1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
1 André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui
2devine une détresse. C’est encore une vision de l’Occident qui naît de ce petit livre si dense, si inquiétant. Le Chinois voit d
3 règne sur nos villes. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi, est douloureuse : le sacrifice. Sans
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
4ion si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions capitales posées ailleurs depuis longtemps par des maî
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
5us pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent n’avaient pas d’autre sens.
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
6vera ici beaucoup des idées que la Tentation de l’Occident exprimait sous une forme abstraite et poétique. Mais cette fois tout
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7r du désastre spirituel vers lequel il entraîne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des
8s rudimentaire. Le phénomène n’est pas nouveau en Occident, mais il est ici tragiquement aigu. Est-ce notre pensée qui, à force
9le est inutile au grand dessein matérialiste de l’Occident. La logique, parlant par la bouche de Ford : « Inutile, donc à détrui
6 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
10scussion de reprendre, et l’on parla défense de l’Occident. L’ange s’enfuit par l’un des nombreux trous de leurs raisonnements.
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
11entration, dans quelque domaine que ce soit. Si l’Occident comprenait cette vérité élémentaire et en tirait des conclusions immé
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
12r été donnée par le groupe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. A
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
13 la « rationalisation » aura laissé de Raison à l’Occident, avec certains secrets de la méditation hindoue. Rêves, sans doute… M
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
14 ouvrage aigu et dense intitulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9, est, croyons-nous, le récit des événements qui pr
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
15ng apparaît comme un type très représentatif de l’Occident. Il n’a rien du prophète oriental contre lequel des Massis mal inform
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
16listes s’opposent dans des termes inusités pour l’Occident, mais sont oubliées, comme partout, dès qu’il s’agit d’embarras d’arg
13 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
17d’individu plus significatif dans l’histoire de l’Occident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le
14 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
18faites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacrifices humains
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
19e m’être pas figuré assez tôt que nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « c
20iguré assez tôt que nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C
21 Orient de mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est le refus de la magie qui fonde notre éthique, et ce
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
22eurs poids et leurs mesures, enfin leur choix ? L’Occident cultive l’anarchie nominaliste la plus grave : il ne sait ou n’ose pl
17 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
23r en ces remarques je ne sais quelle défense d’un Occident latin dont justement nous récusons l’idéal d’orgueilleuse et stérilis
18 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
24iment religieux de la beauté. Mais je crois que l’Occident est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, a
19 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
25r été donnée par le groupe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par ces deux grands poètes : André Ady et Michel Babit
20 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
26Les magnats de Hongrie sont déjà des pachas, et l’Occident ne peut rien en attendre, qu’un corps de janissaires tout au plus. Ma
27 sa loi au secret de son désespoir… Bastions de l’Occident ? — Duquel ? Ou bien race liée au seul goût de sa puissance ? Il y a
28ête des forêts, une rougissante lueur avance de l’Occident vers l’Orient. 19. Bras de mer intérieur qui s’avance jusqu’à Köni
21 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
29es livres monumentaux de Spengler (Le Déclin de l’Occident) et du comte Keyserling. Il faut reconnaître que l’état général du pa
22 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
30’on ne s’atteint jamais. Et les philosophies de l’Occident mettent le comble à cette gigantesque pagaille dont naquit bizarremen
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
31usqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la pa
24 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
32 pays, une puissance sociale et religieuse dont l’Occident ne connaît pas d’exemple. Un récit autobiographique et romancé de sa
25 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
33ibres. Ce n’est pas notre faute si, pour sauver l’Occident et l’Europe, nous devons d’abord, aujourd’hui, nous appuyer sur la Fr
26 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
34usqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la pa
27 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
35our lui ses créatures divinisées ! Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacrifices humains
28 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
36érosés du vieux régime. La capitale de l’Empire d’Occident, ses hiérarchies, sa centralisation, sa structure unitaire, et même s
29 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
37 plus la doctrine orthodoxe, dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup plus opportun
30 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
38up plus complets et durables, de la bourgeoisie d’Occident, nous permettra peut-être de répondre à cette question décisive. L’ét
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
39’une splendeur poétique inégalée. (La poésie de l’Occident chrétien sera grande dans la mesure où elle sera biblique ou grecque,
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
40t plus la doctrine orthodoxe dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup plus opportun
33 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
41ution culturelle La décadence de la culture en Occident nous pose pour la première fois dans notre histoire le problème globa
42e actuelle : non pas seulement pour le salut de l’Occident, ou comme disent les marxistes, pour que l’histoire dure, — après tou
43erve à la fois presque toute la pensée moderne. L’Occident ne pourrait s’en guérir qu’en revenant à une éthique d’engagement per
44 défini tout à la fois par la tradition même de l’Occident, par le spectacle actuel de ses déviations, enfin par le sens même de
45 système capitaliste. En même temps que le toi, l’Occident redécouvre les éléments de toute communauté vivante. Il redécouvre le
46logies collectivistes ou individualistes. Enfin l’Occident entrevoit pour la première fois cette évidence monumentale : que tout
34 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
47manité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’est édifié, et qu’il a dominé le monde. Elle n’est nullement, comme
48appante et la plus juste de l’esprit fédéral de l’Occident — en même temps que du personnalisme. Et c’est au nom de cette missio
35 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
49oments décisifs de la tradition fondamentale de l’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la grande discussion millénai
36 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
50 a changé plus qu’aucune autre les destinées de l’Occident. (Je ne fais là, bien entendu, qu’une constatation historique.) Remer
37 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
51 sociale la plus puissante des civilisations de l’Occident. Celles-ci n’ont pas su lui faire sa part, le subordonner, l’utiliser
38 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
52spirituelle, et par suite économique, produite en Occident par le refus du concret et de l’acte, avec ce que tout acte comporte
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
53e espèce de terrain vague de la civilisation de l’Occident, pays dénué et purifié, ramené à la nudité des quatre éléments primor
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
54 de conscience humaine qui nous est accessible en Occident. Le romantisme s’évapore de nos vies. L’esprit pur a cessé de nous sé
41 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
55uvrage qui paraîtra sous ce titre : L’Amour et l’Occident . Partant d’une analyse approfondie des cinq légendes primitives de T
56 sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra dans les laboratoires. (à suivre)   Dan
42 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
57orale, mais par l’amour. 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lum
58-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de ses origines historiques et psycho
59s, il faudra corriger sensiblement ce schéma de l’Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naî
60ur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le milieu humain (d’où le mythe de la révolutio
61les ambitions dont elle est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’es
62e de la catastrophe. L’esprit catastrophique de l’Occident n’est pas chrétien105. Il est tout au contraire manichéen. C’est ce q
63unément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à
64t le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce ser
65que la passion serait la tentation orientale de l’Occident ? S’il est vrai qu’elle ne s’est développée dans notre histoire et no
66eu » dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en même temps les conditions profondes de la fidélité, de la
43 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
67 des tendances fondamentales et instinctives de l’Occident : la résistance à toute hégémonie, au nom d’un idéal latent de fédéra
68usqu’alors la force et l’équilibre dynamique de l’Occident : l’utopie agissante d’une Fédération des Égaux, dont la seule Suisse
44 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
69de celle des sectes mystiques qui foisonnèrent en Occident à partir du xiie siècle et du mouvement cathare. Plusieurs de ses pr
45 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
70 Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)as Mon cher Davenson, Votre article brillant, médi
71ticle brillant, méditerranéen sur mon Amour et l’Occident , par sa forme même d’apostrophe amicale et ironique, provoque et eng
46 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
72 Denis de Rougemont vient de publier L’Amour et l’Occident, livre qui va, sans doute, susciter des polémiques passionnées. Ce je
73’ai écrit presque en même temps que L’Amour et l’Occident . Mais je ne le ferai pas paraître tout de suite. J’ai aussi terminé
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
74conflit nécessaire de la passion et du mariage en Occident, tel était mon dessein central ; et cela reste à mes yeux le vrai suj
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
75anéantit par son triomphe. C’est un secret dont l’Occident n’a jamais toléré l’aveu, et qu’il n’a pas cessé de refouler, — de pr
76seul notre psyché occidentale. Pourquoi l’homme d’Occident veut-il subir cette passion qui le blesse et que toute sa raison cond
77aut du mât, prédit leur sort inévitable : Vers l’Occident erre le regard ; vers l’Orient file le navire. Frais, le vent souffle
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
78ant de très vieux souvenirs. Car du fond de notre Occident, la voix des bardes celtes lui répondait. Je ne sais si c’était un éc
79ginelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien avant Rome, les Celtes avaient conquis une grande partie de l
80e l’opéra wagnérien. Comme si le fonds païen de l’Occident n’avait pas pu fournir au magicien les éléments les plus actifs de so
81e croyant que « saisit le salut ». 4.Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la
82ident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la géographie ? En présence d’un problème aussi complexe
83enue du Proche-Orient mais qui n’a triomphé qu’en Occident : celle qui pose qu’entre Dieu et l’homme, il existe un abîme essenti
84 peuples chrétiens — historiquement les peuples d’Occident — ne devraient pas connaître la passion, ou tout au moins la traiter
85ensent que c’est une rage… » Et nous voyons qu’en Occident, au xiie siècle, c’est le mariage qui est en butte au mépris, tandis
86 les imposèrent par la force à tous les peuples d’Occident. Dès lors, les vieilles croyances païennes refoulées devinrent le ref
87lé la parenté, ne devinrent largement vivantes en Occident que dans les siècles où elles se virent condamnées par le christianis
88jusqu’à quelles couches profondes de l’humanité d’Occident ont pénétré les conceptions platoniciennes. L’homme le plus simple us
89lée dès à présent : L’amour-passion est apparu en Occident comme l’un des contrecoups du christianisme (et spécialement de sa do
90 ne vont-ils pas jusqu’à prétendre qu’elle fit en Occident des millions de fidèles secrets, malgré la très sanglante croisade de
91 avec la situation courtoise — nous retrouvons en Occident et dans le Proche-Orient les mêmes problèmes. L’orthodoxie musulmane,
92ur courtois — parce que je la crois vitale pour l’Occident moderne, et pour notre conduite morale et religieuse. Je vais donc po
93ont les exemples de relations entre l’Orient et l’Occident médiéval. J’ai choisi ces deux cas, solidement attestés, parce qu’ils
94repris par presque tous les grands mystiques de l’Occident. Il nous semble parfois se réduire à des fadaises sophistiquées, dans
95agissent que dans nos vies privées. La mystique d’Occident est une autre passion dont le langage métaphorique est parfois étrang
96 son contenu et de sa forme. Enfin, la guerre, en Occident, et toutes les formes militaires, jusque vers 1914, ont gardé par le
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
97 curieuses, mais inévitables Toute la poésie d’Occident procède de l’amour courtois et du roman breton qui en dérive. C’est à
98et, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant leurs mystiques respectives à l’Éros et à l’Agapè, d’une
99rient (c’est-à-dire Sankara, Platon, Plotin) et l’Occident (ici figuré par Eckhart) s’opposeraient dans les termes mêmes par les
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
100on du mythe courtois dans la morale des peuples d’Occident : l’on peut admettre qu’elle est parallèle à ses métamorphoses littér
101uit le Roman de Tristan dans toutes les langues d’Occident. L’Anglais Thomas Malory, à la fin du xve siècle, en refait une vers
102 perdue. Telle fut la chance de la littérature en Occident ; et cela seul peut expliquer l’empire, unique dans l’histoire des cu
103ns l’évolution de la guerre et de ses méthodes en Occident.
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
104mme et d’une idée correspondante de la guerre, en Occident, entraîne de profondes conséquences pour la morale, l’éducation, la p
105essions guerrières dans la littérature érotique d’Occident. Ce qui explique tout, c’est l’existence au moyen âge d’une règle eff
106et de grandeurs sanglantes qu’avaient accumulé en Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
107 sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra dans les laboratoires. 6.Sens de la
108sur « l’amour » seul. Mais toute l’évolution de l’Occident va de la sagesse tribale au risque individuel ; elle est irréversible
109ifié d’une manière perceptible la conscience de l’Occident. Enfin, certains signes annoncent un phénomène plus profond, peut-êtr
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
110morale, mais par l’amour. 6.Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lum
111-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de ses origines historiques et psych
112s, il faudra corriger sensiblement ce schéma de l’Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naî
113ur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le milieu humain (d’où le mythe de la révolutio
114les ambitions dont elle est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’es
115e de la catastrophe. L’esprit catastrophique de l’Occident n’est pas chrétien208. Il est tout au contraire manichéen. C’est ce q
116unément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à
117t le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce ser
118que la passion serait la tentation orientale de l’Occident ? S’il est vrai qu’elle ne s’est développée dans notre histoire et no
119u », dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en même temps les conditions profondes de la fidélité, de la
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
120e la Dame, qui devait en vérité former l’âme de l’Occident et fixer définitivement les traits de sa culture ». Leur mouvement de
56 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
121en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est pas théorique
122pe même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je le sais, son
57 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
123e du châtiment qui s’abattra nécessairement sur l’Occident, si celui-ci persiste à ne prendre au sérieux que les valeurs de bour
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
124érosés du vieux régime. La capitale de l’Empire d’Occident, ses hiérarchies, sa centralisation, sa structure unitaire, et même s
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
125en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est pas théorique
126pe même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je le sais, son
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
127manité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’est édifié, et qu’il a dominé le monde. Elle n’est nullement, comme
128appante et la plus juste de l’esprit fédéral de l’Occident — en même temps que du personnalisme. (N’en faisons pas : « Chacun po
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
129e si nous lui donnons pour fin la Fédération de l’Occident. 1. Tout d’abord une définition. Fédération veut dire : union dans la
130ut pas faire si l’on veut réussir la Fédération d’Occident. 8. Le premier enseignement négatif de notre petite expérience, nous
62 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
131ales sur lesquelles s’édifia la civilisation de l’Occident depuis des millénaires ? » Je me répondais de la manière suivante. Hi
132ception planétaire. Le seul type d’héroïsme que l’Occident ait pu concevoir (depuis qu’il n’allume plus de bûchers pour les chré
133 tiré bon parti des égarements rationalistes de l’Occident, maître du monde depuis des siècles. Il n’a rien perdu à cette crise
63 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
134 les méfaits des hordes fascistes. La pensée de l’Occident et son vocabulaire sont nés des grands débats théologiques aux siècle
135e succès que dans l’amour tel qu’on le cultive en Occident. Depuis un siècle, tous les romans illustrent, avec d’autant moins d’
136e d’un ensemble humain comme celui que l’on nomme Occident. Et les minimes altérations qui s’y produisent influencent indéfinime
64 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
137e m’être pas figuré assez tôt que nous sommes à l’Occident. ». L’Occident, c’est l’esprit incarné. L’incarnation entraîne des « 
138guré assez tôt que nous sommes à l’Occident. ». L’Occident, c’est l’esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C
139rient évasif, c’est cela même qui constitue notre Occident spirituel. C’est le refus de la « magie »6 qui fonde notre éthique, e
65 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
140 deux ou trois moments décisifs de la tradition d’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la grande discussion millénai
66 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
141si le sens de la lenteur des choses. Personne, en Occident, n’a salué la Révolution russe avec un enthousiasme plus gravement mo
67 1946, Combat, articles (1946–1950). Ni secret ni défense (19-20 mai 1946)
142appelle chain reaction. En vingt-quatre heures, l’Occident a vécu. Un éclair tombant du ciel bleu, — l’expression est devenue si
68 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
143rsonne , Penser avec les mains et L’Amour et l’Occident . Vous allez donc faire une rentrée massive sur le marché du livre ?
69 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
144votion » à rien d’avouable… Toute la culture de l’Occident — musique, peinture, philosophie, littérature — est sortie des église
70 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
145er, demain matin, si le soleil ne se lève pas à l’Occident. Mais au-delà de ce pittoresque accidentel, je sens quelque chose d’i
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. Ni secret, ni défense
146appelle chain reaction. En vingt-quatre heures, l’Occident a vécu. Un éclair tombant du ciel bleu — l’expression est devenue si
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
147ception planétaire. Le seul type d’héroïsme que l’Occident ait su concevoir (depuis qu’il n’allume plus de bûchers pour les chré
73 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
148fonds comme Penser avec les mains et L’Amour et l’Occident mirent bien vite au premier rang, est le contraire d’un amuseur. Pend
74 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
149lle reste liée au rêve d’activité qui tourmente l’Occident depuis des siècles. Mais ce rêve à son tour se trouble ; il faiblit,
75 1947, Doctrine fabuleuse. Le feu
150à la joie qui fait souffrir et qui rend seul. À l’Occident qui veut le plein mais crée le vide, nourrissant malgré lui les monst
76 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
151 des plus solennelles traditions religieuses de l’Occident. C’est pourquoi les Français avancent sous le feu de l’ennemi, tandis
77 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
152de ces deux filles parfois ingrates du plus grand Occident nous suggère une formule de l’homme typiquement européen : c’est l’ho
153s à l’intérieur, puis se comporter vis-à-vis de l’Occident, en tant que nation, comme le parti le plus irréductible. Le fédérali
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
154s de nuances diverses comme par les libéraux de l’Occident. C’est le cas de redire le mot de Bernard Shaw à propos de l’Angleter
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
155s de la personne humaine, tels que les comprend l’Occident. La conception européenne de l’homme 4. S’il est vrai que les motifs
80 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
156 non pas bipolaire, de même que la théologie de l’Occident n’est pas dualiste, mais trinitaire. Et de fait, l’Europe n’a pas pri
157préter les principales structures dynamiques de l’Occident, les conflits fondamentaux qui les sous-tendent et les grandes doctri
158ons. Dans ce complexe de drames, constitutif de l’Occident, nous trouvons le grand secret de l’homme européen : c’est un homme d
159l suggère que si la culture reste encore libre en Occident, c’est peut-être dans la mesure où les pouvoirs ne la prennent pas au
160e profonde. Tel est le mal profond dont souffre l’Occident. À l’inverse, les régimes totalitaires de l’Est ont si bien vu l’impo
81 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
161épété. La conversation s’engage sur L’Amour et l’Occident , qu’il est en train de lire, et dont il me déclare, à ma profonde su
82 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
162t nous disposons, et l’une des plus typiques de l’Occident, n’est autre que l’esprit critique. On nous dit qu’il se perd et l’on
163lecteur m’écrivait récemment : « Quelle réponse l’Occident prétend-il apporter à l’inquiétude du monde moderne ? » Je serais ten
164 ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une église, n’est pas une doctrine du salut, comme les part
165otalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense de réalités, de réponses, de questions, de cont
166 de l’esprit créateur. C’est à cause d’elle que l’Occident demeure l’espoir de l’homme qui pense, qui juge et qui sent par lui-m
167rce : la personne. Voilà la création majeure de l’Occident. L’idée de la personne est certainement la plus originale, la plus pr
168scients des forces véritables de l’Europe et de l’Occident, nous serons en mesure, aussitôt, de renverser l’absurde situation vo
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
169ture et le puissant trafic d’une grande cité de l’Occident comme on en voit en Amérique du Sud : plus uniformément modernes que
170ble qu’au regard de la « hideuse vulgarité » de l’Occident, dont parlait récemment André Gide, toute la noblesse des gestes, des
171collective, bref, à toute l’aventure courue par l’Occident. Dans l’état présent des choses, on comprend fort bien que notre idée
172lais, et d’autre part, elle est tentée de juger l’Occident tout entier à travers l’Amérique ; or l’Europe est plus près de l’Ind
173s, pense en anglais. ⁂ Délivrée des Moghols par l’Occident, puis de l’Occident par l’action combinée de Gandhi, de nos faiblesse
174 ⁂ Délivrée des Moghols par l’Occident, puis de l’Occident par l’action combinée de Gandhi, de nos faiblesses et de nos idéaux,
84 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
175u’il connaissait et qui avaient pu venir vivre en Occident, loin de se sentir plus à l’aise dans notre atmosphère de liberté, y
176où sont prescrits par le Parti et sa doctrine. En Occident, il faut sans cesse choisir, se décider personnellement. On ne sait j
177ertés bien plus concrètes que celles dont jouit l’Occident. Rien ne sert alors de lui montrer qu’en fait c’est justement le cont
178ne psychose, qui atteint des millions d’hommes en Occident, et dont nul d’entre nous n’est tout à fait indemne. Une psychose ne
179 — c’est-à-dire la remise en marche du progrès en Occident — cela ne se fera pas en un an, ni même en deux ou trois. Or, il se t
85 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Libertés « formelles » et libertés « réelles »
180lles » Nos libertés réelles et quotidiennes, en Occident, nous les avons toujours connues, dans cette génération du moins. Ell
181nc quelques-unes des libertés les plus banales en Occident, et voyons, dans quelques cas précis, les limites de ces libertés, ma
182oncret de la liberté. Qu’en est-il de ce droit en Occident ? Nous l’utilisons largement, non seulement à l’intérieur de notre pa
183 seulement légal : il est utilisé dans tout notre Occident — en Europe et en Amérique — avec des résultats concrets et positifs.
184ression. On ne dira point qu’elle est parfaite en Occident, loin de là. Nous connaissons tous les limites que lui imposent, en p
185 être encouragés au maximum. Savons-nous bien, en Occident, quelle défense efficace de l’homme et de sa dignité intime, représen
86 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
186t nous disposons, et l’une des plus typiques de l’Occident, n’est autre que l’esprit critique. On nous dit qu’il se perd et l’on
187lecteur m’écrivait récemment : « Quelle réponse l’Occident prétend-il apporter à l’inquiétude du monde moderne ? » Je serais ten
188 ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une Église, n’est pas une doctrine de salut, comme les part
189otalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense de réalités, de réponses, de questions, de cont
190 de l’esprit créateur. C’est à cause d’elle que l’Occident demeure l’espoir de l’homme qui pense, qui juge et qui sent par lui-m
191rce : la personne. Voilà la création majeure de l’Occident. L’idée de la personne est certainement la plus originale, la plus pr
192scients des forces véritables de l’Europe et de l’Occident, nous serons en mesure, aussitôt, de renverser l’absurde situation vo
87 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
193at de nos arts est la preuve d’une décadence de l’Occident. Cette mystification date des nazis. Notre art « dégénéré » survit à
194ants, pour la défense et pour l’illustration de l’Occident. À la campagne de dénigrement conduite par les tenants du pompiérisme
88 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
195ier de chaque vie dans la vie, dénote et marque l’Occident, et plus spécifiquement l’Europe. On peut donc définir l’Europe comme
196 notion fondamentale, cette conquête majeure de l’Occident, n’est rien de moins que la résultante de trois grandes civilisations
197hés par l’idéologie communiste étaient ceux que l’Occident avait contaminés : jeunes intellectuels éduqués en Angleterre, ou peu
198ntermédiaire : celui qui a le sens de l’humour. L’Occident a créé l’étatisme, lequel tend à rejoindre, à la limite, les despotis
199s qu’il laisse parfois s’établir dans son sein, l’Occident leur résiste en mille manières. Non seulement par la rébellion ouvert
89 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
200l’URSS désormais ne nourrit plus à l’endroit de l’Occident que les intentions les plus cordiales, on demande ce qui se trouve ch
90 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
201essiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des courants issus
91 1953, Le Figaro, articles (1939–1953). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (25 juin 1953)
202morts en vain. Aux jours les plus découragés de l’Occident, ils ont fait renaître l’espoir. Le sursaut de l’Europe nouvelle, on
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
203morts en vain. Aux jours les plus découragés de l’Occident, ils ont fait renaître l’espoir. Le sursaut de l’Europe nouvelle, on
93 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
204e de la Suisse à trois grandes civilisations de l’Occident, et la réunion de ces trois civilisations sur notre territoire. Le li
205« appartenance à trois grandes civilisations de l’Occident » et dans leur réunion sur un même territoire. Le Message du Conseil
206ulturels les plus importants dans l’histoire de l’Occident. Le Gothard divise et unit à la fois ces trois territoires. Ce serait
94 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
207 précisé — mais ce sont ces projets qui ont mis l’Occident en mesure de discuter sur un fondement solide : nous avions quelque c
208miliée Deux mois plus tard, tout est changé. L’Occident s’est laissé entraîner dans une « Conférence asiatique », qui s’ouvre
209 se concentrer sur le théâtre d’une bataille où l’Occident désormais joue perdant. Le monde entier verra nos défaites militaires
95 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (octobre-novembre 1954)
210en sûr. L’une des faiblesses les plus graves de l’Occident contemporain se révèle ici. Comment s’imagine-t-on l’action en généra
96 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
211— aux yeux des partis — a sauvé l’Angleterre et l’Occident. Une morale religieuse a permis la réussite sociale des États scandin
97 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
212 des certitudes massives.) Nous, au contraire, en Occident, et en Europe bien plus qu’en Amérique, nous souffrons d’une espèce d
98 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
213essiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des courants issus
214gnes les plus graves de la crise spirituelle de l’Occident. (La Russie ne l’a pas résolue en se bornant à inverser le sens des m
99 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
215irmée d’une seule voix par les représentants de l’Occident rendait l’initiative aux pays libres, dans leur confrontation avec Mo
216les. Deux mois plus tard, tout est déjà changé. L’Occident s’est laissé glisser dans une « Conférence asiatique » qui s’ouvre à
217les plus stupéfiants de l’Histoire. Tourné vers l’Occident, qui restera muet, Chou En-lai déclare en substance : « Bas les patte
218 se concentrer sur le théâtre d’une bataille où l’Occident, désormais, joue perdant. Le monde entier verra nos défaites militair
100 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
219 carcasse ! » Les Russes ont réellement peur de l’Occident. Mais leur gouvernement ne cesse d’affirmer que l’URSS ne craint pers