1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1t un livre sur Einstein, des articles sur Valéry, St John Perse. On le vit naguère en province liquider des stocks américa
2 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
2 [p. 2] Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926) c M. René Guisan, professeur de théologie à Laus
3 de vue catholique et protestant : la notion de « Saint » et son évolution au cours des siècles. Primitivement, le Saint est
4évolution au cours des siècles. Primitivement, le Saint est un homme que Dieu a mis à part par grâce pour qu’il serve. Mais t
5l serve. Mais très vite on étend l’appellation de saint à ceux qui par leur élévation morale ou leurs souffrances semblent s’
6 vénération des pèlerins pour les tombes de leurs saints une forme d’adoration de dieux protecteurs. Cette croyance se répand,
7 même sens. On spécialise les « compétences » des saints, ou de leurs reliques qui se multiplient prodigieusement. Alors éclat
8clate la protestation de la Réforme. Honorons les saints pour l’exemple de leur vie : mais Christ est le seul médiateur à qui
9ses antérieur. Donc l’Église continue à faire des saints, tandis que ce terme n’a plus qu’un sens relatif pour nous protestant
10voir méconnu l’élément de grandeur morale que les saints maintiennent dans l’Église. M. Guisan va très loin dans ses concessio
11qui s’est sacrifiée aux siens, n’était-ce pas une sainte, comme ce missionnaire et cette diaconesse ? S’il n’y a pas de saints
12sionnaire et cette diaconesse ? S’il n’y a pas de saints protestants, il existe des saints dans le protestantisme. Mais il n’e
13il n’y a pas de saints protestants, il existe des saints dans le protestantisme. Mais il n’est pas de fin aux œuvres de Dieu.
14 de la vertu. Dans ce sens, il ne peut exister de saint véritable. Il n’y a pas de saints, mais il faut être parfait. Tel est
15 peut exister de saint véritable. Il n’y a pas de saints, mais il faut être parfait. Tel est l’enseignement de Jésus, telle es
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une Révolution perpétuelle une perpétuelle
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
17ulien. Vous n’ignorez point que l’on considère ce saint comme le patron des voyageurs… » Saint-Julien parut satisfait de cett
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
18tinue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur un rocher, les bras levés, dir
19ection d’un des quatre Gardiens de la Couronne de saint Étienne. Auprès du porche du Palais, ils n’étaient guère qu’une centa
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
20iquement catholiques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « s
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
21non-résistance au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa d
22rois heures et demie à lire tout l’Évangile selon saint Matthieu, du premier chapitre au dernier, priant continuellement pour
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
23révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente était plus calme pa
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
24tinue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur un rocher, les bras levés, dir
25ection d’un des quatre Gardiens de la Couronne de saint Étienne. Auprès du porche du Palais, ils n’étaient guère qu’une centa
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
26t-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frères racontait tout ce qui était arriv
11 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
27Barth rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à saint Paul, tous ceux qui ont su et connu ce que nous avons à peu près oubl
12 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
28de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide sociale a pour mission de s
29ée chrétienne 5 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie d’entraide sociale enfin ! Contribution à la « sauvegar
13 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
30de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide sociale a pour mission de se
31e chrétienne 28 , les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie [p. 107] d’Entraide sociale enfin ! Contribution à la «
14 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
32ommunes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni d
33ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
34la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
35is comparé qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
36 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine
17 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
37ère boréale. Cette femme n’est pas un ange ni une sainte. Elle a péché gravement, elle a touché le fond de la détresse humaine
38es qui citent les Écritures ; peut-être aussi des saints, mais qu’on ignore et qui s’ignorent. Partout et jusque dans les chos
18 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
39ns une mystérieuse signification ? » L’allusion à saint Paul est évidente. Mais Constant, comme les romantiques allemands, s’
19 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
40es, la crainte païenne de se présenter à la table sainte dans un état « moral » insuffisant ; mais sait-il bien que seul l’ave
20 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
41re boréale. Cette femme n’est pas un ange, ni une sainte. Elle pèche, elle désespère, elle touche le fond de la détresse humai
42es qui citent les Écritures ; peut-être aussi des saints qui se croient plus mauvais que tous ; surtout et jusque dans les cho
21 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
43réalité, puis offerte telle quelle « en sacrifice saint et agréable » à Dieu. Point n’est nécessaire qu’il vous pousse des a
22 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
44n ne peut se dégager de sa “divinité” (au sens où saint Chrysostome prenait le terme). Et puis, je vous, en supplie, que l’hu
45t, on serait bien bête de ne pas y recourir. Mais saint Jean ne se doutait guère que son Évangile serait un jour transformé e
46ivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs” 21  ? Il n’y a pas tant de différence entre un homme qui
23 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
47tives d’un tableau de maître italien. La somme de saint Thomas sous le bras, mon chrétien arpentait les portiques d’une de ce
48 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Tout le secret de notre vocation est contenu dans ces mots-là,
49 Ne vous conformez pas à ce siècle présent », dit saint Paul. Et je vous laisserai sur cette mise en demeure : « Ne vous conf
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
50e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable 56 . [p. 140] Nos fins sont d’autres fins,
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
51e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable. Nos fins sont d’autres fins, et la mesure
26 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
52xacte de sa substance que dans la personne de ses saints », écrit le père Congar en une fort belle définition 24 . Or, si je c
53 je cite une formule d’Augustin, qui est un grand saint, on me répond que cette formule lui est tout à fait personnelle, et l
54gnages qui nous restent de la « personne » de ces saints… [p. 10] On pourrait remarquer que tout cela, même simplifié dans mo
55riture comme critère des inspirations de l’Esprit saint. Mais la tradition, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint
56tion, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint, ils ne sauraient être, en bonne logique, ses juges. Il faut donc adm
57 seul critère des Conciles ; ou bien que l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternat
58ue l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternative revient à consacrer en droit l’arb
59ment : L’Écriture dit, à propos de la coupe de la Sainte Cène : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intenti
27 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
60 en nous, en sorte qu’elle produit en nous ce que saint Paul appelle « les fruits de l’Esprit ». On sent dans ces études un c
28 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
61 chefs, quelques fanatiques d’une cause, quelques saints. Mais peut-être aussi un grand nombre d’obscurs croyants. Ceux par qu
62on Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. Croyez-moi, ce que nous vous donnons, c’est justement ce qui nous ma
29 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
63les hommes en communautés pacifiques ? Vendredi Saint (avril 1935) Pour vivre de peu. — (Avoir peu.) Atteindre cet état qu
64   Apprentissage de la pauvreté : devant la table sainte, où tout ce qui te faisait riche t’empêche de recevoir les signes cer
30 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
65de lui, dans cette « attente ardente » dont parle Saint Paul. L’ennui sera la condition des hommes qui auront tout sauf la se
31 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
66on Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. Croyez-moi, ce que nous vous donnons, c’est justement ce qui nous ma
32 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
67émoignage fidèle, certifié au-dedans par l’Esprit saint, et par l’Écriture au-dehors, et constituant la véritable action de l
33 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
68 Les autres années, il pleut toujours le Vendredi saint, et il fait beau le jour de Pâques. » Je leur réponds : « Que voulez-
34 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
69tte « attente ardente de la créature », comme dit saint Paul. Mais alors, pourquoi fermer les yeux ? (Non pour prier, mais po
35 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
70n parfum de sapin frais. « O Heil’ge Nacht ! », ô sainte nuit d’intimité, où de nouveau j’entends battre le cœur de mon ancien
71promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on nous pa
36 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
72sancta simplicitas ! Oui, réellement, il faut une sainte simplicité pour croire encore qu’on puisse détacher telle ou telle me
37 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
73 elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans, on nous a sommés de choisir entre
74me ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évangile, resteront toujo
75 relativement. Donc il ne peut y avoir de guerres saintes. Et notre dernier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre
76ot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester : vigi
38 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
77e nombreuse est signe d’élection, tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, m
39 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
78puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et c
79leur moralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? « Je pens
80n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
81en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
82tretenir avec son Dieu, — qui est l’Éternel et le Saint— que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
83conte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfai
84 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
85nt d’un peu plus près. [p. 42] L’endemain de la saint Jehan Aconpli furent li troi an. Tristan chassait dans la forêt. Sou
41 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
86 (« Il vaut mieux se marier que de brûler » écrit saint Paul aux Corinthiens.) De plus, c’est un amour heureux — malgré les e
87création, dissolution de tous les liens mondains. Saint Bernard de Clairvaux (cité par Rahn) a pu dire des Cathares, qu’il co
88ies de l’Inquisition. Mais on s’étonne de voir ce saint docteur qualifier de « chrétienne » une prédication qui nie plusieurs
89 87] de le rappeler ici : la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, co
90rme-t-il pas que les Cathares croyaient bien à la Sainte Vierge, sauf qu’elle représentait pour eux non pas une femme de chair
91 la seule présence d’une image visible des choses saintes suffisait à en démontrer la vérité » (p. 199). C’est dire que le « se
92i eut l’occasion de fouiller dans les archives du saint Office, et qui s’exprime ainsi au sujet des Cathares d’Italie, ou Pat
93rmi les symboles préférés d’un Ruysbroek et d’une sainte Thérèse… d) Dans un poème du « sultan des amoureux », Omar Ibn al-Fa
94çal et de Tristan. C’est l’oraison jaculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant
95rdinatio profonde du siècle, dont les plus grands saints et les plus grands docteurs subissent et souffrent la passion au moin
96 transmuer en vertus et en vérités théologiques : saint Bernard de Clairvaux et Abélard sont les pôles de ce drame dans l’Égl
97contre le mariage, en même temps que la chasteté. Saint Bernard de Clairvaux se met en campagne pour combattre le catharisme,
98une fête de l’immaculée Conception de Notre-Dame. Saint Bernard de Clairvaux eut beau protester dans une lettre fameuse contr
99 de la superstition, fille de l’inconstance ». Et saint Thomas eut beau, cent ans plus tard, écrire de la manière la plus pré
100t, et de la Table ronde une sorte d’autel pour la Sainte Cène. Cependant, même dans le grand roman de Lancelot (qui date de 12
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
101ici aux « déserts » de la Nuit obscure que décrit saint Jean de la Croix ? « Éloigne les choses, amant ! — Ma voie est fuite.
102e vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre toute la vie no
103lle le « rejet des dons » dont parlent Eckhart et saint Jean de la Croix. Les amants se plaignent parfois de leur passion et
104e haut, et rien ne l’attire vers le bas », disait saint Jean de la Croix, et cela « parce qu’il se tient au centre de son hum
105ppant de l’usage des thèmes courtois. On sait que saint François d’Assise avait appris le français dans sa jeunesse et qu’il
106u », les laudes de ses imitateurs, les lettres de sainte Catherine de Sienne, le Livre de la bienheureuse Angèle de Foligno, e
107ourons les textes des grands mystiques espagnols, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix au xvie siècle, nous y retrouvons,
108des grands mystiques espagnols, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix au xvie siècle, nous y retrouvons, jusque dans ses
109méridionale du xiie siècle ; 2° des génies comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse étaient mieux avertis que quiconqu
110e ; 2° des génies comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse étaient mieux avertis que quiconque des dangers de la « luxur
111la « luxure spirituelle ». (C’est l’expression de saint Jean de la Croix.) Or tous les deux en parlent avec une liberté telle
112l’expérience qu’ils ont vécue. J. Baruzi écrit de sainte Thérèse : « On a démêlé les sources de nombre de ses images… Mais tro
113a nature ? » 115 Tous les [p. 178] mystiques, et sainte Thérèse la première, se plaignent de n’avoir pas de mots nouveaux (nu
114 qui a le plus égaré nos savants, le fait est que sainte Thérèse utilise constamment, et même raffine la rhétorique courtoise.
115, et orthodoxe par-dessus le marché (Ruysbroek ou sainte Thérèse par exemple) l’origine de termes précis dont Jean de la Croix
116la Croix fait usage. Nous pouvons cependant, pour sainte Thérèse, retrouver quelques sources certaines. « On a souvent signalé
117 des mystiques pour la littérature chevaleresque. Sainte Thérèse raffolait dans sa jeunesse des romans de chevalerie (voir sa
118ernardino de Laredo et Malou de Chaide [maître de sainte Thérèse], aussi bien que dans les Exclamations et le Château intérieu
119e la foi. La devise d’Amadis de Gaule et celle de sainte Thérèse pourraient être également « aimer pour agir ». [Ici, je ferai
120 mystique du xiiie siècle par l’intermédiaire de saint François d’Assise. [p. 180] En se limitant à l’évolution de sainte
121ssise. [p. 180] En se limitant à l’évolution de sainte Thérèse, on constate que les romans de chevalerie ont eu sur elle une
122tre l’Église, et que l’Église lui reprend par ses saints ! Résumons les étapes de l’aventure : l’hérésie des « parfaits » desc
123nisme » embourgeoisé d’un xixe siècle incroyant. Saint Jean de la Croix, qui décrivit en une page remarquable de pénétration
124nséquence, de ne plus communier qu’une fois l’an, saint Jean de la Croix conseille de ne pas s’inquiéter, de recevoir le sacr
125n du névrosé. « Il vous semblera peut-être, écrit sainte Thérèse, que certaines choses qui se rencontrent dans le Cantique des
126 : « Amour désigne pour moi l’attrait sexuel — or sainte Thérèse parle sans cesse d’amour — donc cette mystique est une érotom
127 érotomane qui s’ignore. » Mais nous avons vu que sainte Thérèse n’ignore rien, et qu’au contraire les amants « passionnés » s
128 !) 2° Si Jean de la Croix, et même Ruysbroek, et saint François, sont évidemment postérieurs à la naissance de l’amour-passi
129 par leurs répercussions dans la vie quotidienne. Sainte Thérèse ne tenait pour bonnes que les visions qui la poussaient à mie
130ur ascension dans la liberté souveraine de l’âme. Saint Jean de la Croix et Maître Eckhart disent en termes différents la mêm
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
131 l’avoir — à son Seigneur la demande, et tous les Saints implorent cette faveur. Seule, Pitié prend notre parti, car Dieu dit,
132ice comme femme ? Est-ce sa présence que tous les saints implorent et qui serait « l’espérance des bienheureux » ? Ou s’agit-i
133s bienheureux » ? Ou s’agit-il plutôt de l’Esprit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à
134vient m’en arracher, c’est malgré moi ! 134 Et saint Augustin, avec lequel Pétrarque tient ce dialogue fictif, lui répond 
135ux » à cause de leur vie dissolue, et malgré leur saint patronage. 6. Suite de la chevalerie, jusqu’à Cervantès L’influence
136ù elle récapitule leurs épreuves, Julie appelle « sainte ardeur » l’amour chaste qui les ravissait — bien qu’il fût dès ce mom
137al, et par-dessous l’imagerie chrétienne, dans le Saint Graal, la pierre sacrée des Iraniens et des Cathares, la coupe de Gwy
138orique passionnelle au mysticisme des plus grands saints. Lorsque les mythes perdent leur caractère ésotérique et leur fonctio
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
139r divin. Francisco de Ossuna (l’un des maîtres de sainte Thérèse les plus imbus de rhétorique courtoise) écrit dans son Ley de
140l’autre de ces penchants prédomine, nous avons le saint ou le pécheur ; mais en général, ils se tiennent en équilibre instabl
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
141use est signe d’élection [p. 298] tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, m
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
142puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et c
143leur moralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? [p. 326]
144n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
145en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
146ntretenir avec son Dieu — qui est l’Éternel et le Saint — que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
147conte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfai
148 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
149omaine de la religion : la prouesse de l’archange saint Michel était « la première milicie et prouesse chevaleureuse qui oncq
150ice à son beau livre sur la Théologie mystique de saint Bernard (Paris, 1934, p. 193 à 216), M. Étienne Gilson examine le pro
151 1° que l’objet de l’amour n’est pas le même pour saint Bernard et pour les troubadours, ces derniers exaltant, selon lui, la
152on évidente entre la courtoisie et la mystique de saint Bernard n’est pas seulement, comme l’a vu M. Gilson, celle de la « ch
153 la nature de l’amour mystique tel que le conçoit saint Bernard : c’est un amour spirituel, par opposition à tout amour charn
154une attitude idéaliste du même genre que celle de saint Bernard. Pour dissiper cette illusion, M. Gilson — après M. Jeanroy —
155 une sensualité déchaînée, que pensera-t-on d’une sainte Thérèse, d’un Ruysbroek ! b) « On n’a jamais entendu saint Bernard so
156rèse, d’un Ruysbroek ! b) « On n’a jamais entendu saint Bernard souhaiter d’être débarrassé de l’amour de Dieu. » Or les trou
157— Mais plus tard, d’autres mystiques catholiques, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, reprendront bel et bien les expres
158d’autres mystiques catholiques, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, reprendront bel et bien les expressions des troubad
159urement sensuel, la déduction vaudrait aussi pour sainte Thérèse ; ce dont M. Gilson ne saurait se réjouir. c) Les troubadour
160 surréalistes, qui apparemment m’ont choisi comme saint patron, pour des fous intégraux (disons à 95 %, comme l’alcool absolu
161ouailles. (Temple ou grotte d’hérétiques ?) 11. Saint François d’Assise et les Cathares Paul Sabatier, dans sa fameuse biog
162ares Paul Sabatier, dans sa fameuse biographie de saint François, se pose la question d’une influence possible de l’hérésie c
163nc peu : l’hérésie était de nature dogmatique, et saint François ne s’occupait pas de doctrine… Mais croit-on que tous les Ca
164 a de plus sérieuses raisons de nier l’hérésie du saint.) Cependant, il décrit fort bien l’ambiance cathare de l’Italie au te
165conflit religieux. D’autre part, on sait bien que saint François avait été le disciple enthousiaste des poètes français (d’où
166dour). Enfin, l’influence de Joachim de Flore sur saint François ne saurait faire de doute. Ce fameux ermite annonçait le règ
167ont certains points de ressemblance. Il reste que saint François, s’il fut influencé par l’atmosphère de la religion d’Amour,
168part, le franciscanisme et la mystique du cœur de saint Bernard de Clairvaux d’autre part. Le nom de « béguine » provient du
48 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
169 nouvelles pour exprimer l’inexprimable », dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faibl
170ssant de la bouche qu’on parvient au salut », dit saint Paul. [p. 926] IV. Romantisme et national-socialisme De même que l’
49 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
171rateur. « Les choses vieilles sont passées », dit saint Paul, « il n’y a plus ni Juif ni Grec, et tu es mon frère en la cité
50 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
172t dans les petits cantons, a déjà mis au rang des saints (bien que la canonisation se fasse attendre). Mais là, c’est l’autre
173a dévotion au Saint-Sacrement, à la Vierge et aux saints, l’ascétisme, les visions, les pratiques de piété. Beaucoup de docume
174, et je les ai défendues avec grand sérieux comme saintes et nécessaires au salut. Avec tout le soin dont j’étais capable, je m
51 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
175ge du Ranft, Nicolas ne s’est pas abandonné aux « saintes délices » de la contemplation. Il ne s’est libéré de certaines servit
176seule garde le souci de la vieille foi, celle des saints apôtres et de nos ancêtres ! Car c’est par la seule force de Dieu que
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
177ommunes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni d
178ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
179la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
53 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
180r que les premiers chrétiens étaient toujours des saints, et que les familles qu’ils formaient ne connaissaient jamais de quer
181nde, puisque l’Église est rassemblée par l’Esprit saint, et puisqu’elle est le Corps même du Seigneur. Ceci dit, et notre fai
182 lecture, chant spontané : « Mon Dieu, ta loi est sainte… mais si tu comptes nos iniquités, qui pourra subsister devant toi ! 
54 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
183eau de l’humilité…, couronne-le des dons les plus saints du chef, et permets que dans ces sombres jours, il puisse conduire un
55 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
184 d’un « trône » ou d’une « puissance », ainsi que saint Paul désigne les esprits de second rang, qui peuvent aussi déchoir da
185 pensent les hommes. Mais quand je suis fort, dit saint Paul, c’est alors justement que je suis faible… Si nous avons saisi l
56 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
186rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons meilleurs que les autres. M
187as non plus la démocratie, qui pourtant n’est pas sainte ; mais il agit partout, il est dans tout… Vos descriptions, me dira-t
57 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
188nes… Ainsi l’extrême du don, si l’on n’est pas un saint, rejoint le viol spirituel. Et si l’on veut tout posséder d’un être,
189éjouer les ruses sataniques ? Il faudrait être un saint pour traverser une grande passion sans réjouir le Diable ou susciter
190 dont use le Diable pour posséder nos âmes », dit saint Cyprien, et Tertullien plus énergique : « Porte de l’Enfer ! » Mais G
191 à cause d’Adam que les choses ont si mal tourné. Saint Paul dit que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’
192 une constatation bien plus qu’une prescription. (Saint Paul est le plus grand réaliste de tous les temps.) Mais le culte rom
193t faillir, il eût fallu l’héroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation
194éroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation pareille ! Descendons main
58 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
195dort plus. C’est un écho lointain du grand cri de saint Paul : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » Qu’ai-je donc cru, q
196 la décrire, parlant désormais pour demain. 60. Saint Michel, ou l’ordre céleste, aussi nommé spirituel Le secret de la seu
197 nous fut donnée dans le combat contre Satan. Car saint Michel irrésistiblement triomphe par l’énoncé de son nom seul, par le
198ponsable. Le seul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le
199ul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le mal que déploi
200s nous condamne aussi, car nous ne sommes pas des saints. Et qui donc oserait même, sérieusement, souhaiter d’en devenir un ?
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
201rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons « meilleurs que les autres 
60 1944, Les Personnes du drame. Introduction
202té [p. 14] scandaleuse. Folie pour les Grecs, dit saint Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus demande à ses ap
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
203is comparé qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu
204 son fagot — pieusement. Mais la simplicité n’est sainte qu’en lui, à cet instant. Celle de la vieille est innocence, religion
205 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine
62 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
206de départ du Procès se trouve dans les épîtres de saint Paul 56 . Quel est alors le Juge impitoyable ? C’est le Dieu qui donn
207raisonnables. Le témoignage de bouche, dont parle saint Paul, l’allégation des motifs derniers, voilà le seul critère humain
63 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
208 nouvelles » pour exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faibl
209essant de la bouche qu’on parvient au salut » dit saint Paul. IV Répercussions collectives du romantisme anti-personnaliste
64 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
210voué, horreur et charme, à travers la vision d’un saint qui vivrait sa vie consacrée dans les rues, les cafés, les métros. Je
211; ou de ce temple de Passy, un samedi soir, où la Sainte Cène est partagée dans un silence de catacombes. Centres du monde ! I
65 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
212attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Paul s’étonnait devant les Athéniens. Toutes sont pleines le dimanche
66 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
213 « Nous débarquerons en France. » Juillet 1942 St. J. Perse 12 . — Lorsqu’il est arrivé en Amérique, il n’a paru de lu
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
214x de la planète sont précisément deux poètes : le Saint John Perse de l’Anabase et de l’Exil, et Paul Claudel, notre grand éc
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
215ande facilité sous la main des Nazis de l’époque. Saint Paul écrit aux croyants de Corinthe : « Voici, je vous dis un mystère
69 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
216ine, dès lors que nous prononçons : « Je crois la Sainte Église Universelle. » Et nous nous bornerons ici à en souligner quelq
217e communauté humaine fondée dans la communion des saints. Cette communauté ne se révélera pas dans des congrès, mais se manife
70 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
218e qu’il faut mettre en question. On n’imagine pas saint Paul proposant un questionnaire sur le fossé entre le christianisme e
71 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
219ande facilité sous la main des nazis de l’époque. Saint Paul écrit aux croyants de Corinthe : « Voici, je vous dis un mystère
72 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
220core découvert cet autel « au dieu inconnu », que saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de croire qu’il existe à
73 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
221cateurs depuis deux siècles. « Soyez fous ! » dit saint Paul aux Corinthiens. « Osez être l’Invraisemblable ! » 5 dit Kierke
222its groupes ; par quelques « fous de Dieu » comme saint François d’Assise ; par des gens de peu réunis dans une chambre ; par
74 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
223e rocher en pleine ville, que domine la statue de saint Gellert, les bras en croix. Elle arrête la voiture près d’une barrièr
75 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
224ondit : « L’affection de la chair, c’est la mort. Saint Paul l’a vu bien avant Freud, et mieux. Il entendait par « chair » le
76 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
225dre de leur succès de vente : Ève Curie, Maurois, Saint Exupéry, Simenon et Jules Romains. Bien loin derrière ces « grands ci
226ncore découvert cet autel « au dieu inconnu » que Saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de croire qu’il existe à
227eau de l’humilité…, couronne-le des dons les plus saints du chef, et permets que dans ces sombres jours, il puisse conduire un
77 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
228 ce siècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. La liberté de parole. Si elle ne consiste qu’à hurler avec les
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
229haut point de conscience et de signification : le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
230t les facteurs principaux de notre décadence. Une sainte alliance de nos microbes ne me paraît pas le moyen de sauver notre sa
231me paraît pas le moyen de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons, ne nous rendrait [p. 10
232nes raisons historiques d’inclure les Russes — la Sainte Russie ou les Soviets — dans une fédération européenne, la question,
80 1948, Suite neuchâteloise. II
233ordre naturel comme un reflet de la communion des saints : notre histoire, le passé qui passe en chacun de nous ; qui par nous
81 1948, Suite neuchâteloise. IV
234ouve d’abord, dès la Réforme, deux « Ministres du Saint Évangile » et deux juges. À partir du xviie siècle, les généalogies
235obles, au lieu d’un demi-dieu, d’un héros ou d’un saint, un singe au naturel, en guise d’armes parlantes du beau mythe de l’É
82 1948, Suite neuchâteloise. VIII
236 Le vers fameux de Valéry : « Honneur des Hommes, Saint Langage !» serait la devise de cette croisade, dont le succès embelli
83 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
237es trop vastes du Lake George, nommé jadis lac du Saint Sacrement « pour la pureté lustrale de ses eaux »… Il me rappelait un
84 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
238t les facteurs principaux de notre décadence. Une sainte alliance de nos microbes ne me paraît pas le moyen de sauver notre sa
239me paraît pas le moyen de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons ne nous rendrait pas dav
85 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
240s murs de parc des grandes demeures luxueuses, un saint nous a croisés. Comme je l’apercevais de loin : — Qui est-ce ? ai-je
241e de cheval surgissant du sommet de l’occiput. Le saint homme déployait son importance, les trois suiveurs semblaient vouloir
242 Le prêtre, le swami, le holy man : plus ils sont saints, plus ils sont nus, et non pas chamarrés de robes et surplis à l’inst
243arfois même ils l’ont physiquement manifestée, de saint François aux Doukhobors. ⁂ Dans le salon d’une vaste résidence, vidé
244ts. Et ces hommes en prière contre un mur. Et ces saints demi-nus, traversant à grands pas les rues encombrées de piétons, de
86 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
245t pour m’en parler qu’il m’offrait l’hospitalité. Saint Paul reste sa bête noire. Et l’idée même d’orthodoxie. Il nie vivemen
246do. J’en donne la preuve : avoir la foi sans être saint lui paraissait la tricherie même, tandis qu’il eût admis la sainteté
247a souhaitée expressément. Mais comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni c
248is comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni chrétien ni hindou, sans myst
87 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
249es qu’on lui vante, les héros, les champions, les saints — et les nécessités de la concurrence. Nous le voyons chercher sa voi
250es grands hommes, héros, savants, législateurs et saints. Nous pensons que tout cela rendra la vie meilleure. Nous nous trompo
88 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
251ais vous formerez un bataillon sacré, celui de la sainte, de l’inachevable croisade.      p. 4 i. « Après l’œuvre du x
89 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
252on, vers l’Est cette fois, et c’est Glaris, c’est Saint Gall, qui restent collés au flanc de la masse compacte. Quelques mouv
90 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
253uerres de Bourgogne, et toutes les prédictions du saint se réalisent : victoire, pillage, flots d’or et disputes sanglantes a
91 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
254ire brutal a provoqué la Révolution d’octobre. Un saint a libéré l’Inde. Un fou a subverti l’Allemagne. Un amateur distingué
92 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
255as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
93 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
256des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïse et Abélar
257tharsis : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Et les chefs d
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
258-bas ». Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre les dou
259-dire dans la « chair », telle que la définissent saint Paul et l’Évangile. De la science à la théologie La question se ram
95 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
260même ne vaut rien dans ce cas ; mais alors à quel saint se vouer ?   Les difficultés singulières dont on vient de relever que
96 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
261fidèles l’accès de Médine et de La Mecque, villes saintes, l’Abbasside El Mansour le fait boucher en 762. Le fameux « verrou de
97 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
262d’œil, — « en un atome de temps, comme l’écrivait saint Paul, à propos justement de la Fin du Monde. En fait, on nous assure
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
263 puis tel guru jusqu’à nos jours, c’est-à-dire le saint homme qui se « détache » du clan, de la coutume, de la magie, du dogm
264enance : il forme le bord, la lisière du monde du saint, comme les idoles le bord ou la lisière des Réalités divines. » [p. 
265amorphose. Animal, homme, démon, symbole, dieu ou saint, tout communique en la magie, tout se transmue sans nul obstacle, san
266 fruits ou non » ? Je viens de citer dans l’ordre saint Jean de la Croix, Eckart, et la Bhagavad-Gita. Et pourtant il serait
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
267s que l’Incarnation, comme l’affirment avec force saint Paul et l’Épître aux Hébreux, s’est opérée « une fois pour toutes ».
268l’a reçu doit agir comme s’il le gagnait ! Ce que saint Paul exprime dans cette phrase difficile : « Travaillez à votre salut
269mot) que le message chrétien va bouleverser. Avec saint Paul, nous passons d’un seul coup du règne de la Loi à celui de la Fo
270», mais « tout est pur aux purs ». Semblablement, saint Augustin dira : « Aime Dieu et fais ce que tu voudras. » Or ces phras
271le jugée par une conscience étrangère ? » s’écrie saint Paul 19 . Cette liberté d’ailleurs n’est pas licence, puisqu’elle est
272 non dans la Règle collective, impersonnelle, que saint Paul a trouvé le secret de l’harmonie des libertés humaines, nostalgi
273i l’individu et son mode de relations, la Cité, — saint Paul a défini la troisième dimension : le rapport dialectique avec le
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
274des Troubadours la mystique de l’amour divin d’un saint Bernard, et comme à l’histoire exemplaire vécue par Héloïse et Abélar
275tharsis : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, [p. 103] toutes choses sont devenues nouvelles. » Et le