1 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
1 religieux. Elle traduira demain l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs
2mateurs. Ce n’est pas sauver des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. Sylveire demande : que signifie « sauver
2 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
3r le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias II, 3-4 et 15). Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en ré
4gués par l’industrie lourde au gouvernement d’une nation « chrétienne » revendiquer dans leurs discours la défense des « valeu
3 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
5 titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41. » Et l’on pense au titre de cet album de photos paru récemment en
4 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
6 la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes sociales. Du travailleur
5 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
7s choses, dans les partis, dans l’État ou dans la nation un principe de grandeur qui n’est plus que dans l’homme. Mais si nous
6 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
8 collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’e
9s disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme.
10és, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles ont encore
7 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
11. Seul Pillau, le ministre, l’incarnation de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, B
12 tragique de leur patrie, l’idée profonde de leur nation, que Pillau définit comme la fidélité, et de tout sacrifier à cette f
13rraient s’appliquer au destin de n’importe quelle nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait nation », dans les dernièr
14nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait nation », dans les dernières phrases de Pillau, n’apparaît-il pas lié au seu
15e sort de l’homme que sous l’aspect du sort de la nation ? Tel est, je crois, le problème central qu’impose ce livre, et l’on
16eut juger sainement la politique étrange de cette nation. Mais j’ai dit que cette œuvre pourrait s’intituler tout aussi bien «
8 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
17stin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — car c’est de tout cela que se compose le
18tendez nous courber ? » La classe, le capital, la nation, les fameux « déterminismes historiques » ne sont rien que des créati
9 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
19abord ce « fait-nation », et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie14, nationalisme et autarchie, nation cultur
20nation », et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie14, nationalisme et autarchie, nation culturelle et région é
21t, nation et patrie14, nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économique. On n’est pas sûr, à lire Déat, qu’il
22incipe spirituel, affectif et communautaire de la nation. Qu’est-ce qu’un plan de gouvernement qui paraît ignorer ce principe 
23d’idées qui forme ce qu’on appelle l’esprit d’une nation, c’est-à-dire la nation elle-même. Or c’est bien le principe d’une co
24on appelle l’esprit d’une nation, c’est-à-dire la nation elle-même. Or c’est bien le principe d’une communauté nouvelle, ce fe
10 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
25hercher leur origine spirituelle. Décadence de la nation française critique le nationalisme présent au nom de l’instinct qui r
11 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
26 collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’e
27s disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme.
28és, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles ont encore
12 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
29il nous délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles,
13 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
30r le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias, 3-4 et 15.) Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réali
31gués par l’industrie lourde au gouvernement d’une nation « chrétienne » revendiquer dans leurs discours la défense des « valeu
14 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
32tung, toute expérience fasciste signifie pour une nation un appauvrissement spirituel dont les conséquences peuvent être sécul
15 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
33 religieux. Elle traduira demain l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs
34mateurs. Ce n’est pas sauver des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. On nous demande : que signifie « sauver l
16 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
35tent aujourd’hui. Le premier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de
17 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
36 la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes sociales. Du travailleur
18 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
37 n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens cri
38’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord
39é au parti avant la fidélité au bien commun de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-mêm
40crise est là, les partis se mettent à déchirer la nation avec une absence de scrupules qui rappelle des temps fort décriés : c
41é des partis n’agit pas autrement vis-à-vis de la nation et de ses intérêts supérieurs, que la moderne féodalité des trusts et
42leurs », et y ajoutent celles de la race et de la nation, qui donnent à l’ensemble un dynamisme physique autrement impressionn
43ure, — d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la Franc
44a science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent
45êts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D
46n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations,
47at ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieures de la ten
48 création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant ê
49tat à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation. C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons a
50nde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore, notre méthode d
51ériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée
52questions de vie ou de mort pour l’ensemble de la nation. Ceux qui leur donneront une réponse efficace, donneront du même coup
19 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
53r plus le sort de l’homme que sous l’aspect de la nation ? Tel est je crois le problème central qu’impose ce livre, et l’on ad
20 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
54n des relations qu’entretiennent notre cité et la nation des clercs. C’est mettre en discussion l’un des rapports fondamentaux
55’esprit créateur », tremblons pour l’avenir de la nation. « Qu’on nous entende bien. La pensée ne sera absente nulle part. Mai
21 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
56 à Valmy entraîne ses troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la rév
57traîne ses troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la révolution. Au
58ire ». Faudrait-il en déduire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : voilà bien le
59 que l’opposition n’est pas entre le peuple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populaire », c’est-à-
22 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
60utant, fermente et empoisonne la vie morale de la nation. Il devient un foyer de fièvre et un facteur d’énervement. Les deux f
23 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
61placez tous les conflits dans le cadre rigide des nations. La nation-bloc, telle que vous la concevez, est un danger dès qu’ell
24 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
62i a fait la Révolution de 89, et qui est déjà une nation. Mais condamner le « fascisme » allemand, et fonder sur cette condamn
63’est la communion du cœur avec chaque homme de la nation allemande. » De nouveau dressés, saluant à la romaine, ils pleuraient
64me de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation, que le Führer est venu incarner, lui le pur, le simple, l’ami et le
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
65e but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, — qui sont censées configurer la culture. 2. Or cette mesu
66d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles, et celles qui se disent rajeunies. Les v
67, et celles qui se disent rajeunies. Les vieilles nations mènent encore une vie à bien des égards plus facile et plus libre que
68 gardé un certain nombre de possibilités dont les nations plus jeunes se sont volontairement privées. Elles s’honorent d’avoir
69it : ces deux traits définissent l’atmosphère des nations libérales d’aujourd’hui. Elles ne savent trop que faire de cette libe
70re. Et l’on s’occupe en attendant à critiquer les nations « rajeunies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites
71unies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites rajeunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une
72osé, ces deux traits définissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail.
73uvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’
74sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation. C’est à la faveur d’une famine que les plus grandes nations de l’Eur
75est à la faveur d’une famine que les plus grandes nations de l’Europe moderne ont découvert le sens de leur histoire et l’aveni
76« totalitaire ». Là où depuis cent ans ou plus la nation existait déjà, la crise est bien moins virulente, et la réponse a plu
77s réponses qu’ils ont tenté de donner — classe ou nation — reste superficiel et arbitraire tant qu’il ne tient pas compte des
78nstituent pas un danger interne pour les vieilles nations libérales, elles constituent cependant une menace extérieure matériel
79es ou parlementaires professionnels, coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses
80cines. Notre seule chance de salut, à nous autres nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance
81er : ici commence un monde étrange, ici règne une nation dont nous ne sommes pas, et qui nous est hostile, non point par volon
26 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
82ée sur le sens de certains maîtres-mots : esprit, nation, révolution, salut…) Et, comme pour protéger ces conventions précaire
27 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
83ns, mais au contraire d’obtenir l’unanimité de la nation sur une question vitale. La « lutte électorale » revenait ainsi à la
84cient pas forcément de la véritable volonté de la nation… Pour moi, ajoutait-il, je viens faire appel à vous tous pour la troi
85and fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centralisée, une solide base mystique et étatique pour les
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
86ustrer en remplaçant « esprit ou « autorité » par nation française, et « pouvoirs institués » par Conseil des ministres et Par
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
87 n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens cri
88’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord
89é au parti avant la fidélité au bien commun de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-mêm
90crise est là, les partis se mettent à déchirer la nation avec une absence de scrupules qui rappelle des temps fort décriés : c
91é des partis n’agit pas autrement vis-à-vis de la nation et de ses intérêts supérieurs, que la moderne féodalité des trusts et
92leurs », et y ajoutent celles de la race et de la nation, qui donnent à l’ensemble un dynamisme physique autrement impressionn
93ure —, d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la Franc
94a science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent
95êts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D
96n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, l
97tat ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieures de la ten
98 création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant ê
99tat à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation46. C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons
100nde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore, notre méthode d
101ériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée
102questions de vie ou de mort pour l’ensemble de la nation. Ceux qui leur donneront une réponse efficace, donneront du même coup
30 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
103leur parti ou de leurs personnes avant ceux de la nation et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lig
104 Une seule réalité fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut
105es 200 familles du racisme57, les « ennemis de la nation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une bas
106 haines communes sur laquelle puisse s’unifier la nation. Le Diktat de Versailles, signé par des diplomates lâches ou traîtres
107nt l’action paraissait néfaste aux intérêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Lénini
108s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujours, il faut « faire vite », déjouer un complot à la dernière
109dépassement ne sera pas amorcé par la France, les nations jeunes, faute d’un autre modèle, se laisseront engager dans des imita
110nisme, l’esprit centralisateur, le principe de la nation armée, disciplinée dans un cadre rigide, tout cela ne cesse d’être st
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
111oment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou même cesse d’être pré
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
112 discours et les articles de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clo
33 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
113les et leurs élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de c
114 nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de chaque homme et l’idéal qu’il concevait. La misèr
34 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
115uand il est question de l’Allemagne. C’est que la nation française existe depuis 1789 ; et qu’elle existe même si réellement q
116 en général, à côté d’elle, la volonté d’être une nation. Un Français qui proclame aujourd’hui, à grand éclat, qu’il veut être
117l » cela ne rend plus du tout le son du « Vive la Nation ! » de Valmy… C’est pourquoi le Français moyen traduit national-socia
118s combattants, je suis enfin l’annonciateur de la Nation allemande à venir. C’était l’incarnation de la commune mesure, la fin
119a mesure, et son incarnation visible à tous. « La nation est le contenu et la substance de l’empire. Elle est le but de tout o
120onner le pain, d’abord rendre sa « liberté » à la nation. La culture viendrait après : on la taxait pour le moment de superstr
121aboration judicieuse de tous les organismes de la nation », dit Rosenberg. Et il ajoute que « la révolution (nationale-sociali
122parole du Führer est « la volonté organisée de la nation ». Dans les deux régimes, on s’efforcera de démontrer que d’autant pl
35 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
123e but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, qui sont censées configurer la culture. 2° Or cette mesure
36 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
124rre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein, c’est l’inca
125d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles et celles qui se disent rajeunies. Les vi
126s et celles qui se disent rajeunies. Les vieilles nations mènent encore une vie à bien des égards plus facile et plus libre que
127 gardé un certain nombre de possibilités dont les nations plus jeunes se sont volontairement privées. Elles s’honorent d’avoir
128it : ces deux traits définissent l’atmosphère des nations libérales d’aujourd’hui. Elles ne savent trop que faire de cette libe
129re. Et l’on s’occupe en attendant à critiquer les nations « rajeunies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites
130unies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites rajeunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une
131osé, ces deux traits définissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail.
132uvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’
133sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation, ou des fantasmes de compensation qui en tiendrons lieu pour un temps
134n temps. Si l’Europe d’aujourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieilles, cela s’explique d’abord par l’hist
135jourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieilles, cela s’explique d’abord par l’histoire : les nations « raje
136les, cela s’explique d’abord par l’histoire : les nations « rajeunies » sont tout simplement celles qui n’avaient pas encore d’
137s cela s’explique ensuite par la misère : car ces nations ne se sont découvertes qu’à la faveur d’une crise totale. Ainsi l’opp
138otalitaire. Là où depuis deux ou trois siècles la nation existait déjà, la crise est bien moins virulente, et la réponse a plu
139s réponses qu’ils ont tenté de donner — classe ou nation — reste superficiel et arbitraire tant qu’il ne tient pas compte des
140nstituent pas un danger interne pour les vieilles nations libérales, elles n’en sont pas moins une menace extérieure matérielle
141es ou parlementaires professionnels, coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses
142cines. Notre seule chance de salut, à nous autres nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance
143er : ici commence un monde étrange, ici règne une nation dont nous ne sommes pas, et qui nous est hostile, non point par volon
37 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
144 culture et aux activités les plus diverses de la nation ; je m’appuie sur ce qui est, mais c’est pour prendre élan vers ce qu
38 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
145ur à justifier les passions d’une classe ou d’une nation. Mais l’esprit n’a pas de pouvoir, s’il refuse d’être initiateur. L’e
39 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
146faisceau, la troupe d’assaut, puis le Parti ou la Nation organisée. On l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individ
147phique, il correspond à la réalité profonde de la Nation, à la réalité précise du Parti. Nous n’avons pas à « corriger » de te
148ntradictions qui empêtrent nos vies et la vie des nations depuis cent ans restent stériles, c’est que l’humanité a perdu la vis
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
149les rapports de la politique, de l’économie de la nation et de la culture sont un peu moins simplets que ces partisans ne le c
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
150es de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïcard, il accuse
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
151ens de ce qui est européen et commun à toutes les nations ; étant eux-mêmes dans la mesure où ils sont cela, dans la mesure où
152trouvé, le sens de la réalité irremplaçable d’une nation. L’autorité qu’une certaine presse suisse s’était acquise à l’étrange
153de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont illustrées l’une après l’autre, mais n’ont pas
154me « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’e
43 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
155vain et du public, ou même de la culture et de la nation, qui se pose enfin dans son urgence et son ampleur. Pourquoi lit-on s
44 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
156 voulu se séparer des intérêts fondamentaux de la nation. Ce phénomène est apparu dès le romantisme, avec la théorie de l’art
157ement des préoccupations, jugées vulgaires, de la nation ; tandis que les autres spéculaient commercialement sur la paresse de
158sent qu’il est en communion avec les soucis de la nation, sa vie réelle et sa nature profonde. Mais un tel redressement de la
159 Suisses, plus vitaux encore que pour les grandes nations qui nous entourent. Et c’est pourquoi enfin, j’y reviens, acheter des
45 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
160et de lettres de noblesse, et grands prêteurs. La Nation, c’est alors la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Le peuple n’es
46 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
161rolétariat, prospérité, abondance, grandeur de la nation… mythes qu’il faut ensuite imposer de force à la conscience de tout u
47 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
162er la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait partie du pays. Elle
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
163er la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait partie du pays. Elle
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
164es de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïcard, il accuse
165 tout péril fasciste est écarté d’emblée pour une nation qui sait encore dévouer ses enthousiasmes aux soins que réclame la vi
50 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
166es-nous sûrs que le réarmement massif profite aux nations pacifiques ? Sommes-nous même sûrs qu’il soit un avantage certain pou
167même sûrs qu’il soit un avantage certain pour les nations qui glorifient la guerre ? La vraie raison de la course aux armements
168’idée de proposer qu’on donne la peste à toute la nation. Or c’est à peu près cela qu’on nous propose : faire vivre le peuple
169litaires, selon la doctrine officielle dite de la nation armée. Mussolini l’a très bien dit : « La discipline militaire impliq
170fierait bientôt le partage de notre État en trois nations. Ce serait la négation la plus radicale des bases mêmes de la Confédé
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
171igné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale »
172jet légitime et possible à la passion : l’idée de Nation symbolisée par le Führer. D’abord on prive la femme de son auréole ro
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
173alistes. On s’y réclame très curieusement de la « nation » bretonne, du manifeste de Mounier, des droits de l’homme, de Jaurès
53 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
174etrouvé soudain le cri de la Révolution : Vive la Nation ! Or ce cri qui lui donne la victoire le condamne. Je simplifie encor
54 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
175ntralisation rigide, confusion de l’État et de la Nation) s’opposait dans le fait à toute application honnête des deux princip
176u principe fédératif ne fut pas exploitée par les nations qui l’avaient remportée comme malgré elles et en dépit de leurs intér
55 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
177e du voyageur. On passe la frontière d’une de ces nations neuves : on s’imagine que tout, êtres et choses, va nous montrer des
178 pas mort en héros, mais en paria, aux yeux de sa nation. Comme je sortais, vivement impressionné par le courage sérieux (sans
179lle illusion de la classe, corps étranger dans la nation. Et les partis bourgeois, sans qu’il nous en ait coûté beaucoup d’eff
180ermes que ses confrères ; 6° ne dénigre jamais sa nation et ses chefs ; 7° demande des articles à des écrivains et à des savan
181st à peine si les Italiens avaient jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent pénibl
182placez tous les conflits dans le cadre rigide des nations. La nation-bloc, telle que vous la concevez, est un danger dès qu’ell
183’âme des masses, le sombre et puissant râle d’une nation possédée par l’Homme au sourire extasié, — lui le pur et le simple, l
184obsession de l’unité-bloc ; même exaltation de la nation considérée comme missionnaire d’une idée ; même sens des fêtes symbol
185, on les a contraints à distinguer l’Église de la Nation. Malgré eux, à leur cœur défendant, contre leurs traditions les plus
186t-ce aujourd’hui seulement que la vérité de cette nation paraît, et alors, c’est nous qui rêvions lorsque nous lui trouvions d
56 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
187ession unique (plus encore que le synonyme) de la nation, de l’économie, de la culture, de la race, et de la société. Formule
188 manque de main-d’œuvre en 1938. La dignité de la nation est rétablie. L’autorité est restaurée. « Et nous voici sauvés du com
189r rapport au mouvement total, à la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance 
190 chrétienne ; c’est-à-dire qu’à la religion de la Nation et de la Race ne s’oppose plus que la foi proprement dite : contre-ép
191’a aucune importance. Car ce qui compte, c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. E
192 c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y pr
193uerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations démocratiques. D’une guerre totale, telle que nous l’imposerait l’All
194ne soit pas cette volonté anxieuse de croire à la Nation… Le seul problème pratique, sérieux, urgent et réellement fondamental
57 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
195ns, mais au contraire d’obtenir l’unanimité de la nation sur une question vitale. La « lutte électorale » revenait ainsi à la
196cient pas forcément de la véritable volonté de la nation… Pour moi, ajoutait-il, je viens faire appel à vous tous pour la troi
197and fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centralisée, une solide base mystique et étatique pour les
58 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
198leur parti ou de leurs personnes avant ceux de la nation et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lig
199 Une seule réalité fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut
200es 200 familles du racisme21, les « ennemis de la nation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une bas
201 haines communes sur laquelle puisse s’unifier la nation. Le Diktat de Versailles, signé par des diplomates lâches ou traîtres
202nt l’action paraissait néfaste aux intérêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Lénini
203s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujours, il faut « faire vite », déjouer un complot à la dernière
204dépassement ne sera pas amorcé par la France, les nations jeunes, faute d’un autre modèle, se laisseront engager dans des imita
205nisme, l’esprit centralisateur, le principe de la nation armée, disciplinée dans un cadre rigide, tout cela ne cesse d’être st
59 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
206olution, point de scission de l’Histoire et de la nation en deux camps longuement irréductibles et appauvris chacun de tout ce
60 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
207la Vienne de Schubert — à l’heure où sombrent des nations sous l’uniforme barbarie — je les vois s’élever rayonnants dans la lu
61 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
208ns toutes ces querelles de ménage que se font les nations d’Europe, il s’agit moins d’humeurs que de lexiques incompatibles, Ai
62 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
209n non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel. D’où l’impression
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
210ienne et grecque. Or les Celtes n’étaient pas une nation. Ils n’avaient pas d’autre « unité » que celle d’une civilisation, do
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
211utour duquel se crée une communauté nouvelle : la Nation. Or la Nation, c’est la transposition de la passion sur le plan coll
212 crée une communauté nouvelle : la Nation. Or la Nation, c’est la transposition de la passion sur le plan collectif. À vrai d
213oit pas à qui s’adresse la passion assumée par la Nation… Nous savons toutefois que la passion d’amour, par exemple est en son
214quement, et c’est la guerre. Or on observe qu’une nation dans son premier essor passionnel recule rarement devant une guerre m
215 étaient bien près d’avoir le même sens… Ainsi la Nation et la Guerre sont liées comme l’Amour et la Mort. Désormais le fait n
216ales, seules susceptibles d’être profitables à la nation pour laquelle il écrit. » Ainsi s’exprime le général von der Goltz, d
217re la « science exacte ». C’est au cri de Vive la Nation ! que les sans-culottes repoussèrent l’armée « classique » des alliés
218 consacrer à la lutte toutes les ressources de la nation ; parce qu’elles allaient se donner comme but non un intérêt dynastiq
219si l’on ose dire, la puissance passionnelle de la Nation. Les poètes romantiques jouèrent un rôle notable dans les guerres de
220a violence ne cesse pas de s’exercer au nom de la Nation, mais ce sont bel et bien des intérêts qui mènent le jeu, ainsi que l
221pour se faire une place dans le monde en tant que nations, elle devient le moyen qu’ils pratiquent encore pour s’enrichir. Tra
222 de fournir les bases d’une communauté solide. La Nation même que l’on invoquait avait perdu de son prestige romantique : le p
223rre.) Mais pour autant, l’on ne détruisait pas la nation même dont on voulait se rendre maître : on se bornait à réduire ses d
224re ne traduit plus l’acte du viol sur le plan des nations, mais bien l’acte du crime sadique, la possession d’une victime morte
225gé, ou recréé, et entretenu en permanence dans la nation. Mais si la guerre totale anéantit toute possibilité de passion, la p
226fuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (ou le Parti) qui a des passions. C’est
227e le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (ou le Parti) qui a des passions. C’est elle (ou lui) qui assume déso
228ter la tension de l’ensemble, personnifié dans la Nation. De 1933 à 1939, l’État-Nation d’Hitler dit aux Allemands : Procréez 
229du chevalier, c’est l’inquiète susceptibilité des Nations totalitaires. Enfin, je soulignerai un fait assez frappant : c’est qu
230eneur quelconque, mais par le Chef qui incarne la Nation. D’où la puissance sans précédent du transfert qui s’opère du privé a
231pense pas que le drainage de toute passion par la Nation soit autre chose qu’une mesure de détresse. C’est repousser la menace
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
232igné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale »
233objet légitime et possible à la passion l’idée de Nation symbolisée par le Führer. D’abord on priva la femme de son auréole ro
66 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
234s autres, ceux d’un autre parti, ceux d’une autre nation… Nous faisons tous comme les petits enfants qui battent la table à la
235 de la guerre, brusquement, aux proportions de la nation entière. Voici donc, dans tous les domaines, que nos pouvoirs d’agir
236viner et à prévenir les inconscients désirs d’une nation. Mais on peut avoir du génie et faire de grosses fautes de calcul. Su
67 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
237soit notre confort, notre profit, nos égoïsmes de nations, nous voici contraints brutalement à des sacrifices mille fois pires,
68 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
238rce que dans tout cela se trouvent impliquées des nations que l’on aime et de chères croyances… Mais quoi, la guerre présente n
69 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
239ur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la nation éduquée par Luther « était prête à se donner à n’importe quel despote
70 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
240 parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, voire à la discipline des troupes. Ces personnes-là, vous les reconn
71 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
241t la lâcheté civique. Il est, dans l’histoire des nations, des heures où l’utopie la plus nocive est justement le petit réalism
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
242tent aujourd’hui. Le premier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
243s autres, ceux d’un autre parti, ceux d’une autre nation… Nous faisons tous comme les petits enfants qui battent la table à la
244 de la guerre, brusquement, aux proportions de la nation entière. Voici donc, dans tous les domaines, que nos pouvoirs d’agir
245viner et à prévenir les inconscients désirs de la nation. Mais on peut avoir du génie et faire de grosses fautes de calcul. Su
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
246ens de ce qui est européen et commun à toutes les nations20 étant eux-mêmes dans la mesure où ils sont cela, dans la mesure où
247rouvé : le sens de la réalité irremplaçable d’une nation. L’autorité qu’une certaine presse suisse s’était acquise à l’étrange
248de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont illustrées l’une après l’autre, mais n’ont pas
249is n’ont pas pu synthétiser et relier. Toutes ces nations ont été grandes tour à tour, dans la musique ou la peinture, la poési
250me « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
251 Autrefois, et naguère encore, il suffisait à une nation de déclarer son sol sacré, pour avoir le droit de le défendre jusqu’à
252rritoire, symbole unique, symbole « sacré » de la nation. Et qu’est-ce que le « sacré », sinon précisément ce qui ne souffre p
253à fait nouvelle en Europe. Ils prétendent que les nations n’ont pas toutes les mêmes droits à l’existence. Autrefois, l’on croy
254tion récente de l’Histoire. Elle proclame que les nations « jeunes » et « dynamiques » ont droit à un espace vital, lequel espa
255 parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, voire à la discipline des troupes. Ces gens-là, vous les reconnaître
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
256ge est couleur d’Empire, c’est-à-dire d’union des nations, et la croix signe de salut. Gardienne des cols par où s’échangent le
77 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
257 Américains sauront ce qu’ils pensent en tant que nation. Ils auront cessé de parier. Si Roosevelt l’emporte, les événements s
78 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
258ment Roosevelt a mis de la sorte au service de la nation, pour une période et pour une tâche déterminées. Il en est résulté pa
79 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
259e église de la capitale. Cela s’intitulait : « La nation prie avec son président. » Le speaker commentait : « Maintenant, le p
80 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
260. Si les totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’esprit qui auront obtenu la victoire.
81 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
261 transcendance ; d’intégrer Dieu lui-même dans la Nation. Comprenons bien ce que signifie, dans cette perspective satanique, l
262escriront divers régimes : régime d’autorité pour nations convalescentes relevant d’une intoxication totalitaire ; régime de la
82 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
263 dit « Dieu », moins hypocrites. Mais ils ont dit Nation, ou Race, ou Classe. Dans ces trois entités divinisées, le moi n’est
264 à l’œuvre dans ces œuvres, — les nôtres, à nous, nations démocratiques — un siècle avant qu’Hitler ne vînt nous réveiller en p
265gination — aux grands événements qui opposent les Nations, ces abstractions personnifiées, et les Révolutions, incarnées par le
266ble avec la Vie. J’avais signé ce traité, dit une nation, mais vous voyez qu’il lèse mes intérêts vitaux. Alors plus rien ne t
267ui sert tes intérêts, qui sont les intérêts de la nation. N’est-ce pas ici le lieu de se demander au nom de quoi nos moralist
83 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
268Soviets, en s’alliant d’autre part avec certaines nations qui s’intitulent très sincèrement démocraties, mais qu’il tient pour
269 proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des vanités courtes et des prudences lâc
84 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
270le à l’œuvre dans ces œuvres — les nôtres à nous, nations démocratiques. Kierkegaard a compris mieux que quiconque et avant tou
271gination — aux grands événements qui opposent les Nations, ces abstractions personnifiées ; et les Révolutions incarnées par le
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
272rs, n’ont pas parlé de « Dieu ». Mais ils ont dit Nation, ou Race, ou Classe. Dans ces trois entités divinisées, le moi n’est
86 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
273ion entre la valeur unique et irrationnelle d’une nation d’une part, et le Bien-Commun universel d’autre part. Il n’y a de val
87 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
274ée sur le sens de certains maîtres-mots : esprit, nation, révolution, salut…) Et, comme pour protéger ces conventions précaire
88 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
275n non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel. D’où le sentiment
89 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
276a écrit quelque part que l’Amérique n’est pas une nation comme les autres, mais un club. Cette remarque explique bien des chos
90 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
277a peur réciproques qui président aux rapports des nations, et de l’antisémitisme, et de l’antisoviétisme, et de l’antiaméricani
91 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Les résultats de la guerre (21 décembre 1945)
278pleur de sa tâche, qui est de faire la police des nations, et d’une arme qui, par nature, serait démesurée pour un seul peuple,
279opéré contre le pouvoir international par une des nations constituantes : la guerre ne vient-elle pas d’éliminer les dictatures
92 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
280 vocation générale ou collective, appliquée à une nation ou même à une génération. Chaque être individuel ou collectif, pour l
93 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
281a peur réciproques qui président aux rapports des nations, et de l’antisémitisme, et de l’antisoviétisme, et de l’antiaméricani
94 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
282onté de dominer affirmée par un chef au nom de sa nation : les Allemands sous Hitler, les Français sous Louis XIV et sous Napo
283ersuadé qu’il ne comporte rien de redoutable. Une nation prend conscience d’elle-même lorsqu’elle atteint ses limites naturell
284raisons de prendre conscience de soi, en tant que nation, avec tout ce que cela comporte d’orgueil et de volonté de régenter l
285ait de quoi trembler. Mais il ne s’agit pas d’une nation comme les autres. Je voudrais, pour vous le faire sentir, prendre un
286là donc un nationalisme « ouvert » et pour qui la nation est en avant dans un élan, un rêve, une liberté future. Non pas comme
95 1946, Combat, articles (1946–1950). Ni secret ni défense (19-20 mai 1946)
287a pas de gouvernement. Je ne suis pas sûr que les nations en aient. Et nous restons, les bras ballants…
96 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
288s une raison simple. Parce qu’ils gouvernent leur nation, et que c’est assez ou même trop pour un homme, tandis que le problèm
289nominations. Il est clair que, pour gouverner les nations, la première condition requise est de n’être pas le chef d’une grande
290on requise est de n’être pas le chef d’une grande nation. Mais qui l’a dit, jusqu’à ce jour ? Chacun sait que l’arbitre d’un m
291 sorti du peuple… Mais si l’on touche à l’idée de nation, voilà tous les visages qui se ferment, et les esprits en état de siè
292fléchir, et qui représentent les intérêts de leur nation, alors que c’est précisément aux dépens de ces intérêts que l’humanit
97 1946, Combat, articles (1946–1950). Tous démocrates (22 mai 1946)
293 qui s’applique à tous les partis et à toutes les nations du globe ne signifie plus rien. Ou bien c’est un mensonge et une hypo
98 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
294plus de profit. Comme tous ceux qui décrivent une nation étrangère, j’ai péché par stylisation. Ajouter des nuances à mon tabl
99 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
295pas seulement pour effet de rendre à l’Europe une nation, mais aussi de prévenir chez les vainqueurs la contagion d’un mal par
100 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
296é et prédéterminé les structures politiques d’une nation. J’indiquerai trois groupes d’exemples de cette précédence des facteu
297s un fédéralisme plus ou moins accentué selon les nations : Confédération helvétique, Provinces unies des Pays-Bas, Commonwealt