1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1es se liront-ils d’eux-mêmes, sans le secours des lecteurs ? Quand les hommes se comprendront-ils individuellement ? » Que M. Br
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
2de psychologue se glisse dans leur flot. Voilà le lecteur entraîné, ébahi, passionné, contraint de suivre jusqu’au bout un roma
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
3resque toutes les femmes-auteur, et qui plaît aux lectrices — m’agace un peu ? C’est une vétille. p. 661 s. « C.-C. Rivier
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
4lement sur ses causes…   Nous ne proposerons pas, lecteur bénévole, un exercice mensuel à votre faculté d’indulgence. Par contr
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5lan moral. Telle action peut paraître gratuite au lecteur parce qu’il ne sait pas tout sur le personnage. Mais quant à l’auteur
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6vit, on ne meurt que de vices. ⁂ [p. 143] Ici le lecteur se rassure. « Il s’y retrouve. » Il pense que c’est bien jeune. Et :
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
7 [p. 256] Adieu au lecteur (juillet 1927) q Nous passons la main au central de Genève, fidèles
8ons aucun remords d’avoir déçu cette catégorie de lecteurs. Aucun remord non plus d’avoir troublé quelques bonnes petites somnol
9 assez pour ranimer la curiosité des plus blasés. Lecteur, fais confiance au Central de Genève. Souviens-toi de la grandeur de
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10omment expliquer que des centaines de milliers de lecteurs, dans une Europe « chrétienne », applaudissent sans réserve aux thèse
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
11 véhicule à la mode pour conduire des millions de lecteurs dans un monde purement fantaisiste où les équations tyranniques devie
10 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
12 cacher derrière le feuillet suivant, entraîne le lecteur par ruse jusqu’à la dernière page, et là déclare froidement ne pas ex
13 en a bien d’autres, d’aspects. Il est bon que le lecteur dérisoirement troublé par la crainte de n’avoir pas saisi le sens vér
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
14ment irréalisable. Ici, je demanderai poliment au lecteur de vouloir bien ne point trop faire la bête, sinon je me verrai contr
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
15 ce qu’elles avaient à dire. Et d’autre part, les lecteurs de cette revue connaissent la thèse de la Trahison des Clercs 11 , t
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
16nière page, l’artiste fait une belle grimace : le lecteur ne l’imitera pas. p. 385 be. « Kikou Yamata : Saisons suisses
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
17i : « Monsieur a du temps à perdre ! » s’écrie le lecteur, et comme il est, lui, de l’autre école, il referme ces pages et vaqu
18r un autre pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau menso
19de beaucoup de chiffres vraisemblables ? Ainsi le lecteur superficiel aurait l’impression que je suis zur Sache, que je parle d
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
20allusions et mots couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se sent pas complice de ses secrets desseins. Au reste, le liv
21 de M. Malraux se ressemblent dans le souvenir du lecteur : leur tempérament est plus fortement marqué que leurs particularités
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
22e Baring est entré dans l’intimité de milliers de lecteurs français avec un livre d’un rare prestige, Daphné Adeane. On vient de
23t pas dépourvue d’un charme qui attirera certains lecteurs, qui agacera un peu les autres. M. Charles Du Bos, dans la très belle
24est sans doute de faire sentir et « réaliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Baring nous fait suivre de sa n
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
25rtains cas, paraîtra presque scandaleuse à maints lecteurs. Kagawa ne « décolle » jamais de la réalité psychologique et matériel
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
26in purement moral ou immoral où Gide provoque ses lecteurs à le juger, sûr d’avance que l’intelligence sera de son côté. — « Cau
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
27et morales. Nous sommes certains d’intéresser les lecteurs de cette revue en citant ici quelques passages de l’étude de Frommel.
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
28ns sa forme — ce dont certaine clarté dispense le lecteur. On pourrait dire aussi que l’indiscret est celui qui se préoccupe de
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
29i : « Monsieur a du temps à perdre ! » s’écrie le lecteur, et comme il est, lui, de l’autre école, il referme ces pages et vaqu
30r un autre pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau menso
31de beaucoup de chiffres vraisemblables ? Ainsi le lecteur superficiel aurait-il l’impression que je suis zur Sache, que je parl
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
32stule le christianisme. Mais c’est en vain que le lecteur cherchera la réalité constructive et absolue sur quoi se fonderait ce
23 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
33 monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933) p Le lecteur moderne est, paraît-il, un homme pressé, beaucoup plus pressé que ne
34s à l’intellectualisme. Car, — et j’espère que le lecteur m’aura compris — ce n’est plus de jeux de l’esprit, d’acrobaties de p
24 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
35bourrues, un peu précieuses, il jette l’esprit du lecteur dans le vif d’un sujet, et loin d’exploiter l’avantage de cette surpr
25 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
36ue et obligatoire, à dix congénères endormis. Aux lecteurs exigeants que le cadre de cet article ne nous permet pas de satisfair
26 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
37nt d’infatigables ergoteurs. Pour la commodité du lecteur, je recopie les passages phrases auxquels s’attachent mes gloses. Je
38la Revue n’y suffiraient plus — ni la patience du lecteur à mon endroit, je le crains… 1. S’il n’y a pas de vérité absolue, en
27 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
39que, sobrement. ⁂ J’imagine assez bien la gêne du lecteur qui s’avance à travers cette introduction tortueuse. « Où veut-il en
40e, et il nous laisse très perplexes, etc. » Si le lecteur se pose ces questions-là, mon introduction a réussi, je veux dire qu’
41ction a réussi, je veux dire qu’elle a conduit ce lecteur au carrefour de quelques problèmes qui sont, je crois, ceux qui se po
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
42 me paraît renfermer l’essentiel de son livre. Le lecteur se sent pris de vertige à découvrir la profondeur et la gravité des c
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
43e que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. » Kierkegaard savait bien que lorsqu’on parle à tous ou contre tous,
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
44répète, mais il se peut tout de même que certains lecteurs français en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine qu
31 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
45à même, il se rend plus directement accessible au lecteur français. Essayons de marquer les étapes de sa recherche. ⁂ Le protes
32 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
46ièrement avec le réalisme brutal du sujet. Que le lecteur, pourtant, ne se laisse point arrêter par des définitions dont la sub
33 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
47 siècle, mais encore parce que, à tout moment, le lecteur se voit incité à imaginer ce qu’il fut advenu de la France si l’Édit
34 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
48ers sont très mal cultivés. Ils influencent leurs lecteurs au hasard, aux hasards des passions du jour, sans soupçonner les cons
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
49 Mais croyez-vous vraiment que mon bagnolard, mon lecteur enthousiaste de Clochemerle, grand roman de la pissotière, croyez-vou
36 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
50concret par excellence. J’espère toutefois que le lecteur les aura transposées dans une actualité dont le moins qu’on puisse di
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
51er raison de l’espérance qui est en nous ». À nos lecteurs comme à nous-mêmes, nous demanderons le simple effort de confronter l
38 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
52rmations aussi déconcertantes et aussi graves, le lecteur se sent autorisé à la plus grande exigence critique. À vrai dire, M.
53 cette méfiance méthodique suffit à convaincre le lecteur qu’il s’agit bien ici d’une science ? Il y a deux raisons d’en douter
39 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
54vois pas de meilleur moyen [p. 251] de donner aux lecteurs de Foi et Vie une idée, même assez grossière, de la richesse de cet e
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
55 la grandeur, de cet ouvrage ? Je crois que maint lecteur y découvrira peu à peu quelque raison très personnelle de l’aimer.
41 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
56e. Pourquoi résister au plaisir de proposer à mes lecteurs la méditation de ce texte à maints égards révélateur ? « L’Esprit n’
42 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
57t tragi-comique, et même à un degré que le simple lecteur de journaux d’opinion, peu initié aux parlottes parisiennes, aux comp
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
58rtion qu’il n’est pas raisonnable d’espérer qu’un lecteur d’aujourd’hui soit bien au clair sur ses besoins quand il entre chez
59 parti pris de création dont j’espère bien que le lecteur éprouvera [p. 26] çà et là la poussée, le coup de pouce simplificateu
60 jamais, qui pourrait s’insinuer dans l’esprit du lecteur. C’est une occupation pénible à laquelle sont soumis ceux qui écriven
61ards ! Mais je vais sans doute un peu vite. Et le lecteur soucieux de juger à son aise de l’honnêteté d’une déduction, même sub
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
62lement il est mal entendu par la grande masse des lecteurs ordinaires, disons des lecteurs de journaux, mais encore il s’est div
63 grande masse des lecteurs ordinaires, disons des lecteurs de journaux, mais encore il s’est divisé en une foule de dialectes és
64ement l’écrivain moderne use d’une langue dont le lecteur moyen trouve parfaitement normal de déclarer que « c’est du latin » p
65, que nous sommes en train de jouer, écrivains ou lecteurs, citoyens ou hommes d’État. Les uns tiennent le parti de l’esprit et
66 Claudel, Gide, Péguy n’ont guère eu davantage de lecteurs durant la période de leur vie où paraissaient leurs œuvres capitales.
67cation active du vrai. Il habitue des millions de lecteurs au rendu approximatif des faits, des choses, ou des idées. Il flatte
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
68tes préoccupés de confirmer les préjugés de leurs lecteurs, et de donner de nouveaux arguments aux partis de gauche ou de droite
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
69ssez totale pour mériter notre acte de foi ? ⁂ Le lecteur qui n’est pas philosophe ne manquera pas de dire que j’entraîne le pr
47 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
70e toute œuvre qui laisse son auteur intact, et le lecteur à son confort. Vaine et mauvaise toute œuvre qui ne te saisit pas com
71t qui me paraît susceptible de fixer les idées du lecteur, même le moins religieux. Si les intellectuels ont succombé aux tenta
72 afin de mieux fixer, par exemple, les idées d’un lecteur sympathique, je tiens à marquer toutefois que le complexe auquel je t
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
73as ce livre pour poser des énigmes et fatiguer le lecteur à force de paradoxes. Je pourrais aussi essayer d’énumérer une foule
74s exemples. Mais je n’écris pas pour dispenser le lecteur de réfléchir, ni pour l’étourdir de constatations évidentes ou ingéni
75st par là qu’une œuvre touche le spectateur ou le lecteur, qu’elle l’émeut et qu’elle le meut. Si je ne sens pas, à la lecture
49 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
76nsolite et dramatique ont bien de quoi retenir le lecteur même incroyant ou ignorant de ces débats. Wilfred Monod nous apparaît
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
77e, telle qu’il songe que ses pères l’ont eue. Nos lecteurs se souviennent des pages sur le journalisme, la condition du fonction
51 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
78s devaient être radicalement niés, on a incité le lecteur, non prévenu ou mal prévenu, à tenir Kierkegaard pour une espèce d’es
79bscurités, les gaucheries qui arrêtent parfois le lecteur des meilleures traductions françaises de Kierkegaard.   P.-S. : Cette
52 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
80à qui ont besoin de la critique pour atteindre le lecteur. Mais alors c’est le public qui fait pression sur les critiques, et q
53 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
81 qui roulent encore grâce à l’élan acquis. (Si le lecteur trouve notre description un peu abstraite, qu’il essaye de l’illustre
54 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
82 non pas le machinisme et l’électricité. Tous nos lecteurs savent que ces thèses sont pour nous fondamentales. Nous pensons, com
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
83plat que j’appelle un Français aplati, un parfait lecteur de journaux, un minimum de Français, et non pas du tout une moyenne.
84s, tout ce qui met une certaine distance entre le lecteur et l’« artiste », mais aussi tout ce qui peut agrandir et clarifier l
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
85 Mais croyez-vous vraiment que mon bagnolard, mon lecteur enthousiaste de Clochemerle, grand roman de la pissotière, croyez-vou
86 l’écrivain n’est-elle pas justement d’éduquer le lecteur, j’entends de [p. 189] l’amener à réfléchir sur les raisons de ses pa
87ue les arguments qu’il m’oppose… — Tout ce que le lecteur demande, c’est qu’on lui raconte une histoire, me dit R. — Mais si je
88e dit R. — Mais si je raconte mon histoire ? — Le lecteur veut des histoires inventées. — Mais si je lui dis que j’invente mon
89crit, d’écouter ce qu’un autre leur dit. Quand un lecteur vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionne
90ès difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement intelligent qu’on ne l’
91ins écrits. Cette conclusion est la suivante : le lecteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement
92 : le lecteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près ré
93rivés à parler dans le vide, à ne parler qu’à ces lecteurs qui achètent les livres pour remplir les rayons d’un studio-divan. No
94 sans nous. Nous le retrouverons intact. C’est le lecteur que nous avons trahi, c’est avec lui que nous devons retrouver un con
95e clichés hargneux, travaille pour le bien de ses lecteurs ? Si l’on prend au sérieux le sort qui est fait aux ouvriers — ce n’e
96eut-être des réflexions fécondes dans l’esprit du lecteur philosophe. [p. 226] Déjà huit mois que nous sommes ici, — et combie
57 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
97e C’est sans doute dans cette perspective que le lecteur peu familiarisé avec la pensée luthérienne parviendra le plus aisémen
98ares, et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel soit tout de même attiré et subjugué par le st
99en fait, dans ce Traité, pour heurter de front le lecteur incroyant, ou celui qui ne partage pas la foi de Paul et des apôtres.
58 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
100 exigence de la vérité en action. Que trouvera le lecteur profane, et peu au fait de la problématique chrétienne, dans cet ouvr
101ares, et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel — c’est-à-dire la foi de Luther — soit tout de
59 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
102n : cette façon de ne pas insister, de laisser le lecteur seul avec l’émotion, cette malice cordiale, cette variété et, à la fo
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
103 charmer, ou à se laisser charmer — ceci pour moi lecteur — par le tableau de sa déchéance. p. 665 aa. « Robert Briffaut
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
104serait le gogo intégral. Ce serait par exemple le lecteur qui n’aurait pas remarqué, entre autres, que cette brochure-manifeste
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
105s 1937) ae Ce livre eût passionné Lénine, grand lecteur, comme on sait, de Clausewitz. Il passionnera d’ailleurs tous ceux qu
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
106crit, d’écouter ce qu’un autre leur dit. Quand un lecteur vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionne
107ès difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement intelligent qu’on ne l’
108ins écrits. Cette conclusion est la suivante : le lecteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement
109 : le lecteur en son particulier — précisons : le lecteur sérieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près ré
110rivés à parler dans le vide, à ne parler qu’à ces lecteurs qui achètent les livres pour remplir les rayons d’un studio-divan. No
111 sans nous. Nous le retrouverons intact. C’est le lecteur que nous avons trahi, c’est avec lui que nous devons retrouver un con
112eut-être des réflexions fécondes dans l’esprit du lecteur philosophe. Déjà huit mois que nous sommes ici, —et combien de fois n
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
113hie peut-être plus virile que l’auteur demande au lecteur pour tous les êtres auxquels il est mêlé. Et qu’il l’obtienne à cette
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
114dans Esprit, c’est une question qui se pose à nos lecteurs, parce que, sous une forme plus générale, la question de la littératu
66 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
115t cela pour des raisons d’ordre technique dont le lecteur ignore le plus souvent les mécanismes. Parlons un peu, à ce propos, d
67 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
116es spéculaient commercialement sur la paresse des lecteurs. Dans les deux cas, ce sont d’abord les écrivains qui ont manqué à le
68 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
117s du rêve. Ce sera sans doute pour la plupart des lecteurs non spécialisés une découverte pleine d’attraits : nous étions loin d
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
118des lacunes provisoires 45 — de ce mouvement. Le lecteur qui se souvient encore du Cahier de revendications, publié ici même e
70 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
119 ville que l’on n’a pas jugé utile de nommer.) Le lecteur sera déçu s’il attend une évocation poétique de l’Allemagne : c’est l
120otes, c’était d’attendre [p. 8] quelque temps. Le lecteur va juger que cela suppose une conception assez spéciale de l’« actuel
71 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
121 uniforme brun ou noir. Présentation du nouveau « lecteur », après quoi, le Dr N. prononce son allocution. En terminant, il lèv
122le est ennuyeuse, tout le monde le dit ; et qu’un lecteur comme moi ne partage point cet avis confirme sa justesse en général.
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
123a foi et du monde, [p. 655] devient alors pour le lecteur non averti une « poésie » équivoque et brûlante. Poésie toute profane
124trop faciles à concevoir, on craint d’attaquer le lecteur dans ses croyances les plus intimes et les plus solidement ancrées. O
73 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
125 critique prétend que ce livre peut introduire le lecteur « dans un monde où l’on pardonnera aux poules d’avoir des mœurs un pe
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
126tive » entrelacés, risqueraient d’égarer certains lecteurs si je ne donnais ici la clef de ma composition. Le premier livre expo
127atisé, je n’en demanderai pardon qu’à ceux de mes lecteurs qui estimeront que mes stylisations font tort au sens profond du myth
128uble péril. J’aurais peut-être convaincu quelques lectrices si je n’avais pas donné des preuves. Et je me serais acquis l’estime
129 ne me reste qu’un espoir : celui d’instruire les lectrices tout en amusant les savants. ⁂ J’ai vécu ce livre pendant toute mon a
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
130bition se borne à sensibiliser l’attention de mes lecteurs à la présence du mythe ; par suite, à les mettre en mesure de [p. 13]
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
131s revendiquer. La résistance même qu’éprouvera le lecteur à reconnaître que passion et adultère se confondent le plus souvent d
132ra donnée ici même par une certaine répugnance du lecteur à envisager mon projet. Le Roman de Tristan nous est « sacré » dans l
133ai donc guère d’autre risque que celui de voir le lecteur fermer le volume à cette page. (Et certes, le sens inconscient d’un t
134 il demeure sans effet). Mais si tu m’épargnes, ô lecteur ! faut-il croire que cela signifie que la passion n’est point sacrée
135 et le succès qu’il ambitionne, c’est d’amener un lecteur au seuil du choix : « J’ai voulu cela ! » ou bien : « Que Dieu m’en g
136’extérieur du phénomène commun au romancier et au lecteur, pour qui assiste à leur dialogue intime, il apparaît qu’une conventi
137passe dans le cas de l’Histoire scientifique. (Le lecteur d’un ouvrage « sérieux » sera d’autant plus exigeant qu’il sait que l
138t les préférences secrètes qu’il suppose chez son lecteur. Les « faits » ne sont que les images ou les projections d’un désir,
139erait-ce alors pour le plaisir du romancier et du lecteur ? Mais c’est tout un, car le démon de l’amour courtois qui inspire au
140 ceux de l’exigence romanesque et de l’attente du lecteur) — cet obstacle n’est-il qu’un prétexte, nécessaire au progrès de la
141a hiérarchie des préférences du conteur et de son lecteur. L’obstacle le plus grave, c’est donc celui que l’on préfère par-dess
142rantie d’approbation sans condition de la part du lecteur de roman. La chevalerie, c’est la règle sociale que les élites du siè
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
143languis. Est-il vraiment possible, se demande le lecteur, d’imaginer que Peire Vidal soit autre chose qu’un galant amuseur, un
144iver des critiques que j’espère fécondes. Mais le lecteur me saura gré de tenir compte des doutes qui ont dû s’élever dans son
145 termes : « Un autre moyen (pour « embarrasser le lecteur ») consistait alors à recouvrir une pensée religieuse d’un vêtement p
146ici tout un faisceau d’observations nouvelles. Le lecteur va juger si elles infirment, ou si au contraire elles élargissent pou
147accords sans clé — et sur lesquelles critiques et lecteurs trop pressés se jetteraient en criant : « Des preuves ! » ou « Comme
148r une thèse quelconque en appelant l’attention du lecteur sur certains faits que la « science sérieuse » tient aujourd’hui pour
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
149ions trop téméraires où nous pourrions induire un lecteur non prévenu. Tristan blessé s’embarque sur une nacelle sans gouvernai
150e d’Amour ? On conçoit donc que, par la suite, le lecteur ignorant des mystères fut presque fatalement amené à transposer dans
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
151ur artifice de rhétorique, destiné à persuader le lecteur, ou Cléandre, ou Corneille lui-même, que c’est la liberté qui est dés
152 gigolo ; Iseut, l’épouse insatisfaite, oisive et lectrice de romans. Ici encore, deux morales s’affrontent. Les barons félons d
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
153mbat de la foi et du monde, devient alors pour le lecteur une « poésie » équivoque et brûlante. Poésie toute profane d’apparenc
154trop faciles à concevoir, on craint d’attaquer le lecteur dans ses croyances les plus intimes et les plus solidement ancrées. O
81 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
155point que l’on craindrait d’en détourner certains lecteurs en remarquant que c’est aussi un ouvrage d’actualité, au sens le plus
82 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
156qui tiennent boutique de consultations pour leurs lectrices avides de « bonheur » à la recette. Quoi qu’il en soit, deux choses m
83 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
157lqu’un qui y croit encore, et qui escompte que le lecteur y croit. Or moi je n’y crois pas du tout. Je ne crois pas aux « faits
158 pour situer vos critiques dans l’esprit de votre lecteur — et du mien. Car en fait, je ne prétends nullement que mon livre soi
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
159y, un Gide ou un Claudel ont quelques milliers de lecteurs, tandis que la presse du soir [p. 80] et la radio atteignent chaque j
160tuels que chez les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d’esprit que so
85 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
161y, un Gide ou un Claudel ont quelques milliers de lecteurs, tandis que la presse [p. 22] du soir et la radio atteignent chaque j
162teurs que chez les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d’esprit que so
86 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
163? Mais ce serait un mauvais calcul. Aux yeux d’un lecteur prévenu, tant de naturel pourrait encore passer pour une pose raffiné
87 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
164me d’abord et par la voix que vont lui donner mes lecteurs — m’arrête, au seuil de cette étude, et me dit avec un sourire d’indu
165te les conclusions trop rationnelles encore qu’un lecteur peut tirer, malgré moi, de ces pages. Dès que vous croyez apercevoir
88 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
166annit la crainte. » 53. Diable et sexe Le jeune lecteur qui parcourt le sommaire de ce livre se rue sur le chapitre 53. Voilà
89 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
167I : Diable et sexe (29 octobre 1943) i Le jeune lecteur — et peut-être aussi le moins jeune — se dira : Tiens, voilà un sujet
90 1944, Les Personnes du drame. Introduction
168la tension créatrice des personnes. Je n’offre au lecteur qu’un effort. Je lui demande d’éprouver certains rythmes dont l’ample
91 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
169cation de la Tüchtigkeit provoque souvent chez le lecteur du Wilhelm Meister. Qu’on ne s’y trompe pas cependant : ces préceptes
92 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
170, que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. Kierkegaard savait bien que lorsqu’on parle à tous ou contre tous, c
93 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
171conte. Joseph K. pose toutes les questions que le lecteur raisonnable posera. Il proteste parfois, prudemment. Mais la justice
94 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
172rares et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel soit tout de même attiré et subjugué par le st
173t fait dans notre Traité pour heurter de front le lecteur incroyant, ou celui qui ne partage pas la foi de Paul et des apôtres.
95 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
174? Mais ce serait un mauvais calcul. Aux yeux d’un lecteur prévenu, tant de naturel pourrait encore passer pour une pose raffiné
96 1946, Journal des deux Mondes. Avertissement
175r. Finalement, quoi qu’on dise on dit tout, si le lecteur a l’oreille fine. Il ne reste donc plus qu’à distraire ce lecteur, à
176lle fine. Il ne reste donc plus qu’à distraire ce lecteur, à orienter son attention vers des objets que l’on suppose plus digne
97 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
177s organisés, bien au contraire. Qu’un Ribbentrop, lecteur assidu de nos revues, ait volé à l’une d’elles le terme d’« Ordre nou
98 1946, Combat, articles (1946–1950). Bikini bluff (2 juillet 1946)
178grande presse américaine mettaient en garde leurs lecteurs contre les expériences de Bikini. Tout cela n’était, nous disaient-il
99 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Deux presses, deux méthodes : l’Américain expose, le Français explique (4 avril 1946)
179e réelle est exposée, pièces à l’appui, devant le lecteur. Mais ce que vous ne verrez jamais, dans ce même journal, c’est une p
100 1947, Doctrine fabuleuse. Orientation
180événement, réalité, était de nature à orienter le lecteur mieux qu’un discours d’apparence méthodique mais qui aurait eu le tor