1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1t la statue d’Eberhard le Barbu. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit ». Évidemment : la vi
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2explosion. Le géant russe est un enfant : va-t-il rire, va-t-il pleurer ? m’embrasser ou me tuer ? Il sent autour de lui que
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3ouble que je me refusai pourtant à nommer peur de rire. Cette amertume au fond de tous les plaisirs, cette envie de rire qua
4tume au fond de tous les plaisirs, cette envie de rire quand il m’arrivait un ennui, cette incapacité à jouir de mes victoir
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5nçais sur la voie qu’elle m’ouvrait, avec tant de rires amis, vers tout ce que momentanément je choisissais de laisser — et d
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
6 qui s’effeuilla sur les dés, et partit d’un long rire. Elle me regardait et l’étranger aussi se mit à me regarder bizarreme
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
7ont suivi, les imbéciles », ricane-t-il ; et sans rire : « À mort ceux qui paraphrasent ce que je dis ». Il y a chez Aragon
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
8édant et un brin vulgaire par endroits, mais pour rire), des difficultés, hésitations, paresses, rêves, réactions physiques,
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
9ges fous. L’horaire dicte un adieu, La mode qu’on rie des pleurs, Lors je baise votre main Comme on signe d’un faux nom.
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
10xé ; vous disparaissiez au milieu d’un cortège de rires empressés. Une autre danse reprenait. Je sentis une invincible lassit
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11public fût de même essence que le nôtre. Les gens rient à l’enterrement au ralenti, à l’éclatement des têtes de poupées, à la
12 de poupées, à la conclusion. Ce n’est pas le bon rire de cinéma. Quand la danseuse paraît, ils n’attendent que le moment où
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13lus en eux. Ni même celui de souffrir. Le dernier rire d’Aragon, c’est l’éclat de sa joie brusque d’être seul sur un faux so
14enfin une solitude défendue de tous côtés par ses rires scandaleux, quelques « goujateries » affectées par mépris de l’honneu
15s haute de l’angoisse humaine, et vous aurez beau rire, pharisiens, et dire qu’elle est née dans un café de Paris. « Je n’at
16tends rien du monde, je n’attends rien de rien. » Riez-en donc, pantins officiels, et vous repus, et vous, dubitatives barbe
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
17vec un tact exquis, qui fut très remarqué. Le duc riait sous une table, complètement ivre, et Bettina lui disait à l’oreille 
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
18main était le premier jour du printemps. Les rues riaient. Le ciel descendait dans la ville, on marchait dans le bleu. Je sorti
14 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
19umière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de sa bouche dans les moments de pire découragement ; et beau
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
20 nous nous en irions bras dessus, bras dessous en riant de nous-mêmes et de tout le reste, nous amusant comme des fous ». Mai
16 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
21i parlent une langue totalement incompréhensible, rient et s’enivrent comme plus un Européen ne sait le faire, et dansent à t
17 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
22 Il naissait à son destin des rayons glissent et rient c’est la caresse des anges parmi les formes de l’ombre C’était l’au
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
23r contre l’époque, et on le peut efficacement. 2° rira bien qui rira le dernier. B. Réponses du type : vous êtes un rétrogr
24que, et on le peut efficacement. 2° rira bien qui rira le dernier. B. Réponses du type : vous êtes un rétrograde, un infâme
19 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
25tion helvétique sont capables d’absorber sans fou rire les discours de tirs fédéraux. On a comparé le monde moderne à un vas
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
26 c’est sa « révolte absolue », forcenée, jusqu’au rire dément, — ses injures de Caliban littérateur. Dans un chapitre excell
27ville de Rimbaud. (Ce n’est pas avec un Dieu pour rire que Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littérature que D
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28ses secouent leurs cheveux et tendent les bras en riant pour qu’on les relève. Elles : des Vénitiennes aux yeux de plaine, co
29 pantalon plissé, et cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper,
22 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
30ertifier dans le fond de nos âmes un salut qui se rit des ultimes efforts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
31violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées, des solennelles banalités dont il gratifie
24 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
32vous le beau temps et la pluie ? Est-ce que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que
25 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
33cations troublantes. Cela donne à penser, prête à rire, mais je réserve pour demain les conclusions de philosophe, on m’entr
34 le bal dans mes déserts. (Elle est partie. — Des rires en cape de velours s’enfuient vers les jardins.) Qu’il y ait eu ce re
35ivres. Rosette Anday levant sa coupe de champagne rit et déchaîne des opéras. — « Comme elle est laide, mais une voix à fai
26 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
36ses secouent leurs cheveux et tendent les bras en riant pour qu’on les relève. Elles : des Vénitiennes aux yeux de plaine, co
37 pantalon plissé, et cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper,
27 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
38t la statue d’Eberhard-en-Barbe. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit. » Évidemment : la vi
28 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
39 seconde, parle vite à sa compagne, rougit. Elles rient et s’en vont, et avant de disparaître au coin d’une maison jaune, se
40s Fritz est un blond géant de vingt-cinq ans, qui rit avec bonté et se distingue dans les concours de gymnastes. La domesti
41un clin d’œil. C’est une jolie fille potelée, qui rit, — et qui doit savoir se défendre à l’occasion, mais comme elles font
42nt des cloportes. Je bourre une pipe. Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser
43loportes. Je bourre une pipe. Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser au fil
29 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
44si « aidez-moi ! », à sa façon vulgaire, avec son rire insupportable, et fallait-il être bien fin pour le comprendre ? 15.
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
45courir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
46ez-vous de ce chat, immense et subversif, dont le rire a le don d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori :
47ments, il s’amuse à renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement, la tête
48 renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement, la tête se recompose autou
49recompose autour de cette angoissante mimique. Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règ
50sse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les rangs des troupes d’assaut. Ah !
51i dans les rangs des troupes d’assaut. Ah ! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains ! Il semb
52e infini ». Il faut risquer cette expression : le rire de la charité chrétienne. « Le christianisme a découvert une misère d
53 tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte inf
54iser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte infinie d’un seul danger nous ren
55monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit ! »56. C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas l
56personne ne rit ! »56. C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire
57ue paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule au dépens de l’extravagant.
58 Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule au dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul d
59oule au dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa p
60chante, et c’est ce qu’ils appellent l’amour.57 » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dos
61de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit au milieu de la foule
32 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
62ent Toepffer dont on peut espérer qu’il les faire rire tous les deux ? Je ne songe pas tant aux traditionnelles farces de pè
63s viennent vous dire : tenez, voilà qui vous fera rire. En général on est plutôt déçu.) Pour comprendre l’humour de Pierre G
64ifeste que par ces « ratés » émouvants, dont nous rions faute de réflexe appris. L’humour du romantique jaillit des échecs du
65e vol-au-vent, inexplicablement. Tâchez de ne pas rire ; si vous réussissez, soyez tranquilles : vous ne pleurerez pas non p
33 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
66bien proche de la mystification. Il eut peut-être ri de se voir présenté tantôt comme anarchiste et pourfendeur de prêtres
34 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
67e exprime, par son paradoxe, une espérance qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire
68ce qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire, nous en délivre. Elle espère contre to
69 c’est-à-dire qui se rit de nos idoles, et par ce rire, nous en délivre. Elle espère contre tout espoir, parce qu’elle espèr
35 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
70 savent trop bien jouer le jeu commun. Le croyant rit un peu de ces adresses. Il s’amuse parfois à perdre quelques coups, p
36 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
71st pauvre par goût de la force et du risque. Elle rit bien. Elle n’a pas ce sérieux engourdi des gens qui font une carrière
37 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
72sins certains passages qui éveillaient tantôt des rires excessifs, tantôt de véhémentes protestations. Je ne vous rapporterai
73rir tout à fait. » Le dirai-je ? Ce dialogue, ces rires et ces affirmations si délibérément tragiques ne firent qu’aviver en
74t, en toute sincérité, qu’elle soit possible ! Ne riez pas de leurs efforts pour remplacer cette unique expérience par d’aut
38 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
75ui a donné un fils, à l’âge de 70 ans. Il n’a pas ri — comme Sarah, sa femme — de ce miracle. Et maintenant Dieu lui comma
39 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
76nce et tout d’un coup les pousse par derrière, et rit. C’est un long enfant maigre au regard narquois et inquiet, et qui s’
40 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
77. de la Rocque a le courage de rappeler la vertu, rions à notre tour du reproche de fascisme dont on veut accabler tant de br
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
78 bonne volonté qui devraient empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan cons
42 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
79 bonne volonté qui devraient empêcher que l’on en rie… Poursuivons donc avec sérieux notre examen de la valeur du Plan cons
43 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
80e quiconque l’étiquette, sinon la pâtée. Mais ils riraient, je crois, de ma pitié. On les décore comme devant, les chaires sont
44 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
81es comprendre quand ils se plaignent ou quand ils rient : tu ne verras, tu n’entendras et tu ne comprendras jamais qu’un appe
45 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
82des Löwensköld 15. Et, grâce à lui, nous pourrons rire de nouveau de cette « défense d’inventer » qui terrorise les romancie
46 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
83nt la projection. Les jeunes gens étouffaient des rires, chatouillaient les filles. Devant moi une grosse luronne s’agitait s
84çoit, attrape la puce en pinçant la fille, et les rires redoublent. L’instituteur réclame le silence, et la projection commen
85nne aussi ce soir une séance de cinéma. On entend rire des enfants. — J’ai rencontré le curé ce matin, suivi comme d’habitud
86 moujik, il y a eu un profond silence au lieu des rires que je craignais. (On peut donc gouverner sans être un monsieur en ha
47 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
87nt la projection. Les jeunes gens étouffaient des rires, chatouillaient les filles. Devant moi une grosse luronne s’agitait s
88çoit, attrape la puce en pinçant la fille, et les rires redoublent. L’instituteur réclame le silence, et la projection commen
89nne aussi ce soir une séance de cinéma. On entend rire des enfants. J’ai rencontré le curé ce matin, suivi commed’habitude d
90ecret tragique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de treilles à long manche, les jambes nues, nous co
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
91si « aidez-moi ! », à sa façon vulgaire, avec son rire insupportable, et fallait-il être bien fin pour le comprendre ? 1e
92élébrités locales, provoquant chaque fois de gros rires. L’homme du peuple — et je pense qu’il en va de même du bourgeois peu
93, camarades, malicieux et indulgents — leurs bons rires quand l’un ou l’autre dit une bêtise ou bafouille — et comme on a env
94esoin d’actions extraordinaires, surhumaines : se rire des dieux du monde est assez héroïque aux yeux du monde, pour qu’il s
95 ! Toute la grande presse en a parlé. Personne ne rit. Léon Bloy rugit dans sa tombe. 28 janvier 1935 Matinée d’hive
96ques et des retraites aux sexagénaires. Eh bien ! riez si vous voulez, je trouve cela touchant et profondément rassurant. Il
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
97vec une espèce d’éclat de rire. Ce n’était pas un rire de vraie gaîté ni de folie. C’était quelque chose d’à peine exagéré,
98sque voulu, à la fois insolite et trop connu — le rire conventionnel des films français, des petites actrices piquantes, de
99ique, l’inutilité de penser dans un monde où l’on rit comme cela. 28 juillet 1935 Le Prochain. — Dans la presse du
50 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
100us révoltant de l’affaire, c’est que mon auteur a ri très fort de cet article et s’est lâchement refusé à prendre la défen
51 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
101l’idole et s’en moquaient. Nous aussi nous devons rire des idoles colossales qu’on nous vante. Quand je vois les trois dicta
52 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
102èvres qui semble excuser le sérieux du regard. Il rit malicieusement quand je lui parle du petit scandale que risque de pro
53 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
103t ce que l’on désirait de toute sa fougue ; et se rire des suiveurs, des successeurs, de ces disciples enhardis par le triom
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
104 bien conquis, que, par Dieu et ma foi ! ses doux ris restent dans mon cœur ! ». Or nous savons que tous ces châteaux sont
105oy d’amour : Al-Hallaj se rendait au supplice en riant. Je lui dis : Maître qu’est cela ? Il répondit : Telle est la coquett
106homme que son mari, si ce n’est, ajoute-t-elle en riant, dans les bras du pauvre passeur qui vient de l’aider à franchir une
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
107. On peut noter encore ceci : Don Juan plaisante, rit très haut, provoque la mort lorsque le Commandeur lui tend la main, a
108là-dessus sa petite explication matérialiste.) Il rirait bien si je lui démontrais que ce n’est là que l’empreinte du mythe da
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
109iot, un goitreux, à corps grêle et à face énorme, riait d’un air stupide, le visage en plein soleil, et regardait au hasard d
57 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
110raître, ne laissant plus flotter dans l’air qu’un rire imperceptible aux gens pressés. Cependant, la Bible dénonce l’existen
58 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
111ion », — Schickelgruber habité par un trône… On a ri. On a cessé de rire. Et ce n’était pourtant qu’un petit envoyé… 19
112ruber habité par un trône… On a ri. On a cessé de rire. Et ce n’était pourtant qu’un petit envoyé… 19. Le Directeur d’inc
59 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
113violences de l’orage, au repos de la démesure. On rit de ses allures compassées, des solennelles banalités dont il gratifie
60 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
114courir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des
115lire cette inscription nue : « Le solitaire ». Le rire et la passion sévère, le ricanement puissant et le message d’amour me
116ez-vous de ce Chat, immense et subversif, dont le rire a le don d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori :
117oments il s’amuse à renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement la tête
118 renaître. On voit d’abord son rire, rien que son rire qui plane, immatériel. Ensuite, seulement la tête se recompose autour
119recompose autour de cette angoissante mimique. Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règ
120sse, règne aussi le sérieux le plus pesant. On ne rit pas devant le dictateur, ni dans les rangs des troupes d’assaut. Ah !
121i dans les rangs des troupes d’assaut. Ah ! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains. Il sembl
122e infini ». Il faut risquer cette expression : le rire de la charité. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme
123 tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte inf
124iser, le chrétien se rit du bilan ! » Pourquoi ce rire scandaleux ? Parce que « la crainte infinie d’un seul danger nous ren
125nde les petits et les méprisés ; — et personne ne rit.50 C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le r
126et personne ne rit.50 C’est alors que paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire
127ue paraît le rire de Kierkegaard. Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule aux dépens de l’extravagant
128 Ce n’est pas le rire d’un Molière : Molière fait rire la foule aux dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul
129ule aux dépens de l’extravagant. Mais Kierkegaard rit tout seul de la foule, de son sérieux théâtral et fervent, et de sa p
130ante, et c’est ce qu’ils appellent l’amour 51. » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dos
131de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit, au milieu de la foul
61 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
132m de la crainte d’un Dieu inaccessible, et qui se rit de notre lucidité, sans parler de nos efforts tragi-comiques pour le
62 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
133ndant un bon quart d’heure, avec l’assentiment du rire de la foule. ⁂ Les créations géniales de Disney remontent à la périod
63 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
134e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
64 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
135n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme, et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immo
65 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
136 en décrivant la puissance d’Hitler, au lieu d’en rire et de répéter qu’il n’avait pas l’appui des masses prolétariennes. C’
66 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Demain la bombe, ou une chance d’en finir avec la terre (30 juin 1946)
137n des risques en est la fin du monde. Personne ne rit, ne ricane, ou ne hurle. Serait-ce qu’au fond de nous-mêmes, à l’insu
138tains le prévoient, je vous conseille de n’en pas rire, ou pas si vite : attendons le grand concert de la fin de juillet.
67 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
139nonder et de brûler la terre entière. Personne ne rit. Personne non plus n’ose protester bien sérieusement. Car ces essais
140va-t-il se passer ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux
141ser ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux affaires coura
68 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
142e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
143n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immob
69 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
144présentant calamistré d’une marque d’auto. Et ces rires, ces éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une musique de rad
70 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
145n casque. Les hommes me regardent sans bouger, ne rient même pas. J’entends cette phrase grommelée : « On se demande ce qu’on
71 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
146 cas de résistance, le jeune Lord D. me disait en riant : « C’est comme dans Carmen : ‟Si tu ne m’aimes pas, je t’aime — Mais
72 1946, Journal des deux Mondes. Intermède
147sassinats et tortures en moins. Les mêmes peuvent rire de l’armée suisse parce qu’elle n’eut pas l’occasion de se battre. Po
73 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
148is, ne point dépasser l’heure. Mais ces Latins ne rient ni ne sourient à ces petites plaisanteries d’orateur qui amusent si f
149 directions, à grands coups de baguette et grands rires. ⁂ Société. — Pour être plus espagnole d’origine que n’est anglo-sax
74 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
150« Voilà le diable ! » Ils se retournent à demi et rient. J’ai fui. Pas d’autre restaurant dans ce quartier. Je suis monté san
151ouché sur le ventre et relevant les jambes. Tonio rit comme un gosse : « Vous direz plus tard en montrant ce dessin : c’est
75 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
152e, ôte enfin le peignoir, il fait trop chaud. Des rires viennent d’une terrasse obscure, un cliquetis de tiges de verre dans
76 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
153n torse paraît nu dans un fin sweater jaune. Elle rit, jette la pomme, et nous salue de la main. Le jeune homme mince, immo
77 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
154nonder ou de brûler la terre entière. Personne ne rit. Personne non plus n’ose protester. Car ces essais seront faits « dan
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
155va-t-il se passer ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux
156ser ? Ces projets échoueront. On en rira. On n’en rira même pas : on les négligera simplement. On passera aux affaires coura
79 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (décembre 1947)
157nverse. Je garde le droit de répondre, et même de rire. Et vous, lecteurs, vous gardez le droit de juger toute cette affaire
80 1947, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (5 décembre 1947)
158nverse. Je garde le droit de répondre, et même de rire. Et vous, lecteurs, vous gardez le droit de juger toute cette affaire
81 1947, Doctrine fabuleuse. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
159vous le beau temps et la pluie ? Est-ce que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que
82 1947, Doctrine fabuleuse. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
160carte postale La beauté physique Un peintre, riant, … et il disait en rajustant ses écailles oculaires de critique d’art
83 1947, Doctrine fabuleuse. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
161umière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de sa bouche dans les moments de pire découragement ; et beau
84 1947, Doctrine fabuleuse. Don Juan
162t ce que l’on désirait de toute sa fougue ; et se rire des suiveurs, des successeurs, de ces disciples enhardis par le triom
85 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
163t observer que s’il parvient à pleurer à force de rire, ce ne sera qu’un vol pur et simple, mais l’Alsacien proteste que s’i
164 pur et simple, mais l’Alsacien proteste que s’il rit, « c’est par pure plaisanterie, et non pas dans une intention plus sé
86 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
165e puis en disposer, feindre assez facilement d’en rire. Elle n’est pas plus forte que moi. Peut-être même n’est-elle qu’une
166nt. Quelques-uns cependant continuent de marcher, riant de joie aux paliers du matin, s’avançant vers Midi avec le naturel de
87 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
167ndant un bon quart d’heure, avec l’assentiment du rire de la foule. ⁂ Les créations géniales de Disney remontent à la périod
88 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
168ard, on ne se demande pas ce qu’on est devenu, on rit, on boit, on ne s’étonne de rien, tout glisse et passe, il y a tant d
89 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
169ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier. Si vous me dites que c’est prématuré, je vous sup
90 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
170’autre députés. Me voici partagé entre l’envie de rire de vos craintes dérisoires, de vos alinéas, et le sentiment très vif
91 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
171ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier ! Si vous me dites que c’est prématuré, je vous su
92 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
172’autre députés. Me voici partagé entre l’envie de rire de vos craintes dérisoires, de vos alinéas, et le sentiment très vif
93 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
173ue le vide et l’indifférence ; et devant vous, le rire des hommes d’acier. Si vous me dites que c’est prématuré, je vous sup
94 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
174eur. Je me garde de répondre. Finalement, Gide en riant : « On va dire que c’est un complot de protestants ! » Le mot ne manq
95 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
175ychose de l’homme moderne Nous aurions tort de rire d’une pareille attitude. Elle a des motifs très profonds dans la psyc
96 1952, Journal de Genève, articles (1926–1982). Au pays du Patriarche (29-30 novembre 1952)
176e. Mais ce n’est pas ce petit corps maigre, et ce rire édenté de vieillard polisson qui le rendent présent parmi nous. Plutô
97 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
177d, à se moquer de soi-même. Mais avant de pouvoir rire de soi-même, il s’agit d’exister comme une personne consciente, et de
98 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
178de négociations. » Relisez ces deux phrases et ne riez pas. Leur juxtaposition est un simple accident. L’allusion au sens de
99 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
179 » Je ne pus qu’acquiescer, et je lui déclarai en riant que je comprenais maintenant la réponse qu’un fonctionnaire de la Gué
100 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
180nce, décrite comme la patrie du conservatisme — « rira bien qui bougera le dernier ! » serait sa devise — ce petit livre inc