1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1 connaît l’épaule dans le talonnage du ballon. Le regard connaît le regard dans la course d’équipe. Le cœur connaît la présenc
2dans le talonnage du ballon. Le regard connaît le regard dans la course d’équipe. Le cœur connaît la présence muette et sûre.
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
3r de nouvelles conquêtes. Terriblement lucide, ce regard en arrière. Montherlant est dur pour ses erreurs plus encore que pour
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4ns la « Cite secrète » de la vie privée, quelques regards sur la foule suffisent pour en préciser les conséquences. C’est ainsi
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5ofonde ; je devins si faible et démuni, livré aux regards d’une foule absurde, bienveillante, repue, — tous paraissaient déteni
5 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
6ée propose un mystère qu’on oublie pour celui des regards étrangers. Et voici la place régulière, les galeries, les cafés, les
7 nuit vibrante, intérêts, politesses, politiques, regards, musiques — cette vie rapide dans un décor qui est le rêve éternisé d
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8rôle efficace. Mais les bénéfices sont maigres en regard des dangers que la sincérité du noli me tangere fait courir, tant dan
9qu’il souffrirait de garder lui-même à son propre regard. Ainsi la valeur morale d’un homme équivalait-elle à l’illusion qu’il
10ont point là jeux d’idées et jongleries verbales. Regards au-dessus de l’amour ! Voir l’heure à la pendule pendant l’étreinte d
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
11ut de son expérience déjà riche de romancier. Son regard se promène sur le même monde où se plaisent nos jeunes poètes cosmopo
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
12e présenter. Il m’en avait donné la promesse. Vos regards rencontrèrent les miens plus d’une fois pendant une danse qu’il fit a
13us attiraient. Mais, maintenant, je pense que ces regards croisés n’avaient aucune signification et que mon anxiété seule leur
14 contracter mon visage. Je promenais sur tous des regards angoissés, avides, implorants. Oh ! toutes les femmes que j’ai fait s
15emmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit, tellement épuisé que je mêlais à mes pensées des
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
16ore à nous frotter les yeux… Peut-être, quand nos regards plus assurés sauront enfin gagner de vitesse les prodiges que déclenc
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
17s montre des Dieux, mais c’est pour détourner nos regards de cela qu’il faut bien nommer le Vide. Tant de séductions nous ont e
11 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
18qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su en retrouver la sensation jusque dan
19tte femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su en retrouver la sensation jusque dans les choses — et c
20e, mais dans le lointain, Aurélia lui répond d’un regard pareil. Des visages naissent comme des étoiles dans un halo, comme le
12 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
21oi-même » (décembre 1928m « Remonte aux vrais regards ! Tire-toi de tes ombres… » Paul Valéry. Stéphane est maniaque, comm
22tigué, il veut voir encore cette fatigue dans son regard : appuyé sur lui-même il se perd en méditations éléates. Le sommeil l
23 révélation. Peut-on s’hypnotiser avec son propre regard ? Il n’y a plus que cette incantation à soi-même qui pourrait lui ren
24 définir, par défiance envers les dieux. À chaque regard dans notre miroir, nous perdons une Eurydice. Les miroirs sont peut-ê
25rrite toujours vaguement. Mais il fuit son propre regard, il se cherche dans d’autres yeux, c’est pourquoi il fait peur à cert
26e plus en plus frappante, il croit saisir dans un regard de cette femme l’écho de ce qui serait lui. Déjà il se perd dans ces
27« la mort » se conjuraient pour abaisser tous les regards. Stéphane rendu à la santé écrivait : « Ton visage me cache tous les
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
28rès, mais ne l’ait point trompé : « Avec son beau regard de rêve, — lit-on dans l’Ennemi des Lois — son expression amoureuse d
14 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
29re : « Tout semblait vivre au fond d’un insistant regard. » Le poète des Gravitations est ici descendu plus profond en soi-mêm
15 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
30 s’entrouvre un feu rose éclôt voici ton heure au regard le plus pur je suis à toi dans le triomphe du silence sereine tu es t
16 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
31u mépris et à l’adoration : où que se portent nos regards, ils rencontrent des talents distingués. À cet ordre d’ambition convi
32 3. Si nous jetons sur les lettres parisiennes un regard distrait mais circulaire, comme dirait Aragon, — et je suppose que Be
17 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
33ntôme ne manifeste rien d’autre que la qualité du regard qui le perçoit. Dis-moi qui te hante… Ainsi, la vulgarité évidente de
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
34faut-il venir du Japon pour accueillir du premier regard, dans un matin plein de mouettes — « Un beau bruit d’ailes me fait un
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
35urient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards aux rues croisées qui font des signes pour demain, présentations de m
36expliquer pourquoi l’on est parti. Cependant, mes regards errant sur une bibliothèque, je crois y trouver mon salut : « Peter S
37e que ce lieu — inquiétant à la façon de certains regards lucides qu’il arrive qu’on porte sur la vie, tout d’un coup, à trois
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
38 débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produira
21 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
39On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien élevée, elle se ressaisit, pense à Genève, repre
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
40t dans le secret de certains renoncements, que le regard spirituel saurait encore en déceler l’équivalent. Peut-être le goût d
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
41on même est souvent trompeuse. Mais la qualité du regard qu’un être pose sur ses semblables, tel est le signe et la mesure cer
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
42r enveloppe, les âmes se sont ouvertes à tous les regards, les cœurs se sont révélés et leur souffrance s’est écrite dans les p
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
43ncement « sont en ressemblance et voisinage ». Ce regard rajeuni, ces gestes rudimentaires, cette odeur de bois fraîchement co
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
44ovoquer dans notre esprit l’étonnement du premier regard, c’est la similitude de forme, c’est-dire la similitude essentielle,
45pleine possession de ses forces et l’assurance du regard. L’âme, purifiée de sa « vieille dépouille » par l’effort aveuglant d
46bouche et ce front, disent d’un sobre et méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : «
27 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
47 souvent j’ai cru distinguer la contagion dans le regard de mes voisins. Ainsi d’autres fois j’ai vibré au passage des rapides
48n regret. Mais c’est aussi un retour amoureux, un regard qui s’appuie sur soi-même : et voici naître la conscience, c’est-à-di
28 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
49qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su retrouver la sensation de ce regard
50tte femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su retrouver la sensation de ce regard jusque dans des obj
51regard, mais j’ai su retrouver la sensation de ce regard jusque dans des objets — et c’est cela seul qui donne un sens au mond
52 ; mais dans le lointain, Aurélia lui répond d’un regard pareil. Des visages naissent comme des étoiles dans un halo, comme le
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
53ment élégante, j’ai vu des yeux lever vers moi un regard d’ardente confiance qui était tout ce qu’on ne pouvait dire, — qui ét
54 bien-aimé… Oh ! qu’il y ait eu cette joie par un regard de jeune fille ! Tout peut encore être sauvé… Un accord brusque de ru
55s s’enfuient vers les jardins.) Qu’il y ait eu ce regard, et que personne ne l’ait vu ! Ils ne savent plus que l’amour seul eû
56 ces lambris d’or, tu vois bien que tout cède aux regards de l’ivresse. Un coude nu s’appuie à mon épaule, je brise des pailles
57 de femme au bord du sommeil saisie me ramène aux regards. Que sont tous ces gestes rythmés ? Anday chante. Ils me voient dans
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
58urient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards aux rues croisées qui font des signes pour demain, présentations de m
59expliquer pourquoi l’on est parti. Cependant, mes regards errant sur une bibliothèque, je crois y trouver mon salut : « Peter S
60e que ce lieu — inquiétant à la façon de certains regards lucides qu’il arrive qu’on porte sur la vie, tout d’un coup, à trois
61 débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui se produira
31 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
62es, « peu de liaison ». C’est à l’intimité de mon regard avec les choses que je mesure ma jeunesse : dans ces campagnes solita
63 Après la partie, où l’on s’est renvoyé autant de regards que de balles : — « Je vous ai bien vu, un jour à la fenêtre de mon a
64ui n’est plus bonne qu’à dormir… Alors j’ai eu ce regard étrangement oblique, glissé comme entre ce que je vois et ce que je p
65ière délirait doucement, au sein du silence et du regard. Et nous sommes demeurés des heures au-delà de ce que l’on ignore d’u
66niment comblée. Oui, je sus que l’échange de deux regards est infini, est indéfiniment grandiose et musical. Ainsi coula cette
67 un doigt contre mes lèvres. Alors j’abaissai mes regards sur ses vêtements misérables et je l’accueillis dans mes bras. Elle r
68ttes et bouts de cigares. Des ouvrières aussi, au regard irrité. Deux d’entre elles ont fait mine de s’asseoir, en face et à c
69ses plus loin en maugréant. La misère de tous ces regards me paralyse. Comment répondre à leur hostilité, comment accueillir av
70ir bouge et s’émeuve… Où se perdre ? Où porter un regard amoureux du mystère, dans la puissante circonspection de l’attente ?
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Le balcon sur l’eau
71 Nos têtes immobiles sont près de se toucher, nos regards s’en vont à la rencontre de ce qui est voilé. Retiens ton souffle, re
33 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
72On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien élevée, elle se ressaisit, pense à Genève, repre
34 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
73raient reprendre le titre fameux de Paul Valéry : Regards sur le monde actuel. Les grandes controverses modernes sont nées en F
35 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
74prise ferme sur le concret, mais en même temps un regard qui dépasse les contingences humaines, et qui interroge virilement. P
36 1933, Présence, articles (1932–1946). Paysage de tête : poème (1933)
75 fièvre pour agrandir et soudain noyer de suie le regard ni d’une lueur muette qui s’approche et nous aime. Car voici l’heure
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
76ituante de notre vie, celle qui unit dans un même regard les apparences actuelles et l’ordonnance finale qui les informe et qu
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
77ffit pas d’applaudir à ses thèses pour apaiser ce regard qui nous perce, et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer
78 qui voudrait se tenir, dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens. (Est-ce facile ? ou bien même
39 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
79terons-nous. À chacun sa réalité : elle dépend du regard qu’on porte sur les choses. Le regard « réaliste » de Hildur Dixelius
80e dépend du regard qu’on porte sur les choses. Le regard « réaliste » de Hildur Dixelius a su voir dans la « vie courante » de
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
81 plus grave. À chacun sa réalité : elle dépend du regard qu’on porte sur le monde. Le regard « objectif » de nos naturalistes
82lle dépend du regard qu’on porte sur le monde. Le regard « objectif » de nos naturalistes appauvrit tout, faute de vouloir ima
83 simplement l’impuissance de leur propre cœur. Le regard « réaliste » de Hildur Dixetius a su voir dans la vie quotidienne des
41 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
84que cet échec, si grand qu’il soit n’est rien, en regard du péché dont la foi nous délivre. ⁂ Tout enfin se ramène à ceci : qu
42 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
85out seuls et dans tous les sens — mais celle d’un regard précis, d’une visée ferme ; 2° La doctrine d’un groupe révolutionnair
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
86aux mêmes points, plus avant. Fermeté de la main, regard sévère qui ne consent à la tendresse qu’après avoir épuisé ses rigueu
44 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
87 buts magnifiques”. Un but final plane devant les regards de l’homme. Le christianisme, qui maudit l’humanité et en sort quelqu
45 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
88éhémence. Les jeunes barthiens se consultaient du regard. Était-ce de ma part une palinodie ? J’étais bien loin de considérer
46 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
89 derrière, et rit. C’est un long enfant maigre au regard narquois et inquiet, et qui s’est mis une barbe rousse pour avoir l’a
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
90ens de la troisième République, cède aux premiers regards que nous pouvons porter sur les grands faits moraux et matériels du t
48 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
91e vue, quand notre vocation chrétienne braque nos regards sur le miracle d’une justice et d’une vérité déjà descendue sur la te
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
92 une vision. Et dans le visage qui conditionne le regard, et se modèle selon les prises du regard. (En allemand, le seul mot G
93ionne le regard, et se modèle selon les prises du regard. (En allemand, le seul mot Gesicht signifie à la fois visage, vision,
94 : et on les voit venir ainsi à la rencontre d’un regard qui les invente et les dénombre et les connaît dans leur sens primiti
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
95n n’est plus redoutable pour notre société que le regard tranquille, apparemment modeste, d’un homme que son métier contraint
51 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
96que et plus fécond pour la théologie de mettre en regard du catholicisme romain le protestantisme tout entier, luthérien, calv
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
97n que pose Fondane : « Ils suivent Kierkegaard du regard — mais où en sont-ils de leur propre démarche ? » Oui, cette question
53 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
98 sont bien davantage pour nous une description du regard de Rembrandt, et par là-même de son visage, qu’une reproduction de se
54 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
99ffit pas d’applaudir à ses thèses pour apaiser ce regard qui nous perce… Reprenons par exemple son objection au doute cartésie
55 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
100en général — quand je ne fais que les jauger d’un regard — et sympathie violente, « élan vers », dès que mon regard s’attache
101et sympathie violente, « élan vers », dès que mon regard s’attache un peu longuement à un visage, au corps et aux vêtements, a
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
102arbres moirés et allègres. Tout est vu du premier regard, doucement compris, approuvé. Une familiarité, une confiance, une pro
57 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
103 froid à travers une brume lointaine agrandit les regards sans nourrir la vision. Pas de mouches dans la lumière au ras des lan
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
104ètres au plus, mais c’est assez pour embrasser du regard une bonne partie de l’île, notre village, les marais et deux ou trois
105 quelle sublimité stérile. Plutôt que de poser un regard vague et passionné sur l’infini néant des eaux, je considère à mes pi
106e de ne pas voir ceux qui m’entourent. Je pose un regard trop précis, qui me donne une image du monde peu supportable, peu « v
107 froid à travers une brume lointaine agrandit les regards sans nourrir la vision. Pas de mouches dans la lumière au ras des lan
108rit pur a cessé de nous séduire : nous posons nos regards à hauteur d’homme. Et nous voyons un monde neuf où la pensée avait pe
109anisé et autonome. L’admirable objectivité de son regard n’est en fin de compte qu’une discipline éducative dont il entend tir
110ases splendides : « J’ai considéré tout cela d’un regard tranquille et subtil, et je me suis réjoui de cette grande existence.
111enant est enrichi et agrandi de cette image. » Le regard qu’il porte sur le monde est l’un des plus précis qui furent jamais p
112. Donc à la faveur d’une fiction, et non pas d’un regard exact. Si jamais je publiais ce cahier, ce ne serait pas pour l’ébahi
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
113arbres moirés et allègres. Tout est vu du premier regard, doucement compris, approuvé. Une familiarité, une confiance, une pro
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
114ui montent du trottoir bleu huileux, ces premiers regards qui se dérobent… Un ouvrier au pantalon trop court traverse sans assu
61 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
115cation. Apprentissage du civisme nouveau, avec un regard méfiant vers le voisin qui est membre du Parti. Morale de Sparte embo
116bourgeois et des ouvriers : plus dur, sportif, le regard froid et « objectif », teint pâle, lunettes, une lourdeur dans le bas
117 ville, dans la circulation de la foule, dans les regards croisés, les propos égarés ? On est en train de coller sur les pilie
62 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
118urire des lèvres qui semble excuser le sérieux du regard. Il rit malicieusement quand je lui parle du petit scandale que risqu
63 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
119ïciser. Point d’anticléricalisme, car « devant le regard positif, toute religion finit par être vraie », et même « l’obligatio
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
120t leur sort inévitable : Vers l’Occident erre le regard ; vers l’Orient file le navire. Frais, le vent souffle vers la terre
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
121des Martyrs, le fantôme lumineux qui apparaît aux regards du général romain perdu dans sa rêverie nocturne : « Sais-tu que je s
122uffrant de l’amour vrai ? Un seul baiser, un seul regard, un seul salut. Jaufré Rudel, au terme d’un amour conçu pour une fem
123e m’occupe de Nou’m. Quand Nou’m me gratifie d’un regard, cela m’est égal que Sou’da ne soit pas complaisante.59 « Nou’m »
124 destinée justement à masquer le sens profond aux regards superficiels, non avertis. Mais quand bien même les trouvères seraien
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
125 », dit une autre. Et une troisième : « Boire les regards de l’amour et s’y engloutir enivrée… » Je me suis arrêté à l’exemple
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
126 un fou les cinq parties du monde pour apaiser un regard irrité de sa maîtresse. Au dénouement, il est encore à se demander si
127êtres et les choses, ces prétextes, percés par un regard désabusé, cesseront bientôt d’être les vrais obstacles. Et le mythe,
128a solution stendhalienne est d’abord inexacte, au regard des faits. Il existe un amour qui, loin de se tromper, est seul capab
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
129, et comme Wagner l’a vu, l’égale au monde. « Mon regard ravi s’aveugle… Seul je suis — Moi le monde… » La passion veut que le
130Quoi qu’il en soit, cette défense était faible en regard du péril déchaîné. Les forces antivitales longtemps contenues par le
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
131 9.« Coup de foudre » et conversion Le premier regard des amants, qui va changer toute leur vie, correspond à la première t
70 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
132, se sont tant agrandies qu’elles ont échappé aux regards : elles sont devenues chiffres abstraits, puissances lointaines, dont
133enne trop gigantesque pour être dominée d’un seul regard. Une seule intelligence ne peut plus en comprendre et en maîtriser le
71 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
134able. Mais à trop se regarder, on ne vit plus. Le regard, ici, crée ce qu’il cherche… » Or, en écrivant cela, Gide n’a-t-il po
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
135, se sont tant agrandies qu’elles ont échappé aux regards : elles sont devenues chiffres abstraits, puissances lointaines, dont
136enne trop gigantesque pour être dominée d’un seul regard. Une seule intelligence ne peut plus en comprendre et en maîtriser le
137es qui posaient devant lui. Ils nous décrivent le regard d’un génie, bien plus que la réalité en soi. De même pour l’histoire
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
138 valent les justifications qu’on nous propose, au regard des bouleversements historiques dont la guerre actuelle est le signe 
74 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
139s au gré d’une curiosité rêveuse. Mais soudain le regard est pris par un panneau rutilant sur la droite, puis mitraillé à bout
75 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
140agazine publiait l’autre semaine deux articles en regard : l’un contre Roosevelt, par son ancien secrétaire, l’autre contre Wi
76 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
141le allemand qui vivait désarmé et humilié sous le regard de ces milliers d’yeux » (Mein Kampf), il supprime le Juge, il suppri
77 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
142, se sont tant agrandies qu’elles ont échappé aux regards : elles sont devenues chiffres abstraits, puissances lointaines, dont
143enue trop gigantesque pour être dominée d’un seul regard. Une seule intelligence ne peut plus en comprendre et en maîtriser le
144irez présent, dans sa force immobile, derrière le regard de l’être sans amour. Et partout où l’amour est contrefait, vous le r
145 l’on rejette un être, dans le temps d’un premier regard. Voici l’accueil, et l’on entre en passion comme on entrerait en reli
146visagés un certain temps : je ne trouvais pas son regard, il me semblait que ce regard fuyait très loin dans ses yeux et me re
147ne trouvais pas son regard, il me semblait que ce regard fuyait très loin dans ses yeux et me rejoignait par derrière, je ne p
148ement. D’une certaine manière, c’était mon propre regard qui traversait ses yeux et revenait sur ma nuque. À l’instant où je l
149 et tard confondus, ou plutôt embrassés d’un seul regard.) Que faudra-t-il encore pour que nous comprenions l’étendue de la ca
78 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
150porter sur Satan et sur ses sinistres desseins un regard qui toujours les déconcerte, et les fait parfois s’évanouir avec un d
151 et de la paix profonde du pardon, et baignons un regard aux étendues de pureté ardente et dure du bleu du ciel au cœur du jou
79 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
152provoquer dans mon esprit l’étonnement du premier regard, c’est la similitude de forme, c’est à dire la similitude essentielle
153pleine possession de ses forces et l’assurance du regard. L’âme, purifiée de sa « vieille dépouille » par l’effort aveuglant d
154ouche et ce front, disent d’un sombre et méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : «
80 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
155, elle conduit Goethe à être plus qu’allemand. En regard du Goethe de la vingt-sixième année, du Goethe qui se détourne du rom
81 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
156re. On l’aime, on l’injurie, on se débat sous son regard, on argumente contre sa souffrance, on craint sa pitié corrosive. Fin
157é est une ironie sur le temps, une ironie sous le regard de laquelle le temps finira bien par succomber : à notre mort, au jug
158Il vit dans le désir et dans la nostalgie, et son regard n’est pas une vision du réel, mais une manière de loucher vers les « 
159ffit pas d’applaudir à ses thèses pour apaiser ce regard qui nous perce ; et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer
160s qui voudrait se tenir dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens ? (Est-ce facile ? ou bien même
82 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
161s romans : le Procès, le Château, et Amérique. Le regard qu’il y porte sur le monde est d’une précision proprement angoissante
162. Cette vision de l’homme arrêté pourrait être un regard en arrière vers l’humanité en révolte et qui a perdu le chemin. Quelq
163ger. Il exigeait une certitude préalable, que son regard étrangement précis ne rencontrait nulle part dans la vie quotidienne.
164se y faire un pas sans voir. Mais il se dérobe au regard qui veut le vérifier d’avance. Cette conscience au sein de l’angoisse
165s mais en même temps inéluctable. La précision du regard le plus sobre, et disons même le plus sceptique, multiplie dans la vi
83 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
166able. Mais à trop se regarder, on ne vit plus. Le regard, ici, crée ce qu’il cherche… » Or, en écrivant cela, Gide n’a-t-il po
84 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
167 ; et on les voit venir ainsi à la rencontre d’un regard qui les invente (invenire), les dénombre, et les connaît dans leur se
168ncement « sont en ressemblance et voisinage ». Ce regard rajeuni, ces gestes rudimentaires, cette odeur de bois fraîchement co
169he et le renflement de la paupière supérieure. Le regard de Ramuz est direct, mais volontairement limité, rabattu. Ce n’est pa
170r d’homme, et qui résistent à la pénétration d’un regard ferme et appuyé : œil de styliste volontaire, qui s’attache à l’archi
85 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
171e d’un âge. Ô Garbo de notre jeunesse, volupté du regard. Reine des neiges, Dame des rêves de l’adolescence, femme la plus cél
86 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
172e — six ou sept secondes. Tout ce qu’embrasse mon regard, tout est fait de main d’homme, sauf les mouettes. Qu’on ne me parle
87 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
173, qu’elle emmenait partout avec elle. Je pense au regard d’acier du jeune homme silencieux de tout à l’heure. Des chiens se gl
88 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Deux presses, deux méthodes : l’Américain expose, le Français explique (4 avril 1946)
174discours de son candidat, et une page entière, en regard, au discours de son adversaire ? Cependant que l’éditorial commente e
89 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
175s ce piège à méditations symboliques ! Combien de regards aussi, apparemment stupides, apprirent à déchiffrer les circonvolutio
176ar les jours de colère intraitable. Je dardais un regard de flèche vers ce nœud de vipères impassible. Des vengeances profonde
177r de ses dévotions. Devant le nœud, après un long regard, elle dit : — Ce n’est pas si ressemblant que cela ! (Elle croyait qu
90 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
178anhattan c’est la ville pure. Ici, tout ce que le regard touche et mesure dans les trois dimensions de l’espace, sauf un décou
179e — six ou sept secondes. Tout ce qu’embrasse mon regard, tout est fait de main d’homme, sauf les mouettes. Qu’on ne me parle
180s qu’elle emmenait partout avec elle. Je pense au regard d’acier du jeune homme silencieux de tout à l’heure. Des chiens se gl
181au gré d’une curiosité rêveuse. Mais, soudain, le regard est pris par un panneau rutilant sur la droite, puis mitraillé à bout
91 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
182t semé comme les autres années… M. Pin promène un regard précis et compétent sur le vallon et les cultures. Médite et redresse
183 et redresse sa casquette. Et tout d’un coup, son regard s’assombrit : — Ha ! mais je vais vous dire : si les Italiens débarqu
92 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
184e romantisme est littéraire, et ces hommes ont le regard net, accoutumé à taxer le réel avec une dure exactitude : face au dan
185essions, et que la photo durcit et fixe comme nul regard vivant n’a jamais rien perçu. ⁂ Mais je m’attarde à ces tableaux, et
186bsiste de lui nous montre, à la fin de sa vie, un regard doux et perspicace, un visage aigu de malade, peint avec la véracité
93 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
187ace, à son tour, n’est qu’un tout petit nuage, au regard du Règlement des comptes universels que sera notre jugement au dernie
188 de ces hospices. Je le feuilletai et mon premier regard tomba sur cette parole consolante : Ils ne continueront pas toujours,
189en parler. Il faut le faire. J’ai senti, sous son regard direct, le danger d’avoir une idée et de l’exprimer sans précautions,
94 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
190e… J’écris ceci à la frontière espagnole, sous le regard peu rassurant de jeunes soldats qui représentent « l’ordre nouveau »,
191st cette Espagne amère, ce mutisme du peuple, ces regards méditants, désabusés et sans avenir que j’ai déjà surpris en France…
95 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
192ants, pour construire ces routes prodigieuses, au regard desquelles les fameuses « réalisations » du Führer et de son Duce son
193anhattan c’est la ville pure. Ici, tout ce que le regard touche et mesure dans les trois dimensions de l’espace, sauf un décou
96 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
194et dur, ô pureté de l’air nordique, exactitude du regard ! Dur est ce continent, et la vie qui m’y attend — je l’ai connue tou
97 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
195s il y en avait beaucoup d’autres, solitaires, au regard lointain. Et je pensais en les regardant à tous les drames intimes et
196e front maculé d’encre à copier. Il me cherche du regard par dessus ses lunettes. Il tient une liasse de documents, les feuill
98 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
197e — six ou sept secondes. Tout ce qu’embrasse mon regard, tout est fait de main d’homme sauf les mouettes. Qu’on ne me parle p
99 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
198t de goût s’y rend presque invisible aux premiers regards. Laissons aux simples millionnaires les plaisirs de la montre, du sho
199, qu’elle emmenait partout avec elle. Je pense au regard d’acier du jeune homme silencieux de tout à l’heure. Des chiens se gl
200rel de l’héroïsme populaire. Ce peuple en noir au regard vif s’est révélé face au danger. Il manquait d’armes. Il lutte avec s
201né par une force étrange et qui l’intimidait : le regard sérieux de l’homme et de la femme du peuple, ce jugement précis et hu
202 se savent battus. Depuis qu’ils ont rencontré ce regard. 16. On peut bien dire que Ford, par exemple, qui est l’homme le p
100 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
203mais probable, face à la démesure universelle. Le regard intrépide et désillusionné du grand Burckhardt considérant l’Histoire