1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1a vraie « question asiatique » étant une question politique. On peut prévoir que si le bouddhisme jouit un jour d’un renouveau, c
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
2tionale à la fois cause et effet de la libération politique. Cause, puisque pour mener à chef cette libération, un Yeats, un A.E.
3 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
3yeux, que ce soit l’idée de la mort ou les soucis politiques, sociaux, etc., et il ne met de la gravité que dans les choses volupt
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
4qui tisse la nuit vibrante, intérêts, politesses, politiques, regards, musiques — cette vie rapide dans un décor qui est le rêve é
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5nciers, des industriels. Il y a encore les hommes politiques, mais on a si souvent l’impression qu’ils battent la mesure devant un
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
6Plaisir des Sports de Jean Prévost, et les essais politiques de Drieu la Rochelle, les Messages de Fernandez sont les premières co
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7et secret assujettissement au moi idéal exige une politique des sentiments plus subtile et, je pense, moins vulgaire que cette ag
8 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
8s de l’acte de révocation commencent à se révéler politiques (guerre de la confession d’Augsbourg) et surtout morales : car malgré
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
9etc., et tout ce qui leur correspond dans l’ordre politique par exemple. Parce que c’est très beau, ridiculement, spirituellement
10 pouvez vous libérer de cette manie française, la politique, et ne voyez-vous pas que c’est faire le jeu de vos ennemis de discut
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
11s natal ! — Je vécus d’articles sur la mode et la politique, que j’envoyais à divers journaux. Un jour, parcourant un quotidien d
12 de suite ses compliments, ce qui est de mauvaise politique, — c’est l’extraordinaire netteté de votre vie. Elle est sans bavures
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
13s derniers jours (juillet 1927)p Ces « cahiers politiques et littéraires »17, rédigés par Drieu la Rochelle et Emmanuel Berl, s
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
14, c’est-à-dire, — nous sommes en France — vers la politique. Or ces ennemis de toute littérature voient leurs avances dédaignées
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
15Mon rôle n’est pas de proposer une nouvelle forme politique. Je me contente de vitupérer ce que je vois, qui est laid. Quand la s
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
16 sa forme actuelle, remplit suffisamment son rôle politique et social, qui est de fabriquer des électeurs (si possible radicaux,
17ition. Après tout, peu m’importent les idéologies politiques, et peu m’importerait que l’École soit une machine à fabriquer de la
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
18lus grave).   L’école s’est vendue à des intérêts politiques. C’était là, nous venons de le voir, son unique moyen de parvenir. El
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
19ie et rationalisme ne sont que deux aspects, l’un politique, l’autre intellectuel, d’une même mentalité. Elle s’est développée au
20à la folie démocratique, cette danse de Saint-Guy politique dont rien de leur temps ne pouvait offrir la moindre préfiguration ?
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
21 magnat, beaucoup de gens comprendraient mieux sa politique. 8. Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des É
22ntiel13. Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet ensemble de myth
23 rembouche mon cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
24aucune compensation : « l’art, la philosophie, la politique étant absents, faute d’emploi, il n’y avait aucune correction à faire
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
25e les résultats considérables de l’œuvre sociale, politique et religieuse suscitée par Kagawa. Nous savions que ce pasteur d’une
26moment où Kagawa débouche dans la vie publique et politique. Espérons qu’une biographie complète suivra cette « genèse » à vrai d
27nte que celle qu’impose n’importe quelle attitude politique. Aux yeux d’un incroyant, ceci peut sembler vague. Mais le sens chrét
20 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
28 Marne, la mesure de ce qu’on pourrait appeler la politique des « laquais de forges ». On nous entendra. Six grandes pages de des
21 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
29rsonnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politiques déduits par accident des principes fondamentaux du régime sont en con
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
30iques. Mais d’autre part certaines « célébrités » politiques ou intellectuelles plus récentes et discutables, dont nos apologètes
31i sont souvent les plus éclatants. Car un système politique, une doctrine, une éthique, s’ils s’abandonnent de tout leur poids à
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
32suite, ne comportent nulle allusion à la position politique de ce journal. Le titre : La Crise est dans l’homme 38, s’oppose d’em
33rtout que M. Thierry Maulnier révèle ses origines politiques, et peut-être aussi sa jeunesse. Il critique des erreurs au nom d’une
34t suffisamment justifiée. Pour le reste, c’est la politique, et dans un sens plus vaste, la religion, que cela regarde. M. Nizan
24 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
35 Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)b …que nous faisons du paradoxe
36, nous ne sommes pas du monde. Toute construction politique qui ne prend pas au sérieux ce qu’impliquent les deux termes de l’ant
37pe. Ainsi se trouvent définies les trois hérésies politiques que nous avons à dénoncer. 1° L’hérésie pessimiste abandonne à lui-mê
38nnent au sérieux leur foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’affirmer ; il n’est pas de réponse
39es exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande f
40ens de la plus grande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans l
41ales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait admettre que les deux termes de l’antinomie s’équivalent
42ls qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour suppléer à leur faiblesse, qui ont besoin tout autant qu’on leur
43. Telle est, dans son principe, la seule attitude politique que puisse adopter le protestant : la politique du pessimisme actif,
44e politique que puisse adopter le protestant : la politique du pessimisme actif, — ou si l’on veut de l’activisme sans illusions.
45est peut-être vis-à-vis d’eux seulement que notre politique pourra se fixer un programme : la devise de Guillaume d’Orange est l’
46.) Je ne veux parler ici que du principe de notre politique ; il est bien clair qu’elle condamne, dans la mesure où ces idolâtrie
47’abri des touches fulgurantes du Saint-Esprit. La politique romaine est la recherche d’une harmonie statique des relations humain
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
48ésignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui selon eux déterminent entièrement le devenir révol
49, le fascisme, leurs mystiques et leurs créations politiques (nationalisme, SDN, etc.), condamnation de l’individu, de la « pensée
26 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
50ococo des sentiments qu’à l’hypocrite gravité des politiques. Ce projet, d’autre part, flattait un certain goût du graphique et de
51, tout indépendamment des réalités économiques et politiques, l’on peut nommer ici Allemagne, et là, France. Il reste qu’un Empédo
52ient de guérir par des moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une part l’on tient la déficience pour essentiel
27 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
53 magnat, beaucoup de gens comprendraient mieux sa politique. viii Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart de
54entiel8. Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet ensemble de myth
55 rembouche mon cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins
28 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
56epuis la chute de Bismarck, coupées de tous liens politiques avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, pu
57ceux qu’on envoyait à l’armée, font parfois de la politique : Hitler les flatte mais ne vainc pas souvent leurs méfiances. Certai
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
58a rupture que nous voulons n’aura de conséquences politiques que si nous posons le problème sur son plan réel. Or, le lieu de sa d
59dans tout programme prétendu chrétien, dans toute politique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait s
60alité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on d
61 contre une force de même ordre. Assez de cette « politique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discuta
62 je ne puis engager que moi-même, hic et nunc. La politique est affaire de systèmes ; mais l’ordre, pour le chrétien, sera toujou
30 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
63devenues les officines d’un conformisme social et politique plus scandaleux encore que celui des églises catholiques, puisque il
64iste (Vitus Heller) nombreux sont les groupements politiques, résolus à la rupture, qui se réclament hautement de leur foi. Les él
65re », on est surpris de trouver dans le quotidien politique de combat ou dans les revues berlinoises les plus « avancées » des pr
66ésintéressement radical à l’endroit des problèmes politiques et sociaux. La parution coup sur coup, de trois livres importants de
67, de Brunner et de De Quervain sur la « théologie politique » fait justice de ce reproche et démontre une fois de plus que le par
68démontre une fois de plus que le paradoxe de la « politique du pessimisme actif » inspirera toujours les constructions les plus v
69riedrich Gogarten en particulier dans son Éthique politique pose tous les problèmes de l’heure avec une lucidité et un courage in
70ctuel qu’on rencontre rarement chez les écrivains politiques. Si certaines de ses conclusions sont nettement étatistes, il n’en re
71uère d’écho à l’effort critique de la « théologie politique » allemande que dans le mince bulletin du groupe Hic et Nunc, et dans
31 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
72térature qui tient à la fois de l’histoire, de la politique, de la morale et de la religion. Des livres comme l’Essai sur la Fran
32 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
73itif » ! Comme si le christianisme n’était qu’une politique possible, entre autres ! Comme si les situations humaines comportaien
33 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
74 et quelles conséquences il entraîne dans l’ordre politique, par exemple, que notre temps croit devoir considérer comme plus réel
34 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
75ut faire que les tyrannies sociales, mondaines ou politiques, trahissent par leur raffinement, par leur perfection même, une anarc
35 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
76jet est plus grave. Non pas du point de vue de la politique, car les partis de gauche ne prennent guère au sérieux leur intellige
36 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
77œur à gauche et qui croient y voir une indication politique : c’est une espèce de fétichisme sentimental. (Voir Lévy-Brühl : La M
78rmi les camarades : quand on s’avance dans la vie politique sans autre intention claire que de prendre toujours à gauche, on arri
37 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
79us réelle, le pouvoir même.   VII. — Tout pouvoir politique, militaire, juridique dans la mesure où il est efficace et valable, s
38 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
80cte. 6° Ces institutions sont : — dans le domaine politique : la petite patrie décentralisatrice et le centre de contrôle doctrin
39 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
81cis, qui désigne une conception générale de vie — politique, économique, éthique — fondée sur la croyance au salut de l’homme par
82e n’ait pas ses doctrines, et même une expression politique cohérente. On a cité dans les Débats, ces jours derniers, les écrits
40 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
83ait qu’elles sont de peu de poids dans la balance politique. Tout ce qui n’est pas déjà au service des hommes, est déjà au servic
84l, et non point au sens dévié de l’individualisme politique. « Dernière heure de l’État, première heure des hommes. » Nous dirons
41 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
85ous savez, tout y est, c’est attrapé, le curé, la politique et tout15 !… » Les éditeurs s’efforcent de répondre à la demande du p
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
86poraine de celle de l’homme abstrait dans l’ordre politique. Et l’extension de cette science mesure assez exactement l’ampleur de
87été au sens des sociologues. Il joue, sur le plan politique, le rôle que jouait l’atome aux yeux des physiciens du dernier siècle
88s yeux la règle d’or de toute doctrine sociale et politique. Est-ce à dire que le bien de tous doive être mis au service du bien
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
89e inconciliables et contradictoires ! Sur le plan politique tout au moins, ils paraissent s’opposer avec une certaine violence, m
90 comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiques seraient sans force, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur
91pourrais encore vous montrer quelles conséquences politiques commande une telle attitude et quelles révolutions, enfin réelles, el
44 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
92ré les trahisons du sort. Mais la guerre, mais la politique surtout, sont en train d’ébranler leur prestige. L’empire anglais se
93n. L’Espagne est morte, et le spectacle de la vie politique en Amérique du Sud fait mesurer la déchéance d’une race qui n’a pas s
94 telle espérance, si l’on veut juger sainement la politique étrange de cette nation. Mais j’ai dit que cette œuvre pourrait s’int
45 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
95r 1934)f L’individu, tel que les libéraux — en politique — et les idéalistes — en philosophie — nous l’ont légué, c’est l’homm
96l’Évangile ; d’autre part, certaines conséquences politiques de l’erreur individualiste, et surtout, de ses plus récents succédané
97istes. Cette opération magistrale porte un nom en politique. C’est le fascisme. Le nous, c’est le groupe, le faisceau. On l’oppos
46 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
98it l’auteur de ne décrire que les effets sociaux, politiques et culturels de la Réforme, sans les rapporter à l’évolution parallèl
99ervents de Louis XIV et certains défenseurs de la politique romaine. La persécution des protestants ne fut pas l’œuvre du parti c
100pris de bon, sous Henri IV, dans le domaine de la politique européenne, fut l’œuvre personnelle des Réformés. Le « grand dessein 
101e plus marquant il est vrai, de toute l’évolution politique de la royauté absolue vers « l’État totalitaire ». Il faut ici risque
47 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
102ns d’égalité furent néanmoins d’ordre strictement politique. On voulait un système fondé sur l’homme-en-général. On se battit pou
103citoyens eurent compris que leur égalité purement politique était fictive7 qu’ils commencèrent à soupçonner la duperie. Il leur r
104étuelle. À qui fallait-il être égal ? Sur le plan politique, la réponse était facile ; mais elle ne satisfaisait pas le besoin qu
105créatrices, sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension organique entre la corporation et le syndicat d’une part, l
106pes qui sont à la base de l’économie et de la vie politique O.N. sont identiques à ceux qui seront à la base de la vie sociale qu
48 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
107ression à rebours est normale, dans le plan de la politique actuelle. Mais il y a certainement quelque chose de plus que le verbi
108comme dans les entreprises privées ». Difficultés politiques ensuite. Les auteurs du plan commencent par condamner le Parlement, «
109nctionnement exclut par définition une rénovation politique profonde ». Puis ils donnent un projet de constitution aux termes duq
110uvoir législatif sera exercé par deux Assemblées, politiques, la Chambre des députés et le Sénat ». Ils précisent : « La Chambre s
111i elles cesseront de s’opposer à une « rénovation politique profonde ») on adjoindra un Conseil national économique, « composé de
112viendront les circonscriptions administratives et politiques essentielles du pays, en même temps que des centres économiques et in
113ions pris soin d’éviter16, entre l’économique, le politique et le spirituel, confusion inconsciente ou voulue, mais trop grave po
114 les choses, il n’y a plus pour le moment d’autre politique possible que l’opportunisme. » Politique à la remorque, — démission d
115 d’autre politique possible que l’opportunisme. » Politique à la remorque, — démission de la France. Ce n’est pas avec cela qu’on
116ne telle atmosphère on pourra envisager une large politique (sic) de dégrèvements fiscaux » ; ou « … un cours moyen qu’aurait fix
117pas sonner leur mandat, leur habitude des travaux politiques… » N’est-ce pas touchant ? Mais je m’en voudrais de chercher les poux
118es propres moyens. Le plan Doumergue est purement politique, administratif si l’on veut. Au point de vue économique, il se réduit
49 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
119et qui mettent en œuvre sur le plan économique et politique les mêmes méthodes de synthèse. En vérité, ces deux ouvrages sont dan
120, Blake et Keats, il devait aboutir à une éthique politique. Cette trajectoire très singulière parcourt les domaines les plus var
50 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
121 1.L’engagement politique J’ai, pour la politique, une espèce d’aversion naturelle. L’aveu pa
122 1.L’engagement politique J’ai, pour la politique, une espèce d’aversion naturelle. L’aveu paraîtra maladroit au seuil
123d’adresse au jour le jour qui tient lieu de vertu politique à ce siècle débile et fiévreux ? On se demande alors de quoi je me mê
124logique dans l’application du système. L’État, sa politique, ses décrets, ses brimades, représentent dans notre siècle un monstru
125n me fait sur le territoire ennemi. Je fais de la politique pour qu’on n’en fasse plus, ou plutôt pour qu’un jour des hommes comm
126ence. Ou plus exactement encore, si je fais de la politique, c’est bien moins pour sauver le monde que pour accomplir les devoirs
127oncret, — et découvre bientôt qu’il est social ou politique. Ce n’était pas ce qu’elle cherchait, elle avait cru voir autre chose
128sque de s’y dégrader. J’ai préféré ce risque à la politique de l’autruche. L’issue fût-elle désespérée. Et peut-être ne l’est-ell
51 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
129 bourgeoise aboutit à la conception brutale d’une politique stalinienne ou fasciste, qui ne connaît plus d’autre autorité que la
52 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
130ls qu’il appartient de l’exercer dans le désordre politique. Pratiquement et spirituellement, il n’y a pas pour nous de tâche plu
131 ses destins. Ils constatent que, dans la réalité politique, ce sont encore des hommes qui agissent, et non pas du tout ces faux
132 du niveau proprement humain. Cela éclate dans sa politique : elle affirme la Paix, le Droit, l’Humanité ; elle ne respecte en fa
53 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
133 4.Pour une politique à hauteur d’homme Toute la question est de savoir à quel niveau l’o
134le définition de l’homme est impliquée dans telle politique qu’on défend. C’est cette question qu’on a cessé de poser dans le mon
135sé de poser dans le monde des politiciens. Si la Politique est l’art de gouverner les hommes, il ne saurait être indifférent à c
136our respecter en lui sa raison d’être. Les partis politiques ne possèdent, il est vrai, ni à gauche ni à droite, aucune définition
137 des « milieux » dirigeants, pour toute cette vie politique sans rapports organiques avec la vie réelle du pays. Elle affirme la
138gauches. Changeons de plan ! Reposons la question politique dans une perspective humaine, et non plus dans « l’optique parlementa
139et non plus dans « l’optique parlementaire ». Une politique à hauteur d’homme, c’est une politique dont le principe de cohérence
140ire ». Une politique à hauteur d’homme, c’est une politique dont le principe de cohérence s’appelle la responsabilité de la perso
141a personne humaine. En d’autres termes, c’est une politique dont chaque temps et chaque but se trouvent subordonnés à la défense
142odule universel de toutes les institutions. Cette politique s’oppose au gigantisme totalitaire ; elle s’oppose à l’émiettement so
143 la personne. On n’y atteindra jamais que par une politique établie dès le départ à ce niveau. 5. Jean-Richard Bloch, parlant d
54 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
144fs peuvent très bien revêtir les apparences d’une politique supérieure, et comme tels se voir adoptés par des clercs même incroya
145 l’économie de mes « raisons » d’agir sur le plan politique, si d’une part toute foi est action, s’il est vrai d’autre part qu’un
146à cette espèce d’équivoque ? Dès qu’il fait de la politique, il est bien obligé de parler le langage du monde, et cependant il l’
147tre « l’ordre établi » ; il dit pis que pendre la politique, et il voudrait que la Pensée s’en mêle. Il nous parle de la personne
148plus grand qu’on ne le croirait à lire des essais politiques. Aux heures où l’on y plonge, la vanité des passions » politiques app
149heures où l’on y plonge, la vanité des passions » politiques apparaît sous un jour nouveau : on voit bien qu’elles sont sans rappo
150e de son sort personnel. Dans ce sens, toutes les politiques ne sont que politique d’autruche. On se passionne pour des moyens, et
151. Dans ce sens, toutes les politiques ne sont que politique d’autruche. On se passionne pour des moyens, et c’est pour oublier le
152our oublier les fins dernières. Pourtant la seule politique vraie serait celle dont tous les moyens seraient vraiment ordonnés au
153tique. J’estime que seuls ont droit à faire de la politique ceux pour qui nul moyen ne saurait être utilisé, qui ne porte en lui-
154leurs à de rigoureux développements. C’est que la politique, redisons-le, n’est pas un art : toute forme pure lui échappe. Elle e
155r un style indépendant de leur objet. Faire de la politique, ce n’est pas là mon choix, c’est une obligation à quoi je me résous
55 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
156e inconciliables et contradictoires ? Sur le plan politique tout au moins, ils paraissent s’opposer avec une certaine violence ;
157 comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiques seraient sans force, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur
158pourrais encore vous montrer quelles conséquences politiques commande une telle attitude et quelles révolutions, enfin réelles, el
56 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
159e que le tout. Ce qui revient à dire, sur le plan politique, que les droits de l’État priment ceux du citoyen. Voilà ce qui décou
160re ou n’est pas. Cela revient à dire, sur le plan politique, que l’État n’est rien d’autre qu’une machine destinée à subvenir à l
161 dotée d’une police minime. Une autre conséquence politique du personnalisme, qui marque bien l’opposition de ce système à ceux q
162qu’ils sont moins étendus. Peut-être ces exemples politiques seront-ils plus probants que les définitions d’un philosophe ? Je tie
57 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
163ent, que s’il n’y a pas, à la base d’une doctrine politique un principe d’actualité, nulle « période de transition » ne sera capa
58 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
164 ni droite (Fondements théologiques d’une action politique) 18 En dépit de la vieille polémique des bien-pensants, il n’exist
165’est la conception réactionnaire, ou statique, la politique de la contrainte armée, de l’ordre immuable, de la mesure (ou hiérarc
166ciale imposée. C’est une doctrine pessimiste, une politique de la camisole de force. Tel qu’il devrait être : c’est la conceptio
167t la conception révolutionnaire, ou dynamique, la politique du devenir et de l’évolution fatale. C’est une doctrine optimiste, do
168e présent injuste, mais dans le futur libérateur. Politique millénariste. À droite, on dit que l’homme est une bête, que c’est l
169xe essentiel, et non ailleurs, peut se fonder une politique qui mérite le nom de chrétienne. Je la vois caractérisée par deux tra
170ici le malentendu qui s’institue partout entre la politique et notre foi : la politique s’occupe des moyens, et néglige bientôt l
171itue partout entre la politique et notre foi : la politique s’occupe des moyens, et néglige bientôt les fins, ou prend les moyens
172i de sous-estimer les moyens. Ou encore : pour le politique pur, il s’agit toujours d’un ordre établi ou d’un ordre à établir. Po
173s l’instant, hic et nunc ; l’ordre imposé par une politique est dans l’évolution, dans la durée. Mais il faut que l’ordre reçu s’
174e chrétien prenne position en présence des partis politiques. S’il rejette les parti pris, c’est qu’il doit sans cesse, à nouveau
175la promesse d’être sauvés de son empire. L’action politique nous est nécessaire, comme manger, travailler et penser, mais jamais
176ger, travailler et penser, mais jamais un système politique ni aucune synthèse humaine n’aura de droit sur nous en tant que perso
177 en tant que vocations. Surtout, jamais un succès politique ne pourra, pour nous, se confondre avec un progrès du salut. Principe
178onfondre avec un progrès du salut. Principe d’une politique du pessimisme actif. Une phrase de Kierkegaard résume, à mon sens, l
179fondement et la seule direction possible de toute politique chrétienne : « L’homme seul (devant Dieu) est au-dessus de la collect
180 et devra collaborer avec tous les « mouvements » politiques qui revendiquent les droits supérieurs de la personne par rapport à l
181 voilà peut-être définie l’attitude chrétienne en politique : une révolution sans illusions. 18. Réponse à une enquête de la Re
59 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
182nous ne sommes pas du monde. » Toute construction politique qui ne prend pas au sérieux ce qu’impliquent les deux termes de l’ant
183. Ainsi se trouvent définies les trois « hérésies politiques ». 1° L’hérésie pessimiste abandonne à lui-même un monde qui ne saura
184l prend au sérieux sa foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’affirmer ; il n’est pas de réponse
185es exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande f
186ens de la plus grande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans l
187ales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait admettre que les deux termes de l’antinomie s’équivalent
188ls qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour suppléer à leur faiblesse, qui ont besoin tout autant qu’on leur
189. Telle est, dans son principe, la seule attitude politique que puisse adopter le chrétien : la politique du pessimisme actif, — 
190ude politique que puisse adopter le chrétien : la politique du pessimisme actif, — ou si l’on veut de l’activisme sans illusions.
191est peut-être vis-à-vis d’eux seulement que notre politique pourra se fixer un programme : la devise de Guillaume d’Orange est l’
192urs les bénéfices provisoires qu’il dispense. Une politique chrétienne doit d’abord condamner toutes les « solutions » que nous a
60 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
193juge toute tentative transformatrice. Il n’est de politique que celle qui réussit. Vous avez tort de vous mettre en souci pour le
194 choses les plus douloureusement incertaines : la politique, par exemple. J’insiste sur l’aspect humoristique de cette phrase, — 
195pas de même pour l’incroyant qui joue tout sur la politique, et se voit de la sorte contraint d’accorder une valeur absolue à des
61 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
196a rupture que nous voulons n’aura de conséquences politiques que si nous posons le problème sur son plan réel. Or, le lieu de sa d
197dans tout programme prétendu chrétien, dans toute politique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait s
198alité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on d
199 contre une force de même ordre. Assez de cette « politique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discuta
200 je ne puis engager que moi-même, hic et nunc. La politique est affaire de systèmes ; mais l’ordre, pour le chrétien, sera toujou
62 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
201, qui désigne une conception générale de la vie — politique, économique, éthique — fondée sur la croyance au salut de l’homme par
202e n’ait pas ses doctrines, et même une expression politique cohérente. Qu’il me suffise de rappeler les écrits de MM. Fernandez34
63 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
203ion de l’histoire ; sa dialectique ; ses méthodes politiques et sociales. Je puis leur reconnaître une part importante de vérité,
64 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
204e est-elle devenue rapidement une espèce d’injure politique, un synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois bruta
205par les antifascistes va leur dicter une attitude politique, et leur carence doctrinale les empêchera de remarquer que cette atti
206ale les empêchera de remarquer que cette attitude politique est précisément le fascisme. Je simplifie à l’excès ? Mais nous voyon
207rminations guère plus complexes que celles-là. La politique devient terriblement primaire dès qu’elle se fait par la radio. Et co
208s ce livre où je cherche à juger les moyens de la politique du point de vue de ses fins humaines, et ces fins à leur tour du poin
209our s’établir. Cherchons plutôt à quel niveau une politique donnée entend réaliser ses objectifs ; en d’autres termes, par quelle
210empare des peuples fatigués, — démoralisés par la politique, — incertains de leur mission. Reprenons ces trois caractéristiques.
211amais fatigué. L’État fasciste met fin aux luttes politiques : il supprime les partis et jugule la presse. L’État fasciste enfin r
212Cet unitarisme fasciste couvre des revendications politiques et culturelles assez contradictoires. Il satisfait d’abord les advers
213 sauvegarde le principe fédéraliste. Dans l’ordre politique, ce sont les groupes « personnalistes » qui ont résisté le plus longt
214 aisé de voir qu’il est le véritable antifascisme politique. La personne n’est jamais « au pas ». Elle est aux ordres de sa vocat
65 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
215ésignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui, selon eux, déterminent entièrement le devenir rév
216, le fascisme, leurs mystiques et leurs créations politiques, condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée s
66 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
217ns d’égalité furent néanmoins d’ordre strictement politique. On voulait un système fondé sur l’homme-en-général. On se battit pou
218citoyens eurent compris que leur égalité purement politique était fictive54 qu’ils commencèrent à soupçonner la duperie. Il leur
219étuelle. À qui fallait-il être égal ? Sur le plan politique, la réponse était facile ; mais elle ne satisfaisait pas le besoin qu
220liser. Telle est la formule fondamentale de notre politique. Elle entraîne immédiatement cette constatation : c’est qu’il ne s’ag
221créatrices, sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension organique entre la corporation ou le syndicat d’une part, l
222rincipes qui seront à la base de l’économie et de politique nouvelles sont identiques à ceux qui seront à la base de la vie socia
67 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
223ssions Je parle, dans ce livre, de philosophie politique et de doctrines sociales ; cela paraîtra sans doute un comble d’ingén
224choix — à toutes les personnes averties de l’état politique de l’Europe ; cela ne paraîtra pas même un comble, mais sera tenu pou
225les politiciens. Les intérêts et les passions. La politique que vous définissez ne sert ni les uns ni les autres. Elle prétend ag
226elque chose. Que fait-il ? — Il est dans l’action politique, dans la lutte… — Dans la lutte électorale ? — Dans la réalité pratiq
227tuels ! » Cela signifie : vous cherchez la vérité politique, et nous, nous voulons des discours, du « pratique », c’est-à-dire qu
228rs et des revendications « excitantes ». Toute la politique qu’on leur sert, de Doumergue à Cachin, est romantisme. C’est parce q
229 Incertitude essentielle de toute considération politique Les fins qu’on veut atteindre par l’action politique peuvent être
230que Les fins qu’on veut atteindre par l’action politique peuvent être clairement définies, mais elles restent diverses et inco
231lle » ne se confond nullement avec la distinction politique droite-gauche. Chacun sait qu’il ne suffit pas d’être ruiné pour deve
232iquer la primauté du spirituel. « Calligraphie politique » Les fascistes, lorsqu’ils critiquent les plans sociaux des group
233Folies J’ai parlé plusieurs fois de « folies » politiques. Ne l’ai-je pas fait avec plus d’indignation que de pitié ? Les homme
234e plutôt des soins que des injures. Cruauté de la politique : non point que les gens qui la font soient très méchants ; mais ils
235 Sobre et prodigue. Grattez un peu le conformisme politique, en Allemagne, en Russie, en Italie, vous retrouverez ce visage, cett
68 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
236ontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se transformer substantiellement dans le vocabul
237à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique tendait à opprimer la liberté de la personne, en absorbant celle-ci d
238qu’elle a consisté accidentellement, dans le plan politique, à combattre sur deux fronts : d’une part contre l’absolutisme du pou
239bat les deux tendances non point pour des raisons politiques, mais pour sauver l’Église véritable, car, dit-il, « si personne n’al
240lations humaines, et en particulier les relations politiques. Toute l’histoire de l’Europe serait à refaire à partir de cette cons
241 quelque sorte contaminé les formes et structures politiques. Nous en verrons quelques exemples un peu plus loin. Quelle fut donc
242s un peu plus loin. Quelle fut donc la traduction politique de la doctrine calvinienne de l’Église et des vocations personnelles 
243alistes. L’absolutisme, la collusion des pouvoirs politiques et spirituels, nous les trouvons chez un Charles-Quint, chez un Phili
244la tête, en tous pays, nous le voyons adopter une politique toute différente. Il ne tombe jamais dans le piège d’opposer à l’abso
245s protestants revendiquer et appliquer un système politique souple et vivant, respectueux des diversités, c’est-à-dire fédéralist
246 les historiens attribuent à ces faits des causes politiques précises. Ils disent que la Réforme a triomphé surtout dans les petit
247i explique à la fois le respect des diversités en politique, et le respect des personnes dans la vie privée. L’un entraîne l’autr
248ut-il comprendre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commune, l’équi
249indre l’Espagne. Laissons de côté les différences politiques que l’on pourrait marquer entre ces trois États : d’abord parce que c
250me le césaro-papisme. D’autre part, ses décisions politiques étaient fortement influencées par le clergé : c’est ce qu’on nomme la
251es ? Cette première question est capitale. Car la politique d’un régime est toujours étroitement dépendante de l’attitude qu’il p
252ituelle68. Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en une politique d’allure religieuse. Et cela d’autant plu
253alors en une religion politique, ou encore en une politique d’allure religieuse. Et cela d’autant plus que la religion qu’il adop
254rrestres ne divergent plus du tout des buts de la politique, se confondent même avec ceux-ci. Alors il n’y a plus de recours, plu
255es que nous définissions en débutant. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une co
256issions en débutant. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressi
257urs, volontairement durcis, de ces jeunes soldats politiques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facil
258me de la sûre doctrine de résistance au paganisme politique 70. Ceci nous charge d’une responsabilité devant l’Histoire. Que dev
69 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
259roupements personnalistes Le drame de la France politique, c’est la carence du socialisme véritable. L’esprit parlementaire a d
260t cependant patriotes ; fédéralistes dans le plan politique européen, et personnalistes dans le plan moral, ils occupent une posi
261i contre le préjugé le plus nocif de la mentalité politique française. C’est un volume entier qu’il faudrait consacrer à la criti
262 de base : Spirituel d’abord, Économique ensuite, Politique à leur service. Il est facile d’indiquer rapidement le principe de co
263t d’autre part à une conception de l’organisation politique radicalement anti-étatiste, fédéraliste, ou mieux communaliste. L’ass
70 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
264 4Qu’est-ce que la politique ? 1. La politique est en principe ce qui intéresse la cité. Aucun d
265 4Qu’est-ce que la politique ? 1. La politique est en principe ce qui intéresse la cité. Aucun des habitants de la c
266nt le besoin de « justifier » leurs interventions politiques, — comme si cela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journa
267rofonde incertitude : non seulement c’est le sens politique qui fait défaut, mais c’est le sens même de la politique en général q
268ue qui fait défaut, mais c’est le sens même de la politique en général qui n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la natio
269er à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos jours, est une menace s
270ulte de ce malaise : « faut-il ou non faire de la politique ? », on ne peut répondre avec sécurité que si l’on a d’abord répondu
271répondu à cette autre question : qu’est-ce que la politique ? Car si la politique est ce que l’on pense ordinairement, c’est une
272question : qu’est-ce que la politique ? Car si la politique est ce que l’on pense ordinairement, c’est une peste, et tous les rai
273 engager sont de misérables sophismes. Mais si la politique devient ce que nous voulons qu’elle soit, la question d’en faire ou d
274 ou de n’en pas faire ne se pose même plus. 3. La politique, en France, revêt des formes beaucoup plus variées et complexes que c
275u parti qui est meurtrier. b) On appelle aussi « politique » la rumeur confuse des idéologies que les partis prétendent servir.
276qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on nous offre sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de p
277u’elle entraîne la ruine de la famille.79 Si la politique, c’est cela, je dis qu’un honnête homme, et au surplus intelligent, s
278« idéologues », beaucoup en viennent à définir la politique comme une simple technique de gouvernement. Il serait souhaitable en
279pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au jeu subalterne des fonctions étatiques. En somme, ils donnent à la
280aux « physiocrates », nous voyons, depuis peu, la politique prendre l’aspect d’un mysticisme, et cela surtout chez les intellectu
281re » ou simplement communiste. Je dis que cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes
282e autrement impressionnant ; 3° correspondent, en politique, à l’étatisme le plus tyrannique. Si donc « faire de la politique » c
283tatisme le plus tyrannique. Si donc « faire de la politique » consiste à recouvrir de fleurs de rhétorique rationalo-sentimentale
284ilosophie et de la théologie pures. 4. Mais — la politique est à nos yeux toute autre chose que ce que l’on a coutume d’appeler
285s’il faut en faire ou non. Traditionnellement, la politique est, d’une part, la science des rapports de l’individu et de l’État —
286science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des rapports de la nation et de
287des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’
288aient conservé la conception traditionnelle de la politique, l’homme se voit entraîné dans la vie civique par devoir, au nom des
289État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D’où la distinc
290u’il existe deux morales, l’une privée et l’autre politique, la plupart du temps contradictoires, ou en tous cas, sans commune me
291ersonnalistes, c’est tout le contraire : la vraie politique ne saurait être qu’une expression de la personne même. Elle s’enracin
292la création. Il résulte de cette définition de la politique que tout homme, dans la mesure où il agit personnellement, se trouve
293ement, se trouve engagé par là-même dans la vraie politique. Car d’une part, il a besoin de la base matérielle assurée par l’État
294s le domaine national80. Les grandes lignes de la politique personnaliste se trouvent ainsi déterminées. C’est en vertu de notre
295p ont tant de peine à comprendre — est la méthode politique par excellence, au sens que nous venons de donner du politique. Elle
296 excellence, au sens que nous venons de donner du politique. Elle consiste à faire la part, dans l’activité des personnes aussi b
297re la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le mouvement même de la pe
298 et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute conduite personnelle, supposera toujours
299l est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu be
300ne telle politique, dans l’histoire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu beaucoup plus impur, c’est la bataille des
301r une morale ? Est-ce une raison, parce que les « politiques » pratiquées jusqu’ici avec le succès que l’on sait, voir la crise pr
302se ? Oui ou non, cette crise couronne-t-elle la « politique » des « réalistes » ? Nous nous adressons à ceux qui veulent en sorti
303lement, à ceux qui nous reprochent de vouloir une politique vraie, et même intelligente : — Continuez donc ! Militez dans le fron
304t populaire ou le front national ! Faites de la « politique » en dépit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et
305s qui veulent la liberté de l’esprit. Les grandes politiques naissent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis d
306pratiquent dans le monde d’aujourd’hui de grandes politiques et même des politiques démesurées. Que va faire la France dans ce mon
307e d’aujourd’hui de grandes politiques et même des politiques démesurées. Que va faire la France dans ce monde ? Quelle est sa miss
308sa raison de subsister et de créer ? A-t-elle une politique intérieure qui corresponde au rôle que les autres puissances la mette
309ne base, une perspective et un avenir commun à la politique, à la culture, à toutes les forces créatrices de ce pays. (paru dans
71 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
310 de l’esclavage d’une mode à celui d’une tactique politique. Ce n’est pas du tout devenir esclave d’une doctrine, mais au contrai
311lle se met « au service » d’une doctrine de lutte politique. Faire la révolution, cela demande un effort un peu plus grand, et d’
312 pour un temps dans les voies de « l’engagement » politique, et faisant amende honorable. Ils étaient en rupture de bercail. Main
72 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
313finances prennent la parole au cours d’un banquet politique pour célébrer les droits de l’esprit. En effet, l’esprit dont ils par
314s. Que les clercs refusent d’épouser les passions politiques ou sociales qui selon eux mènent le monde à sa perte ; qu’ils refusen
315é ; vu le chômage des intellectuels et ses suites politiques inévitables et prochaines ; vu la panique nationaliste dont la cultur
73 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
316trois rubriques : le philosophe, le moraliste, le politique. Je ne vois pas de meilleur moyen de donner aux lecteurs de Foi et Vi
74 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
317elles. La conversation qui s’était égarée vers la politique, au dessert, revint à la théologie avec les premières tasses de café.
75 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
318le complexe de mots adultérés qui encombre la vie politique et qui empêche, à gauche comme à droite, de nommer les vrais adversai
76 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
319sophie. Réaliser, c’est s’engager dans l’aventure politique ou religieuse. Au grand Hegel qui philosophe « au dimanche de la vie 
77 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
320 à la plupart des entretiens d’aujourd’hui sur la politique, à l’article du Temps, à un cerveau d’homme de gauche ou d’homme de d
78 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
321ur conviction qu’on peut développer la conscience politique des ouvriers à l’intérieur de leur lutte économique, en se basant uni
322gelle notre régime et principalement notre régime politique, dans la mesure où il heurte les intérêts des catégories les plus div
323st pas d’abord une prise de pouvoir économique et politique, après quoi l’on verrait à vivre ; mais elle est d’abord une manière
79 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
324raient, d’autre part, que le régime économique et politique se recréerait parallèlement en vertu du même principe. Ils travailler
325mesure commune avec l’économique, le social et le politique, la création intellectuelle ne sera plus séparée des « masses ». Une
326ure se trouve isolée de la vie populaire et de la politique qui l’exploite. Mais un monde personnaliste est un monde où la « mass
80 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
327ret destiné avant tout à raffermir le centralisme politique ? 2. La doctrine qui préside à la Révocation de l’Édit est-elle vraim
328mulgation ? I On sait par quel coup de force politique Henri IV prétendit mettre fin à la lutte des Ligueurs et de l’Union c
329t les Ligueurs ? L’anéantissement de la puissance politique de la Réforme. Et que voulaient les Calvinistes ? Le libre exercice d
330ge les églises réformées à se constituer en parti politique. D’autre part, limitant l’exercice du culte (qui ne peut être célébré
331n, sans détriment, bien au contraire, pour la vie politique et économique du pays. b) Le conflit spirituel étouffé par la force,
332ans des domaines qui ne sont pas du ressort de la politique. L’explosion révolutionnaire, dans ce qu’elle a de destructeur, est l
333uement de leurs délibérés calculs et des desseins politiques les plus clairs. Notre intention, dans cette brève note, n’est pas év
334ar quels moyens Henri IV eût pu donner au conflit politique et religieux de son époque une tournure moins fatale pour l’avenir du
335. Mais le système capitaliste vient donner à leur politique les puissantes sanctions que leur énervement n’aurait pas osé déclenc
81 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
336 La situation politique en France (octobre 1935)o 1. — Les partis bougent Nous n’avon
337 partis bougent Nous n’avons guère parlé de la politique des partis, dans cette revue : c’est le sujet le plus vain, le plus s
338ennent vraiment les deux pôles de la nouvelle vie politique. La carte des partis parlementaires tend à recouvrir de plus en plus
339t un Front national, où se confondent mystique et politique, et entre deux la débandade des radicaux, en tout cas leur mauvaise c
340is nous sommes payés pour savoir que la confusion politique, en temps de crise, travaille pour la future dictature étatiste ; qu’
82 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
341 les articles de journaux, dans tous les discours politiques, à tout propos. J’admire votre « Œuvre du secours d’hiver »32 mais je
342nomique et culturel, contre une masse de préjugés politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique et qui empoisonnent la p
83 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
343ser cela. Avant d’aborder le problème de l’action politique du chrétien, je tiens à dire deux mots concernant ces scrupules, ou p
344tte vocation, d’aboutir à ce que j’appellerai une politique chrétienne, un parti des chrétiens ? Telle est la première question.
345rti ? Ce sera la seconde question. Au sujet de la politique chrétienne, permettez-moi d’être aussi bref que catégorique. Si nous
346 avec l’appui du parti clérical, — l’histoire des politiques chrétiennes se confond séculairement avec l’histoire des trahisons le
347ien la fatalité qui pèse sur notre histoire : une politique chrétienne qui réussit n’a plus rien de chrétien que le prétexte. Les
348 avant tout un jugement porté sur le monde. Toute politique chrétienne, toute politique conduite par une Église, et qui vise des
349é sur le monde. Toute politique chrétienne, toute politique conduite par une Église, et qui vise des buts proprement politiques,
350e par une Église, et qui vise des buts proprement politiques, appartient à la forme du monde, et par là même, appelle notre protes
351ane ou déjà sanctifié. Je ne crois pas plus à une politique chrétienne que je ne crois à une morale chrétienne codifiée, rational
352 celle de l’adhésion à l’un ou l’autre des partis politiques existants. Bien entendu, je ne puis songer à passer en revue les prin
353 les principaux partis qui constituent des forces politiques et sociales dans la cité française d’aujourd’hui. Nous entrerions dan
354hrétien ne proteste pas seulement contre des abus politiques, mais contre le péché, à travers ces abus. Le chrétien n’annonce pas
355raisons assez sérieuses et valables d’opportunité politique. L’impuissance politique des formations de masses s’est avérée depuis
356t valables d’opportunité politique. L’impuissance politique des formations de masses s’est avérée depuis la guerre, soit en Russi
357iècle. ⁂ Je résume ces premières conclusions : ni politique chrétienne, ni parti chrétien, ni parti politique. — Pourtant, il fau
358politique chrétienne, ni parti chrétien, ni parti politique. — Pourtant, il faut agir ! Pourtant, la vocation qui nous envoie dan
359ées par le désir des hommes, à l’appui d’un parti politique. Seules, ces vocations-là ont transformé le monde, moralement et prat
360’est-à-dire la plus méconnue par ceux qui font la politique de nos cités. Commentons brièvement cette phrase. La cité moderne est
361aux exigences de notre vocation. Ce n’est pas une politique chrétienne, ce n’est pas un parti politique. C’est un ordre, une chev
362s une politique chrétienne, ce n’est pas un parti politique. C’est un ordre, une chevalerie ! Et le principe de cet ordre nouveau
363ordre du personnalisme ; voilà son but, à la fois politique, économique et culturel. Ici, la vérité est mise au premier rang : le
364exemple, sont plus pratiques, lorsqu’il s’agit de politique, — et qu’on n’arrive à rien quand on vise si haut. Des malins, des pa
84 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
365 » allemand, et fonder sur cette condamnation une politique européenne, c’est à peu près aussi intelligent que de se déclarer l’a
366e. Et que ça n’a pas le moindre rapport avec la « politique » au sens habituel ; mais les plus grands rapports avec la religion a
367de haine : il s’agit d’amour. Il ne s’agit pas de politique, mais de religion, mais de cérémonies monumentales et sacrales en l’h
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
368es masses comme la force impulsive de l’évolution politique ; on reconnut alors peu à peu que la révolution est au fond l’œuvre d
369 commune de la vie, dont l’activité économique et politique ne constitue qu’une partie tout comme la production scientifique et a
370 un art, mais une forme assez basse de propagande politique, et de publicité industrielle. La seule littérature digne du nom qu’a
371littératures bourgeoises, au hasard des tendances politiques affichées par leurs grands auteurs. C’était réintroduire l’anarchie c
372ritique générale, indépendamment de tout jugement politique, est aussi celui qui nous intéresse ici directement : les dictatures
373ouée aux seuls intérêts de l’État. (Des « soldats politiques » comme on dit en Allemagne.) Leur opinion publique est dictée par l’
374u réel, actif, nécessaire et relié. Tout jugement politique ou idéologique sur les réponses qu’ils ont tenté de donner — classe o
375gère, elles se réduisent à des poussées de fièvre politique ou idéologique. Mais si ces religions nouvelles ne constituent pas un
376 forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de ré
86 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
377plication. (Beau chapitre, tout de même, sur la « politique de clocher », où l’auteur s’efforce de sauver les restes d’un fédéral
87 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
378isme qui nous apparaîtra toujours excessivement « politique »… Le second terme, vrai en soi, et que nous croyons de toute notre f
88 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
379listes qu’il attaque ont jamais prétendu que leur politique fût une « incarnation » de l’esprit ; 2° au cas où ils l’auraient fai
380on esprit pur contre esprit asservi (aux intérêts politiques) évoque précisément pour un chrétien l’opposition de Pilate et des do
89 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
381ir une sorte de pont aux ânes de nos philosophies politiques (Berdiaeff, Maritain, Dandieu, Mounier, préface de Malraux à son dern
90 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
382l’usure des mots aggravés par la presse et par la politique, ont peu à peu fait passer pour communes des significations qui à vra
91 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
383est charabia. L’O.N., par exemple, qui « parle de politique », et même d’économie, brouille absolument « le jeu ». M. Léon Pierre
384mbaud et allaient au Vieux-Colombier. Faire de la politique, c’était porter une canne ferrée et louer la « rigueur » de Maurras.
92 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
385ndant un aspect précis et significatif de cette « politique ». Outre le courtage habituel aux commissionnaires (40 ou 45 %, suiva
93 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
386tés. Le vote revenait donc à dire oui ou non à la politique nationale-socialiste, c’est-à-dire au Führer en personne. En fait, il
387égime en créant l’unanimité nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes les chances d’être très
94 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
388 Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)u 1. La politique est en principe ce qui intéresse la
389u’est-ce que la politique ? (juin 1936)u 1. La politique est en principe ce qui intéresse la cité. Aucun des habitants de la c
390nt le besoin de « justifier » leurs interventions politiques, — comme si cela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journa
391en tout comme les autres, s’il doit « faire de la politique », — ce malaise irritant révèle une profonde incertitude : non seulem
392rofonde incertitude : non seulement c’est le sens politique qui fait défaut, mais c’est le sens même de la politique en général q
393ue qui fait défaut, mais c’est le sens même de la politique en général qui n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la natio
394er à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos jours, est une menace s
395ulte de ce malaise : « faut-il ou non faire de la politique ? », on ne peut répondre avec sécurité que si l’on a d’abord répondu
396répondu à cette autre question : qu’est-ce que la politique ? Car si la politique est ce que l’on pense ordinairement, c’est une
397question : qu’est-ce que la politique ? Car si la politique est ce que l’on pense ordinairement, c’est une peste, et tous les rai
398 engager sont de misérables sophismes. Mais si la politique devient ce que nous voulons qu’elle soit, la question d’en faire ou d
399 ou de n’en pas faire ne se pose même plus. 3. La politique, en France, revêt des formes beaucoup plus variées et complexes que c
400er tous les partis41. Et que dans la mesure où la politique se confond avec le jeu et la lutte des partis, il doit se déclarer de
401 ses forces antipolitique. b) On appelle aussi « politique » la rumeur confuse des idéologies que les partis prétendent servir.
402qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on nous offre sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de p
403 qu’elle entraîne la ruine de la famille42. Si la politique, c’est cela, je dis qu’un honnête homme, et au surplus intelligent, s
404« idéologues », beaucoup en viennent à définir la politique comme une simple technique de gouvernement. Il serait souhaitable en
405pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au jeu subalterne des fonctions étatiques. En somme, ils donnent à la
406aux « physiocrates », nous voyons, depuis peu, la politique prendre l’aspect d’un mysticisme, et cela surtout chez les intellectu
407re » ou simplement communiste. Je dis que cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes
408e autrement impressionnant ; 3° correspondent, en politique, à l’étatisme le plus tyrannique. Si donc « faire de la politique » c
409tatisme le plus tyrannique. Si donc « faire de la politique » consiste à recouvrir de fleurs de rhétorique rationalo-sentimentale
410ophie et de la théologie pures. En résumé : si la politique n’est que ce qu’elle est actuellement en France, je dis qu’un homme h
411attitude radicalement antipolitique. 4. Mais — la politique est à nos yeux toute autre chose que ce que l’on a coutume d’appeler
412e. Ailleurs, peut-être, et traditionnellement, la politique est d’une part la science des rapports de l’individu et de l’État — p
413science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des rapports de la nation et de
414des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’
415aient conservé la conception traditionnelle de la politique, l’homme se voit entraîné dans la vie civique par devoir, au nom des
416État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D’où la distinc
417u’il existe deux morales, l’une privée et l’autre politique, la plupart du temps contradictoires, ou en tous cas, sans commune me
418ersonnalistes, c’est tout le contraire : la vraie politique ne saurait être qu’une expression de la personne même. Elle s’enracin
419la création. Il résulte de cette définition de la politique que tout homme, dans la mesure où il agit personnellement, se trouve
420ement, se trouve engagé par là même dans la vraie politique. Car d’une part il a besoin de la base matérielle assurée par l’État,
421s le domaine national45. Les grandes lignes de la politique de l’Ordre nouveau se trouvent ainsi déterminées. C’est en vertu de n
422p ont tant de peine à comprendre — est la méthode politique par excellence, au sens que nous venons de donner du politique. Elle
423 excellence, au sens que nous venons de donner du politique. Elle consiste à faire la part, dans l’activité des personnes aussi b
424re la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le mouvement même de la pe
425 et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute conduite personnelle, supposera toujours
426l est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu be
427ne telle politique, dans l’histoire du monde ? La politique, voyez-vous, c’est un jeu beaucoup plus impur, c’est la bataille des
428de la morale ? Est-ce une raison, parce que les « politiques » pratiquées jusqu’ici avec le succès que l’on sait, voir la crise pr
429se ? Oui ou non, cette crise couronne-t-elle la « politique » des « réalistes » ? Nous nous adressons à ceux qui veulent en sorti
430compris, meurtriers, où s’excite et se débat la « politique » des « réalistes » à la petite semaine. Nous sommes « intellectuels 
431lement, à ceux qui nous reprochent de vouloir une politique vraie, et même intelligente : — Continuez donc ! Militez dans le Fron
432t populaire ou le Front national ! Faites de la « politique » en dépit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et
433ui veulent la liberté de l’esprit. 8. Les grandes politiques naissent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis d
434pratiquent dans le monde d’aujourd’hui de grandes politiques et même des politiques démesurées. Il y a le Japon qui veut dominer s
435e d’aujourd’hui de grandes politiques et même des politiques démesurées. Il y a le Japon qui veut dominer sur l’Asie ; il y a l’UR
436sa raison de subsister et de créer ? A-t-elle une politique intérieure qui corresponde au rôle que les autres puissances la mette
437base et une perspective et un avenir communs à la politique, à la culture, à toutes forces créatrices de ce pays. 41. Prétendre
95 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
438llemagne, si vous voulez amuser le monde. Mais la politique étrangère ne suppose pas, en France, la connaissance de nos voisins :
96 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
439ils qui menacent l’Allemagne apparaissent d’ordre politique : c’est d’une part la dislocation en petits États autonomes, dont cer
97 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
440physiques sans ébranler l’autorité spirituelle ou politique qui nous commande — tant qu’elle nous commande vraiment. Mais autre c
441t à mon avis d’un ensemble de causes économiques, politiques et morales, dont les « intellectuels » m’apparaissent responsables po
442ossières. Tout ceci dans un seul exemple. L’homme politique, l’industriel, le meneur et le journaliste n’ont pas coutume d’admett
443tre part que les clercs admettent fort bien qu’un politique ou qu’un brasseur d’actions traite les problèmes spirituels les plus
98 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
444ens-fonds, et à tirer leurs ressources de charges politiques, de prébendes, de l’affermage des impôts et des douanes, ou d’affaire
445t pour être exclus de la participation au pouvoir politique. Tant qu’ils furent au pouvoir, le droit de vote et l’accès aux fonct
99 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
446ondorcet12, voilà ce qui donne aux revendications politiques de la bourgeoisie cette base philosophique, cette espérance quasi rel
447lus brutal15. Une foule de préjugés sentimentaux, politiques et littéraires, très tenaces, nous empêche bien souvent de distinguer
100 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
448r une dictature qui ne borne pas ses ambitions au politique… Il arrive même qu’on puisse le constater. Je dis enfin que si ces de
449ecclesia ? N’est-il pas dans la suppression de la politique au profit de l’aventure de l’esprit ? Si l’on admet que la destinati