1 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
1ou non ; et par là même caractère essentiellement profane de la vérité biblique — tels sont les thèmes autour desquels s’organi
2 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
2mber soudain, profondément déçus, dans la réalité profane d’aujourd’hui. Nous oublions tout simplement ce fait : c’est qu’entre
3 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
3s’élève au-dessus du reste de la vie. C’est toute profane et banale, la vie que chacun doit vivre à sa place, et dans sa situat
4 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
4, dont on ne sait plus exactement s’il est encore profane ou déjà sanctifié. Je ne crois pas plus à une politique chrétienne qu
5 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
5rsant, obscurément, qui saisit l’auditeur le plus profane de Tête d’Or ou de l’Annonce. Ce serait aggraver d’une sottise cette
6 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
6 du peuple prophétique qu’il n’eut pas d’histoire profane19. On peut dire de ce peuple aussi qu’il se lève et qu’il tombe avec
7ait toute sa grandeur, c’est la révolte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolte est sy
8e sacrifiée.21 » Ainsi toute tentative de culture profane se voit assimilée à l’entreprise de Babel : une révolte d’orgueil con
7 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
9ommun à tous les ordres de la pensée cléricale ou profane, et du pouvoir temporel médiéval : c’est le langage commun aux prêtre
8 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
10utrepasse sans nul doute les limites d’un ouvrage profane. D’autre part, il n’est pas mauvais d’éprouver parfois ces limites, a
9 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
11e de la vérité en action. Que trouvera le lecteur profane, et peu au fait de la problématique chrétienne, dans cet ouvrage, qui
10 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
12ne « poésie » équivoque et brûlante. Poésie toute profane d’apparences, dont la puissance de séduction s’accroît encore du fait
13rhétorique de l’Amour cathare servit aux amoureux profanes. La conséquence en fut l’extravagante idéalisation de l’attrait sexue
14l’amour sur l’ordre social établi. Que la passion profane soit une absurdité, une forme d’intoxication, une « maladie de l’âme 
15sans grandeur où se débattent les hommes du temps profane : au lieu de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voi
11 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
16considérons en effet d’une manière parfaitement « profane », et elles ont donc tout à gagner à la critique individuelle. Mais n
12 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
17é à stimuler la conscience religieuse dégénère en profane banalité, en choquant matérialisme à prétentions d’au-delà. Même chez
18blime encore, quand il suit les usages de l’amour profane et célèbre le jour de l’an et le premier mai en offrant une couronne
19s à recouvrir une pensée religieuse d’un vêtement profane, à appliquer à l’amour divin les formules consacrées par l’usage à l’
20es proprement religieuses, mais par le culte plus profane des héros et de leurs prouesses, remplaçant peu à peu les dieux dans
13 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
21e baiser symbolique, il le ravit par force, il le profane. Et voici déchaînées les puissances mauvaises. « Souffle, souffle ô v
22c’est la passion d’amour, et non l’amour purement profane et naturel. Voici, me semble-t-il, le principe véritable de l’opposit
23nde. Il s’ensuivait — théoriquement — que l’amour profane était le malheur absolu, l’attachement impossible et condamnable à la
24n est un malheur recréateur. Loin de nier l’amour profane, il aboutit à le sanctifier par le mariage. Les amants mystiques du R
25n présence de tel épisode : s’agissait-il d’amour profane — selon la lettre du Roman — ou d’un symbole de l’Éros lumineux, voir
26sque fatalement amené à transposer dans notre vie profane toutes ces allégories trop bien voilées. Il est facile d’imaginer le
27ux métaphores mystiques, qu’il entend à leur sens profane, sera tenté de voir dans cette même phrase l’expression de la passion
28ues chrétiens utiliseront ses métaphores devenues profanes comme si elles étaient toutes naturelles. Et nous ferons de même ensu
29 plan, soit en contemplant le divin avec des yeux profanes, soit en considérant l’humain sous une interprétation divine. [C’est
30nfondre avec la poésie d’un amour qui serait tout profane ; les confusions qu’elle entretient de la sorte flattent trop bien le
14 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
31te rhétorique tendait à idéaliser les objets tout profanes qu’elle décrivait. Ce procédé, bientôt ressenti comme tel, devait eng
32nd, dans son Quichotte, qu’aux romans d’aventures profanes. Cette omission est mystérieuse. Elle militerait en faveur de la thès
33qu’ait jamais pu vouloir l’Éros. Voici « l’aube » profane, encore une fois, le monde encore une fois qui recommence, et le Prin
34ularisaient », n’en connaissant que la rhétorique profane. C’est l’acedia, l’heureuse mélancolie cultivée par l’ermite de Vaucl
35d’Urfé, la courtoisie avait tourné en casuistique profane. Chez Rousseau, elle devient une sorte de piétisme raffiné. Ici encor
36aire naître, dès le xiiie siècle, une rhétorique profane de la passion. Et c’est la diffusion de ce langage par la littérature
37ècle bourgeois vit se répandre dans la conscience profane l’« instinct de mort » longtemps refoulé dans l’inconscient ou canali
15 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
38ne « poésie » équivoque et brûlante. Poésie toute profane d’apparences, dont la puissance de séduction s’accroît encore du fait
39l’amour sur l’ordre social établi. Que la passion profane soit en réalité une forme d’intoxication, une « maladie de l’âme », c
40sans grandeur où se débattent les hommes du temps profane : au lieu de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voi
16 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
41tutions, dans un ordre social presque entièrement profane. Voici comment. Le Diable est sardonique et ironique à souhait, mais
17 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
42versant obscurément qui saisit l’auditeur le plus profane de Tête d’or. Ce serait aggraver d’une sottise cette Séparation, notr
18 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
43 l’État et du Parti divinisé, aux idéaux purement profanes et séculiers que nous proposent l’URSS et les USA. Vis-à-vis de ces m
19 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
44t le relie, le transporte au-delà de toute morale profane et lui dit à son tour comme Augustin à celui que sa foi délivre de la
45tendre à des régions nouvelles de notre existence profane. 9. Cf. L’Amour et l’Occident , 1939. Une version révisée de cet
20 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
46arantit la valeur de cette superstition, dont nul profane n’oserait encore douter qu’elle se place dans le sens de l’Histoire,
21 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
47u Credo est donc situé expressément dans la durée profane, celle de l’Histoire ; et d’une histoire exactement datée : « sous Po
22 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
48t le relie, le transporte au delà de toute morale profane et lui dit à son tour comme Augustin à celui que sa foi délivre de la
49tendre à des régions nouvelles de notre existence profane. 34. Cf. L’Amour et l’Occident, 1939. Une version révisée de cet o
23 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
50remières applications de cette hygiène absolument profane qui rendent compte du subit accroissement des populations orientales.
24 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
51ccident politique n’oppose guère que des pouvoirs profanes et totalement laïcisés : ses hommes d’État, sauf exception, n’agissen
52uvre et populeux mais religieux, et de l’Occident profane, riche et minoritaire. Mais déjà les deux termes sont en train de cha
25 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
53scendant, d’une tout autre structure que l’espace profane, compatible avec une multiplicité et même avec une infinité de centre
26 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). … Et dona ferentes (Remarques sur la diffusion inégale de nos valeurs et de nos produits)
54héritière des rêves alchimiques ; et de la raison profane, égalitaire, balayant les coutumes sacrées et les entraves ancestrale
27 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
55énaire entre le sacré, créateur des tabous, et le profane, qui naît de leur violation, mais aussi entre la sagesse et la politi
56truosité ou de la faiblesse, révèlent un refus de profane, une insubordination, un désir démesuré et démesurément passionné d’a
28 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
57ané par cette mise en scène, ce qui devait rester profane est sacralisé par l’horreur. Tout est faux, insondablement faux, perd
29 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
58cutés. Dans nos sociétés modernes, pluralistes et profanes, tout change. La transmission des connaissances n’est plus initiation
59fin d’une évolution millénaire allant du sacré au profane, du collectif religieux-social à l’individualisme, de l’autorité indi
30 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — L’amour et la personne dans le monde christianisé
60ernes, lesquels ne parlent guère que d’un amour « profane », sans plus savoir ni d’où il vient ni où il va2. L’intransigeante h
31 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Nouvelles métamorphoses de Tristan
61énaire entre le sacré, créateur des tabous, et le profane, qui naît de leur violation, mais aussi entre la sagesse et la politi
62truosité ou de la faiblesse, révèlent un refus du profane, une insubordination, un désir démesuré et démesurément passionné d’a
32 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
63arties du monde, soit pour les édifices saints et profanes, soit pour les génies différents des peuples qui l’habitent. Nous dev
33 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
64mbre d’éléments unitifs fondamentaux. La liturgie profane intériorisée des poèmes du classicisme allemand est aussi peu conceva
34 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
65abes et orientaux, de foi religieuse et de raison profane, en tension et contradiction. Cette dialectique interne explique son
35 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
66tion, voire d’une opposition entre le sacré et le profane, entre la cohérence globale définie par la théologie et les recherche
36 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
67tion, voire d’une opposition entre le sacré et le profane, entre la cohérence globale définie par la théologie et les recherche
37 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
68ens), l’Europe a admis un développement séculier, profane et personnel des arts, hors de l’enceinte des églises et des canons d
38 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
69 grecque, une littérature, au sens actuel du mot, profane, diversifiée, englobant tragédie, comédie, histoire, épopée, poésie,
39 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
70ement l’attaque contre nos morales religieuses ou profanes sous prétexte qu’elles ne sont que de « simples conventions », se tro
40 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les prophètes de la décadence (24 septembre 1970)
71araît immédiatement comme à la fois pluraliste et profane. À cause de ses origines multiples, à cause des valeurs souvent contr
41 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Éducation, civisme et culture
72ns historiens), l’Europe a admis un développement profane des arts, hors de l’enceinte des églises et des canons du sacré. Dès
42 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
73ion, voire d’une opposition, entre le sacré et le profane, entre la cohérence globale définie par la théologie et les recherche
43 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Le Dialogue des cultures
74abes et orientaux, de foi religieuse et de raison profane, en tension et contradiction. Cette dialectique interne explique son
44 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
75e plus proche équivalent, dans notre civilisation profane, de l’invocation au sacré. Contre-épreuve : ce même mot de liberté n’
76 grecque, une littérature, au sens actuel du mot, profane, diversifiée, englobant tragédie, comédie, histoire, épopée, poésie,
77cutés. Dans nos sociétés modernes, pluralistes et profanes, tout change. La transmission des connaissances n’est plus initiation
78fin d’une évolution millénaire allant du sacré au profane, du collectif religieux-social à l’individualisme, de l’autorité indi
79s ses arts et sa philosophie en tant qu’activités profanes, et tous leurs procédés et un peu de leur logique… Mais l’Europe n’a
80araît immédiatement comme à la fois pluraliste et profane. À cause de ses origines multiples, à cause des valeurs souvent contr
45 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
81forme d’hymne liturgique ses déclarations d’amour profane241. Mais voici que peu à peu, par la magie précise des rythmes de la
46 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). Aux origines : le Mythe et l’Épopée
82er neuf commence à s’exercer : celui de l’artiste profane, qui compose ses écrits pour distraire ou séduire, sans nul souci d’u
83nera ce sens plus pur ? Nos littératures, quelque profanes qu’elles soient devenues, n’en conservent pas moins le pouvoir (consc