1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1ue nous sommes chrétiens. (Mais le christianisme, religion missionnaire, ne peut nous donner qu’une supériorité provisoire et qu
2ge », nous pourrons amener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé
2 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
3es, mais décidément un peu pauvre pour fonder une religion. Mais ce n’est peut-être qu’un rêve de poète. Il y a un autre Monther
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
4’athéisme. Invraisemblablement ignorante de toute religion jusqu’à vingt ans, Denise s’abandonne à « la vie », laquelle — un peu
4 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
5e voir profond dans cet islam qu’il qualifie de « religion du fil de l’eau », ou de « prodigieux stupéfiant », tandis que « l’at
6 fait sentir partout aux lieux mêmes où naquit la religion du « Prince de la vie »… Qu’on ne croie pas, d’ailleurs, que l’attitu
5 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
7tion ; en interdisant aux réformés d’exercer leur religion, mais en même temps de quitter le pays, Louis XIV commit un des actes
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
8 lesquelles s’opère l’expérience. On ne prouve la religion qu’aux convertis — qui n’ont plus besoin de preuves. Il reste qu’un l
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
9és, c’est qu’il se fait une très haute idée de la religion. Ainsi, de la littérature : votre mépris pour ses réalisations actuel
8 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
10ue relativement à un rendement. Rien, pas même la religion. 11. Cf. l’article de M. Daniel Halévy (décembre 1927) et la répons
9 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
11 : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
12 je crois à l’efficace de certaines utopies. (Les religions, la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Europe napoléon
11 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
13ris la Révolution, thème rhétorique, y compris la Religion, thème catholique. Servir leur paraît ridicule. Soit, mais il faudrai
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
14u seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la religion qui n’est qu’un refuge contre la vie. Elle nous amène à un point de j
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
15étuellement de la vérité religieuse. Il parle des religions avec une incroyable légèreté, — en littérateur qui cherche l’effet pi
16il de la Vie, haine de cette vie-ci, mépris de la religion et ferveur pour des « valeurs nouvelles » encore plus vagues d’ailleu
17s d’ailleurs que ce qu’ils peuvent imaginer de la religion. C’est une forme aiguë de ce que les Anglais appellent « sécularisme 
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
18sche pour leurs aînés. Il n’est pas sûr que les « religions » y gagnent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ». 2
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
19r la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion24. Nous savions aussi que ce leader social, cet économiste et cet éva
20rait tout de l’existence. Il accepterait aussi la religion avec le courage du suicide. Dans sa résolution, il se sentait graduel
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
21ont encore là, mais non plus les espérances de la religion, et l’âme, qui montait autrefois, est retombée sur la terre et l’anim
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
22aard, le premier homme qui s’avisa de défendre la religion mériterait-il d’être appelé Judas numéro deux. Car il ne s’agit pas d
18 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
23e. 5° Il n’y a qu’un rapport de trahison entre la religion chrétienne et la religion de l’Écho de Paris. « Nous avons proposé un
24rt de trahison entre la religion chrétienne et la religion de l’Écho de Paris. « Nous avons proposé un maître à ce jeune homme,
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
25llement renaissants, et que les adversaires de la religion eurent beau jeu d’exploiter, on le sait. Mais, comme l’établit fort j
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
26’est la politique, et dans un sens plus vaste, la religion, que cela regarde. M. Nizan demande inlassablement ce que les philoso
27tre concret. Seul l’Évangile, — je ne dis pas les religions, ni leurs morales, ni leurs prêtres, ni tout leur appareil d’assuranc
21 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
28le paradoxe apparaît aux yeux de ceux pour qui la religion n’est qu’assurance, comme une dérision désespérée. Malentendus sans c
22 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
29 la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, et de ses voisins en particulier. La « Gnä
23 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
30 des calculs humains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien »,
24 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
31re : Témoignages spontanés de travailleurs sur la religion (recueillis par Jerome Davis) se fait l’écho de ces revendications an
25 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
32’histoire, de la politique, de la morale et de la religion. Des livres comme l’Essai sur la France, de E. R. Curtius, dont il fu
26 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
33us ; l’athéisme conserve l’orgueil bourgeois, les religions conservent l’orgueil bigot ; « tout n’est que vanité et poursuite du
27 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
34rrogation que Barth place derrière des mots comme religion, piété, expérience religieuse, problème de Dieu. Il n’en faut pas plu
35oublants paradoxes. La Bible nous parle-t-elle de religion ? Ne nous montre-t-elle pas plutôt, avec une insistance significative
36jours, et aujourd’hui encore, la polémique de la “religion” est dirigée contre le monde qui vit sans Dieu, la polémique de la Bi
37d faire main basse sur les églises et utiliser la religion aux fins de la renaissance germanique. Alors que la grande majorité d
28 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
38ctif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On a l’air d’ironiser, mais lisez donc : vous serez pris,
29 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
39ur celui qui ne travaille pas. » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mi
40stiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accor
41ans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secr
42rte lui-même les premières atteintes réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rachète les breve
30 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
43devra-t-on faire appel pour nous persuader que la religion de la matière introduit à la connaissance des cœurs ? 2° Raisons p
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
44e romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus trop massives.
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
45eur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire comprendre : le prochain, c’est celui qui ex
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
46uent le martyre des braves chrétiens, comme si la religion, de toute éternité, n’était pas au contraire la façon la plus sage de
34 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
47des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtres, si ce savoir n’est pas pour moi, à tel moment, un ordre o
35 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
48prêchent l’exaltation de « l’âme humaine » par la religion, et qui définissent volontiers l’Église comme une force au service de
36 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
49er serait sans doute d’envisager l’histoire d’une religion dans la perspective de sa théologie ; le rappel constant du dogme suf
50t pas un souci d’unité religieuse qui domine : la religion leur est simple prétexte ; mais il s’agit d’établir à tout prix un ca
37 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
51eur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire comprendre : le prochain, c’est celui qui ex
38 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
52, leurs goûts démocratiques, par-dessus tout leur religion, étaient autant de moyens hypocrites — ou peut-être sincères — de dup
39 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
53 des calculs humains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien »,
40 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
54onde, l’ultime et cruciale contradiction des deux religions, celle qui concerne le sens total de la vie terrestre. Je dis bien le
55at », comme l’écrivait récemment André Gide38. La religion n’a pas de sens humain : jamais les hommes n’arriveront à donner un s
41 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
56, mythologies, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’au
57sar est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratis
58tre, et même beaucoup plus rigoureusement, car la religion dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant to
59 la religion dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état
60n’entraînent pas cette conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en temps qu’Église vivante,
61 qu’il a su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, penda
62rité spirituelle68. Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en une politique d’allure religieuse. Et cela d’
63d’allure religieuse. Et cela d’autant plus que la religion qu’il adopte est, comme dans le cas des fascismes et du communisme, u
64e dans le cas des fascismes et du communisme, une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement
65une religion de l’ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement terrestres ne divergent plus du tout des buts
66 catégories que nous définissions en débutant. La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type mêm
67 n’est pas de sang aryen, par exemple — car cette religion n’admet pas que « les choses vieilles sont passées » selon la parole
68s-tu ? mais elle demande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mor
69emande : quels sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion de
70igion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterr
71rre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterrées depuis des millénaires, jama
72ire représente l’ordre ? Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
73r celui qui ne travaille pas ! » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mi
74stiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accor
75ans une société dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secr
76rte lui-même les premières atteintes réelles à sa religion du progrès. Il freine partout la rationalisation et rachète les breve
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
77e cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais néga
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
78discussion. Lorsque l’État vient au secours d’une religion, c’est qu’elle est morte. Ou qu’elle n’en a plus pour longtemps. Lors
79s doit célébrer, et que l’on estime conforme à la religion de l’esprit. Mais ce que Descartes a voulu, c’est que l’esprit « clai
45 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
80s quelques pages de la première partie intitulées Religion et christianisme. Je ne puis tout citer : je me bornerai donc aux pas
81acuité et la profondeur de l’intellect fait de la religion la chose la plus répugnante qui soit. Oui, je sais bien de quoi il s
82us superstitieux quand ils sont très excités. Les religions se consolident dans des périodes de grands troubles et d’insécurité.
83sion de l’au-delà. Parfaitement valable pour les religions, cette sentence est grossière, voire naïve, si Nietzsche entendait pa
84 le monde contemporain entièrement dominé par une religion de la vie, de « l’intensité » de la vie ? Ne voyons-nous pas cette my
85e la vie prise comme but de la vie, et même de la religion, s’introduire jusque dans les sermons, et s’y substituer au respect d
86« Vous dites que vous croyez à la nécessité de la religion ? Soyez sincères ! Vous croyez à la nécessité de la police ! » Dès
87ignificatif que les fragments de Nietzsche sur la religion se terminent par cet aphorisme d’une éblouissante vérité. 66. Onze
46 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
88il est un homme religieux. Il a raison ! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais
89a raison ! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais tout d’un coup, voilà qu’il ne
47 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
90e sur des mots, et ces mots ne traduisent que des religions vagues, nées de la peur, et comme telles meurtrières. Les faits, ce s
48 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
91s différentes, mais cependant unies dans une même religion de l’irresponsabilité. Voici d’une part les fonctionnaires. Ils ne pe
49 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
92se refuse énergiquement à se laisser imposer « la religion du roi » ; — la faction « étatiste », plus ou moins contrôlée par le
50 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
93chée sérieusement nulle part ailleurs que dans la religion. L’histoire des grandes civilisations, c’est l’histoire de leur mesur
94de leur morale. Et toute morale se fonde dans une religion, même la morale de ceux qui se croient incroyants. Or c’est préciséme
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
95 habituel ; mais les plus grands rapports avec la religion au sens égyptien, chaldéen, aztèque… Pour autant que l’on peut compar
96nds : Miterlebt) une des grandes cérémonies de la religion nouvelle. Par exemple un discours du Führer à son peuple. Je roulais
97t d’amour. Il ne s’agit pas de politique, mais de religion, mais de cérémonies monumentales et sacrales en l’honneur d’un Dieu n
98» ⁂ Chrétiens, retournez aux catacombes ! Votre « religion » est vaincue, vos cérémonies modestes, vos petites assemblées, vos c
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
99n oublie les fins dernières, le grand dessein, la religion qui la supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec e
100hommes, cette ruine a laissé le champ libre à des religions toutes nouvelles, communisme, national-socialisme. Mais là où le cadr
101 national existait depuis un ou deux siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse
102s de fièvre politique ou idéologique. Mais si ces religions nouvelles ne constituent pas un danger interne pour les vieilles nati
103t à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les plans le grand di
104seul moyen de nous reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles gr
105us pouvons éprouver la puissance de ces nouvelles religions, nous pouvons nous mêler à leurs cérémonies, vibrer à l’unisson de le
106alousie, mais par nature, par le seul fait que sa religion n’est pas la nôtre. Étudions les doctrines provisoires ou les tactiqu
107ocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable. Nos fins sont d’autres fi
108hains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veul
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
109ro de janvier de la NRF la phrase suivante : « La religion de l’esprit incarné est celle qui honore l’esprit en tant qu’il veut
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
110s églises établies, les évêques de la cour, et la religion bourgeoise qui veut prendre le christianisme « à bon marché » ; parce
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
111e cette « politique » sentimentale, cet ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais néga
56 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
112 Pourtant les principaux articles de foi des deux religions sont bien souvent les mêmes : elles honorent l’une et l’autre un seul
57 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
113ui nous occupent, qu’il s’agisse de politique, de religion ou de littérature, nous offrent l’image d’un jeu dont les différents
114tous les cœurs. L’homme d’aujourd’hui méprise les religions. Il sait ce qu’il faut penser des prêtres. On lui donnera donc autre
58 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
115prit, une certaine ambition humaine, une certaine religion fanatique ; et tout cela ne va pas sans doctrine. ⁂ Lorsqu’on critiqu
59 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
116s raisons, et nous jugeons en vérité au nom de la religion que nous suivons, plus ou moins consciemment d’ailleurs. Il importe a
60 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
117n oublie les fins dernières, le grand dessein, la religion qui la supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec e
118ir sur cette terre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein,
119hommes, cette ruine a laissé le champ libre à des religions toutes nouvelles : communisme, national-socialisme. Là où le cadre na
120e national existait depuis plusieurs siècles, ces religions ne sauraient combler l’attente réelle. Elles ne sont pas une réponse
121t à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les plans le grand di
122seul moyen de nous reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles gr
123us pouvons éprouver la puissance de ces nouvelles religions, nous pouvons nous mêler à leurs cérémonies, vibrer à l’unisson de le
124 jalousie, ni par nature mais du seul fait que sa religion n’est pas la nôtre. Étudions les doctrines provisoires ou les tactiqu
125ocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable56. Nos fins sont d’autres
126hains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veul
61 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
127téchisé par leurs soins, entretient une touchante religion de la Science, si enfin l’on admet avec eux qu’ils représentent l’asp
128la pensée sans douleur par diplômes et titres, la religion sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès maintenant, i
62 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
129es exemples : — on parle de la poésie comme d’une religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait
130 activités, non seulement dans la politique ou la religion, où cela va de soi, mais par exemple dans la poésie. Que la poésie ne
131des batailles, des accidents, des inventions, des religions, des êtres, si ce savoir n’est pas pour moi, à tel moment, un ordre o
132ons pas à « corriger » de tels faits ou de telles religions. Mais ce que nous pouvons faire, et qui est utile, c’est de juger les
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
133un ou l’autre ; ou mieux, l’un contre l’autre. La religion la plus naïve, le fanatisme religieux le plus obtus s’opposent infini
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
134ombattre les « idées de propriété, de famille, de religion, de patrie ». Les idées de qui ? Si ce sont celles que les bourgeois
135mble. Mais avec cela nous n’aurons pas liquidé la religion et la patrie, nous n’aurons liquidé que leur « ignoble » exploitation
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
136 de l’action, vénèrent la force, et pratiquent la religion de la lutte et de la vie dangereuse : en conclusion, M. Benda fit obs
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
137rope, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait
67 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
138umain purifié, « divinisé » par les efforts de la religion s’ajoutant à ceux de la raison), et d’un christianisme absolu, qu’on
68 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
139pticisme ou leurs bravades, dans la mesure où les religions obscures dominent ceux qui n’ont pas la foi. Seule une prière désespé
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
140 norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque sous Richelieu
141les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se taisent bien vite, ou se remettent à raconter
70 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
142uite pour tous, sans distinction de fortune ou de religion ! Être laïque… » Ah ! surtout, être laïque, ce n’est pas combattre le
143 surtout, être laïque, ce n’est pas combattre les religions, comme le prétend le voisin, « car je les respecte toutes, les religi
144tend le voisin, « car je les respecte toutes, les religions, sauf quand elles viennent m’attaquer dans mon activité professionnel
145 s’excuse encore de ne pas s’y connaître assez en religion, mais assure qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues s
146e. À noter et à souligner : seules les guerres de religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer au
71 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
147 norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque sous Richelieu
148les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se taisent bien vite, ou se remettent à raconter
149uite pour tous, sans distinction de fortune ou de religion ! Être laïque… » Ah ! surtout être laïque, ce n’est pas combattre les
150! surtout être laïque, ce n’est pas combattre les religions, comme le prétend le voisin, « car je les respecte toutes, les religi
151tend le voisin, « car je les respecte toutes, les religions, sauf quand elles viennent m’attaquer dans mon activité professionnel
152 s’excuse encore de ne pas s’y connaître assez en religion, mais assure qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues s
72 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
153 au salaire, c’est évident, mais seulement à leur religion. En vérité, ce qui compte dans ce pays, c’est la religion — celle des
154. En vérité, ce qui compte dans ce pays, c’est la religion — celle des ancêtres, tout au moins ! — l’éducation et le métier. C’e
155un ou l’autre ; ou mieux, l’un contre l’autre. La religion la plus naïve, le fanatisme religieux le plus obtus s’opposent infini
73 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
156ou personne ? » Cet argument de Diderot contre la religion de son temps ne ferait pas moins de scandale aujourd’hui si l’on s’av
74 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
157uestion religieuse, nous l’avons vu, et seule une religion plus vraie que leurs mystiques saura nous indiquer les vraies fins de
158ber dans une folie inverse, encore plus grave, la religion collectiviste ? Le péril est immense. Mais notre chance devant l’Hist
75 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
159ciété en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une mo
76 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
160le du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour d
161nhumain ». Leur revendication fondamentale : leur religion de la vie, s’y oppose diamétralement. Ils considèrent la fidélité com
162illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui d
163re l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secr
164cercle s’ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est
165lus profondément lié au fait de vivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut d
166le de l’Éros et de l’Agapè, c’est-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de se
167 les moins christianisées, précisément, là où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l
168rs Dieu »102. Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plus exactement, il est né de la complicité de cette rel
169s exactement, il est né de la complicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en r
170nie, ce sera pour avoir trop longtemps cultivé la religion antichrétienne de la passion. ⁂ Faut-il conclure que la passion serai
77 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
171ment diplomatique n’eût pas compté à ses yeux. La religion dont il était le fondateur voulait le sacrifice sanglant (ou son symb
172s classiques la réalité pressentie de la nouvelle religion totalitaire. D’ailleurs, les réactions des masses ne tardèrent pas à
78 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
173 religieux de notre Histoire. Le fascisme est une religion, le communisme une antireligion. Croix gammée, faisceaux de licteur,
174 partis sont, dans le fait, au service de grandes religions adversaires de la foi chrétienne : Prolétariat, Empire, Race, Droits
175 est religieuse. Et la foi seule peut vaincre une religion païenne.
79 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
176e soit détruite, l’autorité des parents sapée, la religion dénaturée, éliminée de l’éducation, persécutée par mille moyens sourn
177les bourgeois en n’attaquant pas tout de suite la religion… » Tout d’un coup il se lève de son tabouret et avec un grand geste,
178 social.   Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseux des hommes ; Mussoli
179ont les plus paresseux des hommes ; Mussolini une religion de l’Empire, et c’est à peine si les Italiens avaient jamais été une
180aliens avaient jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent péniblement, avec un pédanti
181antisme pathétique… N’allons pas faire, nous, une religion de la Liberté ! Ce serait le signe que nous en perdons le goût et l’u
182er, lorsqu’il se donne pour le protecteur de la « religion » contre les sans-dieu bolcheviks. 15 janvier 1936 Conversatio
183e à dépouiller enfin tout l’élément humain de nos religions. Il fallait cette épreuve du feu pour les chrétiens embourgeoisés.
184qui se déroule, la grande cérémonie sacrale d’une religion dont je ne suis pas, et qui m’écrase et me repousse avec bien plus de
185 : « Chrétiens, retournez aux catacombes ! Votre “religion” est vaincue, vos cérémonies modestes, vos petites assemblées, vos ch
186r un tyran, ou sur un roi, mais les fondateurs de religion sont réservés à d’autres catastrophes. Je sais qu’il y a des fous, de
187ans l’un et l’autre cas, l’on est totalitaire. La religion doit y passer, comme le reste, et peut-être avant tout. Ici et là, mê
188 vieillies » et « divisées ». Il faut créer « une religion d’hommes sans Dieu », disait Naigeon ; « une foi concrète et patrioti
189éductible et de « proprement germanique » dans la religion nationale-socialiste. Je dis ceci pour les Français qui croient conna
190 et de notre lucidité. Que sert de critiquer la « religion » des autres ? Il vaut mieux croire d’une foi plus vraie, et le prouv
191endre au sérieux. La foi seule nous délivrera des religions nées de la peur des hommes. 1. « Propagande de haine » : on désign
80 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
192idèles du culte allemand. Il ne s’agit ici que de religion. Ce n’est pas pour défendre le capitalisme que les mineurs de la Sarr
193 Mais c’est l’attraction passionnée qu’exerce une religion naissante, si basse qu’elle soit, sur les masses décomposées par des
194où tous les liens originels sont dissous ; où les religions n’apparaissent plus au peuple et aux élites que sous l’aspect de surv
195s peuples vers un principe d’union, donc vers une religion, que les dictateurs ont su répondre. Tout le reste est littérature, b
196u’elle prend par rapport au mouvement total, à la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective
197 la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance ? Devant cette volonté religieus
198 fait, l’Église chrétienne ; c’est-à-dire qu’à la religion de la Nation et de la Race ne s’oppose plus que la foi proprement dit
81 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
199la nouvelle conception du monde, et une guerre de religion lui serait fatale. » Finalement le chef des étudiants du Reich arrive
82 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
200 nous le voyons s’astreindre aux « œuvres » de la religion qui est alors celle de tous — mais avec une conscience bizarrement sc
201érieux cet aspect proprement « catholique » de la religion du Bienheureux. Toutefois, je ne puis me persuader qu’il ait été déci
202tres, et se sont refusés à faire commerce de leur religion. De 1526 à 1574, nous trouvons de nombreuses mentions du Frère Claus
83 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
203 L’ère des religions (22 février 1939)a La nouvelle de la mort du Pape a répandu bien a
204érilleux ajustement, que l’histoire du réveil des religions au terme de l’ère rationaliste. Ce n’est pas le phénomène en soi, mai
205t d’un inconscient désir de « ce qui lie », d’une religion. De n’importe quelle religion. Il est temps que le monde chrétien pre
206ce qui lie », d’une religion. De n’importe quelle religion. Il est temps que le monde chrétien prenne conscience à la fois de ce
207rreur sacrée, la réalité monstrueuse d’une de ces religions larvaires. On demande souvent quel est le contenu de la « mystique »
208mêmes dans un chant triste ou dans un cri. Or ces religions vagues et violentes se cherchent pourtant une doctrine. N’étant pas n
209ose un destin sans recours. Voilà pourquoi cette religion est, au suprême degré, intolérante, et plus qu’intolérante : on ne pe
210n n’est pas de sang aryen, par exemple. Car cette religion n’admet pas que « les choses vieilles sont passées ». Elle n’admet pa
211s elle demande seulement : quels sont tes morts ? Religion du sol et du sang, religion sanglante et mortelle, religion des chose
212uels sont tes morts ? Religion du sol et du sang, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterr
213u sol et du sang, religion sanglante et mortelle, religion des choses vieilles, mortes et enterrées depuis des millénaires, jama
214bbats de nègres blancs ! Qui ne voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur
215e des morts et de celui du Dieu vivant. L’ère des religions s’ouvre à nous, chargée de promesses, mais aussi de menaces. Ère nouv
216 vestige d’un passé touchant, pour répondre à une religion dans sa jeunesse virulente et affamée. Il faut se réduire aux vérités
84 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
217pendant les pestes noires, pendant les guerres de religion qui obscurcissent l’image du monde chrétien. Quel pouvait être l’aven
85 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
218 monde, profusion de symboles… Nous retrouvons la religion cathare, telle que les procès de l’Inquisition permettent de la conna
86 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
219 Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)ao Ces « propos » s’égrènent de 1908 à 1935
220emps. Elle se ramène, me semble-t-il, à ceci : la religion, c’est la pratique moyenne du catholicisme français. II s’agit moins
221éricalisme, car « devant le regard positif, toute religion finit par être vraie », et même « l’obligation de croire ne digère pa
222foi, au sens biblique, s’oppose expressément à la religion en général, avec ses rites et ses croyances dont Alain respecte la fo
223specte la forme et laïcise le contenu. « La vraie religion est le culte des morts », dit-il après Auguste Comte. Je le pense aus
224is, en tant que, vidé de la foi, il demeure une « religion » ? Qu’il poursuive donc son enquête, si toutefois il ne tient pas à
87 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
225 l’on sait bien que les mystiques, fussent-ils de religions différentes — hindous, musulmans ou chrétiens — ont de tout temps réi
226 de nature religieuse. C’est l’affrontement d’une religion de l’inconscience collective et d’une foi qui veut témoigner par la P
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
227’elles « chantent » en prose et en vers ce que la religion tient pour un crime, et la loi pour une contravention, soit au contra
228« ordres » de chevalerie furent souvent appelés « religions ». Chastellain, chroniqueur de la Bourgogne, nomme ainsi l’ordre de l
229, les poussées de l’instinct destructeur : car la religion, en l’attaquant, l’exaspérait. Les chroniqueurs, les sermons et les s
230ntisme en nous ; il est le grand mystère de cette religion dont les poètes du siècle passé se firent les prêtres et les inspirés
231me, nous l’avons vu page 21, le conflit de deux « religions » — l’on s’aperçoit que bien des épisodes s’éclairent, et qu’en tout
232isemblable, que le Roman illustre un conflit de « religions », nous avons pu préciser et cerner les principales difficultés de l’
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
233e souligner ce fait du dualisme fondamental de la religion des druides. Car c’est ici que se révèle la convergence des mythes ir
234thes iraniens, gnostiques, et hindouistes avec la religion fondamentale de l’Europe. De l’Inde aux rives de l’Atlantique, nous r
235a de l’Inde à la Bretagne, nous constatons qu’une religion s’y est répandue, d’une manière à vrai dire souterraine, dès le iiie
236mes que l’on éprouve de nos jours à définir cette religion ne sont pas sans nous renseigner sur sa nature profonde et sa portée
237ation est la négation radicale de toute espèce de religion. Il est le suprême scandale, non seulement pour notre raison qui n’ad
238rtout pour l’esprit religieux naturel. Toutes les religions connues tendent à sublimer l’homme, et aboutissent à condamner sa vie
239nverse. (Mais je ne fais pas ici une histoire des religions.) ⁂ Maintenant, rappelons-nous qu’Éros veut l’union, c’est-à-dire la
240ait pas tarder à matérialiser les préceptes d’une religion qui pourtant s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnati
241 et qui consiste à garder le signe matériel d’une religion dont on trahit l’esprit. Platon liait l’Amour à la Beauté. Mais la Be
242ésie puissante se répandait. L’on a pu dire de la religion cathare qu’elle représenta pour l’Église un péril aussi grave que cel
243ines de Mani ou Manès, plonge des racines dans la religion dualiste de l’Iran. Quelle était la doctrine des cathares ? On a répé
244d’une manière plus générale du dualisme, dans les religions les plus diverses comme dans la réflexion de millions d’individus fut
245t : comme ce fut le cas pour tant de sectes et de religions orientales — jaïnisme, bouddhisme, essénisme, gnosticisme chrétien —
246les surmonter. On a dit et on me dira : 1° que la religion des Cathares nous est encore mal connue et qu’il est donc au moins pr
247oubadours n’ont jamais dit qu’ils suivaient cette religion, ou que c’était d’elle qu’ils parlaient ; 3° qu’au contraire l’amour
248rs. Je répondrai dans l’ordre à ces critiques. 1. Religion mal connue Si elle n’était pas connue du tout, le problème du lyrisme
249tions semblables furent portées contre toutes les religions nouvelles, sans excepter le christianisme primitif. Et il est juste d
250é-Renaissance individualiste ; à l’invasion d’une religion dualiste ; enfin, à cette montée puissante du culte de l’Amour, dont
251ui devaient s’y nouer, qu’apparaît la cortezia, « religion » littéraire de l’Amour chaste, de la femme idéalisée, avec sa « piét
252ondaine dans toute l’Europe. Or nous voyons cette religion de l’amour ennoblissant célébrée par les mêmes hommes qui persistent
253te de nature normale, à laquelle la culture et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette illusion touch
254vilisés dans une confusion proprement insensée de religions jamais tout à fait mortes, et rarement tout à fait comprises et prati
255Celtes gaéliques et bretons. Nous avons vu que la religion druidique, d’où sont issues les traditions des bardes et filids, ense
256’est un miracle qu’elle contienne des éléments de religion brittonique : elle s’est formée dans un pays chrétien, romanisé, puis
257 reviviscence de la Grande Mère des plus vieilles religions de l’humanité. Mais sitôt absorbé, le philtre de la passion place ses
258l’aboutissement de toutes nos pérégrinations. Les religions antiques, certaines mystiques du Proche-Orient, l’hérésie qui les fit
259ent au xiie siècle, date de son apparition, une religion dans toute la force de ce terme, et spécialement une hérésie chrétien
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
260ns tiré du fonds religieux des Celtes, donc d’une religion déjà morte, de même notre littérature et nos passions utilisent par a
261eux phénomène : « l’abus » du langage amoureux en religion doit être rattaché, historiquement, au courant le plus orthodoxe. J’e
262is peu à peu, cette rhétorique se détachant de la religion qui l’a créée, passe dans les mœurs, et devient langage commun. Maint
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
263ssé de recourir à l’expression littéraire de leur religion. Le catharisme se cachera désormais dans les couches profondes et mue
264aît de nos jours ? Alors que les mystiques et les religions prennent au contraire une grande vigueur dans les réfutations et rail
265r l’amour : ceux-là finissent presque toujours en religion. Mais notons-le : dans une religion de retraite — dernière injure peu
266e toujours en religion. Mais notons-le : dans une religion de retraite — dernière injure peut-être au jour intolérable… 12.Éc
267 Pétrarque à la fin de sa vie, n’est dupe de la « religion » d’amour. Qu’on relise la grande lettre de Julie mariée (IIIe partie
268s qui sont une sorte de profession de foi de la « religion nouvelle » rêvée par Novalis et ses amis : Elle aussi, l’ère du Chri
269 la spéculation spirituelle : elle n’a point de « religion nouvelle », point de philosophes romantiques158, peu ou point de méta
270écialement de la littérature, puisque mystique et religion, pour lui, sont mortes. Mais il est obligé de constater que ce désir
271du drame. Mais le drame ne peut pas tout dire, la religion de la passion étant « essentiellement lyrique ». Dès lors la musique
272ement invertis par rapport à l’amour courtois. La religion des troubadours se prêtait aux complicités les plus sournoises avec l
273s à l’hérésie. En détruisant matériellement cette religion, l’Église romaine la condamnait à se propager sous la forme la plus a
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
274as. L’aristocratie, en dehors des préceptes de la religion, avait sa culture à elle, à savoir la courtoisie, et elle y puisait l
275 siècle. Il ne s’agit plus d’intérêts, mais de « religions » antagonistes. Or les religions ne transigent point, à l’inverse des
276érêts, mais de « religions » antagonistes. Or les religions ne transigent point, à l’inverse des intérêts : elles préfèrent la mo
277t la mort héroïque. (De tous temps les guerres de religion ont été de beaucoup les plus violentes.) Ceci vaut pour les trois pre
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
278ciété en général, mais plus ou moins empreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une mo
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
279le du roi, mais l’homme pieux qui estimait que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour d
280inhumain ». Leur revendication fondamentale, leur religion de la Vie, s’y oppose diamétralement. Ils considèrent la fidélité com
281illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui d
282re l’obscure survivance de la religion primitive. Religion antérieure à notre « instinct » moderne, et qui détient l’intime secr
283cercle s’ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est
284lus profondément lié au fait de vivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut d
285le de l’Éros et de l’Agapè, c’est-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de s
286 les moins christianisées, précisément, là où les religions païennes menaient encore une vie secrète. L’amour-passion n’est pas l
287rs Dieu »206. Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plus exactement, il est né de la complicité de cette rel
288s exactement, il est né de la complicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en r
289nie, ce sera pour avoir trop longtemps cultivé la religion para ou même antichrétienne de la passion. ⁂ Faut-il conclure que la
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
290e. Cette conception envahit même le domaine de la religion : la prouesse de l’archange saint Michel était « la première milicie
291estée principalement chez les peuples et dans les religions de l’Asie. L’Iran, l’Islam, l’Arabie et le Judaïsme ne sont pas cet O
292ançois, s’il fut influencé par l’atmosphère de la religion d’Amour, en transporta toute la passion dans l’Église et l’orthodoxie
96 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
293ais, va remplacer la bienveillante Providence. La religion est l’opium du peuple, disait Marx. Je lui réponds que sa croyance au
97 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
294is, Alexandre Vinet. « Veuillez d’abord avoir une religion pour vous et si vous n’en voulez pas pour vous, mais seulement pour t
295nt vouloir ». Car « la société qui veut m’ôter ma religion, m’effraie bien moins que celle qui veut en avoir une ». En résumé,
98 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
296 catholiques. Gide fut élevé dans un milieu où la religion paraissait se réduire à ces deux éléments que Calvin considère comme
99 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
297r ailleurs, à faire un « front commun » contre la religion totalitaire ? L’auteur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la
100 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
298uelques traits : elles ont une conception de la « religion » plutôt déiste qu’évangélique ; elles prônent un moralisme plutôt bo
299anne d’Arc. Bref, l’intérêt qu’elles portent à la religion paraît subordonné à celui qu’elles portent à la conservation de notre
300inet : « Veuillez d’abord, écrivait-il, avoir une religion pour vous, et si vous n’en voulez pas pour vous, mais seulement pour
301nt vouloir », car « la société qui veut m’ôter ma religion m’effraie bien moins que celle qui veut en avoir une. » C’est parce q