1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
1n pensant et les Romands recouvrent l’usage de la parole, puis on va se dégourdir sur un ballon ou bien l’on poursuit hors du
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
2 violence. Jeunes tempêtes, lavez, bousculez ! La parole est aux instincts combatifs et dominateurs par quoi l’homme ne se dis
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
3r 1927) ab « Je n’admets pas qu’on reprenne mes paroles, qu’on me les oppose. Ce ne sont pas les termes d’un traité de paix.
4 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
4nger se mit à discourir. Et dans mon ivresse, ses paroles peignaient des tableaux mouvants où je me voyais figurer comme une so
5amais revu l’étranger. Quelquefois je songe à ses paroles — ou peut-être n’étaient-ce que celles de mes folies ? Je me répète :
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6foi que plus rien ne peut duper. Depuis certaines paroles sur la Croix, il n’y a peut-être pas eu d’expression plus haute de l’
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
7rale devant son étrange convive, celui-ci prit la parole sans plus de cérémonie : « La jeunesse, Monsieur…, la jeunesse est l’
8out. Il effleura mon front de ses lèvres sans une parole quand je vins lui souhaiter le bonsoir. Le lendemain, ses cheveux ava
9sourire de mon amie quand il voulut m’adresser la parole après un silence vertigineux. Il vit mon sourire et pleura. Alors une
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
10tenues par un long souffle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythm
11 ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où
8 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
12rence Sterne et du Recteur Krooks sur Judas et la Parole est à cet égard d’une saveur particulièrement riche et complexe. (« …
13 les bavards ne tirent pas d’eux-mêmes toutes les paroles qu’ils profèrent ; ils les reçoivent des [p. 643] prophètes ; s’il n’
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
14eille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éteindre. L’un m’a s
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
15tenues par un long souffle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythm
16 ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
17que chose, écoute, attends… Peut-être que déjà la parole fut dite et reçue quelque part en nous-mêmes, dans la brume où nous s
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
18u même canonisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l’athéisme mili
13 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
19ssance aux ordres imprévisibles et concrets de la Parole. Point de « synthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu 
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
20ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole, « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue », où les événeme
21t proche, il faut en témoigner. À tous il tend la Parole « morte aux pages », mais voici que de toutes parts les Signes parais
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
22u fait pour la grandeur et la pureté, et pour des paroles comme « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-
16 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
23 pas qui. Lord Artur. — Ravissante Sonnette, vos paroles ne sont pas pour les oreilles, mais pour les lèvres de ceux qui vous
17 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
24 [p. 4] Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933) a La t
25 [p. 4] Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933) a La théologie chrétienn
26ire MM. Pierre Maury et A. Lavanchy sous le titre Parole de Dieu et Parole humaine donneraient une idée sinon de la pensée bar
27ry et A. Lavanchy sous le titre Parole de Dieu et Parole humaine donneraient une idée sinon de la pensée barthienne dans son p
28r, sous de très pieux prétextes, les ordres de la Parole de Dieu ? « Alors que toujours, et aujourd’hui encore, la polémique d
29ire, pour toute conscience sérieuse… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homme. Nous pouvons répéter ces qu
30science sérieuse… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homme. Nous pouvons répéter ces quatre mots, mais en
31ts, mais en les répétant, nous n’avons pas dit la parole de Dieu, dans laquelle cette idée devient une réalité, une vérité. »
32 Dei, l’homme pêcheur n’est pas « capable » de la Parole de Dieu. Ainsi Barth rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à sain
33ssi à la vie. Il meurt de ne pas mourir, selon la parole profondément « dialectique » de Thérèse d’Avila. Qu’est-ce donc en dé
34mme ne reçoit son existence véritable que dans la parole que Dieu lui adresse et qui le meut. On a coutume de nommer la pensée
35st surtout et avant tout cela une théologie de la parole de Dieu. Insuffisance radicale de l’humanisme, du piétisme, du morali
36ut autre ». Distinction radicale entre toutes les paroles humaines sur Dieu, et la Parole qui vient de Dieu à l’homme. Universa
37entre toutes les paroles humaines sur Dieu, et la Parole qui vient de Dieu à l’homme. Universalité du rapport établi entre Die
38gne le Christ en croix. La théologie n’est pas la parole. Elle ne peut que l’indiquer au-delà d’elle-même. Nous n’avons rien d
18 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
39 Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à vos paroles, chrétiens menteurs ! — et je lui répondrai : [p. 915] Ta révolte est
40i sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai encore plus à sou
19 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
41. Il n’y a plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la f
42ion réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l’élection, c’
43i qu’encourt l’homme jeté par la révélation de la Parole dans une situation absolument nouvelle, dans un instant dont nulle mo
20 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
44es et la nouveauté inénarrable de l’instant où la Parole lui est adressée ; enfin, excitant en lui l’espoir infini au sein du
21 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
45aut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet
22 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
46t un appel, une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocat
47un de nous, et que celui qui le reçoit dans cette parole croit en lui, il se passe quelque chose, on peut voir quelque chose.
23 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
48ssance aux ordres imprévisibles et concrets de la Parole. Point de « synthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu 
24 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
49Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à, vos paroles, chrétiens, menteurs ! — et je lui répondrai : Ta révolte est la mien
50i sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai encore plus à sou
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
51les hommes n’arriveront à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu seul le peut. La conclusion de tout cela est évid
26 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
52s était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs.
53place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuv
54que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
55aut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
56aire : il veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve quelque passage qui dise le contrair
57e peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se co
58atégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire pe
59t, dans l’autre sens du terme, « assujetti » à la Parole qui vit en lui. C’est dans ce sens que la formule de Kierkegaard est
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
60ppeler « La condition humaine ». Et plusieurs des paroles de Pillau, — les plus belles peut-être — pourraient s’appliquer au de
61de la fidélité. Les blancs seuls savent tenir une parole, se sacrifier à une cause désespérée, tenir le coup, malgré les trahi
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
62tion de l’éternel. J’ai peut-être entendu quelque parole, on n’a rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est
63 verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on n’entend ni ne voit avant de l’avoir obéie dans un instant inde
64ui témoigne en moi de l’indicible réception de la parole, ce n’est point une extase, ni une angoisse, ni toujours une plénitud
31 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
65 moi une « deuxième personne », un tu sujet d’une parole qui m’advient 6 . On voudrait nous faire croire aujourd’hui que le co
32 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
66à nouveau l’Église chrétienne comme le lieu où la Parole est prêchée, on voit des pasteurs qui, chaque dimanche pourtant, prêc
33 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
67 doublement conscient de la responsabilité de ses paroles. Or, rien ne confère au langage une aussi poignante vertu que cette c
34 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
68me à toute action en révolte contre l’ordre de la Parole. En confondant la foi et la mystique, comme le fait par malheur M. Ch
35 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
69 est simple. L’esprit s’exprime par l’écrit et la parole. Un sanctuaire de l’esprit sera donc un sanctuaire du livre et de la
70’esprit sera donc un sanctuaire du livre et de la parole. » Il y aurait donc une bibliothèque et un palais de la parole. M. Du
71y aurait donc une bibliothèque et un palais de la parole. M. Duhamel affirmait au surplus que son « sanctuaire du livre » ne s
72 en dur » probablement 25 . Quant au Palais de la Parole, [p. 29] retentissant vaisseau d’idéalisme, comment douter qu’il ne d
73s, ou un chef de service aux finances prennent la parole au cours d’un banquet politique pour célébrer les droits de l’esprit.
74 de l’Esprit ? S’ils y parviennent, je demande la parole. Je ne me propose pas du tout de décevoir ce goût de positif que mes
36 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
75 [p. 152] Les trois temps de la Parole (mai 1935) i On sait avec quelle insistance Kierkegaard revient, da
76écisément de la notion de contemporanéité avec la Parole de Dieu. Essayons de résumer sa description extrêmement précise et vi
77ement précise et vigoureuse des trois temps de la Parole de Dieu. Nous la trouvons aux pages 148 à 155 du premier tome (en cou
78e (notre temps). Ce sont là les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155]
79les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155] prophètes et des apôtres —
80le Nouveau Testament — sont les témoignages de la Parole. Enfin, la prédication de l’Église procède de ces témoignages et renv
81renvoie, au-delà d’elle-même, à travers eux, à la Parole même de Dieu. « Autre est le temps du parler direct et originel de Di
82se même, le temps de la prédication dérivée de la parole des prophètes et des apôtres, orientée vers cette parole et recevant
83des prophètes et des apôtres, orientée vers cette parole et recevant d’elle sa norme. » Or, ces temps différents ne sont pas d
84 distinguent les temps de l’homme en dehors de la Parole de Dieu, et qui dépend ici de la distinction propre aux temps de la P
85pend ici de la distinction propre aux temps de la Parole. » Autrement dit, ces trois temps ne sont pas dans le prolongement hi
86ir, ni le sang n’auraient pu lui faire dire cette parole (Matt. 16, 17). C’est Dieu lui-même qui agit en lui à ce moment, qui
87seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconna
88temps à ce temps des apôtres, ou à ce temps de la Parole faite chair. ⁂ On dira qu’il ne s’agit là que d’un schéma. Certes, et
89 d’éloquence, nous rendre « contemporains » de la Parole ou de ses témoins bibliques ; 2° qu’ils ne peuvent avoir d’utilité qu
37 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
90 il reste simplement le message existentiel de la Parole de Dieu ! Il me semble que c’est assez !   — Ici s’engagea un débat e
91eur identité et alla même jusqu’à citer certaines paroles de Kierkegaard à l’appui de sa thèse : « Kierkegaard, ce prince du pa
92 Il nous sembla qu’il murmurait machinalement les paroles que je venais de lire. Nous perçûmes enfin quelques mots : il monolog
93 moi j’étais devant Celui… Celui qui m’a coupé la parole, durement : « En vérité, en vérité, je te le dis ! »… Ô mes amis, qui
94ent inconscients de l’insondable gravité de leurs paroles, — et Mme Nicodème d’autre part, dont je craignais qu’elle n’approuvâ
95si. Mais nous vivons dans un monde troublé, où la parole n’a plus le même sens pour tous. C’est pourquoi nous multiplions les
96stement n’avait presque rien dit, prit soudain la parole comme nous allions nous séparer ; et je ne suis pas loin de croire qu
97ce que sont ce Baptême et cette Cène. Certes, ces paroles nous condamnent dans la mesure où nous les prononçons sans foi, hors
38 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
98es Églises, c’est-à-dire des annonciatrices de la Parole, du jugement porté sur la forme du monde, et de la grâce offerte à ce
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
99 que les hommes ont de commercer : l’écriture, la parole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
100 Rome, les « propos ambigus et circonlocutions de paroles » du meilleur [p. 74] latiniste de l’époque n’aboutissent qu’à orner
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
101seigner au milieu d’une rumeur générale, où leurs paroles ne sont plus distinguées du bavardage quotidien. Ils se retirent dans
102s et bientôt sa langue délire : « Il prononce des paroles vaines, des serments faux ! » s’écrie le prophète Osée. Quand les cle
103contre les autres et étrangers. Ils échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte. « P
104re que jamais, et ne se disent rien qui compte. « Paroles [p. 82] vaines, serments faux ! » Or, quand la parole se détruit, qua
105es [p. 82] vaines, serments faux ! » Or, quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’un homme fait à un homme,
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
106nformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lutte. Elles sont les sources du nouveau d
107, concrètement, au service du Parti, qui selon la parole du Führer est « la volonté organisée de la nation ». Dans les deux ré
43 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
108destruction, l’angoisse et l’isolement ; là où la Parole prend un sens, là où le jugement devient la grâce. Le vrai sérieux de
109ce, et par exemple à l’acte de l’expression, à la parole qui scande notre durée muette et qui témoigne de notre humanité. Rien
44 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
110inée par ce fait historique : l’Incarnation de la Parole. Les grands docteurs chrétiens l’ont su ; et Paracelse ; et les poète
111ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue » où les événement
112cours de ferme, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes parai
113antage ? — J’imagine parfois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions derni
114tion. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme. Au comble de nous-même, il s’agit d’autr
45 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
115 possibles, qui se ramènent au seul danger que la Parole ne parle pas, que l’Esprit soit mal entendu, c’est-à-dire que la foi
116z cela sérieusement, si vous croyez à cette autre parole qui est comme un commentaire de la première : « Ma grâce te suffit »
46 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
117e la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Parole) une appréhension si totale du réel que notre langue, je le crains, n
47 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
118 exsangues, c’est rénover l’action cosmique de la parole. Comment cela ? « Le mot appelle, provoque en nous l’état de co-naiss
119ur, et répète l’ordre qui l’a créée, s’appelle la parole. » Nous voici donc « chargés du rôle d’origine ». L’homme est « le sc
48 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
120rétienne est une foi biblique » ; la Bible est la Parole de Dieu, et nous ne pouvons rien savoir de Dieu que par Sa révélation
121n savoir de Dieu que par Sa révélation dans cette Parole. Le Saint-Esprit ouvre nos cœurs à cette Parole, Il la rend vivante e
122e Parole. Le Saint-Esprit ouvre nos cœurs à cette Parole, Il la rend vivante et agissante en nous, en sorte qu’elle produit en
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
123est être religieux au vrai sens du mot, selon les paroles de Gambetta, d’Ernest Lavisse et de quelques autres. Être laïque, c’e
124ment qu’il va nous intéresser, et je lui donne la parole. » M. Palut sourit cordialement, et parle : — On a dit ici même que l
125vait qu’il n’y avait rien à « discuter » dans les paroles de l’orateur, parce que c’était « la vérité ». Autrement dit, parce q
126ages qui ne sont pas mon « état d’âme », mais une parole à déchiffrer. L’humilité m’apporte des nouvelles du monde. Ainsi je m
127e désordre. “Où fuirai-je devant ta face ?” Cette parole peut être dite en vérité, ici, sur la lande. » Oui, c’est cela, mais
128nq. On boit et on tape le carton sans beaucoup de paroles. C’est à cela que se réduit la vie commune. Quelques-uns le déplorent
129 réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son isolement. « On nous laisse seuls, san
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
130s. Ils vont à toutes les conférences, prennent la parole au Cercle d’hommes, citent des livres sur la politique… 12 novembre
131faits et de formules électorales ! Je demandai la parole pour expliquer, le plus simplement que je pus, que le problème fascis
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
132il y a, est sans gestes et sans [p. 242] flots de paroles. Nul pittoresque. Rien à « remarquer » parmi les danseurs du quartier
133s femmes qui les imitent. Je ne compris pas leurs paroles trop rapides. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes aut
52 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
134est être religieux au vrai sens du mot, selon les paroles de Gambetta, d’Ernest Lavisse et de quelques autres. Être laïque, c’e
135ment qu’il va nous intéresser, et je lui donne la parole. » M. Palut sourit cordialement, et parle : — On a dit ici même que l
136vait qu’il n’y avait rien à « discuter » dans les paroles de l’orateur, parce que c’était « la vérité ». Autrement dit, parce q
137nq. On boit et on tape le carton sans beaucoup de paroles. C’est à cela que se réduit la vie commune. Quelques-uns le déplorent
138 réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son isolement. « On nous laisse seuls, san
53 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
139, selon les termes de l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un
140ons à lui, il est en nous lorsque l’Esprit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une dé
141ois acceptés le Credo et son fondement qui est la Parole dite en nous par l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or, cette Par
142 l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or, cette Parole est Christ lui-même, — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas
143t, tandis que nous adorons une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée : « Emmanuel ! » — Dieu avec nous ! p. 221
54 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
144ustice acquise par nos mérites ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un
55 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
145forme, c’est un pays entier sous la lumière de la Parole, qui trouve ici son expression. Tout respire largement, tout vit et s
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
146es les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l’homme, s’étant enfin accordé à la réalité qui est
147la confusion de sa proclamation. Que « toutes les paroles soient sacrées », c’est la volonté [p. 481] proprement eschatologique
57 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
148paysages qui ne sont pas mon état d’âme, mais une parole à déchiffrer. L’humilité m’apporte des nouvelles du monde. Ainsi je m
58 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
149 commence à comprendre la portée infinie de cette parole si simple : « Ne jugez pas. » On est déjà tout près de l’amour. On to
59 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
150tres ; écoute bien ce qu’ils disent à travers les paroles qu’ils croient dire ; essaye de les comprendre quand ils se plaignent
60 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
151comme vers un abîme insondable pour y écouter les paroles d’une vérité nouvelle. Ce ne sont pas des oracles que fait entendre l
61 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
152t le flot des sortants. Je comprenais à peine les paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas ryt
153 pour le Jugement. Et derrière lui retentit cette parole : « Tout est accompli » — sur la Croix. Fin de Décembre 1935 Noël.
154onteur de l’avenir, mais un homme qui prononce la Parole absolue, le Jugement intemporel qui tombe sur tel instant de l’histoi
155discours classique du chef local, anthologie de « paroles » du Führer. Mais voici qu’on annonce un jeu radiophonique. Chœur par
62 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
156eune fille éblouissante » qui l’accueille par ces paroles : « Je suis toi-même ! » Ainsi de la fidélité du mythe, et de Tristan
157sume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Cela seulement : qu
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
158 l’Évangile de Jean : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 6
159 Jean : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vi
160it la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vie et la vie était la lumière d
161t ? Non, car voici la suite du passage : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de
162 venu du Père. » (I, 14-15.) L’incarnation de la Parole dans le monde — de la Lumière dans les Ténèbres — tel est l’événement
163car moi-même je suis embarrassé pour éclaircir ma parole obscure ». Ici se poserait la plus grave question, mais elle demeure
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
164illeur chevalier du monde » ou, selon ses propres paroles, « un grand baron adoré du monde entier » 108 . Et l’on sait d’autre
165me. Et leurs silences furent plus réels que leurs paroles. Il ne s’agit donc, ici, que de tenir compte des éléments hérités de
166au Jour comme le fait l’Évangile de Jean. Mais la Parole du Jour, pour eux, n’a pas revêtu la forme de la Nuit : elle n’a pas
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
167n mal votre désir s’apaise par un coup d’œil, une parole, une chanson —  si ce plaisir est jà si grand… quel sera l’autre !
168iolé le tabou : il a tout dit, tout avoué par les paroles de son livret, et plus encore par sa musique. Il a chanté la Nuit de
169évidence largement déclarée par la musique et les paroles de l’opéra. Par l’opéra, le mythe connaît son achèvement. Mais ce « t
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
170 caresses et n’a d’autres menaces que ses tendres paroles. Ses flèches et ses coups sont les bienfaits et les dons. Sa rencontr
171« Droit de butin, droit d’attaque — fidélité à la parole donnée sont régis par des règles semblables à celles qui gouvernent l
172, dit l’autre, il a donné cette même main avec sa parole. » Quant aux idées politiques inspirées au moyen âge par la conceptio
173ns, faire la cour à une femme c’est l’étourdir de paroles flatteuses : ainsi nos hommes politiques quand ils courtisent une ass
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
174eune fille éblouissante » qui l’accueille par ces paroles : « Je suis toi-même ! » Ainsi de la fidélité du mythe, et de Tristan
175sume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Il perd sa puissanc
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
176 autre chose qu’une suite d’extravagances. Chaque parole et chaque geste du héros devaient correspondre à des symboles détermi
69 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
177r le mystère d’une nature hostile et mouvante. La parole de raison, qui distingue les choses, les arrête et les identifie, app
178u simplement du bonhomme Tieck : Donnez-moi des « paroles nouvelles pour exprimer l’inexprimable », dit la sainte ; et le poète
179nt à l’expansion indéfinie ; c’est définir par la parole et l’acte, et ils recherchent le silence passif. Aussi n’ont-ils lais
180collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel. p. 915 b. « L’Âme romantique et le rêve »,
70 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
181héros dont l’activité se résume dans ses « bonnes paroles » ? Les catholiques, par contre, cultivent avec amour le souvenir du
182l’avait fait monter sur le bûcher au mépris de la parole donnée. Il semblait que la chrétienté se regroupait, non sans résigna
183homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de mon Père »… Ni les espions placés autour de
184té, les autres par le grand désir de recevoir une parole simple et forte, un conseil, une révélation. (Beaucoup nous ont laiss
185i qui se sont dressés avant Martin Luther, par la parole et par l’écrit, contre le Pape et ses erreurs. [p. 276] 2. Sermons e
186t comme Johannes Faber tentait de lui opposer une parole de Nicolas conjurant les Suisses de garder la foi de leurs pères, Zwi
187 la Suisse. Les cantons personnifiés prenaient la parole tour à tour, comme à la Diète (Uri se contentant parfois de sonner sa
188ontre ses lèvres comme pour l’empêcher de dire la Parole. Mais à partir de 1536, les catholiques à leur tour utilisent cette i
71 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
189 lieux, de chiffres, de relations de gestes et de paroles, matériel avec l’aide duquel l’historien compose des faits, comme le
72 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
190t au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats, jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoi
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
191s était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs.
192place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuv
193que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
194 appels ne portent plus. Les hommes échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte. Or
195ais, et ne se disent rien qui compte. Or quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’un homme fait à un homme,
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
196a Confédération reste fondée sur la fidélité à la parole jurée, le nom l’indique, et surtout en allemand : Eidgenossenschaft,
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
197 est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavan
198s utiliser comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Roya
77 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
199 appels ne portent plus. Les hommes échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte. Or
200ais, et ne se disent rien qui compte. Or quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’un homme fait à un homme,
78 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
201le dit : « Le ciel et la terre passeront, mais ma Parole ne passera point. » Voilà la base et le point fixe que nulle puissanc
202jourd’hui semblait perdu, Athanase prononça cette parole : Nubicula est, transibit — c’est un petit nuage, il passera. Ce n’ét
79 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
203moyens d’une résistance efficace. Et d’abord, une parole de confiance. Tout craque autour de nous, mais ce n’est pas une raiso
204l ? L’existence permanente — même secrète — et la parole de nos Églises aux catacombes suffiraient-elles à ranimer notre espér
205es rapports entre les hommes sont ordonnés par la Parole et par l’Esprit. Si l’on se remémore les événements qui ont amené la
206r parler à la foule, de savoir la toucher par des paroles directes. Vous me direz peut-être que cette question ne concerne que
207 convenable. Nous oublions trop facilement que la Parole de l’Église n’est pas réservée seulement à nos « milieux ecclésiastiq
208uent. J’ai entendu, il y a quelques semaines, une parole qui m’a fait de l’impression. C’était dans un sermon, et le pasteur d
209ule, car nous, nous ne sommes pas convaincants. » Parole profonde, parole qui devrait libérer plus d’un pasteur de ses soucis,
210us ne sommes pas convaincants. » Parole profonde, parole qui devrait libérer plus d’un pasteur de ses soucis, et résoudre en p
211e pourra se rapprocher assez de la simplicité des paroles de la Bible. « Nous ne sommes pas convaincants » disait le pasteur qu
212appliquer à telle [p. 333] ou telle situation les paroles éternelles de l’Évangile et des prophètes : par exemple, pour exhorte
213ut vraiment suivre le texte, dire en lui-même ses paroles, redécouvrir chaque fois leur sens toujours nouveau. C’est grâce à ce
80 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). Neutralité (3 mai 1940)
214 est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavan
215s utiliser comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Roya
81 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
216s’insérer dans nos défenses les plus secrètes. La parole nous étant donnée pour répondre à la vérité, et pour l’étendre et con
217ambition satanique devait être de s’emparer de la parole dans notre bouche, pour altérer le témoignage dans sa source. Et c’es
82 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
218lle déesse de la Misère, soit par la torche de la parole jetée dans les masses. Seule une tempête de passion brûlante peut cha
219que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
220e plus. » Beaucoup ont découvert le sens de cette parole quand le Führer est entré dans Paris. Pour ma part, j’écrivis ce jour
221’aller loger le mensonge, de préférence, dans une parole de vérité ! 23. Après Hitler 10 Hitler s’est tu. L’aventure a pri
83 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
222rist, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas l
223nement détruit les bases de tout traité, de toute parole donnée ou échangée, enfin du langage même et de la possibilité de s’e
224 « sincère » de suivre son instinct que de garder parole, que le bonheur vaut mieux que la vérité, et que l’intérêt « vital »
84 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
225in. Si moi, petit individu, erreur insignifiante, parole articulée dans le discours de toutes les créatures, je prétends m’iso
226ume la vocation qui me distingue et rend vraie ma parole, si je m’efforce au moins de converger avec l’ordre cosmique et le vo
227cile et hasardeux, la peur des coups, la peur des paroles claires, — bref : tout ce qui caractérise les mœurs politiciennes de
228i ne peuvent plus se taire ni nuit ni jour, où la parole est débitée à tant la [p. 207] seconde, qu’il y ait ou non des audite
229istoire, temps de la grande prostitution de cette parole qui devait être la mesure du vrai, et dont l’Évangile dit que dans sa
230re des hommes » ! Hélas, qu’avons-nous fait de la parole ! Elle ne saurait plus même mentir dans certaines bouches, elle est t
231re que l’indicible est peut-être plus vrai que la parole claire et nette ! Il sait qu’en confondant notre langage, il détruit
232t que les hommes ne peuvent s’engager que par des paroles claires et nettes, et qu’en tordant et déprimant le sens des mots, il
233: nous ne sommes pas maîtres de détruire la vraie Parole ! Tous les mensonges du Diable, et tous nos bavardages, s’évanouissen
234 discours et nos discussions, « étouffer la libre parole » : au point où elle en est, ce ne serait pas un grand mal. Mais ils
235ler les prophètes, — ils ont bien pu crucifier la Parole ! Ils ne pourront jamais aller plus loin. Car voici Pâques où la Paro
236nt jamais aller plus loin. Car voici Pâques où la Parole est à jamais ressuscitée ; et dans la confusion des langues et des me
237ordre des lois jurées dans la cité, l’ordre de la parole et l’ordre des vertus. Je lui oppose l’Esprit, l’Eau et le Sang, « qu
85 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
238ue « les choses vieilles sont passées », selon la parole de l’apôtre. Elle n’admet pas la conversion et le pardon, à partir de
86 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
239s’insérer dans nos défenses les plus secrètes. La parole nous étant donnée pour répondre à la vérité, et pour l’étendre et con
240ambition satanique devait être de s’emparer de la parole dans notre bouche, pour altérer le témoignage dans sa source. Et c’es
87 1944, Les Personnes du drame. Introduction
241don terrible d’incarner sans le moindre défaut la Parole qui était sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ e
242st, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas l
243 quelque sorte, d’une vocation. Le triomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puissamment naturel, c’est l’ac
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
244u fait pour la grandeur et la pureté, et pour des paroles comme : « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jett
89 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
245rieure, morale. La magie de Goethe se condense en paroles, en Zaubersprüche, qui deviennent tout naturellement chez lui, et de
90 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
246phétique Qu’est-ce que prophétiser, sinon dire la Parole qui détermine notre avenir ? Mais la Parole n’est dite que dans la fo
247re la Parole qui détermine notre avenir ? Mais la Parole n’est dite que dans la foi, la foi n’existe que dans l’acte, et cet a
248el il devrait régner. Seule peut l’en délivrer la Parole prophétique qui lui advient comme un appel dans les ténèbres. Certain
249vent sous l’Ancienne Alliance, se confond avec la parole qui les conduira au martyre. La Parole dite est leur chemin, leur vér
250nd avec la parole qui les conduira au martyre. La Parole dite est leur chemin, leur vérité et leur vie dans ce monde ; ils meu
251ment transformer, c’est-à-dire comment obéir à la Parole qui prophétise ? Le chemin est imprévisible. Ce que nous connaissons,
252chemin, sur lequel tu es seul, parce qu’il est la parole de ta vie, sa mesure et sa vocation, son risque à chaque instant visi
253es [p. 78] espérées », et c’est pourquoi enfin la Parole parmi nous, n’est que promesse et vigilante prophétie de l’invisible.
254tre ce qui résiste et ce qui crée, victoire de la Parole sur la chair, autorité de la personne sur l’anarchie individuelle. C’
255e visage appartient au temps, mais la vision à la parole dont elle procède, et si la face d’un homme est belle, c’est parce qu
256in, une initiale de l’histoire, une effigie de la Parole créatrice. [p. 81] 6. Le contraire de l’acte, c’est le désespoir No
257 nos vies nous meut parce qu’il est un ordre, une Parole reçue d’ailleurs, une rupture de tout drame humain que nous puissions
258 insensible de l’instant, c’est l’obéissance à la Parole de Dieu, — la prophétie dans l’immédiat. Que s’est-il donc [p. 83] pa
259’heure, mais il connaît l’instant, s’il vit de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne
260aire : il veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve toujours quelque passage qui dise le
261e peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se co
262atégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. 6. Le solitaire
263l est, dans l’autre sens du terme, assujetti à la Parole qui vit en lui. C’est dans ce sens que la formule de Kierkegaard est
91 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
264, selon les termes de l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un
265ons à lui, il est en nous lorsque l’Esprit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une dé
266is acceptés le Credo et son fondement, qui est la Parole dite en nous par l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or cette Paro
267r l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or cette Parole est Christ lui-même — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas
268t, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée. Renversement du devoir de la Loi — qui nous c
92 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
269inée par ce fait historique : l’incarnation de la Parole. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regarde leur visage
270ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue ». Et les événemen
271ours de fermes, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes parai
272antage ? — J’imagine parfois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions derni
273sive. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme. Au comble de nous-mêmes il s’agit d’autr
93 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
274t au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit
275 porte à conséquence, tout appelle, et d’abord la parole ! Mais l’usure des mots les édente, notre langage est débrayé. Commen
276 exsangues, c’est rénover l’action cosmique de la parole. Comment cela ? « Le mot appelle, provoque en nous l’état de co-naiss
277ur, et répète l’ordre qui l’a créée, s’appelle la parole. » Nous voici donc « chargés du rôle d’origine ». L’homme est le « sc
94 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
278r le mystère d’une Nature hostile et mouvante. La parole de raison qui distingue les choses, les arrête et les identifie, appa
279er le Moi profond et ses secrètes impulsions à la Parole qui vient d’ailleurs, et qui seule est vraiment vocation. Un philosop
280ou simplement d’un Ludwig Tieck. Donnez-moi des « paroles nouvelles » pour exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète
281rent à l’expansion infinie ; c’est définir par la parole et l’acte, et ils recherchent le silence passif. Aussi n’ont-ils lais
282collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel. p. 202 85. Dans un beau livre sur L’Âme ro
95 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
283ut adopter des idéologies créées par d’autres. Sa parole n’aura de poids que si elle parle au nom de sa propre théologie, et e
96 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
284ls devant leur papier blanc. Les réactions à leur parole seront lointaines, ou même ils ne les connaîtront jamais… 6 mai 193
97 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
285ns militaires du xviiie siècle. Je note vite ces paroles charmantes : Puisque je suis un militaire Il faut bien faire Mon éta
98 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
286un petit nuage, il passera. » Ce mot me fut comme parole d’Évangile quand je le lus l’année dernière. [p. 65] En voici un éch
287 feuilletai et mon premier regard tomba sur cette parole consolante : Ils ne continueront pas toujours, car leur folie devient
288ces plus dangereux pour l’âme d’un peuple que les paroles imprudentes… Il y a des cas où qui ne sait parler nuit à son pays et
99 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
289la grande ville, connais le poids mortel de cette parole : « Si le sel vient à perdre sa saveur… » La sensation même de l’irré
100 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
290nant des sanctions immédiates. Rendre un sens aux paroles, aux gestes et au costume, par cela même à la Surprise… Introduction