1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1sables au bon équipier deviennent les qualités du parfait citoyen : juste vision de la réalité, abnégation, sentiment du devoir
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
2ur précis et anonyme concourt obscurément à cette parfaite expression du triomphe de l’homme sur la Nature. Architecture : « tou
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
3 n’est pas de fin aux œuvres de Dieu. La sainteté parfaite ne commence qu’aux limites les plus hautes de la vertu. Dans ce sens,
4itable. Il n’y a pas de saints, mais il faut être parfait. Tel est l’enseignement de Jésus, telle est la pensée qu’a voulu rest
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5S’il est une révélation, c’est en me rendant plus parfait que je lui préparerai les voies. Agir ? Sur moi d’abord. Il ne faut p
6 de faire primer la vie, puisque n’est pas encore parfait cet instinct qui est la Vertu. Ma vertu est de chercher cette Vertu ;
5 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
7es champs sombres du ciel de l’est, et une façade parfaite répond encore au couchant. San Miniato sur sa colline. Derrière nous,
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
8 », M. Rops considère les deux solutions les plus parfaites qui s’offrent aux jeunes gens d’aujourd’hui. Il [p. 564] constate que
7 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
9 semblent d’une matière idéale. Tout est lisse et parfait. Trop parfait seulement. Il manque à ces recompositions de la nature,
10e matière idéale. Tout est lisse et parfait. Trop parfait seulement. Il manque à ces recompositions de la nature, à ces natures
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
11 dont je fus la victime, ce vol de quelques joies parfaites de ma jeunesse… Mais il est trop tard, Monsieur, pour critiquer les m
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
12e l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. Qu’on ne m’accuse donc pas de caricaturer l’objet de ma critique pou
13ler d’égal à égal avec beaucoup d’États ; le plus parfait aussi. Son succès sans précédent le met à l’abri de toutes les attaqu
14s où son triomphe est facile. C’est le technicien parfait qui combat les techniciens imparfaits. Il ne se demande jamais si la
10 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
15va. Mais comme c’est odieux qu’une créature aussi parfaite soit touchée par les mains outrageusement baguées de ces courtiers al
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
16Plus ou moins rationalisé. Son instrument le plus parfait s’appelle le manuel. Un bon manuel est un résumé clair et portatif de
17qui a de bons points. Or les bons points vont aux parfaits imitateurs. Oyez-moi tous ces petits phonographes… ographes… graphes…
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
18isant : qu’ils peuvent être atteints. Mais ce qui parfait la stature de l’homme, c’est l’effort pour se dépasser — indéfiniment
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
19 fortuitement que M. Charles Du Bos a placé cette parfaite définition de sa manière au seuil de la 4ᵉ série de ses Approximation
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
20s que nous sommes attachés surtout à des instants parfaits de nos affections ; parce que le sentiment ne souffre pas une ascensi
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
21té, mais toujours ils s’accompagnent d’une mesure parfaite dans l’appréciation. Il semble qu’il n’ait aucune peine à se juger im
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
22va. Mais comme c’est odieux qu’une créature aussi parfaite soit touchée par les mains outrageusement baguées de ces courtiers al
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
23the devait donner l’expression littéraire la plus parfaite avec Werther. Et nous ne manquons pas de témoignages écrits de cette
18 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
24 su déceler la corruption secrète de cet art trop parfait, « qui supprime les plus angoissants problèmes, à force de les éclair
19 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
25enfin je crois que la vision d’un homme non point parfait mais librement humain, ne peut exister autrement que sous l’espèce d’
26irant, l’imagination la plus dynamique de l’homme parfait ne sera jamais pour nous qu’une utopie dont rien n’atteste la réalité
20 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
27cle de Trotski contre Hitler. C’est d’une logique parfaite. Tout s’y enchaîne en une démonstration inattaquable, une fois les pr
21 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
28spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfait », et de l’approbation des bourgeois les plus vilipendés par le marxi
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
29cle de Trotski contre Hitler. C’est d’une logique parfaite. Tout s’y enchaîne en une démonstration inattaquable, une fois les pr
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
30rdide quotidien. Mais Joyce est justement le plus parfait exemple d’un vice fondamental de la pensée bourgeoise, vice qui le li
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
31lace d’un individu. La psychologie de la personne parfaite se réduirait purement et simplement à son histoire, à l’énoncé des té
32carnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire
33 ? La personne ne sera pas au terme d’une société parfaite, pour la simple raison qu’il n’y a de rapport humain réel que par l’a
25 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
34te dogmatique 13  : il est par là le type le plus parfait du clerc déraciné, du clerc sans mains, ou aux mains folles, du désor
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
35 ou telle de ses extrêmes applications. L’accord parfait des « vues » de nos deux commissaires me remplit d’aise. Mais je goût
36t pour le gage du « désintéressement » des clercs parfaits. Mais c’est jouer sur une impertinence, car le mot « désintéressement
37 s’en lave les mains. Pilate fut le premier clerc parfait : le juge refusant de juger. On me dira que ce gouverneur eût été dan
38apparence des êtres qui méritent le nom de clercs parfaits, c’est qu’en réalité, ils ont trahi leur fonction propre, qui était d
39les de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fameuse : « La vérité est peut-être triste
40e lui ait pas apprise. Considérez ce pauvre clerc parfait tel que le livre l’Université : que sait-il faire ? C’est tout juste
41it créateur que le détachement méditatif du clerc parfait — du clerc renté. Numero deus impare gaudet ; le génie créateur se ré
27 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
42 Poupette passa les petits fours, avec un naturel parfait. Le monologue de Nicodème ne paraissait pas avoir fait grande impress
28 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
43t la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » p. 387 d. « La Cité », Le Semeur, Paris, n° 6-7, avril-mai
29 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
44 clerc qui ne trahit pas. Mais une figure presque parfaite d’intellectuel en action, d’homme qui pense ce qu’il fait, qui fait c
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
45avantage une ecclesia qu’une polis. Mais le terme parfait d’une société n’est-il pas justement dans la transformation de la pol
31 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
46 actes, c’est que la pensée ne me paraît juste et parfaite qu’au moment où l’acte l’atteste et la convainc de gravité. Il n’est
47ération, c’est-à-dire, à la limite, l’équivalence parfaite des idées, l’équilibre de la balance, ce qui peut encore s’exprimer,
48en plus guindés par l’automatisme de plus en plus parfait d’un immense appareil intellectuel. Souvent imperceptible et souvent
32 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
49 tellement décontenancé ! L’excellent, et même le parfait, serait de rendre les mots dangereux, je dirai même insupportables, j
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
50ent éclos, vraiment abouti ; aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout tra
51 aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout
52e, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout trava
34 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
53 conception papale ; entre la foi à la Révélation parfaite et suffisante, et le recours à la Tradition comme critère des révélat
35 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
54e numéro d’avril 1936.) L’analogie est à peu près parfaite, à ceci près que Robespierre, ne disposant pas de la radio, n’aboutit
36 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
55erne et plat que j’appelle un Français aplati, un parfait lecteur de journaux, un minimum de Français, et non pas du tout une m
56on d’un nigaud ; mais non, c’est celle d’un clerc parfait. Je n’ai pas fini de m’étonner de cette rencontre. 20 décembre 1933
57ethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfait de son espèce, dont le sépare enfin cette perfection… Telle est la fo
58e exemplaire et d’efficace qu’elles seraient plus parfaites, c’est-à-dire détachées de nos contingences présentes. Faites pour du
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
59que, c’est-à-dire par la souffrance. Les clercs « parfaits ». « Je me fais servir au lit, on y est mieux pour penser », me confi
38 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
60on d’un nigaud ; mais non, c’est celle d’un clerc parfait. Je n’ai pas fini de m’étonner de cette rencontre. 19 décembre 1933
39 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
61eig, et j’ajouterais : à toute l’œuvre récente du parfait disciple d’Érasme que se trouve être M. Benda. Érasme dit le vrai, pu
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
62nt selon un mot de Nietzsche « Dieu » à « la plus parfaite organisation de l’Univers », postule la mort ou l’assassinat de « Die
41 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
63es machines en pensant à n’importe quoi, dans une parfaite liberté d’esprit ? Les contraintes totalitaires nous hypnotisent. Ell
42 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
64évolution, sous Hitler. L’analogie est à peu près parfaite, à ceci près que Robespierre ne disposant pas de la radio, n’aboutit
43 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
65on croit à Iseut —, soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre —, soit du point de vue spirituel pur, po
66 et dans l’attente — heureuse ou malheureuse — du parfait. Je sais que je tente une entreprise folle (et en même temps toute na
67et en même temps toute naturelle !) pour vivre le parfait dans l’imparfait. Mais je sais néanmoins que cet effort porte en lui-
68fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas
69oix connaît que l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mysti
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
70 contraire veut la mort comme son accomplissement parfait, comme son triomphe… Une seule réponse demeure ici digne du mythe. Tr
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
71glise cathare se divisait en deux groupes : les « Parfaits » (perfecti) 35 qui avaient reçu le consolamentum, et les simples « 
72ui convient à l’honneur, et courtoisie sincère et parfaite. Qui oserait dire, ou qui penserait un seul instant, que ces vers re
73e dans l’Église d’Amour les « croyants » et les « parfaits » ? Et s’ils raillent les liens du mariage, cette jurata fornicatio,
74tude ni par peur ou douleur, mais dans un état de parfait détachement de la matière… » 41 . Voici le thème de la séparation, le
75nation religieuse portée sur la sexualité par les Parfaits, et de la révolte naturelle contre la conception orthodoxe du mariage
76donc à se garder à la fois contre la sévérité des Parfaits et contre celle des catholiques. Toutefois, par suite de la situation
77que orthodoxe, face à celui des « bonshommes » ou Parfaits, puis oppose à la cortezia la mystique de l’Amour divin. De nombreux
78a sexualité sont condamnés sans rémission par les Parfaits ou « consolés », mais demeurent tolérés dans le cas des simples croya
79t au sein même de l’hérésie, entre l’exigence des Parfaits et la vie réelle des Croyants… Citons là-dessus l’un des plus sensibl
80ours et par les croyants inquiets à la morale des Parfaits. Mais enfin, dit le sceptique d’aujourd’hui, que peut bien signifier
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
81 final et bienheureux, à la mort volontaire des « parfaits ». Cette pénitence a donc une signification toute différente de celle
82ique que nous sommes ici sur la via mystica des « parfaits ». C’est alors le contenu des états d’âme et leur objet, mais non leu
83ison sur le Christ incarné réellement. Mais les « parfaits » ne croyaient pas l’Incarnation, et ne pouvaient connaître ce retour
84an de la Croix, lui aussi, connaît un détachement parfait : « Lorsqu’on mortifie les passions, l’âme ne reçoit plus d’aliment d
85ésirer, ni posséder… Voilà ce qu’ils appellent la parfaite pauvreté d’esprit… Mais ceux qui sont nés du Saint-Esprit et chantent
86gne, chantant à pleine voix des vers français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’humble serviteur de son âme ; plu
87u « miroir », amour imparfait renvoyant à l’amour parfait. [p. 177] Le « cœur volé », l’« entendement ravi », le « rapt » d’am
88sumons les étapes de l’aventure : l’hérésie des « parfaits » descend de l’Éros à Vénus, elle va jusqu’à confondre avec la poésie
89us sentir son amour. C’est un état d’indifférence parfaite, croirait-on ; en vérité, c’est le point de perfection d’un équilibre
90été faite chair ». Ils ne veulent pas que le Jour parfait se communique à nous au travers de la vie. (Ils ne croient pas l’huma
91e mirent à aimer pour elle-même. La passion des « parfaits » voulait la mort divinisante. La soif qu’elle laisse au cœur des hom
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
92ient d’Orient — c’est la tendance hérétique des « parfaits » qui inspira la poésie courtoise. C’est donc bien elle, qui, peu à p
93rétique, il y avait à Vérone près de cinq cents « parfaits », sans compter les « croyants » en beaucoup plus grand nombre… Comme
94plaire. Faut-il penser que la littérature la plus parfaite, en raison même de sa [p. 215] perfection, n’est qu’un sous-produit d
95 soudain passé ma fantaisie : Mais las ! elle est parfaite, et sa perfection N’approche point encor de son affection ; Point de
96a noirceur et la scélératesse. Antithèse vraiment parfaite des deux vertus de l’amour chevaleresque : la candeur et la courtoisi
97ndroit de notre voyage, du seul fait de leur trop parfaite convenance à nos définitions du mythe…) [p. 238] Lettre de Diotima à
98 ne nous reste plus rien que la confiance la plus parfaite l’un dans l’autre et la foi dans la toute-puissante divinité de l’Amo
99s plus sceptiques, Stendhal nous offre un exemple parfait pour l’analyse de la profanation du mythe. Voici un homme que le beso
100 rhétorique idéalisante, éthique et mystique du « parfait » — l’on prétend s’enfoncer dans le flot primitif de l’instinct, dans
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
101tant un domaine où s’opère la synthèse à peu près parfaite des instincts érotiques et guerriers et de la règle courtoise idéale 
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
102’on croit à Iseut — soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre — soit du point de vue spirituel pur, pou
103 et dans l’attente — heureuse ou malheureuse — du parfait. Je sais que je tente une entreprise folle (et en même temps toute na
104et en même temps toute naturelle !) pour vivre le parfait dans l’imparfait. Mais je sais néanmoins que cet effort porte en lui-
105fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas
106oix connaît que l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mysti
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
107ction Bossert.) Les trois derniers vers sont une parfaite confirmation de ma définition de la passion opposée à l’amour naturel
51 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
108 et l’artisan français jouissaient d’une quiétude parfaite. Ainsi la vie paisible fut toujours l’avantage d’une certaine inconsc
52 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
109e tactiques, un appareil centralisé — la négation parfaite de nos doctrines. 6. On croit si peu à la mort des partis qu’on n’ima
53 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
110es limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait. p. 131 d. « Puisque je suis un militaire… », Bulletin de la G
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
111e des valeurs. Le cadre matériel de notre vie est parfait, mais il n’encadrera bientôt plus aucune vie digne de ce nom. Quelque
112nges, la consommation. Ces Chefs montrent la plus parfaite indifférence à l’égard des fameuses « nécessités [p. 214] techniques 
55 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
113érer qu’au nom de l’unique nécessaire : « L’amour parfait bannit la crainte. » Quoi qu’il arrive. p. 193 d. « L’heure sévè
56 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
114ze heures, un demi-million. Le tout dans un ordre parfait, sous l’œil amical de trois cents policemen montés. On circulait sans
57 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
115nt dieux, ils se trouvent déchus de leur humanité parfaite. « Qui veut faire l’ange fait la bête », dira Pascal à leur propos. A
116 obnubilant aux yeux de notre orgueil la Création parfaite et la figure du Diable. C’est plus tard, c’est après plusieurs généra
58 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
117é tomber en donnant un dollar au mendiant. Il est parfait, ce plan, comme tu le craignais. Mais moi je vais l’organiser ! » 4
118té. Le temps sans fin, voilà l’Enfer. La présence parfaite, voilà l’Éternité. 44. Le Diable auteur « Point d’œuvre sans la col
119te alliance-là, le Diable ne peut rien. « L’amour parfait bannit la crainte. » 53. Diable et sexe Le jeune lecteur qui parcou
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
120é tomber en donnant une pièce au mendiant. Il est parfait, ce plan, comme tu le craignais. Mais moi, je vais l’organiser ! »
60 1944, Les Personnes du drame. Introduction
121 dans ses actes, que si nous étions assurés d’une parfaite identité entre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation
122ouvaient croire et contempler, c’était l’identité parfaite de Jésus-Christ, en une Personne. À tout jamais, pour l’homme de chai
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
123a profondeur. » Nous aurons une antithèse presque parfaite. Devant Goethe comme devant Hölderlin, s’ouvre à tel moment de la vie
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
124 vision. La présence de l’absolu dans la sobriété parfaite et insensible de l’instant, c’est l’obéissance à la Parole de Dieu, —
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
125ent éclos, vraiment abouti ; aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout tra
126 aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout
127e, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout trava
64 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le mensonge allemand (16 août 1945)
128bonhomme antisémite, affirmant son humanité et sa parfaite liberté d’esprit. Puis s’étant excepté de la commune sottise, ayant s
65 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
129lorifie le luxe songeur. C’est dans ce cadre trop parfait, cette ambiance d’innocence, de sports et d’ombres vertes, que vivent
66 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
130en va d’un pas étrangement souple avec un sourire parfait, un pas où l’on pressent déjà la danse, un sourire gentiment courageu
67 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
131 introduire, à première vue. Cette technique trop parfaite n’est obtenue qu’au prix de telles dépenses et d’une telle quantité d
68 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
132 et l’artisan français jouissaient d’une quiétude parfaite. Ainsi la vie paisible fut toujours l’avantage d’une certaine inconsc
69 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
133es limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait. 10 octobre 1939 Au mess des officiers de la compagnie, qui est la
70 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
134ustrie et le grand commerce. 3. La Constitution, parfaite sur le papier, ne joue pas : la fraude et le clergé réactionnaire son
71 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
135es quartiers extérieurs des villes intacts, et si parfaits dans le propret-coquet scolaire 1910 que l’imagination se rend sans c
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
136lorifie le luxe songeur. C’est dans ce cadre trop parfait, cette ambiance d’innocence, de sports et d’ombres vertes, que vivent
73 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (fin) (18-19 mai 1946)
137 maisons des quartiers extérieurs intactes, et si parfaites dans le propret-coquet scolaire 1910, que l’imagination se rend sans
74 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
138 animé, dynamique, tout à fait informal — ce sera parfait ! X., ivre d’une rage subite, saisit une bouteille de whiskey et fra
75 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
139jours menacé. D’une incompatibilité sociale aussi parfaite, nous pourrions déduire, semble-t-il, une aberration maximum. Pour co
76 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
140n de nous accède au destin qu’il s’est fait, à la parfaite possession de soi- même, à son enfer ou à son ciel, dans la consommat
77 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
141en va d’un pas étrangement souple avec un sourire parfait, un pas où l’on pressent déjà la danse, un sourire gentiment courageu
78 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
14211 heures, un demi-million. Le tout dans un ordre parfait, sous l’œil amical de trois cents policemen montés. On circulait sans
79 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
143 introduire, à première vue. Cette technique trop parfaite n’est obtenue qu’au prix de telles dépenses et d’une telle quantité d
144rdés au niveau d’un très bon journal ? Ce réglage parfait sur les longueurs d’ondes les plus faciles à capter n’empêche-t-il pa
80 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
145ance dans l’épigramme, ce ton persifleur et cette parfaite élégance du style. Mais là se borne la ressemblance. Ce jeune discipl
81 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
146 doit [p. 13] toujours triompher ; l’autre est un parfait gentleman qui croit que les bonnes manières viendront à bout de tout.
82 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
147rté de l’expression. On ne dira point qu’elle est parfaite en Occident, loin de là. Nous connaissons tous les limites que lui im
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
148rasure d’une vitrine de boutique. Leur immobilité parfaite me fascine. (Nous bougeons presque tous en dormant. Mais je ne connai
84 1951, Preuves, articles (1951–1968). Neutralité et neutralisme (mai 1951)
149aix” ; d’autre part, ce berger n’est pas un homme parfait, il boit souvent trop, et il ne lit que le Reader’s Digest. Je refuse
85 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
150 désire faire partie. « La naturalisation ne sera parfaite que lorsque le candidat aura été agréé par une commune et un canton ;
86 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
151. La preuve la plus indiscutable de l’intégration parfaite de l’armée à la nation est fournie par ce simple fait : chaque soldat
87 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
152uent aussi leur bonheur. Ici, le parallèle semble parfait. Le bonheur, la pleine participation à la vie, le signe de l’accessio
88 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
153dre inaccessible. Il conçoit la vertu et la santé parfaites, la puissance, l’abondance assurée, la liberté de circuler au loin, o
154comme semblable à leur Bien : il sera bon, juste, parfait et immortel, sa toute-puissance n’étant mise en échec que par le prin
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
155able mais accomplie, fut aussi la seule plénitude parfaite de la personne. Hors de la foi en elle, dans le monde où elle a paru,
156, dit le même Évangile qui nous ordonne : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait. » Et c’est pourquoi le monde occidental
157s ordonne : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait. » Et c’est pourquoi le monde occidental, qu’on ne devrait jamais app
158iate application. [p. 92] Le militant totalitaire parfait se trouve dans ce cas. Il ne peut pas assumer vraiment la responsabil
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
159» Mais cette preuve n’est valable que pour la foi parfaite, et ce recours au Transcendant, non plus au Mythe, contre la dictatur
160i que l’écrit Kierkegaard. Or la foi n’est jamais parfaite, et dans l’homme converti persiste « le vieil homme ». Son mouvement
161sayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes les hérésies gnostiques
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
162dre inaccessible. Il conçoit la vertu et la santé parfaites, la puissance, l’abondance assurée, la liberté de circuler au loin, o
163comme semblable à leur Bien : il sera bon, juste, parfait et immortel, sa toute-puissance n’étant mise en échec que par le prin
164n’est pas encore, il s’en faut, au [p. 193] terme parfait de l’entreprise, mais il a déjà le droit de le rêver accessible. (Les
92 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
165» Mais cette preuve n’est valable que pour la foi parfaite, et ce recours au Transcendant, non plus au Mythe, contre la dictatur
166i que l’écrit Kierkegaard. Or la foi n’est jamais parfaite, et dans l’homme converti persiste « le vieil homme ». Son mouvement
167sayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes les hérésies gnostiques
93 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
168ps de valeurs cotées en bourse. Ils professent un parfait mépris pour la pure théorie et les doctrines (toujours « fumeuses » à
94 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
169, on n’est jamais ému. Tel qu’il est, cet ouvrage parfait reste, aussi, un Tristan manqué. Et cela tient à l’immaturité de l’ob
95 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
170ins, pensais-je, savent encore exclure avec cette parfaite assurance, mais par manie, au nom d’une mode. Ici, tout au contraire,
171ou de la poésie comme existence, ce qui donne une parfaite question Zen, la question dernière, peut-être, pour les hommes auxque
96 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
172, on n’est jamais ému. Tel qu’il est, cet ouvrage parfait reste, aussi, un Tristan manqué. Et cela tient à l’immaturité de l’ob
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
173uent aussi leur bonheur. Ici, le parallèle semble parfait. Le bonheur, la pleine participation à la vie, le signe de l’accessio
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
174s majeurs de l’amour et leurs épiphanies les plus parfaites dans le lyrisme occidental. À la quête spirituelle d’une vision juste
175ans le temps », d’où vient que la musique est son parfait medium. Pour Don Juan, « la féminité tout à fait abstraite est l’esse
176t plusieurs conceptions », chacune pouvant être « parfaite » pour une génération ; tandis que le Don Juan de Mozart, « par le ca
177rouve dans le Don Giovanni de Mozart l’expression parfaite et unique de la spontanéité passionnée, l’autre ne veut prendre à tém
178nie préétablie règne entre la musique et le drame parfait. » Nietzsche voit dans le mythe en général « le but réel de la scienc
179a noirceur et la scélératesse. Antithèse vraiment parfaite des deux vertus de l’amour chevaleresque : la candeur et la courtoisi
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
180à mes yeux la vie de Gide : un exemple à peu près parfait de dissociation de la personne, permettant la coexistence — l’actuali
181assé comme il veut ignorer l’avenir, il veut « le parfait oubli d’hier » et « n’importe [p. 175] quel avenir », pour jouir tota
182que le plaisir était ainsi plus pur, l’amour plus parfait, si le cœur et la chair ne s’entr’engageaient point 74  » C’est le mo
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
183ins, pensais-je, savent encore exclure avec cette parfaite assurance, mais par manie, au nom d’une mode. Ici, tout au contraire,
184ou de la poésie comme existence, ce qui donne une parfaite question Zen, la question dernière, peut-être, pour les hommes auxque