1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
1e moderne champion. Pour ce qui concerne le Vinet juge des romantiques, il n’a pas eu trop de peine à l’annexer à son propre
2 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
2ce au point de vue de l’historien scrupuleux, qui juge d’après les textes, les causes et les effets vérifiables, et non d’ap
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
3une clairvoyance exceptionnelle, suivant que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
4mblables accusations. Du moment que n’importe qui juge et contrôle n’importe quoi, il faut bien inventer des dessous pour re
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
5t été impossible de dire lequel des deux était le juge de l’autre. Eiichi est provisoirement libéré. Les enfants des bas-fo
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
6n seulement Gide a presque toujours raison de ses juges, mais il sait avoir raison comme en s’excusant. Il apporte les plus d
7 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
7 On oubliera les juges (novembre 1932)b Une pensée débrayée, une action anarchique, voilà
8eu de sa prière. Les faits l’attendent : elle les juge. (Elle les avait jugés d’avance.) Et maintenant ils prennent leur rev
9nt derrière ses lunettes d’écaille. C’est lui qui juge, ayant pesé son acte. Les autres appliquent un tarif. ⁂ Je ne suis pa
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
10ient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’ét
11sée la plus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé
12s connu, alors que nous-même… Alors que Dieu seul juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme dont l’éthique, en d
13 à notre jugement. Bien plutôt c’est lui qui nous juge. Il y a dans le Faust, et dans la vie de cet homme, dont le Faust n’e
9 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
14s bien dans une réalité qui les domine et qui les juge, en même temps que nous-mêmes. Avant tout, après tout, il ne peut s’a
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
15t ou jacobin (comme les marxistes), ni victime ni juge d’une bourgeoisie à laquelle il échappe entièrement et de toutes faço
11 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
16ud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que
12 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
17ompose chaque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, et de
13 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
18t une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il
14 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
19s schématiques, voulu décrire une dialectique qui juge tous nos mots. Je voudrais simplement en avoir dit assez pour qu’il s
15 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
20ux, demeure constamment jugée par une réalité qui juge la logique même. Ce sont les conditions actuelles de la vérité qui n
21n ordre, reçu hic et nunc, et d’une présence, qui juge tout.
16 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
22z les chrétiens, volonté de se soumettre à ce qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre
17 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
23 se tourner ailleurs. Il faudra remonter à ce qui juge nos faiblesses, non point pour les confondre éloquemment et périr ens
24 Nous constatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas littéraires ; ils sont,
25uer que les moyens de cette littérature. Elle les juge pour eux-mêmes, sans rapport à leurs fins. Elle dit : c’est bien écri
26dont il faudrait parler, et qu’on ignore. Elle ne juge plus : elle traduit la rumeur des salons, des cafés, des antichambres
27et l’ordonnance finale qui les informe et qui les juge. J’imagine d’abord ce réalisme comme une énorme satire à la Swift, qu
18 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
28le est incapable de ne pas porter sur le concret, juge en réalité la raison même, déclare sa permanente crise et ses limites
19 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
29 au contraire du critique moderne, qui se pose en juge du texte, Calvin n’admet et ne pratique qu’une « exégèse d’obéissance
20 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
30n a saisi l’espérance qui le transcende et qui le juge. On a dit de Sara Alelia que c’est un roman de la grâce : oui, mais c
21 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
31ge, sans cesse rapportée à la foi, dont Dieu seul juge. John Viénot — qui vient de mourir presque en même temps qu’un autre
22 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
32nt l’homme ? N’est-elle pas bien plutôt ce qui le juge et en même temps le sauve dans ses limites, ici et maintenant ? C’est
23 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
33 Loi qui nous condamne quoi que nous fassions, ce Juge impitoyable, cette instance suprême qu’on n’atteint jamais, ces avoca
24 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
34 leur petite taille morale, empêcheront qu’on les juge trop durement responsables. Mais prenons garde de borner notre vision
25 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
35es qui veulent éduquer l’homme, ratent. Cet échec juge toute tentative transformatrice. Il n’est de politique que celle qui
36à courte vue. Il a une raison intraitable, et qui juge toutes ces petites raisons d’état. C’est qu’il est encore plus pessim
26 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
37t une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il
27 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
38z les chrétiens, volonté de se soumettre à ce qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre
28 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
39eur travail. Ils s’estiment à bon droit les seuls juges de l’aspect technique du métier, peu soucieux par exemple de qui l’in
40s mains. Pilate fut le premier clerc parfait : le juge refusant de juger. On me dira que ce gouverneur eût été dans son rôle
29 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
41mble-t-il dire. Et c’est ainsi que l’incroyant se juge chaque fois qu’il prononce une vérité. En quoi l’on pourra dire qu’il
30 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
42mules humaines de ce message, à la réalité qui le juge et nous sauve. Faire retour à Calvin, ce n’est pas faire retour à cer
31 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
43djoindre encore celui-ci : que nous ne sommes pas juges les uns des autres, ni de nous-mêmes, mais tout au plus : de nos choi
32 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
44iècle en faillite, mais nous appartenons à ce qui juge ce siècle, à la transformation radicale du monde ! Si le but nous par
33 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
45int, ils ne sauraient être, en bonne logique, ses juges. Il faut donc admettre ou bien que les Conciles sont le seul critère
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
46re qu’il a même un public passionné. Mais si l’on juge de la façon dont il est lu par la façon dont il est trop souvent cité
35 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
47s, le temps et les lieux où j’écris ; mais je les juge dans la perspective du but final, commun à la culture et aux activité
36 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
48e impartialité il estime… nous saurons donc qu’il juge au nom de l’appareil interposé par sa culture entre la pensée et l’ob
37 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
49ine. Car le temps détruit l’acte, mais l’acte est juge du temps. ⁂ Je suis parti d’une considération très générale de l’actu
38 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
50hasard, comme il m’arrive à moi aussi, mais on se juge tout de même là-dessus… Je sors, je pense à autre chose, à quelque ch
39 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
51érieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrement à l’inverse du critique parisien. Il trouve
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
52hosensorielles… etc. » On ne nous dit pas si l’on juge ces visions réelles ou non, on nous dit seulement, modestement, que c
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
53roire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier de grand palace. (Ramuz, plus dur,
54soit suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être qui so
42 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
55t, il faut le dire, à tenir pour vrai ce que l’on juge le plus bas. Ainsi l’on en vient peu à peu, par désir de se montrer o
56té totale d’un peuple, qu’elle trouble, assemble, juge et sauve. ⁂ Rien de plus passionnant, pour qui vient de lire les Löwe
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
57 moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le monde »… Nous mangeons les premiers légumes du jardin : salades
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
58 moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le monde »… Nous mangeons les premiers légumes du jardin : salades
45 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
59érieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrement à l’inverse du critique parisien. Il trouve
60et que je n’accepte pas l’inacceptable, que je le juge et m’en détache, et c’est déjà ça de sauvé. Mais il faudrait passer à
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
61pour elle-même, sans plus se référer à rien qui « juge » et qui « mesure » la jouissance qu’on en tire. Seul un respect acqu
47 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
62fanatisme et le simplisme, voilà ce que le Diable juge assez bon, de nos jours, pour attraper les enfants de la Lumière ! J’
48 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
63n ancien employé de postes, ventripotent et qu’on juge très vulgaire.) Partout la même crainte paralyse en germe tout essai
49 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
64it plus de prendre les choses une à une, quand on juge un régime totalitaire. Il ne s’agit jamais que du principe unique au
50 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
65 de sa destinée. Notons que ce capitaine, puis ce juge, puis ce père de famille — il aura dix enfants — n’est pas un type ex
51 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
66 valeureux, il fut ensuite, pendant dix-sept ans, juge et conseiller à Sachseln, où il eut dix enfants. Puis il se retira da
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
67, et plein de méfiance pour le merveilleux, qu’il juge grossier, réduit autant que possible l’importance du philtre, et prés
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
68 des accusés, probablement « sollicités » par les juges et déformés par les greffiers. De fait, la découverte et la publicati
69 intacte (immatérielle) de Jésus, et semble-t-il, Juge plein de douceur des esprits délivrés. Les manichéens connaissaient d
70uxurieux, usuriers… les maris trompeurs, les faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses e
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
71erne cette action ne peut que lui échapper, et il juge en fin de compte, très platement, qu’il n’y a là qu’une faiblesse log
72usser jusqu’à la mort, — cette mort que Racine ne juge pas nécessaire. La pudeur classique, tant vantée, ne va pas, quoi qu’
73e… Mais déjà l’homme du xviiie se réveille et se juge ridicule : « Voilà donc à quel degré de puérilité notre superbe raiso
74cient. À force de l’entendre répéter par les bons juges, on a fini par croire que le Tristan de Wagner est un drame du désir
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
75personne et de l’Absolu qui seul la suscite et la juge.
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
76pour elle-même, sans plus se référer à rien qui « juge » et qui « mesure » la jouissance qu’on en tire. Seul un respect acqu
57 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
77 anticipe sur ce risque ? Ou pour déconcerter ses juges, qu’il leur rend par avance toutes ses armes ? Mais ce serait un mauv
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
78roire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier du grand palace. (Ramuz, plus dur,
79soit suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être qui so
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
80a fonction est avant tout de connaître l’Europe : juges et négociateurs d’accords internationaux, cosmopolites ou « Suisses d
60 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
81savez de combien vous le volez : une vérité reste juge entre vous. Mais si le Démon vous induit à fausser la balance elle-mê
82ugeait encore. Mais le mensonge diabolique nie le juge. Il ne part que de soi, et prolifère en autarcie, comme une cellule c
83le, c’est de nous faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous
84s cru, de nous accuser de contravention devant le Juge. Ainsi la morale laïque, morale du devoir kantien et des routines bou
85 monde. Le Tentateur nous dit : il n’y a point de juge. L’Accusateur nous dit : il n’y a point de pardon. Le Menteur résume
86enfer, ni de Maître de l’enfer. S’il n’y a pas de juge, il n’y a pas non plus de faute ni d’Auteur du mal. S’il n’y a pas de
61 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
87es milliers d’yeux » (Mein Kampf), il supprime le Juge, il supprime la faute, il les rend à l’état d’innocence première. Enf
62 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
88 refus enfin de tout Absolu qui transcende et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils le sont toujours…). Il est juste e
89t qui s’épuise en vains efforts pour atteindre le Juge et connaître sa loi. On le condamne à mort, sans recours, malgré l’ap
90marron, sorte de prêtre, qui prétend connaître le Juge et n’est pas mieux en cour que son client. Je dis que le Diable a tou
91 celui qui s’arrange toujours pour être à la fois juge et partie dans le procès de sa définition. Paradoxal par essence, il
63 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
92. L’ordre et non pas le sacrifice, c’est ce qu’il juge bon. (Et après tout, c’est lui qui porte désormais les clés.) La just
93e qu’il n’est pas responsable, qu’il n’y a pas de Juge, que la Loi est douteuse, qu’on ne saura pas, et que d’ailleurs, une
64 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
94savez de combien vous le volez : une vérité reste juge entre vous. Mais le Démon vous induit à fausser la balance elle-même,
95ugeait encore. Mais le mensonge diabolique tue le juge. Il ne part que de soi, et ne prolifère qu’en autarcie, comme une mon
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
96le, c’est de nous faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous
97s cru, de nous accuser de contravention devant le Juge. Ainsi la morale laïque, morale du devoir kantien et des routines bou
66 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
98e qu’il n’est pas responsable, qu’il n’y a pas de Juge, que la Loi est douteuse, qu’on ne saura pas, et que d’ailleurs, une
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
99 celui qui s’arrange toujours pour être à la fois juge et partie dans le procès de sa définition. Un être paradoxal pas esse
68 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
100 refus enfin de tout Absolu qui transcende et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils le sont toujours…). Mais, si je re
69 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
101ud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que
70 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
102 comprennent. (Qu’on les reconnaisse et qu’on les juge à cette mesure !) Et c’est dans ce sens surtout qu’il faut entendre l
71 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
103un jeune Français qui, par dégoût d’une vie qu’il juge absurde, consacre désormais sa vie au jeu d’échecs. Il n’a plus, ni n
104t à la forme du monde, mais le martyre à son seul Juge. IIL’acte selon Kierkegaard « Toute mon activité d’auteur, nou
105e l’homme qui se repose sur ses œuvres et qui les juge : son alliance avec le serpent. De quelles étranges et secrètes façon
72 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
106ai que la complicité qui, dans le Procès, lie les juges aux avocats et aux prévenus, est un trait caractéristique du rêve d’a
107 à une complicité avec les avocats marrons et les juges négligents du Procès, avec tous ceux qui se refusent à poser les ques
108ns les épîtres de saint Paul56. Quel est alors le Juge impitoyable ? C’est le Dieu qui donna la Loi, le Dieu des Juifs « qui
109s croyons pressentir qu’ils sont de mèche avec le Juge ! Du moins nous le laissent-ils entendre. C’est peut-être une nouvell
110Dieu devient pour nous le Père et cesse d’être le Juge lointain. Mais alors l’acquittement est possible et la grâce peut êtr
73 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
111 anticipe sur ce risque ? Ou pour déconcerter ses juges, qu’il leur rend par avance toutes ses armes ? Mais ce serait un mauv
74 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
112ces nerveux, ces tricheurs. C’est ainsi, et je ne juge personne. Il faut verser ces injustices flagrantes, ces vérités mal à
75 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le mensonge allemand (16 août 1945)
113ge pas pour si peu. Elle subsiste intacte et nous juge. Eux croient, s’ils changent d’avis par « intérêt vital », que tout a
76 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
114 de cet État. Il est tanné comme un Indien, juste juge, roublard, riche et pieux. Sa femme préside, avec un optimisme efferv
77 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
115 n’est pas sûr, ni même probable, que l’agresseur juge bien utile de venir disputer à ses victimes des ruines encore radioac
78 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
116logue (novembre 1946)au Comment un Américain juge la France Au lendemain de la démission d’un nième cabinet à Paris,
79 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
117 élevés parviendraient à éliminer. Personne n’est juge même d’une seule âme, même de la sienne. Et je viens de parler en gén
80 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
118ements entiers. — Quitte à ne pas savoir ce qu’il juge, ni pourquoi. Quitte à rivaliser d’intolérance brutale avec ceux qu’i
81 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
119 conférence dans les salons du club, le président juge prudent d’y renoncer, un tiers des membres étant, croit-il, amis de l
82 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
120 de cet État. Il est tanné comme un Indien, juste juge, roublard, riche et pieux. Sa femme préside avec un optimisme efferve
121ge pas pour si peu. Elle subsiste intacte et nous juge. Eux croient, s’ils changent d’avis par « intérêt vital », que tout a
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. La nouvelle
122sité. Quelle que soit d’ailleurs l’attitude qu’on juge bon d’adopter en sa présence, il la ridiculise sans espoir. Puisse la
84 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le savant et le général
123l n’est pas sûr, ni même probable que l’agresseur juge bien utile de venir disputer à sa victime des ruines encore radioacti
85 1947, Doctrine fabuleuse. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
124on pas comme une Léda, comme cette Léda, celui-là juge dans le vide, parle pour ne rien dire et se comporte en moraliste, no
125mesures, où vous êtes à la fois le créateur et le juge de vos difficultés ou de vos succès, ou vous êtes votre vérité, index
126m’oriente vers elle, me la désigne, tandis que je juge « laides » les choses qui m’en détournent ou qui me rendent incertain
127’il parle — se tait jusqu’à ce qu’il comprenne et juge le vrai sens de son trouble. Le peintre. Et alors ? Le mari. Et alo
86 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
128 dit oui pour la première fois à l’Instant qui le juge et l’accomplit, notre temps, qui n’était pour nous qu’un refus de l’i
87 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
129mparaison que je viens de dire, et je vous laisse juge des résultats. Honnêtement, j’ignore si mon livre est au total plus f
88 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
130ces nerveux, ces tricheurs. C’est ainsi, et je ne juge personne. Il faut verser ces injustices flagrantes, ces vérités mal à
89 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
131s d’une nation que la guerre a ruinée. Mais je ne juge pas du point de vue de Sirius. Je propose une comparaison que j’estim
132levés parviendraient à éliminer. ⁂ Personne n’est juge même d’une seule âme, même de la sienne. Et je viens de parler en gén
90 1947, Vivre en Amérique. Vie privée
133ar le temps de changer de salle, et c’est le même juge — passant par l’autre porte — qui légalisera les deux actes. Telle es
91 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
134s pour les six ou douze mois à venir. Le Français juge de la valeur d’une œuvre par référence aux modèles anciens : si elle
92 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
135ent vers l’Amérique. À tort ou à raison — je n’en juge pas ici — ils s’imaginent que ces pays réalisent mieux que leur natio
93 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
136ent vers l’Amérique. À tort ou à raison — je n’en juge pas ici — ils s’imaginent que ces pays réalisent mieux que leur natio
94 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
137s d’utopiste un homme qui préconise la guerre, la juge prochaine, et veut tout disposer, dès maintenant, dans cette vue de l
95 1948, Suite neuchâteloise. III
138tribunal suprême du pays. Il est composé de douze Juges partagés en trois divisions… Les quatre Conseillers d’État les plus a
139sion « qu’il ne reste rien à la détermination des Juges… En un mot, et pour m’exprimer sur l’esprit de cette législation dans
96 1948, Suite neuchâteloise. IV
140rme, deux « Ministres du Saint Évangile » et deux juges. À partir du xviie siècle, les généalogies que j’ai pu consulter ne
97 1948, Suite neuchâteloise. VIII
141, c’est bien autre chose. C’est à quoi l’étranger juge un peuple au passage, et l’estime sympathique ou non. Tout le monde a
98 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
142nt aussi de vos Parlements, qui restent les seuls juges d’un conflit éventuel.) Si vous acceptez cela, vous aurez avec vous l
99 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
143nt aussi de vos Parlements, qui restent les seuls juges d’un conflit éventuel.) Si vous acceptez cela, vous aurez avec vous l
100 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
144e admiration, mais se refuse à Kierkegaard, qu’il juge « trop long ». Marquant ainsi bien franchement ses limites, et les mo
145e et non le salut ; ce que l’on vit et comment on juge, non la connaissance pure, ni le mystère. Réduisait-il la religion à
146st pas le premier venu. C’est usurper la place du Juge, ou mêler vanités et salut. Si Gide a refusé totalement quelque chose