1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1e qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pas trop qui c’était… Alors vous devez connaître ces portraits ? — (e
2 la bouche de certains, cela prend l’air de je ne sais quelle revanche du médiocre dont ils se sentent bénéficiaires. Ah ! v
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
3holique. Et son lyrisme, encore un peu brutal, il saura le dompter, et atteindre au classicisme véritable. Voici un construct
4joue franc jeu. S’il faut lutter contre lui, nous savons qu’il observera les règles. Saluons-le donc du salut des équipes avan
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
5t beaucoup dire. Il y avait dans le Paradis je ne sais quel relent de barbarie, un assez malsain goût du sang. Tout cela s’e
6nt souvent lorsqu’on parle de cette œuvre : je ne sais s’il faut en voir la raison dans la force de la personnalité révélée
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
7 plupart des surréalistes n’ont rien à dire, mais savent admirablement parler. Ils érigent donc en doctrine leur impuissance.
8 Freud — dont ils se réclament imprudemment, — on sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! S
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
9 Europe vieillie, les parfums puissants de l’Asie sauront encore éveiller de beaux rêves. Il y a ceux qui repoussent une Asie i
10Orientalistes, qui, eux, apportent des documents, savent de quoi ils parlent, ils se récusent lorsqu’il s’agit de conclure. Un
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
11e l’Allemagne nouvelle — et peut-être parce qu’il sait en sortir parfois — M. Otto Flake i a gardé son bon sens et son sang
12tialité. Son art bénéficie de cette vision. Je ne saurais résumer les nombreuses péripéties de son dernier roman sans exposer e
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
13ous les jours aux vivants et aux morts : Mère, je sais très mal comme l’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voi
14n père dans les maisons. » Comme Valéry, ce poète sait « des complicités étranges pour assembler un sourire ». Comme Max Jac
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
15libération, un Yeats, un A.E., bien d’autres, ont su payer de leur personne. Effet, puisque l’héroïsme d’une révolution en
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
16antisme, dans le détail de la vie d’une ville. Il sait qu’un grand mouvement est la résultante de millions de petits. Voici
17ode simplifiée pour l’exploitation des ruines. On sait le reste. Tout cela, Walpole ne le dit pas. Mais ses personnages le s
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
18s 1926) o L’époque s’en va très vite vers on ne sait quoi. On a mis le bonheur devant soi, dans un progrès mal défini, et
19er leur moi. Ils y cherchent un fortifiant, je ne sais quelle excitation, quelle révélation ou quel oubli. C’est un dilettan
20’époque réclame  1 . C’est aussi pourquoi l’on ne saurait accorder trop d’importance à leurs tentatives morales, si singulières
21 ce que je désire ; ni rien — rien que l’orgueil, sachant une chose si forte, de me sentir plus fort encore et de la vaincre. —
22qui ne lèguent aux suivantes que leur lassitude : sachons au contraire profiter des démonstrations par l’absurde de quelques pr
23t modestes — ne s’isolant pas de la Société ; ils savent que pour lutter il faut des armes et ne méprisent pas la culture ; sa
24de langage et maîtres de leurs corps exercés, ils savent qu’il n’y a de pensée valable qu’assujettie à son objet, qu’il n’y a
25 sortira peut-être une foi nouvelle ; mais qu’ils sachent, quand viendra le moment, détourner les yeux de leur recherche pour c
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
26de. (Il serait aisé de montrer quel parti Jouve a su tirer des complexes de famille freudiens, ou d’analyses de démences m
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
27rce que c’est toujours le même déclic. Cocteau le sait, et pour varier il tire tantôt à gauche tantôt à droite, sur Barrès,
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
28quérir droit de cité. Voici enfin un critique qui sait tirer une leçon constructive des expériences entreprises par les géné
29II y a, en fait, deux manières de se connaître, à savoir se concevoir et s’essayer. » Fort bien, mais l’œuvre n’est-elle pas u
30 exemples d’un Meredith et d’un Stendhal, qui ont su « penser dans le train de l’action, faire de la psychologie à la volé
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
31 nonchalance des vrais puissants, je compte qu’il saura fonder sa gloire future sur des valeurs plus humaines. p. 397 x.
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
32Mais ce cœur fatigué se reprend à souffrir, il ne sait plus de quels souvenirs ; jusqu’au soir où la douleur nette d’un amou
16 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
33cide, avec une sorte d’acharnement, comme seul il sait l’être aujourd’hui sans que cela nuise en rien à un don de sympathie
34rceaux attestent la délicatesse, mais parce qu’il sait y trouver les seuls motifs réels d’exaltation. p. 1 a. « Le Dépa
17 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
35 trop souvent un brillant appareil dialectique ne sait produire que l’illusion. C’est la revanche du fameux scrupule protest
18 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
36ts ni d’utopies, Clerville, Janson et Brémond ont su arracher leurs auditeurs de leur lit de préjugés pour les placer véri
19 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
37emps. Libre à qui veut d’y voir un symbole. On ne saurait exagérer l’importance des conditions météorologiques du succès d’une
38re. Après les exposés de Janson, de Brémond, j’en sais plusieurs qui ont ainsi « lâché » pas mal de préjugés en matières soc
39 souscrire à la brochure de la conférence 3 pour savoir tout ce que je n’ai pas dit dans ces quelques notes. p. 44 e.
20 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
40ou de dégoûts étranges viennent m’habiter ; je ne sais plus… Je suis beaucoup de personnages, faudrait choisir. Vous me dire
41ésolu. Me voici devant quelques problèmes dont je sais qu’il est absolument vain de prétendre les résoudre, mais que je dois
42ncore comprendre, — tout est si fragile — mais je sais quelle légèreté puissante, quelle confiance vont guider ce corps et c
21 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
43ent la bête en même temps qu’elle. Et parce qu’il sait ce qu’elle va faire, il peut la dominer… : on ne vainc vraiment que c
22 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
44 et des odeurs, espérant entrer là-bas dans je ne sais quelle harmonie plus reposante. Cette imparfaite accoutumance au mond
23 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
45implique la publication de notre revue. Mais nous savons, tout comme M. Coué, que ce serait de mauvaise méthode. Et, comme M.
46e a sa raison d’être. La vie d’aujourd’hui, on le sait, nous oblige à nous affirmer ou à refuser de nous affirmer avec une n
24 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
47s de morale à quoi nous obligeaient en réalité on sait quel dégoût, et certains désirs de grabuge moins avouables, — la sinc
48 peut paraître gratuite au lecteur parce qu’il ne sait pas tout sur le personnage. Mais quant à l’auteur, il n’y a pas de gr
49isages se cachent dans des fourrures, personne ne sait la richesse de ta vie…). J’écris ces choses. Puis, dans un ancien car
50 moment que je vis 1 . Il est bien clair qu’on ne saurait atteindre « la vérité sur soi » en se servant de la méthode indiquée
25 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
51ion progressive et réciproque des conjoints. » On sait que Beyle appelait cristallisation une fièvre d’imagination qui orne
52ltivent point cette fièvre. Et comme la morale ne sait plus leur imposer de feindre encore ce que le cœur ne ressent plus, i
53u’on les attendrait, plus franche d’allure. On ne sait ce qui la retient : son amour ? son manque d’amour ? Pour Jacques, il
26 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
54usses, et là, gidiennes. Il se connaît assez pour savoir ce qui est en lui de l’homme même, ou de l’amateur distingué, — et ne
55seulement toutes les morts du plaisir », car elle sait « qu’entre les êtres, le bonheur est un lien sans durée. Seule la sou
27 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
56 discrétion, cet air de rêverie d’un homme qui en sait long… Et, certes, il faut être un peu mage pour porter tant de riches
57nscients : l’époque et l’être secret du héros. Il sait mieux que quiconque aujourd’hui faire éclater dans un cadre très mode
58 des amours impossibles, des histoires dont on ne sait pas la fin ni le sens véritable, mais seulement qu’elles ont fait sou
28 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
59iomphe de la littérature sur la vie, mais d’avoir su en garder une passion pour la pureté, un « jusqu’au boutisine » qui s
29 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
60our vous apprendre ! — sans se douter que rien ne saurait vous ravir autant que ses impertinences. À ce moment s’approche M. Pi
30 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
61ère dont on rêve à quinze ans ; et voici ce je ne sais quoi, ce délice furtif, ce que l’auteur lui-même appelle « cette vagu
62e trouve dans une ancienne réalité ressuscitée… » Sachons gré à M. Vaudoyer d’avoir su donner à ces œuvrettes une si exquise hu
63 ressuscitée… » Sachons gré à M. Vaudoyer d’avoir su donner à ces œuvrettes une si exquise humanité : par lui le « charme 
31 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
64Rilke — sont du meilleur Jaloux, de ce Jaloux qui sait parler mieux que personne des poètes scandinaves et des romantiques a
32 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
65itraire et si facultative », je me dis qu’il n’en saurait être autrement tant qu’on se tient à cette attitude scientifique, vis
66e taille à affronter d’autres dédales ! Mais il a su mettre plus de choses qu’il n’y paraît d’abord dans ces 50 pages. Bea
33 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
67: il y a de jeunes peintres neuchâtelois. Quant à savoir s’il est possible déjà de discerner parmi eux certaines tendances gén
68onfèrent une actualité toujours vive. D’ailleurs, sachons le reconnaître, il y a moins de malice que de paresse dans les jugeme
69erveilleux foyer de contagion contre lequel je ne saurais me prémunir par le moyen d’aucun de ces appareils à jugements garanti
70rt très volontaire, qui connaît ses ressources et sait en user avec la sobriété qui produit le maximum d’expression. Cette «
71 d’expression. Cette « simplicité précieuse », il sait la conférer à tout ce qu’il touche, qu’il décore une bannière, fabriq
72t qui tout en s’épurant dans des formes claires a su les renouveler. Il nous apporte aussi cet élément de vitalité combati
73 l’écrasement de ses couleurs, une sensualité qui sait se faire délicate quand du haut de San Miniato ou de Fiesole, il pein
74 dans toute sa palette, ce charme enfin, ce je ne sais quoi qu’on cherche en vain chez beaucoup des meilleurs de nos artiste
75ces heures où ciel et onde se [p. 126] mêlent, et sait rendre mieux que personne la liquidité d’un lac, certaines atmosphère
76me d’aviateur, retour de Vienne, un sculpteur qui saura s’imposer. Léon Perrin a compris tout le parti qu’on pouvait tirer de
77le réalisme imposé par les sujets et un style qui sait rester ample, d’une simplicité non dépourvue de puissance. Une fois d
78 style donnée par le cubisme aux artistes qui ont su se dégager de son outrance théorique. C’est dans la manière cubiste e
34 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
79ne fièvre faisait s’épanouir sur son visage je ne sais quel plaisir cruel. C’était un jeu très simple où l’esprit libre de c
80soir-là, une confiance me possédait, telle que je savais très clairement que je gagnerais à tout coup. L’étranger se mit à dis
81ement. Et de cette nuit peut-être, [p. 104] je ne saurai jamais rien… (sinon qu’au lendemain je n’avais plus un sou). Je n’ai
82er. Ma vie m’a repris, je ne suis pas heureux. Je sais très bien que je devrais tenter quelque chose. Je suis plein de rêves
83ie sans joie… Ah ! plus amère, plus amère encore, saurai-je un jour te désirer, te haïr… p. 97 k. « Dés ou la clef des
35 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
84bénie — par qui ? elle était anticléricale, on ne saurait le taire, — Urbain dormait. L’étoile, jeune fille, roulait gentiment
36 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
85endre attentive à ma présence… Mais, alors, je ne sais quel démon du malheur me paralysa. Je venais d’entrevoir l’image d’un
86ire à ma timidité. Peut-être était-ce vous. Je ne saurai jamais. À l’arrêt de la Place [p. 71] Saint-Michel, elle sortit, en m
87e sentais mieux, on me laissa rentrer seul. Je ne sais comment j’y parvins. Je crois que j’ai marché plusieurs heures avant
37 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
88 à chausse-trappes, cette habileté surtout. Je ne sais si ce malicieux Gagnebin (non pas Elie) pensait à quelqu’un lorsqu’il
89ités scéniques de cette pièce sont grandes. Je ne saurais même indiquer aucun endroit par où elle pèche contre les principes ch
90 cette admirable machine ne m’inquiète guère : je sais qu’elle le conduira où il veut, sans surprises. « Puisque ces mystère
91e preuve, pour mon compte, dans le fait que je ne sais parler de lui autrement que par métaphores.) p. 85 g. « Orphée s
38 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
92 désabusé, constate que jamais « la Montagne » ne saura venir au prophète, même s’il se nomme Mossoul. Pourtant, au milieu de
39 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
93space en relation se modifie pour maintenir je ne sais quelle harmonie… C’est une réalité aussi réelle que celle dont nous a
94s yeux… Peut-être, quand nos regards plus assurés sauront enfin gagner de vitesse les prodiges que déclenche René Clair, verron
40 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
95n écrivain, un bel écrivain, comme on dit. Et qui sait tirer un admirable parti littéraire de son tempérament vif, insolent
96orrents. » Une belle phrase, n’est-ce pas ? Je ne sais qu’un Montherlant qui pourrait l’oser dire comme Aragon sans ridicule
97l’imposer pour quelles fins assez basses, nous le savons… Mais pour Aragon, ce n’est point façon de parler. Son « nulle part »
98aucoup trop d’êtres et de choses à aimer, et vous savez ce que cela suppose. Comprenez-moi : submergés, absolument… Le Sens
99omme tout ce qui est parisien, hait Paris mais ne saurait vivre ailleurs… Mais non, il y aurait trop à dire, et puis l’on croir
41 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
100s poèmes où détresse rimait avec maîtresse. École savait le mythe du voyage, et qu’on ne manque pas le train bleu d’un désir.
101un violon, pour qu’il en joue, au printemps, s’il savait … [p. 152] R.S.V.P. À Max-Marc-Jean Jacob Reymond. Une étoile à l
42 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
102une femme me regarda longuement. » Mes parents me savaient vierge et c’était la joie de leur vie, car ils aimaient en moi par-de
103dans le bonheur de la saison. — Au soir, mon père savait tout. Il effleura mon front de ses lèvres sans une parole quand je vi
104dait avec une terreur ou je crus distinguer je ne sais quelle déchirante nostalgie. Pour lui, sans doute, j’étais perdu. Mai
105u. Mais il souffrait d’autre chose encore : il se savait vieux, maintenant. » Je songeais justement à un sourire de mon amie q
106du hasard, ce poète immoral et malicieux. » Je ne sais dans quel rapide de l’Europe centrale — région où l’on est forcé de p
107trouvez pas sérieux. Le reproche est grave. Je ne saurais y répondre. Je pourrais vous dire que si vous me trouvez un peu potac
43 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
108’éprouve la fermeté de ma main. Je vous tiens. Je sais où vous êtes. Vous n’allez pas me surprendre par-derrière. Une fois —
109nt n’est [p. 235] dicible. (Depuis le temps qu’on sait que la lettre tue ce qu’elle prétend exprimer ; depuis le temps qu’on
110 signifier les choses qui nous importent. Vous le savez. Alors vous les lâchez en liberté, par haine de cette esthétique ou d
111 pas, à poursuivre une quête de l’esprit. Et vous savez ce qu’elle nous vaut : les mépris, les haines douloureuses ou grossiè
44 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
112ner. (On a fait ses preuves, quoi !) Et puis, qui sait, peut-être sauront-ils rallier le dernier disciple du Bienheureux Jea
113ses preuves, quoi !) Et puis, qui sait, peut-être sauront-ils rallier le dernier disciple du Bienheureux Jean… Et puis, en voil
45 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
114 son « chemin de Damas » (comme il dit sans qu’on sache au juste quelle dose d’« humour » il met dans l’expression), c’est la
115es socialistes font aux capitalistes européens ne sauraient l’atteindre. Au contraire, il a résolu la question sociale d’une faço
116e et vers la richesse qui en est le fruit. On ne saurait mieux dire. Mais il faudrait en tirer des conséquences, alors que For
117 n’en pourrait citer un exemple individuel ? Nous savons assez en quel mépris l’homme d’affaires à l’américaine tient les chos
118Ces êtres, d’une espèce de plus en plus rare, qui savent encore quelque chose de la vie profonde, qui voient encore des vérité
119 Irréguliers aux yeux du monde ; la proie d’on ne sait quelles forces occultes sans doute dangereuses, puisqu’elles les rend
46 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
120 des perspectives d’évasion — où seuls les poètes savent se perdre. Et c’est bien sa plus grande ruse que d’avoir emprunté le
47 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
121’est naturel : je m’en avoue plus éloigné et m’en sais plus dépourvu si possible. Je ne demande aux écrivains que des révéla
48 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
122 écrits des surréalistes débattent la question de savoir s’ils vont se taire ou non. Mais leur silence ne doit pas entraîner,
49 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
123morose ; mais à grande échelle. M. de Pourtalès a su rehausser le tableau avec beaucoup d’adresse et de charme : Wagner et
124 a eu peur, et s’il a eu peur c’est qu’il n’a pas su aimer. Le sujet de Liszt et de Chopin, c’était l’amour, donc la doule
125dre aboutit à l’amour de soi dans « l’illusion ». Sachons gré à M. de Pourtalès de ce qu’il préfère parler d’illusion là où nos
50 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
126 me penche vers un voisin pour lui demander je ne sais plus quoi. Mais sans doute évadé dans son rêve, beaucoup plus loin qu
127 fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme — au plus deux, en y réfléchissant bien, m
128autres paraissaient purement mystiques… Mais vous savez, « les autres » n’y comprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cet
129’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su en retrouver la sensation jusque dans les choses — et c’est cela seul
130de regarder autour d’elle ; l’intérêt que nous ne sûmes pas dissimuler nous trahit ; elle finit donc par accepter et vint à n
131isir. Autant dire que ceux qui les fréquentent ne savent plus ce que c’est que le plaisir. Ils prennent au hasard des liqueurs
132ui n’ont pas été préparées pour leur soif. Ils ne savent plus les signes ni les ressemblances. Aussi l’ennui règne-t-il bruyam
133t la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois j’en ramène
134s j’en ramène des animaux aux yeux bizarres où je sais lire les signes. » Comme je ne répondais rien : « Avez-vous sommeil ?
135 du golfe de Marseille, ou bien plutôt, par je ne sais quelle erreur d’images, — ce serait la gravité énigmatique d’Adrienne
51 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
136’intéresser aux divers types humains. Mais on lui sait peu de gré de sa curiosité. Sans doute est-il trop impatient, demande
137il n’est pas encore quelqu’un, Stéphane cherche à savoir ce qu’il est. C’est une autre manie de sa génération. Mais là encore
138 la personnalité est un acte de foi : Stéphane ne sait plus ce qu’il est. Semblablement, il ne sait plus aimer. (Ces jeunes
139e ne sait plus ce qu’il est. Semblablement, il ne sait plus aimer. (Ces jeunes gens ne veulent pas se fatiguer pour rien.) C
140réponse, il répète à plusieurs reprises : « Je ne sais pas : je suis !… Je ne sais plus… mais je suis ! » [p. 42] Un peu pl
141rs reprises : « Je ne sais pas : je suis !… Je ne sais plus… mais je suis ! » [p. 42] Un peu plus tard, ce fut un jour de g
52 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
142eur, me donner ce droit bien inutile. Pourtant je sais qu’à droite comme à gauche, ils sont plus nombreux qu’on ne le pense,
143ent bien souvent nos tolérants par inertie, je ne sais. Mais je m’attends à cent « réponses » de cette sorte. Et je tiens à
144recensement lamentable, je poserai la question de savoir si tant de laideurs et d’outrages au bon sens peuvent être légitimés
53 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
145gréable : j’alignais des bâtons en rêvant à je ne sais quoi, j’étais délicieusement seul parmi ces petits êtres en tabliers
146 en rêvant à leur manière. Un jour cela m’ennuya. Sachant lire, je ne pensais pas devoir suivre syllabe après syllabe les ânonn
147taine, à cause du nom.) Quand venait mon tour, je savais rarement où l’on en était. Cela m’attira des reproches acides, et nat
148s avions acquis le respect des statistiques. Nous savions que les miracles ne trompent que les illettrés, mais qu’il convient d
149res, l’incrédulité et le bien-être matériel. Nous savions qu’un fils d’ouvrier est l’égal d’un petit Dauphin — et même nous ne
150re que le petit ouvrier est bien plus malin. Nous savions un tas de choses douloureusement ennuyeuses qui sont dans les livres
54 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
151ne classe de garçons de 10 à 11 ans : « J’ai bien su mater les quarante hommes de ma section, je saurai aussi vous mater. 
152en su mater les quarante hommes de ma section, je saurai aussi vous mater. » On imagine à quoi peut mener l’enseignement donné
55 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
153ien proprement). Évidemment, il est préférable de savoir aussi les noms des sciences élémentaires. Mais il n’est en aucune faç
154, répondent les fonctionnaires responsables, vous savez par expérience que nous ne comprenons pas la plaisanterie et que notr
155bon sens voudrait que le bon élève soit celui qui sait utiliser pour son profit humain la petite somme de connaissances indi
56 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
156ment mais qui dépose une semence spirituelle. Qui sait ?… En attendant, puisqu’il faut attendre, je salue ces jeunes gens qu
57 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
157 pleurer l’autre. Écouter ce que dit l’une, c’est savoir ce que l’autre pense. Elles ne mourront qu’ensemble. Il n’y aura qu’u
158histoire, et de l’instruction civique, pour qu’on sache à quoi cela rime. Ensuite, il faut une discipline sévère dès l’enfanc
159l’école rattrape l’époque… Mais les gouvernements savent ce qu’ils font. Tout se tient, comme vous dites, sans doute pour m’ôt
58 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
160ste, pensez-vous. Il faut avouer qu’avec ce je ne sais quoi de déclamatoire, de… journalistique, de bedonnant creux, cela vo
59 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
161urer quant à ma santé morale.) La question est de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articu
162c’est tout à fait moi ! — Détrompez-vous. Vous ne savez pas ce que c’est que libre ou consacré.) L’utopiste, c’est l’inventeu
163’ils veulent à propos de n’importe quoi, comme on sait, et ils auraient là l’occasion de racheter bien des choses. Ce n’est
164d’un initié. Le fameux arrêt de la pensée dont on sait l’importance primordiale dans le Yoga correspond au garde-à-vous ! pa
165ga corporel, le Yoga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout comme ce
166emps de la regarder. De faire connaissance. Je ne sais s’il est très exagéré de dire que tout homme gagnerait à posséder une
167es catastrophes que beaucoup de rigueur morale ne saurait même pas prévoir. NOTE B La culture de notre sensibilité nous aiderai
60 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
168n rêve, ou dans un autre souvenir. Qui parmi nous sait encore parler de sa mère avec cette virile et religieuse tendresse ?
169dans notre maison. Voici un de ces passages où il sait être, avec sa verve doucement comique, si émouvant : « À cette époque
170i n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissa
61 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
171 que de l’esprit ou des sens. « Reste immobile et sache attendre que ton cœur se détache de toi comme une lourde pierre. » Le
62 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
172ond noir et portant, en cœur noir, la nouvelle… « Savez-vous qu’on nous a pris les deux tiers de notre pays ?… Non, non, jama
173le, rient et s’enivrent comme plus un Européen ne sait le faire, et dansent à tout propos de folles « czardas » qui devienne
63 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
174’ombre C’était l’aube et le sourire adorable de savoir la dansante liberté d’un désir à sa naissance L’étoile qui l’accuei
64 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
175stinée à une femme blonde. Je suis noire. Mais je sais qui c’est. J’ai fait suivre. Alexandrine un jour m’a laissé entendre
65 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
176ra pas son nom. … Or, la rigueur de la science ne saurait être surmontée, sinon par la rigueur au moins égale d’une pensée qui
177tique a la même extension que l’humanité. On n’en saurait dire autant de notre raison. Les faits mystiques — qu’on les prenne e
66 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
178e beauté du lac de Neuchâtel. Mlle Kikou Yamata a su le voir aussi « gris et ardent sous le soleil caché », ou bien, en un
67 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
179e Lautréamont et Dieu (septembre 1930) bg On ne sait presque rien de Lautréamont, sinon qu’il s’appelait Isidore Ducasse e
68 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
180er. J’attends [p. 407] la lettre, j’attends je ne sais quoi de très important… Trois déceptions par jour ne peuvent qu’énerv
181t de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temp
182 toutes les avances, les plus exténuantes, et qui sait si tant d’erreurs ne composeront pas un jour une sorte d’incantation
183it perdre, et c’était sa fortune, Peter Schlemihl savait ce qu’il avait perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Obje
184 morale qui ne parle que d’obligations dont on ne saurait à la légère se débarrasser sans courir les risques 12 les plus grave
185r superficiel aurait l’impression que je suis zur Sache, que je parle de mon sujet, — étant admis que mon sujet soit la Hongr
186éplient les cartes de « la Hongrie mutilée ». — « Savez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » Ah ! ce n’e
187apest, témoignent des espérances démesurées qu’il sut entretenir autour d’une action certes méritoire, mais plus symbolique
188 le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu de sel pour rendre mangeables beaucoup de no
69 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
189ulier où je serais tenté de me complaire. Oh ! je sais ! — Je ne sais plus. — Le train s’attarde dans sa fumée, on respire u
190ais tenté de me complaire. Oh ! je sais ! — Je ne sais plus. — Le train s’attarde dans sa fumée, on respire une lourde obscu
191ns pleines de drôleries ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, de
192aise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être à la fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’
193u’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel vent sonore qui l’étire et l’égare, et l’enroule et d’un coup la
194erd avec lui vers le désert et ses mirages. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inco
195t et ses mirages. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’e
196en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut-être, mais invisible. Lève-to
197 cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper, comme un pan de la nu
198s un moment, c’est que la ligne est droite. Je ne sais plus dans quel sens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sen
199s le soir, tu t’éveilles dans une lueur jaune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses
200 une question de transport. Un vrai voyage, on ne sait jamais où cela mène, c’est une aventure qui relève de la métaphysique
201. Se peut-il qu’on cherche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seu
202a-t-on jamais pu « déclarer » d’important ? Je ne sais plus parler en vers et la prose n’indique que les choses les plus évi
203. D’autres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait si vraiment elle n’existe plus, l’Hermétique Société 18   de ceux qu
204 Et c’est alors seulement qu’aux yeux de ceux qui surent désirer de la voir, apparaît la « Loge » invisible. J’attends, j’appe
205iendrait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ?
206certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait attendre pour aimer
207e par lui, — mais à cet endroit, en ce temps… Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelque similit
208s, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas cet Objet qui n’ait rien de
209cet Objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la tot
70 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
210 plus conscient de ses propres difficultés que ne saurait l’être le créateur. Car une telle conscience appartient au critique a
71 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
211e errante des prières à dieux perdus. II Je ne sais pas où tu m’entends mais ces hauts murs d’ombre et de vent autour du
212 rôdent à la recherche d’un corps faible. Je ne sais pas où tu m’attends mais je sais comment tu pleurais. Au carrefour de
213 faible. Je ne sais pas où tu m’attends mais je sais comment tu pleurais. Au carrefour des cris perdus j’écoute encore une
72 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
214lques-uns des meilleurs esprits que la France ait su rendre inoffensifs. Il se pourrait très bien qu’à cette génération ne
215mpagnement desquels, semble-t-il, nul Français ne saurait accepter sa révolte. Il y a bien quelques outrances dans tout ceci. M
216 ! une logique verbale et le clair génie que l’on sait se chargent de tout réduire à la raison, y compris la Révolution, thè
217cigare ou son moi. »      8. « La France… n’a pas su faire la révolution morale… parce qu’elle manque de sens moral. » Le
218éluctablement qu’elle est en Dieu — et soit qu’il sache ou qu’il ignore que la grâce seule permet de vouloir… C’est Nietzsche
73 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
219 q I Vos fantômes ne sont pas les miens, et qui saura jamais s’ils ne sont pas pour moi « des choses » — et réciproquement.
74 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
220lace. On lie bien vite connaissance, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je
221m’accompagne et nous ne disons presque rien, nous savons les mêmes histoires et nous avons durant la journée bouquiné dans les
222pas venue… (C’est ici le lieu de l’avouer : je ne saurais entretenir que mes rapports de politesse distante avec les personnes
223ter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Duran
224s m’emportent ! — Ils me conduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour d
225fois, dérive un peu vers ces Allemagnes où, tu le sais, la tristesse la plus amère invente encore des mélodies sentimentales
75 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
226iginale certes, mais à tel point que sa portée ne saurait déborder un petit cercle d’esprits aventureux et atteints jusque dans
227e transcendance où s’abîmer, d’où renaître. Je ne sais pas aujourd’hui le livre « bien pensant » qui pose avec une pareille
76 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
228ans quelle partie de notre vie. Voici ce que nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un ho
229 vraisemblable !) mais un normalien se devrait de savoir que l’œuvre missionnaire a consisté, dès le début, à combattre les fu
230ela veut être l’Esprit de tout le monde ; et nous savons depuis Platon ce que la démocratie dont cet idéalisme n’est après tou
231Esprit éternel qui cependant est né et dont on ne saurait prévoir les avatars. Tout cela, disons-le nettement, est d’une singul
232r annoncer son morne triomphe : « Vous n’avez pas su conjurer la malédiction du monde moderne, clame-t-on de toutes parts
233fin le règne de l’homme ! » Mais le chrétien, qui sait un peu ce qu’est ce monstre, se demande, songeant à l’Europe, s’il y
77 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
234tié, s’arrondissaient autour des livres dont nous savions de grands morceaux avec notre cœur. On remuait un climat de poèmes, u
235ition [p. 277] nette de notre foi : il faut qu’on sache sans équivoque ce qu’est le protestantisme avant de pouvoir trancher
78 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
236a dernière, Keyserling, il faut le reconnaître, a su, par trois fois, tenir en haleine une salle énorme en parlant avec sé
237out ceci, à quoi nous ne pouvons qu’applaudir, ne saurait être pour nous qu’une « introduction » à l’ère spirituelle, une prépa
79 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
238r le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’applique à mon histoire, dit l’auteur dans sa préface,
239les critiques ne le diront pas non plus ; mais je sais que c’est beaucoup leur demander. » Eh bien ! non, c’est au contraire
240l soit difficile, quelquefois, me semble-t-il, de savoir exactement quelle foi on a. » Plus tard elle avoue franchement : « …
241sur l’état d’âme d’un de ses héros, comme sans le savoir, il établit. En vérité, l’entrée de Blanche dans l’Église catholique
80 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
242n goûtera les citations nombreuses que l’auteur a su introduire et commenter avec la discrétion et souvent l’ironie légère
243nce. À part Sénancour, aucun de nos écrivains n’a su puiser dans le thème de la montagne une inspiration lyrique ou philos
244i dire, nous quittons la littérature. « Celui qui sait respirer l’atmosphère de mon œuvre sait que c’est une atmosphère des
245Celui qui sait respirer l’atmosphère de mon œuvre sait que c’est une atmosphère des hauteurs, que l’air y est vif. Il faut ê
246de certains renoncements, que le regard spirituel saurait encore en déceler l’équivalent. Peut-être le goût du sport trahit-il
81 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
247politique et religieuse suscitée par Kagawa. Nous savions que ce pasteur d’une petite paroisse presbytérienne était le chef du
248’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous savions aussi que ce leader social, cet économiste et cet évangéliste se doub
249dans le monde des moineaux. Il se taisait, car il savait qu’il était inutile de dire quoi que ce soit à cet homme en colère. T
250iennement le fait de la misère humaine, — cela ne saurait être sans fruits. p. 623 j. « Avant l’Aube de Kagawa », Foi et V
82 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
251 se limite par l’épithète valéryenne d’exquis. On sait quels « jugements » Gide s’attira naguère, dont la « saine rudesse »
252éalité chrétienne à cette dernière catégorie. (On sait qu’il y a dans le monde moderne trois sortes de gens, les pécheurs, l
253somme un plaidoyer pour André Gide. J’avoue qu’il sait dans un grand nombre de cas me convaincre ; et que, dans la plupart d
254e a presque toujours raison de ses juges, mais il sait avoir raison comme en s’excusant. Il apporte les plus délicats scrupu
255utres triompheraient, il met une sourdine. Car il sait que la modestie est la vertu de choix du classicisme. Et qu’il est le
256dressa les lettres reproduites dans ce recueil en savent quelque chose, et le Père jésuite qui tenta de soutenir la controvers
257émoin ? Étendons la signification de ce terme. On sait que protestant veut dire témoin (protestari), jamais Gide n’est plus
258le qu’il ne le croyait. Mais la question reste de savoir si cette division interne, une fois reconnue, doit être acceptée ou s
259Et, par là même, d’une étrange indiscrétion. Gide saura-t-il rester un maître pour cette jeunesse qui aimait sa ferveur, mais q
260us avons surtout besoin qu’on nous montre… Je lui sais gré particulièrement d’éclairer cette vérité paradoxale, pour moi d’u
83 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
261 à ce point et les aurait ainsi fouillées ? Je ne sais ; l’âme humaine, je pense, depuis qu’elle existe, n’a pas changé de n
84 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
262omme aussi de son apparente obscurité 1 . Il faut savoir être secret pour penser avec autorité. Il faut savoir taire ce qui pe
263ir être secret pour penser avec autorité. Il faut savoir taire ce qui permettrait aux indiscrets de comprendre intellectuellem
264éduise et qui les domestique. Une pensée neuve ne saurait être comprise à moins d’être recréée dans sa forme — ce dont certaine
85 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
265nces vaines et la décision, même brutale, l’on ne saurait ici serrer de trop près les origines secrètes d’un phénomène qui prod
266nie ses mensonges. Mais pour le Français, cela ne saurait présenter que des inconvénients tout pratiques, strictement limités à
267prend qu’on aille chercher en ces remarques je ne sais quelle défense d’un Occident latin dont justement nous récusons l’idé
86 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
268 me penche vers un voisin pour lui demander je ne sais plus quoi. Mais sans doute évadé dans son rêve, beaucoup plus loin qu
269 fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme — au plus deux, en y réfléchissant bien, m
270araissaient purement [p. 40] mystiques… Mais vous savez, « les autres » n’y comprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cet
271’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su retrouver la sensation de ce regard jusque dans des objets — et c’est
272de regarder autour d’elle ; l’intérêt que nous ne sûmes pas dissimuler nous trahit ; elle finit donc par accepter et vint à n
273isir. Autant dire que ceux qui les fréquentent ne savent plus ce que c’est que le plaisir. Ils prennent au hasard des liqueurs
274ui n’ont pas été préparées pour leur soif. Ils ne savent plus les signes ni les ressemblances. Aussi l’ennui règne-t-il bruyam
275t la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois j’en ramène
276s j’en ramène des animaux aux yeux bizarres où je sais lire les signes. » Comme je ne répondais rien : « Avez-vous sommeil ?
277 du golfe de Marseille, ou bien plutôt, par on ne sait quelle erreur d’images, — ce serait la gravité énigmatique d’Adrienne
87 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
278deaux dorés, pour écouter Mozart et attendre, qui sait ? — qu’une femme s’appuie… Il faudrait aller au bar installé dans une
279s personnes — en vain ! Et quelle tenue. Ici l’on sait encore qu’un Américain n’est qu’un nouveau riche ; ailleurs on les im
280 routine que l’on sacrifie, à une morale, à je ne sais quel profit : c’est à une parade incontestablement vaine. Il y a peu
281ns, du fond d’un cinéma, l’ai-je aimée ? — Je lui sais gré de rester là muette, assez absente encore pour ressembler vraimen
282u ce regard, et que personne ne l’ait vu ! Ils ne savent plus que l’amour seul eût mérité ces fastes ; l’usage de leurs polite
283dant, les autres s’en vont ou disparaissent on ne sait comment. Presque tous les truismes se sont évanouis ; restent les par
284 voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éteindre. L’un m’a soufflé quelque chose dans la têt
88 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
285du courrier. J’attends la lettre, j’attends je ne sais quoi de très important… Trois déceptions par jour ne peuvent qu’énerv
286t de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temp
287 toutes les avances, les plus exténuantes, et qui sait si tant d’erreurs ne composeront pas un jour une sorte d’incantation
288it perdre, et c’était sa fortune, Peter Schlemihl savait ce qu’il avait perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Obje
289morale qui ne parle que d’ obligations dont on ne saurait à la légère se débarrasser sans courir les risques 7 les plus graves
290uperficiel aurait-il l’impression que je suis zur Sache, que je parle de mon sujet, — étant admis que mon sujet soit la Hongr
291éplient les cartes de « la Hongrie mutilée ». — « Savez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » — Ah ! ce n
292apest, témoignent des espérances démesurées qu’il sut entretenir autour d’une action certes méritoire, mais plus symbolique
293 le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu de sel pour rendre mangeables beaucoup de no
294ulier où je serais tenté de me complaire. Oh ! je sais ! — Je ne sais plus. — Le train s’attarde dans sa fumée, on respire u
295ais tenté de me complaire. Oh ! je sais ! — Je ne sais plus. — Le train s’attarde dans sa fumée, on respire une lourde obscu
296ns pleines de drôleries ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, de
297aise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être à la fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’
298p. 103] monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasard a voulu que j’y entende, un soir, une audition de musique
299u’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel vent sonore qui l’étire et l’égare, et l’enroule et d’un coup la
300erd avec lui vers le désert et ses mirages. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inco
301t et ses mirages. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’e
302en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut-être, mais invisible. Lève-to
303 cet abruti de contrôleur qui rit et me dit je ne sais quoi, — alors que justement j’allais rattraper, comme un pan de la nu
304s un moment, c’est que la ligne est droite. Je ne sais plus dans quel sens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sen
305s le soir, tu t’éveilles dans une lueur jaune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses
306 une question de transport. Un vrai voyage, on ne sait jamais où cela mène, c’est une aventure qui relève de la métaphysique
307. Se peut-il qu’on cherche le sens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seu
308a-t-on jamais pu « déclarer » d’important ? Je ne sais pas parler en vers et la prose n’indique que les choses les plus évid
309. D’autres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait si vraiment elle n’existe plus, l’Hermétique Société 13 de ceux qui
310 Et c’est alors seulement qu’aux yeux de ceux qui surent désirer de la voir, apparaît la « Loge invisible ». J’attends, j’appe
311iendrait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ?
312certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait attendre pour aimer
313e par lui, — mais à cet endroit, en ce temps. Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelque similit
314s, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas [p. 116] cet objet qui n’ait
315cet objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la tot
89 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
316e qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pas trop qui c’était… Alors vous devez connaître ces portraits ? — (e
317 la bouche de certains, cela prend l’air de je ne sais quelle revanche du médiocre dont ils se sentent bénéficiaires. Ah ! v
90 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
318nts de la maison me paraissent peu nombreux, mais sait-on bien d’où il peut en sortir encore — sans compter les fantômes, pr
319ie fille [p. 136] potelée, qui rit, — et qui doit savoir se défendre à l’occasion, mais comme elles font, pas trop tôt. 28 a
320bscures, mon enfance, cette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il y eut un instant mervei
321p. 142] des pistes délicates dans l’esprit de qui sait l’entendre, et celui-là peut-être, si plus tard il remonte jusqu’à la
322 est un miroir du ciel entier. C’est parce qu’ils savent les correspondances que ce médecin parle avec mystère des objets que
323euplent ces villes, là-bas, que le nom d’homme ne saurait plus les désigner sans fraude. Un bel assortiment de monstres ! (J’ai
324t après devront être largement dédommagés. Nul ne sait si je ne flotterai pas encore au-dessus de vous, et si je n’éprouvera
325 à m’inculquer. Que Goethe ait été « initié », ne saurait laisser aucun doute, fussions-nous même privés de certains témoignage
326illard. Impossible de lire Meister ce soir. Je ne sais pas ce qu’il y a, sinon que je dois retenir violemment une espèce de
327secrète dans les arbres de son verger… pour… ? Le sais-je même ? La fille [p. 153] au collier bleu… Tout d’un coup le sommei
328nitude et la violence infiniment comblée. Oui, je sus que l’échange de deux regards est infini, est indéfiniment grandiose
329eur de la Rose de Thuringe. J’ai répondu : Je ne sais pas si vous avez connu ce contentement large de tout l’être devant un
330 contenu de certitude et de tendre lucidité, — je sais pourquoi je puis rester dans cette Souabe à ne rien faire : c’est que
331ivent. Fin juillet 1929 Vraiment la rapidité ne saurait être le fait d’un esprit incarné, mais seulement de son imagination p
332tre et s’élance vers ces vies proches. Oh ! s’ils savaient, s’ils pouvaient seulement savoir ! Partager la consolation miraculeu
333s. Oh ! s’ils savaient, s’ils pouvaient seulement savoir ! Partager la consolation miraculeuse ! En cet instant du moins je [p
91 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
334tel milieu ne sollicite guère de l’étranger je ne sais quelle admiration sentimentale ou esthétique. Que feraient-ils de mes
335e, croyez-m’en, de la race des cavaliers. Quant à savoir si cette classe justifie sa fonction [p. 186] dans le monde actuel, j
336res conquises par les chevaliers teutoniques, qui sait s’ils n’auront pas demain leur commandement dans cet Ordre du Sacrifi
92 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
337lace. On lie bien vite connaissance, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je
338m’accompagne et nous ne disons presque rien, nous savons les mêmes histoires et nous avons durant la journée bouquiné dans les
339pas venue… (C’est ici le lieu de l’avouer : je ne saurais entretenir que des rapports de politesse distante avec les personnes
340ter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne sais pas de commerce humain qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Duran
341s m’emportent ! — Ils me conduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour d
93 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
342uestion qu’elles posent, chrétiennement, c’est de savoir si nous les méritons encore. Comme le disait un homme d’esprit, plus
343e nos contemporains, à un moralisme libéral. Nous savons ce qu’une telle vue a d’injuste, c’est-à-dire d’incomplet. Mais comme
344 être moraliste, tandis que Calvin l’orthodoxe ne saurait l’être sans renier le fondement de sa croyance 34 . Or nous voyons le
94 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
345La question serait tranchée, en effet, si nous ne savions rien des circonstances dans lesquelles Goethe évoluait. Un grand crit
346pourvue d’orgueil vis-à-vis du Seigneur ? L’on ne saurait ici exagérer la responsabilité qui incombe aux « chrétiens » eux-même
347nnuyeux quand ils s’y mettent que ma vivacité n’y saurait tenir. Rien que des gens d’esprit médiocre, qui n’ont eu de pensée ra
348 caractérise les chrétiens, affirmons que nous ne savons presque rien de Dieu, ou plutôt qu’il est vain de chercher à en savoi
349e Dieu, ou plutôt qu’il est vain de chercher à en savoir plus que ce que la nature visible nous en révèle. Cette attitude s’ac
350de la religion eurent beau jeu d’exploiter, on le sait. Mais, comme l’établit fort justement Curtius « le Goethe païen et ri
351 s’il ne peut être un argument pour nul parti, ne saurait, pour les mêmes raisons, servir d’objet à notre jugement. Bien plutôt
95 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
352 font « la révolution nécessaire ». Certes, on ne saurait demander à un recueil d’essais réunis après coup de fournir une doctr
353accorde à leur activité une importance qu’elle ne saurait avoir et lui fait par suite des reproches démesurés. Certes 40 . Mais
354ormule), l’homme au singulier des philosophes, on sait ce qu’en vaut l’aune : ce n’est qu’une extension orgueilleuse et déme
355. Et je demande maintenant aux chrétiens s’ils le savent eux-mêmes ; s’ils prouvent qu’ils le savent. S’ils n’ont pas trop sou
356ls le savent eux-mêmes ; s’ils prouvent qu’ils le savent. S’ils n’ont pas trop souvent cherché auprès de philosophes secrèteme
96 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
357nce pas dans une ignorance qu’il faudrait muer en savoir, mais dans un savoir qui exige sa réalisation ». Phrase qui n’imposer
358rance qu’il faudrait muer en savoir, mais dans un savoir qui exige sa réalisation ». Phrase qui n’imposera le silence à person
359 à plusieurs, — rassurante perspective, puisqu’on sait qu’il n’existe pas d’héroïsme collectif. Le héros est toujours seul.
360ser personnellement. Les meilleures intentions ne sauraient en rien voiler la physiologique évidence d’une telle remarque. Précis
97 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
361isante adresse des ingénieurs. Notre humanisme ne saurait être conçu à la manière des intellectuels bourgeois, dans l’abstrait,
362définir nos tâches immédiates. Formule qui, je le sais, éveille un même « accord » profond, appelle une même « résolution »
98 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
363eption de Français né paillard, décoré, et qui ne sait pas la géographie. Il faut tout de même que nos camarades de la jeune
364sse allemande, qui s’en inquiètent à juste titre, sachent ce que nous pensons des manifestations récentes de l’état d’esprit ca
99 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
365ve en cage — mais il n’y a pas de cage. Et chacun sait qu’au bout du compte il y aura un an de prison pour ce garçon sérieux
366lices. Sans entrer donc dans le vif du débat, — à savoir si Martin, « objecteur de conscience », a donné par son acte la preuv
367ue, a gardé parmi nous quelque prestige. Un je ne sais quoi de rassurant et d’avouable, qui fait qu’on invoque son nom dans
368n où nul arrêt de la justice humaine désormais ne saurait l’esquiver. Personne n’a réfuté ces témoignages, cette plaidoirie. Le
369» ne nous détourne de l’action nécessaire, qui ne saurait longtemps demeurer pacifiste. Dans un régime social où tout se tient,
100 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
370e pessimiste abandonne à lui-même un monde qui ne saurait nous offrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en la foi, qui tran
371 pas de réponse à cette question pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la