1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1 de Dieu. La sainteté parfaite ne commence qu’aux limites les plus hautes de la vertu. Dans ce sens, il ne peut exister de sain
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
2i se composent le plaisir et la conscience de Mes limites. Je m’attache particulièrement à retrouver ces limites : la vie moder
3es. Je m’attache particulièrement à retrouver ces limites : la vie moderne, mécanique, nous les fait oublier, d’où cette fatigu
4sistance. Mais je ne m’emprisonnerai pas dans ces limites. Ma liberté est de les porter plus loin sans cesse, de battre mes pro
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5porter à son excès toute chose, au-delà de toutes limites. « Il n’y a que les excès qui méritent notre enthousiasme ». Mais « c
6telligence de nos instincts, la conscience de nos limites naturelles, tout ce qui servirait de frein à notre glissade vers des
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
7it catéchisme cubiste qui dépasse de beaucoup les limites de cette école, et qu’il eut le tort à notre sens de vouloir illustre
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8’où l’on peut tirer par une sorte de passage à la limite que les faits justifient : sincérité = spontanéité. Mais la morale es
9de indiquée dans le premier exemple. C’est un cas limite, j’en conviens. Pourtant, n’est-ce pas le schéma de tout un genre lit
10enser2. Il ne s’en suit pas que contenue dans des limites assez étroites empiriquement fournies par le sens de son intérêt prop
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
11os mœurs. … et nous portant dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J.
12ar contumace. Il y a encore des gens pour qui les limites de l’anarchie sont : chanter l’Internationale dans les rues, faire la
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
13t inutile de la publier. Et même, en passant à la limite, on peut imaginer que si elle était réalisée, on ne s’en apercevrait
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14r qu’en progressant. Mais la nature humaine a des limites. Et le temps approche où elles seront atteintes. On peut se demander
9 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
15ne, avec une clairvoyance singulière, mes propres limites, et j’ai eu la sagesse de ne rien tenter au-delà ». C’est le comble d
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
16mocratie, par le moyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. Il s’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouv
11 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
17onard d’avoir « tracé peut-être pour toujours les limites de l’humaine liberté ». Simond réclame « un parti pris…, un ordre de
18tence du Christ donne à « l’humaine liberté » des limites d’une nature que Léonard ne soupçonna même pas ; — que ces limites re
19ure que Léonard ne soupçonna même pas ; — que ces limites rendent absurde l’adoption d’un ordre de valeurs « arbitraire », mais
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
20voir, s’il en eut, ne s’étendit guère au-delà des limites du monde roman. Le type de chevalier et ses succédanés militaires et
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
21à froid) — art qui tout ensemble se définit et se limite par l’épithète valéryenne d’exquis. On sait quels « jugements » Gide
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
22écouvrir qu’on n’y atteint qu’en outrepassant les limites normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, pa
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
23voit par l’étymologie. Aussi, par le passage à la limite : car la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu, suprême 
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
24nd ce problème, et ensuite se maintenir entre les limites de l’intelligible »12. L’on découvre ici la source de l’étrange refus
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
25 Ceci pour indiquer à la fois l’importance et les limites du petit livre si justement paradoxal de Jouhandeau, — de cette espèc
18 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
26 social réductible à l’ordre imposé. Passant à la limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on p
27éraliser, et borne son désir à l’immédiat. — À la limite de la puissance, c’est la réaction goethéenne. Goethe en ce sens est
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
28à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison d’être efficace, — ainsi et parallèlem
29révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve condamné par là
20 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
30e prévoir sérieusement le moment où, une certaine limite d’absorption étant atteinte, le machinisme développerait son pouvoir
21 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
31ue du régulier, c’est-à-dire de l’inhumain, (à la limite), et c’est encore à dire qu’une « science de l’homme » qui se veut pu
32a raison même, déclare sa permanente crise et ses limites humiliantes. L’éternel est dans le présent, et non point dans l’intem
33Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire, le fait extrême, le concreti
34siècle : il est l’élément insécable qui marque la limite de décomposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’e
35ce, il refuse de l’exercer, de l’engager dans des limites objectives. Il veut se garder pur, et reste virtuel. Il se croit maît
36llusion provient d’une pensée qui se refuse à nos limites, faute parfois de les avoir assez sérieusement éprouvées, faute surto
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
37urtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme s’engage, « en vertu de l’absurde »,
23 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
38la réalité dernière, dont l’existence déborde les limites de l’incarnation personnelle. On songe ici tout de suite à la questio
39l’individualisme. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est constater que la question sociale, en tant qu’e
40e confondre avec un je désormais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bie
24 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
41ce qui le juge et en même temps le sauve dans ses limites, ici et maintenant ? C’est là le sens de l’Incarnation, en même temps
25 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
42si, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque gra
26 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
43eraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes représentent l’attitud
27 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
44ns et coutumes. Ou, tout au moins, d’indiquer les limites, la formule et les buts de ces institutions.
28 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
45eraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes représentent l’attitud
29 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
46s, toute cette critique reste valable quand on se limite au plan humaniste, au plan psychologique. Qui est précisément le plan
30 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
47si, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque gra
31 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
48onnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu div
49en qu’elle doit marquer en toute clarté certaines limites, et, d’autre part, qu’elle ne doit pas hésiter à appuyer certaines re
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
50e prévoir sérieusement le moment où, une certaine limite d’absorption étant atteinte, le machinisme développerait son pouvoir
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
51à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison d’être efficace, — ainsi et parallèlem
52révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve condamné par là
34 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
53r d’utilité que s’ils concrétisent à nos yeux les limites de nos imaginations. Reconnaître, éprouver péniblement ces limites, v
54aginations. Reconnaître, éprouver péniblement ces limites, voilà la vraie leçon de nos voyages en Palestine, réels ou figurés.
35 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
55t nunc, et tel qu’il est revendiqué par Dieu à la limite de ses possibilités, là où paraît la grâce, in extremis. Car c’est à
36 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
56yens par lesquels l’âme arrive à transgresser ses limites charnelles et temporelles ». Fort bien, répondrait un marxiste, si le
57ies et nous nous chargerons de l’homme « dans ses limites charnelles et temporelles ». C’est aussi ce que dit l’Évangile, où il
37 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
58 fera bien de lire l’essai de René Daumal sur les Limites du langage philosophique. C’est une recherche des conditions d’activi
38 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
59yens par lesquels l’âme arrive à transgresser ses limites charnelles et temporelles, à s’oublier en Dieu, son principe ». La qu
60t pas cette « transgression » et cet oubli de nos limites, contre lesquels s’élèvent sans cesse les Prophètes et les Apôtres. I
39 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
61ée hic et nunc à des hommes bien réels dans leurs limites reconnues et acceptées. Il me semble que c’est la leçon que nous devo
40 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
62conçu pour demeurer à portée de la main, dans les limites où le pouvoir d’une vocation peut s’exercer. Je voyais cette ville, o
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
63homme est pécheur, et ne peut pas outrepasser les limites de sa condition. Qui veut faire l’ange — l’Homme Nouveau — appelle la
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
64e. Que voulait donc Kierkegaard ? Peut-être, à la limite, le martyre — la preuve irréfutable de sa foi. (Encore qu’il s’en déf
65pathétique purement humains, en les poussant à la limite où se révèle leur impuissance ; puis à montrer que l’éternelle vérité
43 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
66opposerai le fait de l’homme. Voilà le sens et la limite de l’abaissement que je demande. D’un symptôme de décadence Pou
44 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
67ies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses mêmes qu’il prodigue aujourd’hui à la c
45 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
68e le comble de la pondération, c’est-à-dire, à la limite, l’équivalence parfaite des idées, l’équilibre de la balance, ce qui
69is dont ils ne peuvent définir le principe ni les limites, à quoi se résout-il effectivement ? À ce recours à un système ou à u
46 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
70rtantes : Cela est-il possible à l’homme dans ses limites charnelles ? Cela exige-t-il de moi un acte précis, ici et maintenant
71ne vision commune, un acte d’incarnation dans nos limites finies. Nous avons grand besoin d’une cure d’assobrissement. (Et c’es
72 révèlent à nous qu’au point où nous heurtons ces limites extrêmes de notre condition. Mais il nous faut apprendre que ce qui e
73 raison, qui lui donne corps en lui assignant des limites. (La raison seule ne produit rien. La violence seule détruirait ses p
74t de concevoir ce qu’il ne pouvait faire dans ses limites. Dès cet instant, notre pensée se mit à mentir, à dire ce qui n’est p
75u allais vivre : une agonie ! Il faut poser cette limite, il faut y tendre sans relâche. Ne fût-ce que pour nous prémunir cont
76vant le conflit humain tel qu’il se joue dans nos limites charnelles. Mais ce qui est sûr, c’est que le conformisme et l’évasio
77nt — je poserai donc la thèse suivante, comme une limite extrême et un repère : Le lieu de toute décision qui crée, c’est la
78é dernière, dont l’existence concrète déborde les limites de la personne. On songe ici tout de suite à la question sociale. On
79e : le collectif. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est constater que la question sociale, en tant qu’e
80 confondre avec un moi désormais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bie
81re à cette question outrepasse sans nul doute les limites d’un ouvrage profane. D’autre part, il n’est pas mauvais d’éprouver p
82part, il n’est pas mauvais d’éprouver parfois ces limites, au besoin d’y faire quelque brèche pour aller béer sur l’absurde, ou
83n créateur créé, un ordonnateur obéissant, et ses limites sont celles de l’incarnation personnelle. C’est là son ordre et sa ré
47 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
84est ce certain degré ? À quel niveau placer cette limite inférieure ? La question paraît insoluble dès qu’on la pose dans le c
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
85’on puisse attendre, c’est qu’ils le soient, à la limite, autant. Il me dira d’une voix que j’entends déjà : « Mais je n’ai ri
49 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
86 l’on constaterait alors ne serait en fait que la limite du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien entendu p
50 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
87 qu’il a poussé, comme Luther, jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières que peut envisager notre pe
51 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
88me à grands traits, me paraît tendre vers la même limite, et à bon train si l’on n’y veille ; dégradation et domestication de
52 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
89l’entreprise titanesque du romantisme déborde les limites assignées à la personne humaine dans sa réalité. Il y fallait toutes
53 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
90ment analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début d’un film. La situation est d’ai
91i du monde et nous ramène tous physiquement à nos limites. Mais l’homme est ainsi fait qu’il désire sans cesse se risquer au-de
54 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
92nsidérablement dès qu’il s’agit de fixer une date limite. Il est très difficile d’ailleurs de fixer pour chaque auteur importa
55 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
93ils vivent à peine. Ils subsistent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils
94istent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils se cramponnent. Ce ne sont p
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
95ngle clair posé sur l’horizon, un peu au delà des limites européennes, dans une espèce de terrain vague de la civilisation de l
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
96ment analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début d’un film. La situation est d’ai
97i du monde et nous ramène tout physiquement à nos limites. Mais l’homme est ainsi fait qu’il désire sans cesse se risquer au-de
98e me vois contraint de toucher tous les jours les limites du domaine culturel : et là seulement paraissent les absurdités sur l
99ils vivent à peine. Ils subsistent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils
100istent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils se cramponnent. Ce ne sont p
101lle est la formule à la fois de la mission et des limites de Goethe. Et c’est là qu’il nous faut reprendre, avec une patience o
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
102comporte sa condition. Sans même aller jusqu’à la limite de cette perversion, il aurait en tout cas pour effet de nous rendre
103. Il n’y avait donc plus d’autre espoir. Voilà la limite impensable. Quand on en vient à désespérer d’un peuple, d’un régime,
104 l’on constaterait alors ne serait en fait que la limite du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien entendu p
105ue : faire de la place aux jeunes en abaissant la limite d’âge dans les chemins de fer et l’administration ; faire des lois ré
106st instructif. Mais le désir de s’instruire a des limites. Déjà les relations se stabilisent, les « courtes habitudes » épuisen
59 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
107; mais je sens bien qu’elles m’ont porté déjà aux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même q
60 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
108nemi mortel ». Nous nous heurtons ici à l’extrême limite, à l’origine pure de la Passion, — mais du même coup nous sommes jeté
61 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
109niosité dans ce livre : un sens de l’homme et des limites de sa grandeur, un sens de l’humour du destin, une vraie poésie de l’
62 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
110signe du destin, parce qu’on vient de remplir les limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait.
63 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
111 véritable intelligence, n’est-ce pas de voir les limites d’où l’on ne peut s’échapper ?
64 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
112 univers, lui fait mépriser cette vie, sentir ses limites, mettre tout son espoir dans une existence d’outre-tombe ». Le rêve o
113nité perdue dans un monde supra-personnel, où les limites hostiles s’effacent, où la passion peut s’épanouir, où l’intensité de
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
114 a pu toucher, fût-ce même sans les franchir, les limites. Quant aux livres intermédiaires : le deuxième tente de remonter aux
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
115ar la passion, c’est « ce que l’on subit » — à la limite, c’est la mort. En d’autres termes cette action est un nouveau délai
116 réprimé de la mort, ce goût de se connaître à la limite, ce goût de la collision révélatrice qui est sans doute la plus inarr
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
117a sanctification de la vie poussée à ses extrêmes limites. »50 Dira-t-on que l’on tombe ici du symbole dans l’allégorie ? Oui,
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
118’Éros lumineux. Mais il faut indiquer la dernière limite, qui est celle de l’humilité. Et là encore, la clé de l’opposition es
119 de la mort sans retour. L’on s’aperçoit, à cette limite, que la prouesse était le signe matériel d’un processus de divinisati
120our transfigurante, mais au contraire accepte les limites de sa terrestre vocation. « Rien ne le pousse vers le haut, et rien n
121n — ou « enthousiasme » — cette transgression des limites de l’humain, finalement irréalisable, devait se traduire, et se trahi
122heur divin et rend l’amour humain possible en ses limites. D’où il résulte que le langage de la passion humaine selon l’hérésie
123e lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel », disait le troubadour Guido Cavalcanti, au xiiie
124nti, au xiiie siècle. Or le fait de dépasser les limites de l’instinct, définit l’homme en tant qu’esprit. C’est ce fait seul
125ssance heureuse, c’est-à-dire à l’acceptation des limites de la créature, mais dans un esprit renouvelé, dans une liberté recon
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
126e lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel… Comme il ne provient point de la qualité, il réfl
127vèle le Jour absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Racine se condamne et nous condamne à goûter une mélancolie de na
128ie passionnelle, la transgression rêvée de toutes limites, et le suprême désir qui nie le monde. Ainsi revivent de tous côtés e
129 et finie, et le désir d’une transgression de nos limites, mortelle mais divinisante. Rares sont toutefois les romantiques fran
130ue nous cherchons. Mais l’obstacle signifie, à la limite, la mort, le renoncement aux biens terrestres. C’est ce que nous ne v
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
131op géométrique pour modeler et organiser dans ses limites la vie complexe des hommes, même militarisés. Des mesures de police n
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
132possible nous ramène à ces liens, nous réduit aux limites dans l’espace et le temps sans lesquelles il n’est point de « créatur
133; mais je sens bien qu’elles m’ont porté déjà aux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même q
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
134nemi mortel ». Nous nous heurtons ici à l’extrême limite, à l’origine pure de la passion — mais du même coup nous sommes jetés
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
135evalorisation à la suite de Freud, mais aussi les limites de l’interprétation freudienne ; d’autre part, les déclarations de Fr
136ration préconsciente ne se maintient pas dans des limites déterminées.  7.Avènement de la Dame au jeu d’échecs On a tenté
74 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
137revêt la valeur d’une expérience cruciale sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La p
75 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). II. Le symbole du Gothard
138Bastion naturel de la Suisse, cœur de l’Europe et limite des races, le Gothard est le grand symbole autour duquel tous les Con
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
139suisse, ses objectifs immédiats et lointains, ses limites et sa vraie grandeur. Je ne donne ici que des vues générales et quelq
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
140onnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu div
141en qu’elle doit marquer en toute clarté certaines limites, et, d’autre part, qu’elle ne doit pas hésiter à appuyer certaines re
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
142t, n’impose-t-elle pas, dès maintenant, certaines limites pénibles à la libre expression de nos convictions, même lorsque celle
143it de différer de nous ; le comprendre jusqu’à la limite du possible comme il se comprend lui-même ; ne point rechercher l’uni
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
144t ainsi plusieurs grandes dimensions, au-delà des limites de leur canton natal, et sans nul détriment pour ce dernier, bien au
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
145s cas, une mesure opportune ; mais passé certaine limite, c’est tout simplement renoncer à une belle part de notre indépendanc
81 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
146se de nausée dès qu’elle ressent l’approche d’une limite infranchissable. Où s’élancer encore ? Comment sortir de cet emboutei
147at de Pennsylvanie vous souhaite la bienvenue… Et limite votre vitesse à 50 milles… 500 dollars d’amende ou un an de prison… o
82 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
148des Ténèbres, l’a condamné à un impérialisme sans limites, donc par définition désespéré. La perte de l’Unique Nécessaire fait
83 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
149le dernier obstacle, c’est l’au-delà, parce qu’il limite l’empire du Prince de ce Monde. Les âmes vont lui échapper s’il subsi
150ec honneur) ; suspension du droit ; dépenses sans limites ; sacrifices humains ; déguisements ; cortèges ; déchaînement de pass
84 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
151: c’est à l’instant où la passion transgresse les limites de la créature et s’emporte à la diviniser, que le Tentateur a parlé.
152, pour les porter au pire, dans les circonstances limites où, pour ne point faillir, il eût fallu l’héroïque vigilance d’un sai
153e de la catastrophe, et qu’elle est vraiment sans limites ? Et qu’il n’y a qu’une humanité ? Et que c’est elle qui se torpille
85 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
154nd ce problème, et ensuite se maintenir entre les limites de l’intelligible. 10 » L’on découvre ici la source de l’étrange refu
86 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
155échec, non pas dans la sagesse (on touche ici les limites d’un Goethe), mais il y faut au moins cette imprudence sans laquelle
156gagner dans ce temps n’est pas sérieuse : elle se limite. Kierkegaard la déconsidère par l’ironie de l’éternité. Car en effet,
157e qu’aller au fond des choses ? C’est toucher les limites de notre condition et des idéaux qu’elle invente, et c’est connaître
158urtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme s’engage « en vertu de l’absurde »,
87 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
159ietzsche a poussé comme Luther jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières que peut envisager notre pe
88 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
160revêt la valeur d’une expérience cruciale sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La p
89 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
161 voit par l’étymologie. Aussi par le passage à la limite : car la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu : le Juge
90 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
162 univers, lui fait mépriser cette vie, sentir ses limites, mettre tout son espoir dans une existence d’outre-tombe91. » Le rêve
163unité perdue dans un monde supra-personnel où les limites hostiles s’effacent, où la passion peut s’épanouir, où l’intensité de
91 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
164omme leur optimisme. L’Américain ne croit pas aux limites. Une limite, c’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limit
165imisme. L’Américain ne croit pas aux limites. Une limite, c’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limites le gênent
166’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limites le gênent, mais il ne veut pas même admettre qu’elles existent, sinon
167l’Hudson et du Potomac par le rêve d’un pays sans limites, et il l’était vraiment pour ceux qui triomphaient des famines, des m
168ographie démesurée du continent. Mais c’était une limite atteinte. Qu’allaient-ils faire des énergies mises en œuvre pour la c
169s des gratte-ciel à cent étages. « Le ciel est la limite », disait alors leur dicton favori. La terre avait été durement conqu
170se. Le ciel fut conquis en trente ans. Encore une limite atteinte. Et les voici, vers ce milieu du xxe siècle, presque à l’ét
171plein ou qu’il est bien près de le faire dans les limites de son pays, « d’une côte à l’autre », comme il dit. Et ce pressentim
92 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
172éateur aucune charpente et qu’il ne fixait aucune limite qui soit en même temps un stimulant et un guide. Premièrement, donc,
93 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Une bureaucratie sans ronds-de-cuir (23 mai 1946)
173-t-il, à maintenir les agences de l’État dans les limites de leurs prérogatives et de leur budget particulier, mais il avoue qu
94 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
174nd conscience d’elle-même lorsqu’elle atteint ses limites naturelles et qu’elle se heurte à des voisins organisés. Or c’est le
175ratique d’un Roosevelt. L’Amérique atteignant ses limites se voit donc subitement confrontée non plus avec sa nature, ses déser
95 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
176raison. Supposons une Allemagne réarmée, dans ses limites rétrécies entre la France et l’Union soviétique : 50 millions d’Allem
96 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
177se de nausée dès qu’elle ressent l’approche d’une limite infranchissable. Où s’élancer encore ? Comment sortir de cet emboutei
178at de Pennsylvania vous souhaite la bienvenue… Et limite votre vitesse à cinquante miles… cinq cents dollars d’amende ou un an
97 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
179signe du destin, parce qu’on vient de remplir les limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait. 10 octobre 1939
98 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
180r » avec moins qu’il ne faut. Et je touche ici la limite des fameuses libertés américaines ; non sans angoisse. Point de bohèm
99 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
181heures des repas sont pourtant reculées jusqu’aux limites du possible : déjeuner à 3 heures, cocktail à 8, dîner à 10. Je note
182n sur table rase. Et le mélange des races, qui se limite au nord à un brassage des nationalités d’Europe, devient au sud un vé
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. La nouvelle
183. Mais l’événement, il faut l’avouer, dépasse les limites de la décence. Il nous laisse comme privés de réflexes, moins inquiet