1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1unistes sans culture qui se chargent de gaver les masses du pain quotidien de la bêtise de tous les partis, on comprendra ce q
2 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
2ateurs, juifs russes méthodiques — s’émeuvent les masses de coolies, d’ouvriers armés, toute cette Chine qui s’éveille au sein
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
3 terre renonce à s’affirmer en détails précis, se masse dans une confusion de violet sombre, et par la seule ligne dure de l’
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
4é de la technique dans le fait qu’aujourd’hui les masses veulent conquérir des biens spirituels et matériels réservés autrefoi
5s biens : d’où la technique. Cette prétention des masses, légitime d’ailleurs, a entraîné le renversement de presque tous les
5 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
6a terre renonce à s’affirmer en détail précis, se masse dans une confusion de violet sombre, et par la seule ligne dure de l’
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
7elottant. Mais à travers l’ombre il distingue les masses confortables de meubles volumineux, le poêle blanc à chapiteau rococo
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
8le et l’on voyait le golfe violacé écumer sous la masse du soleil. Une lisière qui nous accompagnait vira largement, nous fit
8 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
9t certains intérêts dans l’affaire. Entre eux, la masse des braves gens persuadés qu’après tout ça va se remettre, ça va dure
10ça va durer, puisque ça dure depuis si longtemps. Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pas si sourds qu’ils ne s’irr
11fond de leur être. Il faut derrière ces idées une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et hum
9 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
12al marxiste, synthèse eudémonique à l’usage d’une masse non responsable. Une dialectique sans « médiation » et comportant par
10 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
13rs à l’auteur. Ehrenbourg a utilisé pêle-mêle une masse de documents qui parlent d’eux-mêmes. Ils parlent peut-être plus qu’i
11 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
14 de macaroni informe, voilà qui ne scandalise les masses qu’à partir du jour où elles constatent que « ça ne rend plus ». Et p
15és et divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation,
12 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
16onnel, à l’irresponsable sur le responsable, à la masse et à l’individu abstrait sur la personne concrète. Machiniste et prod
17ns » établies, également soumises au primat de la masse, à l’anonymat et aux puissances de la matière. Pour nous l’homme est
13 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
18s folies qualifiées, adorées comme telles par les masses aussi bien que par le bourgeois. Deux cents pages de plus ou de moins
19ue qui voudrait codifier la loi d’évolution des « masses » comme si les masses n’étaient pas faites d’hommes, c’est-à-dire d’é
20er la loi d’évolution des « masses » comme si les masses n’étaient pas faites d’hommes, c’est-à-dire d’éléments imprévisibles.
14 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
21 bien-pensants, veut qu’on dénonce le règne de la masse. On s’indigne du nivellement universel, à quoi doit aboutir le commun
22nd que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’indivi
23du est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a c
24, tout se tient désormais. Mais la solidarité des masses est toujours une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle,
25mme et se rapporte à sa réalité. Dans l’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Et c’est dans l’homme qu’a
26sque et dans la décision, au lieu que l’homme des masses vit dans l’attente, la révolte et l’impuissance. Je pourrais encore v
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
27 vulgarisé, celui précisément que l’on expose aux masses. C’est bien lui que nous rencontrons dans toutes nos discussions avec
28per sur la quantité, on ne peut pas gagner sur la masse. Mais, — m’objectera-t-on, — si vous dites contre les marxistes : spi
16 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
29re, qui est de réussir. « Le peuple est bête, les masses sont aveugles, instables, injustes, inertes, soudain féroces. Ils veu
30eoisie attend son dictateur. Qu’il s’agisse de la masse, des prolétaires ou des bourgeois, la seule méthode qui réussisse est
17 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
31tat ? [p. 132] Dès qu’il s’agit de propagande de masses, le triomphe du plus bête est à peu près certain. Qu’est-ce que le
18 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
32t certains intérêts dans l’affaire. Entre eux, la masse des braves gens persuadés qu’après tout ça va se remettre, ça va dure
33ça va durer, puisque ça dure depuis si longtemps. Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pas si sourds qu’ils ne s’irr
34fond de leur être. Il faut derrière ces idées une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et hum
19 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
35 force, c’est la police, l’armée et la colère des masses. Mais qui dirige la police, qui rassemble une armée, qui la paye ? Qu
36ui la paye ? Qui excite et ordonne la révolte des masses ? C’est toujours un pouvoir personnel, c’est toujours une personne, d
37 purement électoraux, des moyens de propagande de masses, etc. Méfiance méthodique à l’égard de toute centrale bureaucratique.
38t l’on persiste néanmoins à travailler avec « les masses » 62  !) 5. L’ordre à créer doit se manifester dès maintenant comme m
39iers, mais des constructeurs.) 7. Ce n’est pas la masse informe qu’il s’agit d’émouvoir, mais il nous faut atteindre des homm
40, un à un, — et les former. (Notre action sur les masses consiste à dissocier ces masses en personnes responsables, chacune po
41re action sur les masses consiste à dissocier ces masses en personnes responsables, chacune pour son compte, de postes définis
20 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
42raternité plus charnelle, d’une communion avec la masse dans le mystère des origines : souvenirs, mythologies, rites magiques
43jeunes soldats politiques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — m
21 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
44 de macaroni informe, voilà qui ne scandalise les masses qu’à partir du jour où elles constatent que « ça ne rend plus ». Et p
45 231] divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation,
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
46 bien-pensants, veut qu’on dénonce le règne de la masse. On s’indigne du nivellement universel, à quoi doit aboutir le commun
47nd que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’indivi
48du est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a c
49, tout se tient désormais. Mais la solidarité des masses est toujours une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle,
50ns l’homme et se rapporte à lui. Dans l’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Dans l’homme, le choix peu
51sque et dans la décision, au lieu que l’homme des masses vit dans l’attente, la révolte et l’impuissance. Je pourrais encore v
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
52eins d’amères protestations contre le règne de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonym
53gaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dicta
54tifs ? Attendrons-nous toujours le « réveil de la masse » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-il
55e sa propre ruine. Le solitaire qui condamne « la masse » n’est un aristocrate que s’il ne veut pas l’être. C’est qu’il se fo
56 d’un comique insondable si seulement l’homme des masses ne venait aujourd’hui s’en prévaloir pour rendre un culte sanguinaire
57 est aussi présence au monde. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le pl
24 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
58e ne se fera jamais par le moyen de mouvements de masse, ni par des organisations, ni par des corps constitués mais par des h
25 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
59alisme qui lui a succédé reste sans prise sur les masses, qu’il abandonne à d’autres influences. Nous voici parvenus au grand
60ne restaurer le pouvoir de la littérature sur les masses, parce qu’elle restaure une conscience commune. Nous voyons aussi le
26 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
61our renaître dans le collectif. La mystique de la masse ou du groupe qui domine la moitié de l’Europe, n’a pas d’origine plus
62s, c’est le groupe, le faisceau. On l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît c
27 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
63Croire à la réalité du « destin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — car c’est de
64 se rapporte à sa seule réalité. Dans l’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Et c’est dans l’homme qu’a
65sque et dans la décision, au lieu que l’homme des masses vit dans l’attente, la révolte et l’impuissance. La société que veut
28 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
66ine de l’esprit tout à fait propre à aveugler les masses, qui ne savent plus reconnaître ni la nature ni l’action vraies du sp
67lte d’une élite inféconde, et au juste mépris des masses. V. Situation faite aux intellectuels a) le culte de l’esprit grat
68 ces Docteurs d’Israël qui prêtent à la folie des masses leur voix : Crucifie, relâche Barrabas ! Voilà la trahison grossière,
29 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
69une peur du fascisme assez forte déjà pour que la masse accepte l’idée d’une dictature… « antifasciste ». Tout cela se joue s
30 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
70cialistes triomphent apparemment, appuyés par les masses. Ce sont ces phrases enfin et l’attitude intransigeante qu’elles expr
31 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
71réation intellectuelle ne sera plus séparée des « masses ». Une culture isolée n’est pas une vraie culture ; elle n’est plus
72nsable de son action concrète. Dans un monde de « masses » — soviétiste ou fasciste — le rôle de la culture est bientôt ravalé
73n luxe injustifié. Du simple fait qu’il y a des « masses », la culture se trouve isolée de la vie populaire et de la politique
74 Mais un monde personnaliste est un monde où la « masse » s’organise, se fragmente en communautés organiques. Un monde person
75aniques. Un monde personnaliste est un monde sans masses. C’est dans un monde communautaire seulement que la culture peut crée
32 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
76ouvoir décréter sa destruction —, l’émigration en masse des protestants fuyant les « missionnaires bottés », enfin la corrupt
33 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
77s provisoirement réconciliés par la panique. Leur masse, leur nombre ne suffit pas à les rassurer. Au contraire. Que vont-ils
78ent les chefs, il existe à gauche et à droite une masse croissante d’hommes qui savent ce qu’ils ne veulent pas : la guerre,
34 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
79ntre un régime économique et culturel, contre une masse de préjugés politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique e
80 ceux qui n’arrivent pas si haut ? Pour la grande masse des hommes qui ne comprennent la violence que sous ses formes physiqu
35 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
81monstrueux complexe de puissances collectives, de masses électorales, de lois économiques. Un jeu secret qui se joue sur nos t
82ans cette cité ? Ce chrétien en minorité dans une masse d’hommes qui, elle-même, paraît tellement impuissante sur les conseil
83e que protestent les socialistes, et avec eux des masses grandissantes de bourgeois lentement dépossédés des privilèges acquis
84itique. L’impuissance politique des formations de masses s’est avérée depuis la guerre, soit en Russie, où Lénine triompha par
85e que cette opposition est effective. L’homme des masses, le partisan, c’est l’homme qui fuit devant sa vocation. C’est l’homm
86e est encore jeune, et n’a pas [p. 413] remué les masses jusqu’ici. Mais je ferai deux remarques : 1° il faut bien que quelqu’
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
87s qui jusqu’alors avaient régi l’action. Quand la masse des problèmes qui se posent se révèle soudain plus pesante que les fo
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
88s ; et sous-consommation : inaptitude [p. 33] des masses à vivre des valeurs qu’on leur transmet, soit par la presse, soit par
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
89ar non seulement il est mal entendu par la grande masse des lecteurs ordinaires, disons des lecteurs de journaux, mais encore
90. 76] même sens pour les intellectuels et pour la masse — cela s’est vu en d’autres siècles. Ils n’ont plus le même sens pour
91périeur. Cette accession démocratique des grandes masses à la vie de l’esprit me paraît tout à fait improbable dans l’état act
92de l’expression générale, d’autre part, la grande masse des usagers de la langue cesse d’exercer aucun contrôle sur son parle
93aine qui se détruit. ⁂ Telle est l’inquiétude des masses. Elle n’est pas matérielle d’abord, elle est d’abord cette inquiétude
94 qui tient lieu de conscience commune aux grandes masses européennes, quel que soit leur régime politique. Ainsi la mesure n’e
95et mécanique qui plie l’individu à des calculs de masses, à des disciplines extérieures, à des ambitions inhumaines. Nous vivo
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
96ier la pensée et l’action, et les aspirations des masses. Et cependant une angoisse grandissait. La séparation grandissait ent
97 la grande guerre. Cela ne pouvait pas durer. Les masses ne pouvaient pas durer dans la misère, l’envie et l’ignorance : une a
98au. Un chant sentimental et rude, qui fascine les masses et les flatte dans leurs désirs les plus naïfs, et qui fascine les él
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
99peuple, l’absence de tout esprit civique dans les masses, les popes bornés, enfin l’état très arriéré de la production industr
100 prolétaires. « Au début, on avait représenté les masses comme la force impulsive de l’évolution politique ; on reconnut alors
101 aussi, sous la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle
102yance au pouvoir créateur d’une élite guidant les masses. Et cette évolution s’est trouvée confirmée par les récents congrès d
103mple impressionnant de l’ascension culturelle des masses, la construction du métro de Moscou ; le plus beau du monde, disaient
104similation n’est pas niable. Il est clair que les masses soviétiques sont toujours plus tentées de l’opérer, avec une sorte de
105e sur le Plan dont les succès aveuglent la grande masse. Mais elle est réfutée dans son principe par la création culturelle,
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
106national-socialiste ne se trouvait pas devant une masse informe et arriérée, mais devant 46 partis organisés, une économie tr
107ui s’imposeraient en France à toute révolution de masses (qu’elle soit fasciste ou bolchéviste) 47 . Toutefois, le facteur déc
108e et invincible de la force et du rêve obscur des masses. [p. 107] ⁂ « La volonté et l’action d’Adolf Hitler ont amené le trio
109ences exercées ; b) la propagande, qui promet aux masses un avenir si beau que tous les sacrifices présents deviennent légers 
110tique, ont marqué, dans toutes les révolutions de masses, les premiers contacts du régime avec le domaine culturel. Le problèm
111 ou synchronisation de la culture). On réunit des masses énormes et on les enthousiasme pour la « culture », c’est-à-dire non
112ur telle œuvre de premier ordre, [p. 110] que ces masses n’auraient pas toujours la capacité d’admirer, mais pour la volonté,
113elle qui a réglé d’abord l’action, et l’action de masse, ne saurait être, pour des raisons techniques, qu’un schéma. Toute pr
114n et la prise du pouvoir, non par l’éducation des masses, qu’ils n’avaient pas le temps d’entreprendre. (Ou qui ne pourra être
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
115a doctrine, mais la technique de l’action sur les masses. C’est une mesure partielle, valable pour la seule action au cours de
116t au plus favoriser l’instruction élémentaire des masses. Mais il est totalement impuissant à provoquer la création, et à la r
117ur le primat, en fait et en droit, de l’action de masses ; si bien que l’esprit se trouve fort en peine de reprendre sa place
118s, sans destructions aveugles, sans propagande de masse abêtissante. Autrement dit, nous avons à créer un nouveau type de rév
119 à coups de décrets d’urgence et de propagande de masses. Pas d’ordre spirituel sans un minimum matériel, c’est l’évidence. Ma
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
120r la personne, on ne peut pas se rattraper sur la masse. Il faut faire maintenant le dernier pas : si une mesure se révèle tr
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
121t fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fières. Certes, elles ont s
122t des interdictions, mais toujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous
123 matériellement considérable. Elles impriment aux masses qui les suivent un invincible dynamisme. Et dans leur communion avec
124ncible dynamisme. Et dans leur communion avec ces masses, les chefs puisent une énergie occulte, une efficacité d’action et d’
125tactiques de ces révolutions, mêlons-nous à leurs masses déifiées, distinguons leurs raisons profondes, leurs nécessités histo
126 nouvelle le vieux conflit de l’individu et de la masse. 6° La violence nécessaire. — Car notre force est personnelle, non co
127l’on refuse encore ce nom — la fédération, non la masse ; et non la tyrannie d’un seul, et non le gigantisme national. La soc
128tions irritantes. Contre les brutales poussées de masses qui ne se connaissent plus, seule la violence de l’esprit est pacifia
45 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
129lle comme aussi de la fameuse prolétarisation des masses. On voit à quelle similitude j’en veux venir. L’appareil intellectuel
130l’inconscience générale le règne inexorable de la masse, — cette immense peur de la mort — le régime que dès maintenant la vo
46 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
131rcice. De même que la personne se distingue de la masse, mais aussi de l’individu, le style d’une pensée active se distinguer
132l’angoisse sociale qui nous obsèdent. Individu et masses, telles sont les déviations d’une tradition qui se fondait sur la per
133t de l’angoisse individuelle et de la révolte des masses. Retour à la personne, tel est le sens de la philosophie « existentie
134le Parti ou la Nation organisée. On l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît c
135l l’est à les entendre, si certains spectacles de masses ne nous rendaient un peu plus que méfiants à l’endroit d’une philosop
47 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
136aire comprendre ce que c’est qu’une révolution de masses, au sens moderne. Et que ça n’a pas le moindre rapport avec la « poli
137la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répondit. » Cri désignant ici la clameur
138rales en l’honneur d’un Dieu nouveau, l’âme de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation, que le Führer est venu inc
48 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
139s prolétaires. Au début, on avait représenté les masses comme la force impulsive de l’évolution politique ; on reconnut alors
140 aussi, sous la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle
141yance au pouvoir créateur d’une élite guidant les masses. Et cette évolution s’est trouvée confirmée par les récents congrès d
142mple impressionnant de l’ascension culturelle des masses la construction du métro de Moscou, le plus beau du monde disaient-il
143similation n’est pas niable. Il est clair que les masses soviétiques sont toujours plus tentées de l’opérer, avec une bonne hu
144e sur le Plan dont les succès aveuglent la grande masse. Mais elle est réfutée dans son principe par la création culturelle,
145la doctrine mais la technique de l’action sur les masses. C’est une mesure partielle, valable pour la seule action au cours de
146t au plus favoriser l’instruction élémentaire des masses. Mais il est totalement impuissant à provoquer la création, et à la r
147s, sans destructions aveugles, sans propagande de masse abêtissante. Autrement dit, nous avons à créer un nouveau type de rév
148 à coups de décrets d’urgence et de propagande de masses. Pas d’ordre spirituel sans un minimum matériel, c’est l’évidence. Ma
149t fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fières. Certes, elles ont s
150t des interdictions, mais toujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous
151 matériellement considérable. Elles impriment aux masses qui les suivent un invincible dynamisme. Et dans leur communion avec
152ncible dynamisme. Et dans leur communion avec ces masses, les chefs puisent une énergie occulte, une efficacité d’action et d’
153tactiques de ces révolutions, mêlons-nous à leurs masses déifiées, distinguons leurs raisons profondes, leurs nécessités histo
154nouvelles le vieux conflit de l’individu et de la masse.   6. La violence nécessaire. Car notre force est personnelle et non
155l’on refuse encore ce nom — la fédération, non la masse ; et non la tyrannie d’un seul, et non le gigantisme national. La soc
156tions irritantes. Contre les brutales poussées de masses qui ne se connaissent plus, seule la violence de l’esprit est pacifia
49 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
157à se laisser pousser dans le sens incertain de la masse. Or ce sens, tellement incertain qu’il en devient presque indéfinissa
50 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
158gale, surtout dans les petites localités (vote en masse, en cortège, à bulletins ouverts, etc., privant les opposants de tout
159se, exigeant la mise en œuvre d’une propagande de masse dirigée par l’État. Et il y a lieu de poser la fameuse question de Vo
51 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
160re cours. Le « spirituel », aux yeux de la grande masse, est à peu près synonyme d’impuissance, et il est méprisé comme tel.
52 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
161se sur le fascisme S’il est un préjugé auquel les masses bourgeoises autant qu’ouvrières tiennent, comme elles tiennent aux ax
162 que dans les dictatures nées d’une révolution de masses, donc d’un état de guerre, l’étatisme a pu — et même dû — devenir du
163torique, à laquelle cèdent tous les mouvements de masses 55 , se reproduit dans le destin individuel des véritables hommes d’a
53 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
164c’est qu’en effet la technique des révolutions de masse introduit des facteurs qui ne pouvaient exister pour Robespierre et p
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
165quelle révolution future… Dictateur, prophète des masses, je ferais chanter cet hymne par les troupes déferlantes, et ce serai
166utour de nous ! Proximité de l’océan. Clameur des masses contre le ciel fatal, et l’homme se tait là-bas, « ne s’entend plus »
167et fous. Je décrivis les révoltes obscures de ces masses opprimées et naïves, conduites par des équipes d’hommes durs, intelle
168là, petits individus, devant ce qu’on nomme les « masses », exprimant par cette métaphore notre impuissance à former ce réel.
169tive que je viens d’indiquer — engagement dans la masse, ou refuge dans l’esprit pur — ne joue qu’entre deux abandons, entre
170’impose à moi, ici, c’est celle du peuple. Grande masse ! Et une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire. Cette peuplade
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
171pas là. Je souhaite que les hommes aient tous des masses d’idées, et par dessus le marché qu’elles soient justes, et même gêna
172nt, que ces autres cessent d’être une menace, une masse abstraite, intimidante ou méprisable. Pour ne prendre qu’un seul exem
173u’il aurait dû combattre. (Volonté et Pouvoir des masses, fatalités économiques, évolution de l’Histoire, mythes de la gauche
174gne hitlérienne : « Retrouver le contact avec les masses. » Les masses, comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écri
175e : « Retrouver le contact avec les masses. » Les masses, comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écrivains, comme t
176e ! Ô triomphe des mots d’ordre sur l’inertie des masses, l’égoïsme des petits bourgeois, l’obscurantisme clérical — la confér
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
177 sont encore verts, ici ; il y a de l’espace. Les masses de briques vernies striées de bandes blanches des HBM s’ordonnent à g
57 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
178et fous. Je décrivis les révoltes obscures de ces masses opprimées et naïves, conduites par des équipes d’hommes durs, intelle
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
179France, beaucoup plus vive et juste que celle des masses ou des politiciens. (Je ne dis pas qu’elle est plus efficace…) Que no
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
180nt, que ces autres cessent d’être une menace, une masse abstraite, intimidante ou méprisable. Pour ne prendre qu’un seul exem
181u’il aurait dû combattre. (Volonté et pouvoir des masses, fatalités économiques, évolution de l’Histoire, mythes de la gauche
182gne hitlérienne : « retrouver le contact avec les masses ». Les masses, comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écri
183e : « retrouver le contact avec les masses ». Les masses, comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écrivains comme te
60 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
184ffrir en premier lieu de l’inculture relative des masses. (On lit beaucoup moins en France qu’en Suisse et qu’en Allemagne.) E
61 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
185rtifs ? D’où vient cette désaffection des grandes masses pour la lecture ? Est-ce la faute du public, ou bien des écrivains ?
62 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
186qu’un Balzac, qu’un Zola atteignent rapidement la masse profonde du peuple, nous voyons aujourd’hui ce même peuple se content
63 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
187 s’estimer singulier, c’est-à-dire supérieur à la masse. Et ce n’est pas encore franchement s’avouer que de se comparer aux s
64 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
188ne saurait être le fait de ce qu’on appelle les « masses » qui ne sont, socialement, que des masses d’inertie. Nous sommes don
189 les « masses » qui ne sont, socialement, que des masses d’inertie. Nous sommes donc aussi loin que possible de l’attitude de
190gitation désordonnée. Non, ce n’est pas dans la « masse », inorganisée et livrée aux mots d’ordre schématiques ou aux panique
191ctrinale et personnelle qu’un Lénine s’imposa aux masses russes, divisées et désordonnées, contre l’armée, contre l’État de Ke
192l’État de Kerenski et contre les organisations de masses social-démocrates ou socialistes-révolutionnaires. C’est en l’absence
65 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
193is à tel point coupée de la vie « grossière » des masses qu’elle n’a pas résisté un seul jour au réveil brusque de certains in
194ntre un régime économique et culturel, contre une masse de préjugés politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique e
195 ceux qui n’arrivent pas si haut ? Pour la grande masse des hommes qui ne comprennent la violence que sous ses formes physiqu
196ent éclairée par des projecteurs convergents. Des masses brunes s’étagent jusqu’à la troisième galerie, les visages indistinct
197 l’horreur sacrée. Je me croyais à un meeting de masses, à quelque manifestation politique. Mais c’est leur culte qu’ils célè
198la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répondit. » Je n’oublierai plus ce « cr
199’amour. J’ai entendu le râle d’amour de l’âme des masses, le sombre et puissant râle d’une nation possédée par l’Homme au sour
200 le nivellement rationaliste, la divinisation des masses et la suppression des personnes. Des Sans-Culottes aux Chemises Brune
201lé, non incarné, qui est l’instinct sublimé de la masse, le bain tiède où se dissout le moi jadis pécheur et responsable. Liq
66 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
202eligion naissante, si basse qu’elle soit, sur les masses décomposées par des siècles d’individualisme. Dans une société où tou
203oppement économique définissent abstraitement des masses inorganiques, dont les individus n’ont en commun que l’argent ou le d
204urface ; où les élites parlent un langage que les masses sont en mesure d’entendre, mais non pas de comprendre (et c’est souve
205telle société il est fatal que se répande par les masses et que s’installe au cœur de chaque individu une angoisse, — d’où naî
67 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
206gale, surtout dans les petites localités (vote en masse, en cortège, à bulletins ouverts, etc., privant les opposants de tout
207se, exigeant la mise en œuvre d’une propagande de masse dirigée par l’État. Et il y a lieu de poser la fameuse question de Vo
68 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
208c’est qu’en effet la technique des révolutions de masse introduit des facteurs qui ne pouvaient exister pour Robespierre ou p
69 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
209re que les réformes qu’imposait la pression des « masses ». Dans une telle situation historique, les réformes vont toujours à
210obilité devant le péril. La dictature fascine les masses, et les élites. Sous prétexte de lui résister, les voilà qui d’elles-
70 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
211ligion totalitaire. D’ailleurs, les réactions des masses ne tardèrent pas à démontrer que Chamberlain avait su exprimer l’une
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
212ans et de nos films, dans leurs succès auprès des masses, dans les complaisances qu’ils réveillent au cœur des bourgeois, des
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
213oductrice de mauvaise conscience), dans la grande masse d’une société partagée non seulement entre la chair et l’esprit, mais
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
214er. Les sentiments qu’éprouvent l’élite, puis les masses par imitation, sont des créations littéraires en ce sens qu’une certa
215ejet ou l’acceptation de ce qui meut ou émeut les masses, et de l’anonymat des grands courants qui roulent les individus détac
216usqu’à nos jours sur l’élite et plus tard sur les masses. Toutefois, le classicisme s’efforça d’imposer tout au moins une form
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
217siste à son urbanisation. Pour une bonne part des masses paysannes, la première guerre mondiale fut un premier contact avec la
218lence du sang, mais de brutalité quantitative, de masses lancées les unes contre les autres non plus par des mouvements de dél
219fert, c’est le théâtre politique. La politique de masses, telle qu’on l’a pratiquée [p. 293] depuis 1917 n’est que la continua
220rançais s’étonne des succès d’Hitler auprès de la masse germanique, mais il ne s’étonnerait pas moins des façons qui plaisent
221oduite sur les sens que par la pure réflexion. La masse est peu accessible aux idées abstraites. Par contre, on l’empoignera
222re temps, c’est que l’action passionnelle sur les masses, telle que la définit Hitler, se double désormais d’une action ration
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
223riologie [p. 320] dans l’Église catholique et ses masses populaires ; les travaux tout récents de C. G. Jung et de son école s
76 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
224de sa transcendante vérité. Et c’est ainsi que la masse allemande, imitant au niveau le plus bas l’évolution des romantiques
225ction du Führer et son pouvoir hypnotique sur les masses. Les apparences de Realpolitik maintenues par les cyniques et les hab
77 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
226mps qui viennent voient s’éveiller dans l’âme des masses une grande faim élémentaire trop longtemps refoulée et niée. L’histoi
227ouvre. Car on ne peut plus se le dissimuler : les masses modernes, privées de culture spirituelle, athéisées jusqu’à un point
228orciers. Si la faim religieuse s’éveille dans ces masses, elles risquent aussi bien de se satisfaire par les moyens les plus g
229, c’est qu’il n’y en a pas. Il n’y a rien que des masses qui se ressentent comme telles, à la faveur d’un déploiement théâtral
230ut être que leur incarnation et leur symbole. Des masses qui communient avec elles-mêmes dans un chant triste ou dans un cri.
231 leur existence que par le fait qui rassemble les masses : l’origine commune, le passé. Le christianisme fondait une société o
78 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
232s, les choses commencent à se situer. Les grandes masses de l’Europe, les grandes lignes de la guerre, et çà et là, dans nos f
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
233raternité plus charnelle, d’une communion avec la masse dans le mystère des origines : souvenirs, mythologies, rites magiques
234jeunes soldats politiques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — m
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
235s produits de consommation destinés à l’usage des masses. Tel grand chimiste scandinave invente, dans son laboratoire, un corp
236 le niveau général, l’industrie a créé d’immenses masses de misérables, déracinées et démoralisées. Enfin je vous citerai un c
237 millions. Dans ces villes, se sont entassées des masses humaines informes et démesurées, là où l’on ne connaissait auparavant
238d. On ne sait pas du tout comment vont réagir ces masses humaines déracinées par l’industrie, et qui déjà menacent et souffren
239uturs de ces capitaux accumulés ou du sort de ces masses humaine rassemblées ? Primo : notre esprit est trop distingué et déli
240et politique devient pratiquement impossible. Les masses le sentent aussi bien que les chefs, obscurément, [p. 82] dans les tr
241 un appel, le formidable et inconscient appel des masses vers une communauté humaine rénovée dans son esprit et dans ses signe
242leux soit-il, est bien obligé de choisir, dans la masse de ses renseignements. Et qui dit choix dit préférence ou parti-pris…
243istes. Si le marxisme, par exemple, a fasciné les masses ouvrières, c’est parce qu’il s’est chargé de la mission sociale qu’av
244 en effet, suppose des petits groupes, et non des masses, et c’est seulement au sein d’un groupe qu’une vocation peut s’exerce
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
245ur peu qu’elle arrive à le faire croire, soit aux masses, soit plutôt à certains dirigeants, la victoire lui est acquise d’ava
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
246es, au sens politicien du terme. Les troupes, les masses, portent automatiquement au pouvoir des systèmes totalitaires. Les pe
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
247e d’union, sans cesse à recréer. Or l’inertie des masses et l’à peu près intellectuel s’opposent sans cesse à cette reprise de
248qu’on l’y force — et en particulier à dominer les masses 43 . Il est temps que la Suisse comprenne que le souci de son économi
84 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ?
249l d’équipes disciplinées, non sur l’agitation des masses inorganisées. Elle donne à chacun de ses membres des tâches précises.
85 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
250 le niveau général, l’industrie a créé d’immenses masses misérables, déracinées et démoralisées. Enfin je vous citerai un cas
251 millions. Dans ces villes, se sont entassées des masses humaines informes et démesurées, là où l’on ne connaissait auparavant
252d. On ne sait pas du tout comment vont réagir ces masses humaines déracinées par l’industrie, et qui déjà menacent et souffren
253uturs de ces capitaux accumulés ou du sort de ces masses humaines rassemblées ? Primo : notre esprit est trop distingué et dél
254et politique devient pratiquement impossible. Les masses le sentent aussi bien que les chefs, obscurément, dans les trop grand
255 un appel, le formidable et inconscient appel des masses vers une communauté humaine rénovée dans son esprit et dans ses signe
256istes. Si le marxisme, par exemple, a fasciné les masses ouvrières, c’est parce qu’il s’est chargé de la mission sociale qu’av
257et, suppose des petits groupes [p. 33] et non des masses, et c’est seulement au sein d’un groupe qu’une vocation peut s’exerce
86 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
258sperity ». Kierkegaard nous décrit le règne de la masse comme celui des lâchetés individuelles additionnées, créant un champ
259militaires au nom de la liberté et du bonheur des masses. Cette unanimité d’esprits partout ailleurs irréductiblement divers,
260’ennemi fasciste contre lequel ils excitaient les masses. « Mea culpa » des Suisses, qui voulaient profiter des avantages de l
87 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
261irment : Hitler n’est pas le peuple allemand : la masse a été trompée par ses chefs. Un séjour d’une année en Allemagne, de 1
262ent le nouveau régime comme étant le régime de la masse ; que la plupart des socialistes le toléraient fort bien ; et qu’un t
263isme une tyrannie « de droite », détestée par les masses. « Le totalitarisme, écrit M. Muret, est profondément collectiviste.
88 1941, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Autocritique de la Suisse (février 1941)
264e d’union, sans cesse à recréer. Or l’inertie des masses et l’à-peu-près intellectuel s’opposent sans cesse à cette reprise de
89 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
265qui rend cette dernière si « excitante » pour les masses, c’est précisément le nombre des inconnues qu’elle met en jeu et l’in
90 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
266n’oublierai pas la rumeur qui monta lentement des masses, à mesure que la nouvelle faisait le tour du bâtiment, se transmettai
267imprévisible. Cette division des citoyens en deux masses à peu près égales, — je serais tenté de dire : en deux teams — symbol
91 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
268bre a toujours fuis, partout. Peut-être alors les masses elles-mêmes comprendront-elles qu’il n’est qu’un seul infini véritabl
92 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
269is cela peut signifier aussi que le Diable est la masse anonyme. Et finalement, qu’étant tout le monde, ou n’importe qui, il
93 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
270sens de leur culpabilité. En les fondant dans une masse passionnée, il exalte dans l’âme des plus déshérités une sensation de
271e que crée la passion dans Wagner ; il réduit les masses à un état [p. 67] d’hypnose, d’inconscience somnambulique, dans leque
272e, soit par la torche de la parole jetée dans les masses. Seule une tempête de passion brûlante peut changer les destinées d’u
273un peuple. » Surtout ne donnez pas de raisons aux masses, car de tous temps « les forces qui ont produit les plus grands chang
274scientifique, mais dans le fanatisme dominant les masses, et dans une véritable hystérie qui les pousse en avant ». Ailleurs i
275 rationalisme régnant a pu produire des avions en masse et par ce moyen-là venir à bout d’Hitler ; mais il ne pourra prévenir
94 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
276ours : ce n’est pas moi, c’est l’autre ! c’est la masse ! je n’y étais pas ! Celui qui n’est jamais où vous croyez le prendre
277ents de cette croyance quasi universelle dans les masses et l’élite, l’on est induit à reconnaître que le Progrès automatique
278ité d’homme. Alors sans doute, il entrera dans la masse anonyme des esclaves qui revendiquent la Liberté. Ils la revendiquent
279’hui toute contraire : il s’agit de courtiser les masses, puisque c’est elles qui donnent le pouvoir ; de se concilier les inf
280stigieuses, le triomphe des petits groupes sur la masse, et l’État respectueux des vocations les plus étranges. C’est un prog
95 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
281i n’existe guère. Son ambition se tourne vers les masses. Et c’est à leur échelle seulement que nous verrons se déployer la Gr
282 qui se donne au Diable, de nos jours, le fait en masse. C’est pour cela que les gens se rassemblent en troupeaux, pour que l
283 avant tous le principe diabolique créateur de la masse : fuir sa propre personne, n’être plus responsable, donc plus coupabl
284it plus de responsable, il suffit qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa gran
285it qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa grande stratégie : produire le péché
286collective, une victime virtuelle des passions de masse. Partout où un individu prend sa vie personnelle en dégoût, le totali
287 trouve un candidat. Certes, il n’y aurait pas de masses possibles, au sens précis de concentration d’hommes, sans la radio, l
288tables causes et racines du phénomène moderne des masses sont dans notre attitude spirituelle. La foule n’est pas dans la rue
289illénaires. Dans ces villes se sont entassées des masses humaines informes, noyant et dissolvant les groupes organisés autour
290 ville. La grande ville a permis la formation des masses. Avec les masses sont nés les grands problèmes sociaux. Et ceux-ci so
291 ville a permis la formation des masses. Avec les masses sont nés les grands problèmes sociaux. Et ceux-ci sont à l’origine de
292tupidité bestiale. Qu’il aille se perdre dans les masses ou dans l’énorme, qu’il croie la science ou invoque le mystère, l’hom
293relations de l’Allemagne et de l’Europe, ou d’une masse quelconque et du Prince. Ou encore, elle figure le conflit permanent
96 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
294pendant que j’écris, la Russie oppose au fascisme masse pour masse, propagande pour propagande, et GPU pour Gestapo. Occupons
295 j’écris, la Russie oppose au fascisme masse pour masse, propagande pour propagande, et GPU pour Gestapo. Occupons-nous maint
296ule : c’est être seul encore, c’est être seuls en masse. La solitude est un état divin qui chez l’homme tourne vite au diabol
297ions humaines, du fait des grandes distances, des masses et de l’anonymat, ne sont plus que d’abstraites contraintes, qui d’ai
298s s’obstinèrent à voir dans Hitler, cet homme des masses, « le rempart » de leur ordre contre le bolchevisme ? D’autres se bat
97 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
299i n’existe guère. Son ambition se tourne vers les masses. Ici nous abordons enfin la grande stratégie du Diable dans ce siècle
300 qui se donne au Diable, de nos jours, le fait en masse. C’est pour cela que les gens se rassemblent en troupeaux, pour que l
301avant tous, le principe diabolique créateur de la masse : fuir sa propre personne, n’être plus responsable, donc plus coupabl
302it plus de responsable, il suffit qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa gran
303it qu’il y ait une masse. Satan va donc créer les masses. Nous tenons ici le secret de sa grande stratégie : produire le péché
304collective, une victime virtuelle des passions de masse. Certes, il n’y aurait pas de masses possibles, au sens précis de con
305s passions de masse. Certes, il n’y aurait pas de masses possibles, au sens précis de concentration d’hommes, sans la radio, l
306tables causes et racines du phénomène moderne des masses sont dans notre attitude spirituelle. La foule n’est pas dans la rue
98 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
307ents de cette croyance quasi universelle dans les masses et l’élite, l’on est induit à reconnaître que le Progrès automatique
99 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
308 rencontrent dans la compréhension, alors que les masses, en tant que masses se battent dans la confusion 18 . C’est pourquoi
309 compréhension, alors que les masses, en tant que masses se battent dans la confusion 18 . C’est pourquoi notre tâche — que Go
100 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
310consiste dans ses liens, dans sa croyance avec la masse à la réalité des autres dans l’ensemble. Comment cet homme pourrait-i
311octrinale d’une religion mise à la portée de « la masse », alors que la foi véritable est celle du solitaire que plus rien ne
312eins d’amères protestations contre le règne de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonym
313gaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dicta
314tifs ? Attendrons-nous toujours le « réveil de la masse » pour affirmer que tous ses dieux sont des faux-dieux ? Mais sont-il
315ite sa propre ruine. Le solitaire qui condamne la masse ne peut se fonder que sur sa vocation, et il ne peut être lui-même qu
316pourrait être tenue pour grandiose si l’homme des masses ne venait aujourd’hui s’en prévaloir pour rendre un culte sanguinaire
317 est aussi présence au monde. Dans ce temps de la masse où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plu