1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1lent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a
2 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
2a ville debout dans ses lumières. Architectures ! langage des dieux, ô joies pour notre joie mesurées, courbes qu’épousent nos
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3 de vivre, c’est-à-dire de construire ; sobres de langage et maîtres de leurs corps exercés, ils savent qu’il n’y a de pensée v
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
4ittérature mériterait d’exister : qu’elle soit le langage chiffré de notre inquiétude et de nos naissantes certitudes, le seul
5quiétude et de nos naissantes certitudes, le seul langage peut-être qui nous permette d’échanger les signaux de l’angoisse sur
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
6ssiste et tolérante qui se livrent à ces excès de langage. Je les renvoie en corps au chapitre 5 où je traiterai de cet aspect
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
7ne crise, bref, sans le payer cher. Tout cela est langage de bourse. Pour moi, je poursuivrai mon discours en faveur de l’inuti
7 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
8s l’Évangile. Et en présence de l’intempérance de langage qui trop souvent caractérise les chrétiens, affirmons que nous ne sav
8 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
9ique, qui est vivante. Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre. Un tel sens de l
9 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
10ne crise, bref, sans le payer cher. Tout cela est langage de bourse. Pour moi, je poursuivrai mon discours en faveur de l’inuti
10 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
11lent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
12rop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquen
12 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
13eu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe possédante en vienne par fati
13 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
14ée de pessimisme romantique, de recours abusif au langage pathétique5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe n’
15 oui dans le non, nous ne pouvons que recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes
16e recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes de synthèse, l’objectiverait, le fe
17 et la thèse, et dont toutes les deux procèdent ? Langage affreux, dira-t-on non sans raison. Traduisez-nous un peu tout cela d
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
18péennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne fut plus facile de reconnaître les choix nécessai
15 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
19t des constellations à son tour, fait entendre un langage qui n’est pas celui des humains, c’est à la raison seule qu’il se rév
20ns : « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage ineffable qui se fait entendre dans l’intérieur de son âme, dans une
16 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
21e de Jésus. Mais alors, n’était-ce pas un abus de langage que de prétendre voir une personne morale dont on récusait par avance
22 il n’est pas moins vrai que Calvin sut parler un langage d’une verdeur assez peu sorbonnique. Max Dominicé ne sera pas le dern
17 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
23ne peuvent en somme que donner plus de vigueur au langage des faits, cités ici en très grand nombre à chaque page. Faits sinon
18 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
24sition qui paraîtront nécessaires. » Est-ce là le langage des « hommes d’action » dont Jules Romains se montre si fier ? N’est-
19 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
25 de la politique, il est bien obligé de parler le langage du monde, et cependant il l’entend autrement ; il est bien obligé de
20 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
26péennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne fut plus facile de reconnaître les choix nécessai
21 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
27r avec l’individu dont nous parlait le xixe  ! Le langage courant confond volontiers individu et personne. Je ne pense pas qu’i
22 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
28rop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquen
23 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
29’État personnifié, lui déclarer sans artifices de langage : « Voilà, Sire, l’état où vous êtes ! » Personne ne tente plus de dé
30out Français pour les allusions, les tournures de langage convenues, les « façons » discrètes qui mettent ou qui remettent chac
24 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
31n du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se tran
25 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
32eu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe possédante en vienne par fati
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
33rxiste. Tzara explique p. 271 que « les formes de langage sont… symboliques et sont sujettes aux critiques que l’on est en droi
34te remarque, je me mets à critiquer les formes du langage de Tzara. Je constate un certain nombre d’erreurs minimes, mais const
35rmes était réellement « absorbé » par l’autre, le langage poétique ne serait plus qu’un vaste télescopage, et les livres de M.
36magorique de la logique hégélienne vulgarisée. Le langage est précisément ce qui sépare, et non ce qui confond. C’est le verbe
37eurs, la raison. Le rêve se trouve refoulé par le langage rationnel. Il s’agit donc de faire sauter tous ces « barrages », de c
38à Commune, revue officielle du PC. Il veut que le langage s’assouplisse au point de pouvoir intégrer les formes nouvelles de pe
27 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
39rt de ses confrères. C’est peut-être pourquoi son langage me parut rendre un son d’autorité, bien qu’il fût beaucoup moins pére
40ar la résurrection de Jésus-Christ. Pardonnez mon langage, peut-être trop ecclésiastique, mais je ne puis pas m’exprimer plus c
28 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
41s, il se recrée toujours lui-même. Soumission du langage à l’objet spirituellement dominé : telle serait la formule du classic
42gui ou excité nous a fait perdre le secret. Notre langage moderne relève à peine de deux maladies graves : la contention abstra
43onsabilité de ses paroles. Or, rien ne confère au langage une aussi poignante vertu que cette conscience d’une mission à rempli
29 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
44ir ne signifie pas rationaliste, comme le veut le langage confus de ceux qui se croient cartésiens. Aussi a-t-on souvent tendan
45hose est aluminale, telle autre saturnienne. » Ce langage en effet renvoie à l’origine cosmique du mal, où se trouve aussi le r
30 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
46de lire l’essai de René Daumal sur les Limites du langage philosophique. C’est une recherche des conditions d’activité de l’ima
47 action réelle résident dans la restauration d’un langage efficace. C’est dire l’intérêt, au sens fort, de l’apport des poètes
31 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
48ne sais pas ce qu’il dit à ses troupes — tout son langage militaire — cette manière de parler de ses « intentions » ou de les t
32 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
49le Führer qui l’a introduit dans nos habitudes de langage, avec sa fameuse autobiographie. Mais peu importe. La vérité, c’est q
33 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
50lentendus les plus graves auxquels se prêtait mon langage. (Exemples : vocation, au sens strict où je prenais le mot, ne signif
34 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
51 le marchand adoraient le même Dieu, dans le même langage ; cette unité vivante, cette communauté où toute pensée et toute acti
52large du terme. Les buts de l’intellectuel et son langage ne sont plus ceux de l’ouvrier ni du petit bourgeois provincial et en
35 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
53ar sa vision est harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. ⁂ Une forme, une image vivante 
54e des corps. Les journalistes ont décontenancé le langage des hommes de ce temps, et par là même, ils nous démoralisent plus sû
55genre humain consisterait en une éducation de son langage. Un tribunal muni des pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de
56s pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de langage délictueux, inactuel, erroné ou inutilement abstrait, ferait un bien
57résident de ce tribunal. Et nous aurions enfin un langage « châtié », comme on disait dans les salons, au temps où le seul trib
58que, qui est vivante.) Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillen
59itié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos formes habi
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
60i le conduisaient parlaient naturellement le même langage qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très lim
61laient naturellement le même langage qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très limité et ce langage ess
62 Mais cet accord était en somme très limité et ce langage essentiellement technique. Car le Plan était avant tout, conformément
63 à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des organismes en lesquels s’incarnèrent des mesures,
37 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
64s commentaires ni justifications. Serait-ce là le langage orthodoxe que je cherche ? Il est souvent contraire aux écrits d’Augu
65ées par les Conciles, est bien forcé de parler un langage personnel, dont il sera toujours possible d’affirmer qu’il n’est pas
38 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
66e à son compte cette erreur de vocabulaire, ou en langage théologique, ce blasphème ; 3° si l’incarnation de l’Esprit, c’est-à-
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
67t son admirateur enthousiaste. On dirait, dans le langage d’aujourd’hui : c’est le fait de réaliser la vérité que l’on connaît 
40 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
68l’on vient, où l’on va : tel est le sens.) Car le langage, parmi d’autres fonctions, a celle-là de permettre à nos pensées de c
41 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
69dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile «
42 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
70posent en révolutionnaires : c’est par un abus de langage. Préparer la révolution, ce n’est pas simplement « refuser » ce qui s
71 fidélité. En d’autres termes, si l’on néglige le langage, on néglige la culture elle-même. Et l’on néglige surtout ses avertis
72t les entendrait-on, en effet, si l’on a privé le langage de ce qui fait sa poignante saveur : la rigoureuse et passionnée défi
73ieux ce qu’ils impriment, sans remarquer que leur langage est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de
74ans remarquer que leur langage est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de sa mesure vivante et de la
43 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
75n créatrice. Fatalité « chosiste » dirait certain langage philosophique. Disons d’un terme moins exact, et assez équivoque mais
44 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
76 temporel et le spirituel sont devenus dans notre langage : la police et la propagande. Et la raison : raison d’État. Police-Pr
45 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
77 pourtant vraie, se corrompt. L’anarchie de notre langage révélera l’anarchie spirituelle d’un monde où la mesure est morte. En
46 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
78ret, c’est rester fidèle à la Loi. D’ailleurs son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation supérieure ; dénué de t
47 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
79ofane, et du pouvoir temporel médiéval : c’est le langage commun aux prêtres et aux législateurs, le latin. La décadence de la
80simples » communs aux mœurs et aux coutumes et au langage, et qui servaient à mesurer et à peser les « actiones latinæ », c’est
81es et garantissent leur régularité. Dante appelle langage vulgaire « celui que les enfants reçoivent de leur milieu dès qu’ils
82 que la « grammaire » ait autorité sur le sens du langage dont dépend l’action. La mesure latine n’est valable qu’en tant qu’el
83able qu’en tant qu’elle s’incarne et agit dans le langage de tous les jours, de tous les hommes. Ce vigoureux traité de Dante m
84ne « grammaire », il deviendra une rhétorique, un langage noble, le signe de la distinction des clercs. Et ce n’est plus la vig
85st plus la vigueur des pensées qui sera la fin du langage, mais l’élégance et la conformité aux meilleurs modèles antiques28. L
86 communes, jugées vulgaires, les laïcs se font un langage sans règles et souvent sans beauté, inhabile à traduire les vérités s
87était le sous-entendu indiscuté, la règle vive du langage vivant, devient une espèce de truc, dont une minorité souvent indigne
88aduit sur le plan culturel par la substitution du langage vulgaire au latin. Le vrai clerc, désormais, ce n’est plus le rhéteur
48 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
89clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écrivains. Car non seulement il est mal entendu par la gr
90renons cinq mots parmi les plus fréquents dans le langage et les écrits de notre temps : esprit, révolution, liberté, ordre, pa
91rçoit la raison immédiate de la crise actuelle du langage. La presse, la radio, l’éloquence politique et les ouvrages populaire
92 plus loin l’aspect spirituel de cette maladie du langage, dont nous venons d’énumérer quelques causes accidentelles. La vraie
93de la communauté, par le seul fait qu’il ruine le langage. Cette absence d’un principe communautaire vivant et puissant dans n
49 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
94i le conduisaient parlaient naturellement le même langage, qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très li
95aient naturellement le même langage, qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très limité, et ce langage es
96Mais cet accord était en somme très limité, et ce langage essentiellement technique. Car le Plan était avant tout, conformément
50 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
97 à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des organismes en lesquels s’incarnèrent des mesures,
51 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
98pesante et très sévère. Il s’agit, pour parler un langage positif, de rétablir une situation désespérée qui fut notre douceur d
99ment formel.) D’où l’excessive technicité de leur langage. Avec moins de rigueur bien entendu, l’on pourrait dire encore qu’une
100ites de conventions techniques, de conventions de langage, de méthodes à la mode, d’instruments de travail, d’usages sociaux, d
101s faussement positiviste, de plus bourgeois. Leur langage est devenu celui des instituteurs et des comitards. Faute d’avoir véc
52 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
102oute pensée se forme en acte. Précisons encore ce langage. Quand je parle d’autorité, il s’agit bien d’autorité concrète, celle
103sultent quelques conséquences importantes pour le langage et l’expression en général. Le souci de savoir ce qu’on dit est un de
104er avec les mains suppose que le penseur rende au langage sa prise et son tranchant, sa vertu, son pouvoir d’ordonner et de tou
105 ou de mort qui unit l’homme, être pensant, à son langage. Le mot, corps d’une idée qui serait l’âme de cette combinaison ? De
106ent été et soient de plus en plus séparés, que le langage puisse dire ce qui n’est pas, et ne puisse pas toujours dire ce qui e
107 des oreilles modernes. On a tellement désarmé le langage, on l’a tellement décontenancé ! L’excellent, et même le parfait, ser
108vertu : l’imagination En somme, la question du langage revient à celle de l’exacte incarnation des idées dans les mots : c’e
109 est nécessaire. C’est l’imagination qui forme le langage en puissance d’acte ; c’est le style qui traduit le dynamisme de l’es
110de cette rupture avec le concret, c’est l’abus du langage « évocateur », vice d’évasion qui affecte presque toute la littératur
111sme et de Dada. Il ne s’agit ni de réglementer le langage, ni de le pimenter, ni de nier son pouvoir. Il s’agit de le recréer,
112 Tandis que les uns imaginent le donné, l’état du langage banal, sans volonté de transformation ; tandis que les autres imagine
113nsplanter97. Étymologies poétiques, restituant le langage dans sa nouveauté actuelle, par la vertu d’un parti pris un peu plus
114el vient en réalité de la fin98. L’imagination du langage naît d’une vision créatrice du monde. Une telle vision est primordial
115dent dans une nouveauté absolue. L’imagination du langage ne peut donc exercer son pouvoir qu’à la faveur d’un certain style de
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
116 une confiance, une proximité des choses vues, un langage innocent et raisonnable ; voilà le monde à son contentement ; à la me
117gine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et surtout en français. On admet facilement que les Césars
118 vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien
119ur l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec des hommes de toutes les classes et de tous le
54 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
120ge pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord, le langage scolastique, qui n’est pas proprement luthérien, mais que Luther est
55 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
121eur prêcher l’Évangile, là, tout droit, dans leur langage de tous les jours, comme le faisaient les réformateurs, les forcer à
122 s’agit plus d’argent ! À moins que ce ne soit le langage, la difficulté de s’exprimer ? Tout est mystère en eux, et pour eux-m
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
123eur prêcher l’Évangile, là, tout droit, dans leur langage de tous les jours, comme le faisaient les Réformateurs, — les forcer
124e s’agit plus d’argent. À moins que ce ne soit le langage, la difficulté de s’exprimer ? Tout est mystère en eux, et pour eux-m
125ormes et bruts pour nos mains déshabituées. Notre langage n’émeut plus ces objets, qui n’en renvoient pas même l’écho. Nous som
126a). « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage ineffable qui se fait entendre dans l’intérieur de son âme, dans une
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
127ont elles procèdent… 21 novembre 1934 Leur langage. La mère Calixte devait faire notre lessive la semaine prochaine. Ell
128 réfléchit, résume un drame. Ce drame est celuidu langage dans notre société présente. Et c’est encore une fois le drame de la
129er. On pensera que de tout temps la traduction du langage surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée
130uction du langage surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le pe
131t. Le droit de se tromper, et de tromper grâce au langage, est un des droits imprescriptibles que se trouve avoir décrété la Co
132l » — ne « discute » pas à proprement parler. Son langage en tout cas s’y prête mal, soit à cause de sa lenteur, soit à cause d
133 une confiance, une proximité des choses vues, un langage innocent et raisonnable : voilà le monde à son contentement ; à la me
134gine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et surtout en français. On admet facilement que les Césars
135 vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien
136ur l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec des hommes de toutes les classes et de tous le
137niveau social, sans doute parents, de mœurs et de langage pareils. S’ils s’opposent, c’est que l’un est avare et légèrement mab
138 peut pas les exprimer très aisément. Question de langage. Revenez voir ces mêmes hommes que j’ai dit, revenez deux fois, trois
139la volonté réelle des travailleurs, trahie par le langage politicien. La dictature est la seule solution de ceux qui refusent d
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
140nt des ouvriers et des petits bourgeois. Costume, langage, psychologie de leurs classes. On peut aussi penser : ce sont des hom
59 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
141C’est une « adaptation » moderne — pour parler le langage du cinéma, seul adéquat en l’occurrence — de la primauté de l’amour s
142ais alors elle retrouvera pour s’exprimer dans un langage symbolique (ésotérique et d’extérieur rassurant) les éléments plastiq
60 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
143se pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le succès d’un effort « inhumain ». Leur r
144’ascension spirituelle qu’il nous raconte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme
61 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
145ourrait proposer une explication parallèle par le langage, autre problème fondamental pour un enfant. Les deux hypothèses rende
62 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
146le Führer qui l’a introduit dans nos habitudes de langage, avec sa fameuse autobiographie. Mais peu importe. La vérité, c’est q
63 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
147u politique de surface ; où les élites parlent un langage que les masses sont en mesure d’entendre, mais non pas de comprendre
64 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
148dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile «
65 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
149llu cinq ou six ans pour déchiffrer la clé de son langage. Les récents événements y ont beaucoup aidé. Aujourd’hui je crois pou
150 peuples à disposer d’eux-mêmes signifie, dans le langage totalitaire ; le droit des peuples les plus forts à disposer de leurs
66 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
151ar une double croyance dans le pouvoir magique du langage, et dans la liberté infinie de l’homme, capable de refaire avec ses m
67 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
152abandonné au rêve s’exprime ordinairement dans un langage métaphorique et régulier, comme s’il était soumis, en ce domaine, à d
153 ont de tout temps réinventé les mêmes figures de langage pour traduire l’ineffable qu’ils vivaient. Et ceci nous amène au prob
154nt originel et fascinant de tout jaillissement du langage, de toute expression littéraire. « Où trouver des mots ? », gémissent
155poète et le rêveur sont passifs ; ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève
156 la négation et la mort du monde des formes et du langage humain, la négation et la mort du divers, du moi distinct et agissant
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
157pas dans sa forme d’expression. (Ce serait ici le langage du poème : or on sait qu’il est des plus simples.) Elle tient d’une p
158 seul, ce vers exprime tout, et avec une force de langage qui fait pâlir le romantisme tout entier ! Qui nous rendra ce dur « p
159euse violence se voient contraints de recourir au langage trompeur des symboles. Laissons de côté, pour le moment, la question
160 inavouable, se créent un système de symboles, un langage hiéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé. Langage ambigu par
161iéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé. Langage ambigu par essence, car il « trahit » au double sens du terme ce qu’i
162ct de prudence. Interrogez celui qui use d’un tel langage, demandez-lui raison de sa prédilection, pour telle ou telle image d’
163e origine — ces deux « passions » parlent un même langage, et chantent peut-être dans notre âme la même « vieille et grave mélo
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
164er — et de l’apprendre s’il ne le savait pas — le langage du troubadour, qui n’a jamais été que le provençal. »22 Qu’est-ce qu
165tît à la fusion de l’âme et de la Divinité. Or le langage érotico-religieux des poètes mystiques tendait à établir cette confus
166poètes de manichéisme déguisé, sur la foi de leur langage symbolique. Al-Hallaj et Sohrawardi devaient même payer de leur vie c
167, semble-t-il, n’attendait plus que ces moyens de langage pour dire ce qu’elle n’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue d
168vilisatrice, naquit le grand modèle occidental du langage de l’amour-passion. 10.Vue d’ensemble du phénomène courtois Rev
169des textes qui la décrivent « sont écrits dans un langage intentionnel, secret, obscur, à double sens, dans lequel un état de c
170espondre, en ces temps, à de telles précisions de langage, la rhétorique courtoise et son système de vertus, de péchés, de loua
171estée par les fragments de son texte original (en langage ouigour du viiie siècle) retrouvés dans le Turkestan oriental. Et l’
172mystique d’Occident est une autre passion dont le langage métaphorique est parfois étrangement semblable à celui de l’amour cou
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
173nt ne nous est pas suggéré par la seule nature du langage. On a remarqué depuis longtemps l’analogie des métaphores mystiques e
174ons de dégager ne seraient plus que de l’ordre du langage, et spécialement de la métaphore. Je ne songe pas à nier cet aspect d
175assions utilisent par abus, et sans le savoir, un langage dont la seule mystique définissait le sens valable. Plus d’une fois,
176é cette « science » nouvelle sur l’observation du langage, et spécialement sur la similitude des métaphores utilisées dans les
177 confusions ? N’a-t-elle pas abusé la première du langage de l’Éros païen ? 4.Les Mystiques orthodoxes et le langage de la p
178’Éros païen ? 4.Les Mystiques orthodoxes et le langage de la passion Le fait central de toute vie religieuse de forme et
179ques » une propension à s’adresser à Dieu dans le langage des affections humaines : attrait sexuel, faim et soif, volonté. Exal
180s raisons de ce curieux phénomène : « l’abus » du langage amoureux en religion doit être rattaché, historiquement, au courant l
181quier106 — je ne sais si l’on rencontre jamais le langage de l’amour humain. » À l’inverse, si l’âme ne peut s’unir essentielle
182t alors prévoir que cet amour s’exprimera dans le langage passionnel, c’est-à-dire dans le langage de l’hérésie cathare « profa
183 dans le langage passionnel, c’est-à-dire dans le langage de l’hérésie cathare « profanisé » par la littérature et adopté par l
184ntielle qu’apparaît, dans la mystique du Nord, le langage « épithalamique ». « Voici donc venu l’irrésistible désir. S’efforcer
185l à son tour devait influencer si profondément le langage mystique des siècles suivants. Souviens-toi, ô créature, que ta natu
186 sont que plus « érotiques » ou « courtoises » de langage : Mon cœur se fond comme la glace au feu lorsque étroitement j’embra
187avec une bizarre assurance, et sur la foi du seul langage, que tout cela relève d’une déviation sexuelle. Et l’on sait que les
188e erreur historique et psychologique. Car : 1° le langage de la passion — tel qu’on le retrouve chez les mystiques — n’est pas,
189rguments. Et tout d’abord, soulignons bien que le langage des mystiques ne saurait être confondu avec la nature profonde de l’e
190s trouverait-on aussi sûrement les origines de ce langage psychologique où se traduit sans doute, le plus purement, sa nature ?
191 que de tenir compte des éléments hérités de leur langage littéraire. Or s’il faut se borner à un exemple qui est à la fois le
192antes analogies de fond et de forme. a) Le noble langage d’Amadis, ses métaphores érotiques, ses subtiles préciosités se retro
193chologie dont relèverait cette préférence pour le langage passionnel, elle a été interprétée généralement selon la superstition
194 encore : que pour les hommes du xvie siècle, le langage érotique était plus innocent qu’à nos yeux. C’est nous qui sommes des
195nclusion : la nature des métaphores empruntées au langage courant par les mystiques n’est pas sans d’étroites relations avec le
196et même de sa foi à user, et parfois à abuser, du langage de l’amour-passion. Usage et abus dont la psychologie moderne devait
197 on peut reculer encore la question, et dire : le langage passionnel vient d’une littérature courtoise née dans l’ambiance d’un
198 deux sont impliqués. Par exemple, dans le cas du langage mystique : sommes-nous en présence d’une matérialisation du spirituel
199ns-le encore une fois, pour plus de clarté. Notre langage passionnel nous vient de la rhétorique des troubadours. Rhétorique am
200n qui l’a créée, passe dans les mœurs, et devient langage commun. Maintenant, quand un mystique veut exprimer ses expériences i
201n possible en ses limites. D’où il résulte que le langage de la passion humaine selon l’hérésie correspond au langage de la pas
202 la passion humaine selon l’hérésie correspond au langage de la passion divine selon l’orthodoxie. On se trouve donc en présenc
203 l’appuie de raisons. J’en marquerai trois. 1° Le langage passionnel me paraît s’expliquer à partir de l’esprit, en ceci qu’il
204 seul qui nous permet de parler. Qu’est-ce que le langage en effet ? Le pouvoir de mentir autant que le pouvoir d’exprimer ce q
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
205pposer ici quelque pouvoir magique des sons et du langage sur nos actes. L’adoption d’un certain langage conventionnel entraîne
206du langage sur nos actes. L’adoption d’un certain langage conventionnel entraîne et favorise naturellement l’essor des sentimen
207 élan de l’esprit qui par ailleurs fait naître le langage. Dès qu’elle dépasse l’instinct, dès qu’elle devient vraiment passion
208e parfois dominicains. J’avoue que l’extension du langage même des Cathares peut induire à des rapprochements souvent troublant
209velle école, c’est qu’elle rénove consciemment le langage symbolique des troubadours. Les Siciliens étaient tombés dans un dout
210les qu’à leur sujet mon intelligence s’égare. Son langage résonne avec tant de douceur que l’âme qui l’écoute et l’entend s’écr
211 plus haut s’est volatilisé : il ne joue plus. Le langage de l’Amour est enfin devenu la rhétorique du cœur humain. Cette « pro
212 jusqu’à l’époque où Macpherson les transcrira en langage moderne. Et en Irlande, elles vivent encore de nos jours. Je ne puis
213par force un amour par devoir. C’est le plus pur langage courtois. Mais voyez la curieuse contradiction ; auparavant, il voula
214oici la servante Œnone qui tient à Phèdre le même langage que la servante Brangaine à Isolde : Vous aimez. On ne peut vaincre
215passion courtoise n’avait pas d’autre but, et son langage n’avait pas d’autre clé. Perdus et oubliés cette clé et ce but, la pa
216it par sa volonté même de le nier. L’ambiguïté du langage mystique de l’hérésie devait faire naître, dès le xiiie siècle, une
217rofane de la passion. Et c’est la diffusion de ce langage par la littérature romanesque qui aboutit, au cours du dernier siècle
218mour humain qui était l’envers de sa doctrine, ce langage d’une ambiguïté à la fois essentielle et opportune, qui permettait to
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
219 fondamentalement liés : les figures courantes du langage le font voir avec plus d’évidence. Laissant donc de côté les hypothès
220leurs de la priorité de l’une ou de l’autre. 2.Langage guerrier de l’amour Dès l’Antiquité, les poètes ont usé de métapho
221tir des xiie et xiiie siècles. On voit alors le langage amoureux s’enrichir de tournures qui ne désignent plus seulement les
222euve de sa vaillance, etc. Tout ceci pour le beau langage. Mais l’argot soldatesque et civil nous fournirait une profusion d’ex
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
223C’est une « adaptation » moderne — pour parler le langage du cinéma, seul adéquat en l’occurrence — de la primauté de l’amour s
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
224se pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le succès d’un effort « inhumain ». Leur r
225’ascension spirituelle qu’il nous raconte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
226 ayant tout au plus en commun quelques figures de langage. Je souscris sans réserve à ce jugement. Mais je le rejoins par de to
227lusion, M. Gilson — après M. Jeanroy — invoque le langage « d’une crudité intraduisible » d’un Marcabru et même d’un Rudel. Mai
228e les siècles passés usaient très couramment d’un langage plus « grossier » que le nôtre — signe d’une sensibilité sexuelle peu
229nsibilité sexuelle peu énervée — tandis que notre langage décoloré et faussement puritain correspond à une érotisation sans pré
230 la coutume de son temps. Ou si l’on tient que le langage érotique traduit nécessairement une sensualité déchaînée, que pensera
231ié à l’ordre du Temple — donnant l’explication du langage symbolique des fidèles d’Amour dans les compositions lyriques, romans
76 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
232ondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du lang
233ons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du langage, en tous pays. Au cours des siècles précédents, les hommes d’une même
234mésentente des peuples réside dans ce désordre du langage, et dans l’absence de toute autorité morale capable d’y porter remède
235es millions d’hommes, et c’est tout un domaine du langage que l’écrivain ne contrôle pas, ne forme pas, n’atteint même pas. Ain
77 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
236out à fait chez elle ; elle n’y reconnaît pas son langage. Il y a là certainement quelque chose d’anormal. L’Église n’aurait ja
237ie communauté, c’est que l’Église ne parle pas le langage d’un seul groupe social, ou d’une seule classe ; ou le langage d’une
238seul groupe social, ou d’une seule classe ; ou le langage d’une quelconque philosophie à la mode ou déjà démodée ; ou le langag
239que philosophie à la mode ou déjà démodée ; ou le langage personnel de Monsieur X, pasteur ou même théologien célèbre, — mais q
240 — mais qu’elle parle uniquement et simplement le langage de la Bible, qui appartient à tous, qui est frappant pour tous, et da
241pris une réunion d’initiés, habitués à un certain langage, dont personne ne lui aura donné la clef. Il en ira tout autrement, s
78 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). II. Le symbole du Gothard
242es, — tout un passé qui nous parle aujourd’hui le langage le plus actuel, et nous indique les voies de notre avenir.
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
243n du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se tran
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
244ondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du lang
245ons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du langage, en tous pays. Au cours des siècles précédents, les hommes d’une même
246mésentente des peuples réside dans ce désordre du langage, et dans l’absence de toute autorité morale capable d’y porter remède
247es millions d’hommes, et c’est tout un domaine du langage que l’écrivain ne contrôle pas, ne forme pas, n’atteint même pas. Ain
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
248rétend se donner en exemple. 1. Clarifions notre langage ! — Puisque le fédéralisme est une forme politique qui suppose l’équi
82 1941, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Autocritique de la Suisse (février 1941)
249 prétend se donner en exemple. Clarifions notre langage ! — Puisque le fédéralisme est une forme politique qui suppose l’équi
83 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
250de l’âme, reconnaître des formes, comprendre leur langage, et parfois même prévoir leur développement. Les mythes sont les form
251arler, de créer, et de dénaturer. Par la grâce du langage, il peut dire le vrai ; par la faute du langage, il peut y contredire
252u langage, il peut dire le vrai ; par la faute du langage, il peut y contredire. Il peut créer selon les perspectives de la Cré
253lque manière dire un mensonge ou l’opérer. Par le langage, l’homme prouve qu’il est libre. Par le langage, il peut mentir. Par
254e langage, l’homme prouve qu’il est libre. Par le langage, il peut mentir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’e
84 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
255mais qui ne pourrait produire ses preuves dans le langage prévu par tous ces documents, elle allait me démontrer que j’étais un
256rection des mœurs devient un idéal, la verdeur de langage passe pour une inconvenance, la franchise des passions fait qu’on app
85 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
257est là précisément que « l’Éternel confondit leur langage » ; c’est à partir de là que « l’Éternel les dispersa sur la face de
258i, ils forment un seul peuple et ont tous le même langage, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ! » On dirait qu’il veut les pun
259s des autres. Avec le temps elles se créèrent des langages techniques, jargons de métier, patois divers, tant qu’à la fin elles
260l’ensemble démesuré, ni formuler son sens dans un langage commun. Il me paraît que nous en sommes à peu près là. L’anarchie san
261ité, de toute parole donnée ou échangée, enfin du langage même et de la possibilité de s’entendre sur quoi que ce soit. Car pou
262moment l’amour est-il devenu souffrance ? Dans le langage de la théologie, il est aisé de définir le point : c’est à l’instant
263rouveraient à s’exprimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées, ardeur cr
264lle participe de notre libre créativité, comme le langage et les activités de l’esprit, que la sexualité donne prise au Diable.
265e victorienne, entraînant une pruderie morbide du langage et des bonnes mœurs, est certes pour beaucoup dans la crise sexuelle
86 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
266s qui courent partout ne mènent nulle part. Notre langage est débrayé. Plus on parle, moins on s’entend. La mort seule met tout
267 claire et nette ! Il sait qu’en confondant notre langage, il détruit la communauté. Il sait qu’en détruisant les structures so
268ures sociales, il précipite la confusion de notre langage. Il sait que les hommes ne peuvent s’engager que par des paroles clai
269ntique, qui est la science des significations, du langage précis et nuancé, gagé par une longue tradition et par les étymologie
270us donne une faible idée de ces surprises.) Si le langage nous appartenait, il y a longtemps qu’on ne pourrait plus s’entendre.
271 suffit à me rendre à ma force, par ce miracle le langage est restauré dans sa puissance originelle et créatrice. Un tyran ou l
87 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
272parler, de créer et de dénaturer. Par la grâce du langage, il peut dire vrai ; par la faute du langage, il peut le contredire.
273e du langage, il peut dire vrai ; par la faute du langage, il peut le contredire. Il peut créer dans le prolongement des perspe
274lque manière dire un mensonge ou l’opérer. Par le langage l’homme est libre. Par le langage il peut mentir. Par sa liberté seul
275’opérer. Par le langage l’homme est libre. Par le langage il peut mentir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’es
88 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
276lle participe de notre libre créativité, comme le langage et les activités de l’esprit, que la sexualité donne prise au Diable.
277poque moderne, entraînant une pruderie morbide du langage et des bonnes mœurs, est certes pour beaucoup dans la crise sexuelle
89 1944, Les Personnes du drame. Introduction
278et de l’élémentaire contre l’artificiel, c’est le langage et le visage de Ramuz. C’est proprement, sa « raison d’être ». Ces ci
90 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
279 à la constante nationale la moins discutable, le langage. Il serait très insuffisant de dire que le remède que Goethe s’appliq
91 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
280age pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord le langage scolastique, qui n’est pas du tout luthérien, mais que Luther est obl
92 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
281ar sa vision est harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. Une forme, une image vivante :
282. Les journalistes et l’école ont décontenancé le langage, et par là même ils nous démoralisent plus sûrement que ne font les s
283genre humain consisterait en une éducation de son langage. Un tribunal muni de pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de
284e pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de langage délictueux, inactuel, erroné, inutilement abstrait, ferait un bien me
285résident de ce tribunal. Et nous aurions enfin un langage châtié, comme on disait dans les salons, au temps où le seul tribunal
286que, qui est vivante.) Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillen
287u général. Il lui a fallu le temps de se faire un langage, d’en éprouver les origines, et d’en autoriser l’emploi concret dans
288 piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrines, à la poésie poétique, à nos formes hab
93 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
289l’on vient, où l’on va : tel est le sens.) Car le langage, parmi d’autres fonctions, a celle-là de permettre à nos pensées de c
290 parole ! Mais l’usure des mots les édente, notre langage est débrayé. Comment rétablir le contact ? Claudel n’écrira pas : je
94 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
291abandonné au rêve s’exprime ordinairement dans un langage métaphorique et régulier, comme s’il était soumis, en ce domaine, à d
292 ont de tous temps réinventé les mêmes figures de langage pour traduire l’ineffable qu’ils vivaient86. Et ceci nous amène au pr
293nt originel et fascinant de tout jaillissement du langage, de toute expression littéraire. « Où trouver les mots ? » gémissent-
294 poète et le rêveur sont passifs, ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève
295 la négation et la mort du monde des formes et du langage humain, la négation et la mort du divers, du moi distinct et agissant
95 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Deux presses, deux méthodes : l’Américain expose, le Français explique (4 avril 1946)
296t les tares les plus connues sont la brutalité de langage, la haine posthume de Roosevelt, l’isolationnisme impénitent, le raci
96 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
297 pour vous le faire sentir, prendre un exemple au langage quotidien de l’Amérique. Lorsqu’un citoyen des États-Unis désapprouve
97 1946, Combat, articles (1946–1950). Ni secret ni défense (19-20 mai 1946)
298mesure de précaution. Et ainsi de suite : dans le langage technique, cela s’appelle chain reaction. En vingt-quatre heures, l’O
98 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
299unité des hommes, conduisit à la division de leur langage. Il convient de laisser aux théologiens le soin de définir la doctrin
300c l’effort œcuménique, est en train de recréer un langage commun, un ensemble de communes mesures spirituelles. Ce langage au-d
301 un ensemble de communes mesures spirituelles. Ce langage au-dessus des langages répond exactement aux besoins les plus légitim
302es mesures spirituelles. Ce langage au-dessus des langages répond exactement aux besoins les plus légitimes de notre temps. Il n
99 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
303 transpose dans mon esprit en petits problèmes de langage. Il est sans cesse question d’achat et de vente, et je remarque que l
304’il soit acheté ou vendu) se voit assimilé par le langage lui-même à un objet matériel indifférencié. À peine ai-je noté ceci,
100 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
305s moi je ne suis qu’un prolétaire ! » ⁂ La clé du langage officiel hitlérien est des plus simples. Il suffit de changer chaque