1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1nes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a consumé… Digne ? — Un
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2onnellement compliquées, qui s’exprimaient en une langue plus compliquée encore et nuancée jusqu’à l’ennui. La guerre a donné
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3sa nature, ne connaître que les grands mots de la langue morale, suivre à l’égard de soi-même la méthode de l’Évangile qui, pr
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
4ttérature pour trouver semblable domination de la langue. Et parmi les modernes, il bat tous les records de l’image, ce qui no
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
5taine nuit. Elle parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin : « Le rideau se lève sur un miroir qui occup
6e parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin : « Le rideau se lève sur un miroir qui occupe toute la larg
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7jeu de vos ennemis de discuter avec eux dans leur langue et de crier rouge pour la simple raison qu’ils ont dit blanc ? Pensez
8mours, oiseaux doux et cruels, nous parlerons vos langues aériennes. On n’acceptera plus que des valeurs de passion. Balayez ce
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
9n destin, comme le goût d’une pierre rêche sur ta langue et grinçante sous ta dent. Des souplesses qui se retournent brusqueme
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
10ec la Revue de Belles-Lettres — la seule revue de langue française où l’on dise la vérité librement et pour elle-même. Nous re
9 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
11rmonie surnaturelle. Et tout cela chanté dans une langue que je comprends mal. Je me penche vers un voisin pour lui demander j
10 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
12ns un bal costumé, parmi des gens qui parlent une langue totalement incompréhensible, rient et s’enivrent comme plus un Europé
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
13e : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouv
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
14humes », que Pierre Jean Jouve a traduits dans la langue fluide mais jamais abstraite qui est celle de ses Noces. Jouve est le
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
15sure qu’elles parlent en égyptien, « car c’est la langue qu’elles apprennent de leurs mères ». Combien j’aime ces sœurs des Tz
14 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
16l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les traduise, en vertu d’une convention qu’il serait temps de réviser
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
17rmonie surnaturelle. Et tout cela chanté dans une langue que je comprends mal. Je me penche vers un voisin pour lui demander j
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
18e : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouv
19sure qu’elles parlent en égyptien, « car c’est la langue qu’elles apprennent de leurs mères ». Combien j’aime ces sœurs des Tz
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
20nes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a consumé… Digne ? — Un
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
21lle que va ma sympathie ?… Les hommes parlent une langue brusque et de mauvaise humeur, les yeux mornes ou trop brillants ; ou
19 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
22nt un Pascal, un Rimbaud, véritable honneur de la langue française. Ainsi, un Nietzsche, qui le premier substitua délibérément
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
23adapté, voire recréé par Jacques Valette dans une langue insolite et touchante, ni petit nègre, ni bêtifiante, d’une grande fo
21 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
24epuis si longtemps qu’elles parlent maintenant sa langue, adoptent ses préjugés, singent ses pires faiblesses et bénissent ses
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
25ellectuelle considérable sur le protestantisme de langue allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse pers
23 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
26a dernière strophe, Sonne peut signifier, dans la langue de l’époque, Soleil ou Fils. [p. 118] hymne à dieu le père Pardonne
24 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
27epuis si longtemps qu’elles parlent maintenant sa langue, adoptent ses préjugés, singent ses pires faiblesses et bénissent ses
25 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
28Affaires étrangères par un homme qui connaisse la langue des pays voisins et l’esprit de leurs institutions. Mais ceux qui veu
26 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
29sence est plus profonde et n’a de nom dans aucune langue ; surtout pas en français. Ce n’est pas notre faute si la France est,
27 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
30parfois de pousser « un immense cri en vingt-deux langues ». La satire de Toepffer n’est pas méchante, elle n’est pas même « sp
31e cette Weltschmerz qui n’a pas de nom dans notre langue, et c’est pourquoi sans doute elle ne s’y manifeste que par ces « rat
28 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
32reur, que ces mots soient intraduisibles en notre langue 13  ? Alors que toute l’Allemagne des Novalis, des Schelling et des S
29 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
33 par lui-même du latin. D’où la jeunesse de cette langue et sa sobriété monumentale. Là encore, la leçon de Calvin serait cell
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
34nd, E. R. Curtius, écrit 6  : « Il y a dans notre langue peu de mots aussi usés, aussi éventés que celui de culture ; il y en
35c. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, algébrique, aristocratique. Il s’en tient à ses préjugés,
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
36elles se méprisent. Elles ne parlent plus la même langue. Et si l’on tente de les confronter, on s’aperçoit qu’elles ne sont p
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
37préciser que Dante est très loin de considérer la langue latine en soi, et telle que la fixèrent les classiques, comme la mesu
38sans aucune règle en imitant notre nourrice ». La langue latine, « locutio secundaria », est au contraire notre « grammaire ».
39est au contraire notre « grammaire ». Et des deux langues, c’est la vulgaire qui est la plus noble (harum quoque nobilior est v
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
40au pays des merveilles. On peut penser que notre langue est plus malade que n’était le latin à l’époque de la Renaissance. Le
41iques. Non seulement l’écrivain moderne use d’une langue dont le lecteur moyen trouve parfaitement normal de déclarer que « c’
42ieu, il perd aussi le sens des noms et bientôt sa langue délire : « Il prononce des paroles vaines, des serments faux ! » s’éc
43 contre eux des révoltes qui s’expriment dans des langues nouvelles, au détriment de l’unité sacrée. Ainsi toujours : pour peu
44, d’autre part, la grande masse des usagers de la langue cesse d’exercer aucun contrôle sur son parler, qu’elle ne rapporte pl
45rivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre d’équivoques, de confusions et de malentendus par
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
46hnicien, on éprouva naturellement le besoin d’une langue plus riche et plus vivante, apte à décrire les passions, et la nature
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
47des peuples incroyants. La mauvaise qualité de la langue des auteurs à succès — pour nous borner à cet aspect de leur producti
48es plus fades. Mais à ces deux dégradations de la langue, et de l’imagination qui devait maintenir la langue vivante, il ne su
49ngue, et de l’imagination qui devait maintenir la langue vivante, il ne suffirait pas d’opposer, par exemple la discipline cla
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
50au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à cet état naissant dont la chimie nous dit qu’il est l’état de virul
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
51hnicien, on éprouva naturellement le besoin d’une langue plus riche et plus vivante, apte à décrire les passions, et la nature
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
52ge, mais bien l’insuffisance ou le mensonge d’une langue — celle du reporter par exemple — inapte à traduire le concret, le pa
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
53ns malentendus inévitables. Je ne vise pas ici la langue des traductions, encore qu’il y ait beaucoup à dire sur ce point, mai
54ole) une appréhension si totale du réel que notre langue, je le crains, n’arrivera pas à la restituer sans bizarreries. Ceci s
40 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
55peut néanmoins servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps : c’est que l’une est une
56rs jargons de son temps : c’est que l’une est une langue « avertie », posant un perpétuel avertissement, tandis que les autres
41 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
57affaires étrangères par un homme qui connaisse la langue des pays voisins et l’esprit de leurs institutions. Mais ceux qui veu
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
58re qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues se délient. « Il a bien parlé, hein ? » me dit mon voisin pendant que
59cultivateurs. Mais le type qui m’a parlé avait la langue bien pendue. Mais surtout je m’avise que la majorité des « intellectu
60t cela sans doute pour oser parler de nouveau une langue large, utile et humaine… Auparavant, ils croyaient comme les autres q
61u strict point de vue d’un artisan précieux de la langue française telle qu’on l’écrit à Paris de nos jours (car c’est faux so
62vie, plus facile à décrire avec les mots de notre langue. Il ne se passe pas grand-chose dans ces pages, mais ce peu m’a suffi
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
63 figurer » ce qui est dit. (C’est seulement de la langue des écrivains français qu’il est exact de dire, avec tous les manuels
64t de dire, avec tous les manuels, qu’elle est une langue de discussion, parce que toujours elle vise à la formule décisive, et
65 plus économique et la plus claire 13 . Or, cette langue d’échanges dialectiques rapides se trouve par là même inefficace sur
66l de janvier qu’un mot devient le plus beau de la langue : matinée. Tout ce qu’il y a de clarté, d’éclat doux, d’abandon à la
44 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
67re qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues se délient. « Il a bien parlé, hein ? » me dit mon voisin, pendant qu
68cultivateurs. Mais le type qui m’a parlé avait la langue bien pendue. Mais surtout je m’avise que la majorité des « intellectu
69t cela sans doute pour oser parler de nouveau une langue large, utile et humaine… Auparavant, ils croyaient comme les autres q
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
70s être jugement, mais dégustation, claquements de langue, savoureuse bouillabaisse d’idées, carte des vins commentée, bonhomie
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
71l de janvier qu’un mot devient le plus beau de la langue : matinée. Tout ce qu’il y a de clarté, d’éclat doux, d’abandon à la
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
72e qui fait notre valeur propre dans la culture de langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts et aux éch
73diversités de l’Europe, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne
48 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
74vres sont pratiquement inaccessibles au public de langue française : en exposant leur contenu essentiel avec une clarté et une
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
75e arrivée, j’ai pris contact avec le Séminaire de langues romanes où je vais enseigner. (Le semestre s’ouvrira au début de nove
76 cercles d’études, aide bénévole aux étudiants en langues romanes, voyages, bibliothèques créées ou enrichies, concerts… « Tout
77niversités allemandes, le nombre des étudiants en langues romanes est tombé au dixième de ce qu’il était en 1932. Certes, il fa
78 écrit à cette question : « Pourquoi j’étudie les langues romanes ». Trois sur six donnent pour raison que la radio des Jeuness
79ela prouve qu’il est « utile » de connaître cette langue du voisin. Un peu avant le début du semestre, une ordonnance du Führe
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
80de même que pour se tirer des confusions de notre langue, les poètes ont coutume de rapporter les mots à leurs origines lointa
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
81ent été ceux des Celtes. 16  » L’art roman et les langues romanes attestent l’importance de l’héritage celtique. Plus tard, ce
82été au doigt… Mais je m’aventure trop : assez, ma langue ! Car trop parler est pis que péché mortel. Or nous avons de ce même
83d à l’Andalousie, la poésie arabe est une, par la langue et l’échange continu. L’Andalousie touche aux royaumes espagnols, don
84e qu’elle n’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue des clercs, ni dans le parler vulgaire. La poésie courtoise est née d
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
85eut démontrer, historiquement, qu’elle a donné sa langue à la passion. Si la littérature peut se vanter d’avoir agi sur les [p
86duit le [p. 207] Roman de Tristan dans toutes les langues d’Occident. L’Anglais Thomas Malory, à la fin du xve siècle, en refa
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
87nus, publiés et traduits aujourd’hui en plusieurs langues. L’inspiration cathare et cistercienne s’y manifeste dans les formes
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
88t notre valeur propre dans la culture de [p. 116] langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts et aux éch
89iversités de l’Europe, symbolisées par nos quatre langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
90ux du pays, les ordres seront déjà donnés dans la langue de l’envahisseur. Voici alors ce que nous disent ces voix européennes
91te l’espérance œcuménique. Connaître le voisin de langue ou de confession différente ; lui reconnaître le droit de différer de
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
92n sera capable d’intégrer et des « races » et des langues nouvelles : c’est ce qui se produit au commencement du siècle suivant
93es, l’union paisible de deux religions, de quatre langues, de 22 républiques, et de je ne sais combien de « races » en un État
94é intellectuelle, méfiance à l’égard du voisin de langue ou de confession, crainte perpétuelle d’être majorisé. Notons que cet
57 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
95Cette liturgie, en effet, décrit d’abord dans une langue frappante les différents moments du drame du salut. Elle crée le cadr
58 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
96modestie et ses malices, son sens rythmique de la langue toujours si fermement articulée (habitude des lectures à haute voix),
97ui de l’esthétique. C’est le maître-artisan de la langue, plus que l’immoraliste, [p. 32] qui nous importe, et qui nous intére
59 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
98arque : Thomas Mann, Zweig, Valéry. Et les quatre langues suisses — n’oubliez pas le ladin des Grisons — viennent dire au desse
60 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
99la main posée sur sa vieille Bible de famille, en langue hollandaise, qu’il avait choisi d’ouvrir au chapitre 13 de la premièr
61 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
100s mentons, c’est le Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il [p
101e Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il [p. 43] est deux man
62 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
102onde, les mots suggèrent, dans presque toutes nos langues, certaines complicités particulières. Et le peuple, inspiré peut-être
103 trop mal connu. « Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. » En somme tout allait bien. Mais voici l’inquiétu
104tion fort naturelle du phénomène de confusion des langues. Si les hommes ne se sont plus entendus lors de la construction de ce
105 elles ne se comprirent plus. La multiplicité des langues était née du travail lui-même. Mais ce travail bientôt traîna, puis s
106c’est que [p. 159] le plus beau mot de toutes les langues est pipé sur nos lèvres par Satan. Nulle époque n’a parlé davantage d
107eur tordait les mots avant qu’ils aient quitté sa langue. Il essaya de dire : — Je t’aime, et prononça quelque chose comme : —
63 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
108de ses prestiges ; c’est pourquoi il a inventé la langue des diplomates et ses pudeurs insanes. Il sait que rien au monde ne p
109t à jamais ressuscitée ; et dans la confusion des langues et des mensonges, quand la peur, la souffrance et la honte ne nous pe
110ois sont d’accord » 38 . Je lui oppose le Feu des langues, le Sel et l’Huile. Je lui oppose le Pain et le Vin. Je lui oppose au
64 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
111ata, sous les auspices de l’Église évangélique de langue française. Je vois de grandes perspectives d’avenir devant le protes
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
112 ne puis croire à un bonhomme à corne rouges et à langue queue ; donc je ne crois pas au Diable. » C’est tout ce qu’il demanda
66 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
113s mentons, c’est le Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il es
114e Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il est deux manières de
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable X : Le Diable homme du monde (17 décembre 1943)
115onde, les mots suggèrent, dans presque toutes les langues, certaines complicités particulières. Et le peuple, inspiré peut-être
68 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
116’arrêta pour lui demander une cigarette, dans une langue de réfugié. Le Philanthrope sans hésiter lui remit une pièce, et pour
69 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
117modestie et ses malices, son sens rythmique de la langue toujours si fermement articulée (habitude des lectures à haute voix),
118ui de l’esthétique. C’est le maître-artisan de la langue plus que l’immoraliste qui nous importe, et qui nous intéresse au dou
70 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
119au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à son état naissant, dont la chimie nous dit qu’il est l’état de viru
71 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
120peut néanmoins servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps ; c’est que l’une est une
121rs jargons de son temps ; c’est que l’une est une langue « avertie », posant un perpétuel avertissement, tandis que les autres
72 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
122 tout simplement, ne plus réimprimer de livres en langue française : ceux qu’on faisait à Paris sur du mauvais papier ne se co
73 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
123’aient pas encore trouvé son équivalent dans leur langue. 20 janvier 1941 Music-hall. — Je me suis enfin décidé à faire la
124 français » sont les moins traduisibles dans leur langue, à moins [p. 122] qu’on ne les illustre abondamment… Écrire ce livre
125sont mis à produire un bruit que nul mot d’aucune langue à tout jamais ne saurait exprimer. À ma droite, les girafes ont dansé
74 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
126ai 1942 Échantillons. — Voici donc la section de langue française d’un organisme américain qui tient le rang et joue le rôle
127ue à manier de petits pinceaux puérils et tire la langue pour ne pas « dépasser ». Je pose pour le Petit Prince couché sur le
75 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
128⁂ Que serait-ce d’être un grand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une petite peuplade d
129rand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une petite peuplade dispersée ? Or une partie de
130 dans la brume d’été flottant sur la rivière… Une langue de lumière orangée vient râper doucement le crépi des murs bas, sur l
76 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
131 à Paris, comme à Londres et même à Berlin. Or la langue française nous apprend que celui qui ne peut rien, fût-il un grand es
77 1946, Lettres sur la bombe atomique. 11. Tous démocrates
132 le monde entier, exception faite de deux pays de langue espagnole, que nous appellerons secondaires. Et voici mon espoir, dan
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
133, ce qui se traduit un peu malaisément dans notre langue par liberté de parole et de religion, libération de la misère et de l
79 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
134ues heures d’avion. Ce n’est rien de traduire une langue : les problèmes nationaux restent intraduisibles pour qui ne peut y a
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
135ents « d’union sacrée » où chacun s’écrie dans sa langue « right or wrong, my country ! » Mais le gouvernement mondial, où tro
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
136ns tous fondus dans un magma informe de races, de langues, de religions et de coutumes, et toutes les différences qui font le g
82 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
137ans la brume d’été flottant sur la rivière... Une langue de lumière orangée vient râper doucement le crépi des murs bas, sur l
83 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
138llemande aux sources vives de sa culture et de sa langue. Ce qu’on ne pardonnait pas à Hitler et à Goebbels, c’était de dénatu
84 1946, Combat, articles (1946–1950). Tous démocrates (22 mai 1946)
139 le monde entier, exception faite de deux pays de langue espagnole, que nous appellerons secondaires. Et voici mon espoir, dan
85 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
140 dans la brume d’été flottant sur la rivière… Une langue de lumière orangée vient râper doucement le crépi des murs bas, sur l
86 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
141que l’homme qui a vu quelque chose doit parler la langue des prophètes et composer des paraboles. Si ses prophéties sont décev
87 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
142agit d’un monsieur bien payé, qui parle plusieurs langues, qui adore accumuler le plus de faits possible dans le moindre espace
143la main posée sur sa vieille Bible de famille, en langue hollandaise, qu’il avait choisi d’ouvrir au chapitre 13 de la premièr
88 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
144es, l’union paisible de deux religions, de quatre langues, de vingt-deux républiques, et de je ne sais combien de « races » en
145voyez la Suisse — les vieux conflits de races, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme, et le problème des mi
89 1948, Suite neuchâteloise. VI
146bliés, aussi, n’a rien produit qui marque dans la langue, à part la Bible d’Ostervald. Les ouvrages distingués ne manquent pas
90 1948, Le Figaro, articles (1939–1953). Sagesse et folie de la Suisse (13 octobre 1948)
147ts inégaux, de deux religions, de trois ou quatre langues d’importance inégale elles aussi. (Et tout cela n’est rien encore, ca
148t de ces religions, ou de ces religions et de ces langues ne coïncident presque jamais : calculez les combinaisons !) Il nous d
91 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
149voyez la Suisse — les vieux conflits de races, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme et le problème des min
92 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
150s près des Dominions que de l’Europe, « par notre langue et par nos origines, nos habitudes sociales et nos institutions, notr
151de » (seuls mentionnés) restent unis par une même langue. Si c’est celle du pamphlet, tremblons pour la famille ! Tous les adv
152es Tories disent non d’un seul cœur, dans la même langue que le Chancelier du Lancaster. Opposés en tout, sauf en cela, conser
93 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
153s près des Dominions que de l’Europe, « par notre langue ; et par nos origines, nos habitudes sociales et nos institutions, no
154de » (seuls mentionnés) restent unis par une même langue. Si c’est celle du pamphlet, tremblons pour la famille ! Tous les adv
155es Tories disent non d’un seul cœur, dans la même langue que le chancelier du Lancaster. Opposés en tout, sauf en cela, conser
94 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
156me, c’est, comme le mot l’indique dans toutes nos langues européennes, le « faire sortir », le conduire au-dehors (e-ducere). C
95 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
157re quant à la qualité ; parlant des douze grandes langues indiennes qui remplaceront de plus en plus l’anglais jusque dans l’un
96 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
158i-même, l’émanciper. L’éducation, dans toutes les langues latines, comme en anglais, vient d’educere, qui est « conduire au-deh
97 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rapport moral présenté par M. Denis de Rougemont (novembre 1952)
159 qui ont permis des centaines de conférences en 6 langues), et à l’Association des festivals de musique, qui groupe à deux ou t
98 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
160ais ? À qui le Valais ? Au-delà de Sion il est de langue germanique. On le couperait en deux ? Merci, mais les Valaisans donne
161niversitaire, comme il tient à l’intégrité de ses langues ; il en reconnaissait trois en 1937, l’allemand, le français, l’itali
162in de la haute vallée de l’Inn. De « question des langues » dans la Confédération, il n’y en a point, et jamais la majorité alé
163forte de ses trois millions de ressortissants, la langue française ni la langue italienne, ni même les patois réto-romans, au
164ions de ressortissants, la langue française ni la langue italienne, ni même les patois réto-romans, au contraire. Tout cela em
99 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
165ée officielle des cités romandes et du Tessin (de langue italienne) portèrent le nombre des États fédérés à 22, en 1815 seulem
166tits États souverains différents à la fois par la langue, par la religion et par le mode de vie, les uns campagnards, les autr
167me aussi d’une Europe à venir où les races et les langues ne lutteraient plus que pour enrichir le patrimoine commun, elle se s
168c ses vingt-cinq États « souverains », ses quatre langues, ses deux confessions, ses climats contrastés, ses économies juxtapos
100 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
169malement un citoyen : frontières communes pour la langue, la culture, la race, la religion, les mœurs, le droit, l’économie, l
170possibles, mais courantes. Car les frontières des langues ne sont pas celles des religions ; celles des cantons ne sont pas cel
171terminer : les partis politiques, les cantons, la langue, la religion. Comme il n’y a que sept conseillers, il est impossible
172xistantes. Le dosage des religions et des [p. 78] langues est le moins malaisé : on compte généralement deux conseillers cathol
173a diction sans apprêts. L’usage courant des trois langues officielles contribue sans nul doute à ralentir les réactions et réfl