1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1e génie tourmente cet être faible, humilié par le monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter la maison
2après un grand accès de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si l
3chambre… Est-ce que tout cela existe dans le même monde ? (Il est bon de poser parfois de ces grandes questions naïves.) Lui
4ut-il donc que l’un des deux soit absurde, de ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?… Le tragique de la facilité, c’est q
5 entr’ouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait le monde… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasard, donne l’accord qui
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
6 Deux philosophies, affirme-t-il, se disputent le monde. L’une vient de l’Orient, et insinue dans le monde romain les virus d
7onde. L’une vient de l’Orient, et insinue dans le monde romain les virus du christianisme, de la Réforme, de la Révolution et
8ien d’original dans cette conception simpliste du monde, qui n’est en rien différente de celle de l’Action française ; remarq
9ièrement, il abandonna le stade et rentra dans le monde où nous vivons tous. Écœuré du désordre général, il cherche des remèd
10ien volontiers qu’il n’est pas une opinion sur le monde à laquelle je ne préfère le monde ». Je préfère à la dogmatique de M.
11 opinion sur le monde à laquelle je ne préfère le monde ». Je préfère à la dogmatique de M. de Montherlant son admirable lyri
12nse axiome formulé par Hésiode et qui gouverna le monde ancien : La moitié est plus grande que le tout ». Le sport comme un a
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
13 ? Le Rêve est la seule matière poétique. Dans le monde du Rêve autant de cellules isolées que de rêveurs. Toute poésie est i
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
14cle s’annonce comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos
15me et ceux qui pensent inévitable le choc de deux mondes, et que seule une intime connaissance mutuelle l’adoucira. Il y a ceu
16uement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense, réunira tous les suffrages. Et chacun d’en ti
17première fois le rôle de l’Europe « conscience du monde », entre une Amérique affolée de vitesse, édifiant ses gratte-ciels c
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
18 de situer une anecdote purement poétique dans un monde qu’il s’est créé. Jamais banal, il est parfois facile : la descriptio
19 banal, il est parfois facile : la description du monde qu’il invente nous lasse quand elle ne l’étonne plus assez lui-même (
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
20elle imprudence ! Avec la lumière et peut-être du monde dans l’appartement. Il avait si froid que ses dents claquaient. Il qu
7 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
21visages que je puis à peine reconnaître. Reste le monde, — les choses, les faits, la vie, comme ils disent. Je me suis abando
22e faiblesses4.) Et demain peut-être, agir dans le monde, si je m’en suis d’abord rendu digne. L’époque nous veut, comme elle
23existence que m’imposent mon corps et les lois du monde, et comment augmenter ma puissance de jouir, en même temps que ma pui
24du large !… Tiens, j’écoute le vent ; je pense au monde. Chant des horizons, images qui s’éclairent… Je vais écrire autre cho
8 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
25 plus reposante. Cette imparfaite accoutumance au monde de sensations inconnues où nous étions baignés nous promettait pourta
26e.) Une atmosphère de triste volupté emplit notre monde à ce chant. L’odeur du fleuve est son parfum, le soleil rouge sa doul
27rmi la foule, lève les yeux, au plus beau ciel du monde.
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
28s entre la raison et les sens, entre le moi et le monde : l’ennui est venu avant l’épuisement des combinaisons possibles. Exa
29t. Ainsi se légitime le surréalisme, qui vomit le monde entier et la raison avec. « Révolution d’abord. Révolution toujours »
30st très beau, Aragon, de ne plus rien attendre du monde, mais on voudrait que de moins de gloriole s’accompagnât votre ultima
31de quelques pamphlets par quoi il se raccroche au monde. Mais il a touché certains bas-fonds de l’âme où s’éveille un désench
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
32es mystiques ; mais tout cela est sublimé dans un monde poétique où il paraît inconvenant d’introduire le jargon de la scienc
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
33e de Lénine, du fascisme, du ciment armé. « Notre monde comme un ossuaire est couvert des détritus d’époques mortes. Une tâch
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
34r confondues ». Nous cherchons à conquérir non le monde, mais son ordre. Nous humilions sans trêve notre sensibilité au profi
35 catégories artificielles et nécessaires. Mais le monde échappe toujours à nos cadres — perpétuel conflit du réel avec nos rê
13 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
36ent oriental (16 juillet 1926)a Il y a dans le monde intellectuel une « Question d’Orient » dont on ne peut plus méconnaît
37ésillusionnés — nous annoncent le « crépuscule du monde occidental », et, au-dessus des ruines prochaines de nos cités mécani
38omme celui-ci est plus dans l’opposition des deux mondes que dans la peinture elle-même de l’Orient. Tandis que s’accumulent l
14 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
39t, la dispersion des efforts artistiques. Tout ce monde d’amateurs de découvertes, de snobs, de marchands de tableaux, de cri
40hands de tableaux, de critiques d’avant-garde, ce monde où tous les extrémismes sont prônés comme vertus cardinales, et qui f
41 moins du fils d’un tel père. « Voilà le train du monde… » Je ne pense pas qu’il en faille gémir. Une certaine résistance est
42r. Ce garçon aux allures discrètes promène sur le monde des yeux de Japonais d’une ironie mélancolique et qui voient plus loi
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
43e de romancier. Son regard se promène sur le même monde où se plaisent nos jeunes poètes cosmopolites, mais il garde une cert
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
44s 6 heures, je suis sorti. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, sous la pluie. Les autobus passaient par groupes. Plus
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
45udain éclate Entr’acte (1925). « Une étude sur le Monde des Rêves ». Rondes de cheminées dans le ciel où des pressentiments c
46s (l’enterrement). Cela fait bizarre. Or, dans le monde où le cinéma doit nous « transplanter », un certain naturel est de ri
47onvenu et que nous pensions la seule possible. Le monde « normal » nous apparaît alors comme l’une seulement des mille figure
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
48née dans un café de Paris. « Je n’attends rien du monde, je n’attends rien de rien. » Riez-en donc, pantins officiels, et vou
49dangereux. Un orage de tendresse va crever sur le monde. Aigles d’amours, oiseaux doux et cruels, nous parlerons vos langues
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
50lac. Justement, voici que tout va s’ouvrir, qu’un monde s’est ouvert devant lui. Et l’eau n’est pas moins somptueuse. Et bien
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
51les cerveaux bourgeois incapables de concevoir un monde sans vieilles filles, sans capitalistes et sans gendarmes. Je sais bi
52éralement répandus, j’ai vite fait de classer mon monde d’après les quelques réactions élémentaires qui ne manquent jamais de
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
53 est notre seul moyen de connaissance concrète du monde. Mais c’est à condition qu’on ne l’écrive pas, même en pensée. La poé
54 la connaissance abstraite et rationnelle dont le monde moderne se contente, et qui tend à remplacer, grâce à la mentalité sc
55e en particulier, toute connaissance véritable du monde.) Littérature : un vice ? Peut-être. Ou une maladie ? Ce n’est pas en
56a mienne m’aide à découvrir quelques êtres par le monde… Il ne s’agit plus de mépris ni d’adoration. J’ai défini une « maladi
57oire. Seulement, allons ailleurs ; il y a trop de monde ici. 14. Paul Morand, auteur d’Ouvert et de Fermé la nuit, titres
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
58s ceux-là travaillent à l’achèvement d’un certain monde moderne, merveilleuse mécanique sévère et dénuée de tout secours de l
23 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
59rès vrai que les notions réaliste et idéaliste du monde ne sont séparées que par un léger décalage dans la chronologie de nos
60fare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut-être cette plainte heureuse des violons.
61e répondit-il, que seul vous venez d’atteindre au monde des êtres véritables. Nous nous rencontrons. Vous me voyez parce que
62lés… Je n’en suis pas fâché. » Il y avait peu de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de
63 — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez
64 choses — et c’est cela seul qui donna un sens au monde. — Mais je bavarde, je philosophe, et vous allez me dire que c’est tr
65ire que c’est trop facile pour un homme retiré du monde depuis si longtemps. Livrons-nous plutôt à une petite malice dont l’i
66 avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde ne sont que décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments, il
24 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
67 ; accepte d’attendre comme un enfant sage que le monde lui donne, en son temps, sa petite part. On lui a expliqué qu’il fall
68comme parle un de nos classiques. Repoussé par le monde parce qu’il n’est pas encore quelqu’un, Stéphane cherche à savoir ce
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
69de pour conduire des millions de lecteurs dans un monde purement fantaisiste où les équations tyranniques deviennent de merve
70es « au travers desquels ils respiraient l’air du monde ». N’en ferons-nous pas autant, emprisonnés que nous sommes dans une
26 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
71 mots et de discours en très beau style contre un monde très laid dont ils n’ont pas encore renoncé à chatouiller le snobisme
27 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
72volution cantonaise en 1925 nous place au nœud du monde moderne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les force
73ême de la lutte qui met aux prises l’Europe et le monde du Pacifique. On retrouvera ici beaucoup des idées que la Tentation d
74ns issues : l’angoisse que fait naître au cœur du monde contemporain l’absurdité de ses ambitions. Écoutons Garine, l’un de c
28 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
75éussi Je prends Henry Ford comme un symbole du monde moderne, et le meilleur, parce que personne ne s’est approché plus qu
76oduction. Ford est le plus puissant industriel du monde ; le plus riche, au point qu’il peut parler d’égal à égal avec beauco
77re à leurs électeurs une organisation complète du monde, seule méthode capable d’empêcher les abus des capitalistes. Du même
78miste. Ford, perfection de l’industriel, offre au monde moderne le premier exemple de son achèvement intégral. Il a atteint l
79, dans un article intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne »3, ce qu’il y a de profondément anti-humain dans la concepti
80ion concrète d’une théorie qui tend à faire de ce monde un séjour meilleur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par
81: l’homme qu’on pourrait appeler le plus actif du monde, l’un de ceux qui influent le plus sur notre civilisation, possède la
82nt le fordisme et l’Esprit sont incompatibles, le monde moderne impose ce dilemme : « en être » ou ne pas en être, c’est-à-di
83 qu’il sent immuable comme la mort le restitue au monde vers 5 heures du soir, dans la détresse des dernières sirènes. Au mon
84 soir, dans la détresse des dernières sirènes. Au monde, c’est-à-dire à une nature dont l’usine lui a fait oublier jusqu’à l’
85ne peut plus situer son effort individuel dans le monde, lui attribuer sa véritable valeur. Il sent obscurément que son trava
86nent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé, des anarchistes. Car l’Esprit n’est pas un luxe, n’est pas u
87es que le développement de la technique impose au monde moderne. Ces êtres, d’une espèce de plus en plus rare, qui savent enc
88ie, « la vie les prend ». Irréguliers aux yeux du monde ; la proie d’on ne sait quelles forces occultes sans doute dangereuse
29 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
89Mais non, on ne le secouera pas, ce cauchemar, ce monde moderne, ce monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où
90 secouera pas, ce cauchemar, ce monde moderne, ce monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne sait plus
91 monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui
92e sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoquer un personnage précis pou
93respect de soi était de son temps le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle décadence
30 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
94gelés de rêverie », il se confond avec l’ombre du monde. Et l’âme peut enfin « saisir » dans leur réalité les choses dont ell
31 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
95ges est de nouveau une dérive fantaisiste dans ce monde un peu plus léger, un peu plus profond que le vrai, où l’Éloge de la
96liberté dont nous avons besoin pour croire que le monde actuel n’est pas un cas désespéré. Mais voici déjà dans l’œuvre de Je
32 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
97 l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend l’auteur de cet essai — la voyance de Rimbaud —
33 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
98e, est un phénomène exactement aussi vieux que le monde. Mais M. Benda distinguera, et ils seront confondus. Car il y a un so
99ourt. Celle-là même qui paraît anarchique dans un monde où tout est bon à quelque chose, où rien plus n’est tenu pour vrai qu
34 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
100t foncièrement mauvais.) 6. Peu de choses dans le monde moderne ont encore une « essence ». Celle de Belles-Lettres est en ag
35 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
101er : celui de naïveté. Définition du naïf dans le monde moderne : individu qui soutient des idées qui ne rapportent rien. En
36 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
102en fut que plus malfaisante. L’école me rendit au monde, vers l’âge de dix-huit ans, crispé et méfiant, sans cesse en garde c
103s principes. Et ce fut ma seconde découverte : ce monde simplifié, si évident, si parfaitement soumis aux règles d’une arithm
104mis aux règles d’une arithmétique élémentaire, ce monde dont la Démocratie apparaissait comme l’achèvement idéal et nécessair
37 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
105et de monotone dans la conception démocratique du monde. Entrons, c’est pire encore. Beaucoup d’enfants ont un frisson de dég
38 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
106ecteurs des Écoles. Je le crains, dis-je ; car le monde ne progresse qu’à la faveur de malentendus (si tant est qu’il progres
39 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
107rt de notre Institutrice qu’un rendu. Car dans ce monde-là « tout se paye » comme ils disent avec une satisfaction sordide et
40 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
108famille des valeurs réalistes, sans lesquelles le monde s’enfonce de son propre poids dans l’abrutissement ou se laisse prend
109L’idéalisme est forcément révolutionnaire dans un monde organisé pour la production. Le culte des valeurs désintéressées ne p
110e l’époque exigent une organisation à outrance du monde, je répondrai que dans la mesure où cette exigence est satisfaite naî
111re les discours de tirs fédéraux. On a comparé le monde moderne à un vaste établissement de travaux forcés. L’école donne à l
41 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
112ommune de la peste rationaliste qui sévit dans le monde depuis le xviiie (depuis les dernières pestes noires). Si vous creus
42 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
113 courant d’opinion. Et l’opinion publique mène le monde, paraît-il. À ce propos : que les journalistes s’engagent désormais à
114u désastre, mais il recouvrerait la domination du monde 16 et non plus en barbare cette fois-ci. Ce qui l’empêche de comprend
43 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
115 mais ces hauts murs d’ombre et de vent autour du monde où nous vivons parquent les visages les sons brassent les lueurs des
44 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
116rofesseurs, journalistes, spécialistes de tout au monde ; des jeunes gens qui ont fait leurs études à la Nouvelle Revue fran
45 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
117ou ivre, c’est-à-dire quand je suis dominé par le monde. Ils ont tous le même air absurde. Des fantômes d’une autre sorte, ce
118mplement une variation dans mes relations avec le monde. En quoi cette première question est assez indiscrète. II Il y aurai
119ons tout juste bonnes à évoquer la basse pègre du monde spirituel. Ce n’est pas en détraquant nos sens ou notre raison, ce n’
120mprenons à ce signe qu’il nous transporte dans un monde plus hautement organisé, c’est-à-dire plus réel. (L’absurdité des cho
121t un effort de création — car toute découverte du monde spirituel revêt pour nous, normalement, l’aspect d’une création. Il s
46 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
122qu’une manière et qu’un ton, il y a une vision du monde véritablement neuve, dans laquelle l’âme, agissant à la façon d’une f
47 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
123out… …………………………………………………………………………………………………………… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond an
124lisables, bouleversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont no
125 perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérê
126ns qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action
127pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence : les j
128ne se plaint de ce qu’il y a peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu
48 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
129ent ou fixe ou pas-à-pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant, sans frontières. Eux : leurs petites mous
130nts ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu que j’y entende, un s
131nde. Ils l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le v
132ges à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approche
133ais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière différence, — car on ne voit que ce qui est de s
134enant ?) 19. « Tous ceux qui quittent ce monde vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un homme n’est p
135ce qu’il est : cela qui me rendrait acceptable ce monde…) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve p
49 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
136u’à un sens exceptionnel de l’orientation dans le monde de l’esprit la sécurité de sa marche vers le centre d’une œuvre. La m
50 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
137ls échappent à cette fatalité qui est le signe du monde matériel. Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une culture de
138en eut, ne s’étendit guère au-delà des limites du monde roman. Le type de chevalier et ses succédanés militaires et wagnérien
139ayon des idéaux de confection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximum. Et com
51 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
140’histoire suivante qui est une des plus belles du monde :   Un prince italien ayant commandé à Pergolèse un stabat Mater, le
52 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
141que M. René Gillouin parle14 de l’effort de notre monde pour « se séculariser, pour se constituer en dehors de Dieu sur des b
142son action, celui, en somme, de l’imperfection du monde. Je pense que tout chrétien conscient des problèmes de ce temps, sous
143 réalité transcendante — ou alors le suicide d’un monde empoisonné par sa propre haine. Le séculariste « constructiviste » ré
144: « Vous n’avez pas su conjurer la malédiction du monde moderne, clame-t-on de toutes parts aux chrétiens. Assez parlé de Vér
53 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
1451)h L’entrée de l’œuvre de Kierkegaard dans le monde intellectuel et religieux français, est un événement qui mérite d’êtr
146stantisme, et il est caractéristique à la fois du monde du catholicisme et du monde du protestantisme, que la polémique et la
147ristique à la fois du monde du catholicisme et du monde du protestantisme, que la polémique et la satire qui sévirent, dans l
54 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
148 : la voix de Nietzsche. ⁂ Ici, nous changeons de monde. À vrai dire, nous quittons la littérature. « Celui qui sait respirer
149sme. Dans la lutte pour la vie que nous impose le monde contemporain, c’est l’habileté qui triomphe, et non plus la « virtu »
55 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
150de sympathie, la misère physique et matérielle du monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, qu
151arce que leur dénuement était ce qu’il y avait au monde, de plus proche de sa grandeur. L’existence et l’action de Kagawa, te
152mour chrétien peut encore aujourd’hui pénétrer un monde revendiqué par le communisme, comme son bien propre. Mais il n’y a pa
153organique à situer leur effort dans une vision du monde globale et cohérente, à le juger religieusement par exemple. Que l’on
154 traditions et les sophismes. Devant lui était le monde : le monde, l’énorme asile de fous dont Eiichi avait parlé à son père
155 et les sophismes. Devant lui était le monde : le monde, l’énorme asile de fous dont Eiichi avait parlé à son père, — mort ma
156 toute la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Eiichi décida que, de ce jour-là, il entre
157ur en jour en même temps que sa révolte contre ce monde. Il se convertit enfin, brusquement, au moment où il avait décidé de
158hi se demanda s’il y avait des procureurs dans le monde des moineaux. Il se taisait, car il savait qu’il était inutile de dir
159t ressuscité de l’abîme du désespoir et revenu au monde merveilleux. Il résolut de vivre fermement dans sa sphère actuelle, e
160’il fallait se jeter, mais dans les merveilles du monde. Et voici que, le 14 février, il se décida à faire profession de disc
56 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
161te dernière catégorie. (On sait qu’il y a dans le monde moderne trois sortes de gens, les pécheurs, les sauvés et les honnête
162ive poétique ou métaphysique. À cette heure où le monde tourne lentement et formidablement sur ses bases sociales et religieu
163cette jeunesse qui aimait sa ferveur, mais que le monde de demain va contraindre, contraint déjà à des choix dramatiques ? Ce
57 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
164s — Freud en particulier, dans Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur domaine propre, il l
58 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
165ain découvrant son impuissance à susciter dans le monde l’amour dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la
166our ou la pitié essaient sur eux leurs forces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne pas se ren
167ure évasif et lucide devant les conditions que le monde lui propose.
59 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
168e férocité spéciales décrites par Léon Bloy. Joli monde, comme disent les échotiers. Remercions Candide d’avoir poussé les ch
60 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
169débrayée, une action anarchique, voilà bien notre monde. Mais une pensée qui n’agit pas n’est plus de la pensée ; une action
170manifeste ? Ce serait faire la part trop belle au monde, que nous refusons. Mais il peut être utile d’en dégager ce que l’on
171à recommencer. Ce que l’instant commande, dans le monde tel qu’il est, n’est-ce pas, d’une façon plus urgente, « l’observatio
172e fit voir à l’évidence, une fois de plus, que le monde fabriqué pour leur usage par les hommes de ce temps est à tous points
173e à l’homme. 2° Les fondements idéologiques de ce monde sont morts ou n’en valent guère mieux, tant ils sont enrobés de crass
61 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
174nt pas forcément à la ruine immédiate, dans notre monde tel qu’il est. Mais c’est parfois, bien au contraire, par leur succès
175dont nous souffrons d’autant plus vivement que le monde actuel nous met en demeure d’abandonner tout ce qui, dans notre éthiq
62 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
176 de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien
177lus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu
178e séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il
179éparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il doit être envisagé comme manquant de quelque chose. Or,
180e sa raison d’être. Il n’y a pas de neutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché ent
181ienne ? Certes, hic et nunc, dans la situation du monde de 1932, en présence du déchaînement orgueilleux et misérable d’une h
182les valeurs doctrinales les plus gênantes pour ce monde sans Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme »
63 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
183nderait cette rénovation. M. Maulnier critique un monde qui selon lui tend à la suppression de la personne humaine. Sa critiq
184et. On lui dira que ce n’est pas si grave, que le monde n’est plus mené par les philosophes, qu’il accorde à leur activité un
185rêtres, ni tout leur appareil d’assurance dans le monde et contre Dieu — seul l’Évangile est radicalement dangereux, — saluta
64 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
186ontradiction et de l’« agonie », est au centre du monde chrétien, parce qu’elle est le signe même de notre condition. Et lors
187 reste vaine, évasive et mortelle. Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. Toute construction politique qui ne pre
188elle. Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. Toute construction politique qui ne prend pas au sérieux ce qu’impli
189. 1° L’hérésie pessimiste abandonne à lui-même un monde qui ne saurait nous offrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en l
190il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; point de vue qui rend absu
191même d’être né, c’est-à-dire d’avoir été « mis au monde ». 2° L’hérésie optimiste constate au contraire que « nous sommes au
192imiste constate au contraire que « nous sommes au monde pour quelque chose », mais elle oublie que ce quelque chose, notre ac
193hèse est inhérente à tout système rationaliste du monde, soit qu’il prétende, comme le système romain, enfermer les antinomie
194alisme américain. Les uns l’accusent de livrer le monde au Malin, les autres — ou parfois les mêmes — de vouloir fonder dans
195 ou parfois les mêmes — de vouloir fonder dans ce monde un Royaume de Dieu qui pour capitale, plutôt que Genève, choisirait D
65 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
196Ai-je mal su lire tant de brillants essais sur le monde actuel et futur ? Est-ce le fait d’une disposition trop romantique qu
197 en communion avec les éléments, avec l’effroi du monde. On a, non sans comique, loué « cet artiste raffiné » d’avoir su « se
198t : « Il paraît bien qu’on n’est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Raremen
199ls — sujets d’étonnement perpétuel — et la Fin du Monde est l’un d’eux. Un vrai mythe, c’est-à-dire un événement perpétuellem
66 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
200inations qu’il peut renoncer violemment à tout un monde faux pour en créer un autre. Sa vie en Afrique est un second renoncem
201. » Dès les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense et de lenteur. Il avance a
202rs travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci »13. À quoi no
203es qu’autant qu’elles sont utiles pour le bien du monde. Les autres, nous devons les garder pour nous ; elles seront toujours
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
204elle implique la condamnation d’une conception du monde à la fois libérale et inconsciemment matérialiste qui permet et favor
68 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
205ure seulement où le plan de dépoétisation de leur monde confié aux Manuels primaires, rate. Lire à petites doses. Vers la fin
69 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alexandre, par Klaus Mann (septembre 1932)
206rait à la mode de 1920, qu’Alexandre a conquis le monde. Le défaut de ce point de vue, c’est qu’il n’étonnera personne, alors
70 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
207i de vivre — telle est notre révolution — dans un monde qui nous préparait pour autre chose, dans une société organisée (et m
208 créations pseudo-mystiques qui pullulent dans un monde athée. Quelle que soit d’ailleurs la conception historique que l’on a
209lle sera « acte ». 2ᵉ — Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que
210tion personnaliste est seule capable d’édifier un monde culturel, économique et social qu’anime un risque permanent, essentie
211des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. Sylveire demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens
212onde. Sylveire demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le « salut » n’est pas à débattre sur
213isit, me saisit. Je parle de cette seule chose au monde qui n’ait pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de
214t pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de cette seule chose pour laquelle j’accepte de me faire tuer, parc
71 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
215est l’un des plus mauvais qui aient été donnés au monde moderne. « Depuis Descartes, ils ont tous cru, dit Kierkegaard, que s
216te « monstrueuse contradiction » règne au cœur du monde moderne, et la « pensée » bourgeoise a réussi ce tour pendable de la
217as envie de se faire assassiner. ⁂ Pendant que ce monde condamné tient encore debout, il serait bon d’examiner rapidement les
218souffrance et d’un isolement. Telle est la loi du monde, et il est admirable de l’aimer. Et la pensée n’est point soustraite
72 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
219ette volonté de vivre « humainement » que dans le monde entier nous voyons se dresser contre la stérilisante convention capit
73 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
220issant au contact des éléments inférieurs de deux mondes dont la synthèse constituerait la gloire de ce temps, et, accessoirem
221 condamner à ignorer, à méconnaître une vision du monde qui demain peut se traduire en arguments sanglants. Et s’il est des d
222 peut symboliser l’opposition des deux visions du monde dans celle, plus précise, de deux notions du tragique. Le monde latin
223le, plus précise, de deux notions du tragique. Le monde latin connaît un tragique aux arêtes de pierre taillée : conflits d’a
224 vraiment, n’est pas un mot français. En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on c
225nde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on considère ses manières de sentir et de penser — qu’il
226ictions et dépassement de ces contradictions2. Le monde latin, en tant que latin, étant un monde de l’unité (en vérité de l’u
227ons2. Le monde latin, en tant que latin, étant un monde de l’unité (en vérité de l’unification à tout prix) est un monde « sé
228é (en vérité de l’unification à tout prix) est un monde « sécularisé » jusque dans ses modes les plus intimes de souffrir. Ca
229 alors en un refus chronique. Et c’est en quoi le monde latin, monde de la spontanéité, est à son tour plus audacieux, et pou
230refus chronique. Et c’est en quoi le monde latin, monde de la spontanéité, est à son tour plus audacieux, et pour tout dire,
231udacieux, et pour tout dire, plus chrétien que le monde de l’Europe centrale. L’intelligence est sentimentale Le sentim
74 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
232fare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut-être cette plainte heureuse des violons.
233e répondit-il, que seul vous venez d’atteindre au monde des êtres véritables. Nous nous rencontrons. Vous me voyez parce que
234és… Je n’en suis pas fâché. »   Il y avait peu de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de
235 — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez
236 objets — et c’est cela seul qui donne un sens au monde. — Mais je bavarde, je philosophe, et vous allez me dire que c’est tr
237ire que c’est trop facile pour un homme retiré du monde depuis si longtemps. Livrons-nous plutôt à une petite malice dont l’i
238 avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde ne sont que des décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments
239 passant par toutes les formes animales. L’âme du monde palpite dans cette confidence. Il m’enseigne que la passion seule, pa
75 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
240s loin que la rumeur des voix, orchestre du grand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un silence qui s’approfondit au l
241eulement d’écouter autre chose… En vérité le monde propose à l’imagination de bien étranges spectacles ; pourquoi veut-i
242ement vaine. Il y a peu de mensonge dans le grand monde : plutôt des règles de jeu, et personne n’a l’idée d’y croire. Le pir
243 et c’est soudain une déchirure assourdissante du monde : je vois une lumière vraie, chaude et triomphante, et des vaisseaux
244 laisser aller un peu à mes idées. Le commerce du monde mène plus loin qu’il n’y paraît, mène parfois bien près de la réalité
76 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
245ans l’insomnie — vrai voyage à dormir debout… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond an
246lisables, bouleversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont no
247 perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérê
248ns qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action
249pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence : les j
250 se plaint de ce qu’il y ait peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu
251ent ou fixe ou pas à pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant, sans frontières. Eux : leurs petites mous
252nts ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasard a voulu que j’y
253nde. Ils l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le v
254ges à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approche
255ais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière différence, — car on ne voit que ce qui est de s
256tenant ?) xix « Tous ceux qui quittent ce monde vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un homme n’est p
257ce qu’il est : cela qui me rendrait acceptable ce monde.) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve p
77 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
258e génie tourmente cet être faible, humilié par le monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter la maison
259 un grand accès de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longt
260chambre… Est-ce que tout cela existe dans le même monde ? (Il est bon de poser parfois de ces grandes questions naïves.) Lui
261ut-il donc que l’un des deux soit absurde, de ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?…   Le tragique de la facilité, c’est
78 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
262 coin d’une maison jaune, se retournent. Ce petit monde enclos par le pont et l’écluse, je m’en contenterai doucement. Comme
263ctivité d’un jugement qui domine la médiocrité du monde. Le père Reinecke est un esprit « caustique » — il aime à me le répét
264haque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, et de ses voisi
265? Cette ville est pour eux la moins quelconque du monde. Je prétexte des écritures — qui se réduisent d’ailleurs à ce journal
266ette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il y eut un instant merveilleux que je veux noter
267 en contact avec tout le mobile et l’ineffable du monde. Cure de sommeil, de rêves et de feuillages, — (et trois heures de te
268a perdu le secret de l’humain ? Car voici bien le monde qu’on nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupide
269qui composent notre imagerie quotidienne du vaste monde. J’étais seul et tranquille, à manger et à soupeser des idées qui ven
270ne l’esprit humain parmi les formes désirables du monde, lorsqu’il veut les connaître et les posséder dans sa force. Car la l
271le s’évanouit en lumière. C’est ainsi que dans le monde spirituel, l’ère de la vitesse préparerait l’ère des Illuminés… L’ext
79 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
272n ressort ivre et comme possédé par les génies du monde végétal. Il y a une sorte de violence aussi dans ces bains de silence
273ion d’humanité la plus dangereuse pour la paix du monde. Quoi ! cette centaine de familles écartées du pouvoir dans leur prop
274avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est perdu, mais héroïquement attachées à leur
275ne vertu sans égale, sans espoir, — péril pour le monde ! Fable énorme et qui étonne de la part d’écrivains d’ordinaire consc
276voir si cette classe justifie sa fonction dans le monde actuel, je répondrai que cela dépend après tout des possibilités qu’o
80 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Le balcon sur l’eau
277proche. Une haute muraille derrière nous ferme le monde. Tu ne trembles plus, tu t’appuies. Nos reflets ondulent très peu, gr
81 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
278’histoire suivante qui est une des plus belles du monde : Un prince italien ayant commandé à Pergolèse un Stabat Mater, le m
82 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
279t un aspect nécessaire de l’« ordre chrétien » du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la
280faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas l
281blie » établissant à son tour un ordre injuste du monde et s’appuyant sur lui, en réalité n’est plus l’Église et n’a plus le
282elles-mêmes, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse,
283dégager de leurs complicités avec les « forces du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la fo
284mmes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de
285nnent pour chrétiens ? ⁂ Quand, par la maladie du monde, la « chrétienté » se trouve menacée, c’est déjà qu’elle mérite la mo
286ujourd’hui prétend durer et se défendre contre le monde soulevé. Étrange illusion, certes, puisque en le sanctionnant naguère
287ns jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de ce
288L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! E
289 rôle de l’Église doit-il rester de porter sur le monde un jugement permanent et destructeur ; tandis que la révolution dans
83 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
290te position simpliste de problèmes vieux comme le monde chrétien a du moins le mérite de débarrasser le protestantisme améric
84 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
291cratisation du confort moyen et de la TSF dans un monde où le libre divertissement de chacun sera la condition du libre abrut
292sses chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du
85 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
293 « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)p Le lecteur moderne est, paraî
294la menace des forces terribles déchaînées dans le monde contemporain voit bien que la question n’est plus de s’évader, de se
295 plus de s’évader, de se distraire en oubliant un monde qu’on serait sûr de retrouver bien en place le lendemain. L’angoisse
296 était un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait u
297 à vue qui s’opère dans toute notre conception du monde. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe b
298, dans cette énorme aventure qui « règne » sur le monde comme une fièvre, le romanesque éclate, remplit nos vies, ou s’il n’y
299ors, toutes les nouvelles qui nous parviennent du monde sont comme autant d’épisodes d’un drame qui intéresse chacun de nous.
300me se prend d’un intérêt passionné pour la vie du monde. Et ce fait est nouveau dans l’Histoire. Jamais le document n’a été r
301ois, nous semble-t-il, mettent sur notre table le monde tel qu’il est. Quel romancier pourrait nous apporter l’équivalent de
302ision directe, exaltante et dépaysante ? Voici le monde en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait l
303ltante et dépaysante ? Voici le monde en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait le concevoir. C’est
304rels, l’homme demeure cet être qui veut penser le monde. Incapable désormais de s’en distraire en le fuyant, il cherche à l’e
305e le titre fameux de Paul Valéry : Regards sur le monde actuel. Les grandes controverses modernes sont nées en France autour
306agne : « Weltgeschichte gefälligst », Histoire du monde, s’il vous plaît ! ⁂ Retour à l’essai rendu nécessaire par le besoin
86 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
307te sagesse dit oui à toutes les contradictions du monde. Elle les assume dans une vue sobre et courageuse et cherche en elles
308nne lorsqu’elle s’insère dans le donné hostile du monde ambiant. Elle ne veut ni la thèse seule, ni l’antithèse seule, et bie
309 l’acte rend un compte suffisant de l’ensemble du monde. Ce serait dire qu’elle constitue finalement la solution au nom de qu
310igineuse : la place qui nous est assignée dans ce monde « nous situe plus profondément dans le non que dans le oui » ; mais l
87 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
311révolutionnaire sur la pensée protestante dans le monde entier. Quel est donc le contenu de cette œuvre, où est le secret de
312 polémique de la “religion” est dirigée contre le monde qui vit sans Dieu, la polémique de la Bible au contraire, vise le mon
313u, la polémique de la Bible au contraire, vise le monde religieux, qu’il soit placé sous le signe de Baal ou de Yaveh. » La B
314 les oui et tous les non que nous pouvons dire au monde. L’homme ne reçoit son existence véritable que dans la parole que Die
88 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
315de l’enthousiasme dominé, l’opulente diversité du monde. La qualité des traductions du latin, du bas latin et de l’italien do
89 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
316é à ses yeux : le fait d’un défaut de présence au monde, d’une impuissance à saisir les choses. Là réside la cause de la peur
317C’est un état d’âme qui caractérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance p
318e qui caractérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance propre, le monde de
319sans responsabilité et sans résistance propre, le monde des hommes qui ne sont plus présents à eux-mêmes, hommes sans pesée,
90 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
320 cette revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans ce
321 ⁂ Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel. Le « travaille
322fin, tel est le véritable nom du Progrès, dans un monde dont le matérialisme foncier ne pourra plus être longtemps masqué par
323liberté possible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. Voyons maintenant quelles cont
91 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
324histoire où l’esprit doit entrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’oppression des déterminismes collect
325toutes les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut aimer sont to
326ment, par contre, ils en ont quelques-unes.) Le « monde d’objets » dans lequel la philosophie moderne s’est enfermée ne compo
92 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
327t, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d’abord tout matériel. Il est dans « les apparences act
93 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
328nence qui planerait au-dessus des vicissitudes du monde et des résultats hautement contradictoires des philosophies. La criti
94 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
329 exemple : il ne sait même pas pourquoi il est au monde, ni pour quoi ; il se demande parfois ce qu’il a bien pu venir y fair
330gnore, ce sont les choses les plus importantes du monde : l’origine et la fin de son existence terrestre. Dès lors, ceux qui
331n que lui pose sans cesse la crise perpétuelle du monde. Et l’antagonisme des deux attitudes prend une forme encore plus pré
332oustraire l’homme à son créateur, pour rebâtir un monde à la mesure de l’homme considéré comme autonome, et « calculable » hu
333e soustrait aux conflits naturels. Il vit dans un monde où il n’y aura bientôt plus, — se dit-on — ni luttes sociales, ni lut
95 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
334e unique de la puissance sans visage. Dire que le monde est devenu impensable, c’est avouer qu’il n’y a plus de mesure commun
335 à la pensée et à l’action, — hors la monnaie. Un monde sans mesure, comme le nôtre, est aussi un monde sans grandeur. Telle
336n monde sans mesure, comme le nôtre, est aussi un monde sans grandeur. Telle est notre médiocrité. La seule mesure extérieure
337ipe, nous aurons trouvé du même coup la mesure du monde nouveau. Cette mesure concrète, cette référence universelle, ce princ
338l’homme, que pourraient-ils voir d’autre, dans le monde où nous sommes, qu’un désordre impensable, appel aux dictateurs ? Mai
339ental de la pensée bourgeoise, vice qui le lie au monde ancien et le condamne à passer avec lui : il décrit l’anarchie intime
340cela ne va pas à la spéculation gratuite, dans un monde personnaliste. Les « idées pures » sont des cadavres d’idées ; les id
96 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
341ous jamais à ceux qui ont besoin de comprendre le monde ? — J’ai une grande dette de reconnaissance à payer à M. Johan Bojer,
342on. Dresse-toi, viens, nous partons dans le vaste monde. À ceux-là, je dois la nourriture de ma maison, comme à des dieux. «
97 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
343tre. C’est le moment de la présence de l’homme au monde et à soi-même conjointement. Et c’est ainsi que le concret naît d’une
344ant que l’angoisse est le signe de son absence au monde et à soi-même. Dire que l’homme est, concrètement, c’est dire qu’il s
345 assez exactement l’ampleur de notre défection au monde et à nous-mêmes. Dans l’homme entièrement humain, il n’y aurait pas p
346t nous sculpte un visage lisible. Sur la scène du monde, où nous avons été placés, dans ce drame qu’il nous faut jouer sans l
347u drame, tout bien compté, est aussi vaste que le monde, et qu’il n’est pas de réduit si secret où l’on se cache, qui ne soit
348ropre personne. Ma personne, c’est ma présence au monde et à moi-même conjointement ; aux vrais objets, aux vrais humains, et
349alité claire. Ils sont là en dépit de la forme du monde, et par eux seuls s’opèrent ces transformations qui scandent la durée
350e fantômes et séparés par eux de nous-mêmes et du monde. Nous nous voyons dominés fréquemment par les objets que nous imagino
351 alors les lois mêmes de notre absence, celles du monde abandonné et qui paraît déterminé de soi, puisqu’il est vu précisémen
352ommes très peu personnels. Nous sommes aliénés au monde des objets. Nous sommes surtout les jouets humiliés de ce qui nie not
353l que rien ne peut décrire, mais qui fait voir le monde et chasse nos fantômes, notre devoir n’est pas de revenir vers les té
354 matérialisme a compris qu’il y a pour l’homme un monde des objets, ce que niaient pratiquement beaucoup de clercs ; il a com
355omme est l’expression de notre solidarité avec le monde des objets ; l’aspect de l’âme est notre orientation, l’originalité e
356, l’originalité essentielle de l’homme au sein du monde des objets, c’est-à-dire notre capacité de choisir librement nos cont
98 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
357dre et la contradiction. L’argent règne sur notre monde, comme une puissance occulte et pourtant méticuleusement tyrannique,
358, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment que le «
359t menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de tout temps désespérée. Seulement, maintenant, cela se voit.
360s la chute du premier homme, depuis le déluge, le monde se débat dans une crise millénaire dont les périodes dites « prospère
361 dégradation du sens de la révolte. L’histoire du monde, bien loin d’être l’histoire d’un progrès continu, nous apparaît plut
362ins que rien, et que tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volon
363i a bu boira ! Or, la seule chose intéressante au monde, — et je dis intéressante au sens le plus profond du terme, la seule
364là savent au moins ce qui les mène et poussent le monde dans la direction où il doit tomber fatalement, si on le laisse tombe
365 sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là, fatalement, devait désespérer de soi-mê
366 vous dit que désormais « tout se tient » dans le monde, c’est l’exemple suivant : le krach d’une banque à Paris peut ruiner
367 ismes, ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde chaotique hautement organisé, une monstrueuse agglomération d’individ
368raison d’être. La classe, la race, jouent dans le monde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle
369concrètes de ces grands faits qui bouleversent le monde. C’est à vous de déceler, par exemple, l’origine permanente et virtue
370udrez, bouleversez les institutions, organisez le monde par la contrainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société s
371is bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement pervertie
372us révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le
373aisse maintenant. Nous ne rencontrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. 42. L’Histoire au sens hégélien du
99 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
374dre la confrontation générale des valeurs dont le monde croit vivre et des valeurs qui jugent cette vie. C’est à elle, en par
375 chrétienne doit rendre n’est un service rendu au monde que si d’abord il est obéissance ? Ce ne sont pas les catastrophes qu
100 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
376açon la plus sage de supporter les maux de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prou
377son destin. Mais tout cela va au martyre, dans le monde qu’on nous prépare ? Il se peut, si pourtant Dieu le veut. L’exigence
378 Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit p
379nhumains ! Il semble que chacun porte le poids du monde et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé
380e de Kierkegaard tourne son aiguillon contre le « monde chrétien », celui qui se réclame de l’esprit, ou qui fait profession
381nt » qui tremble pour le sort de l’esprit dans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Es
382 l’esprit dans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Esprit n’existait pas ! Serons-nou
383efois à l’église déplorer en commun l’athéisme du monde. « Le Nouveau Testament suppose sans autre que le chrétien souffre po
384xte qu’il a choisi lui-même : “Dieu a élu dans le monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit ! »56. C’est alors q
385, en fin de compte, imaginaire. Car l’ordre de ce monde est lui-même en révolte contre l’ordre reçu de Dieu, qui sera l’Ordre
386ion, obéissance. Si donc l’appel de Dieu isole du monde un homme, c’est que le monde, dans sa forme déchue, s’oppose au monde
387pel de Dieu isole du monde un homme, c’est que le monde, dans sa forme déchue, s’oppose au monde tel que Dieu l’a créé, s’opp
388t que le monde, dans sa forme déchue, s’oppose au monde tel que Dieu l’a créé, s’oppose à la transformation que veut l’Esprit
389éternel de sa vie. Celui-là seul peut juger de ce monde, et s’y tenir comme n’étant pas tenu. Il n’est pas d’autre « réaction
390st pas fondée dans la transformation effective du monde. Elle participe encore de la dégradation. « Une objection vraiment mé
391ui-même à ses propres yeux. Il a voulu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a vou
392apper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Réel et qui pourtant n’est ri
393l’esprit religieux leur font concevoir une Âme du Monde qu’ils se figurent (mais sans franchise, ni précision) comme une espè
394rnaturelle.61 » Mais qui ne voit que cette Âme du Monde le tient aussi, et jusque dans son scepticisme, lorsque Maurras procl
395 pas foule, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera sans doute, mais
396n’est plus cette absurdité révoltante que rien au monde ne pourrait permettre d’accepter, quand le martyr reçoit sa mort avec
397tale est seule active. Elle est aussi présence au monde. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Die
398mant l’utilitarisme de Bentham : « Étant donné un monde plein de coquins, montrer que la vertu est le résultat de leurs aspir