1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1qu’il n’y a de pensée valable qu’assujettie à son objet, qu’il n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ;
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
2réticences dont nous ne comprenons pas toujours l’objet. Peur de perdre le fil de la conscience de soi, peur de subir l’empre
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
3 vents — qu’il eût été loisible d’attribuer comme objet à ma jubilation, non pas ce but peut-être dérisoire vers quoi je me p
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
4re d’imagination qui orne de beautés illusoires l’objet de l’amour. Mais les jeunes gens de ce temps ne cultivent point cette
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
5i délicat et d’une si subtile convenance avec son objet qu’il en saisit sans mièvrerie ni vulgarité la grâce un peu trouble e
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
6ris que cet univers dont je rêvais n’était pas un objet de songe mais d’expérience ». Mais une telle « expérience », je crois
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
7ur l’inspiration. D’autre part la simplicité de l’objet était nécessaire à la sécurité de cette sorte d’analyse, — encore que
8 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
8es où sous un éclairage très net, mais inusité, l’objet le plus banal se charge de mystère. Que va-t-il se passer là-dedans ?
9autre part, des œuvres aussi différentes par leur objet et le domaine où elles se réalisent que celles de Le Corbusier 8 , Me
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
10t esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en prenant le contre-pied de tout ce qu’il inspire ?
11ntes où s’épuise vainement une dialectique dont l’objet fuit sans cesse par la quatrième dimension. Aragon et les surréaliste
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
12orgueil. Il respire déjà l’odeur merveilleuse des objets et des êtres véritables. Un bateau ne glisse pas plus doucement vers
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
13aite. Qu’on ne m’accuse donc pas de caricaturer l’objet de ma critique pour faciliter l’accusation : je prends pour la juger
14on froide et tenace. Il s’efforce d’en réaliser l’objet par ses propres moyens, à un exemplaire ; puis, il fonde une usine po
15chère ; mais surtout que le besoin qu’on a de tel objet est satisfait ou a disparu. Il semble alors que [p. 194] l’industriel
16agner 5 francs en achetant 5 francs moins cher un objet que, sans cette baisse, il n’eût pas acheté du tout. Autrement dit, i
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
17r plus loin, dans ce silence où l’on accède à des objets qui enfin valent le respect. p. 1034 as. « Aragon : Traité du st
13 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
18 désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant certain degré d’intensité, un état d’âme crée
19vré le homard qui, laissé au vestiaire, y était l’objet de vexations diverses et de curiosités grossières de la part des garç
14 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
20ns que peu d’images (à peine quelques « motifs », objets usuels et usés, sur la nuance mate d’un paravent chinois). Ce qu’elle
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
21érieure, mais elle apparaît toujours sous forme d’objets. Ce comique triste, ces imaginations délirantes mais parfaitement con
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
22ui est un Collège célèbre. 2. La recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout
23nce de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutilisables, bouleversants de perfection, gages d’un mond
24ordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’objet inconnu que je chercherai sans doute jusqu’à la fin des fins… Mais vo
25perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Objet Inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies !
26e pense, au jour de mon pèlerinage au Temple de l’Objet inconnu. On passe une barrière, une cour vide ; on prend le sentier q
27rien que le voyage du Sujet à la recherche de son Objet, — en passant par la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici, en ce
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28je distingue le doux feu bleu de mon obsession. L’Objet Inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je
29des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… E
30 et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet objet dont [p. 584] parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un vio
31an de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ? [p. 586] 17. Ins
32lité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudai
33 choses les plus évidentes. C’est bien pourquoi l’Objet n’a pas de nom. Parfois je me suis demandé s’il n’était pas une sorte
34notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre ch
35sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas cet Objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie
36rre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Aussitôt je commence à compren
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
37iale, au profit d’une volonté de puissance dont l’objet demeure assez incertain. Ce mystère qui entoure Perken durant tout le
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
38s venus à ma rencontre étaient justement les deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Triste ca
39lle mystique, — rien n’est plus incertain que son objet. Comme il est déchirant en vérité, le chant d’orgueil que le siècle e
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
40s de décorateurs : paravents, vitrines, coffrets, objets ouvragés. Il y a là une tradition qui certainement est bien huguenote
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
41re une conclusion capitale qui, sans doute, fut l’objet déterminant de son auteur. Elle concerne la question sociale. Il s’at
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
42et fignolent avec un talent disproportionné à son objet. Que Gide ne soit pas si « mauvais » qu’on l’a dit, — ou qu’il a bien
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
43ient tressaillir nos ancêtres, mais leur légitime objet a été enlevé ; les souffrances sont encore là, mais non plus les espé
24 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
44veut s’en arracher. Toute délectation détruit son objet, et bientôt détruit jusqu’aux sens sur lesquels elle régnait. Le sent
25 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
45 désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant un certain degré d’intensité, un état d’âme cr
46trouver la sensation de ce regard jusque dans des objets — et c’est cela seul qui donne un sens au monde. — Mais je bavarde, j
47vré le homard qui, laissé au vestiaire, y était l’objet de vexations diverses et de curiosités grossières de la part des garç
26 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
48Collège célèbre. [p. 67] ii La Recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout
49nce de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutilisables, bouleversants de perfection, gages d’un mond
50ordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’Objet inconnu que je chercherai sans doute jusqu’à la fin des fins… Mais vo
51perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Objet inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies !
52e pense, au jour de mon pèlerinage au Temple de l’Objet inconnu. Voici que ce j’ai vu. On passe une barrière, une cour vide ;
53rien que le voyage du Sujet à la recherche de son Objet, — en passant par la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici… (Le t
54je distingue le doux feu bleu de mon obsession. L’Objet inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je
55des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… E
56 et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet Objet dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un violon décri
57nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir [p. 108] l’Objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ? xvii Insomnie
58lité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudai
59 choses les plus évidentes. C’est bien pourquoi l’Objet n’a pas de nom. Parfois je me suis demandé s’il n’était pas une sorte
60notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre ch
61 d’autre que sa fuite : n’est-il pas [p. 116] cet objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie
62rre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Aussitôt je commence à compren
27 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
63espondances que ce médecin parle avec mystère des objets que nous touchons, — ce mystique avec naturel de ce qui nous est invi
64e sensuelle et lente, et qui jouit parfois de son objet… 13 juin 1929 Werther. J’ai mis des feuilles de buvard entre les p
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
65rti, ne saurait, pour les mêmes raisons, servir d’objet à notre jugement. Bien plutôt c’est lui qui nous juge. Il y a dans le
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
66avec passion. Il faut encore leur donner d’autres objets de passion. Ou bien il faut leur rappeler des vérités d’un ordre tel
30 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
67 de Dieu. Dieu n’est pas un problème, n’est pas l’objet de nos recherches, mais le Sujet de toute existence et de toute reche
31 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
68rogrès. L’extérieur déçoit, l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralis
32 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
69eau genre, si la nostalgie qu’il nourrit avait un objet réel ; si véritablement le communisme russe donnait aux hommes un lie
70 Or, il n’y a pas de communion possible entre des objets. Communier est le fait des esprits créateurs, c’est un mode de contac
71r contre, ils en ont quelques-unes.) Le « monde d’objets » dans lequel la philosophie moderne s’est enfermée ne comporte plus
33 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
72 nous engageons donc dans une lutte réelle dont l’objet n’est autre que de soumettre les institutions aux exigences vitales d
34 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
73uler des revendications concrètes, et cependant l’objet de ces revendications est toujours relatif, subordonné à une fin tran
74t faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets que diverses occasions tout imprévues — conférences, débats publics,
75leur imposer un style indépendant [p. 31] de leur objet. Faire de la politique, ce n’est pas là mon choix, c’est une obligati
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
76différentes, même s’ils semblent parler des mêmes objets. Le grand service que le marxisme peut rendre aux chrétiens, est là.
36 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
77. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle adore, c’
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
78e les thèmes d’une méditation qui se propose pour objet d’approcher le mystère indéfinissable de l’être. « Il faut qu’il y ai
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
79moigne que tu n’es pas foule, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
80ugement une rigueur qui se perdait à soupeser des objets trop petits. p. 812 u. « Destin allemand », Foi et Vie, Paris, n
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
81avait, dans ce groupe, une espèce de mystique des objets, du détail authentique, de l’aspect brut des choses et des mots. Imag
41 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
82sont d’un franciscain. Il y a en lui un amour des objets, un sens de la nature, une compréhension des symboles qui appartienne
42 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
83istoire, mais dans sa vérité, c’est-à-dire dans l’objet de sa foi. Mais de cette force et de cette grandeur il est permis de
43 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
84finissable concret Il ne faut pas estimer que les objets que nous touchons de nos mains et voyons de nos yeux soient du tout p
85 qui consiste à les toucher et à les voir. Car un objet que personne n’a vu ni touché appartient à la connaissance qu’on nomm
86faut que la [p. 369] rencontre d’un sujet avec un objet soit attestée par quelque modification sensible. Les objets matériels
87t attestée par quelque modification sensible. Les objets matériels ne sont vraiment objets que si la connaissance d’un homme l
88n sensible. Les objets matériels ne sont vraiment objets que si la connaissance d’un homme les saisit. La connaissance d’un ho
89rme l’équation sujet en vrai sujet, et l’équation objet en vrai objet. 2. Le concret, c’est la présence de l’homme Comment
90 sujet en vrai sujet, et l’équation objet en vrai objet. 2. Le concret, c’est la présence de l’homme Comment choisir cette
91faut mettre en présence. Sujet en tant qu’actif, objet en tant qu’agi, sont des concepts dont le seul contenu paraît au seul
92it l’événement ? [p. 370] La manière d’être de l’objet lorsqu’il est mis en présence du sujet n’est point passive ; elle est
93’est point passive ; elle est de résister. Mais l’objet ne peut, par lui-même, provoquer aucune présence. C’est là le rôle du
94essentiellement provocante. Il cherche partout un objet qui lui donne occasion de manifester son pouvoir. Et son angoisse est
95r ; sa joie, de provoquer le corps-à-corps avec l’objet. Par où l’on voit que le sujet détient une primauté de fait. Il peut
96’éprouver dans l’angoisse, il y trouve, loin de l’objet, une sorte d’existence virtuelle, incomplète mais déjà consciente ; c
97incomplète mais déjà consciente ; cependant que l’objet, séparé du sujet, n’a rien en lui qui le pousse à chercher ce dont il
98 il manque, et n’a pas d’existence. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut voir qu’
99ce. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut voir qu’il n’est autre que l’homme. Seul
100 connu, l’homme détient le pouvoir de provoquer l’objet à l’existence. Il peut le faire de deux façons, l’une virtuelle ou di
101nte, l’autre actuelle. S’il se borne à imaginer l’objet hors de sa prise, comme absent, il ne fait à vrai dire qu’augmenter s
102goisse de l’impression d’une impuissance. Alors l’objet n’a pas d’autre existence que celle d’une fatalité abstraite pesant s
103s, cherche des résistances, veut agir, trouve son objet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est
104, comme un [p. 371] facteur indifférent, comme un objet ou comme un chiffre : ils ne savent pas de quoi ils parlent, l’homme
105oncept. Mais la psychologie fait de l’homme son « objet », et par là même le déshumanise. Elle pose l’homme comme un problème
106ter. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’est pourquoi rien ne peut l’expliquer. Mais qu
107ut l’expliquer. Mais qu’il paraisse, aussitôt les objets s’ordonnent à sa décision, et deviennent saisissables pour l’entendem
108 au monde et à moi-même conjointement ; aux vrais objets, aux vrais humains, et à ma vraie responsabilité. C’est à bon droit,
109 de l’homme sujet à l’instant qu’il rencontre son objet. L’homme sujet, c’est l’homme seul à l’instant qu’il cesse de l’être.
110rement la sujétion de l’homme à l’éternel et de l’objet à l’homme, on peut dire que la personne est l’impensable incarnation
111nde. Nous nous voyons dominés fréquemment par les objets que nous imaginons sans les saisir, et notre « individu » n’est certe
112s fatalité, parce que nous sommes ses impuissants objets. [p. 376] Nous sommes très peu personnels. Nous sommes aliénés au mo
113 peu personnels. Nous sommes aliénés au monde des objets. Nous sommes surtout les jouets humiliés de ce qui nie notre dignité
114 notre dignité d’hommes, de ce qui nous traite en objets neutres et en objets d’autant moins résistants qu’ils ont cru concevo
115es, de ce qui nous traite en objets neutres et en objets d’autant moins résistants qu’ils ont cru concevoir, dans ce qui les a
116sme a compris qu’il y a pour l’homme un monde des objets, ce que niaient pratiquement beaucoup de clercs ; il a compris que le
117mène homme ne se produit en fait qu’au niveau des objets, et que tout ce qui est doit pouvoir être vu, être touché, consister
118 non pas ironique !) et qu’il dépend de lui que l’objet soit ou non présent. Mais alors le malheur du spiritualisme fut de se
119 et reste virtuel. Il se croit maître de tous les objets, mais néglige d’en choisir aucun. Il chante sa grandeur, mais n’en té
120e son existence, c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L’objet pendant ce temps, se dégrade selon ses lois. La révolte matérialiste
121’expression de notre solidarité avec le monde des objets ; l’aspect de l’âme est notre orientation, l’originalité essentielle
122alité essentielle de l’homme au sein du monde des objets, c’est-à-dire notre capacité de choisir librement nos contacts, comme
44 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
123: il y a là un problème de rééducation qui fait l’objet de nos travaux dans le domaine pédagogique. Les cyniques sont plus da
45 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
124on de Jésus ? C’est ainsi que M. Goguel définit l’objet de sa recherche, en insistant sur le fait que la description qu’il va
46 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
125’art de Calvin est fait de soumission absolue à l’objet proposé : tout en portant la marque d’une des plus puissantes personn
126rée toujours lui-même. Soumission du langage à l’objet spirituellement dominé : telle serait la formule du classicisme de Ca
47 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
127de discrétion qui semble ici encore imposée par l’objet du livre. Roger Breuil nous révèle une espèce de Français dont il est
48 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
128l’esprit, ceux dont les recherches n’ont pas pour objet immédiat les applications pratiques, la production et le gain, qui, p
129 peut être qu’un palais vide, ou un musée. Et les objets qu’on [p. 31] y conservera, et les discours qu’on y « diffusera » ser
49 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
130 contemporanéité » de Kierkegaard. Il a bien pour objet de nous rendre, d’une façon ou d’une autre, « contemporains » de l’ap
50 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
131r tant de conviction, quel que fut par ailleurs l’objet de la conviction. Une belle soirée théologique ! On invoquait tantôt
51 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
132tique et tente de le rationaliser : il en fait un objet de discours. Par là même il le rend absurde. Il le « mystifie ». Qui
52 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
133y méprendre celui des attaques dont nous sommes l’objet de la part de certains intellectuels stalinisants. « L’Iskra, organe
53 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
134rance ». Pourquoi maintenir dès lors un édit sans objet ? Ce délicat souci de légalité, si l’on ne peut aller jusqu’à dire qu
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
135ème réel se pose à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
136, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est pourquoi
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
137ale est aussi le seul qui intéresse directement l’objet de cet ouvrage : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dan
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
138outes choses à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des [p. 130] organismes en lesquels s’in
58 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
139 [p. 145] Préambule L’objet de la seconde partie de cet ouvrage risquerait d’être mal compris, si
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
140n pas ces mains lentes et sèches à la surface des objets, mains rêveuses ou mains obsédées, mains incertaines, circonspectes,
141leur marquent de leur empreinte la forme même des objets saisis, mais les mains de l’agité marquent à peine les surfaces, et l
142 touche au bien d’autrui. Car celui qui touche un objet sans le marquer profondément de son empreinte et le faire sien, ne pe
143 ou parler… (« Parler pour dire », sans définir l’objet, parler pour voir comment on pourrait dire… rejoint, ailleurs, parler
144eil interposé par sa culture entre la pensée et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’individu pensant et toute espèc
145’est la balance qui importe, et non pas ces menus objets qu’ils ont coutume d’y déposer. Mais je me moque, et il faudrait les
60 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
146à la main qui travaille. Dans cet acte, pensée et objet témoignent de leur existence concrète, sont le concret. (Ou bien y au
147ormer ses conditions, faisant ainsi revêtir par l’objet la violence propre au sujet. Son exercice crée donc un risque, que l’
61 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
148t chrétienne qu’en tant qu’elle reconnaît que son objet, c’est Dieu le Père, révélé par le Fils, et non ce Dieu omnipotent du
62 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
149tact, et littéralement drame entre la vision et l’objet, entre la position de l’homme et la proposition du monde. C’est la ré
150seule intention, de concentrer notre vision sur l’objet brut, le sentiment élémentaire. Ainsi les changements de temps à l’in
151 de toute complaisance à soi, le « dévouement à l’objet ». Certes, je vois les défauts de cette forme, et le poncif qu’elle p
152 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la suppression de tout contact avec l’objet. » Ainsi
153le est dans la suppression de tout contact avec l’objet. » Ainsi parle Ramuz des faux poètes, des nominalistes. On croit voir
154 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la volonté, dans l’amour, dans la création du contact
155 dans l’amour, dans la création du contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela de Goethe aussi ? Et de bien d’autres réali
156ut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos formes habituées. Il prétend
157 On a vite fait d’expliquer cette esthétique de l’objet brut par une mauvaise humeur d’artiste en réaction contre [p. 165] l’
158stauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volonté formatrice. Rédemption [p. 167] par l’effort créateur…
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
159outes choses à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des organismes en lesquels s’incarnèrent
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
160r ce n’est pas l’actualité toute passagère de son objet qui fait la faiblesse d’un ouvrage, mais bien l’insuffisance ou le me
161apte à traduire le concret, le particulier de cet objet, je veux dire son message unique et par là même généralement humain.
162e, même, que, pour modérer les appétits, étoffes, objets, etc., se fassent inattrayants au possible, de sorte qu’on achèterait
65 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
163ots ? Plusieurs des Discours religieux ayant pour objet de « préparer à la Communion », je ne vois pour ma part qu’un seul mo
66 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
164 son sens. » C’est un univers du discours, où les objets qui « veulent dire » s’assemblent en propositions (à l’homme), seul d
67 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
165ains déshabituées. Notre langage n’émeut plus ces objets, qui n’en renvoient pas même l’écho. Nous sommes là, petits individus
166 œuvre littéraire, pour Goethe, joue le rôle d’un objet exemplaire : c’est un modèle de composition disciplinée et organique.
167ar avance élaborées : antiquité, société policée, objets d’art, paysages célèbres, tout ce qui met une certaine distance entre
68 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
168és, sofas, rideaux à franges, tabourets brodés et objets d’art. Aux murs, plusieurs douzaines d’aquarelles, sous-bois et marin
169 si vraiment la conscience naît de la mort de son objet, ou tout au moins de quelque obscur désir, de quelque obscure crainte
170ns croyable, étant superstitieux sur tout plein d’objets ». Malchance affreuse du peuple français : il n’échappe aux Jésuites
171tc.) Toutes ces puissances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire mons
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
172er 1937) z Roman d’une jalousie qui se crée son objet, par masochisme. Un jeune mari trouble sa femme, et la perd enfin, à
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
173 cas, ordonnée à une loi qui n’est pas celle de l’objet mais du sujet. Son chapitre sur Balzac a de la grandeur, et touche mê
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
174tc.) Toutes ces puissances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire mons
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
175tourner cet instinct d’exploitation vers d’autres objets, artificiels, créés ! (arts, techniques, mystique). Éluard parle, com
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
176r certains partis pris, et par un certain ordre d’objets qu’elle se choisit, est aussi le produit d’une époque. C’est pourquoi
74 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
177hent étroitement, c’est cette étrangeté même de l’objet qui semble l’avoir retenu, et elle lui pose des questions personnelle
178rs qui s’occupent des mystiques et, en général, d’objets religieux qui leur paraissent inquiétants pour l’intégrité de leur im
75 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
179e de la beauté-standard : elle définit d’avance l’objet de la passion — dépersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le
180ès l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de mener à la mort, elle se dénoue en
181hoisit non comme prétexte à s’exalter, ou comme « objet de contemplation » 90 , mais comme une existence incomparable et auto
182 énorme transfert qui consiste à donner pour seul objet légitime et possible à la passion : l’idée de Nation symbolisée par l
76 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
183 des personnes, non plus comme des reflets ou des objets. Cet « exercice spirituel » développe des facultés neuves de jugement
184ue l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme
77 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
185ement » restent, selon lui, hypothétiques. Pour l’objet de mon essai (voir la phrase qui porte le renvoi en note) c’était le
78 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
186us donnera la joie du chant, plus précieuse que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, dit le poète, mais sans nobles, sans r
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
187endo du second acte de Wagner, tel est le premier objet de cet ouvrage ; et le succès qu’il ambitionne, c’est d’amener un lec
188tôt qu’à son contentement, plutôt qu’à son vivant objet. D’où les obstacles multipliés par le Roman ; d’où l’indifférence éto
189e manière beaucoup plus profonde ? N’est-il pas l’objet même de la passion, — si l’on descend au fond du mythe ? ⁂ Nous avons
190u une seule métaphore à la fois l’expression de l’objet désiré et l’expression de ce qui condamne ce désir. Ainsi l’interdict
191 désir. Ainsi l’interdiction reste affirmée, et l’objet reste inavoué, mais tout de même il y est fait allusion, et par là, d
192ne libre et responsable. Aimer l’amour plus que l’objet de l’amour, aimer la passion pour elle-même, de l’amabam amare d’Augu
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
193ntent, dont l’un au moins intéresse directement l’objet de ce livre : la conception de la femme chez les Celtes n’est pas san
194 Désir sans fin. L’Essylt des légendes sacrées, « objet de contemplation, spectacle mystérieux », c’était l’invitation à dési
195même n’est que l’attribut conféré par l’amant à l’objet de son choix d’amour. L’expérience quotidienne montre bien que « l’am
196uotidienne montre bien que « l’amour embellit son objet », et que la beauté « officielle » n’est pas un gage d’être aimé. Mai
197ède, nous rend aveugles à la réalité de [p. 77] l’objet tel qu’il est dans sa vérité — ou bien nous la rend peu aimable. Et i
198ngé par les frères. Après quoi, l’initié devenait objet de vénération pour les simples croyants non encore « consolés » : il
199t d’abstraire de toute ambiance significative les objets que nous considérons 49 . L’un des meilleurs historiens des mœurs méd
200ue mal comment, d’une science qui se donnait pour objet l’analyse et la cure des névroses, aurait pu naître une rhétorique de
201mour suprême, chantres courtois de l’Idée voilée, objet aimé mais en même temps symbole du Désir divin. Sohrawardi (mort en 1
202. (L’Iseut celtique était aussi une magicienne, « objet de contemplation, spectacle mystérieux ».) Dans le Château de l’Âme h
203ché. » Mais la femme, dans tout cela ? Elle reste objet d’un culte. Considérée comme « source unique de joie et de repos, l’a
204in dans la libération : la présence physique de l’objet aimé lui deviendra bientôt indifférente : J’ai une amie, mais je ne
205is au xxe siècle, sinon ce livre n’aurait plus d’objet. Mais on peut poser des repères. Il est bien évident que Gottfried de
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
206t forte, moins elle se montre difficile quant aux objets qui peuvent la rassasier. Mais nous voyons ici une passion dont la na
207». C’est alors le contenu des états d’âme et leur objet, mais non leur forme, qui diffère (Appendice 10). (Nous allons y reve
208n, elle est remplie d’obscurité, et destituée des objets que les passions lui présentaient. » (Nuit obscure, III.) (Et l’on pe
209ment le monde et le prochain, et l’amour avec son objet, mais jusqu’au désir de l’amour semblent se dérober au comble de l’él
210voure en soi, dans une sorte d’indifférence à son objet vivant et extérieur. Ainsi nous avons vu que Tristan aime Iseut non p
211hindou Sankara. Ce qui est intéressant pour notre objet, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant l
212r continuellement de saisir l’insaisissable… Et l’objet du désir ne peut être ni abandonné ni saisi 107 . L’abandonner est ch
213ur de l’obsession de ceux qui le portent que de l’objet sur lequel on le porte, il repose sur une double erreur historique et
214roubles complaisances ! — qui se vit portée par l’objet même de sa foi à user, et parfois à abuser, du langage de l’amour-pas
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
215quement, cette rhétorique tendait à idéaliser les objets tout profanes qu’elle décrivait. Ce procédé, bientôt ressenti comme t
216la conversion de l’espérance qui trouve enfin son objet véritable : Or lève-toi vers un espoir plus heureux en contemplant l
217e dégrade en pure psychologie. Le roman devient l’objet d’une littérature raffinée. D’Urfé, La Calprenède, Gomberville et les
218l se dispose à mentir. Il ne faut point servir d’objet qui nous possède ; Il ne faut point nourrir d’amour qui ne nous cède 
219utaines déclarations. « Il ne faut point servir d’objet qui nous possède » signifie en réalité : « Le seul objet qui vaille d
220ui nous possède » signifie en réalité : « Le seul objet qui vaille d’être servi, c’est celui qui nous posséderait totalement
221t Phèdre et la femme qu’il aime, il se venge de l’objet de sa passion, et il se démontre à lui-même que cette passion est con
222de lenteur somnambulique de celui qu’hypnotise un objet merveilleux, dont [p. 230] il n’aura jamais épuisé la richesse. L’un
223 femme n’est plus pour l’homme du xviiie qu’un « objet ». Mesurons l’un à l’autre ces extrêmes : la femme-idéal, pur symbole
224xistence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un homme du xviiie , connaît trop bien sa monotone t
225dont il faut se venger. Il n’existe que trop, cet objet, c’est lui qui détient le plaisir et le plaisir est une fatalité. Com
226 derniers charmes du péché. Au lieu de négliger l’objet, détruisons-le par des tortures d’où nous tirerons encore quelque pla
227sence-impossible, le vrai amour qui repousse tout objet pour s’élancer à l’infini. C’est, dit-il, « le désir de quelque chose
228me, cette passion qui ruine sans relâche tous les objets qu’elle peut concevoir et désirer (la nature, l’être aimé, le moi), t
229re de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections. » Ainsi aux mines de sel de Salzbour
230ce, décrivant l’être en situation d’agir, non les objets. Achèvement désigne l’expression totale d’un être, d’un mythe ou d’un
231» détient une signification plus riche pour notre objet. La bourgeoisie du Second Empire eut le mérite de faire une dernière
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
232s généraux « formalistes ») consistait à placer l’objet de la guerre dans l’exécution de manœuvres finement [p. 280] combinée
233guerre n’est plus un viol mais un assassinat de l’objet convoité et hostile — c’est-à-dire un acte « total », détruisant cet
234 — c’est-à-dire un acte « total », détruisant cet objet au lieu de s’en emparer. Verdun ne fut d’ailleurs qu’un prodrome de c
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
235e de la beauté-standard : elle définit d’avance l’objet de la passion — dépersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le
236ès l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de mener à la mort, elle se dénoue en
237hoisit non comme prétexte à s’exalter, ou comme « objet de contemplation », [p. 310] mais comme une existence incomparable et
238rlais au livre V) qui consiste à donner pour seul objet légitime et possible à la passion l’idée de Nation symbolisée par le
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
239 des personnes, non plus comme des reflets ou des objets. Cet « exercice spirituel » développe des facultés neuves de jugement
240ue l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
241ser que le nom signifiait « spectacle mystérieux, objet de contemplation », fée irlandaise, cavale aux crins blancs, ou encor
242son réfute cette hypothèse en montrant : 1° que l’objet de l’amour n’est pas le même pour saint Bernard et pour les troubadou
243« On ne peut hésiter — écrit notre auteur — sur l’objet et la nature de l’amour mystique tel que le conçoit saint Bernard : c
244ntiments dont Thibaut est animé. » Précisément, l’objet de mon ouvrage est, entre autres, de « réformer sérieusement notre co
245romantique (Pétrarque) se châtie pour conserver l’objet aimé, tandis que Sade veut le tuer.
87 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
246ure présence ineffable », la « contemplation sans objet ». Je pense donc qu’il est légitime de suivre Albert Béguin dans cett
247oupable et le monde réel. La « contemplation sans objet » à laquelle ils parviennent en de très rares instants n’est plus alo
88 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
248ais essayer de me justifier en remarquant que mon objet principal n’était pas de décrire les différents aspects de l’amour co
89 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
249ouvenirs de famille datant du moyen âge, un tas d’objets inutiles et bizarres, chargés de significations magiques. Ensuite, au
250 leur volonté de « singer Dieu », de recenser les objets et les formes, les rythmes et les lois cosmiques, afin de les parfair
90 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
251rrêts, ahans, monotonie, ignorance des ensembles, objets numérotés, perdus, récupérés à la volée, c’est tout ce que l’homme da
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
252. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets [p. 16] d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle a
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
253sont malades, ils pensent que c’est la faute d’un objet maléfique, ou d’un sorcier, ou d’un esprit qui rôde autour de leur ma
254 description ressemble autant à son auteur qu’à l’objet qu’il voulait décrire. Ainsi les portraits de Rembrandt ressemblent a
93 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ?
255 l’écrit un d’entre eux — « tout ce qui faisait l’objet de leurs controverses ». Nous demandons qu’on les mette au bénéfice d
94 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
256sont malades, ils pensent que c’est la faute d’un objet maléfique, ou d’un sorcier, ou d’un esprit qui rôde autour de leur ma
95 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
257augmenter la peur, c’est lui donner son véritable Objet. C’est faire peur de la bonne manière. Et c’est peut-être le moyen de
96 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
258e. La raison s’imagine à tort qu’elle perçoit des objets isolés et qu’elle parvient ensuite à les relier en énonçant des lois
97 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
259royons qu’en changeant la disposition de certains objets — en déplaçant les richesses par exemple — nous supprimerons les caus
260 nous croyons qu’en déplaçant vers nous ces mêmes objets, nous sauverons tout. Si nous sommes de braves démocrates, inquiets o
261té non qualifiée ne saurait proprement désigner l’objet d’une revendication, car elle est le signe primordial de notre condit
98 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
262en la valeur unique de chaque être. Il suppose un objet irremplaçable, et comme prédestiné par un acte divin. Croyance essent
263i. » Mais l’idée du divin dans un être, source et objet de tout amour profond, va faire naître l’idolâtrie pour peu que l’éla
264nfini de l’âme souffre alors des limitations d’un objet qui résiste et qui bientôt l’embrase. Secrètement déçu, mais fasciné,
265Secrètement déçu, mais fasciné, il attribue à cet objet les qualités qu’il cherchait au-delà. Il s’exalte et s’enfièvre lui-m
266ofondes, mais qui n’ont pas trouvé leur véritable objet ; un pouvoir exceptionnel de concentration, c’est-à-dire de fidélité 
267e-là de mal, il risque d’altérer ou de détruire l’objet de sa tendresse et l’amour même. Ces secrets monstrueux, ignorés de n
268n renonce au monde, on s’enclot avec l’image de l’objet aimé. Mais le Diable est assis dans un coin de la cellule. Il ne fait
269la forme d’une passion pure, indépendante de tout objet, méprisant, sans toujours se l’avouer, celui qui s’offre à la fixer,
270rgueil, l’enfer de la passion qui n’a pas d’autre objet que le malheur qu’elle va créer, en vertu de sa logique folle et des
99 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
271et les structures du monde matériel, l’amour et l’objet de l’amour, la prière et le vœu divin. Si moi, petit individu, erreur
100 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
272royons qu’en changeant la disposition de certains objets — en déplaçant les richesses, par exemple — nous supprimerons les cau
273 nous croyons qu’en déplaçant vers nous ces mêmes objets, nous sauverons tout. Si nous sommes de braves démocrates, inquiets o