1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1 je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur l’île n’existait pas, en face, ni
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
2à notre place modeste, si peu que ce soit pour la paix », c’est une affirmation [p. 381] qui d’un coup condamne beaucoup d’a
3s hommes qui « descendirent » du front dans notre paix lassée, ne prend-elle pas une pathétique signification ? Pourtant ici
4éments contraires s’unissent dans la grandeur. La paix qu’il appelle, c’est autre chose que l’absence de guerre, c’est une p
5st autre chose que l’absence de guerre, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « Il faut que la p
6le levain des vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre libéré de souvenirs héroïques, pe
7ouvenirs héroïques, peut-être trop grands pour la paix, c’est vers de plus sereines exaltations qu’il va porter son ardeur.
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
8ant des troupes accourues, il meurt en clamant la paix. M. Fabre avait là les éléments d’un grand roman : autour d’un [p. 11
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
9nétrant comme cette brume, une vie étrangère, une paix qui n’est pas humaine, et qui nous laisse gourds et faibles, caressan
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
10 oppose. Ce ne sont pas les termes d’un traité de paix. Entre moi et vous, c’est la guerre. » Voilà pour les critiques, « pu
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
11l de Genève ? Tout est possible : la guerre et la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réveil des vieu
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
12la tranquillité bourgeoise. Je tiens le « gain de paix » pour illusoire : il consiste à repousser la difficulté dans l’aveni
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
13 mal choisi son confident : elle ne trouve aucune paix dans une intimité purement humaine : Et l’homme seul répond à l’homm
9 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
14 je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur l’île n’existait pas, en face, ni
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
15réduisent d’ailleurs à ce journal — pour avoir la paix dans ma chambre ; aussi, une ancienne fatigue à guérir pour qu’on me
16ète sous un voile de brume bleue, dans une grande paix. Vue de la hauteur, sous un ciel pâle avec des nuages blancs qui s’en
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
17la fraction d’humanité la plus dangereuse pour la paix du monde. Quoi ! cette centaine de familles écartées du pouvoir dans
12 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
18ous m’entendez, « au nom de la cause sacrée de la paix » que ce brave officier réclama pour Martin le maximum de la peine, n
19ée — accusée d’attenter à la « cause sacrée de la paix ». Anti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politique
20 dit à la barre des témoins : Martin fait dans la paix ce que firent à la guerre ses aînés : c’est pour la même cause qu’il
21ortée. Prenons garde que la fameuse « cause de la paix » ne nous détourne de l’action nécessaire, qui ne saurait longtemps d
13 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
22mpossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
23 les jours travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci » 13
15 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
24incre, et que c’est de réduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice p
25éduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus,
26 — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien supérieur à la lutte, qu’ils l’organisent, la sanctionn
16 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
27. Cela éclate dans sa politique : elle affirme la Paix, le Droit, l’Humanité ; elle ne respecte en fait que les opportuniste
17 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
28’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment
18 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
29mpossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
30incre, et que c’est de réduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice p
31éduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus,
32 — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien supérieur à la lutte, qu’ils l’organisent, la sanctionn
20 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
33évolutionnaire L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, o
34grandeur, ou simplement quelque chose à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation
35rs de déshumaniser les hommes. Elles cherchent la paix par la stérilisation. — D’ailleurs, elles échouent. Les conflits qui
36ifférences. Ils se flattaient ainsi d’établir une paix définitive. Ce qui leur permettait de croire possible une telle égali
37à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix véritable ne saurait résulter de l’affaiblissement systématique des a
38affaiblissement systématique des antagonismes. La paix, l’ordre, la solidarité que nous voulons se fonderont sur cette affir
21 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
39 peut bien dire que la doctrine est instrument de paix, au moins autant que de rénovation : à condition qu’on ne l’oublie pa
22 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
40ord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de
23 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
41ue, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouvait être indéfiniment repoussée,
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
42’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
43] de « se faire des ennemis » que la surnaturelle paix annoncée par le Christ à ceux qui luttent (dans leurs luttes et au-de
26 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
44t-ce qu’ils ne disent pas plutôt. « Fichez-moi la paix ! Faites-moi rigoler, donnez-moi des sensations, mais surtout ne vous
27 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
45rappante de l’homme qui conclut avec le monde une paix honteuse. Il est vrai que Rousseau ne s’en glorifie pas, et qu’il se
28 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
46rier 1934) g L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, o
47grandeur, ou simplement quelque chose à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation
48rs de déshumaniser les hommes. Elles cherchent la paix par la stérilisation. — D’ailleurs, elles échouent. Les conflits qui
49ifférences. Ils se flattaient ainsi d’établir une paix définitive. Ce qui leur permettait de croire possible une telle égali
50à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix véritable ne saurait résulter de l’affaiblissement systématique des a
51affaiblissement systématique des antagonismes. La paix que nous voulons, l’ordre que nous voulons, la solidarité que nous vo
29 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
52s toujours au-dehors. Voici ceux qui préfèrent la paix selon le monde à la vérité combattante : Je m’adresse à ceux qui abu
53 abusent du nom de la Chrétienté pour nourrir une paix fardée ! Voici ceux qui voudraient confondre la véritable grandeur d
30 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
54éédition de la boutade, sur le plan de l’État. La paix d’abord, à n’importe quel prix. On ne saurait proclamer plus cyniquem
55oire que l’absence de guerre suffit à établir une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État policier. D’ailleurs, cet
56us brutales, que celles du Pape. La légende de la paix religieuse établie par l’Édit de Nantes, légende chère aux historiens
57isson, tout cela suffit à qualifier l’espèce de « paix » que l’État prétend assurer au mépris des réalités spirituelles, et
58e est commencée par Henri IV lorsqu’il édicte une paix qui n’est qu’un « désordre » concret. Et c’est elle, avant tout, qui
31 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
59n « pacifiste » ! Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos co
60n les appelant à la guerre, même si c’est pour la paix ? Voyez la différence : quand Briand voulait soulever l’enthousiasme
61er l’enthousiasme des Français, il « déclarait la Paix » au monde entier. Lui. — Mais il n’y avait aussi que des Français p
62e que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non. Lui. — Ach ! C’est uniquement pour notr
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
63rahit et qui déprime la vérité « pour nourrir une paix fardée 33  ». Ce conflit de la mesure stérilisée, idolâtrée, et de la
33 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
64reur, ou la révolte, l’indulgence sceptique ou la paix distinguée. Inoffensifs, tous ceux dont l’œuvre n’est pas ce lieu de
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
65 des malentendus 42 . À ce prix, l’on nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente p
35 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
66vendit des fusils au Négus, — et cela en temps de paix, comble d’hypocrisie ! ⁂ La littérature rajeunit On a pu lire récem
36 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
67ord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
68me structure était la cause de la stérilité de la paix. S’il avait mieux connu la France telle qu’elle est, s’il n’avait pas
69ment de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actue
70 le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instauration d’un régime à base fédérale. E
71le lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Qu’on se le dise : tous les efforts de la diplomatie française, et
72de la diplomatie française, et la volonté même de paix qu’affiche l’ancien combattant Adolf Hitler ne peuvent rien contre le
73ne cesse d’être stérile et abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que p
74osera dire qu’il est trop tard ? Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution français
75e la révolution française, c’est désespérer de la paix. Et c’est précisément parce qu’il est trop tard pour empêcher la guer
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
76ent à une vérité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À no
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
77prits : ceux dont le but suprême est d’« avoir la paix à tout prix » (rationalistes), et ceux qui pensent que leur raison d’
78-ce qu’ils ne disent pas plutôt : « Fichez-moi la paix ! Faites-moi rigoler, donnez-moi des sensations, mais surtout ne vous
40 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
79ent à une vérité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À no
41 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
80dogme immoral ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bo
81x sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bonne volonté », tous ceux-là sont, en fait, avec Érasm
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
82 les meilleurs garants de la volonté française de paix. — Le communisme est un moment de la France éternelle. — Nous continu
83iance pour l’aider à résoudre les problèmes de la paix, de la liberté et du pain des hommes. » Autant dire qu’il ne fait plu
84n erratum manuscrit la faute de la page 13 : « La paix ne se conçoit pas dans la liberté. » (Phrase qui aurait pu faire croi
43 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
85 1937 ne trouverait pas un éditeur pour Guerre et Paix : pensez donc, un roman en 10 volumes ! Et l’Adolphe de Constant, ce
44 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
86iance pour l’aider à résoudre les problèmes de la paix, de la liberté et du pain des hommes » ad . À vrai dire, nous n’espér
45 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
87ales nécessaires d’aumône, condition même de la « paix sociale » et d’un « ordre » en porte-à-faux, obligea[n]t donc à des i
46 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
88non-intervention. Ce tour de vocabulaire sauve la paix, et, de plus, il a l’avantage de sauver la guerre en même temps. La R
89venteur de la non-intervention, qui sauvegarde la paix, pratique lui aussi la non-abstention qui permet la guerre, mais avec
90qu’il s’agit de « doser », comme à la Chambre. La paix et le centre exigent la non-intervention dans le sens d’abstention. L
91e. ⁂ Réflexions d’un spectateur. — Duperie de la paix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres.
92ions d’un spectateur. — Duperie de la paix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres. Maurras aff
93 guerre chez les autres. Maurras affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien b
94, mais toute une civilisation de maquignons. Leur paix ne vaut pas mieux que leur guerre. Entre l’équilibre d’intérêts ( ?)
95s et de prestiges idéologiques ( ? ?) qu’est leur paix, et l’équilibre des mêmes éléments qu’est leur guerre, il n’y a que l
47 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
96x-ci n’ont pas le droit de se mettre en grève. La paix sociale a été obtenue par la fixation des devoirs réciproques à un ni
97ir, et tout sera terminé. N’ayez pas peur pour la paix, nous savons calculer, et tout est calculé dans cette affaire. Dans l
98 notre guerre ! » Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos co
99pelant à la guerre, même si c’est pour la [p. 36] paix ? Voyez la différence : quand Briand voulait soulever l’enthousiasme
100er l’enthousiasme des Français, il « déclarait la Paix » au monde entier. Lui. — Mais il n’y avait aussi que des Français p
101e que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non, parce qu’il est au service de l’État. L
102guerre et de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est pavoisée. Des cortèges bruns circulent en chant
103 et de joie. Au milieu, cette devise : Honneur, paix et liberté dans le monde. Communauté, égalité et pain pour le Peuple.
104éalité qu’il cache. Liberté veut dire réarmement. Paix veut dire Anschluss sans opposition de la France. Honneur veut dire m
48 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
105 a rétabli l’ordre dans la rue. Il fait régner la paix sociale. Il y avait six millions de chômeurs en 1933, tandis qu’on ma
106us sont encore la réalité même du social ? Que la paix est obtenue par l’écrasement des faibles ? Que l’unanimité des ouvrie
49 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
107me structure était la cause de la stérilité de la paix. S’il avait mieux connu la France telle qu’elle est, s’il n’avait pas
108ment de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actue
109 le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instauration d’un régime à base fédérale. E
110le lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Car les efforts de la diplomatie française et la volonté même de pa
111 de la diplomatie française et la volonté même de paix qu’affiche l’ancien-combattant Adolf Hitler ne peuvent rien contre le
112ne cesse d’être stérile et abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que p
113 sans doute qu’il est trop tard. Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution fédérali
114la révolution fédéraliste, c’est désespérer de la paix. Et c’est précisément parce qu’il est trop [p. 92] tard pour empêcher
50 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
115re totale et de sa préparation civile en temps de paix, cela équivaut pratiquement à faire du nationalisme. Et il est aisé d
116ents. Mon oncle en fut affligé, et pour mourir en paix, il dit à l’archevêque d’Astracan : « Allez, ne vous attristez pas. N
51 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
117t pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester : vigilance. Dans cette nuit un
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
118eine déroute par la simple véracité. La fameuse « paix du foyer » n’existe guère qu’au niveau d’une certaine éloquence moyen
119qui rentre le soir, harassé, se retremper dans la paix familiale, vous verrez que cela va, neuf fois sur dix, de l’agitation
53 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
120. — Les Démocraties de l’Ouest avaient fondé leur paix sur deux principes : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, arbitr
54 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
121ue, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouvait être indéfiniment repoussée e
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
122, ce n’est pas [p. 16] le plaisir des sens, ni la paix féconde du couple. C’est moins l’amour comblé que la passion d’amour.
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
123 milieu du cercle des « purs », puis le baiser de paix échangé par les frères. Après quoi, l’initié devenait objet de vénéra
124s Cathares : l’imposition des mains, le baiser de paix, et la vénération des Élus (ou « purs »). Il est important de mention
125 de Tripoli dès qu’il en a reçu un seul baiser de paix et le salut. Il s’agit d’une légende, mais tirée des poèmes qui chant
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
126ntend parler : — Mes bien-aimés, ores souffrez en paix que votre espérance demeure, autant qu’il me plaira, là où se trouve
127u à son règne sévère : Ce matin nous apporte une paix assombrie… Séparons-nous pour nous entretenir encor de ces tristesses
128air se soumette à l’esprit et retrouve par lui sa paix. Telle est la voie. Éros mortel, Éros vital — l’un appelle l’autre, e
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
129essentiellement selon Huizinga : la lutte pour la paix universelle basée sur l’union des rois, la conquête de Jérusalem et l
130i paisible qu’elle l’était vers l’année 1490. Une paix profonde régnait dans ses provinces : les montagnes et les plaines ét
131hode de faire la guerre… qui troubla tellement la paix et l’harmonie de nos Provinces qu’il fut depuis impossible d’y rétabl
132glais. Ce fut la période coloniale, la dernière « paix » méritée par l’Europe. On a marqué plus haut (livre IV, chap. xix) q
133résistance de la femme par la séduction, c’est la paix ; par le viol, c’est la guerre.) Mais pour autant, l’on ne détruisait
134lisation qui l’a fait naître ; Ou bien ce sera la paix, et le problème renaîtra dans les pays totalitaires, comme il ne cess
135nos sociétés libérales. C’est l’éventualité de la paix que j’envisageai dans les deux livres terminaux : le premier situant
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
136eine déroute par la simple véracité. La fameuse « paix du foyer » n’existe guère qu’au niveau d’une certaine éloquence moyen
137qui rentre le soir, harassé, se retremper dans la paix familiale, vous verrez que cela va, neuf fois sur [p. 325] dix, de l’
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
138vie est fondée sur la passion, et nous voulons la paix, la tranquillité ! Je suis moi-même le plus fou de tous les fous, hél
61 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
139ile menaçait, il quitta sa grotte, et rétablit la paix par le covenant de 1481. Puis il se retourna dans son ermitage et y m
62 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
140de leurs voisins les plus faibles ; consolider la paix signifiera : envahir un pays à dix contre un sans avoir à tirer un ob
141vitalité sûre d’elle-même » et de « consolider la paix »… Bornons-nous à remarquer qu’aux yeux des peuples revendiqués par l
63 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
142 en l’état d’illusion qu’on nomme généralement la paix : cette ignorance satisfaite du désordre et des injustices établies.
143r nous pourrait et devrait être le remède à cette paix-là. Tout dépend de l’usage que l’on en fait. Le même poison, selon la
64 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
144’image d’un ermite à longue barbe qui rétablit la paix civile entre les vieux Confédérés, en prononçant devant la Diète de S
145. Quoi qu’il en soit, la Diète proclama que si la paix avait été sauvée, et avec elle le sort de la Fédération, on le devait
65 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
146 ses « pratiques », Nicolas n’a pas pu trouver la paix de son âme dans le monde. Il a dû se retirer et vivre en marge des co
147r de Nicolas de Flue nous faire comprendre que le paix n’est jamais le résultat de nos calculs, mais le miracle de Dieu seul
66 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
148itarisme. Je comprends et je vois le secret de la paix : c’est une victoire de tous les jours, et de chacun, sur l’esprit de
149a charge de créer les seules bases vivantes de la paix. Ils ont la charge de tout le xxe siècle. Mais nous reparlerons de t
150tre impitoyablement si nous voulons mériter notre paix. p. 190 e. « Billet d’aller et retour », Bulletin de la Guilde d
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
151tiné à récompenser ceux qui travailleront pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée p
152que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, précisément, que le prix devait couronner. Et le chimiste pacifique
153, c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car, après tout, qu’est-ce que la guerre actuelle ? C’est la
154t [p. 99] fédérale est seule capable de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est pas notre orgueil qui
155s quelques semaines fiévreuses d’un congrès de la paix improvisé dans l’épuisement général. Cela ne se fera que si des homme
156répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simple absence de guerr
157ple absence de guerre. Spirituellement, une vraie paix sera toujours plus difficile à vivre et à gagner que cette guerre où
158 délai de grâce ! C’est à nous de gagner la vraie paix, c’est à nous d’engager sans illusion le vrai combat qui nous maintie
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
159talitaire, et seule base possible et solide de la paix que nous espérons. C’est très facile à dire, et ce n’est pas très neu
160re au sens littéral de ce mot. Profitons de notre paix matérielle pour le parfaire et pour l’approfondir jusque dans le déta
161iat. Nul besoin, cette fois-ci, d’attendre que la paix s’approche pour s’y mettre. Notre vocation intérieure est pour le mom
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
162t, la question se pose de fédérer l’Europe dès la paix rétablie. Mais parce qu’elle se pose brusquement, elle risque d’être
163D’où sa timidité déguisée en prudence par gain de paix ou par faiblesse. D’où sa crainte de s’affirmer trop nettement différ
164 richesses, gardienne de l’idéal d’où renaîtra la paix si Dieu le veut, la Suisse tient les clefs de l’Europe, et c’est là s
165is il y va de notre indépendance autant que de la paix occidentale. Si nous n’embrassons pas cette mission-là, l’Histoire au
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
166rrière-pensée. (Comparez avec certaines offres de paix « pour 25 ans » que faisait naguère à ses voisins un homme dont Anast
71 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
167tiné à récompenser ceux qui travaillèrent pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée p
168que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, précisément, que le prix devait couronner. Et le chimiste pacifique
169— c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car, après tout, qu’est-ce que la guerre actuelle ? C’est la
170suisse et fédérale est seule capable de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est [p. 34] pas notre orgu
171s quelques semaines fiévreuses d’un congrès de la paix improvisé dans l’épuisement général. Cela ne se fera que si des homme
172pondu : « Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simple absence de guerr
173ple absence de guerre. Spirituellement, une vraie paix sera toujours plus difficile à vivre et à gagner que cette guerre où
174 délai de grâce : c’est à nous de gagner la vraie paix, c’est à nous d’engager sans illusion le vrai combat qui nous maintie
72 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
175oi donc voulez-vous que nous ayons l’amour, et la paix et la sécurité ? Nous avons la peur et la guerre. Nous avons ce que m
73 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
176allée d’ombre jusqu’aux éternelles collines de la paix. » Plusieurs dizaines de millions d’hommes entendaient cette prière,
74 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Souvenir de la paix française (15 mars 1941)
177 [p. 1] Souvenir de la paix française (15 mars 1941) e Périgny… C’était bien ce nom-là ? Un lon
178dies :      martine je suis aux champs      Paix du village, silence des rues vides, ouvertes sur le ciel et sur les b
75 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
179. Nous ne savions plus distinguer le mal dans la paix et la prospérité. Nous avions mérité qu’Hitler nous les fît voir, et
180 diabolique, c’est d’appeler cela « consolider la paix » ou « fonder le nouvel ordre ». Ce n’est pas d’annexer la Tchécoslov
181élégation ? Voyez-le, qui se frotte les mains. La paix, pour lui, n’est pas le malheur que l’on croit. C’est le temps où l’e
182ciens. Viendront les Nouveaux Prêtres. Viendra la paix. Et peut-être vient-elle pour des siècles. (Il y aura trop d’avions d
183? Jamais l’humanité ne fut moins préparée pour la paix, car jamais elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que
184ns la grande confusion religieuse qui marquera la paix du xxe siècle. Un des dilemmes fameux de notre temps fut posé aux Al
185ent les canons, plus excitants. Les maîtres de la paix paraissent bien décidés à nous offrir du beurre à satiété. Mais nous
76 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
186ateurs du droit, ou sorciers, nous rétablirons la paix et la prospérité. Nous sommes encore en pleine mentalité magique. Com
187même s’organiser mieux que les autres en temps de paix, non seulement pour sa sécurité mais aussi pour le bien commun. Les e
188ls pensent avoir trouvé le système. Ils aiment la paix, la vertu, l’ordre et la santé. Ils ont raison, mais le Diable les mè
189n, mais le Diable les mène, car ils voudraient la paix sans lutte et la vertu sans tentations, et l’ordre par l’anesthésie,
190al se réfugie dans nos prudences et contamine une paix acquise sans combat. Tout l’avantage, désormais, revient au Diable. O
191upuleusement, ils entretiennent une atmosphère de paix dans le foyer. On n’injurie jamais les bonnes, d’ailleurs elles sont
77 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
192pour stériliser notre foi, ou l’utilisation de la paix non moins, et même à moindres risques pour Satan. Le mal et le bien t
193 grande affaire de notre civilisation en temps de paix, — la religion de ceux qui n’en voulaient plus. Son empire s’est éten
194monde où l’hitlérisme est justifié. L’ordre et la paix n’ont jamais existé qu’en vertu d’un effort constant contre ce genre-
195t opprimée. Il la croit, par fatigue, par gain de paix, ou par idéalisme mal placé. Tous ces facteurs ont créé dans nos mœur
78 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
196 vers le symbole universel de la rigueur et de la paix profonde du pardon, et baignons un regard aux étendues de pureté arde
79 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
197rs du droit, ou « sorciers », nous rétablirons la paix et la prospérité. Nous sommes encore en pleine mentalité magique. Com
80 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
198 les jours travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci. 11
81 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
199 résultats, peut sauver à la fois la valeur et la paix. Mais la médiation est l’office de la seule grandeur. C’est parce que
200çon très différente devant l’opinion publique. La paix par les peuples est un leurre, une formule de journalistes. L’office
82 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
201dogme immoral ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix au
202, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix aux hommes de bonne volonté », tous ceux-là sont, en fait, avec Érasm
83 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
203dement contradictoire. À ce prix l’on nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente p
84 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un climat tempéré (22 août 1945)
204 comme simple, typique, évident et « normal », la paix, la lumière blanche, l’atome d’hydrogène, la géométrie d’Euclide, ou
85 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). La guerre est morte (5 septembre 1945)
205er leurs ardeurs ; que les microbes vont faire la paix avec les globules blancs, et les tigres devenir végétariens. Mais je
86 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
206je suis en train de m’installer, tout respire une paix claustrale. Les bâtiments de l’Université, en style néogothique d’Oxf
87 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
207é 1945 se termine en pleine équivoque : est-ce la paix déjà ? La guerre encore ? Interférences de disette et de luxe, d’appé
208t Noël va tomber au milieu de l’an I d’une ère de paix fondée sur la plus grande menace de toute l’Histoire. Les enfants, co
209es éperdus ? Est-ce un souvenir du seul cadeau de paix jamais fait à l’humanité ? ou bien cette fièvre de rivaliser dans la
210ngile, dans le texte original, dit simplement : « Paix sur la terre, bonne volonté de Dieu envers les hommes ». Est-il besoi
88 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
211e deux œuvres, mais surtout : — entre l’espèce de paix que nous laissa l’hiver et la guerre qui revient nous avertir, au seu
212sser surprendre. » C’est qu’il ne croit plus à la paix. Tous les deux ont de bonnes raisons. Car il est vrai que la guerre n
213u de tact, que disait-il ? La France aime tant la paix qu’elle n’a pas hésité à sacrifier sur son autel un peuple ami. (Il e
214edouter la guerre, parce qu’on la verrait dans la paix, là où chacun livre son vrai combat. 17 mai 1939 Ce restaurant où j
215s dans notre souvenir, le dernier printemps de la paix… 5 juin 1939 Le désarroi de l’époque — nous lisons cela partout dep
216 en l’état d’illusion qu’on nomme généralement la paix : cette ignorance satisfaite des injustices établies. La menace de gu
217r nous pourrait et devrait être le remède à cette paix-là. Tout dépend de l’usage que l’on en fait. Le même poison, selon la
89 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
218suisse et fédérale est seule capable de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est pas notre orgueil qui
219itarisme. Je comprends et je vois le secret de la paix : c’est une victoire de tous les jours, et de chacun, sur l’esprit de
220a charge de créer les seules bases vivantes de la paix. ⁂ Autre chose est la Suisse vue de loin, dans sa vérité séculaire, a
221nous faut combattre si nous voulons mériter notre paix. Janvier 1940 La Section Armée et Foyer de l’État-Major m’a chargé
222r ce prénom. C’est un souvenir de France et de la paix française, qui nous émeut comme un adieu à la douceur de vivre, à la
223s bien arrondies : martine je suis aux champs   Paix du village, silence des rues vides, ouvertes sur le ciel et sur les b
90 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
224 » en ce temps-là. Et ceux qui vivent ici dans la paix se trompent, il n’y a pas de paix. Et ceux qui meurent doutent de l’u
225ent ici dans la paix se trompent, il n’y a pas de paix. Et ceux qui meurent doutent de l’utilité de leurs efforts et de leur
226leur accent étranger… Gens d’ici, vous avez votre paix, et vous l’avez méritée, pensez-vous, vous êtes meilleurs que tous ce
91 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
227onnus d’hier, plongés dans tous les charmes de la paix, incroyablement hors du siècle, et n’y cherchant aucune excuse. À cet
92 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
228 comme simple, typique, évident et « normal », la paix, la lumière blanche, l’atome d’hydrogène, la géométrie d’Euclide, ou
93 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
229ain de la perdre ; l’autre, qui ne voulait que la paix, en train de la gagner. Même pour conduire la guerre, la liberté démo
230 Churchill ? Mais il se refuse à définir la juste paix que les peuples attendent. Il recule devant l’arme capitale… Pas un s
94 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
231s, d’héroïsme et de destructions. On s’imagine la paix comme une facilité, quand elle est au contraire l’état dans lequel le
95 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
232 [p. 211] Le choc de la paix Avril 1945 Armistice en Europe. — La nouvelle est venue par petites
233si bien préparé à subir passivement le choc d’une paix que l’on savait elle-même mal préparée. Ici les mots de pessimisme et
234e soir clair et chaleureux. J’ai dit : — C’est la paix, cette fois-ci. C. qui pensait à son mari perdu : — Ainsi soit-il, am
235e 1945 se termine en pleine équivoque : est-ce la paix déjà ? la guerre encore ? Interférences de disette et de luxe, d’appé
236 Noël va tomber au milieu de l’An Un d’une ère de paix fondée sur la plus grande menace de toute l’Histoire. Les enfants, co
237es éperdus ? Est-ce en souvenir du seul cadeau de Paix jamais fait à l’humanité ? Ou bien cette fièvre de rivaliser dans la
238vangile dans le texte original dit simplement : « Paix sur la terre, bonne volonté (de Dieu) envers les [p. 233] hommes ». E
96 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
239oût, et que c’est à partir de la Bombe, non de la paix, que l’ère nouvelle sera comptée. D’ailleurs, il s’agit moins de la n
240D’ailleurs, il s’agit moins de la naissance d’une paix que de la mort subite de la guerre. Car c’est la guerre en général qu
241er leurs ardeurs ; que les microbes vont faire la paix avec les globules blancs, et les tigres devenir végétariens. Mais je
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
242tomique » dont tout le monde parle. Est-ce que la paix serait morte en même temps que la guerre ? Vous me demandez comment a
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
243x nouveau, l’utilité urgente. Ces fées donnent la paix du cœur dans la souffrance, inventent mille tours sentimentaux insoup
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
244qui, sous prétexte d’éviter la guerre, tuerait la paix. Une partie de la population serait employée à surveiller le ciel, l’
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
245je suis en train de m’installer, tout respire une paix claustrale. Les bâtiments de l’Université, en style néo-gothique d’Ox