1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1amagnou, c’est « la nouvelle mise en servitude du peuple rustique de France ». En effet — le phénomène n’est pas particulier à
2nt, le gouvernement cède. Mais la même inertie du peuple qui donnait tant de mal lorsqu’il fallait l’éveiller, l’entraîne au-d
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
3 moyen de « suppléer à l’éducation historique des peuples chrétiens qui n’ont pas eu de Moyen Âge », nous pourrons amener l’Asi
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4uction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échappées d’un brasier. Pour les causes de l’i
4 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
5evient le signe par excellence de la sainteté. Le peuple, encore païen, voit dans la vénération des pèlerins pour les tombes d
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
6 et précise de certaines théories sur le rêve, le peuple, qui n’a pas vu ces dessous mais accueille le résultat avec la naïvet
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7œuvre de la Création », comme dit Ferrero. Le bon peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de la souri
8 but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détournant de l’essentiel une grande part des forces humaines
7 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
9 ne trouve plus nulle part. Dans les dancings, un peuple de fêtards modérés, Juifs et ressortissants de la Petite-Entente, app
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
10nes, propres à étouffer toute spontanéité chez un peuple qui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipli
11oudraient se « distinguer ». (Le mépris que notre peuple met dans cette expression !) Pour moi, ce que je retire de plus évide
12age mensongère de l’ancienne Suisse, à l’usage du peuple souverain qui ne manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cet
13. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du peuple. D’autre part, il est aisé de voir que tous ces principes dérivent né
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
14ipal de l’instruction publique était d’éduquer le peuple d’une façon désintéressée, les gouvernements seraient un peu plus fou
15entiquement noble en chaque homme. Si les fils du peuple souffrent moins d’un tel régime, c’est qu’ils n’ont pas d’eux-mêmes u
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
16té d’un régime établi dans des fauteuils ; car un peuple d’électeurs fantaisistes serait parfois tenté de retirer brusquement
17elle est descendue dans la bourgeoisie et dans le peuple ; elle y est devenue une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
18e Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du cauchemar où les plongent toutes vos
19instituteurs aux pommes de terre ? Impossible. Le peuple qui déteste l’école a pourtant faim d’instruction  15 , et se croirai
20irait lésé dans un de ses droits fondamentaux. Le peuple veut s’instruire et on lui bourre le crâne pour l’en empêcher. Il s’a
12 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
21rranger, comme au dernier acte d’une opérette. Ce peuple s’est résigné avec une facilité incroyable à la défaite, au marxisme,
22t le monde, à l’entrée d’un des archiducs. Car ce peuple, seul en Europe, attend le retour d’un roi. Et vous voici transporté
13 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
23taires et wagnériens a toujours prévalu parmi les peuples germaniques, où son prestige ne le cède aujourd’hui qu’à l’idéal angl
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
24 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
25 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
26e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 17 . Les signes parlent, et
27. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
28viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
29les révèlent de la mentalité des écrivains et des peuples dont elles émanent. La montagne est un merveilleux réactif, au contac
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
30écrive un livre pour nous dire comment il voit le peuple, comment il l’aime, et quel est le secret de son autorité sur lui. L’
31de Kobé. Il fait siennes toutes les épreuves d’un peuple misérable, des pires brutes qu’il recueille dans sa chambre, et qu’il
32au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa douceur. Cette de
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
33 ne trouve plus nulle part. Dans les dancings, un peuple de fêtards modérés, Juifs et ressortissants de la Petite-Entente, app
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
34 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
35 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
36e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 12 . Les signes parlent, et
37. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
38viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
20 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
39ticulières de son activité. En même temps elle se peuple d’arbres, de germes lents, de passages ailés. Le vent qui glisse à tr
40e fois de plus, je m’émerveille du réalisme de ce peuple de rêveurs. Dans les Affinités électives, au moment le plus dramatiqu
41d’elle et battirent de leurs grandes ailes. Et le peuple effrayé recula. » Mais la princesse jette sur eux les cottes d’orties
42le. « Elle est innocente ! » s’écrient-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frè
21 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
43ccident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occiden
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
44 question de la culture dans ses rapports avec le peuple. Il discute M. Malraux et son goût désespéré de l’action pour elle-mê
23 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
45a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
46e terre embrassée et par elle tout un pays et son peuple ; car « c’est ici le pays de la solidité, parce que c’est [p. 146] le
47leau d’un grand peintre ». Ah ! la grandeur de ce peuple ramuzien, qui se meut dans je ne sais quelle lourdeur « originale » e
48iveau des simples. » Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
49e précision utile. Ce n’est pas un art d’après le peuple 4 , mais on dirait presque : d’avant. Il n’est pas jusqu’à son Antiqu
50tuels mal guéris. Certes Ramuz attend beaucoup du peuple russe, de « cette immense et secrète réserve d’innocence » d’où peut-
51ù peut-être un jour sortira le peuple-poète, « le peuple tous en un ». Mais son œuvre est [p. 147] bien au-delà de l’ère machi
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
52re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
26 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
53es qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
54s — et c’est peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois qui rentre chez lui après 8 heures de bureau demande au
55e. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes choir ; le Plan Quinquennal s’é
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
56on, et l’on n’a pas oublié son fameux message aux peuples chinois, publié à Tokyo pendant le bombardement de Shanghai, et qui l
29 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
57 soustraits, multipliés et divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
30 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
58yrand n’en jugea nécessaires ? L’amour du [p. 15] peuple et des victimes d’une société affolée s’étale sur les affiches électo
31 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
59 autre groupe de clercs, fort désireux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que ce goût du pratique n’aboutit, p
60ent, qu’à une espèce de négation de la pensée. Le peuple veut des programmes pratiques, mais se contente, en fait, du verbalis
32 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
61l’on ne sait qui perd le plus à ces victoires, du peuple satisfait provisoirement dans sa bassesse, ou du tyran vidé d’héroïsm
33 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
62vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
63vailleurs, crée du chômage 8 . Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
64’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
65 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
34 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
66ssédante. Ils célèbrent l’esprit pour endormir le peuple, et, pendant ce temps, ils l’exploitent jusqu’aux moelles ! Réponse.
35 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
67a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
36 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
68 raison, à leur manière, qui est de réussir. « Le peuple est bête, les masses sont aveugles, instables, injustes, inertes, sou
37 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
69itique, un synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympathique, mais dont je c
70rgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu [p. 131] crains, tout ce que tu détestes, ça s’appel
71stes, un homme de gauche bien entendu, un fils du peuple. Le triomphe de l’antifascisme s’appelle le fascisme français. Cette
72. Je simplifie à l’excès ? Mais nous voyons trois peuples occidentaux obéir à des déterminations guère plus complexes que celle
73mier lieu à la nostalgie d’unité qui s’empare des peuples fatigués, — démoralisés par la politique, — incertains de leur missio
74te devenaient impuissantes à incarner aux yeux du peuple 43 . Cet unitarisme fasciste couvre des revendications politiques et
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
75re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
39 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
76mmédiate de ce recueil. Qu’est-ce qui conduit les peuples ? me disent les politiciens. Les intérêts et les passions. La politiq
77thètes. Je vois comme vous, d’autre part, que les peuples n’entendent rien à leurs intérêts véritables, et que les tyrannies le
78 gros bon sens pratique ne connaît pas, et que le peuple ignore davantage s’il se peut. Le monde actuel est né d’une révolutio
79 d’affiches électorales, d’éditoriaux de l’Ami du Peuple, de « justifications » aux congrès radicaux : voilà qui est pratique,
80» « Nous avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut
81 ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degré jaloux de son aveuglement,
82us êtes ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se trouve au contraire des centaines d
83 des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infailliblement pour le plus grand « ennemi du peup
84it infailliblement pour le plus grand « ennemi du peuple » — sur les affiches électorales. La seule opposition sérieuse La v
85lable. « Si c’était vrai, ça se verrait », dit le peuple. N’oublions pas que l’intellectuel d’aujourd’hui est avant tout un in
40 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
86es mêmes lieux et prétendre aux faveurs du même « peuple » conventionnel. Nous les voyons utiliser la même tactique, pour des
41 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
87urckhardt, ne se connaissait plus que comme race, peuple, parti, corporation, famille ou sous toute autre forme générale et co
88ts, dit le pasteur, de servir la Seigneurie et le peuple de telle manière que par cela je ne sois nullement empêché de rendre
89er, c’est que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’h
90e, ou pas faite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaie
91’ont plus de courage civique. Militarisation d’un peuple ! C’est le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation.
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
92ts, multipliés et [p. 231] divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
93 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
94ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
95beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
44 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
96 et contre lui ; pour le Chef bien-aimé, Père des Peuples, et pour ses innocentes victimes, vipères lubriques ; pour Franco et
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
97vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
98travailleurs, crée du chômage. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
99’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
100 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
46 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
101rétiens. Leur office n’est-il pas de rappeler aux peuples où se trouvent les vraies valeurs, sans attendre que d’autres aient t
102 hérésies morales que toute la bourgeoisie, et le peuple à sa suite, révèrent. Car elle seule, si toutefois elle reste digne d
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
103illes, des balayeurs, des intellectuels, le petit peuple. On connaissait sa silhouette, ses plaisanteries, il avait sa légende
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
104in qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a plus aucun but, au-d
105seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages pour faire sentir à quelle hauteu
106rière-pensée mondiale, grandiose, qui soutient ce peuple fiévreux dans les épreuves qu’il traverse. Ce ne sont pas les journau
107and, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il faut avoir éprouvé par ce livre la grandeur d’une telle espérance
49 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
108orter des preuves sérieuses de la fantaisie de ce peuple ? Rousseau, Madame de Staël, Constant, Vinet… Cette énumération, pour
50 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
109femme se déroule sur un rythme large à travers un peuple de personnages vivement contrastés, et des paysages baignés d’une lon
51 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
110me leurs œuvres, parce qu’il s’y retrouve ; et le peuple les aime, parce qu’elles décrivent ses désirs réalisés. Cet amour à p
111e idéaliste du régime. « Littérature », opium des peuples incroyants. Notre troisième espèce est plus rare, et vaut un peu mieu
52 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
112nne, et ce regret d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s’accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la per
53 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
113rait [p. 21] ainsi lui-même de la vie profonde du peuple et de l’activité créatrice des élites ? Ni le pouvoir ni les lois ne
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
114 de fer qui sauvera l’Europe menacée par tous les peuples de couleur ? Aux dernières pages, nous voyons Bell, le chef du groupe
115seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple. » N’est-il point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que so
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
116re et le mieux-connaître avec l’effort des autres peuples. Dans un cadre chargé d’histoire et rayonnant de beauté, au bord de l
117 termes de philosophie. C’est d’avoir enseigné au peuple un culte de l’esprit intemporel — comprenez : distingué, oisif — tout
118atériel, le nomadisme, le [p. 43] contact avec le peuple et ses difficultés souvent sordides et parfois émouvantes, enfin l’es
119 prépondérantes. À tout péché miséricorde, dit le peuple, mais le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur e
56 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
120 troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la révolution. Aujourd’hui
121 dit « populaire ». Faudrait-il en déduire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : v
122fait observer que l’opposition n’est pas entre le peuple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populair
57 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
123é », le racisme et le marxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monst
124arxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monstres germaniques obsède
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
125étatiste de l’URSS. C’est ce hiatus qui a valu au peuple russe la dictature de transition dont nous ne cesserons de dénoncer l
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
126st la puissance, en lui est la volonté de tout le peuple 26 . » C’est cette troisième faction qui a bénéficié de l’Édit de Na
127s, qui leur donna le spectacle d’un si prodigieux peuple proscrit, nu, fugitif, errant sans crime… enfin qui, pour comble de t
60 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
128août 1935) n … Nous nous battrons le jour où le peuple français aura compris que l’adversaire unique est le capitalisme cent
61 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
129s bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
130qui n’ont pas de contact avec le grand public. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, algébrique, ar
131cret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », séparation de l’esprit et des pouvoirs réel
132 en achetant une terre nobiliaire. En revanche le peuple les traitait de « lediggangers » (oisifs). Tant qu’ils exercèrent une
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
133e répondrai par deux définitions que l’exemple du peuple hébreu me semble propre à bien concrétiser. Et d’abord, je dirai qu’u
134 sans biographie 18 on peut dire pareillement du peuple prophétique qu’il n’eut pas d’histoire profane 19 . On peut dire de c
135ut pas d’histoire profane 19 . On peut dire de ce peuple aussi qu’il se lève et qu’il tombe avec son ministère. Que savons-nou
136hemin du Messie, voilà la fin transcendante de ce peuple, celle que lui prêchent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers D
137d’homme », les « idoles de leur invention ». Mon peuple consulte son bois Et c’est son bâton qui lui parle ! Car l’esprit de
138lle qui rappelle à la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et
139est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en [p. 62] el
140s, dans la guerre, comme le symbole de l’unité du peuple, mais son usage est interdit pendant les guerres civiles : c’est que
141 puisse être consacrée au ministère sacerdotal du peuple. Idole, tout ce qui n’est pas ordonné à la fin que les prophètes anno
142 de s’oublier dans les voies vulgaires des autres peuples, une sorte de génie sombre lui montrait l’envers de toute chose, et a
143uvreté même garantit la fidélité de la culture du peuple hébreu. C’est une ascèse : il s’agit de détruire en germe tout ce qui
144 Cette « pauvreté » philosophique — mais quand un peuple a des prophètes, a-t-il besoin de philosophes ? — est ainsi l’aspect
145t que la culture la plus pauvre, qui fut celle du peuple hébreu, fut aussi la plus convenable aux fins suprêmes de l’esprit. T
146e, apportant une Nouvelle Alliance, pour tous les peuples. Et dès lors la mesure n’est plus dans l’observance de la Loi qui con
147our avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses mêmes qu’il pr
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
148de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clocher, etc. D’où l’embrouil
149ens des fins dernières à quoi elle tend. Quand le peuple d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il
150Si bien que les écrivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre d’équivoques, de confusions et
151reurs de l’homme. Dans le culte de ces images, le peuple croit trouver son unité, et il y retrouve en effet le symbole agrandi
152t en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques.
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
153 anti-sociale, des prophètes sans message pour le peuple, sans grandeur mesurable dans les faits, accusateurs, inquisiteurs et
154 grandissait. La séparation grandissait entre les peuples et leurs élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, en
155ls veulent l’un et l’autre imposer [p. 88] à leur peuple une conception et une pratique de la vie qui obéissent à un but commu
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
156u régime tzariste, la guerre perdue, la misère du peuple, l’absence de tout esprit civique dans les masses, les popes bornés,
157raît bien s’être emparée d’une partie au moins du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
158 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs, en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonn
159de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
160e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné », mais « quelque ch
161re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques, aux ye
162t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
163 compris que la mystique la plus puissante sur le peuple, serait celle qui lui offrirait la promesse d’une communauté. Le « Na
164distinguer la véritable source de l’angoisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Pers
165goisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Personne n’a davantage que l’Allemand la p
166es, générations, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mesure commune nulle part. Hitler par
167t : Je suis le Parti, je suis le Pays, je suis le Peuple, je suis à la fois le porteur des idées de la jeunesse et de celles d
168t lui qui conformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lutte. Elles sont les sources
169ce de l’empire. Elle est le but de tout ordre. Le peuple… est le seul but de toute activité humaine et de toute institution pu
170mprenant un seul parti. » En outre « le parti, le peuple et l’empire sont gouvernés et administrés selon le principe du chef (
171’homme ne vaut que par son activité au service du peuple ou du prolétariat, c’est-à-dire, concrètement, au service du Parti, q
172de l’artiste : « L’artiste est le porte-parole du peuple, l’interprète de sa volonté et du sens de son évolution. » (Voelkisch
173n. » (Voelkischer Beobachter, n° cité.) Remplacez peuple par prolétariat, vous aurez la doctrine stalinienne. Il ne s’agit bie
174rine stalinienne. Il ne s’agit bien entendu ni du peuple ni du prolétariat tels qu’ils sont, mais tels que le Parti les défini
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
175s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
176e n’ai pas le goût de me poser en conseiller d’un peuple qui ne peut pas m’écouter. Mais je suis fortement curieux de tirer d’
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
177, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien plus que la fin de cett
178e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
179diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
180re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux, est là. L’avenir dira si la révolution des libéraux peut i
71 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
181» pour dégager leur responsabilité, tout comme le peuple recourt au fameux « ils » pour désigner l’auteur mystérieux du mauvai
182s prétendent généreusement se ranger aux côtés du peuple. (Le désir de compensation doit les porter naturellement de ce côté.)
183 sans prises sensibles, ne peut plus connaître le peuple qu’au travers des déclarations que celui-ci fait verbalement. Or ces
184eurs et des comitards. Faute d’avoir vécu dans le peuple, l’intellectuel d’aujourd’hui croit retrouver dans les revendications
185mais, maintenant qu’il les voit confirmées par le Peuple. Maladresse et subtilité. Maladresse dans l’action et les relations h
186s le respect craintif qu’il témoigne à l’homme du peuple dont la « vitalité » le déconcerte, le clerc moderne est surtout sépa
187 — premier paradoxe — a-t-elle pu s’imposer à des peuples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent pa
188ndent paraissent irrémédiablement séparés de leur peuple et de ses plus profonds instincts ? Le problème est nouveau. Il est m
189cées. Leurs élèves écriront dans les journaux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire qu’il se v
190 lois de nos savants, correspondant au « ils » du peuple, (d’où cette connivence paradoxale entre les distingués et les primai
72 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
191ommune à la pensée et à l’action, à l’élite et au peuple que cette élite devrait aider. C’est surtout incarner cette mesure [p
192— on parle de la poésie comme d’une religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait vraiment ;
193 saisis d’une crampe. Je constate que les gens du peuple sont très peu différents des bourgeois, et que les régimes « populair
194aces quotidiennes. Elle se tourne alors vers « le peuple », et j’ai dit avec quelle maladresse. Surtout, elle attend de l’exté
195du journal, celle du roman, — qui est l’opium des peuples incroyants. La mauvaise qualité de la langue des auteurs à succès — p
196taire ne sera pas forcément « populaire », car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit :
197, car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit : il lit trop de journaux. (Les données con
198ssaire ne sont d’ailleurs pas dans les mains du « peuple » en tant que classe ouvrière. Elles sont dans les mains des hommes,
199dentale Depuis quelques milliers d’années que les peuples édifient des civilisations dont nous connaissons la chronique, il est
73 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
200nouvelle. Par exemple un discours du Führer à son peuple. Je roulais ces pensées, hier soir, debout parmi la foule qui n’avait
201 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peupl
202ans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répond
74 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
203 un poids à elle et une densité » écrit Ramuz. Le peuple dit, encore plus simplement : « Si c’était vrai, ça se verrait. » Tel
204quelles vit le bourgeois 46 . Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des é
205urgeois 46 . Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des éléments tirés du
206iveau des simples ». Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
207cipe de cette lourdeur originelle et unanime d’un peuple en communion avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le
208s éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fonds
209dent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’identité d’une personne en communi
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
210le qui paraît bien s’être emparée d’une partie du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
211 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonne
212de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
213e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné »… mais « quelque ch
214re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques aux yeu
215t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
216s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
217, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien davantage que la fin de
218e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
219diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
220re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux est là. L’avenir dira si la révolution des « libéraux » peu
76 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
221 Il y a longtemps que Diderot l’a dit : Tirer un peuple de l’état de barbarie, le soutenir dans sa splendeur, l’arrêter sur l
77 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
222i, Venise et Moscou — 1786 et 1936 —, et ces deux peuples : la convoitise et l’astuce attentive de l’un, la résignation de l’au
78 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
223te opération antiparlementaire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses
224tance, ne sont en réalité que des oligarchies. Le peuple y est privé du pouvoir de trancher les questions importantes. Entre l
225omme un somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’a
226s qui appellent « démocratie » le gouvernement du peuple par des députés livrés à toutes les intrigues des puissances occultes
227able démocratie, définie comme le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’ex
228ler sans sophisme d’un contrôle de pouvoir par le peuple. 3. Nécessité du plébiscite Le plébiscite est donc un referendum co
229 Jusqu’à quel point a-t-on le droit de tromper le peuple ? — fût-ce pour son bien… On voit très clairement pourquoi l’État nat
79 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
230 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
231ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
232beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
80 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
233idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alternative actuelle n’est pas machinisme ou artisanat,
81 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
234dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire
235qui sont bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui fournissent des bases idéologiques à la lutte pour
236re, on ne peut pas sauter une époque que d’autres peuples ont vécue, et tomber à pieds joints dans l’avenir. À quoi les ergoteu
82 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
237ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
238 trouvent en dépôt chez la mère Renaud : l’Ami du Peuple ou la France de Bordeaux, la feuille locale des curés ou celle des ré
239Un brouillard vague flottait sur les marais. « Le Peuple », me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revo
240 me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revoyais cette centaine d’hommes dans la salle nue. Leur méfian
241n eux, et pour eux-mêmes sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jam
242es sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jamais aimés. Là-dessus,
243ier, à A. Il me semble qu’elle m’apprend sur « le peuple » davantage que toutes mes expériences précédentes. Il me semble même
244tes. Il me semble même qu’elle m’a fait voir « le peuple » pour la première fois de ma vie. Première constatation : l’apathie
245eilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain de
246es mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononcent de bonne foi. Elles
247dant ils sont la réalité vivante et présente du « peuple ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain
248l est très tentant d’appeler cette haine amour du peuple… Troisième constatation : la plupart des discours que l’on tient au p
249ation : la plupart des discours que l’on tient au peuple lui sont incompréhensibles ; mais ceux qui les écoutent ont l’air de
250ectuels sont en mauvaise posture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère qu
251’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charlataneries politiques autrement que p
252s » d’aujourd’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à ri
253s’en vantent : c’est plus commode ainsi. Quant au peuple il y a belle lurette qu’il sait ce qu’on doit penser des gens instrui
254es conditions, qu’un intellectuel aille parler au peuple, on l’écoutera bien patiemment, s’il a su se rendre sympathique et su
255Cela va de soi. Il est probable qu’aucun homme du peuple ne s’est jamais dit cela comme je le dis ici. Mais il me paraît clair
256der plus objectivement ceux qui m’entourent, ce « peuple » qu’il s’agit d’aider, et que je vois encore si mal. (Ce qui ne m’a
257c’est le seul moyen de transformer et d’animer un peuple auquel on n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté
258ui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducation [p. 72] solidariste ? On cherche à enrôler ces cultivat
259ar des gens qui recherchent la « considération du peuple ». D’où le ton haineux, typiquement petit-bourgeois, de certaines de
260 feuilles. Je n’ai jamais retrouvé ce ton dans le peuple. S’il en paraît parfois, par accident, quelques traces ici ou là, c’e
261accident, quelques traces ici ou là, c’est que le peuple de France lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croi
262aux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est p
263te la place. Abîme entre la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette di
264la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette différence de ton entre tel
265 reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent
266, menace ou entreprise commune, qui rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées,
267Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable de grandes choses — c’est son mystère — ma
268 de [p. 78] religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer aujourd’hui pour sauver leurs pratique
269is longtemps ou depuis toujours par une partie du peuple, est au contraire dans la révolution matérielle. Mais cette révolutio
270qui en sont dépourvus, attribuent par erreur au « peuple » en général. Sans compter les moyens techniques dont ils disposent e
271nvier ma condition… » 16 mars 1934 D’un autre « peuple ». — Il faut encore que je revienne sur mon séjour vendéen. J’avais à
272ement vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. — « On le savait depuis longtemps. » — On sait tant de ch
273ationaliste de la scission entre la culture et le peuple » cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, av
274ais eu la moindre idée. Si je remplaçais le mot « peuple » dans mon livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple qu
275 livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple que j’ai connus, est-ce que mes raisonnements ne paraîtraient pas lou
276ener tous les jours parmi la confusion d’un grand peuple, avec autant de liberté et de repos que vous sauriez faire dans vos a
277is le malheur du jour d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’esprit plus « artializé » encore que les écr
278d’artifice. Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit
279Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit ? 17 avri
280bâtiment. Il y a bien assez à faire dehors, et le peuple m’intéresse infiniment. Hier, je suis resté longtemps au marché, et j
281ui de nouveau s’impose à moi, ici, c’est celle du peuple. Grande masse ! Et une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire.
83 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
282 humaine, malgré tout. Pourtant c’est bien ici le peuple « raisonnable » qu’on donne en exemple aux barbares de l’Europe centr
283 en exemple aux barbares de l’Europe centrale. Le peuple qui sait calculer, faire son budget, bourrer le bas de laine et nourr
284teur ont raison. Et que la santé spirituelle d’un peuple n’est pas totalement compromise quand il fait encore des enfants en d
285 par exemple. Les instituteurs d’A… ? Ils sont du peuple. Oui, mais bourgeois par leur profession. Et les Calixte ? Prolétaire
286e — où l’on s’imagine bien à tort que les gens du peuple sont spécialement adroits de leurs mains, débrouillards et pleins de
287alement, les mots n’ont plus le même sens pour le peuple et pour ceux qui voudraient lui parler. Le petit exemple que je viens
288 et précise. Ils n’éveillent plus chez l’homme du peuple les mêmes espoirs, les mêmes dégoûts que chez nous. Leur résonance se
289 surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait p
290ut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait pas, avant l’école de Guizot. Le « public », c’était la nob
291se, et les bourgeois imitant la noblesse. Le vrai peuple les comprenait dans la seule mesure [p. 161] de l’utile. L’Église fai
292 provoquant chaque fois de gros rires. L’homme du peuple — et je pense qu’il en va de même du bourgeois peu cultivé et sans do
293rapides se trouve par là même inefficace sur le « peuple ». Elle manque de durée. Évitant méticuleusement les reprises, les re
294eux. 20 décembre 1934 « Ô pays sans musique ! ô peuple, où est ton chant ? » À peine un aigre sifflotis d’« air de [p. 174]
295e impensable. Quand on en vient à désespérer d’un peuple, d’un régime, ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix
296 sont peut-être moins bas que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant contre les bureaucrates ne sait
297 sur tout plein d’objets ». Malchance affreuse du peuple français : il n’échappe aux Jésuites que pour tomber dans le fétichis
298écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
299deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
300chant et profondément rassurant. Il est encore un peuple au monde pour qui le souci de se montrer humain prime cette volonté d
301ouve simplement, une fois de plus, que l’homme du peuple ne comprend pas profondément ce qu’on lui donne à lire ou à entendre.
302on du « fasciste » ou du disciple de Lénine. — Le peuple, tel qu’il est en réalité, ou tel qu’il est devenu après x années de
303de régime capitaliste parlementaire et laïque, le peuple ne sait plus voir le réel. Provisoirement, il a perdu ce qui fut de t
304de techniciens et d’hommes de main d’imposer à ce peuple déprimé un cadre politique nouveau, qui lui permette de se refaire de
305yance illusoire en quelque Volonté infaillible du Peuple. Ou mieux : présenter ce que l’on fait comme l’expression de cette Vo
306ait comme l’expression de cette Volonté. Aider le peuple sans demander son avis. Avec l’espoir qu’un jour ou l’autre, il se re
307isonnables ». 2) Réflexion du personnaliste. — Le peuple tel qu’on le voit paraît tout ignorant de ses intérêts véritables. Ma
308 loin, d’aborder des réalités. Donc, par amour du peuple, n’écoutons plus ses assemblées, ce n’est pas lui. Écoutons les obser
309 seule solution de ceux qui refusent d’éduquer le peuple. Dictature ou éducation, voilà le dilemme du xxe siècle. La dictatur
84 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
310idienne de l’individualisme petit-bourgeois. Ce « peuple »-là n’a plus d’instinct. Et les chansons dites populaires ne sont mê
311, au milieu de ce que les journaux appellent le « peuple en liesse ». Eh bien, quel manque de fantaisie dans cette liesse ! Je
312que ce soit dans la société bourgeoise ou dans le peuple, les « artistes » aujourd’hui, sont les seuls hommes qui se préoccupe
313es duchesses de romans font encore les délices du peuple. Je regarde autour de moi ces hommes en casquette et leurs femmes. On
85 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
314 trouvent en dépôt chez la mère Renaud : l’Ami du Peuple ou la France de Bordeaux, la feuille locale des curés ou celle des ré
315Un brouillard vague flottait sur les marais. « Le peuple, me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le peuple… » ; je revo
316 me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le peuple… » ; je revoyais cette centaine d’hommes dans la salle nue. Leur méfi
317eux, et pour eux-mêmes sans doute. Et on dit « le peuple », la volonté du peuple, comme si on ne les avait jamais vus ou jamai
318ans doute. Et on dit « le peuple », la volonté du peuple, comme si on ne les avait jamais vus ou jamais aimés ! Là-dessus, qua
319hier à A… Il me semble qu’elle m’apprend sur « le peuple » davantage que toutes mes expériences précédentes. Il me semble même
320tes. Il me semble même qu’elle m’a fait voir « le peuple » pour la première fois de ma vie. Première constatation : l’apathie
321eilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain de
322es mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononcent de bonne foi. Elles
323dant ils sont la réalité vivante et présente du « peuple ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain
324est très tentant d’appeler cette haine : amour du peuple. Troisième constatation : la plupart des discours que l’on tient au p
325ation : la plupart des discours que l’on tient au peuple lui sont incompréhensibles ; mais ceux qui [p. 836] les écoutent ont
326ectuels sont en mauvaise posture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère qu
327’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charlataneries politiques autrement que p
328s » d’aujourd’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à ri
329 même s’en vantent : c’est plus commode. Quant au peuple, il y a belle lurette qu’il sait ce qu’on doit penser des gens instru
330es conditions, qu’un intellectuel aille parler au peuple, on l’écoutera bien patiemment, s’il a su se rendre sympathique et su
331Cela va de soi. Il est probable qu’aucun homme du peuple ne s’est jamais dit cela comme je le dis ici. Mais il me paraît clair
332der plus objectivement ceux qui m’entourent, ce « peuple » qu’il s’agit d’aider, et que je vois encore si mal. (Ce qui ne m’a
333c’est le seul moyen de transformer et d’animer un peuple auquel on n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté
334ui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducation solidariste ? On cherche à enrôler ces cultivateurs dan
335 des gens qui recherchent la « considération » du peuple. D’où le ton haineux typiquement petit-bourgeois de certaines de ces
336 feuilles. Je n’ai jamais retrouvé ce ton dans le peuple. S’il en paraît [p. 842] parfois, par accident, quelques traces ici o
337accident, quelques traces ici ou là, c’est que le peuple, en France, lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se cr
338aux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple », tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est
339te la place. Abîme entre la politique des amis du peuple et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette dif
340 la politique des amis du peuple et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette différence de ton entre tel
341 reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent
342, menace ou entreprise commune, qui rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées,
343Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable de grandes choses — c’est son mystère — ma
344 guerres de religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer aujourd’hui pour sauver leur pratique 
345qui en sont dépourvus, attribuent par erreur au « peuple » en général. Sans compter les moyens techniques dont ils disposent e
346d’envier ma condition… 16 mars 1934 D’un autre « peuple ». — Il faut encore que je revienne sur mon séjour vendéen. J’avais à
347ement vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. « On le savait depuis longtemps ». On sait tant de choses
86 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
348 du travail de la foi dans la réalité totale d’un peuple, qu’elle trouble, assemble, juge et sauve. ⁂ Rien de plus passionnant
87 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
349s » pour si peu. Je constate simplement ceci : le peuple allemand, dont le régime me paraît spécialement dangereux pour la cul
88 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
350ières et séparatistes, — et Noske, commissaire du peuple devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir
89 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
351écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
352deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
90 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
353agissent à contre-fin. Que l’armée soit proche du peuple, cela doit avoir pour effet idéal de « civiliser » la milice ; que ce
354oute action précise, il importe de rendre à notre peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande
355 peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande mission : s’il l’oublie, il étouffe bientôt dans
91 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
356n Zola atteignent rapidement la masse profonde du peuple, nous voyons aujourd’hui ce même peuple se contenter du roman policie
357ofonde du peuple, nous voyons aujourd’hui ce même peuple se contenter du roman policier ou de quelques pornographies situées d
358l’audience que de très petits cercles d’élus ? Le peuple lit ce qu’on écrit pour lui, et si les grands esprits se désintéresse
359r eux, de retrouver ce qu’on appelle l’oreille du peuple. Mais cela suppose une véritable révolution dans les valeurs qu’ils o
360’ils ont cultivées jusqu’ici ! Car pour guider un peuple, et pour influencer sa morale ou son intellect (je ne dis pas son âme
92 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
361mps des rêves est passé. « Nous ne sommes plus un peuple de rêveurs et de philosophes ! », proclamait récemment M. Goebbels. M
362llective exprimant le désir et l’inconscient d’un peuple, ses ambitions démesurées, ses utopies qui le consolent d’un présent
93 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
363ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
364ationaliste de la scission entre la culture et le peuple », cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, a
94 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
365ches alternances de la vie ». Mais c’est aussi au peuple entier qu’ils ont appris sa gloire quotidienne. Rien de plus profondé
366outes les autres. Et l’amour d’une femme pour son peuple, au lieu de ces vantardises en service commandé d’oudarnikis plus ou
367e-plans de ce miracle : « Il y a mille ans que le peuple suédois est son propre maître. Tous les Suédois, hommes et femmes, jo
95 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
368 m’a confronté au réel, à la vie quotidienne d’un peuple qui se trouvait tout ignorer de ma « qualité » d’intellectuel. Elle m
369me des relations possibles entre l’écrivain et le peuple, et aussi le « problème des gens », c’est-à-dire des voisins, des aut
96 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
370qui briguent : il faut les refaire aux dépens des peuples vaincus. À partir du iiᵉ siècle, les conquêtes extérieures n’ont plus
371us en plus viles de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, i
372de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, il a nécessité l’é
373lors la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Le peuple n’est rien que la source de main-d’œuvre. Si le pauvre veut s’élever,
97 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
374 aboutit à fabriquer ces mythes qui ont nom race, peuple, prolétariat, prospérité, abondance, grandeur de la nation… mythes qu
375ble de l’attitude de ceux qui se penchent vers le peuple comme vers un abîme insondable pour y écouter les paroles d’une vérit
98 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
376ses yeux. Il faudrait le voir comme à travers son peuple, par les yeux de ses sectateurs et par les yeux de ses victimes, tel
377itaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de porter remède à ses carences profondes, et de les co
378nser. Hitler est en train d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline, un dressage du russe), dressage dont les but
379 J’ai sacrifié un demi-sou à la criante misère du peuple et je n’ai pas manqué le service 7 , ce soir. J’ai fait attester ma p
380e une école civique élémentaire qui aura donné au peuple allemand ce qui lui manquait pour désirer la vraie démocratie. Et pou
381 ne crois qu’à un Dieu qui sauve l’honneur de mon peuple ! » Le village enfin délivré de la racaille asiatique, les jeunes gen
382s bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un
383 bourgeois de l’espèce « grand bourgeois » : « Le peuple est favorable au régime. Les employés et les ouvriers y trouvent mill
384rrages jusqu’aux abords de la Festhalle — tout un peuple campe alentour, depuis le matin — et je ne puis franchir les portes q
385 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peupl
386ans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répond
387rvivra. On me dit encore : la plus grande part du peuple allemand gémit sous la botte du tyran. Je réponds : non, l’opposition
388e dressage civique. Il s’agit de faire de tout le peuple de France un bloc monolithique réagissant d’une manière uniforme aux
389ble… Je suis sûr de moi depuis que je suis sûr du peuple » (Cloots). « Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple
390 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du peupl
391ans cesse renforcée par la foi et la confiance du peuple en moi ! » (Hitler.) Refuser de réfléchir sur ces deux textes, sur le
392ans le monde. Communauté, égalité et pain pour le Peuple. N’oublions pas, dans nos démocraties, que la grande majorité du pe
393, dans nos démocraties, que la grande majorité du peuple allemand croit cela, et vit dans cette croyance. Et ensuite, mais ens
394 dire mépris des traités. Et ce qu’on souhaite au peuple — et qu’on lui donne — c’est le droit de se nourrir, mais mal ; de tr
395mps comme valet de ferme. La pensée de servir son peuple déchu ne cesse de tourmenter son cœur, tandis qu’il fauche [p. 59] ou
396ues rythmes de tambour lugubres en sourdine. « Le Peuple était divisé, égaré… » On entend des bruits de guerre civile, cris, t
397e est devenue réalité ! Il est venu réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau
398 grâce, le héros venu « d’en haut » apporte à son peuple l’orgueil. Et les articles du Credo sont remplacés par l’énumération
399emagne réveille-toi ! Hitler a-t-il hypnotisé son peuple, maintenant en proie au cauchemar de la force ? Ou bien serait-ce auj
400 Il est facile d’avoir raison, de loin, contre un peuple qu’on ne voit pas. Mais face à face avec un jeune Russe, un jeune All
99 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
401dissous ; où les religions n’apparaissent plus au peuple et aux élites que sous l’aspect de survivances sociales ; où les clas
402où naît un appel. C’est à ce formidable appel des peuples vers un principe d’union, donc vers une religion, que les dictateurs
403n longtemps au besoin de croire de la majorité du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand. Nous voulons cr
404té du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand. Nous voulons croire à l’immortalité du peuple (un arbre don
405 allemand. Nous voulons croire à l’immortalité du peuple (un arbre dont nous ne sommes que les feuilles qui tombent à chaque g
406 aussi invraisemblable que « l’immortalité » d’un peuple — : on ne peut pas exprimer d’une manière plus précise et ramassée la
407c la volonté consciente et avouée du Führer et du peuple, il n’y a pas de raison de penser que l’aventure puisse bien finir. T
100 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
408ins des trafiquants de devises et des traîtres au peuple… Même les chrétiens qui ont le loyal désir de servir le peuple — et i
409les chrétiens qui ont le loyal désir de servir le peuple — et il y en a — doivent être combattus, car leur erreur est préjudic
410peur de lui ôter sa dernière volonté de vivre. Le peuple n’est pas encore mûr pour la nouvelle conception du monde, et une gue