1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1tudiants le rencontrent, qui montent au Séminaire protestant : il leur fait de grandes révérences… La rumeur et le cliquetis d’un
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
2déborde le « sellièrisme » de tout son mysticisme protestant. Et cela n’est pas sans gêner M. Seillière. C’est peut-être pourquoi
3sme de Vinet ? Ne voit-il pas que rien n’est plus protestant qu’une telle attitude ? Mais ces réserves sont de peu d’importance si
4ante, ni de plus tonique que celle de ce « Pascal protestant ».
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
5et le groupe neuchâtelois des « Amis de la pensée protestante ». M. Guisan avait choisi un sujet qui permet de façon particulièreme
6te la comparaison des points de vue catholique et protestant : la notion de « Saint » et son évolution au cours des siècles. Primi
7ue ce terme n’a plus qu’un sens relatif pour nous protestants. Est-ce là nous juger ? Les catholiques nous reprochent d’avoir mécon
8re et cette diaconesse ? S’il n’y a pas de saints protestants, il existe des saints dans le protestantisme. Mais il n’est pas de fi
9 l’illusion. C’est la revanche du fameux scrupule protestant, qui ne peut être un danger lorsqu’il n’est, comme ici, que la loyaut
4 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
10bonne. C’est ce miracle tout ce qu’il y a de plus protestant — mais oui, M. Journet — et je ne crois pas qu’il puisse se produire
5 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
11lem qui touchent particulièrement une sensibilité protestante — si passionné. Nul n’est moins oriental que de Traz, et c’est ce qui
6 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
12 croire à une très forte diminution du nombre des protestants. Aussi ne s’effraye-t-on pas trop, au début, de l’émigration des fidè
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
13: cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier univer
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
14belle conférence prononcée au Foyer des étudiants protestants, et que la Nouvelle Revue des jeunes publie dans son numéro du 15 fév
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
15 Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)e C’est donc qu’il y en a ? avez-vous dit. De
16u’on cherchait à nous faire croire qu’une origine protestante était un vice rédhibitoire pour toute carrière artistique, un facteur
17r une même affiche et sous la double étiquette de protestants et de modernes des noms de peintres comme Bosshardt, Raoul Dufy, Loti
18it nullement de présenter l’ensemble des artistes protestants, il s’agit de manifester les préférences d’une jeunesse. À cet égard
19re la question délicate de l’existence d’un « art protestant ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestants ». Mais c
20t ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestants ». Mais cela n’empêche pas de rechercher ce que ces artistes peuvent
21tituent pas, en définitive, les éléments d’un art protestant. Il eût fallu peut-être qu’un plus grand nombre d’artistes exposassen
22se demander alors : qu’y a-t-il de spécifiquement protestant chez ces peintres ? — Certaines rigidités, pensez-vous, certaines aus
23cs vivants. Très plaisant « Essai pour une Italie protestante » de P. Romane-Musculus. Des lithographies spirituelles de Ch. Clémen
24t des perspectives pour de futures éditions d’art protestantes. La sculpture est brillamment représentée par un « Torse de femme » d
25eant du vrai, c’est le trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présen
26’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant de fait, peut-on, par contre, le définir idéalement ? Il nous semble
27prime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous pensons même que
28 « sujets catholiques », il n’y a pas de « sujets protestants ». Mais, dira-t-on, il y a tous les sujets chrétiens ! C’est bien là
29fficulté) non pas un poncif. L’idéal d’un artiste protestant, le seul auquel sa foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un
30isse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement évangélique pou
31 qui lui a permis de naître. La grandeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien.
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
32e et ne peut servir ni le catholicisme (le milieu protestant étant nul), ni la foi chrétienne en général (du fait précisément que
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
33éon spirituel : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à
34 était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul un protestant pouvait trouver pareille formule. Le héros de la foi, Kierkegaard, « 
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
35ant, et qui mène à la joie… C’est un thème très « protestant ». Nietzsche l’a développé avec une ampleur inégalable : il y trouvai
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
36tendons la signification de ce terme. On sait que protestant veut dire témoin (protestari), jamais Gide n’est plus loin du protest
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
37uis l’Édit de Nantes, notre seul notable écrivain protestant26, non exilé, non réfugié, mais d’éducation et de nature toute frança
38que j’oubliais Loti. Loti est un notable écrivain protestant qui répond à ce même signalement. Et précisément il y aurait lieu à u
39re Guiton, le héros, avec Rohan, de la résistance protestante contre le Cardinal, était corsaire de son métier. N’oublions pas que
40Invincible Armada la mer devient aux trois quarts protestante — et l’est restée (la Révocation fit quitter, selon Vauban, les vaiss
41aisseaux du roi à neuf mille marins). Loti est un protestant français de la vieille souche maritime. Évidemment, cela n’en fait pa
42ure intime sont un produit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retr
43autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retrouve le goût de l’analogie
44é 27. Il nous manque une étude sur les critiques protestants du xixe siècle. L’on serait surpris de constater à ce sujet que les
45. Et « le point de vue de Genève » — c’est-à-dire protestant — nous paraît avoir doué ceux qui le professèrent (en dépit de certai
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
46 Romanciers protestants (janvier 1932)m Nos gloires nous jugent C’est un fait digne d
47nnée 1931 soient allés à trois romans d’écrivains protestants : Pierre Bost, Jacques Chardonne et Jean Schlumberger. — Écrivains pr
48cques Chardonne et Jean Schlumberger. — Écrivains protestants, vraiment ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais voyons d’abor
49er. — Écrivains protestants, vraiment ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais voyons d’abord les œuvres. La critique à peu pr
5029, à son propos, fit observer que les romanciers protestants montrent de préférence la famille dans sa force de conservation moral
51œuvres bien plus caractéristiques d’une éducation protestante ou catholique, que d’une inspiration vraiment chrétienne. Car c’est à
52me « toute la grandeur — et toute la misère — des protestants sans foi »31. Quoi qu’il en fût d’ailleurs de la portée religieuse de
53rquer ici d’une pierre blanche « l’année du roman protestant ». À la réflexion, l’on y a renoncé, pour des raisons d’ordre général
54s des auteurs et des œuvres. Délimiter un « parti protestant » dans nos Lettres, n’était-ce point, d’abord, céder à la tentation d
55ifiable que l’autre ? Je sais bien que certains « protestants » nous y pousseraient, à force de reniements et d’ignorance de nos ri
56re figure, aux yeux de beaucoup, de livres « bien protestants ». Je serais même tenté de dire, forçant un peu ma thèse, que ces tra
57 que beaucoup se plaisent à nommer « un caractère protestant »32. Et c’est cela qui est grave, — d’autant plus grave que nombre de
58ui est grave, — d’autant plus grave que nombre de protestants tiennent à honneur de compromettre la Réforme avec cette attitude, et
59ans lequel nous voyons se complaire beaucoup de « protestants par tradition », pourtant cache assez mal la faiblesse d’un compromis
60 irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’il y avait dans l’acc
61ements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile la grâce ? Il y va pourtant de notre forc
62i l’on tient compte de la faiblesse numérique des protestants français. Bilan terriblement déficitaire si l’on prend au sérieux la
63ué les germes de l’imagination créatrice chez les protestants, qui lui furent plus que d’autres soumis, de par leur sérieux traditi
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
64uoi pareille conception pourrait choquer certains protestants libéraux par exemple. Mais c’est précisément dans la facilité d’inter
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
65aître favorable à la pensée chrétienne. La pensée protestante, en particulier, s’est toujours montrée soucieuse avant tout de réali
66ssaires de la pensée dans l’ordre pratique) « est protestant ». Mais, d’autre part, cette soif d’action directe et de service peut
18 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
67ous n’en sommes pas là : Hic et nunc, nous voici, protestants, en face de deux solutions synthétiques « possibles », imposantes, ét
68la seule attitude politique que puisse adopter le protestant : la politique du pessimisme actif, — ou si l’on veut de l’activisme
19 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
69 de Réaction (Thierry Maulnier) ; chez les jeunes protestants, le groupe barthien de Hic et Nunc  ; chez les poètes philosophes, c
20 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
70: cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier univer
21 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
71tudiants le rencontrent, qui montent au Séminaire protestant : il leur fait de profondes révérences…   La rumeur et le cliquetis d
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
72 Protestants (mars 1933)d Si le christianisme primitif est une révolution, — et
73enté. Or en fait, dans certains pays, les églises protestantes sont devenues les officines d’un conformisme social et politique plus
74t certains écrivains marxisants, que le bourgeois protestant soit actuellement le type même du capitaliste conservateur. En réalit
75ns tous les pays où le protestantisme domine, des protestants qui loin de renier leur foi se fondent sur elle pour attaquer le régi
76eue Blätter für den Sozialismus sont des éléments protestants, et leur maître, Paul Tillich, exerce par ailleurs une influence inte
77olutionnaire est celle qu’on doit tirer de la foi protestante. Il faudrait nommer encore des groupes comme le Vormarsch, le Deutsch
23 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
78n peut qualifier de révolutionnaire sur la pensée protestante dans le monde entier. Quel est donc le contenu de cette œuvre, où est
79e orthodoxie, ou par exemple une sorte de pendant protestant au néo-thomisme. Il est avant tout un rappel violent à la nouveauté é
24 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
80thomisme a exercé à un moment donné sur la pensée protestante. On comprend également le retour à Calvin, comme aussi la position pr
81ère. 4. Il me semble que la tâche de la théologie protestante à l’heure actuelle est de dégager, dans un esprit de libre recherche
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
82de ses écrits : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à
83était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L’œuvre la plus profonde et la plus
26 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
84est en vous.15 » On n’oserait pas affirmer que le protestant d’aujourd’hui, dans la moyenne, soit trop bien appareillé. Il advient
85 Réformateurs combattirent le plus âprement. Le « protestant moyen » affirme son attachement au libre examen dans la mesure où cel
86ois si nos temples sont encore fréquentés par des protestants, et si la prédication de Calvin ressuscité y provoquerait autre chose
87rtains leur ont prêché16, il se trouve encore des protestants pour ne pas croire que la Cène est une simple commémoration symboliqu
27 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
88l’évolution accomplie par toute une génération de protestants, celle qui commence à s’exprimer dans des revues comme Foi et Vie ,
28 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
89i le connaît en France ? Claudel, quelques revues protestantes en ont parlé. C’est tout. Nos grands journaux ignorent quelques-uns d
29 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
90s volontiers celui-ci : que le roman est un genre protestant. — Et Balzac ? dites-vous, car vous êtes Français. Eh bien, Balzac n’
91p difficile, que Dostoïevski et Tolstoï sont plus protestants qu’on ne croit. Le reste est évident. — Quel reste ? — Les Anglais, l
92mans justement comme ne peuvent en écrire que des protestants, malgré eux. Quand je dis romanciers protestants, entendez romanciers
93 protestants, malgré eux. Quand je dis romanciers protestants, entendez romanciers de climats protestants. Que faut-il pour faire u
94ciers protestants, entendez romanciers de climats protestants. Que faut-il pour faire un roman ? Des caractères, de la vie intérieu
95s contemporains. Vous y trouverez un bon quart de protestants, c’est-à-dire dix fois plus que vous n’en attendiez, puisqu’il n’y a
96 dont j’allais vous citer les noms n’ont guère de protestant que l’origine, et quelques tics de psychologues. Ils sont, comme l’on
97-dire qu’ils n’ont pas de foi, et qu’est-ce qu’un protestant sans foi ? Dans toutes leurs œuvres, vous chercheriez en vain un roma
30 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
98stant du dogme suffirait, dans le cas de l’Église protestante, à rétablir la valeur relative des faits, valeur de témoignage, sans
99presque en même temps qu’un autre grand historien protestant, Camille Jullian — avait adopté un parti tout différent, et c’est peu
100 de souhaiter que cette lacune suscite un Bremond protestant, ne fût-ce que pour corriger les souriantes injustices du catholique
101seurs de la politique romaine. La persécution des protestants ne fut pas l’œuvre du parti catholique français, mais bien des consei
102. Il s’agit de la requête adressée au roi par des protestants auxquels on refusait l’usage des cimetières (on allait même jusqu’à v
31 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
103me devant Dieu égale zéro ; pour les modernes, un protestant égale une personnalité. Que peut bien signifier cette contradiction a
104ff du côté orthodoxe, un certain nombre de jeunes protestants, beaucoup d’agnostiques aussi, se sont efforcés de montrer l’importan
105réformée. Car il se trouve que nous passons, nous protestants, tantôt pour les fermes soutiens de la personnalité, tantôt pour de d
106 point que je dirais volontiers que la définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôl
107papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le purent, proposèrent au contraire des plans d’allure et d
108illeures forces créatrices. Mais dès que le parti protestant relève la tête, en tous pays, nous le voyons adopter une politique to
109vec ses libres Dominions, — partout l’on voit les protestants revendiquer et appliquer un système politique souple et vivant, respe
110 que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le mê
111t que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut
112arates que possible : d’abord les cinq monarchies protestantes du Nord : Scandinavie, Pays-Bas, Angleterre ; puis l’unique monarchie
113ibrement solidaires, telles qu’en forme l’éthique protestante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le cu
114ement été formé par une éducation et une ambiance protestante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieus
115tante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme
116leine virulence du terme, redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adve
117redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adversaire le plus efficace d
32 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
118rd : c’est un titre qui compte, et dont la pensée protestante saura mesurer la valeur. ⁂ Qu’est-ce que la foi ? demandait Kierkegaa
33 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
119 au « fays ce que vouldras » des Renaissants. Les protestants sont-ils trop maigres ou trop gras ? Grave question pour ceux qui jug
120utile de marquer les raisons qui, du point de vue protestant, rendent ce parallèle irrecevable. Les grands théologiens de la Réfor
34 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
121ue défendent, chacun à sa manière, catholiques et protestants. « Paris vaut bien une messe » est injurieux pour la messe et le prêc
122 Et les documents innombrables qu’ont laissés les protestants de l’époque25 nous montrent par ailleurs que les « crucifixions » qu’
123réter sa destruction —, l’émigration en masse des protestants fuyant les « missionnaires bottés », enfin la corruption officielleme
124qué de telle sorte qu’on a déjà ruiné les églises protestantes, rasé la plupart de leurs temples, « converti » par la force 300 000
125 Roi des rapports annonçant « qu’il n’y a plus de protestants en France ». Pourquoi maintenir dès lors un édit sans objet ? Ce déli
35 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
126Christ » d’une part, et les dangers de déviations protestantes de l’autre23. L’on verrait mieux que l’opposition réelle est entre la
127ique romaine. On pourrait remarquer que le fidèle protestant a, sur le fidèle catholique, l’avantage sans prix d’avoir toujours à
128prime une sorte de pitié : « À quoi s’appuiera le protestant, avec, pour tout guide, une Bible… ou le témoignage intérieur du Sain
36 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
129Monod évoque immédiatement, dans l’esprit de tout protestant, deux grands mouvements de pensée et d’action dont il fut l’un des pr
130ute le document le plus complet que le modernisme protestant aura livré sur son époque. Mais il marque en même temps son dépasseme
131j’apposerais volontiers cet argument : comment un protestant se libère d’un intellectualisme intempérant par la considération hard
37 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
132e bien que la mystique occidentale, catholique ou protestante (Swedenborg était luthérien72, comme Hamann) ait suivi dans l’ensembl
38 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
133e dans les trois Facultés françaises de théologie protestante. Il n’en reste pas moins que l’ignorance ou la méconnaissance courant
134uisqu’il croit au mérite des œuvres ; et tous les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps, — que dir
39 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
135ttes. Dans cette île, qui fut presque entièrement protestante au xviᵉ siècle, M. Palut n’a plus aujourd’hui qu’une centaine de paro
136es ont compensé les abandons ou les départs. (Les protestants qui sont souvent l’élément le plus actif de la population s’expatrien
40 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
137uit les prêches laïques de l’instituteur. Le seul protestant est mort l’été dernier, âgé de quatre-vingt-treize ans. Il s’était co
138ujours tenu ! » Catholique, antifasciste, laïque, protestant, — tous ces mots prennent ici quelque chose de joliment absurde. Les
139t donc ? Ai-je affaire à un chrétien ou même à un protestant ? J’essaie de le faire parler. Je lui dis : « Oui, c’est la vérité po
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
140uit les prêches laïques de l’instituteur. Le seul protestant est mort l’été dernier, âgé de 93 ans. Il s’était converti à 70 ans «
141ujours tenu ! » Catholique, antifasciste, laïque, protestant, — tous ces mots prennent ici quelque chose de joliment absurde. Les
142t donc ? Ai-je affaire à un chrétien ou même à un protestant ? J’essaie de le faire parler. Je lui dis : Oui, c’est la vérité pour
143ttes. Dans cette île, qui fut presque entièrement protestante au xvie siècle, M. Palut n’a plus aujourd’hui qu’une centaine de par
144es ont compensé les abandons ou les départs. (Les protestants qui sont souvent l’élément le plus actif de la population s’expatrien
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
145sentencieuse et imagée. Étonnamment active. Bonne protestante et qui tient à le dire. Sa cordialité demeure digne, trait notable à
146lu signés de ce nom-là. Et elle me cite une revue protestante et une revue littéraire auxquelles je collabore, en effet. — Vous ave
147dédicace du nouveau temple, en 1822, quinze mille protestants accourent de toute la contrée pour suivre des cérémonies dont leurs d
43 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
148 Ce drame est visiblement inspiré par la liturgie protestante ; il en copie le plan général : Décalogue, confession des péchés, pro
44 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
149tique. Ils auront à se décider ! Certains cercles protestants, ajoute-t-il avec un sourire, paraissent n’avoir point encore remarqu
45 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
150todidactes et simplificateurs. Les petits peuples protestants de l’Europe ont réalisé ce miracle de l’équilibre entre l’un et le di
46 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
151s Suisses d’aujourd’hui, surtout dans les cantons protestants, Nicolas de Flue est une figure quasi mythique, édifiante, et un peu
152 n’a pas été sans surprendre certains de mes amis protestants, et — pour d’autres raisons sans doute — certains catholiques qui ont
153vêtir pour les Suisses d’aujourd’hui, et pour les protestants précisément, une signification peut-être toute nouvelle. La vie de
154r, dans la piété de Nicolas, les éléments sinon « protestants » du moins pré-réformés qui, nous le verrons plus loin, furent si net
155i n’est certes pas catholique, mais pas davantage protestante, au sens moderne, et qui se rapprocherait plutôt de celle des sectes
156t en scène Nicolas ont été bel et bien des drames protestants, composés par des disciples de Zwingle, voire dans des intentions de
157x tout premiers jours de la Réforme.) En 1529, un protestant bernois, Valerius Anshelm, nous donne la première biographie importan
158s enthousiaste. Il est suivi en 1546 par Stumpff, protestant zurichois. En 1556, Matthias Flacius Illyricus, professeur d’hébreu à
159t parfois nommé le père de l’histoire des églises protestantes, mentionne longuement Nicolas dans son Catalogue des témoins de la fo
160 elle avait été connue et publiée d’abord par des protestants, en 1531 et 1546, bien avant de se voir reprise — et d’ailleurs modif
161 conseils du Frère sans cesse revendiqués par les protestants au cours des disputes concernant la politique et le régime des pensio
162série est celle que fit jouer à Bâle, en 1550, le protestant Valentin Boltz. Elle était intitulée Der Weltspiegel (Le Miroir du Mo
163ire mieux connaître une grande figure que trop de protestants ignorent, et qu’ils ignorent le plus souvent du simple fait que les c
164r faire que du bien — mais de le rendre aussi aux protestants, comme une part de leur héritage. Dans une période où le sens fédéral
47 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
165en ressens l’obligation. Ma formation théologique protestante m’incite à rechercher, en chaque domaine, non point le général comme
166 dans une synthèse transcendante, de tout sauver. Protestant, j’insiste d’abord sur la nécessité de distinguer l’élément décisif,
48 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
167a tenu, dans notre journal, la rubrique de la vie protestante. Ayant fait de solides études à Vienne et en Allemagne, il a enseigné
49 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
168à s’annexer le « frère Claus », cependant que les protestants l’abandonnaient sans grand chagrin. Situation très paradoxale, si l’o
169de d’ensemble que viennent de publier les Cahiers Protestants. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte de préciser ici les
170rtient à l’héritage commun des catholiques et des protestants suisses. Mais dès les premiers jours de la Réforme, la question se po
171der l’« ancienne foi » ! Voilà le conseil que les protestants devraient suivre ! Ce dernier argument ayant été repris par le cathol
172rique, le père de l’histoire de l’Église chez les protestants, fait l’éloge de Nicolas dans un ouvrage au titre significatif : « Ca
173t contre l’Antéchrist. » Nicolas et le théâtre protestant L’une des meilleures preuves de l’adoption spontanée de Nicolas no
174r les docteurs réformés, mais par les populations protestantes, je la trouve dans le théâtre de l’époque. Voici tout d’abord deux sa
175remier drame sur Nicolas de Flue est l’œuvre d’un protestant, l’Alsacien Valentin Boltz. Il ne comptait pas moins de 149 rôles par
176ctrines qu’on ne met pas en pratique. Les cantons protestants, pour leur part, se repentent de leur orgueil. Et Nicolas, une derniè
177rmés ont souligné. Ne conviendrait-il pas que les protestants, de nos jours, s’avisent de renouer leur tradition de Nicolas, et pré
178e ranger ainsi dans la vraie tradition du théâtre protestant, telle que l’illustre, par exemple, l’Abraham sacrifiant de Théodore
179colas de Flue, me dira-t-on, n’est pas un « sujet protestant » ? Eh quoi ! Abraham non plus n’était pas calviniste. Ce qui caracté
180était pas calviniste. Ce qui caractérise un drame protestant, c’est bien moins le sujet que le style, l’inspiration biblique, au p
50 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
181e des formes du culte, au problème de la liturgie protestante. C’est un laïc qui parle ici, je le répète. Ce n’est pas un docteur d
51 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
182u sérieux. Et ce n’est pas ma faute, ni celle des protestants, si l’axe Berlin-Rome passe justement par Rome, qui n’est pourtant pa
52 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
183un petit garçon qui s’amuse — doublé d’un pasteur protestant qui l’ennuie. » Type de boutade dont certains, contre lui, ne se priv
184fait de se muer à son tour en dogme, et la morale protestante succombe à ce danger plus qu’aucune autre dans les périodes de dépres
185sentiment qu’à son égard conçoivent beaucoup de « protestants de naissance » détachés de la vie de leur église, et subissant seulem
186de la conversion trop « facile ». « Je ne suis ni protestant ni catholique, je suis chrétien tout simplement. » Position caractéri
187ile, mais au contraire s’y ordonner. « Orthodoxie protestante — écrit Gide —, ces mots n’ont pour moi aucun sens. Je ne reconnais p
188 l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est aussi choquant que le serait pour un Anglais ou un Sc
189urantes, en France surtout, et même chez certains protestants. Tout ce que je me sens le droit de dire ici, c’est que la Réforme a
53 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
190mporte quel despote, pourvu qu’il fût Allemand et protestant ». Or le despote est venu, cher M. de Reynold : il était Autrichien e
191Un billet, s’il vous plaît, au Suisse inquiet, au protestant scandalisé que je suis, pour expliquer cette affligeante contradictio
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
192mme devant Dieu égale zéro. Pour les modernes, un protestant égale une personnalité. Que peut bien signifier cette contradiction a
193ef du côté orthodoxe, un certain nombre de jeunes protestants, beaucoup d’agnostiques aussi, se sont efforcés de montrer l’importan
194réformée. Car il se trouve que nous passons, nous protestants, tantôt pour les fermes soutiens de la personnalité, tantôt pour de d
195 point que je dirais volontiers que la définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôl
196papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le purent, proposèrent au contraire des plans d’allure et d
197illeures forces créatrices. Mais dès que le parti protestant relève la tête, en tous pays, nous le voyons adopter une politique to
198vec ses libres Dominions, — partout l’on voit les protestants revendiquer et appliquer un système politique souple et vivant, respe
199 que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le mê
200t que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut
201arates que possible : d’abord les cinq monarchies protestantes du Nord : Scandinavie, Pays-Bas, Angleterre ; puis l’unique monarchie
202ibrement solidaires, telles qu’en forme l’éthique protestante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le cu
203ement été formé par une éducation et une ambiance protestante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieus
204tante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme
205leine virulence du terme, redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adve
206redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adversaire le plus efficace d
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
207ou d’écrire. Et j’ajouterai : je connais bien des protestants que notre moralisme simpliste, notre méfiance à l’égard de toute rigu
208 Qui, en effet, mieux qu’un chrétien, mieux qu’un protestant calviniste, pourrait savoir de quoi l’on parle lorsqu’on parle de voc
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
209 égale avec les grands ; les catholiques avec les protestants ; les Romands, Tessinois ou Ladins avec les Suisses-alémaniques. Nier
57 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
210iste est largement populaire, tandis que l’Église protestante épiscopale (de rite anglican) est surtout citadine et « fashionable »
211irée chez un professeur du Séminaire de théologie protestante de New York : j’y trouve d’autres professeurs et des étudiants, bien
58 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
212tive. Ici, la perspective qui s’offre aux Églises protestantes, c’est de préparer le terrain pour la reconstruction fédéraliste du m
213 totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’esprit qui auront obtenu la victoire. Elles ne saur
214 Il groupe aujourd’hui les diverses dénominations protestantes, les anglicans, les orthodoxes grecs et russes, et les vieilles Églis
215livre de l’espèce d’étroitesse, de « nationalisme protestant », auquel nous sommes tentés de céder parfois, sous l’effet de la pol
216je dise en une phrase ce qui m’attache à l’Église protestante, plutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église protestante est j
217lutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église protestante est justement celle qui ne se donne pas pour la seule forme d’Église
59 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
218 à laisser naître des coutumes nouvelles (en ceci protestant, mais sans la foi). Or les coutumes religieuses quelles qu’elles soie
60 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
219aard — dit Rudolph Kassner — fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux fondateurs du christianisme… Tous les
220était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L’œuvre la plus profonde et la plus
61 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
221uisqu’il croit au mérite des œuvres ; et tous les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps — que dire
62 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
222un petit garçon qui s’amuse — doublé d’un pasteur protestant qui l’ennuie ». Type de boutade dont certains, contre lui, ne se priv
223fait de se muer à son tour en dogme, et la morale protestante succombe à ce danger plus qu’aucune autre, dans les périodes de dépre
224essentiment qu’à son égard conçoivent beaucoup de protestants de naissance, devenus indifférents, et subissant seulement la coutume
225fondément chrétien. » Ou encore : « Je ne suis ni protestant, ni catholique ; je suis chrétien, tout simplement. » Position caract
226ile, mais au contraire s’y ordonner. « Orthodoxie protestante — écrit Gide — ces mots n’ont pour moi aucun sens. Je ne reconnais po
227 l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est aussi choquant que le serait pour un Anglais ou pour
228urantes, en France surtout, et même chez certains protestants détachés de la vie de leur église. Tout ce que je me sens le droit de
63 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
229robes et des processions, jusque dans les églises protestantes de la campagne ; les garçons d’ascenseur galonnés comme des généraux
64 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
230’irai comme chaque année à la messe de minuit des protestants, dans la plus grande église gothique du monde, la cathédrale de Saint
65 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
231 porte aujourd’hui : « Nous sommes catholiques et protestants. » Les rives, les îles s’ornent de monuments souvent couverts de noms
66 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
232 Ceci est particulièrement frappant dans les pays protestants où le souci de rattacher tout travail de culture à une théologie stri
233Mais la plupart des confessions (spécialement les protestantes) n’ont pas les moyens de mettre en contact organique les créateurs de
67 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
234’irai comme chaque année à la messe de minuit des protestants, dans la plus grande église gothique du monde, la Cathédrale de Saint
68 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
235es, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorité protestantes, ce qui doit rassurer. Ils ont donné nos meilleurs immigrants, ceux q
69 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
236critiques que Karl Barth adressait à l’orthodoxie protestante du xviiie siècle : une certaine manière de proclamer le dogme de l’i
70 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
237 théosophes, spiritualistes, catholiques romains, protestants épiscopaux, presbytériens, pentecôtistes, méthodistes, luthériens, Ju
238 de corps qui représentent la grande majorité des protestants. Et ces réunions préalables ouvrent des voies jadis insoupçonnées : p
239h quoi ! c’est catholique ! s’écrie scandalisé le protestant français qui assiste à l’un de ces cultes. Mais un de mes amis, argen
240e à St-Patrick, se plaignait de l’absence toute « protestante » du désordre gentil, de la distraction ou des marques de ferveur thé
71 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
241bres inscrits d’une paroisse, dont 40 millions de protestants. En vérité, je n’ai décrit qu’une atmosphère, et les croyances du « c
72 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
242endantal des Réformateurs faisait place, chez les protestants, à un moralisme centré sur l’homme. Tout tranquillement, et pour sauv
243grâce au mouvement initié par Karl Barth chez les protestants ; réapparition d’une puissante et purifiée Église orthodoxe à l’Est.
73 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
244todidactes et simplificateurs. Les petits peuples protestants de l’Europe ont réalisé ce miracle de l’équilibre entre l’un et le di
245lité, radicaux et conservateurs ou catholiques et protestants en viennent à louer les mêmes traits. Je m’amuse à juxtaposer Numa Dr
74 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
246 porte aujourd’hui : « Nous sommes catholiques et protestants. » Les rives, les îles s’ornent de monuments souvent couverts de noms
247’irai comme chaque année à la messe de minuit des protestants, dans la plus grande église gothique du monde, la cathédrale de Saint
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les Quatre Libertés
248. On brûle encore, à l’occasion, quelques églises protestantes au Mexique, mais, dans l’ensemble, la situation n’est pas mauvaise. J
76 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
249 la ressemblance. Ce jeune disciple du théologien protestant Karl Barth, venu conquérir Paris voici une quinzaine d’années et que
77 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
250robes et des processions, jusque dans les églises protestantes de la campagne ; les garçons d’ascenseur galonnés comme des généraux
78 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
251 Théosophes, Spiritualistes, Catholiques romains, Protestants épiscopaux, Presbytériens, Pentecôtistes, Méthodistes, Luthériens, Ju
252 de corps qui représentent la grande majorité des Protestants. Et ces réunions préalables ouvrent des voies jadis insoupçonnées : P
253h quoi ! c’est catholique ! s’écrie scandalisé le protestant français qui assiste à l’un de ces cultes. Mais un de mes amis, argen
254 Saint-Patrick, se plaignait de l’absence toute « protestante » du désordre gentil, de la distraction ou des marques de ferveur thé
255irée chez un professeur du Séminaire de théologie protestante de New York : j’y trouve d’autres professeurs et des étudiants, bien
256bres inscrits d’une paroisse, dont 40 millions de protestants. En vérité, je n’ai décrit qu’une atmosphère, et les croyances du « c
79 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
257 en verre et en ciment : je me souviens du temple protestant de Drancy, et de vingt églises en style aérodynamique construites par
258es, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorité protestantes, ce qui doit rassurer. Ils ont donné nos meilleurs immigrants, ceux q
80 1948, Réforme, articles (1946–1980). Roger Breuil qui vient de mourir était un grand romancier protestant (13 mars 1948)
259euil qui vient de mourir était un grand romancier protestant (13 mars 1948)f Il était venu passer une soirée chez moi, il y a q
260use, comme exaucée… Il était le meilleur écrivain protestant de nos contemporains (bien que son œuvre soit indemne de toute référe
81 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
261norent en Europe les pays dominés par l’influence protestante. Si nous nous demandons, en effet, quels sont les pays de l’Europe qu
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
262 la guerre civile de 1847 opposant catholiques et protestants, les vainqueurs n’ont eu rien de plus pressé que de rendre aux vaincu
83 1948, Suite neuchâteloise. IV
263 ses troupeaux, et vibrant défenseur de l’honneur protestant, il était au plein sens du mot l’homme engagé, celui qui ne revendiqu
264’arrive de louer dans mes ouvrages le civisme des protestants, c’est à l’exemple de mon père que j’ai pensé ; et ce mot d’engagemen
84 1948, Suite neuchâteloise. V
265l’écorce d’un arbre, au fond du parc, et devenait protestante en secret. J’ai lu ces pages de confidences pudiques, pleines d’idéal
85 1949, Le Semeur, articles (1933–1949). « Les protestants et l’esthétisme » (février-mars 1949)
266 « Les protestants et l’esthétisme » (février-mars 1949)i …1° Le catholicisme inspire
267yn Waugh, Siegrid Undset, que peuvent opposer les protestants ? Gide, Chardonne, Paulhan, Thomas Mann, Aldous Huxley, Hamsun, Ramuz
268ner, Hemingway, Malaparte, sont sortis de milieux protestants, dira-t-on ? Le fait est qu’ils en sont bien sortis, tandis que les a
269iens déclarés dans leur œuvre, mais l’épithète de protestant leur convient aussi peu que celle de romain, surtout au premier. Que
270probable que le nombre des écrivains catholiques, protestants, juifs et athées correspond à peu près au nombre des catholiques, pro
271 correspond à peu près au nombre des catholiques, protestants, etc., dans le monde, depuis quatre siècles, il reste qu’aujourd’hui
272tels, militent comme tels, tandis que nos auteurs protestants ne le sont plus guère que de naissance et non par choix. Quelles sont
273ue. Il était de mise, au siècle dernier, chez les protestants, de déclarer — comme Gide le fait encore — qu’orthodoxie et protestan
274es, soit inventées : une rhétorique. La théologie protestante du xixe siècle invoquait la culture ou lui courait après. Elle en ti
275ions du xxe siècle n’ont pas produit d’écrivains protestants au sens où Claudel est un écrivain catholique, Eliot un écrivain angl
276 théologique, initié par Karl Barth, un renouveau protestant dans la littérature. 4° Dernière remarque : la seule influence import
277ule influence importante qu’ait exercée la pensée protestante sur la littérature moderne, c’est celle de Kierkegaard. (Ibsen, Unamu
278ensée de Kierkegaard, qui représente l’extrémisme protestant dans sa pureté, dépasse notoirement l’antinomie du moralisme et de l’
86 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
279t déclarer que l’Europe sera toute catholique, ou protestante, ou française, ou allemande, ou de gauche, ou de droite — ou ne sera
87 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
280rendre part aux guerres entre rois catholiques et protestants — puisqu’ils sont eux-mêmes divisés entre les deux confessions. Mais
281t d’éclater n’opposeront plus les catholiques aux protestants, comme pendant la guerre de Trente Ans ; ni la France à l’Allemagne,
88 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
282t déclarer que l’Europe sera toute catholique, ou protestante, ou française, ou allemande, ou de gauche, ou de droite — ou ne sera
89 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
283t déclarer que l’Europe sera toute catholique, ou protestante, ou française, ou allemande, ou de gauche, ou de droite — ou ne sera
90 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
284 Un complot de protestants (novembre 1951)at Tout compte fait, nous nous connaissions peu, ce
285e en riant : « On va dire que c’est un complot de protestants ! » Le mot ne manque pas de pertinence. Tous les matins, vers onze he
286odoxie. Il nie vivement que le terme d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant. (Com
287d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant. (Comme on le croit généralement en Franc
288te, disons à son seul sens éthique. Penchant bien protestant, ou simplement rançon d’une sobriété stricte. Ses connaissances bibli
91 1952, Journal de Genève, articles (1926–1982). Au pays du Patriarche (29-30 novembre 1952)
289lles d’artisans, d’horlogers, de céramistes, tous protestants, mais qui vécurent en paix avec ceux qu’ils enrichissaient. En même t
92 1953, Réforme, articles (1946–1980). « Les écrivains protestants » (11 avril 1953)
290 « Les écrivains protestants » (11 avril 1953)j Fils de pasteur comme les trois sœurs Brontë, N
291, mais le seul Roger Breuil en France, je me sens protestant non seulement par le hasard d’une origine, mais encore par ma formati
292ite une « carrière littéraire » en France pour un protestant qui se veut tel et qui, au surplus, n’est pas Français (Rousseau et B
293mondiale, depuis un siècle, ne doit pas moins aux protestants qu’aux catholiques, aux orthodoxes, aux incroyants de toutes nuances.
294yants de toutes nuances. À l’isolement relatif du protestant en France, il y a mieux que des compensations sur le plan de la pensé
93 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
295t, une armée catholique s’approcha de Zurich. Les protestants désiraient traiter. Zwingli était pour la guerre. À demi trahi par se
296e bannissement des jésuites. L’armée des cantons protestants, sous les ordres du général Dufour, triompha au cours d’une brève cam
297montra fort généreuse vis-à-vis des vaincus : les protestants les aidèrent à payer leur dette de guerre, par souscription publique.
298longues vues que par la crainte, chez la majorité protestante, de voir s’augmenter le nombre des catholiques. Il n’en reste pas moi
94 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
299néralement deux conseillers catholiques pour cinq protestants ; un ou deux Romands et un Tessinois pour quatre ou cinq Alémaniques.
300 adhérents se recrutent surtout en Suisse romande protestante et dans les anciennes familles patriciennes. Ces deux partis résisten
301campagnes par les villes, des catholiques par les protestants, des Romands et des Italiens par les Alémaniques, des artisans et pay
95 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
302rfèvrerie apparaît à Genève. Au xvie siècle, les protestants chassés du Tessin introduisent à Zurich l’industrie de la soie. Au xv
96 1953, La Confédération helvétique. La famille et l’éducation
303tre familles rurales et citadines, catholiques et protestantes, aisées et pauvres, etc. Le nombre des enfants ou la proportion des d
304ne est de 2,56 pour Appenzell Rhodes-Extérieures (protestant), et de 4,10 pour Appenzell Rhodes-Intérieures (catholique). Dans l’e
305 2 3 4 5 6 7 Et plus Ville de Zurich 225 000 protestants 80 000 catholiques 20 000 divers 343 263 213 98 43 19 10 11 1,4
306213 98 43 19 10 11 1,4 Appenzell Rh.-Int. 500 protestants 12 500 catholiques 25 divers 143 125 124 123 107 82 71 225 4,1 V
307123 107 82 71 225 4,1 Ville de Genève 70 000 protestants 50 000 catholiques 6000 divers 406 277 191 71 29 12 6 8 1,15 Il n
308s chances d’avoir le plus d’enfants, les familles protestantes, latines, citadines et moyennement aisées, d’en avoir le moins. Ce qu
309ation mutuelle, qui semble assez typique des pays protestants, ou dominés par l’influence protestante. Aux petites dimensions des c
310 des pays protestants, ou dominés par l’influence protestante. Aux petites dimensions des communautés suisses, il convient d’ajoute
311euchâtel sont françaises et marquées par l’esprit protestant ; celle de Fribourg, catholique et bilingue ; celles de Bâle, Zurich
97 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
312a jamais en Suisse. C’est Zwingli qui conduit les protestants lors des premières guerres civiles religieuses. Et ce sont les deux v
313ttus en 1531 puis de nouveau en 1656, les cantons protestants finiront par établir leur prépondérance au terme de la « seconde guer
314de 2/5 de catholiques pour un peu moins de 3/5 de protestants dans l’ensemble du pays n’a guère varié depuis la Réforme. Mais d’imp
315l qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étan
316protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne, où l’on ne trouve qu’u
317augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrem
318ns les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’exp
319xercent les plus grandes villes, autrefois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de pos
320 l’Angleterre et la Hollande, qui soutenaient les protestants. Il faut reconnaître aussi que le fanatisme a fait place à un large d
321uelque importance des églises des deux cultes, le protestant moyen continue à penser que le catholicisme consiste à mettre des cie
322titions ; tandis que le catholique moyen tient le protestant pour un demi-incrédule, prisonnier d’une morale austère. Le plus curi
323e austère. Le plus curieux, c’est que beaucoup de protestants (et quelques rares catholiques) partagent les préjugés du voisin sur
324 « nouveauté » frappante. ⁂ Existe-t-il un esprit protestant et un esprit catholique de nuance proprement helvétique ? La question
325 appauvrissement des formes culturelles, chez les protestants suisses, ne saurait être attribué à la seule influence de Zwingli. Il
326le manque de sobriété. L’organisation des églises protestantes est calquée sur la structure fédéraliste du pays. Elle est presbytéri
327rs qu’il n’y ait pas en Suisse de parti politique protestant. Il existe au contraire un parti catholique, nombreux et discipliné,
328e synonyme de séparatiste.) Alors que les églises protestantes, de par leur structure même, sont non seulement décentralisées, mais
329tralisateurs se recrutent surtout dans les villes protestantes — l’Église catholique est « fédéraliste » pour des raisons historique
330848 et contrôlé jusqu’à nos jours par la majorité protestante. Il convient d’ajouter toutefois que l’attitude des théoriciens du pa
331essentiels la pensée éthico-politique des auteurs protestants les plus influents du xixe et du xxe siècle, Alexandre Vinet, Hilty
332disparu de leur vie publique. Mais dans la partie protestante de la population subsistent une certaine répugnance à l’endroit des i
98 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
333 allègrement à travers les régions catholiques et protestantes… Et cependant que je me représentais tout cela comme un grand crible
334e, Neuchâtel et Fribourg, les trois premiers sont protestants, le quatrième catholique. Cet émiettement d’un groupe déjà si restrei
335in Constant, d’un Amiel46 ; moralement, il est un protestant, avec tout ce que cela comporte d’étrangeté par rapport à la France a
99 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
336ère de sa révolution fut le converti Sun-Yat-Sen, protestant fanatique à ses débuts… Tout porte à rattacher le phénomène de la rév
100 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
337lles d’artisans, d’horlogers, de céramistes, tous protestants, mais qui vécurent en paix avec ceux qu’ils enrichissaient. En même t
338Mandarin dit au jésuite et aux deux missionnaires protestants qui se sont disputés devant lui : « Si vous voulez qu’on tolère ici v