1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1rme-t-il, se disputent le monde. L’une vient de l’Orient, et insinue dans le monde [p. 64] romain les virus du christianisme,
2aissance, le traditionnisme et le nationalisme. L’Orient efféminé ; — en face : l’Ordre romain. Or l’ordre, pour M. de Monther
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
3 [p. 1152] Les Appels de l’Orient (septembre 1929) e Le xxᵉ siècle s’annonce comme le siècle de la dé
4hui semble chercher dans une confrontation avec l’Orient, plutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle
5 l’Orient, plutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle-même. C’est peut-être pour provoquer cette con
6s ses sources pour s’y retremper. Les appels de l’Orient, ce sont les Keyserling, les Guénon, qui les font entendre, autant et
7culier). Car la plupart des enquêtés se font de l’Orient une représentation vague [p. 1153] et poétique. « Orient…, toi qui n’
8une représentation vague [p. 1153] et poétique. « Orient…, toi qui n’as qu’une valeur de symbole », a dit A. Breton. C’est de
9aleur de symbole », a dit A. Breton. C’est de cet Orient qu’il s’agit, et Jean Schlumberger le définit encore : « … tout ce qu
10 par des faits et des documents. Pour beaucoup, l’Orient n’est qu’un prétexte à variations sur le thème favori. M. Massis, par
11définit ce que les autres entendent vaguement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense, réunira
12acun d’en tirer de nouvelles raisons de maudire l’Orient ou chercher la guérison de nos fièvres. Mais nous aurons entrevu peut
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
13nt, tournés vers la Russie, vers le passé, vers l’Orient, tentant des amours nouvelles et les fuites les plus folles hors de l
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
14poque, ou se défaire avec elle et dériver vers un Orient d’oubli — (mais avant de s’y perdre, quelles révolutions, quelles ana
5 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
15l y a dans le monde intellectuel une « Question d’Orient » dont on ne peut plus méconnaître l’urgence. Des prophètes — hindous
16cités mécaniciennes, ils rallument le mirage d’un Orient paradisiaque d’où nous viendraient une fois de plus la sagesse et la
17s importantes qu’il apporte sur les rapports de l’Orient et de l’Europe, me paraît destiné à lever plusieurs des plus tenaces
18lyrique auquel nous ont habitués les voyageurs en Orient, mais une suite de coups d’œil aigus sur l’âme orientale de l’islam,
19e, comme c’est si souvent le cas, mais bien sur l’Orient. Encore faut-il s’entendre : les meilleurs documents sur l’Orient son
20aut-il s’entendre : les meilleurs documents sur l’Orient sont les œuvres des Orientaux. L’intérêt d’un livre comme celui-ci es
21s deux mondes que dans la peinture elle-même de l’Orient. Tandis que s’accumulent les traits qui composent le portrait moral d
22 christianisme n’est-il pas le plus beau don de l’Orient à l’Europe ? Il y a là des pages d’un accent très noble et courageux
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
23 réveillerez-vous pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent n’avaient pa
7 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
24 baguées de ces courtiers alourdis de “Knödl”. En Orient on en ferait une chose extrêmement précieuse, qu’on n’approcherait qu
25iment religieux de la beauté. Mais je crois que l’Orient est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, a
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
26ir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais gravement comme je ferai, je pense, au jour de mon pèl
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
27identales, les habitants, eux, viennent de tout l’Orient. « On pense à une Genève de l’Islam. » Il semble, à lire notre auteur
10 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
28 de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient, d’instinct, que cette pensée va demander non point seulement sa reva
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
29aguées de ces courtiers alourdis de « Knödl ». En Orient on en ferait une chose extrêmement précieuse, qu’on n’approcherait qu
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30ir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais gravement comme je ferai, je pense, au jour de mon pèl
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
31une rougissante lueur avance de l’Occident vers l’Orient. p. 172 19. Bras de mer intérieur qui s’avance jusqu’à Königsbe
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
32es de son effort particulier. Ce renoncement à un Orient de mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est l
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
33ait le tour du monde ; il a séjourné longtemps en Orient et en Amérique ; [p. 816] il s’est enfoncé profondément dans la vie a
16 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
34nnées ; que Spengler n’est pas un admirateur de l’Orient, mais le contraire (p. 153) ; que le christianisme n’est pas précisém
17 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
35e richesse à son tour va reprendre le chemin de l’Orient, d’où vint autrefois le mûrier. Question : que reste-t-il pour entrep
18 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
36s produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles. Ainsi notre
19 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
37itable : Vers l’Occident erre le regard ; vers l’Orient file le navire. Frais, le vent souffle vers la terre natale. Ô fille
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
38ctrine s’est transmise au monde médiéval. Ainsi l’Orient vint rêver dans nos vies, réveillant de très vieux souvenirs. Car du
39ommunauté originelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien avant Rome, les Celtes avaient conquis une gra
40vie pour le croyant que « saisit le salut ». 4. Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en deho
41. Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la géographie ? En présence d’un problème
42système personnel de références. Ce que j’appelle Orient, dans cet ouvrage, c’est une tendance de l’esprit humain qui a trouvé
43n n’aura pas de peine à démontrer qu’il existe en Orient de nombreuses tendances occidentales ; et l’inverse. (Mais je ne fais
44st l’inverse qui s’est réalisé. Nous voyons qu’en Orient (Appendice 4), et dans la Grèce contemporaine de Platon, l’amour huma
45 » de l’âme et de celles du désir, venues du même Orient par les deux rives de la mer civilisatrice, naquit le grand modèle oc
46nombrables sont les exemples de relations entre l’Orient et l’Occident médiéval. J’ai choisi ces deux cas, solidement attestés
47mes yeux, dans l’homme occidental, le retour d’un Orient symbolique. Il nous devient intelligible par certaines de ses marques
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
48ur notre objet, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant leurs mystiques respectives à l’Éros et à l
49stique universelle très nettement caractérisés. L’Orient (c’est-à-dire Sankara, Platon, Plotin) et l’Occident (ici figuré par
50dente. Elle rejette Maître Eckhart du côté de « l’Orient », c’est-à-dire du côté d’une mystique essentiellement unitive, et pa
51elle et l’abandon des œuvres. On est toujours à l’Orient de quelqu’un ! C’est ainsi que Maître Eckhart figura l’hérésie que j’
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
52ance ascétique, orientale — le monachisme vient d’Orient — c’est la tendance hérétique des « parfaits » qui inspira la poésie
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
53s produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles. Ainsi notre
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
54ales de l’amour Il est bien entendu que j’appelle Orient une certaine attitude totale de l’homme qui s’est manifestée principa
55 l’Islam, l’Arabie et le Judaïsme ne sont pas cet Orient-là, et se rattachent directement (Livre II, chap. 2 et 9) aux cycles
25 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
56dée première du Diable fut donnée aux Juifs par l’Orient et ses mystères dualistes, lorsqu’Israël était captif à Babylone. Mai
26 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
57rges de l’hérésie. Inconnu de l’Antiquité et de l’Orient, il ne peut exister que dans une civilisation marquée par la croyance
27 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
58ées de son effort particulier. Ce renoncement à l’Orient évasif, c’est cela même qui constitue notre Occident spirituel. C’est
28 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
59européenne, et de la guerre endémique dans tout l’Orient, et de la méfiance et de la peur réciproques qui président aux rappor
29 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
60européenne, et de la guerre endémique dans tout l’Orient, et de la méfiance et de la peur réciproques qui président aux rappor
30 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
61européenne, et de la guerre endémique dans tout l’Orient, et de la méfiance et de la peur réciproques qui président aux rappor
31 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
62tant tenues pour préjugés) aient trouvé refuge en Orient, en Afrique, en Océanie… Incapables de croire en rien, nous courons a
63ts, souliers de soie noire, tête nue. Un prince d’Orient, aussi beau qu’on le dit. Légèrement boudeur, m’a-t-il semblé d’abord
32 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
64nd à rejoindre, à la limite, les despotismes de l’Orient ou de l’Antiquité, au point de vue de l’oppression des individus. Cep
33 1953, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « Ce qu’ils pensent de Noël… » [Réponse] (24 décembre 1953)
65européenne, et de la guerre endémique dans tout l’Orient, et de la méfiance et de la peur réciproques qui président aux rappor
34 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
66ent y suffire. Inconnus de l’Antiquité comme de l’Orient d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique
67cipales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pa
68 symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pas ce tragique absolu qui naît de l’acte irréversible, en
69e la passion. Il fleurit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le verti
70hénomène, je l’ai dit, sont inconnues dans tout l’Orient, qu’il s’agisse des empires aryens ou dravidiens, khmers ou mongols,
71neuf. Toutes nos révolutions s’en souviendront. L’Orient n’a pas connu pareille coupure des temps — cette coupure de l’histoir
72un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or, voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entièr
73lisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerveau, souvent mortel pour les Polynésiens.
74s de défense du corps social ne s’exerçant pas en Orient, la maladie nationaliste peut y prendre demain une virulence inouïe.
35 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
75 et naturelles — une dignité et une réalité que l’Orient leur dénie par principe. Enfin, nous avons vu que la foi met un terme
76ntiquité. Ou bien l’on pose, comme les sagesses d’Orient, l’identité des contraires apparents : tout est dans tout, bien sûr,
77érésie du matérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que
78ons du type oriental. C’est la rupture avec cet « Orient »-là, consécutive à la Renaissance, et consommée dès l’aube de l’ère
36 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
79e. Jusqu’alors et à cet égard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont supérieures au
80temps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — accession à la vérité
37 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
81les termes symboliques, plus que géographiques, d’Orient et d’Occident. Contraster les contenus de ces termes sera l’objet de
82mule d’union, qui ne peut survivre à l’aube. Si l’Orient et l’Occident doivent un jour converger au lieu de s’ignorer, ou de s
83e servir, que par son dépassement réalisé. Mais l’Orient n’a pas eu de Renaissance. La durée même de son Moyen Âge, confronté
84agé par toutes les classes. L’Occidental retour d’Orient s’écrie : « Je n’ai vu que des foules, pas une personne ! » Et l’Orie
85lités internes de l’opposition a) Symbolisme de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seule
86 Symbolisme de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seulement des entités géographiques fa
87al 6 . Le récit d’Avicenne est une initiation à l’Orient, monde des Formes de lumière, contrastant avec l’Occident du monde te
88vitation à entreprendre le voyage mystique vers l’Orient. Quel est ce cosmos symbolique ? À droite, l’Orient des Formes et du
89ient. Quel est ce cosmos symbolique ? À droite, l’Orient des Formes et du Soleil levant, au delà duquel réside l’univers angél
90’un emprunt procuré d’un lieu lointain. » Entre l’Orient et l’Occident (c’est-à-dire au lieu de rencontre de la matière et de
91 dans leurs noires forteresses, son départ vers l’Orient de l’illumination, de l’origine et de la délivrance. Et l’on retrouve
92uve ici les mêmes significations symboliques de l’Orient et de l’Occident que dans le récit d’Avicenne, auquel l’auteur rattac
93s symboliques que ces deux auteurs attribuent à l’Orient et à l’Occident. Ajoutons-y les qualificatifs que, des pré-socratique
94 tableau suivant, formé de quatorze antithèses : Orient : l’aurore, le matin, le haut, la droite, l’extrême raffinement, la l
95é dans l’interprétation, uniquement favorable à l’Orient, de nos deux termes symboliques ne peut manquer d’impressionner. On n
96ue ou d’anecdotique. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figu
97e la psyché occidentale. Mais, du prestige de cet Orient qui n’est pas celui des atlas, l’Orient réel, qui va de la Perse au J
98ge de cet Orient qui n’est pas celui des atlas, l’Orient réel, qui va de la Perse au Japon, bénéficie très largement dans nos
99, métaphysiques et religieuses, l’opposition de l’Orient et de l’Occident revêt une valeur différente, encore que par sa forme
100dition. — Que l’Occident soit individualiste et l’Orient traditionaliste, il paraît difficile de le mettre en doute 10  : tous
101pas de personne sans un Dieu qui interpelle. Et l’Orient ne connaît rien de tel. Soit qu’on pense qu’il n’y a pas de Dieu — se
102as moins évidente dans les zones respectives de l’Orient et de l’Occident. Qui voudrait nier, par exemple, qu’il y ait en Occi
103 de grands spirituels, ou de grands physiciens en Orient ? Mais personne n’a l’idée de parler de l’Orient scientifique, ou de
104 Orient ? Mais personne n’a l’idée de parler de l’Orient scientifique, ou de l’Occident mystique. Un Sankara parfois préfigure
105 de nos institutions. Ils représentent le point d’Orient dans notre sphère. En revanche, l’Orient ne connaît pas d’Églises. La
106 point d’Orient dans notre sphère. En revanche, l’Orient ne connaît pas d’Églises. La Bible et les Védas n’ont vraiment rien d
107n obtient les réponses les plus révélatrices de l’Orient et de l’Occident, et rien n’illustre mieux la divergence réelle des r
108’Occident a fait les chambres à gaz, tandis que l’Orient professe un respect de la Vie qui va jusqu’au refus de détruire la ve
38 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
109lem, Athènes, Rome — ces trois mots inconnus de l’Orient, ces trois noms chargés de sens historique qui les altèrent et qui le
110i a manqué ce principe de cohérence originelle. L’Orient trop lointain dans l’espace et si proche dans l’âme collective n’étai
111uctures de l’ordre impérial défaillant. Quant à l’Orient… L’Orient du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Si
112 l’ordre impérial défaillant. Quant à l’Orient… L’Orient du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Silence, où
113nt du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Silence, où Dieu parle. Or l’Incarnation c’est le Verbe entré par
114 et salut. Terme ignoré de l’Antiquité comme de l’Orient. Car les Grecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient,
115ecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient, que l’ascèse infiniment patiente 16 . Il est curieux, mais non contr
116rdon, comment trouver et vivre le chemin ? Pour l’Orient, la voie est connaissance, illumination progressive (ou même instanta
117iner ce qu’était le sacré, ce qu’il est encore en Orient. La morale des Anciens est basée sur le rite, et dans le monde magiqu
118 refusent la chrétienne, ou bien vont à [p. 51] l’Orient, ou bien vont à Moscou. Dans les deux cas, ils quittent en esprit l’O
39 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
119ent y suffire. Inconnus de l’Antiquité comme de l’Orient d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique
120cipales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pa
121 symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pas ce tragique absolu qui naît de l’acte irréversible, en
122e la passion. Il fleurit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le verti
123hénomène, je l’ai dit, sont inconnues dans tout l’Orient, qu’il s’agisse des empires aryens ou dravidiens, khmers ou mongols,
124neuf. Toutes nos révolutions s’en souviendront. L’Orient n’a pas connu pareille coupure des temps, — cette coupure de l’histoi
125un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entière
126lisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerveau, souvent mortel aux Polynésiens. Le n
127s de défense du corps social ne s’exerçant pas en Orient, la maladie nationaliste peut y prendre demain une virulence inouïe.
40 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
128temps décrites par les anciennes cosmologies de l’Orient. Pour l’Inde, l’unité de temps — le Kalpa ou Jour de Brahma — est de
129férents, attribués par les grandes religions de l’Orient et de l’Occident au temps cosmique comme au temps des humains, plaçon
130is elle en reste tributaire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle,
41 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
131 et naturelles — une dignité et une réalité que l’Orient leur dénie par principe. Enfin, nous avons vu que la foi met un terme
132ntiquité. Ou bien l’on pose, comme les sagesses d’Orient, l’identité des contraires apparents : tout est dans tout, bien sûr,
133érésie du matérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que
134ons du type oriental. C’est la rupture avec cet « Orient »-là, consécutive à la Renaissance, et consommée dès l’aube de l’ère
42 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
135e. Jusqu’alors et à cet égard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont [p. 187] supér
136temps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — accession à la vérité
43 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
137royance en l’Histoire, et ce que les peuples de l’Orient proche et lointain risquent de faire du nationalisme — j’y vois le si
138ts de « courants », mais d’œuvres signifiantes. L’Orient l’a toujours su et devrait nous le rapprendre, au lieu de perdre sa v
139lus pures. À ce titre, il peut être accepté par l’Orient. Et je n’en connais point d’autre qui ménage mieux nos chances de voi
44 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
140alors, en apparences, au dialogue millénaire de l’Orient pauvre et populeux mais religieux, et de l’Occident profane, riche et
141religions et les divertissements de la culture. L’Orient, découvrant la technique et les moyens de surmonter sa misère, freine
45 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
142gnent Le dialogue nécessaire et possible Entre l’Orient et l’Occident jusqu’à ce siècle, le dialogue a toujours échoué, soit
143st-à-dire concrètement les besoins matériels de l’Orient surpeuplé et sous-alimenté. « On ne parle pas de philosophie ou de re
144au seul profit de l’Occident (non du meilleur). L’Orient, subitement confronté avec ces résultats partiels de nos [p. 260] val
145ent permis l’usage normal de la technique. Mais l’Orient hindouiste et bouddhiste se voit soumis, par la présence et par la te
146s transition : « Lorsque des millions d’hommes en Orient n’ont rien à manger, parler d’humanisme et de l’évolution de l’idéal
147mérite un examen sérieux. On nous disait (soit en Orient, soit dans les cercles occidentaux qui aiment à parler de notre décad
148ent être tenus pour primordiaux. Les vérités de l’Orient gardent donc leur plein droit de condamner les erreurs de l’Occident.
149errogeons anxieusement la sagesse différente de l’Orient. Aurait-elle réussi dans son domaine — celui que nous avions négligé 
150stion de la preuve qui se pose ici. Confronté à l’Orient, l’Occident apparaît comme le monde de la preuve par l’effet matériel
151il se voit appauvri spirituellement, tandis que l’Orient se jette sur nos techniques et en oublie ses valeurs propres, qui ser
46 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 12. La quête sans fin
152 notre forme d’exister. Et pourtant, songeant à l’Orient, j’invoquerai le précédent fabuleux de la conclusion d’une autre [p. 
47 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
153, moyennes ou petites nations de l’Europe ou de l’Orient. On peut encore les manœuvrer sans bouger ces rois impossibles, paral
48 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
154 et de la forme du monde en tant que réalités. (L’Orient les tient pour illusoires.) Ôtez l’idée de la personne, déduite des g
155temps décrites par les anciennes cosmologies de l’Orient. Pour l’Inde, l’unité de temps — le Kalpa ou Jour de Brahma — est de
156férents, attribués par les grandes religions de l’Orient et de l’Occident au temps cosmique comme au temps des humains, plaçon
157is elle en reste tributaire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle,
49 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
158ciemment savoir ce que nous voulions chercher ? L’Orient, lui, a toujours cherché l’âme, les pouvoirs de l’esprit sur l’âme. C
159is libre et responsable — adjectifs inconnus de l’Orient traditionnel. Partant de ces trois grandes options religieuses et mét
160 grand fait fondamental distingue l’Occident de l’Orient. L’un croit à la matière, l’autre ne croit qu’à l’âme. Le symbole de
161ls, ne sont pas des illusions, comme le pensait l’Orient, ne sont pas le « Voile de Maya » comme l’enseignaient les religions
162 étudier les lois de ce qui n’est qu’illusion ? L’Orient s’est donc voué à l’étude de l’âme et des pouvoirs sur l’âme — et il
50 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
163emps, la transmutation créatrice des valeurs de l’Orient et de l’Occident.   Je ne pouvais présenter Kassner à des lecteurs do
51 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
164et sacré ? « Lorsque les Croisés se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre des Assassins, — écrivait Nietzsche en humeur do
165. « Aime et fais ce que tu veux » dit Augustin. L’Orient hindouiste et bouddhiste n’a pas dit autre chose avant eux, ni les my
52 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
166emps, la transmutation créatrice des valeurs de l’Orient et de l’Occident. ⁂ Je ne pouvais présenter Kassner à des lecteurs do
53 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
167sur l’homme et sa définition. S’il est vrai que l’Orient nie le moi, qui est une valeur centrale pour l’Occident, il doit en r
168nnel et se joue à travers notre moi. Ainsi tout l’Orient des doctrines… Et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance e
169i tout l’Orient des doctrines… Et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance en la transmigration… Mais voici le moment
170 Mais voici le moment d’ajuster la vision. Tout l’Orient exagère ses formules. Il dit cent mille millions pour dire : beaucoup
171peut-être qu’on ne voit pas de raisons pour que l’Orient réel soit plus conforme aux sermons du Bouddha, que l’Europe au Sermo
172l’amour. 121  » [p. 237] Ceci encore : le cliché Orient — Occident = non-moi — personne, qui a peut-être moins cours en Orien
173on-moi — personne, qui a peut-être moins cours en Orient que dans certains milieux d’Europe et d’Amérique sérieusement éperdus
174et qui font l’intérêt de sa vie amoureuse. Mais l’Orient se contente de proposer des voies aux Renonçants (ou sannyasins) qui
175et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émacier le réel tangible 125  », pour rejoindre
176irituels. Quelle est la vraie ? Si les sages de l’Orient ont raison, personne ne pourra le vérifier à la consommation des temp
177arfois pour leurs croyances. Nous voyons ce que l’Orient est resté jusqu’ici, et que ses doctrines d’extinction n’ont pas tué
178t s’engloutir dans l’illusion de la matière (et l’Orient aurait eu raison), soit accomplir sa vocation aventureuse, — déchiffr
54 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
179ver quelques-unes mieux comprises, au retour d’un Orient de l’esprit. J’ai douté de la plupart des vérités successivement démo
55 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
180cidentaux des sectateurs d’une discipline venue d’Orient et qui se répand de nos jours sur toute la Terre. Mais un autre passa
181stifiée, elle est donc plus visiblement active en Orient qu’en Occident. Le sentiment de faute qui, pour un Oriental, peut s’a
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
182? Europe est venue d’Asie. Elle a été enlevée à l’Orient par un dieu du Nord. Zeus-Jupiter devient alors le dieu par excellen
57 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
183ue, tandis que Sem est l’ancêtre des peuples de l’Orient. Augustin voit dans Genèse 9, 27 une prophétie, prophetica benedictio
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
184uve Tanaïs 35 et aux marais Mæotis, qui sont à l’orient. Elle se continue par le rivage de l’océan septentrional jusqu’à la G
185 appelle aussi l’Ister, qui se dirige du midi à l’orient dans la direction du Pont-Euxin. À l’orient, il y a le pays des Alain
186i à l’orient dans la direction du Pont-Euxin. À l’orient, il y a le pays des Alains, au milieu celui des Daces et des Goths, e
59 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
187foulée par celle de l’unité impériale commune à l’Orient et à l’Occident, moitiés géographiques et administrativement distinct
188. C’est ici le lieu de remarquer que les termes d’Orient et d’Occident ont subi au cours des siècles antiques et modernes des
189enfin vastes et vagues désignations mystiques — l’Orient résumant et symbolisant toutes les qualités lumineuses et spirituelle
190vant les caractères régulièrement attribués à cet Orient et à cet Occident mystiques par les métaphysiciens de la Grèce pré-so
191leau suivant formé de quatorze antithèses 40  : Orient : l’aurore, le matin, le haut, la droite, l’extrême raffinement, la l
192é dans l’interprétation, uniquement favorable à l’Orient, de nos deux termes symboliques ne peut manquer d’impressionner. On n
193ue ou d’anecdotique. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figu
194aumes, des Prophètes et des Évangiles célébrant l’Orient comme le lieu d’où vient le salut. Ainsi Matthieu 24, 27 : Comme l’é
195Ainsi Matthieu 24, 27 : Comme l’éclair part de l’Orient et se montre jusqu’en Occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’H
196erme » ! (ainsi Zacharie 6, 12). Le prestige de l’Orient biblique, métaphysique et occultiste empêchera longtemps que l’Europe
197on laudateur, vaut bien tous ceux dont se vante l’Orient : Quand tu iras jusqu’en Égypte, quoique celle-ci s’enorgueillisse d
198et de revêtir une dignité qui la rapproche de « l’Orient » des mystiques. Dès lors, le nom d’Europe et le concept d’Europe von
60 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.8. « Europa vel regnum Caroli »
199e, l’Europe de Charles se trouve plus près de « l’Orient », qui est Jésus-Christ, que de « l’Occident » classique, mauvaise mo
61 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
200e de la race humaine fut plantée aux rivages de l’Orient, et que de là notre race s’est propagée des deux côtés en multiples r
201artir du pays des Hongrois dans la direction de l’orient, un autre a occupé tout ce qui, au-delà, porte le nom d’Europe, et s’
202du pays des Génois. Ceux qui disent si occupent l’orient de ces pays jusqu’au promontoire de l’Italie où commence la mer Adria
203tentrionaux en regard de ceux-là, car ils ont à l’orient les Allemands, sont entourés à l’ouest et au nord par la mer d’Anglet
204ieux saints : les trouble-paix seront déportés en Orient, où ils auront l’occasion de développer leurs capacités militaires co
62 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
205re de Dante. Ayant longuement [p. 87] séjourné en Orient, il entend convertir d’abord les mahométans ou « Ismaéliens », par la
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
206l’Angleterre et l’Espagne, et une Confédération d’Orient, centrée sur la Russie, l’Autriche et le corps germanique. Quant à la
207ent, tandis que Danzig serait le siège de celle d’Orient. [p. 116] Au reste, qu’on ne croie pas que l’uniformité économique s
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
208de Louis XIV avait cherché à les détourner vers l’Orient. De là l’ébauche du plan qu’il soumit au Roi, intitulé Consilium Ægyp
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
209lus de déserts ; toute la terre sera un jardin. L’Orient et l’Occident s’embrasseront au champ de la Fédération. [p. 165] Et
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
210rseur du racisme, la supériorité spirituelle de l’Orient en précurseur des philosophes modernes de notre « décadence fatale ».
211n est ainsi, je vois deux courants : l’un, venu d’Orient, passe par la Grèce et l’Italie et s’infléchit légèrement dans le sud
212epuis la ruine de l’empire Romain nous avons vu l’Orient toujours semblable à lui-même ; un empire, aussi prompt à s’élever qu
213rit humain. Toutes les religions sont venues de l’Orient ; le sentiment y est plus vif, plus élevé ; ces connoissances intuiti
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
214es inconnus, tantôt ils étudient les langues de l’Orient, pour y chercher l’histoire primitive de l’homme, tantôt ils vont à J
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
215à confronter l’Europe à d’autres civilisations, l’Orient dans le Divan Occidental-Oriental, ou la jeune Amérique dans Les anné
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
216fend et fixe des limites, c’est elle qui sépare l’Orient de l’Occident, le Nord du Sud, c’est elle le point d’appui de tout le
217nt à nouveau une politique commune à l’égard de l’Orient. Qu’il en soit conscient ou non, c’est dans ce sens que travaille le
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
218condition de l’autre. À ses yeux, l’Italie (« cet Orient de l’Occident ») devait jouer pour l’Europe le rôle de nation-guide,
219ont éteint le patriotisme en Europe, lorsque, à l’orient de l’Europe, se sera accomplie la grande fédération des peuples slave
220e du christianisme jusqu’à la chute de l’empire d’Orient. N’oublions pas, dans cette génération splendide, les Communes, les L
221 armes et de l’industrie : la Russie du côté de l’orient, et l’Amérique, devenue libre de nos jours, du côté de l’occident, et
222 l’intérieur de l’empire russe. À la manière de l’Orient, dont il a reçu l’origine et pris les mœurs, le gouvernement russe es
223rope se produit d’abord à propos de la question d’Orient… Dans l’explication violente et permanente qui oppose l’Est à l’Ouest
224allas et Fischer. Ils s’obstinent à nous livrer l’Orient ; par une sorte d’instinct de nationalité européenne, ils nous refoul
225 de nationalité européenne, ils nous refoulent en Orient pour ne plus nous rencontrer en Occident. Ne soyons pas dupes de leur
226ndons pas aux autres ce que nous avons à faire. L’Orient est aux maîtres de la mer, cela est évident, [p. 279] nous en sommes
227mmes plus au temps où toutes les révolutions de l’Orient partaient de l’Asie centrale. La nouvelle Charte de la Compagnie des
228e se ramène-t-il pas au débat fondamental entre l’Orient et l’Occident sur le rôle et la nature de la « civilisation » elle-mê
229s ou théocraties mondiales, comme c’est le cas en Orient. Si on se place à un point de vue suffisamment élevé et lointain, com
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
230 en premier ? Sera-t-il, par-delà l’Occident et l’Orient et à travers ce qui est Européen, le lieu des commencements de l’Hist
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
231 À la fin du Moyen Âge, l’Europe se détourne de l’Orient et commence à regarder du côté de l’ouest, vers l’Atlantique. L’unité
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
232x est plus profonde que celle du monde grec sur l’Orient ; elle s’insinue, d’une façon ou d’une autre, et d’aventure par de pa
233souvent méprisée par les spirituels [p. 381] de l’Orient, tandis que leurs masses envient son régime matériel — que Keyserling
234ce du Nouveau Monde. Sa position prépondérante en Orient, elle aussi, prendra bientôt fin. Peut-être même le centre industriel
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
235 qui leur sont propres, où enfin les peuples de l’Orient font valoir à nouveau les droits de la civilisation orientale et où n
236 à la conscience des différences existant entre l’Orient et l’Occident, conscience qui fait de plus en plus prédominer chez le
75 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
237 et sacré ? Lorsque les Croisés se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre des Assassins, — écrivait Nietzsche en humeur do
238 « Aime et fais ce que tu veux », dit Augustin. L’Orient hindouiste et bouddhiste n’a pas dit autre chose avant eux, ni les my
76 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
239sur l’homme et sa définition. S’il est vrai que l’Orient nie le moi, qui est une valeur centrale pour l’Occident, il doit en r
240nnel et se joue à travers notre moi. Ainsi tout l’Orient des doctrines, — et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance
241tout l’Orient des doctrines, — et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance en la transmigration… Mais voici le moment
242 Mais voici le moment d’ajuster la vision. Tout l’Orient exagère ses formules. Il dit cent mille millions pour dire beaucoup ;
243peut-être qu’on ne voit pas de raisons pour que l’Orient réel soit plus conforme aux sermons du Bouddha que l’Europe au Sermon
244 non-moi-personne, qui a peut-être moins cours en Orient que dans certains milieux d’Europe et d’Amérique sérieusement éperdus
245et qui font l’intérêt de sa vie amoureuse. Mais l’Orient se contente de proposer des voies aux Renonçants (ou sannyasins) qui
246et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émacier le réel tangible » 93 , pour rejoindre l
247irituels. Quelle est la vraie ? Si les sages de l’Orient ont raison, personne ne pourra le vérifier à la consommation des temp
248r leurs croyances. [p. 617] Nous voyons ce que l’Orient est resté jusqu’ici, et que ces doctrines d’extinction n’ont pas tué
249t s’engloutir dans l’Illusion de la matière (et l’Orient aurait eu raison), soit accomplir sa vocation aventureuse, déchiffrer
77 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
250es grandes sociétés humaines de l’Antiquité, de l’Orient et de l’Europe jusqu’à nos jours. Éduquer l’homme, dans tous les temp
78 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
251m s’est dressé à l’Est, barrant les routes vers l’Orient. Les Européens se voient coupés de toutes communications régulières a
252onde, s’oppose le plus radicalement au génie de l’Orient métaphysique. ⁂ [p. 22] Pour tenter de prévoir maintenant les suites
79 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
253 —, que se passe-t-il dans cette église, et que l’Orient n’a jamais connu ? Le prêtre parle, entonne, et le peuple répond, et
254ui marquent les deux pôles de notre éducation. (L’Orient et les cultures traditionnelles n’ont guère connu, jusqu’à nos jours,
80 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
255e partageront [le monde] : la Russie du côté de l’Orient, et l’Amérique, devenue libre de nos jours, du côté de l’Occident ; e
256 rien ne dépasse et n’atteint même de loin, ni en Orient, ni en Afrique, indiquent une renaissance et non une décadence. Mais
81 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
257 of the world upon the lives of the people in the Orient and Occident » ; Bombay, sur l’Éducation ; Bursa (Turquie), sur les «
258 culturels, ou régions Est et Ouest, Occident et Orient, sont des catégories trop vastes. Elles ne correspondent pas à des ré
82 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
259t qui tient compte des arts et des religions de l’Orient, et de la gnose (dont nous allons beaucoup parler), cependant que Mar
83 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
260éé la notion de genre humain — ignorée ou niée en Orient — par saint Paul et les Pères de l’Église ; et la notion de droit des
84 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
261n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, c’est-à-dire entre la sagesse et la puissance créatric
85 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
262n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, c’est-à-dire entre la sagesse et la puissance créatric
86 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
263éé la notion de genre humain — ignorée ou niée en Orient — par les stoïciens et les Pères de l’Église ; et la notion de droit
87 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
264n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, entre une certaine sagesse et une certaine puissance c
88 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
265 ces grands ensembles ? Est et Ouest, Occident et Orient, sont des catégories trop vastes. Elles ne correspondent pas à des ré
266régions différentes de la planète. Quant au terme Orient, que recouvre-t-il ? L’Asie est un concept européen, ne l’oublions pa
89 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
267ous donc cherché, nous les Européens ? [p. 34] L’Orient cherchait l’âme et les pouvoirs d’agir sur l’âme. C’était là, pour lu
268nd à rejoindre, à la limite, les despotismes de l’Orient ou de l’Antiquité, au point de vue de l’oppression des individus. Cep
269 nos machines. Nos péchés sont criants, et tout l’Orient les crie, mais il n’entend pas nos grandeurs. Car la musique est le s
90 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
270 et d’Ibn Dawûd) : tout cela ne vient-il pas de l’Orient, et pour finir représente dans l’homme occidental le retour d’un Orie
271représente dans l’homme occidental le retour d’un Orient symbolique ? Je conteste surtout la valeur d’une assimilation entre l
91 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
272 nos machines. Nos péchés sont criants, et tout l’Orient les crie, mais il n’entend pas nos grandeurs. Car la musique est le s
92 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Université par l’Europe et vice-versa (hiver 1979)
273n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, entre une certaine sagesse et une certaine puissance c
93 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Utopie, technique. État-nation (printemps 1980)
274e pays du non-lieu, le « huitième climat » ou « l’Orient de l’âme ». Ou encore : le monde de l’amour, l’au-delà de tous les li
94 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Madame de Staël et « l’esprit européen » (été 1980)
275s inconnus ; tantôt ils étudient les langues de l’Orient pour y chercher l’histoire primitive de l’homme ; tantôt ils vont à J