1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1olicisme, la Renaissance, le traditionnisme et le nationalisme. L’Orient efféminé ; — en face : l’Ordre romain. Or l’ordre, pour M.
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
2eux sa politique. 8. Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des États de l’Europe se formule en revendications d’ho
3est son droit, ses intérêts. Mais, en Hongrie, le nationalisme est une passion toute nue, qui exprime l’être profond de la race. On
4firent à faire d’un affairiste anglais l’idole du nationalisme magyar. Son portrait affiché dans tous les cafés, dans les halls univ
3 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
5sa politique. viii Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des États de l’Europe se formule en revendications d’ho
6est son droit, ses intérêts. Mais, en Hongrie, le nationalisme est une passion toute nue, qui exprime l’être profond de la race. On
7firent à faire d’un affairiste anglais l’idole du nationalisme magyar. Son portrait affiché dans tous les cafés, dans les halls univ
4 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
8tait-ce point, d’abord, céder à la tentation d’un nationalisme religieux plus injustifiable que l’autre ? Je sais bien que certains
5 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
9ces, le capitalisme comme le stalinisme, tous les nationalismes, et toute révolution qui prétendrait fonder notre salut sur une organ
6 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
10e, leurs mystiques et leurs créations politiques (nationalisme, SDN, etc.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise
7 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
11le en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalisme, l’ironie, le scepticisme, le pompiérisme, — mais ils savent que cela
12u Rhône, la marche en montagne, le romantisme, le nationalisme, l’européanisme et la révolution. (Sur la confusion moderne entre le
13triotisme « chose motivée et avantageuse », et le nationalisme artificiel mais régnant qui fait de la chose publique la chose désava
8 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
14oisie parmi les plus pratiquement meurtrières (le nationalisme, par exemple), avec ce qu’on nommait naguère lucidité, il se voit sim
9 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
15 hommes s’entretuent : capitalisme ou stalinisme, nationalismes de toutes farines, révolutions qui prétendraient fonder notre salut s
10 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
16rieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme huguenot, de ces hommes qui ne sont en fait que « sortis » du protest
11 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
17te jusque dans le domaine de la pensée ; refus du nationalisme mystique, considéré comme une captation, au profit de l’État et de la
12 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
18lle. Décadence de la nation française critique le nationalisme présent au nom de l’instinct qui relie l’homme à son lieu, à sa patri
13 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
19confond pas nation et état, nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économique. On n’est pas sû
14 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
20zeville ajoute pour sa part l’étatisme absolu, le nationalisme, « l’individualisme effréné », le racisme et le marxisme. Voilà pourq
21e décidément nos universitaires. Elle relève d’un nationalisme de manuels, pour ne pas dire, avec E. R. Curtius, d’une « propagande
22 Hegel, d’où sont effectivement sortis un certain nationalisme et la doctrine du jeune Marx, on ne voit pas du tout le passage de Lu
15 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
23D’abord « impérialisme » : c’est sans nul doute « nationalisme » que voulait dire l’inspecteur (à moins qu’il n’ait une conception c
24il faudrait. Précisons, cela en vaut la peine. Le nationalisme existe parce qu’on l’enseigne ; c’est une mystique, un idéal abstrait
25e, et qui connaît le modèle idéal ? Le malfaisant nationalisme n’est rien d’autre qu’une rationalisation mensongère du sentiment pat
16 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
26idéré comme une forme de capitalisme d’État et de nationalisme russe, et là encore nous reconnaissons un point de vue qui nous est f
17 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
27es irrationnelles de la race, de la classe ou des nationalismes exaspérés, n’ont cure de nos avis, de nos révoltes. Que nous soyons c
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
28 de passion et de préjugés, tels que patriotisme, nationalisme, impérialisme… ⁂ Tout concourt à créer et aggraver cette crise du sen
19 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
29le Français moyen traduit national-socialisme par nationalisme. Il se condamne ainsi à ne pas comprendre ce qu’il y a de religieusem
30onalsozialismus » n’est pas le composé hybride de nationalisme et de socialisme que la traduction française du terme nous invite à i
31économique d’une volonté tout à fait distincte du nationalisme et du socialisme. Volonté de fusion complète des actions et des idéau
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
32e la centralisation, contre l’étatisme, contre le nationalisme étatisé, contre toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler
21 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
33mystique de « l’union sacrée », autrement dit, le nationalisme. [p. 22] En vérité, les deux termes dont se compose le nom du parti
34me est une « nationalisation » de l’économie ; le nationalisme est une « socialisation » du sentiment patriotique. L’un n’est pas po
22 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
35ait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre éloquence démagogique, et vous ne voye
36ous n’en êtes même plus conscients. Vous criez au nationalisme, c’est-à-dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à c
23 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
37un rationalisme « libéral » et stérilisant, et un nationalisme dynamique et assassin. Je pense toutefois que les partisans du risque
24 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
38e Nietzsche a condamné l’antisémitisme, raillé le nationalisme, dénoncé le socialisme, et déclaré que l’État est le plus froid des m
25 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
39 de sa politique particulière conditionnée par le nationalisme unitaire et anti-allemand, l’on voit une méfiance hostile poindre che
26 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
40s internationalisme des capitaux financiers 72  ; nationalisme de propagande mais besoin d’une économie rationnelle mondiale) — ne p
27 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
41me est une façade. Je réponds : non, c’est leur « nationalisme » (au sens bourgeois) qui est pour eux un moyen de propagande, un moy
28 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
42 le socialisme « nationalise » l’économie ; et le nationalisme « socialise » le sentiment patriotique. L’un n’est plus possible sans
43tiaires (fascisme) et les phénomènes secondaires (nationalisme et socialisme) d’une maladie aussi vieille que l’Europe, et qui est s
29 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
44e la centralisation, contre l’étatisme, contre le nationalisme étatisé, contre toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler
30 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
45ait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre éloquence démagogique, et vous ne voye
46ous n’en êtes plus même conscients. Vous criez au nationalisme, c’est-à-dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à c
31 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
47ps de paix, cela équivaut pratiquement à faire du nationalisme. Et il est aisé de voir que le nationalisme, en Suisse, signifierait
48re du nationalisme. Et il est aisé de voir que le nationalisme, en Suisse, signifierait bientôt le partage de notre État en trois na
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
49Hegel, par exemple, furent les premiers appuis du nationalisme allemand. D’où le caractère de plus en plus sanglant des guerres du x
33 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
50rieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme huguenot, de ces hommes qui ne sont en fait que « sortis » du protest
34 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
51 de sa politique particulière conditionnée par le nationalisme unitaire et anti-allemand, l’on voit une méfiance hostile poindre che
35 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
52 l’irruption du libéralisme, du capitalisme et du nationalisme. Lui seul avait vu le Diable à l’œuvre dans ces œuvres, — les nôtres,
36 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
53 elle nous délivre de l’espèce d’étroitesse, de « nationalisme protestant », auquel nous sommes tentés de céder parfois, sous l’effe
37 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
54 l’irruption du libéralisme, du capitalisme et du nationalisme. Lui seul avait vu le Diable à l’œuvre dans ces œuvres — les nôtres à
38 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
55e. L’exaltation de ces valeurs en elles-mêmes, le nationalisme romantique, conduit [p. 48] à la guerre. L’affaiblissement de ces val
39 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Les résultats de la guerre (21 décembre 1945)
56u premier rang, on ne manquera pas de désigner le nationalisme en plein essor, contrecoup fatal de la guerre, et fièvre spécifique d
40 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
57dit « appartenir à la vie », création de nouveaux nationalismes religieux et virulents. Mais si une Église veut être en mesure d’inte
58ucun lien défini avec une communauté réelle et b) nationalisme, autarchie spirituelle. La vocation d’un homme ou d’un groupe est à l
41 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
59 retentissante des systèmes centralisateurs et du nationalisme étatisé. C’est la guerre la plus anti-Suisse de toute l’histoire. C’e
42 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
60premier rang, je ne manquerai de vous désigner le nationalisme en plein essor, contre-coup fatal de la guerre, et fièvre spécifique
43 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
61le : It’s unamerican, « ce n’est pas américain. » Nationalisme, direz-vous. Oui, mais pas à la manière européenne. La phrase veut di
62 digne du mythe, du rêve américain. Voilà donc un nationalisme « ouvert » et pour qui la nation est en avant dans un élan, un rêve,
63sang et le sol. Ce qu’il y a de répugnant dans le nationalisme européen, c’est que l’on y sent une volonté de resserrement, une soif
64. Au contraire, ce qu’il y a de rassurant dans le nationalisme américain, c’est qu’on y sent une volonté d’élargissement, une soif d
44 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
65ront au nom des principes non chrétiens (comme le nationalisme) qu’ils croyaient pouvoir tolérer ; qu’il a été abattu finalement, da
66x vieilleries et tentent de restaurer [p. 657] le nationalisme, condamné par les catastrophes récentes. Les autres pensent qu’en dép
45 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
67ssible : It’s unamerican, ce n’est pas américain. Nationalisme, direz-vous. Oui, mais non pas à la manière européenne. Car la phrase
68 digne du mythe, du rêve américain. Voici donc un nationalisme « ouvert » et pour qui la nation est en avant, dans un élan, [p. 52]
69sang et le sol. Ce qu’il y a de répugnant dans le nationalisme européen, c’est que l’on y sent une volonté de resserrement, une soif
70. Au contraire, ce qu’il y a de rassurant dans le nationalisme américain, c’est qu’on y sent une volonté d’élargissement, une soif d
46 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (décembre 1947)
71 », et il insinue que si j’attaque aujourd’hui le nationalisme, c’est pour mieux « passer sous silence l’hitlérisme ». Qui croire 
47 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
72 la vraie nature des forces qui s’y opposent : le nationalisme et l’esprit totalitaire. Sur quoi les adversaires du gouvernement mon
48 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
73par le culte de la vérité objective, et malgré le nationalisme. Hitler représentait exactement, et point par point, le refus et la d
74 faire rejaillir de tous côtés les étincelles. Le nationalisme fait rage, cette maladie romantique de l’Europe. Lui seul, sous le co
75 qu’il était sans cesse bridé et contrarié par le nationalisme, par les guerres, et par tous les barrages de douanes ou de coutumes
76ous ! Ce n’est donc pas au nom de je ne sais quel nationalisme européen qu’il [p. 29] nous faut défendre l’Europe, mais au seul nom
77nales provoquera, sous Napoléon, la naissance des nationalismes. Telle est la cause de presque toutes nos guerres. J’ai dit, et je ne
78e répéterai jamais assez, qu’il faut voir dans le nationalisme la maladie européenne, l’anti-Europe par excellence. Je compare le na
79enne, l’anti-Europe par excellence. Je compare le nationalisme à une espèce de court-circuit dans la tension normale qu’il s’agit de
80rticulier et le général. D’une part, en effet, le nationalisme écrase les diversités vivantes, sous prétexte d’unification, et alors
81 tout, c’est l’Europe qui a sécrété ce contagieux nationalisme, c’est à elle d’inventer son antidote. Elle est seule en mesure de le
82 résoudre, et, au contraire, ce serait exalter le nationalisme aux dimensions continentales. Ce qu’il nous faut demander, et obtenir
83entre l’URSS et les USA, et s’enfermaient dans un nationalisme purement verbal et négatif, d’autres tentaient de transformer la doub
49 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
84ar balkanisation la désintégration de l’Europe en nationalismes rivaux, et par helvétisation, au contraire, l’intégration fédérale de
85 se cachent en réalité trois formes de sabotage : nationalisme, défaitisme, et stalinisme. Le nationalisme n’est, en fait, qu’une cr
86age : nationalisme, défaitisme, et stalinisme. Le nationalisme n’est, en fait, qu’une crispation de névrose féodale, un [p. 94] comp
87ces, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme, et le problème des minorités. Et surtout, il peut dépasser l’opposit
50 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
88 partis, n’invente pas les moyens de surmonter le nationalisme et l’esprit partisan, je ne vois personne au monde qui puisse le fair
51 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
89ous ! Ce n’est donc pas au nom de je ne sais quel nationalisme européen qu’il nous faut défendre l’Europe, mais au seul nom de l’hum
90 résoudre, et, au contraire, ce serait exalter le nationalisme aux dimensions continentales. Ce qu’il nous faut demander, et obtenir
91ces, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme et le problème des minorités. Et surtout, il peut dépasser l’oppositi
52 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
92lition. Il y eut Montesquieu, premier critique du nationalisme naissant. Il y eut Victor Hugo, prophétisant l’avènement du fédéralis
93té politique de l’Europe était l’essor des grands nationalismes. Il y eut enfin, après la Première Guerre mondiale, le mouvement pane
94l ne s’agit nullement de fomenter on ne sait quel nationalisme européen, mais au contraire de restaurer le rayonnement des valeurs q
53 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
95sent plus que d’autres en leur île : j’entends le nationalisme étatisé et le mythe survivant des souverainetés. L’un nourrit l’autre
54 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
96bi de profondes transformations pendant l’ère des nationalismes et de la souveraineté sans limites de l’État. Créatrice des richesses
55 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
97sent plus que d’autres en leur île : j’entends le nationalisme étatisé et le mythe survivant des souverainetés. L’un nourrit l’autre
56 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
98ions collectives et les systèmes totalitaires. Le nationalisme, tout d’abord, s’est substitué au patriotisme local et instinctif ; l
99remplacé les convictions traditionnelles. Mais le nationalisme et l’esprit partisan [p. 4] eussent échoué à donner à l’homme des mas
57 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
100sse des partis politiques proprement dits, ou des nationalismes hérités d’un autre âge. On répète que ce sont les intérêts qui nous o
58 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
101 la personne. Nationalisation de nos cultures Le nationalisme, qui atteint de nos jours ses conséquences extrêmes avec le concept d
102nes libertés essentielles : tout cela provient du nationalisme culturel, et tout cela tend, pratiquement, à faire dépendre la vie de
103e la culture. La phase relativement créatrice des nationalismes se trouve dépassée en fait. Mais il n’en subsiste pas seulement des c
59 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
104endant la guerre de 1914-1918. Après un siècle de nationalisme de plus en plus exaspéré, cette guerre qui opposait le monde germaniq
60 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
105 de la Constitution fédérale). L’exaspération des nationalismes modernes fait que beaucoup de nos contemporains jugent étrange, et pr
61 1953, Réforme, articles (1946–1980). « Les écrivains protestants » (11 avril 1953)
106 (Rousseau et Benjamin Constant vécurent avant le nationalisme). Mais la littérature mondiale, depuis un siècle, ne doit pas moins a
62 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
107ines, que l’idéologie totalitaire appuyée par les nationalismes. « Pas d’action révolutionnaire sans doctrine révolutionnaire » aimai
63 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
108ussi pour le reste du monde. Un seul exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné »
64 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
109ussi pour le reste du monde. Un seul exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné »
1107] voix s’élèvent pour dénoncer je ne sais quel « nationalisme européen », qui aurait pour effet de nous « séparer du monde ». Je no
111rer du monde ». Je note que cette résistance à un nationalisme européen encore imaginaire est très généralement le fait de nationali
112d’égoïsme, d’orgueil et d’étroitesse inhérents au nationalisme qu’ils n’ont pas encore su dépasser dans leur cœur. On voit bien où l
113a fait tout cela. Et voyez : c’est au nom du même nationalisme — appuyé par les communistes — que vous attaquez aujourd’hui ceux qui
114sauf justement l’impérialisme, inséparable de vos nationalismes. D’autres enfin nient les concepts d’Europe et d’unité culturelle de
115s d’histoire : chacun sait qu’ils ont inculqué le nationalisme obligatoire à toutes les générations de petits Européens qui ont pass
116n’aura fait qu’améliorer le terroir nourricier du nationalisme. Car l’Europe n’est pas l’addition de vingt-quatre « histoires nation
65 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
117catholique, c’est-à-dire répudiant la mystique du nationalisme païen, patriote éclairé parce qu’il avait connu d’autres peuples et d
118s efforts de Bonn pour empêcher la renaissance du nationalisme allemand, enfin l’avenir concret de l’Europe entière. L’échec déjà pl
66 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales : trois questions, trois réponses (mai-juillet 1954)
119ourquoi ? À cause des résistances morales nées du nationalisme, et de vieilles craintes ou rancunes entretenues par la propagande so
120tion présente dans le monde. Comment combattre ce nationalisme qui tue les patries, ces craintes absurdes, [p. 3] cette ignorance, c
67 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
121nauté, les révolutions de l’Europe ont fomenté le nationalisme, cette troisième et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occid
122’idéologie unitaire des Jacobins, va susciter des nationalismes rivaux. Et c’est dans le pays qui aura subi le plus durement l’agress
123oléonienne, c’est en Prusse que la philosophie du nationalisme va se constituer. Hegel est la contrepartie réflexive de Napoléon. He
124s d’agression. Celles-ci ont fait surgir d’autres nationalismes, qui vont revendiquer à leur tour le droit de dominer l’époque. À cet
125gtemps, afin de mieux prouver leur raison d’être. Nationalisme de reflet, d’imitation, parfois plus proche du vrai patriotisme, mais
126re. J’ai dit que la frénésie pseudo-religieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considéra
127volution certes réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhu
128 cerveau, souvent mortel pour les Polynésiens. Le nationalisme en Europe s’est trouvé partiellement neutralisé par la durable résist
68 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
129entre l’Europe et d’autres groupes de nations. Le nationalisme qui nous divise devient, ailleurs, principe d’union à nos dépens. Les
69 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
130rté sans frein. Mentionnons les plus voyants : le nationalisme borné ou agressif, le sort d’une bonne partie de la classe ouvrière e
131les communistes approuvent et favorisent tous les nationalismes, hors de la sphère de leur puissance directe ; et que, sur les autres
70 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
132riers de Berlin-Est ou de Poznań ; d’approuver le nationalisme comme « complément » de l’internationalisme ; de voir dans Jaspers un
71 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À pied d’œuvre (avril-mai 1956)
133’elle n’a guère que 100 à 150 ans d’âge (comme le nationalisme !) et que son insuffisance éducative est attestée, entre autres, par
72 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
134la Renaissance et les Lumières, le romantisme, le nationalisme et le socialisme. Elle vient d’entrer dans l’ère technique en conserv
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
135nauté, les révolutions de l’Europe ont fomenté le nationalisme, cette troisième et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occid
136’idéologie unitaire des Jacobins, va susciter des nationalismes rivaux. Et c’est dans le pays qui aura subi le plus durement l’agress
137léonienne, c’est en Prusse, que la philosophie du nationalisme va se constituer. Hegel est la contre partie réflexive de Napoléon. H
138s d’agression. Celles-ci ont fait surgir d’autres nationalismes, qui vont revendiquer à leur tour le droit de dominer l’époque. À cet
139étique, afin de mieux prouver leur raison d’être. Nationalisme de reflet, d’imitation, parfois plus proche du vrai patriotisme, mais
140re. J’ai dit que la frénésie pseudo-religieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considéra
141volution certes réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhu
142me de cerveau, souvent mortel aux Polynésiens. Le nationalisme en Europe s’est trouvé partiellement neutralisé par la durable résist
74 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
143 l’Orient proche et lointain risquent de faire du nationalisme — j’y vois le signe que l’Europe détient encore le sens d’un équilibr
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
144c. [p. 244] Désunion de l’Europe Elle résulte du nationalisme qui, propagé dans d’autres peuples, y a pour effet de les unir — cont
145nne de condamner la guerre. Elle a certes créé le nationalisme, mais aussi l’idée fédérale ; l’individualisme anarchique, mais aussi
146a Fédération (pratique bien plus ancienne que son nationalisme), elle peut donner au monde la formule et le modèle d’un dépassement
147p. 246] luttent, chez eux tout d’abord, contre un nationalisme invétéré, fauteur de guerres, pour un monde ouvert aux échanges créat
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
148alisme et la technique, puis le bolchevisme et le nationalisme ont obtenu des résultats beaucoup plus vastes et spectaculaires, au d
77 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur deux écrivains politiques (juin 1957)
149 Aspects de la France de parler indifféremment du nationalisme et de son idéologie : « Il devient lassant à la longue de toujours ré
150 répéter la même chose, mais la confusion de deux nationalismes, le traditionnel et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nat
151nationalismes, le traditionnel et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nationalisme — constitue l’une des erreurs majeures
152 et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nationalisme — constitue l’une des erreurs majeures de notre temps. » De plus fins
78 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
153l’Est à l’Europe rénovée par l’élimination de ses nationalismes. C’est dans la perspective d’un tel retour que nous devons non seulem
79 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
154rise, intérêts mal compris, calculs à courte vue, nationalismes vantards et utopiques (genre « la France seule »), et surtout défaiti
80 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aux racines de l’Europe de demain (avril 1957)
155e, sont nées dans nos manuels d’histoire ? Car le nationalisme belliqueux puis totalitaire fut la cause principale de ces conflits.
156rincipale de ces conflits. Or il est clair que le nationalisme fomenté par les campagnes napoléoniennes, mis en doctrine tôt après p
81 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
157de arabe, du golfe Persique à Tanger, au nom d’un nationalisme d’ailleurs emprunté à nos traditions européennes. Il y a la fermentat
158masses asiatiques — et même ses délires, comme le nationalisme ? Le monde entier nous imite et nous n’imitons sérieusement personne.
159s énergies, mais hélas aussi nos folies, comme le nationalisme et la révolution. Tout cela se retourne aujourd’hui contre nous. En f
160te en fait depuis des siècles en Europe (et qu’un nationalisme littéralement « borné » n’a jamais pu totalement supprimer) attend en
82 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
161fort vers l’union de nos peuples, et que c’est le nationalisme qui a pour projet de rompre l’unité continentale et de transformer l’
162 l’antidote que l’Europe peut trouver au virus du nationalisme, cause de sa décadence et cause de la révolte qui dresse contre elle
83 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
163té, et de la libérer tout d’abord des entraves du nationalisme. 3. Les principaux obstacles à l’Union de l’Europe ne sont pas dans l
164 suite de deux guerres provoquées par ses propres nationalismes. [p. 31] — Le nationalisme s’opposant à notre union, mais provoquant
165uées par ses propres nationalismes. [p. 31] — Le nationalisme s’opposant à notre union, mais provoquant des unions étrangères contr
84 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
166chent au contraire de céder devant la volonté des nationalismes réactionnaires ; une méthode constitutionnelle que certains fédéralis
85 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
167 l’échelle planétaire. Le réveil de l’Afrique, le nationalisme arabe, la misère de l’Inde, l’expansion de la Chine, l’impérialisme s
86 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Editeuropa (septembre 1959)
168e, ont fomenté depuis un siècle la plupart de nos nationalismes, derniers et pires obstacles à l’union nécessaire. C’est donc au Livr
87 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Henri Brugmans, Les Origines de la civilisation européenne (septembre 1959)
169éenne, exempte d’interprétations inspirées par un nationalisme rétrospectif, et qui explique en remontant au plus haut (bien avant l
88 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Luis Diez del Corral, El rapto de Europa (septembre 1959)
170u’elle inventait pour elle-même. Elle a donné son nationalisme, son idée du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sa science, so
171», et enfin sur les concepts [p. 32] de « Nation, Nationalisme et Supernation » ; ce dernier chapitre à lui seul vaudrait la lecture
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
172le jazz, que l’Afrique noire se précipite dans le nationalisme, les jeux parlementaires, et l’exploitation par elle-même de ses ress
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
173anties par les dieux païens ! Pour cet ancêtre du nationalisme, qui ne manque pas de lucidité, l’ennemi juré c’est l’universalisme d
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
174 monstre aux têtes multiples » qu’il dénonce : le nationalisme. La tâche propre du genre humain, pris en sa totalité, c’est d’actue
175ée [p. 59] par des siècles de progrès constant du nationalisme, mais qui pourtant, ne cessera d’agir sur la conscience des meilleurs
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
176ité des États européens, sur les Turcs, et sur le nationalisme naissant : XXXIV. — On rougit de rappeler pour quels motifs honteux
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
177sé à l’action, au risque, au combat — la force du nationalisme alors encore tout jeune et tout tendu vers l’avenir. 94 [p. 98]
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
178x Polonais, c’est donc en réalité le contraire du nationalisme moderne : c’est le fédéralisme intégral, le retour à l’esprit des Com
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
179traînée dans une suite de guerres qui créeront le nationalisme moderne. Une déclaration de Mirabeau, le 25 août 1790, annonce, par l
180premiers principes : à l’« égoïsme national », au nationalisme agressif. On ne saurait assez souligner l’importance décisive pour l’
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
181’opposera qu’une barrière dérisoire à l’essor des nationalismes. p. 168 142. J. Bentham : Principles of International Law, Essa
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
182e le premier et le plus impitoyable théoricien du nationalisme en Europe. Pourtant, la série des grandes œuvres politiques de ce dis
183 seul aspect d’un précurseur de l’Anti-Europe des nationalismes totalitaires. Par des voies « dialectiques » et tortueuses, c’est l’u
184 fût-ce que par la collusion de la science et des nationalismes… Johann Gottfried von Herder (1744-1803) ouvre en Allemagne — comme V
185 a célébré « l’âme des peuples » en précurseur du nationalisme romantique, « l’équilibre européen » en précurseur de la Sainte-Allia
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
186ne Europe unie dans ses diversités et opposant au nationalisme abstrait, niveleur et fermé, d’une part l’union pacifique des peuples
187lisme politique, où mourait Fichte, théoricien du nationalisme autarcique, où Napoléon partait pour Sainte-Hélène tandis que Gentz,
188a Révolution libérale ou jacobine, à Napoléon, au nationalisme et à la démocratie. Convaincu que l’Europe (audax Japeti genus, comme
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
189péen qu’il réagit aux premières manifestations du nationalisme culturel, tant en France que dans son Allemagne. Mais lorsqu’il est a
190e l’Europe. Rien ne serait moins goethéen qu’un « nationalisme européen », rien de plus contraire à l’Europe qu’un refus de la mettr
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
191es manuels d’écoles primaires, et s’y dénature en nationalisme, culte laïque de l’État. Le mouvement Jeune Europe, qui voulait utili
192de entier sera allemand !… » Cette oscillation du nationalisme germanique au libéralisme universel, nous l’avons déjà constatée chez
193tisme politique. Parce qu’il n’est pas suspect de nationalisme borné, et parce qu’il fut au xixe siècle, le prophète le plus exalté
194oso Cortès, marquis de Valdegamas (1809-1853), le nationalisme le plus hautain prend la forme d’un anti-jacobinisme et d’un anti-rom
195e libérées, cela pouvait conduire, après tout, au nationalisme guerrier plutôt qu’à l’harmonie des génies collectifs. Le recours à l
196 triomphe des gouvernements sur les peuples et du nationalisme sur la libre « association » des nationalités. Il s’interroge sur les
197bles de la transformer. Elle est dans l’esprit de nationalisme substitué partout à l’esprit de nationalité, dans la folle prétention
198 de structure fédéraliste. « L’Internationale des nationalismes » préconisée par les prophètes de Quarante-huit, évoque l’idée d’une
199xclut toute hégémonie d’un de ses États. Ainsi le nationalisme condamné par Frantz sous sa forme étatique et bornée, réapparaît irré
200uméro de la revue des Slavophiles, partisans d’un nationalisme spirituel et culturel, de l’orthodoxie pure et des coutumes ancestral
201ience), il a su voir mieux que Ranke le danger du nationalisme pour l’Europe, pour « les intérêts de la raison et de la civilisation
202de 1870, illustrant les conséquences tragiques du nationalisme d’État, qui l’oblige, toutes affaires cessantes, à faire face aux pro
203ectent l’Europe, selon Nietzsche. Tout d’abord le nationalisme, déguisé en patriotisme « jovial et solennel » : Nous autres « bons
204tion qui conduit de l’européanisme cosmopolite au nationalisme borné : Le « bon vieux temps » est mort : avec Mozart il a chanté sa
205édiocre d’une chose purement nationale. 255 Le nationalisme est issu du romantisme, par une fatalité à laquelle les plus grands h
206emps ! Y a-t-il une pensée quelconque derrière ce nationalisme de bêtes à cornes ? À présent que tout s’oriente vers de plus larges
207d’indépendance intellectuelle et la déchéance des nationalismes sautent aux yeux, où toute la valeur, tout le sens de la civilisation
208 sur le xixe siècle, considéré comme « Siècle du nationalisme » : tel est le titre d’un article qu’il publia le 31 décembre 1899 da
209 communautés auxquelles elles s’appliquaient : le nationalisme […]. Certes, les tendances nationales ont aussi servi la culture, en
210onvénients qui en ont résulté, et qui ont fait du nationalisme le facteur politique dominant. La revendication de la pleine égalité
211chappe au contrôle de la raison. Du même coup, le nationalisme cesse d’être un facteur de développement culturel et devient supersti
212ble au moins aussi vraisemblable de penser que le nationalisme, en se combinant avec d’autres forces, anciennes et modernes, nous co
213e catastrophe fut déclenchée dans l’allégresse de nationalismes pimpants, « fleur au fusil », dans l’inconscience générale du véritab