire s’il demande une nourriture rapidement assimilable, mai
36les actualités. » Phrase mille fois entendue. Les journaux se couvrent de photos. La couverture photographique triomphe chez tou
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
37nnées, dans toutes les conférences, dans tous les journaux d’opinion, dans tous les manifestes de partis ou de ligues, une expre
38tion s’étale, flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’
39e la presse. On peut dire, sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélu
40pour les vrais problèmes de nos vies. Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le der
41rnaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons,
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
42u’une simplification de sa pensée, par rapport au Journal métaphysique. M. Marcel est un de ceux dont nous devons attendre qu’i
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
43est l’homme dépourvu de sérieux », lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physique et de ses pantalons tr
44fictif, de cet homme affolé par la lecture de son journal, — mais qui porte l’enfer dans son âme ! — Kierkegaard a montré « le
45 réellement à l’opinion publique. Nous lisons les journaux, voilà notre réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église
46 lu Hegel, bien sûr, mais Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et les fascismes, et la théologie des socio
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
47s les épreuves qu’il traverse. Ce ne sont pas les journaux qui nous apprendront tout cela. Il faut lire Destin allemand, comme o
28 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
48rotagoniste du drame.) Des fragments émouvants du journal de Sara commentent et rythment le déroulement de cette légende de la
29 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
49protestantes en ont parlé. C’est tout. Nos grands journaux ignorent quelques-uns des événements décisifs de l’histoire contempor
50itution, les cabarets, les magasins de tabac, les journaux, ne sont-ils pas autant de symptômes d’aliénation mentale ? La sociét
30 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
51ie comme protagoniste du drame.) Des fragments du journal de Sara commentent et rythment le déroulement de cette légende de la
31 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
52nnées, dans toutes les conférences, dans tous les journaux d’opinion, dans tous les manifestes de partis ou de ligues, une expre
53tion s’étale, flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’
54e la presse. On peut dire, sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélu
55our les vrais problèmes de nos vies. Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le der
56rnaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons,
32 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
57, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est
58t. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Paris. Un discours chaleureux du Père de la Brière27 voudrait nous
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
59ela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette
60la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se livrent parfois, eux aussi, à des
34 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
61 1935)p Par une belle matinée de mars 1935, le journal Le Journal répandait brusquement dans Paris ce cri d’alarme stupéfian
62Par une belle matinée de mars 1935, le journal Le Journal répandait brusquement dans Paris ce cri d’alarme stupéfiant. Soucieux
63u cartésianisme vulgaire qui traîne dans tous les journaux, il y a toute la distance d’une erreur à un préjugé. Mais enfin pour
64u’un député ou un ministre, un directeur de grand journal à la solde des maîtres de forges, ou un chef de service aux finances
65en sorte : en se vendant, soit à l’État, soit aux journaux, soit au public, soit au fascisme ou à l’antifascisme. À quoi s’ajout
66200 fr. la colonne. Et si vous descendez jusqu’au journal d’information, les prix seront encore supérieurs, pour un « papier »
35 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
67outes faites prises à droite et à gauche dans des journaux dont l’éloge n’est plus à faire. Mais nous sommes en train d’assister
68ique, et même à un degré que le simple lecteur de journaux d’opinion, peu initié aux parlottes parisiennes, aux complots de salo
36 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
69qu’on lit partout, ici, dans tous les articles de journaux, dans tous les discours politiques, à tout propos. J’admire votre « Œ
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
70 : ils ne disaient presque rien. On se passait un journal, une lorgnette. On se demandait l’heure. Des fifres jouaient, accompa
71entendait encore une rumeur d’océan au-dehors. Le journal de ce matin écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre qu
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
72e choses, c’est une tromperie. C’est pourquoi nos journaux contiennent tant de mensonges, surtout lorsqu’ils essaient de dire la
73un art sans pitié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos
39 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
74diant l’inventaire de Petit, comme nous lisons le Journal d’un bourgeois de Paris pour essayer de « voir » le xve siècle. Il v
75titue sa seule raison d’être. Tout le débat de ce journal revient à cette scandaleuse opposition, créée par notre société, entr
40 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
76’aborder très librement : « essai de théodicée et journal d’un pasteur ». Nous n’avons pas affaire ici à une construction doctr
77loin. Les Soliloques dans la nuit, fragments d’un journal de jeunesse qui remplissent 200 pages du premier tome, témoignent d’u
78, une étrange et vivante compilation de notes, de journaux, de lettres, de fragments de sermons, de boutades, d’analyses philoso
41 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
79e malentendus. 1. Parce qu’on a publié d’abord le Journal du séducteur, fragment d’un gros ouvrage intitulé De deux choses l’un
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
80t il observe les signaux. Les autres (voyez leurs journaux) se sont jetés dans un énorme embouteillage, il n’y a plus qu’à se la
43 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
81ralement très coûteuses (échos, placards dans les journaux, affiches, complaisances diverses que l’on n’accorde qu’à une maison
82rrent dans leurs caves des stocks de livres ou de journaux qui, bien que n’ayant jamais paru à l’étalage, sont retournés comme «
83au pas » les éditeurs, libraires, ou débitants de journaux qui feraient mine de résister. Tout cela est bien connu des éditeurs
44 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
84es, ou les plus lucratifs ; s’il est vrai que les journaux du Comité des Forges font profession de défendre le « spirituel » ; s
45 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
85ela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette
86la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se livrent parfois, eux aussi, à des
46 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
87 nos voisins : elle ne suppose que la lecture des journaux. (Bien sûr que sous cette forme, elle est inoffensive, tant qu’elle r
47 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
88ut dire ? J’entends : quand tout le monde lit les journaux et prend au sérieux ce qu’ils impriment, sans remarquer que leur lang
48 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
89e des lecteurs ordinaires, disons des lecteurs de journaux, mais encore il s’est divisé en une foule de dialectes ésotériques. N
90it confondu, dans les discours et les articles de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre na
91tes n’en convainquit de son vivant. Cependant les journaux du soir tirent à 500 000 exemplaires et la radio atteint des millions
92dement à démonétiser les mots. Le vocabulaire des journaux est vague, impropre, sans saveur et sans pouvoir d’évocation active d
49 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
93e. Leurs termes sont empruntés au vocabulaire des journaux, qui dérive de celui du parlement ou des affaires. Le vocabulaire des
94r dans les lycées. Leurs élèves écriront dans les journaux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire
95ux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire qu’il se voit formé par une doctrine qui prétend ne rie
50 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
96 la mesure où croît la quantité des discours, des journaux. Ce serait donc le premier office d’une pensée modestement technique,
97’est cette littérature, — celle du film, celle du journal, celle du roman, — qui est l’opium des peuples incroyants. La mauvais
98peuple populaire ; Péguy l’a dit : il lit trop de journaux. (Les données concrètes de la révolution nécessaire ne sont d’ailleur
51 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
99 Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)a Tolstoï disait, vers la
100urtant ce n’était pas du tout ce qu’on nomme un « journal intime ». Je n’y parlais pas de mes sentiments, mais de mon entourage
101ient en somme peu connues : ni les romans, ni les journaux, ni les théories politiques ne m’en avaient donné la moindre idée exa
102illes. ⁂ Là où l’on a coutume de placer dans un « journal » des effusions lyriques, des analyses du moi, j’ai cru qu’il serait
52 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
103 Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)b Note pour une préfac
104mme descend sans se retourner ; l’homme déplie un journal que je n’aime pas, qu’il a peut-être acheté tout par hasard, comme il
105scriptum. — En même temps que les épreuves de mon journal, je reçois une note à l’encre rouge, signée du correcteur de l’imprim
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
106 Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)ag À A… (Gard)
107 des idées non point à l’aide des opinions de son journal, mais à l’aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
108ait, chaque soir et chaque matin, écrire dans les journaux qui s’impriment quelques heures plus tard, exactement ce que l’on pen
109le-ci pouvait être modifiée. » Nulle fiction ; un journal de méditations dans la vie, de rêves dans l’affreuse vie, où l’on con
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
110la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous donner un sens actif de nos chance
111. — L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journaux — et spécialement dans les cantons romands — est en contradiction con
112n bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum, ce n’est pas — comme ce pourrait l’être —
113tre ligne fédérale. Quand nous verrons nos grands journaux se préoccuper de juger ce qui se passe chez nos voisins non plus au n
56 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
114reportages, l’autre est enchaîné au bureau de son journal où il écrit au moins deux articles par jour, un troisième « fait les
115 ans, en est encore à placer de la copie dans les journaux de province pour pouvoir payer son loyer ! Et ainsi de suite. Voilà l
116 quoi payer un petit loyer, les cigarettes et les journaux, sauf cas d’ascétisme farouche, — ou de surproduction maladive. Prati
57 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
117i bien, si j’écris ceci à l’intention d’un de nos journaux, ce n’est pas pour prêcher les écrivains qui le lisent, mais dans l’e
58 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
118qu’une légende doit être crue, comme on croit les journaux, par exemple, et s’en indigne, et refuse de marcher !) Le vrai « mira
59 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
119 N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)ae Je revois, je revis si bien la traversée, cette
120une pénétrante odeur de laurier.   10 novembre Ce journal n’aura rien d’intime. J’ai à gagner ma vie, non pas à la regarder. To
121nvoyé six articles à des revues, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais a
122 », qu’est-ce que cela signifie ? Écrire pour les journaux, sans doute, mais il n’y en a pas tant à raconter sur ce pays. Je l’a
123saye d’amener l’entretien sur leurs lectures, les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se
124l’argent.   20 juin Les gens. Je feuillette ce journal : voici des semaines qu’il n’y est à peu près plus question des « gen
60 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
125o, parce qu’il est soutenu par le communisme. Les journaux de gauche n’annoncent que des victoires gouvernementales ; seuls les
126se rapprochent toujours plus de Madrid. Quant aux journaux de droite, voici ce qu’en disait récemment une vieille dame : « Ce qu
127ue j’aime dans le Jour, c’est qu’au moins avec ce journal, les nôtres gagnent toujours. » Deuxième figure. — L’ironie du mette
61 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
128 12 décembre 1933 Tout à l’heure, en déchirant le journal de l’île pour allumer le feu, j’ai vu l’annonce d’une conférence cont
129village ne sont pas même tous capables de lire le journal, et j’ai remarqué qu’ils achètent absolument au hasard ceux qu’ils tr
130re les opinions, pourtant bien tranchées, que ces journaux leur servent. Je crois qu’ils n’y pensent même pas. Peut-être que la
131tions du second Faust, mais aussi de ces pages du Journal de voyage en Italie où, par exemple, il rapporte à madame de Stein co
132t un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et grâce auxquelles on reconnaît
133té ni les conversations populaires. C’est que les journaux socialistes et communistes sont rédigés par des bourgeois, ou par des
134u là, c’est que le peuple, en France, lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple », tel que l’ima
135 que j’ai pu constater cette contagion ! Les deux journaux locaux gardent un ton à la fois naïf et grandiloquent, avec des malad
136ste ou communiste de Paris, et l’un de ces petits journaux de campagne. 15 février 1934 Les gens. — Si j’avais une âme de phila
137 pour se soutenir. Quelquefois on nous envoie des journaux ou des revues à l’essai, mais c’est toujours de la politique. Quand j
138ait d’intéressant à lire ? — Ne lisez-vous pas de journaux politiques ? — Ce n’est pas ce qu’on cherche. Il faudrait en lire deu
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
139s avant un rendez-vous. 10 novembre 1933 Ce journal n’aura rien d’intime. J’ai à gagner ma vie, non pas à la regarder. To
140nvoyé six articles à des revues, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais a
141appelle un Français aplati, un parfait lecteur de journaux, un minimum de Français, et non pas du tout une moyenne. Que ne réser
142 », qu’est-ce que cela signifie ? Écrire pour les journaux, sans doute, mais il n’y en a pas tant à raconter sur ce pays… Je l’a
143saye d’amener l’entretien sur leurs lectures, les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se
144 décembre 1933 Tout à l’heure, en déchirant le journal de l’île pour allumer le feu, j’ai vu l’annonce d’une conférence cont
145village ne sont pas même tous capables de lire le journal, et j’ai remarqué qu’ils achètent absolument au hasard ceux qu’ils tr
146re les opinions, pourtant bien tranchées, que ces journaux leur servent. Je crois qu’ils n’y pensent même pas. Peut-être que la
147tions du second Faust, mais aussi de ces pages du Journal de voyage en Italie où, par exemple, il rapporte à Mme de Stein comme
148t un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et grâce auxquelles on reconnaît
149voir le va-et-vient d’un lieu public, de lire des journaux de Paris et de fumer des cigarettes américaines au goût de miel, intr
150t des hebdomadaires, je vais renouer le fil de ce journal. Tout d’abord, j’ai à constater l’échec de notre première tentative d
151in provisoirement écarté, je serais tombé dans le journal intime, la culture des impressions ou le pittoresque. Ce séjour, par
152ce précise et utile relativement au dessein de ce journal : celle du loisir. Je m’aperçois que je ne savais plus, ou ne pouvais
153oi-même. Fin de janvier 1934 Je lis dans le Journal de Kierkegaard : « La lande doit favoriser le développement de pensée
154édition allemande où je poursuis la lecture de ce journal : Einsamkeit (solitude), et Gottgemeinsamkeit (communion avec Dieu).
155té ni les conversations populaires. C’est que les journaux socialistes et communistes sont rédigés par des bourgeois, ou par des
156 ou là, c’est que le peuple de France lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imag
157 que j’ai pu constater cette contagion ! Les deux journaux locaux gardent un ton à la fois naïf et grandiloquent, avec des malad
158ste ou communiste de Paris, et l’un de ces petits journaux de campagne. 15 février 1934 Les gens. — Si j’avais une âme de
159 pour se soutenir. Quelquefois on nous envoie des journaux ou des revues à l’essai, mais c’est toujours de la politique. Quand j
160ait d’intéressant à lire ? — Vous ne lisez pas de journaux politiques ? — Ce n’est pas ce qu’on cherche. Il faudrait en lire deu
161ai 1631). Ce n’est pas Descartes qui eût écrit ce Journal ! Mais nous, nous chercherons le salut de la pensée ailleurs que dans
162ur d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’esprit plus « artializé » encore que les écrivains. Et quand ceux
163n choisies, de rencontres, une sorte de perpétuel journal de nos relations avec le monde, empruntant toutes les formes qu’on vo
164à me faire à ce certain ton que les revues ou les journaux exigent, et qu’il faut vivre assez longtemps loin de Paris, comme nou
165s les imprimés qui m’arrivent au courrier, ou les journaux. C’est lassant, le manque d’argent, à la longue. Et l’on voit trop de
166 20 juin 1934 Les gens. — Je feuillette ce journal : voici des semaines qu’il n’y est à peu près plus question des « gen
167plement le grain de la terre — j’ai repensé à mon journal. Je voudrais n’y avoir parlé que de ces moments élémentaires, de ces
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
168ne pensée isolée, d’un monologue intellectuel, du journal intime par exemple. Aucun écrivain ne se donne plus de chances de men
169 plus de chances de mentir que celui qui écrit un journal intime, une prétendue « relation » de ses pensées et sentiments. C’es
170rd que cet auteur, s’il a l’intention d’écrire un journal, pense et sent en vue du journal, donc autrement qu’il ne ferait sans
171tion d’écrire un journal, pense et sent en vue du journal, donc autrement qu’il ne ferait sans ce projet. C’est surtout qu’en s
172serait l’affirmer devant autrui. Le monologue du journal intime est un artifice qui veut se faire prendre pour la sincérité, a
173 me fait réagir.) Me suis-je assez méfié du genre journal intime ? Depuis six semaines que nous sommes à A…, me suis-je assez i
174. Enfin ceux qui sont occupés par l’imprimerie du journal local, par les garages ou à lamairie, sont communistes et mènent les
175alle, dans un coin arrangé en cabinet de lecture. Journaux et illustrés, quelques livres sur la table. Puis on s’est assis sur d
176est-à-dire d’un peu tout : de l’enseignement, des journaux, de traditions et anecdotes locales. Discussion n’est d’ailleurs pas
177quand j’écoute ce qui se dit chez la marchande de journaux, quand je m’informe des raisons de tel parti, de l’idéal de tel indiv
178 méchant : que ce pays est à l’image des quelques journaux qu’on y lit. Une autre impression que j’ai eue cet après-midi sur la
179lui glisse un de ces jours que j’écris « pour les journaux ». 3 février 1935 Déclassé. — L’intellectuel l’est toujours. C
180 problème des gens ». — Kangourou de Lawrence, ce journal à peine romancé d’un intellectuel livré à des proximités inévitables,
181 les rues, les gens, les PTT, les magasins et les journaux, nous irrite ou excite notre ironie. Si l’on nous écoutait, il faudra
182lé à R… de mon projet de publier sous le titre de Journal d'un intellectuel en chômage les pages que je suis en train de rédige
183uoil’ontrouverasansdouteindiscret, de ma part, ce journal. Un tel jugement ne serait pas très franc, d’ailleurs. L’indiscrétion
184 m’en prenne. Tout ce que je compte dire dans mon journal, c’est qu’on peut être très content d’un sort matériel très médiocre.
185 des idées non point à l’aide des opinions de son journal, mais à l’aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à
186 mars 1935 Place aux vieux ! — Je lis dans un journal socialiste du Midi sous la rubrique « La vie régionale » qui chaque j
187 en est fournie par ces phrases cueillies dans un journal révolutionnaire : « L’organisation lutte afin de faire accorder une r
188eillesse. Notre opinion publique, à en croire les journaux, est actuellement dominée par le souci des élections académiques et d
189onvocations » communiquées le 30 mars 1935 par un journal de la région : — les « ayants-droit » à la carte d’ancien combattant 
190le, je parcours comme chaque jour, la plupart des journaux parisiens et méridionaux. Un vieux bonhomme au nez violacé traîne ses
191uelle trahison des « petits » représente alors ce journal ! Leur seule force contre les capitalistes, et surtout contre leurs s
192t si possible, plus médiocre que celle des grands journaux d’information. On leur impose une mystique confectionnée à l’usage de
193comprend sa situation, et ne voit pas que « son » journal est sans rapport réel avec cette situation. Mais les intellectuels, d
194stime nécessaires : il vous débite des clichés de journal, ou se contente de hocher la tête et de menacer le capitalisme ou les
195 mot de tout cela, on s’en tiendra aux clichés du journal. On n’aura pas le temps ni le courage, ni même l’idée de pousser plus
196toutes les classes, d’exprimer ce que taisent les journaux, les orateurs et les affiches. Et c’est la volonté réelle des travail
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
197sse de la Porte d’Italie, au milieu de ce que les journaux appellent le « peuple en liesse ». Eh bien, quel manque de fantaisie
198oisin intolérable. — En face de moi, derrière mon journal, il y a un être d’une espèce inquiétante. C’est son contact qui m’en
199ues qui s’est assise à côté de moi. J’abaisse mon journal : je vois un homme plutôt petit, à la tête pointue. Des yeux en lames
65 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
200es feuilletonistes indiscrets auxquels ce satané Journal livrait ma vie la plus intime ! Vous allez pouvoir en juger. Dans un
201 à fait déplacés à mon avis) de M. de Rougemont, Journal d’un intellectuel en chômage , il y a une poule. C’est une poule noir
202zaines d’articles pleins d’éloges pour ce maudit Journal . Il est vrai qu’ils étaient signés de noms que je crois fort obscurs
203 de la Romorantine. M. Porché estime que dans le Journal « tout est faux-semblant, illusion… » et « demeure en dehors des con
66 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
204imprévu, du patriotisme de l’arrière. Et voici le journal de cet intellectuel jeté dans un cul de bassefosse par le jeu de l’ét
67 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
205notes qui, par leurs dates, prennent la suite du Journal d’un intellectuel en chômage . Mais il ne s’agit plus de chômage. L’a
206us réelle. On se demandera sans doute pourquoi ce journal n’est publié qu’après deux ans de tiroir. Les nouvelles qu’il apporte
207 spéciale de l’« actuel ». Ce petit livre est un journal, mais bien que publié, c’est un journal privé. La fonction de ce genr
208re est un journal, mais bien que publié, c’est un journal privé. La fonction de ce genre littéraire est à peu près l’inverse de
209ue qui prend fin sous nos yeux, il se peut que le journal privé soit la forme de transition qui corresponde à la réalité d’un t
68 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
210 IJournal (1935-1936) Fin d’octobre 1935 Des amis se sont étonnés de me
211. (pour non aryens) que portaient les annonces du journal. On nous reçoit et l’on nous renvoie avec un sérieux méfiant et résig
212t à l’espèce rare de ceux qui voudraient lire les journaux comme une page d’histoire. Mais il faut reconnaître que la plupart de
213t les agences et les rédacteurs politiques. Or un journal allemand : 1° ne contient pas de récits de crimes ; 2° ne calomnie qu
214rend le christianisme impossible ».) De plus, ces journaux « mis au pas » se trouvent contenir bien plus de renseignements sur l
215eignements sur l’état du monde que les « libres » journaux français. L’Allemand sait ce qui se passe au Japon, en Amérique du Su
216ssurer la liberté de sa presse : le droit pour un journal de se vendre à qui il veut, et d’inventer lui-même ses fausses nouvel
217 répond S., combien aurait-elle de chômeurs ? Les journaux français sont pleins d’allusions ironiques au mot de Goering sur le b
218qu’on lit partout, ici, dans tous les articles de journaux, dans tous les discours politiques, à tout propos. J’admire votre « S
219it, des camelots criaient une édition spéciale du journal local du Parti : « Convocation du Reichstag pour demain ! » Onze heur
220e la guerre ? m’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands dieux ! Parce que vous mettez quelques soldats à
221a paru complètement déconcerté. 9 mars 1936 Journaux français. « Nous opposerons la force du droit au droit de la force ! 
222 et ils sont tous ensemble. 12 mars 1936 Le journal de ce matin écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre q
223ours à des amis de France : copie des notes de ce journal. Je n’ai ajouté que ceci, en conclusion : « Chrétiens, retournez aux
224ai 1936 En l’honneur de la fête du travail, le journal du Parti publie un photomontage qui couvre toute sa première feuille.
69 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
225 Deux années se sont écoulées depuis la fin de ce Journal. Je ne vois pas qu’elles aient rien apporté qui puisse motiver des re
226itlérisme. Ce n’est plus une découverte, tous les journaux en parlent aujourd’hui. Mais je crains qu’on n’en parle un peu vite,
70 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
227 ces fronts disparaissant derrière les titres des journaux du soir que le malheur des temps est une vieille expression… Oui, de
71 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
228e sont jamais indifférents. Il a tenu, dans notre journal, la rubrique de la vie protestante. Ayant fait de solides études à Vi
229ne ville universitaire où il rédigea, en 1936, ce Journal d’Allemagne, qui, paru au printemps dernier, est un des témoignages l
230urné de longs mois en Vendée et dans le Midi. Son Journal d’un intellectuel en chômage témoigne de la curiosité, et aussi de la
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
231ible, et renforcera sans cesse notre union.155 Journal intime de Novalis : Lorsque j’étais sur le tombeau [de sa fiancée]
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
232ces décidèrent aussitôt que c’en était une. Et le journal qui rapportait l’histoire l’intitula : L’Amour est classé parmi les c
74 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
233 Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)a Les journaux, les revues et les livres nous apportent chaque jour des jugements pl
234t Mme Jeanne Vandervelde, femme du précédent. Son journal refusa d’insérer ma réplique. Six mois plus tard, le pacte hitléro-st
75 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
235 Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)ar Il ne serait guère honnête, et moins
236utre des figures qu’il nous révèle au cours de ce Journal ; mais le malaise du critique commence au-delà de ce premier piège év
237onnistes. ⁂ Ce qui séduit, ce qui fascine dans ce Journal, ce n’est rien qui puisse être défini séparément — style, sujets abor
238ée de l’espèce d’intérêt que l’on prend à lire le Journal d’André Gide. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet
239être beaucoup mieux. Il est probable aussi que le journal est un genre littéraire inférieur, pour cette raison qu’il est toujou
240 lui-même dès 1924 : « Si plus tard on publie mon journal, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai po
241ignant, pitoyable. » « Si plus tard on publie mon journal… » Voilà qu’il y pourvoit lui-même. Et cependant, « donner de soi une
242sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La passion d’être complètement vrai finit par
243e vie s’épuise dans l’œuvre ; il ne reste pour le journal que les plus sèches notations (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuv
244s (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuvre et le journal sont simplement des manières différentes de poursuivre une même confi
245suivre une même confidence. On ne sait plus si le journal est en marge de l’œuvre, ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié
246ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié de ce journal. Alors le vrai portrait de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans l
247it de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans le journal, mais dans leur mutuelle réfraction. Et par exemple, les choses tues
248tions de l’autoportrait, si l’on se borne au seul journal. « Les choses les plus importantes à dire sont celles que souvent je
249à, et l’on se fait trop pittoresque. En somme, le journal exigerait une discipline plus grande encore que celle de l’œuvre : il
250e telle pensée ou de tel acte exceptionnel… ⁂ Les journaux d’écrivains sont vrais, mais d’une vérité indirecte, et parfois même
76 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
251 dénoncer dans toutes les revues et dans tous les journaux qui veulent bien publier ma prose. Il est bien clair que les milieux
77 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). Neutralité (3 mai 1940)
252Pendant tout l’hiver, nous avons pu lire dans les journaux cet avertissement sybillin : « Température maximum : 18° ». Il s’agis
78 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). I. Naissance de la Ligue
253an d’action, le tout inséré dans un bon nombre de journaux suisses de toutes tendances. Ces publications — appuyées par un certa
79 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). VIII. La Ligue du Gothard vue par la presse
254 de l’objectivité, soit de la sympathie, certains journaux, en revanche, se sont hâtés de satisfaire à leur manière cette curios
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
255la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous donner un sens actif de nos chance
256 1. L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journaux est en contradiction fréquente avec notre neutralité, et ce qui est p
257n bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum22, ce n’est pas — comme ce pourrait l’être 
258tre ligne fédérale. Quand nous verrons nos grands journaux se préoccuper de juger ce qui se passe chez nos voisins non plus au n
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
259dant l’hiver 1939-40, nous avons pu lire dans les journaux cet avertissement sibyllin : « Température maximum : 18° ». Il s’agis
82 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
260 de Willkie paraissent augmenter rapidement : les journaux parlent de 48 % des voix à Willkie contre 50 % à Roosevelt, le résidu
261rguments personnels. C’est ainsi que, dans chaque journal américain, vous pourrez lire quelques articles sérieusement documenté
83 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
262rimée dans toutes ses nuances par des lettres aux journaux, des articles de magazines, des interviews, des débats contradictoire
84 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
263dio, la veille de l’élection présidentielle ; les journaux décrivent en détail les services de communion auxquels ont participé
85 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
264le, sérieusement, dans un monde où l’on croit aux journaux ? C’est un fait : l’homme moderne éprouve moins de peine à prêter foi
265se dérange pas pour si peu. Comme un directeur de journal qui ne fait pas les chiens écrasés, se réservant pour les grandes cat
86 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
266ire encore. Il n’y aura pas de pétitions dans les journaux. Vous serez un rebut social. Vous rappelez-vous l’intrigue centrale d
87 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
267e notre ère. Voici ce que l’on peut lire dans son journal intime : En opposition aux distinctions du moyen âge et des époques
88 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
268e notre ère. Voici ce que l’on peut lire dans son journal intime : En opposition aux distinctions du Moyen Âge et des époques q
89 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
269 » Objurgation que l’on croirait tirée de quelque journal intime de Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et l
90 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
270a mort !20 » On trouve le second document dans le journal de l’hôpital où vint mourir Kierkegaard. Un interne a transcrit les d
271tre omniscient. Le seul lien, c’est donc la foi. (Journal). 5.« Le point d’Archimède, hors du monde, c’est une chambre haut
272que de tout ce qui est véritablement chrétien. » (Journal) Vend ton bien et le donne aux pauvres, par exemple, ou si tu ne poss
273’est l’homme dépourvu de sérieux » lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physique et de ses pantalons tr
274 un drame fictif, cet homme que la lecture de son journal effraie bien plus que les abîmes de son âme — Kierkegaard en décrit «
275 réellement à l’Opinion Publique. Nous lisons les journaux, voilà notre réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église
276 lu Hegel, bien sûr, mais Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et le fascisme, il domine l’athéologie des
91 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
277n’a rien de commun avec ce que les manuels ou les journaux nomment réalisme. Il ne consiste pas à montrer, par exemple, que la g
92 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
278 6.Le Journal d’André Gide I Il ne serait guère honnête, et moins encore adroit d
279l’autre des figures qu’il nous révèle au cours de Journal ; mais le malaise du critique commence au-delà de ce premier piège év
280ionnistes. Ce qui séduit, ce qui fascine dans ce Journal, ce n’est rien qui puisse être défini séparément — style, sujets abor
281ée de l’espèce d’intérêt que l’on prend à lire le Journal d’André Gide. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet
282être beaucoup mieux. Il est probable aussi que le journal est un genre littéraire inférieur, pour cette raison qu’il est toujou
283 lui-même dès 1924 : « Si plus tard on publie mon journal, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai po
284ignant, pitoyable ». « Si plus tard on publie mon journal… » Voilà qu’il y pourvoit lui-même. Et cependant, « donner de soi une
285sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La passion d’être complètement vrai finit par
286e vie s’épuise dans l’œuvre : il ne reste pour le journal que les plus sèches notations (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuv
287s (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuvre et le journal sont simplement des manières différentes de poursuivre une même confi
288suivre une même confidence. On ne sait plus si le journal est en marge de l’œuvre, ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié
289ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié de ce journal. Alors le vrai portrait de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans l
290it de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans le journal, mais dans leur mutuelle réfraction. Et par exemple, les choses tues
291ions de l’auto-portrait, si l’on se borne au seul journal. « Les choses les plus importantes sont celles que souvent je n’ai pa
292là, et l’on se fait trop pittoresque. En somme le journal exigerait une discipline plus grande encore que celle de l’œuvre : il
293éandres méticuleux d’une véracité stérile ? ⁂ Les journaux d’écrivains sont toujours vrais, mais d’une vérité indirecte, et parf
294récède et confrontons ces trois remarques : 1. Le Journal de Gide se présente comme une illustration de sa sincérité. Mais il n
295Gide adopte dans sa vie — telle que la révèle son Journal — la première conception de la sincérité, alors que toute son œuvre e
296btils de l’écriture est attesté par cent pages du Journal. Je n’oublie pas qu’il a coupé les morceaux trop « écrits » à son gré
93 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
297e choses, c’est une tromperie. C’est pourquoi nos journaux contiennent tant de mensonges, surtout lorsqu’ils essaient de dire la
298nde d’aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le titre du journal grâce auquel, chaque semaine ou presque, au cours de trois années qui
299d’un art sans piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrines, à la poésie poétique, à no
94 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
300t il observe les signaux. Les autres (voyez leurs journaux) se sont jetés dans un énorme embouteillage, il n’y a plus qu’à se la
95 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Les résultats de la guerre (21 décembre 1945)
301huit colonnes ont disparu de la première page des journaux américains. Libéré de la pression d’une actualité haletante qui renou
302 de réfléchir est revenu. S’il n’y a rien dans le journal, cherchons dans notre tête. Nous y trouverons d’abord une grande ques
96 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Deux presses, deux méthodes : l’Américain expose, le Français explique (4 avril 1946)
303 1946)e Peu de temps avant la guerre, un grand journal du soir, qui disposait d’un poste de radio, m’interviewa au sujet du
304 pris étaient connus et déclarés. Le directeur du journal en question censura cette partie de l’interview, en vertu de la polit
305sé de points de vue contradictoires Les grands journaux américains admettent dans leurs colonnes l’exposé de points de vue co
306 de notre monde du vingtième siècle verrait-on un journal de l’importance du New York Times donner une page entière au discours
307s in extenso. Pas de polémique contre un autre journal Ainsi la controverse réelle est exposée, pièces à l’appui, devant
308. Mais ce que vous ne verrez jamais, dans ce même journal, c’est une polémique contre un autre journal. Ceci me paraît très imp
309même journal, c’est une polémique contre un autre journal. Ceci me paraît très important. En France, il arrive trop souvent que
310 où elles s’arrêtent. Ce que l’on trouve dans son journal, c’est un débat à propos d’un débat. C’est un torrent de jugements co
311-on ? Qu’allons-nous faire ? Ce n’est pas que les journaux américains craignent la discussion violente, la dénonciation personne
312 de l’Amérique du Sud ou de l’Europe. Le reste du journal se compose de dépêches d’agences, récrites et délayées sous forme d’a
313 » (qui paraissent le même jour dans vingt autres journaux) ; et des rubriques régulières : sports, religion, finance, livres, t
314i occupe chaque matin une ou deux colonnes de son journal, en apprend davantage sur ce qui se passe en France que la lecture de
315r ce qui se passe en France que la lecture de dix journaux français. Tous les Français, qui viennent ici, en tombent d’accord.
316nent ici, en tombent d’accord. New York a neuf journaux, Paris en a… Le correspondant-américain-à-l’étranger est une espèc
317iers. Ce qui pose chaque jour aux rédacteurs d’un journal américain, en plus des problèmes d’un grand quotidien, le problème d’
318es. Ce qui s’oppose enfin à la multiplication des journaux. New York, pour sept millions d’habitants, ne possède que neuf grands
319 millions d’habitants, ne possède que neuf grands journaux ; Paris en publie sept fois plus, qui, d’ailleurs, tirés sur deux pag
320s entières. Enfin, vous ne trouverez pas dans les journaux américains cet héritage inexcusable de la presse du siècle dernier, q
321tiers de la seconde et dernière page de plusieurs journaux parisiens. Le censeur astucieux, possédé par l’idée d’empêcher le peu
322civiques de la presse, une école de reportage, un journal type… et surtout des campagnes d’information. Je me permettrais, dans
323rk Times ou du Herald Tribune. Ce sont ces grands journaux que j’avais dans l’esprit en écrivant ce qui précède. J’ai préféré ne
324ré ne point parler de la « presse Hearst » et des journaux de McCormick, qui règnent sur le Middle West, et dont les tares les p
325ire, mettons du Figaro à la vulgarité totale du Journal and American. Mais il est difficile d’être à la fois juste et utile,
97 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Une bureaucratie sans ronds-de-cuir (23 mai 1946)
326’économie. On lui fera beaucoup de publicité. Les journaux donneront le chiffre de ses revenus anciens et celui de son nouveau s
327président, qu’il pourra lire le jour même dans le journal : « Mon cher Bill, au moment de me séparer de vous, je tiens à vous r
98 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
328uels se livrent avec exubérance les revues et les journaux américains ne sait pas ce que c’est que la confiance en soi. Ceci dit
99 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
329Sous la rubrique « Problème allemand », nombre de journaux parisiens me semblent s’occuper principalement du statut de la Ruhr,
330otalement transformée ? Quand je disais dans mon Journal d’Allemagne : attention, c’est très grave, ils ne songent qu’à la gue
331icles que je viens de lire dans les revues et les journaux alémaniques, la question allemande, aujourd’hui, se pose de la manièr
100 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
332 Journal d’un retour (11-12 mai 1946)k Le voyage immobile Vers le mili