1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1, quoi qu’en pense M. de Montherlant. Et voici, ô paradoxe, qu’il rejoint Kant, Kant qui écrit : « C’est sur des maximes, non su
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2es les vieilleries morales et immorales, tous les paradoxes, le chaos, etc. — Certes, aucune époque ne fut à la fois plus morale
3de la plupart de nos jeunes moralistes. Le mot de paradoxe serait bien pauvre pour expliquer ce besoin de porter à son excès tou
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4 Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)b Nous voyons un mythe prendre corp
4 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
5ient-ce que celles de mes folies ? Je me répète : paradoxes, mais cela ne suffit plus à m’en délivrer. Ma vie m’a repris, je ne s
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6ulation et d’alternances. Tel est ce sophisme, le paradoxe du bon marché. Celui de la réclame a même but, mêmes effets. Mais le
7 bien montré, dans un article intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne »3, ce qu’il y a de profondément anti-humain dans la
8 les sacrifices qu’elle exige de l’homme moderne. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui tout réussit, messi
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
9e que de loin, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays appar
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
10nnés par un renouveau doctrinal. Car, et c’est un paradoxe qui n’étonnera pas ceux que le problème de la création intéresse, l’a
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
11tiente d’être ramené sans cesse dans un cercle de paradoxes et de malentendus où il semble qu’un esprit de cette classe ne devrai
9 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
12caractérise Kierkegaard. L’on y trouvera moins de paradoxe et plus de délectation peut-être, une acuité lente de la réflexion, u
10 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
13nd, tels sont les éléments qui composent non sans paradoxe ce recueil de « motifs » romantiques et de frissons anarchiques. Le t
11 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
14me actif (novembre 1932)b …que nous faisons du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus e
15ns du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la pr
16Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la preuve de toute réalité en tant que saisie et véc
17écue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, rationaliste, catholique,
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
18ation — permettra-t-elle, par la vivacité même du paradoxe, une prise de conscience plus juste et plus efficace des puissances g
19r le réel. Au contraire l’on peut considérer sans paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dis
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
20rges Duhamel (mai 1932)e L’ambiguïté, c’est du paradoxe détendu ; ou si l’on veut, c’est une contradiction intérieure dont le
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
21Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité
15 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
22nisme et la métamorphose « Métamorphose » et « paradoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourq
23e d’un malentendu plus tenace. Lorsqu’on parle de paradoxe, Tartempion se souvient du café du Commerce, tandis que le premier de
24— il n’y a jugement possible que du même, — et le paradoxe apparaît aux yeux de ceux pour qui la religion n’est qu’assurance, co
25pour s’en vanter, l’idée qu’il était né malin. Paradoxe du sentiment Une rumeur lointaine et continue, nous l’entendons se
26ure, la notion germanique et la notion latine. Le paradoxe humain revêt aux yeux du philosophe moderne une valeur métaphysique a
16 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
27 tous les truismes se sont évanouis ; restent les paradoxes : peut-être vont-ils se mettre à rêver à voix haute ? Ébranle un peu
17 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
28e que de loin, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays appar
18 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
29confond pas avec l’enjeu de son salut. Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est l
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
30e ce reproche et démontre une fois de plus que le paradoxe de la « politique du pessimisme actif » inspirera toujours les constr
20 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
31uisque notre rapport à Dieu, depuis la chute, est paradoxe par définition. Tel est l’aspect humain de la dialectique dont il est
32ue5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe n’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi es
33l’expression la plus directe ; si au contraire le paradoxe est bien réel, s’il est bien tel que l’ont formulé un Paul, un Luther
34tant que tels, l’acceptation du salut impossible, paradoxe dont la formule est le nom même de Jésus-Christ. La réalité centrale
35e non, nous ne pouvons que recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes de synthèse
21 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
36 pour que se lèvent de toutes parts de troublants paradoxes. La Bible nous parle-t-elle de religion ? Ne nous montre-t-elle pas p
37is de quoi va-t-il encore pouvoir parler ? Ici le paradoxe devient plus aigu. Le théologien doit parler de Dieu, son nom l’indiq
38 d’être purement négative et désespérée. « Ici le paradoxe joue à plein — écrivait-on à ce propos dans un récent article1 — la t
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
39lle en fait d’ailleurs immédiatement ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. L
40 de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pou
23 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
41méthode de correction, ou d’assurances contre les paradoxes de l’existence. Ce que nous demandons à la philosophie, c’est de mett
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
42 ses propres yeux. Il a voulu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout
25 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
43is on ne peut le comprendre et le vivre, dans son paradoxe profond, que si l’on se réfère au rapport primitif qui fonde la perso
44ce pas pour cette seule raison, où bat le cœur du paradoxe le plus fou, que l’Évangile nous dit : « Aimez vos ennemis » ? 6. J
26 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
45trompe son attente ; et que le panthéisme, par un paradoxe dont nous avons tenté de suivre la logique fatale, isole l’individu d
27 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
46dition telle que Dieu l’a voulue, une négation du paradoxe de l’Amour. L’universalité du désespoir, qui est la thèse maîtresse d
28 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
47 Sara Alelia (3 novembre 1934)g Voulez-vous un paradoxe ? Littéraire ? Je détiendrais volontiers celui-ci : que le roman est
48oindre ! Je constate un fait. Mais laissons là le paradoxe. Vous n’ignorez pas plus que moi que la plupart des romanciers dont j
49vois une suite d’illustrations vivantes du fameux paradoxe luthérien qui est au centre de la Réforme : simul peccator et justus.
29 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
50e qui ? Pourquoi ? Et comment garantis ? C’est un paradoxe curieux que devoir en 1934, en pleine crise économique, des garçons q
30 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
51 fascisme ou la dictature stalinienne. Tel est le paradoxe malheureux de la démocratie laïque. L’individu au nom duquel légiféra
31 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
52on, sauvé. Ainsi l’homme n’est humain que dans un paradoxe ; il est perdu lorsqu’il se croit sauvé, il est sauvé lorsqu’il se sa
53sauvé lorsqu’il se sait perdu. Je dis que seul ce paradoxe le rend humain, le fait humain : car si l’homme peut se voir perdu, c
54u ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essentiel, et non ailleurs, peut se fonder une politique qui mérite l
32 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
55Sur la devise du Taciturne Faisons-nous donc du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus
56c du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la pr
57Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la preuve de toute réalité en tant que saisie et véc
58écue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, rationaliste, romaine, ou
59ces. Mais la devise du Taciturne exprime, par son paradoxe, une espérance qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de
33 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
60at, une fois tous les risques endossés. Voilà son paradoxe et l’humour de sa lutte. L’issue de la bataille, il peut bien la prév
34 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
61confond pas avec l’enjeu de son salut. Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est l
35 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
62Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité
36 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
63ans parti pris. Et voilà qui paraît à beaucoup un paradoxe bien irritant. Le parti pris que nous affirmons est bien connu : il n
37 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
64. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradoxes vivants, et cependant nous savons bien que leur libération et leur se
65 effet, la personne chrétienne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, d
66s Son plan. Notez bien que nous retrouvons ici le paradoxe essentiel de la personne : à la fois libre et engagée, distincte et r
67ctrine peut-il comprendre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commu
38 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
68lle en fait d’ailleurs immédiatement ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. L
69 de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pou
39 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
70ntiers sur le « terrain abstrait de l’orgueilleux paradoxe ». Il ne nous pardonne guère de faire table rase de ce qu’il appelle
71l’appui de sa thèse : « Kierkegaard, ce prince du paradoxe, comme l’appelle si joliment mon ami Monod. » Selon Nicodème, le term
40 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
72 de son temps : la foi étant ce que j’ai dit – le paradoxe le plus inouï – avez-vous cette foi, êtes-vous vraiment chrétiens ? S
73plus différents et vingt fois il échoue devant ce paradoxe monstrueux. Il n’y a donc personne de la taille d’Abraham, personne
74s la vie comme si rien ne s’était passé. Voilà le paradoxe des paradoxes : vivre comme tout le monde, mais « en vertu de l’absur
75e si rien ne s’était passé. Voilà le paradoxe des paradoxes : vivre comme tout le monde, mais « en vertu de l’absurde ». C’est là
76nous trouvons le même réalisme fondé dans le même paradoxe. La même façon de considérer l’homme à la fois tel qu’il est devant D
41 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
77 fait jour, et cesse d’apparaître comme un simple paradoxe d’intellectuels. D’une façon beaucoup plus générale, nous reconnaisso
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
78ure communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est d’ailleurs soutenable) se substitue dans les esprits les plus viv
43 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
79nait dans un crucifié vaincu ». Par une espèce de paradoxe — personne n’a chéri davantage le paradoxe depuis Kierkegaard — M. Mo
80èce de paradoxe — personne n’a chéri davantage le paradoxe depuis Kierkegaard — M. Monod déduit de cette « hypothèse de travail 
44 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
81 à tenir Kierkegaard pour une espèce d’esthète du paradoxe moral, pour un immoraliste avant la lettre nietzschéenne. Admettons q
82l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieux, poses
45 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
83d’aujourd’hui, se condamner à n’être pas compris. Paradoxe d’un génie catholique, isolé de la foule des hommes, par ce qui manif
46 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
84olvant par quelque ingénieuse synthèse — tous les paradoxes chrétiens qui gênent si fort notre humaine raison. Mais la foi n’est
47 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
85démagogues et philosophes — qui saura vivifier le paradoxe d’un rationalisme enthousiaste, c’est elle qui gagnera la vraie batai
86ationnel de l’acquis : enrichissement. Tel est le paradoxe que les systèmes de Hegel et de Comte vont résoudre magistralement. H
48 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
87ure communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est soutenable) se substitue dans les esprits les plus vivants à l’id
49 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
88r l’inactualité des décrets de l’esprit — premier paradoxe — a-t-elle pu s’imposer à des peuples entiers, alors que — second par
89imposer à des peuples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent paraissent irrémédiablement séparés de
90it comme à la fois créateur et déterminé. Mais ce paradoxe a cessé depuis longtemps d’être essentiel. Lorsqu’un marxiste, aujour
50 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
91ser des énigmes et fatiguer le lecteur à force de paradoxes. Je pourrais aussi essayer d’énumérer une foule d’exemples d’actes. J
92nous approcher de cette mort. Et voici le dernier paradoxe : c’est cet instant où nous touchons la mort qui recrée notre vie tem
51 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
93le s’est constituée, soit capable de concevoir ce paradoxe ou ce scandale d’une éternité seule actuelle ? C’est un mystère plus
94 une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa vo
95 suffit à établir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile.
96me le répète Luther, — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. Mais alors, on peut se demander
97on du Dieu qui sauve.) La similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelqu
98 similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelque influence inconsciente,
52 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
99 Et l’on sait que Nietzsche lui-même aboutit à un paradoxe tout semblable à celui de Luther : la liberté est à ses yeux dans la
53 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
100n écrivain est par nature un empêtré. Et voilà le paradoxe et l’injustice : c’est qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
101 je pose au prolétaire, il n’y a qu’un cheveu. ⁂ Paradoxes. — Un intellectuel chômeur n’est pas un homme démoralisé par la priva
102n écrivain est par nature un empêtré. Et voilà le paradoxe et l’injustice : c’est qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là
103ées. Mais utile à soi-même, avant tout, ou par un paradoxe assez étrange, utile en soi7, le « beau travail » du vivre goethéen n
55 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
104a part du feu, et l’on va même parfois jusqu’à ce paradoxe de présenter la passion amoureuse comme le couronnement d’un hymen id
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
105n plus par la morale, mais par l’amour. 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage
57 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
106re européen furent les premiers à s’apercevoir du paradoxe politique que nous venons de définir. Ils eurent l’habileté de baser
58 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
107 d’esprit civique, pour tout dire. Par un curieux paradoxe, c’est le régime national-socialiste qui est en train de leur faire d
59 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
108oyaume du Silence absolu ; et pourtant — voici le paradoxe —, nous voyons bien que les grands mystiques, et après eux les romant
109ssi que s’y révèle une maladie de la personne. Le paradoxe de l’expression d’un Indicible est tellement essentiel au romantisme
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
110sie provençale et l’arabe pour soutenir un pareil paradoxe. Mais Schlegel prouvait de la sorte que cette double ignorance était
111 Dieu — sitôt qu’on aura décidé de lui céder. (Ce paradoxe annonce l’amor fati de Nietzsche.) Quand Béroul limitait à trois ans
112e la dualité, de la distinction des personnes. Ce paradoxe essentiellement manichéen sous-tend l’immense poème du Rhénan. Gottfr
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
113même s’était civilisée dans toute la mesure où le paradoxe est soutenable. Le duel des chefs était fort en honneur, et suffisait
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
114a part du feu, et l’on va même parfois jusqu’à ce paradoxe de présenter la passion amoureuse comme le couronnement d’un hymen id
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
115on plus par la morale, mais par l’amour. 6.Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
116. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradoxes vivants, et cependant nous savons bien que leur libération et leur se
117 effet, la personne chrétienne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, d
118s Son plan. Notez bien que nous retrouvons ici le paradoxe essentiel de la personne : à la fois libre et engagée, distincte et r
119ctrine peut-il comprendre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commu
120t les autres, qu’ils n’ont encore rien compris au paradoxe vivant que représente en chacun de nous, la personne : l’homme qui sa
65 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
121 en a besoin plus que nul autre. Sa devise est un paradoxe qu’il n’a pas toujours bien compris. Elle exclut en principe toute do
66 1941, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Autocritique de la Suisse (février 1941)
122 en a besoin plus que nul autre. Sa devise est un paradoxe qu’il n’a pas toujours bien compris. Elle exclut en principe toute do
67 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
123. La seule conclusion claire qui se dégage de ces paradoxes politiques me paraît être la suivante : Quoi qu’il arrive le 5 novemb
68 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
124choix, dans la contradiction et la perplexité, le paradoxe, la tragédie. Tout cela suppose et pose l’existence d’un bien et de q
125ance de nos actes. Et ce n’est point par amour du paradoxe, mais au contraire par une raison fondamentale, et que tout ce qui pr
69 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
126mis, gagner le monde — et perdre son âme ? 35. Paradoxe de la démocratie Avec beaucoup d’intelligence les totalitaires ont
70 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
127es critères sont annulés par l’intensité même des paradoxes qui sont l’amour humain dans sa réalité magnifique et désespérée. Con
128ence, ou ne trouveraient à s’exprimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées
71 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
129est ainsi que l’auteur des Proverbes27 exprime le paradoxe du combat contre le mal en général, qu’il s’agisse de la résistance d
72 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
130ge et du Fou permettra-t-elle, par la vivacité du paradoxe, une prise de conscience plus juste et plus efficace des vraies puiss
131el. Au contraire, l’on peut affirmer sans trop de paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dis
73 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
132 plus grande simplicité. Mais aussi du plus grand paradoxe. Car la simplicité n’est pas cette pauvreté qu’on croit, cette clarté
133 au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’est croire que Dieu a revêtu la forme de ce monde
134 plus de toute éternité la renoncer ; et c’est le paradoxe ; mais il faut un courage paradoxal et humble pour embrasser le temps
135x yeux de l’homme. Il a voulu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout
74 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
136le s’est constituée, soit capable de concevoir ce paradoxe ou ce scandale d’une éternité seule actuelle ? C’est un mystère plus
137 une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa vo
138 suffit à établir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile.
139mme le répète Luther — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. « Cela paraît cruel, injuste et
140 de l’homme sans Dieu. La similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelqu
141 similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelque influence inconsciente,
75 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
142retour en force dans le style du récit ! Étonnant paradoxe d’une esthétique châtiée, réglant une œuvre dont le grand message est
76 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
143d’aujourd’hui, se condamner à n’être pas compris. Paradoxe d’un génie « catholique », isolé de la foule des hommes, par ce qui m
77 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
144oyaume du Silence absolu ; et pourtant — voici le paradoxe — nous voyons bien que les grands mystiques, et après eux les grands
145ssi que s’y révèle une maladie de la personne. Le paradoxe de l’expression d’un Indicible est tellement essentiel au romantisme
78 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
146 explique bien des choses, et, en particulier, le paradoxe qu’on vient de relever. L’entrée dans le club est un acte public qui
79 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
147es, se confondent même dans certains cas — par un paradoxe symétrique de celui que je relevais tout à l’heure. Cette timidité de
80 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (fin) (18-19 mai 1946)
148uve pas une chambre à louer pour plus d’une nuit. Paradoxe de la crise des logements ! Mais qu’importe. Notre idée se « développ
81 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
149ffirme-t-on, et les « accidents » sont fréquents. Paradoxe du siècle où tout est fait pour réduire l’homme à l’anonyme, pour le
82 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
150uve pas une chambre à louer pour plus d’une nuit. Paradoxe de la crise des logements ! Mais qu’importe. Notre idée se « développ
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
151colonel, procèdent d’un esprit subversif, imbu de paradoxes, vaguement diabolique, et, pour tout dire, antimilitariste. Vidons en
84 1947, Doctrine fabuleuse. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
152nd. L’agent. Je vois que vous êtes un amateur de paradoxes. Quel est selon vous le héros de l’époque ? X. Quelqu’un, Monsieur,
85 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
153se). Mettre en forme ce qui nous défait, c’est le paradoxe génial, l’audace comme malgré soi recréatrice d’un Chamisso. Les hist
86 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
154ue explique bien des choses, et en particulier le paradoxe qu’on vient de relever. L’entrée dans le club est un acte public qui
87 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
155rains. Ils verront dans mes diagnostics autant de paradoxes de psychologue possiblement réactionnaire, ou de scrupules culturels
156ces, se confondent même dans certains cas, par un paradoxe symétrique de celui que je relevais tout à l’heure. Cette timidité de
88 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
157enir que le présent. Je dirais même, sans trop de paradoxe, que l’utopie peut se définir en général comme un système sans avenir
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
158réalités sociales. C’est un combat. Mais voici le paradoxe : dès que ce combat se relâche à l’intérieur de la personne, nous avo
90 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
159venir que le présent. Je dirai même, sans trop de paradoxe, que l’utopie peut se définir en général comme un système sans avenir
91 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Découverte de l’Europe (octobre 1949)
160on, précisément, serait demeurée indifférente. Ce paradoxe couvre un sophisme. Car les journaux ne sauraient décrire l’opinion s
92 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
161l’esprit au xxe siècle, se résument donc dans le paradoxe suivant : ceux qui laissent la culture en liberté, à l’Ouest, en font
93 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
162 d’irritation, de nostalgie ou de perplexité ? Le paradoxe n’est qu’apparent. Qu’on n’oublie pas sa formation chrétienne ; ses l
94 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
163ictoires nous a jetés dans un complexe nouveau de paradoxes. Prenons l’exemple de l’artiste pénétrant les structures de l’Inconsc
95 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
164est tout à fait autre chose. Je ne fais pas là du paradoxe. Chacun sent que le Couronnement est tout à fait autre chose que la s
96 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
165 de la charité de 155 millions. » La raison de ce paradoxe est des plus simples. Nous ne nous sentons pas, en réalité, 325 milli
97 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
166is ce qu’illustre avant tout ce passage, c’est le paradoxe essentiel de toute vocation : il s’agit de suivre un chemin qui demeu
98 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
167partout dans les faits qu’ils rapportent. D’où le paradoxe d’une histoire parfaitement cohérente, mais dont les acteurs semblent
99 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
168. ⁂ L’essor de l’industrie suisse, par un nouveau paradoxe, s’est produit dans la période même qui a vu se multiplier dans le mo
100 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
169d’une fédération de dimensions continentales. Le paradoxe, pourtant, n’est qu’apparent. La Suisse fédéraliste, neutre, et armée